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Livraison spéciale [ PV Massial & Aimie]

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Anton Pendragon
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Dim 25 Déc - 0:49
Comment vous parler des humanistes du lycée voltaire sans être vulgaire ? Hum, je crois que le mieux serait des faire une comparaison avec de vieux partis politiques. La citadelle par exemple ce serait un groupe de libéraux économique (cyniques). Les fils de jean seraient des royalistes religieux (un peu concon). L’espoir ce serait les écolos (ils sont mignon mais servent à rien) et les humanistes seraient des communistes (mignon aussi, mais rigolo en plus et utile de temps en temps). Ouais, je crois que dire que c’est des communistes c’est bien.

Donc, j’ai été contacté par les fils de Staline pour une commande un peu particulière. Massial, qui beau mec un peu plus jeune que moi, est venu me trouver durant un de mes passages à la citadelle pour une commande de munitions. Ils ne pouvaient pas se permettre de payer le prix réclamé à l’arsenal, pas s’ils devaient équiper plusieurs personnes. Dans ce genre de situation, le mieux est de supprimé un intermédiaire et d’après ce que j’avais compris, Aimie avait parlé en bien de notre rencontre.  Qui de mieux placer qu’un solitaire expert en arme pour ramasser des munitions ? Personne je pense.

Enfin, le contrat portait sur 200 balles de 9mm et 300 balles de .22 long rifle. C’était une grosse commande, ma plus grosse course en fait. J’avais calculé la somme de 600 capsules pour le tout. 250 pour les balles de 9mm et 350 pour les .22. Ce qui représentait une économie de 600 capsules par rapport au prix de l’arsenal. Je pense pouvoir dire que tout le monde est gagnant dans l’affaire. Mais il y avait une plus-value dans cette affaire, Massial avait demandé ma discrétion à ce sujet. Il voulait que j’introduise « un peu » de vodka dans le lycée.

Sur le coup ça m’avait beaucoup fait rire d’imaginer le lycée comme un chicago des années 30. Aimie ferait une parfaite Eliott Ness. Enfin, j’avais accepté car je ne cracherais jamais sur toujours un peu plus de capsule. Cela signifie plus de moments avec Max et plus de bain chaud !  

Enfin, me voilà devant le lycée, accompagné du plus beau chien de toute la ville. J’ajouterais que j’ai eu du mal à trouver toutes les balles. Non pas car je ne savais pas où chercher ni car les rayons étaient vides, au contraire, mais j’ai dû aller dans des zones où les zombars allaient par pack de 6 et qu’ils étaient sacrément remontés. Il m’avait fallu plusieurs jours pour nettoyer les approches de l’armurerie où je m’étais servi. J’avais généreusement pioché dans mes propres munitions pour cela. Heureusement, il y avait une bonne dotation en 7.62mm là-bas si bien que je n’étais pas déficitaire.

Quand le garde m’avait ouvert, il était septique très très sceptique en me voyant.  Je ne crois pas qu’il s’attendait à voir un homme seul débarquer avec un chien et larguer plusieurs centaines de balles devant lui. Un membre du conseil vint me voir pour me féliciter et me remercier :

- Combien nous vous devons ?

- 600 capsules pour le tout. C’est la plus basse estimation que je puisse faire.

Il se gratta un peu la tête :

- Ça reste une somme conséquente. Nous n’aurons peut-être pas assez, et nous n’avions pas prévu que vous en rameniez autant.

Il fallait s’y attendre, heureusement pour eux je ne suis pas un dealer de drogue. Je serais prêt à un paiement en plusieurs fois ou en nature, non je ne parle pas de coucheries bande de pervers ! Mais 2-3 nuits et repas feraient l’affaire.

- Bon, allez voir ça avec les autres. On peut trouver des compromis si vous n’avez pas assez. Vous pouvez m’indiquer l’infirmerie ? J’ai quelques blessures que je voudrais faire examiner et, je peux libérer mon chien ? il est gentil avec les gamins, je crois que ça ferait plaisir à tout le monde.

- Oui allez-y, mais qu’il ne fasse pas ses besoins partout.

Je récupérais donc le sac qui était sur le dos de Téméraire et qui contenait les 20 litres de vodka en bidons de 2 litres. Mon bon bouvier fila comme l’éclaire pour se rouler devant quelques enfants riant et réclamer des câlins. Moi je filais comme l’eclaire à l’infirmerie pour réclamer mes capsules ! Une fois là-bas, ne trouvant personne, j’appelais comme un con :

- Massiaaaal, mon petit chou. J’ai besoin de toi !

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Massial Jordan
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Lun 26 Déc - 19:10
Un ricanement niais se fit entendre dans l'une des anciennes salles de chimie, alors qu'il faisait doucement les 100 pas avec son précieux fardeau, confortablement lové au creux de son coude en position inclinée.

« Jonas, ta gueule et laisse pas cramer... »

Un rire plus net du solitaire lui répondit alors. Mais en considérant que ce petit con passait le quart de son temps entre leurs murs... Bref.

« Nan, ça va, r'garde, pendant qu'tu joues à la nounou, ça prend la bonne gueule. Donc ceux là, on les réserve bien 100% à la vente ? »

Nocif. Alors non, bien que les ayant fabriqué plus d'une fois, Massial n'approcherait pas de la préparation en cours avec ce qu'il tenait actuellement contre lui.

« Hm »

Une réponse à prendre comme affirmative. Jonas lui répondit quelque chose que Massial n'écouta que d'une oreille, en rapport avec la valeur de vente estimée pour leurs fumigènes artisanaux actuellement en pleine confection. Jonas se chargerait de la transaction. Ce qui ne serait pas la première.

Allez, bois... Encore un peu... T'endors pas tout de suite...

Elle devait prendre du poids.

« Hey ! Tu m'écoutes ? »

« Fais au mieux, s'il y a surplus pour eux, on réparti » éluda le blond.

C'était comme si elle ne pesait rien... Son regard neutre s'attarda sur les traits du nourrisson ensommeillé, alors qu'il lui présentait pour la énième fois son repas liquide. Depuis que la petite était née, chaque repas pour la nourrir relevait de l'épreuve et il admirait la patience d'Aimie. Son état les avait longtemps préoccupés et tenus éveillés à tour de rôle. Elle leur avait semblé si fragile, mais c'était en meilleure voie depuis peu. L'ancien solitaire avait bien cru qu'elle ne survivrait pas non plus, aux heures ayant suivi l'accouchement qui avait emporté la mère... Pourtant Mélodie était là. Encore endormie. Ses si petits doigts enroulés autour d'un des siens. Si jolie disait Aimie et Alice.

Foutaises.
Sérieusement... Regardez-moi ça... Encore un peu fripée, le crâne légèrement clairsemé... des doigts boudinés, pas de dent, la bave au menton... Et on voulait lui faire croire que c'était beau.
Mais avoir été de ceux lui ayant permis de venir au monde, l'emplissait d'une sensation étrange. Là où il se demandait encore parfois si sa place était réellement là, même après des semaines s'étant étirées sur des mois maintenant... Mélodie semblait sonner comme une réponse.

Le contraste était saisissant entre un être si petit et fragile, et ses longues mains, encore amochées par la violence des coups portés lors de sa dernière excursion, qui tenaient la petite et la nourrissaient. Tel la rencontre entre deux mondes. Le pire et le meilleur. Ses mains, lardées de vieilles cicatrices et à la poigne sachant se faire de fer, se révélaient aussi meurtrières que salvatrices dans leur nouveau monde... La naissance de Mélodie, pour la première fois, lui donnait l'impression de pouvoir être un réel poids dans la balance du groupe. D'être utile. D'être plus utile ici qu'ailleurs.

Bougeant un peu le biberon sans succès... il se pencha, soufflant délicatement sur le petit visage en espérant l'éveiller avant de tenter de la chatouiller doucement.

Encore un peu... Tu n'as presque rien avalé là...

« Il nous faudra un autre rouleau de scotch. »

Hum. Il fallait s'y attendre, ils auraient dû prévoir plus large. Massial quitta la salle peu après avoir précisé qu'il lui rapportait ça. C'est alors qu'il se rapprochait du couloir où se trouvait l'infirmerie qu'une voix lui fit arquer un sourcil, intrigué, et marquer une pause.

« Massiaaaal, mon petit chou. J’ai besoin de toi ! »

Un ton un peu couillon, bien familier et fort enjoué. Il connaissait la voix, mais sur le coup...
Ah ! Merde, mais si ! Oh ! Putain, oui, bien sûr ! Anton ! Le type de la citadelle. Le contact d'Aimie ! Et sa commande avec, s'il était chanceux !
Accélérant le pas, Massial siffla, une fois arrivé à l'angle pour le faire se retourner.

« Me voilà, mon bichon ! » lança-t-il sur le même ton à la mord moi le nœud, se prenant au jeu de son livreur du jour.

Si ce mec avait bien sa commande, ça serait son dieu pour la journée. Ou presque.
Un sourire moqueur fendit son visage aux traits tirés tandis que l'humaniste rompait la distance. Lui ouvrant la porte, il l'invita à entrer d'un geste. Enfin, un truc qui lui mettait la pêche après les nuits plus qu'hachées des derniers jours.

« J'arrive dans un instant, installe-toi. »

De loin, il fit signe à Calypso de se ramener, l'adolescent accompagnant cette dernière se mettant immédiatement à trainer des pieds en l'apercevant. A croire qu'il traumatisait encore ce gosse. Patientant dans l'encadrement de la porte, le blond jeta un regard à l'ancien du GIGN.

« Tout est ok ? Pas de pépin à signaler ? »

Par pépin, il incluait autant un trou dans la quantité de marchandise prévue, que des complications plus sérieuses concernant l'autre jeune homme. Suivant le regard d'Anton vers la petite, il haussa les épaules.
Ouais... C'était sûr, la marmaille baveuse, ça jurait salement avec le style du gars venu plusieurs jours plus tôt parler affaires avec le solitaire brun.

A l'arrivée des gamins, Massial envoya la plus jeune chercher les capsules dans la chambre et demanda au garçon de récupérer le nécessaire pour Jonas, croyant bien le voir perdre quelques teintes avant qu'il ne s'éclipse. A croire que leur dernière petite mise au point entre mecs pour mettre les choses au clair concernant sa trop grande gueule avait eu plus d'impact que le jeune homme l'aurait cru.

« En attendant qu'elle revienne avec ton pognon et ramène la petite à Aimie, si tu veux bien je vais jeter un oeil à ce que tu m'as ramené [...] »

Pas qu'il se méfiait spécialement d'Anton. Non, ça semblait être un type pas mal et professionnel, l'esprit pratique et arrangeant tant qu'il y gagnait également. Aimie en avait parlé plus qu'en bien et son impression avait également été positive. Mais c'était la première transaction entre eux et le jeune responsable ne croyait que ce qu'il voyait. Puis... il fallait avouer qu'expérimenter la confiance les yeux fermés, il préférait en laisser la pratique à d'autres.

« [...] et je vais te laisser la tenir un instant. »

Tout en prononçant ces derniers mots, il glissa l'enfant et sa couverture dans les bras de l'ancien gendarme, puis s'intéressa au sac lui étant visiblement réservé et au contenu des bidons.



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Anton Pendragon
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Mar 27 Déc - 16:27
Bah ils se refusent les humanistes, c’est vraiment bien ici. Propre comme tout et jolie ! Ouais, je profitais des quelques instants où j’étais seul pour faire du tourisme et engloutir une barre de céréales, plaisir que je me refusais d’ordinaire à cause d’un chien de 70 kilos ! Le bougre adorait ça aussi et en manger une finissait souvent en pugilat, qu’il gagnait le plus souvent! Ma petite collation fut interrompue par le blond Massial tenant dans ses bras un parasite. Il me fit signe de le suivre dans une des pièces.

Je pense que sur une échelle de 1 à 10, Massial devait caracoler à 11 en sachant ce que mon sac contenait. Les vingt précieux litres de vodka, lourds sur mon épaule et bientôt convertis en une belle montagne de capsule. Il interpela deux petits jeunes, une fille et un garçon. J’ai bien cru que le petit mec allait tourner de l’œil en approchant, ce pourrait-il que Massial soit quelqu’un d’effrayant pour lui ? Cette pensée me fit rire, mais c’était logique, nous sommes tous effrayant pour quelqu’un. Je ne cacha pas un certain amusement devant la situation. Par contre, mon air narquois disparu immédiatement quand le Blond me colla une boule de viande dans les bras :

- Non non non, je n’en veux pas ! Raaah ! T’es au courant que j’ai buté deux zombars il y a pas une heure ? Tu ne voudrais pas qu’elle tombe malade ?

Mais j’avais beau râlé, l’autre était déjà penché sur le sac contenant les bidons de vodka. 4 réservoirs métalliques contenant de la poliakov :

- Je te jure mon petit chou que je vais te buter pour ça. Putain, oh mais t’es mignon sale bête. Tu veux partir avec tonton Anton ? On ira voir Max et tu feras des câlins à Téméraire pendant que moi je câlinerais mon amie.

Quoi ? Elle ne comprend pas ce que je dis alors n’allez pas me faire de leçon de morale ! Donc pendant que je jouais la nounou de fortune, Massial sortit le contenu du sac et me regarda d’un air étonné :

- Non, je n’ai pas pris de bouteilles alors va falloir que tu trouves des récipients. Mais dis-moi, tu lui à fais quoi à ce gamin, le petit jeune? Il a perdu toute sa couleur en s'approchant.  On aurait dit une jeune pucelle voyant le loup pour la première fois.

Après ce qui me sembla être une éternité, alors que le petit vers se tortillait un peu, enfin la jeune adolescente revint avec mon argent. Ah quel bruit ! Quel bruit ! Mais mes amis ! C’était l’un des beaux sons du monde. Je fis de l’œil de façon insistante pour que quelqu’un, une âme charitable, un héros, me reprenne ce morceau d’humain avant que je m’en serve comme appât.  La jeune fille donna l’argent à Massial et moi, je profitai de l’instant pour lui fourrer le bébé dans les bras :

- Merci, c’est très gentille jeune fille. Tu semble tellement insister pour l’avoir. On voit que tu es faite pour t’occuper d’enfant, plus que moi c’est certains.

Je me retournai vers Massial, beaucoup plus confiant et digne dans bébé dans les mains. Je fis craquer mes doigts, j’avais grande hâte de palper les capsules et de les glisser ensuite dans ma poche. Ah ça plus l’argent pour les munitions… J’imaginais déjà tout ce que je pourrais faire.  De nouvelles munitions ? Des petits moments avec Max ? Ou ce poignard de survie que j’avais vu à l’arsenal ? Tellement de possibilités !

- Bien, nous avons convenue 20 litres. 10 capsules le litre, prix d’Aimie. Donc ça nous en fait 200. D’ailleurs, je suis curieux. Le conseil peine à rassembler 600 capsules pour des munitions, mais toi tu me sors le tiers de ça seul et sans sourciller. C’est quoi ton secret ?
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Massial Jordan
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Lun 9 Jan - 4:17
« Mais si… Elle ne mord pas encore. Tiens la bien et évite de toucher ses mains ou son visage » s’amusa-t-il en examinant le contenu du sac.

Ah. Voilà quelque chose qui le mettait de belle humeur. Que le solitaire râle… que le solitaire râle. Un sourire moqueur fendit légèrement le visage du blond lorsqu’il entendit les bêtises formulées par l’autre jeune homme.

« Tant qu’Aimie ne t’entend pas… Tu peux bien faire ou dire ce que tu veux à côté, ce n’est pas comme si elle comprenait un traitre mot. »

Quoi ? A cet âge, ça bouffe, ça dort, ça bouffe, ça dort… et ça fait des paquets surprise. Mais à part ça… D’ailleurs, il aurait préféré qu’elle bouffe plus. Ça lui retirerait une épine du pied et il pourrait fuir un peu plus ces murs.
Sortant les jolis bidons du sac – car quand on aime, tout est beau – Massial arqua toutefois un sourcil, en levant les yeux vers son livreur, un peu surpris.

« Non, je n’ai pas pris de bouteilles alors va falloir que tu trouves des récipients […] »

Bien pensé… C’était vrai. Les bouteilles étaient encombrantes et fragiles, en plus d’ajouter du poids… Il se démerderait pour trouver des contenants, ce qui ne serait pas un réel problème.
Vingt bons litres, avec ça, ils avaient de quoi voir venir.

« […] Mais dis-moi, tu lui à fais quoi à ce gamin, le petit jeune? Il a perdu toute sa couleur en s'approchant.  On aurait dit une jeune pucelle voyant le loup pour la première fois »

Ah… ça. Alors, il ne rêvait pas, il traumatisait bien le morveux. Glissant temporairement les bidons dans une armoire ayant autrefois dû servir à contenir des dossiers scolaires, il se tut un instant.

« On a mis les points sur les i. Le reste, je crois que je le dois à Calypso, qui a dû me survendre ou s'exprimer un peu trop au sujet de nos aventures. C’est des gosses, ils sont peu dans les mêmes âges, alors je suppose que ça cause. Trop parfois. Mais qu’ils en ont besoin. »

Au fond, Massial aurait préféré qu’elle ne parle pas trop de ce qu’ils avaient traversé dehors, de comment ils avaient survécu, de ce qu'ils avaient fait, même si des histoires à la dure, il y en avait plus d’une par les temps qui couraient. Et même si beaucoup avait les mains sales. Le lycée… Il ne fallait pas oublier, qu’en son sein, un certain nombre avait été privilégié. Il y avait des choses que certains pouvaient comprendre. D’autres non.

« On s’est posé il n'y a pas longtemps. Et y a quelques jours, va savoir ce qui lui a pris, il s’est senti pousser des ailes. Il m’a dit où, selon lui, il était "tolérable" que j'emmène la petite ou non, quand je sortais » ajouta l'humaniste d’un ton sarcastique en glissant le dernier bidon à son emplacement provisoire, puis en verrouillant l’armoire. « Trois ans qu’on traine nos carcasses dehors et un mignon de 16 balais qui a été nourrit, limite torché jusque là, et dont les genoux me jouent des castagnettes devant deux zombards (comme tu dis) dés la sortie du boulevard, monte sur ses grands chevaux. Je l’ai invité à venir voir un peu le paysage dont il parlait si bien… Va savoir ce qu’il s’est imaginé. Tout le monde se doute qu’on fait pas survivre une gosse dehors en jouant à la marelle, mais de là à croire que je vais le crever dans un coin… »

Certes, avec du bon sens, il n’était pas dur de savoir qu’en ayant vécu un certain temps hors de la protection des grands clans et des places les plus épargnées, on finissait par avoir sa part de sang sur les mains, au minimum par la force des choses. Et sa part, l'ancien solitaire l’avait eu très tôt. Calypso l’avait peut-être un peu trop explicité également. Mais buter gratos, non, ce n’était pas son mode de fonctionnement et encore moins de ces oiseaux rares.
Se retournant, il jeta un regard amusé au brun et sa « charge ». Bon, ouais, ils avaient un peu causé à la Citadelle, mais surtout affaires. Si Anton l’avait catalogué dans le style d’Aimie ou doux rêveur, disons qu’il avait juste légèrement fait fausse route…

Attrapant au vol, le sachet de capsules lancé par la jeune fille dés son retour, il l’arrêta net d’un simple « hey » avant qu’elle reparte. Instant qui ne fut pas raté par son fournisseur d'alcool pour se décharger du petit bout d’humain dont il avait hérité un peu plus tôt, faisant maugréer l’adolescente.

« Sans dec… »

« Vois avec Aimie ou Alice. »

Il vit la jeune fille dévisager l’ancien gendarme avec curiosité, avant de s’éloigner avec un « putain, trop la guigne, merde » et autres marmonnements peu subtils concernant ce « plan foireux », après un regard insistant de sa part.
Au même moment, il claqua le sachet tintant sans doute agréablement à l’oreille d’Anton sur le bureau et s’appuya négligemment au meuble.

« Bien, nous avons convenue 20 litres. 10 capsules le litre, prix d’Aimie […] »

Un sourire discret répondit à son interlocuteur et il poussa le sachet dans sa direction.
200 capsules, tout rond. Le paiement avait été emballé et attendait sagement le solitaire dés son retour de leurs petites négociations à prix fort sympathique. Si le brun voulait vérifier, Massial ne s’en formaliserait pas.

« […] Donc ça nous en fait 200. D’ailleurs, je suis curieux. Le conseil peine à rassembler 600 capsules pour des munitions, mais toi tu me sors le tiers de ça seul et sans sourciller. C’est quoi ton secret ? »

« Je sors souvent »

Ce qui n’était pas faux en soi, en réalité, mais devant l’air peu convaincu du maitre de Téméraire, Massial haussa les épaules.

« Les fumigènes artisanaux marchent bien également. Un coup de pouce à droite. Un tour très occasionnel au Deadly… Et pour le reste... Ne jamais révéler toutes ses cartes. »

Très occasionnel le Deadly Struggle, car en retournant foutre ses miches dehors ensuite, c’était assez vicieux d’aller se coller la gueule dans l’arène, même s’ils avaient fait quelques rares exceptions pour jouer quelques fois par là, avec Andrej, durant les dernières années. A certaines dates, celles qui vous font tout maudire. Et Hayden… Bon sang, comment Hayden était sacrément contre… Violemment contre. Paradoxalement, ramener son cul au lycée l’avait poussé à y remettre deux fois les pieds. Quelques très bons éléments se trouvaient dans ses murs, cependant la vulnérabilité et la naïveté de certains autres le faisait littéralement bouillir de l’intérieur. Ainsi, titiller le sac de frappe ou se frotter aux entrainements des gars de la sécurité étaient devenus plutôt habituel pour redescendre régulièrement de quelques crans.  

Le matos médical marchait bien également. L’hosto, les vieux cabinets de dentiste, de médecins généralistes ou de vétos… les bottins avec les anciennes adresses d’infirmières libérales, quand on avait la chance de trouver un immeuble tenant encore debout à l’arrivée… Les doublons et le surplus partaient bien avec les toubibs confirmés de la Citadelle ou ses apprentis docteurs maboule.

Quelques unes de ses cartes parmi d’autres. Massial ne rivalisait certainement pas avec le solitaire dans l’art de se remplir les poches mais, sur bien des plans il était loin d’être le dernier également côté adaptation et démerde. Avoir Calypso et Hayden toujours en vie et à préserver avaient sans doute été les plus gros coups de pied au cul possibles pour continuellement le pousser vers l’avant. Alors oui, aujourd’hui, il sortait 200 capsules, sans sourciller et sa part au conseil était fournie… Hors de question de griller toutes ses cartouches dans les actions collectives.

« Je te libère les bidons pour demain matin et tu crèches ici pour la nuit ? Ou t’as peur de te taper la varicelle ? »

Avec un air légèrement narquois, un fin sourire étira ses lèvres.
Non, pas de cas de varicelle à signaler, mais si Anton n’était pas à l’aise avec les demi-portions, une nuit au lycée avait peut-être de quoi le faire cauchemarder. Comme lui… Parfois. Mais ça restait une nuit en sécurité.



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Anton Pendragon
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Mer 11 Jan - 0:34
Le deadly hein ? Je ne sais pas trop pourquoi, j’avais catalogué les humanistes comme une bande de mecs sympa et pas guerrier pour un sous. De Massial je ne savais que ce que m’avait dit Aimie, qu’il était courageux et fiable. Pour le reste, elle était restée très mystérieuse et je comprenais pourquoi. Je faisais peut-être de la déduction foireuse, mais ce gars semblait plus se rapprocher de moi que d’Aimie. Comme il disait il fallait garder quelques atouts dans sa manche. Notre conversation était resté très professionnelle, par excès de confiance je lui avais certainement dit plus qu’il n’aurait dû savoir. Je m’attribuerais bien la note : excès de confiance/20. J’allais devoir rattraper ça le plus vite possible. Un verre de rhum pourrait-il lui délier la langue ? C’était une piste à creuser, d’autant plus que je devrais dormir ici.

- Eh bien, il va bientôt faire nuit, ce serait suicidaire de partir maintenant d’autant plus que je suis fatigué.

J’hésitai une demi-seconde, regardant presque par-dessus mon épaule. Aimie était probablement là, j’avais bien envie d’aller lui parler et de voir comment elle se débrouillait avec ses jouets. Mais d’un autre côté si elle apprenait que j’avais fait venir de l’alcool dans son précieux lycée, elle serait capable de me tuer. Alors l’un dans l’autre je ne savais pas ce qui serait le plus dangereux.

- Mais ma vie serait encore plus en danger si Aimie savait ce qu’il y avait dans ces bidons, alors jure moi sur ta vie que tu vas vite faire disparaitre ces preuves. D’ailleurs ! Si tu pouvais me dire où je peux poser mon barda, je t’en serais reconnaissant.

Massial approuva légèrement et me conduisit au dortoir des invités. C’était une simple salle avec quelques lits de camps, mais au moins ils étaient propres. Je pu avec soulagement poser mon sac à dos dans un cassier équipé d’un cadena. Ce n’est pas que j’avais peur du vol, mais si en fait. Je déposais mon manteau, mon fusil et mon sac. Je ne gardais que ma petite sacoche avec mes souvenirs,  quelques balles et mon pistolet, un .22 que j’avais récupérer sur le chemin, je comptais le revendre une fois à la citadelle. Au fond de ma musette, se trouvait aussi un demi-litre d’un alcool fort d’origine antillaise attendant sa dégustation avec impatience.

- Ah, ça fait du bien, tu sais combien pèse mon manteau, juste mon manteau ? Presque 10 kilos ! Tu rajoutes mon fusil et mon équipement complet, ça en fait du poids.

Je me sentais vraiment léger et de bon humeur. Massial me reconduisit vers le parc où mon Téméraire de chien jouait avec des enfants. Il courrait, sautait, se couchait sur le dos et se soumettais à la plupart des traitements amicaux avec un plaisir évident. Quand il m’aperçut il bondit sur moi pour me lécher le visage. En voilà au moins un à l’aise avec les enfants et les femmes. Mon cher ami repartit jouer avec la petite troupe d'enfant, comme-ci il avait toujours été l'un des leurs. Je regardais d’un air désabusé mon compagnon puis le je lui glissai à l’oreille :

- J’ai du rhume antillais dans mon sac, si tu ne sais pas quoi faire, je crois que nous avons pas mal de chose à échanger. Tu as piqué ma curiosité et je crois bien que j’ai quelques questions à poser, d’un baroudeur à un autre. l’expérience est la meilleure des écoles dans notre monde.

A l’évocation d’un alcool fort et consommable, le visage de Massial s’éclaira légèrement puis il me conduisit dans un coin isolé où je pu sortir la bouteille tant convoitée. Je pris une petite gorgée puis je tendis la bouteille :

- Je te propose le schéma suivant, je pose une question, tu en poses une. Classique et efficace. Alors, raconte moi, comment tu as rencontré cette petite, Calypso ?
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Jeu 12 Jan - 13:07



Un peu d'incruste...
Aimie, Massial & Anton

Calypso avait apporté Mélodie à Aimie, pour une raison qui lui était totalement inconnue. Mais elle désapprouvée totalement ça ! Mélodie était encore trop faible pour qu'on s'amuse à la trimbaler d'une personne à une autre, dans tout le lycée. Alice avait donc proposée de l'accompagner jusqu'à l'infirmerie et de s'occuper un peu de Mélodie, pour qu'Aimie puisse souffler un peu. Ce que la jeune femme accepta rapidement, elle avait vraiment besoin d'une petite pause.

Une fois la petite dans son berceau fabriqué par les bricoleurs du clan, Aimie la laissa donc aux bons soins d'Alice et sortit prendre l'air. Elle s'installa pour regarder les enfants jouer et fut surprise de voir un chien. Aimie n'était pas au courant qu'ils allaient avoir un visiteur... Mais elle était bien installée et c'était agréable de voir les enfants jouer comme ça avec un animal. Et dire que Massial est septique envers les animaux... Aimie ne voyait pas du tout pourquoi à cet instant.

Un groupe de personne vint chercher les enfants pour le moment de la douche et les mettre coucher. Le regard d'Aimie se posa sur le chien qui rentra dans le bâtiment... Curieuse, elle se leva et le suivit. Après avoir longé le couloir, elle rentra dans la salle où le chien venait de disparaître, pour découvrir Massial et... Anton. Aimie afficha un grand sourire et instinctivement alla le prendre dans ses bras toute contente de le revoir, en s'exclamant :

"-Anton ! J'suis si contente de te voir ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?"

Aimie l'appréciait tellement... Elle lui était très reconnaissante et le tenait assez haut dans son estime. La jeune femme s'écarta de lui pour pas le gêner plus longtemps et le regarda tout sourire. Puis le regard d'Aimie tomba sur la bouteille. Elle hésita un petit instant en fronçant des sourcils. L'alcool était interdit dans l'enceinte du lycée et elle était à l'origine de ça avec quelques personnes. Mais il fallait préciser que grâce à elle, tous les membres pouvaient aller une fois par semaine à la citadelle pour se détendre. Puis elle lâcha un soupire en lançant :

"-Que personne ne vous voit avec ça... OK ? Si l'un des gars du conseil est surpris en train de picoler, on va perdre toute autorité sur le clan et le gens n'en feront qu'à leur tête. Et en peut de temps tout le monde se mettra à boire et on ressemblera plus à un fan-club de la citadelle, qu'à un clan..."

Elle n'allait rien dire de plus et ne pas en rajouter, Aimie avait en face d'elle deux personnes à qui elle tenait. Avec Massial, ils passaient énormément de temps à deux depuis la naissance de Mélodie et ils se soutenaient mutuellement. Donc pour une fois elle allait fermer les yeux... Juste une fois. Il ne fallait pas que ça en devienne une habitude.

Aimie aller s'asseoir près d'eux, quand elle vit Jarod dans la cour. Instinctivement elle plongea presque au sol, accroupie en dessous de la fenêtre pour pas qu'il puisse la voir. La jeune femme n'en pouvait plus des sauts d'humeurs de Jarod, de ses attitudes ingérables et surtout de ses déclarations "d'amour". Aimie chuchota :

"-Il ne faut surtout pas qu'il me trouve ! J'en ai marre... Euh... Allons ailleurs !"

Avant qu'ils eurent le temps de comprendre, Aimie les prit par le bras et les entraîna hors de la salle en leur laissant juste le temps d'attraper leurs affaires. Elle les entraîna dans quelques couloirs, leur fit monter quelques escaliers et s'arrêta devant la porte de la salle de réunion. Aimie étant celle qui avait le trousseau de clés, elle ouvrit la salle, les fit rentrer, y compris le chien qui les avait suivi tranquillement et verrouilla derrière elle.

La salle de réunion... de là on avait une vue sur tout le quartier qui se trouvait devant le lycée, il y avait des tables disposées en cercle et surtout des sièges bien confortables contrairement au reste du bâtiment. En plus personne ne venait ici... Donc elle était tranquille pour le moment et les gars ne risquaient pas d'être vu en train de boire. Aimie s'installa sur une chaise en marmonnant gênée en rougissant un peu :

"-Désolée... j'ai paniqué... je ne voulais vraiment pas qu'il me trouve."

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Massial Jordan
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Dim 22 Jan - 22:03
Sage décision. Tout en conduisant le solitaire au dortoir, c’est ce que se disait Massial. Ça et aussi que c’était fort amusant de voir ce type de grand gaillard redouter de se faire tirer les oreilles par la chouchou du clan. Aimie. Il n’y avait bien qu’ici, dans ce clan, que pareille situation pouvait encore se produire : redouter de se faire passer un savon par ce type de profil.

Massial laissa Anton embrasser la salle du regard, et plus particulièrement les lits, avant d’attirer son attention vers les casiers. Son air resta neutre, malgré son soulagement. Ça semblait convenir. Lui, ne s’en était pas toujours contenté, selon le contenu de ses affaires lors de ses passages, préférant parfois carrément garder le tout directement avec lui.

Tout son barda, oui, on pouvait dire que les mots d’Anton avait été justes. Tout en laissant l’ancien gendarme se débarrasser, le jeune homme lui expliqua où il pourrait se doucher et éventuellement laver ses vêtements, s’il souhaitait profiter du confort du lycée pour saisir l’occasion, précisant tout de même de ne pas abuser de l’utilisation de l’eau. Bref et concis dans ses mots jusqu’à ce que la porte du casier se referme.

« Je veux bien te croire » acquiesça-t-il quand le bienfaiteur d’Aimie partagea avec bonne humeur son soulagement de se sentir plus léger.

Lui-même préférait ne pas se charger lorsqu’il pouvait faire autrement, mais il ne jugea pas utile de le préciser, ramenant le jeune trentenaire dans la cour où ils avaient aperçu un peu plus tôt Téméraire.

« Il te fait des infidélités » se moqua légèrement le blond en voyant l’énorme boule de poils et de muscles repartir vers les plus jeunes de son nouveau clan, après de brèves et baveuses salutations au livreur du jour.

Un sourire narquois répondit à l’air du trentenaire avant de s’estomper à la proposition de ce dernier. Du rhum ? En échange d’un peu de blabla. Hum… Pourquoi pas. A voir... A voir.
Bon, théoriquement… Il ne devrait pas. L’alcool n’était pas autorisé au lycée. Et… Et non. Les 20L commandés à Anton n’entraient pas en compte. Ils étaient pour l’infirmerie, même si les autres membres du conseil ignoraient tout de cet achat. Mais est-ce qu’il leur disait comment planter leurs plans de pomme de terre, lui ?
… Donc non… Il ne devrait pas… Et c’est bien pour ça que son compagnon fut emmené dans une salle en chantier où on leur foutrait la paix, celui-ci ne se faisant pas prier pour attaquer sa bouteille avant de la lui tendre lorsqu’il le rejoignit dans le fond de la pièce.

« Je te propose le schéma suivant, je pose une question, tu en poses une. Classique et efficace. Alors, raconte moi, comment tu as rencontré cette petite, Calypso ? »

« Ah… Ce n’est pas vraiment une question de baroudeur celle là. »

Alors comme ça, Anton tapait dans le personnel. Massial porta le goulot à ses lèvres pour une brève gorgée.
C’était une époque rendue déjà lointaine par les épreuves traversées, peuplée d’êtres qui manquaient amèrement, son expression ne laissa rien percer de cette pensée.

Qu’est-ce que tu cherches à déterminer ?

Et qu’est-ce qu’Aimie avait dit au sujet du gars qu’elle envoyait à Anton ? Il avait bien vu la surprise provoquée plus tôt… Le solitaire tentait de le jauger. Evaluer les profils présents derrière leurs murs.
L’ancien solitaire allait répondre. Mais au moins… Qu’Anton ne s’imagine pas que sa petite feinte était passée inaperçue.

« Sa mère nous avait trouvé le pavillon familiale à notre arrivée dans la région. C’était devenue une amie de la famille. »

Enfin… Massial supposait qu’il pouvait présenter ça ainsi, pour faire simple, malgré toutes les complications qu’elle avait provoqué, avant d’accepter qu’elle pouvait se fier à leur jugement dur.
Prenant une nouvelle gorgée, il rendit la bouteille au brun.

« Nous devions quitter la ville ensemble, quand les choses ont commencé à trop merder. La suite, tu peux la déduire. »

C’était bref. Pas autant qu’il aurait pu pour ne pas faire trop sec, mais il ne s’étalait pas non plus. Et s’ils jouaient au minimum de paroles prononcées, ça le desservirait tout autant pour la suite.
La suite était en partie devinable. Pour une raison qui n’était pas précisée, ils n’avaient pas quitté la ville. Kelly avait fini par mourir. Il avait continué la route avec Calypso, mais il ne précisait pas si c’était seul ou avec d’autres, ni comment, avant d’arriver assez récemment chez les humanistes.

« A moi, donc. Pourquoi tu as aidé Aimie ? Qu’attendais-tu d’elle ? »

Son regard qui avait erré sur la cour que les enfants venaient de quitter se reporta sur l’autre homme, accompagnant son ton neutre. Le jeune responsable ne niait pas qu’une sympathie ait pu apparaître… Mais qu’est-ce qui, initialement, avait pu pousser cet homme à s’intéresser à ce point à elle ? Qu’est-ce qu’il espérait en tirer derrière ?
S’asseyant sur le bureau en face de son interlocuteur, il soutint son regard. La question n’était pas agressive. Peut-être un peu trop directe. Trop pour certains ici. Il était ainsi, resté un peu trop abrupt aux goûts de quelques uns, mais Anton devait probablement comprendre. S’ils n’étaient pas fait du même bois, peut-être n’en étaient-ils pas trop éloignés. C’était en tout cas vaguement l’impression que le solitaire lui laissait. Il n’était pas né de la dernière pluie. Les gestes étaient rarement désintéressés envers les inconnus, surtout lorsque ça touchait au porte monnaie.
Tout en l’écoutant, il remonta ses jambes en tailleur au passage du grand chien venu rejoindre son maitre… suivit d’une tornade blonde, bien plus inattendue, venue agresser le visiteur d’un câlin soudain.

Bordel…

D’un regard assez marqué, le blond voulu faire comprendre à l’autre homme de… Trop tard.

« Que personne ne vous voit avec ça... OK ? Si l'un des gars du conseil est surpris en train de picoler, on va perdre toute autorité sur le clan et le gens n'en feront qu'à leur tête. Et en peut de temps tout le monde se mettra à boire et on ressemblera plus à un fan-club de la citadelle, qu'à un clan... »

Massial eu la bonne idée de se gratter la tête en prenant un air contrit. Débattre ? Ne pas débattre ? Oh, puis zut…
En tout cas, si Anton ne le savait pas encore… Bim. Lancés d’informations, en veux-tu en voilà… Les humanistes possédaient un conseil. Et il avait deux membres sous le nez. Deux noms et deux visages à poser dessus. Ses lèvres se pincèrent légèrement et brièvement.

J’espère que ton jugement est bon, Aimie…

Anton lui faisait bonne impression, mais malgré tout… Massial restait adepte du vivons bien, vivons cachés. Moins l’extérieur en savait sur eux, mieux ils s’en porteraient, même si certaines choses étaient déjà partiellement ébruitées.

« J’affirme tout de même que la naissance de Mélodie est une circonstance atténu- Aimie ? »

Arquant un sourcil, ses yeux s’arrêtèrent sur Jarod dans la cour. Hein ? C’était de Jarod dont elle se cachait ainsi ? Apparemment oui ! Ouvrant la bouche pour l’interroger, étonné, il ne laissa échapper qu’un « woow » surpris sous l’empressement de la jeune femme à les déménager de là avant de les larguer dans la salle de réunion, sans doute aussi surpris l’un que l’autre.

« Heu… » commença-t-il en la voyant les enfermer à clef.

« Désolée... j'ai paniqué... je ne voulais vraiment pas qu'il me trouve. »

Paniqué ? Rien que ça ? A cause de Jarod ?
Jarod, un gars de la sécurité qu’il avait envoyé avec d’autres chercher Aimie, au moment de… Bref. Un mec au comportement bizarre, vivant un peu à part et planqué derrière son masque à tout moment, avec un style se voulant intimidant, mais… Bon, non, okay… C’est sûr, du haut de ses presque deux mètres, pour Aimie en face ça devait faire drôle, mais on ne fuyait pas quelqu’un comme ça juste pour l’apparence.

« C’est Jarod qui te met dans cet état ? Attends, le Jarod, s’il faut… Tu m’expliques clairement, et c’est moi qui vais aller le trouver. José m’a demandé de ne pas le faire, mais à la base j’avais déjà quelque chose à régler avec lui, par rapport à l’histoire de la dernière fois à l’infirmerie. »

Sérieusement, il n’allait pas leur casser les bonbons longtemps comme ça.
Pendant qu’il parlait, l’humaniste tira une chaise et la retourna pour s’installer non loin d’elle, croisant les bras sur le dossier. Regardant Anton, Massial jeta un regard appuyé à la bouteille, puis fit un léger signe de tête vers sa camarade. Se détendre un peu ne lui ferait probablement pas de mal et le brun serait probablement d'accord avec lui sur ce point.

Et voilà, exposer les problèmes internes devant quelqu’un d’extérieur était loin de l’inspirer, mais cela avait été de toute manière déjà bien enclenché. Tendant la main en attendant les explications, le blond grattouilla au passage l’animal qui, lui, semblait bien plus intéressé par la jeune femme.



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Anton Pendragon
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Lun 23 Jan - 23:39
J’eu des yeux ronds en voyant Aimie débarqué, mais j’étais content de la voir. Voilà une femme avec qui j’avais enfin une relation normale et c’était un délice de la compter dans mes amis. Elle me prit dans ses bras et je lui rendis son étreinte avec force. Bon après elle nous gourmanda légèrement sur le fait qu’on avait de l’alcool avec nous. Mais dans sa petite tirade, elle lâcha quelques informations sympathiques : j’avais dans mes relations deux personnes importantes chez les humanistes ! Mais tel ne fut pas ma surprise en voyant Aimie
plonger au sol et supplier qu’on la cache d’une personne marchant dans la cours.

- Jarod, c’est vraiment un nom ridicule… Pas besoin de t’en occuper Massial, je crois qu’Aimie sait ce qu’elle doit faire. Tu te souviens Aimie, tu colles le côté qui fait des éclairs sur la personne que tu n’aimes pas et tu laisses jusqu’à ce qu’il se soit fait dessus.


Je repensais à notre rencontre, je m’étais moi-même tasé pour détourner l’attention d’Aimie. Heureusement, je ne m’étais pas pissé dessus mais ça aurait pu m’arriver ! Je repris la bouteille à Massial et je jonglais un peu avec, enfin, je la faisais passer dans mes mains. J’étais partagé quant à la présence de mon amie. Je ne savais pas trop quel comportement adopté, le style protecteur que j’avais eu avec elle ou le style un peu comique mais sûr de lui ? Bon, au pire, je me comportais comme Anton et on verrait bien. Je repris une petite gorgée brûlante avant de répondre à la question posée par Massial. La présence d’Aimie ne changeait pas vraiment ma réponse :

- En fait, Massial. Si j’ai aidé notre Aimie, c’est pour deux raisons. La première, je n’aime pas que quelqu’un utilise sa force pour humilier quelqu’un gratuitement. C’est ce qui se passait quand j’ai vu Aimie pour la première fois. Je ne suis pas un ancien gendarme pour rien. Mais ta question doit peut-être concerné mon acharnement à lui trouver une arme.

En disant ça, je regardais Aimie. Elle se faisait agresser par Téméraire, il l’avait plaqué au sol et lui léchait méthodiquement le visage, c’était très comique à voir, un petit bout de femme presque entièrement masquée par le pelage dense d’un énorme chien. Elle riait sous les assauts répétés de l’animal et moi aussi du coup, j’avais un large sourire. C’était toujours un bonheur pour moi de voir mon ami canin s’amuser autant. Je le saisis par le harnais pour donner un peu d’air à Aimie.

- Embête plutôt Massial mon grand.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le chien sauta avec joie sur l’homme pour le câliner de toute sa force, considérable. Je le laissai faire ses papouilles un moment avant de le récupérer.

- Pour te répondre, vous répondre du coup. J’espérais qu’aider Aimie me permettrait de me rapprocher de vous. J’ai beaucoup de respects pour votre groupe et ça change de la violence de la citadelle. Ce serait mentir de dire que j’ai pas pensé aux transactions possibles, mais je vais être honnête, ce n’était pas ma préoccupation principale à ce moment-là.

Je repensais au regard appuyé de Massial sur la bouteille. Peut-être que la miss avait besoin d’un petit remontant ? Oublier un peu la pression de ce Jarod et de sa propre position au sein du conseil. Ouais, ça valait le coup de lui proposer et au pire, si elle refusait. Ça en ferait plus pour moi !

- Aimie, avec Massial on allait commencer un petit jeu, tu veux te joindre à nous ? Les règles sont simples, tu prends une gorgée, puis tu poses une question de ton choix à l’un d’entre nous. Ça te branche ?

Je lui tendis timidement la bouteille. Peu importe la réglementation en vigueur ici, je n’étais que de passage, Aimie pourrait bien me faire plaisir et accepter de boire une gorgée et de jouer le jeu. J’avais envie de la connaitre un peu plus et Massial aussi m’intriguait. Alors s’il te plait Aimie, joue le jeu !


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Sam 11 Fév - 20:51



Un peu d'incruste
Aimie, Anton & Massial

Aimie se retrouva toute gênée devant la réaction de Massial et Anton, elle avait réagi sur un vrai coup de tête. A croire qu'un gars amoureux d'elle c'était plus effrayant qu'un infecté. Quoique... vu comme ça, un gars aussi incontrôlable et excentrique que cet homme, c'était vraiment plus effrayant qu'un infecté. Aimie joue nerveusement avec le bas de son chemisier, avant d'expliquer nerveusement à Massial :

-En fait... il est bizarre avec moi. Il a des sauts d'humeurs vraiment chiants ! Il est complétement barge, puis calme, puis après il joue le charmeur, puis redeviens barge ! Vraiment instable ! Tu te rends compte qu'il m'a fait un poème où il parle de m'épouser ? Il est complètement fou ! Je ne l'aime pas moi et je veux qu'il me foute enfin la paix !

Aimie était surprise par ses propres paroles... Jamais elle n'avait parlé comme ça de quelqu'un du clan, c'était certainement la première fois que la jeune femme disait quelque chose une chose si négative sur quelqu'un devant quelqu'un d'autre. On pouvait dire que ses paroles avaient dépassées ses pensées. D'ailleurs Aimie s'excusa rapidement :

-Désolée, ça m'a échappé... il a le don de me mettre hors de moi...

La jeune femme regarda la bouteille que lui proposa Anton et hésita quelques brèves secondes, se disant que ça pourrait vraiment lui faire lâcher prise quelques instants. Mais elle se rappela rapidement la dernière fois qu'elle avait bu, puis son tatouage qui lui rappelait chaque jour ça. Bon c'était discret et ça lui rappelait Fanny à chaque fois que son regard se posait dessus, puis un bisounours ça peut être mignon... Mais la question n'était pas là ! La dernière fois ça avait mal tourné, donc il valait mieux éviter ça... Du coup, Aimie déclina tout gentiment :

-Euh... je... non, merci... je ne bois pas.

Voilà... elle ne devait surtout pas en dire plus. Aimie avait le regard fuyant et regardait par la fenêtre. Fanny aurait été là, elle l'aurait traité de rabat-joie et lui aurait mis un verre dans la main en usant de son charme naturel de persuasion. Aimie avait eu beaucoup de mal à résister à cette amie. Elle espérait pouvoir leur résister...


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Massial Jordan
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Mar 21 Fév - 1:36
Massial fit signe à Aimie d'arrêter de s'excuser. Si c'était ça lorsqu'on la mettait hors d'elle, alors qu'elle ne voit jamais quelqu'un le faire sortir de ses gonds.

Taser Jarod ? Le blond s’en amusa intérieurement. Et dire que certains le trouvaient barbare.
Mais un poème pour une demande en mariage ? Bordel… Quand même ! En voilà un qui n’avait pas froid aux yeux et qui ne doutait de rien. Un instant, Massial tenta d’imaginer la réaction d’Alice, s’il s’était ramené ainsi devant elle. C’était sûr, à tous les coups, il se serait mangé une chaussure comme Georges, autrefois. C'est sûr tout le monde n'était pas Lou. Une moue discrète habilla ses traits. La belle époque. Et des préoccupations très lointaines, aujourd'hui.
Anton le ramena à la réalité en semblant se décider à répondre à sa question. Une question qu’il pensait sincèrement voir finir à la trappe, maintenant que la jeune femme venait de les rejoindre.

L'humaniste acquiesça légèrement de la tête à la réponse du brun, une façon silencieuse de faire comprendre qu’il saisissait et acceptait son explication, et également de l’inviter à poursuivre sur l’autre point qu’Anton soulignait de lui-même. C’était sans compter sur « l’attaque » de l’animal sur Aimie. Le canidé était tellement plus imposant que sa pauvre camarade que la scène était des plus comiques. Se mordant la lèvre avec amusement, l’ancien motard réceptionna l’envoie de Téméraire.
Une vraie boule de muscles. Massial chahuta un instant avec, manquant d’être déséquilibré de son siège sous l’entrain du bouvier avant de se stabiliser en se coinçant davantage contre la lourde table, acceptant le mélange entre jeu et le fait de lui offrir grattouilles, ainsi que caresses à la King Kong.

« Hep là. »

L’écartant, le blond laissa le solitaire récupérer l’animal lorsque ce dernier se mit en tête de lui faire les poches, sans doute après avoir détecté le sucre qu’il gardait constamment dans l’une d’elles.

« Pour te répondre, vous répondre du coup. J’espérais qu’aider Aimie me permettrait de me rapprocher de vous. J’ai beaucoup de respect pour votre groupe et ça change de la violence de la citadelle. Ce serait mentir de dire que j’ai pas pensé aux transactions possibles, mais je vais être honnête, ce n’était pas ma préoccupation principale à ce moment-là. »

Son regard devenu impassible se détacha de l'homme qu'il avait ouvertement dévisagé.

Bien.

Version assez nuancée pour être crédible. Tolérée ainsi, pour le moment, tant qu'aucun signe ne viendrait l'infirmer. De plus, Anton ne niait pas avoir pensé à ce qu'il pourrait tirer de la situation. Un bon point. Crédible était le mot.

« Je comprends. »

Oui, c'était une logique qu'il pouvait comprendre. En partie, car elle justifiait leur récente arrivée, dans les rangs de ce groupe. Même s'il ne s'englobait pas dans la description venant d'en être faite... ses mains étaient bien trop sales pour ça.
Ses deux simples mots semblèrent suffirent à faire saisir que le sujet pouvait être clos, au minimum provisoirement, laissant Anton proposer à Aimie de rejoindre le jeu lancé précédemment.
Elle semblait hésitante. Les deux hommes échangèrent un regard.

« Euh... je... non, merci... je ne bois pas. »

Elle semblait tellement gênée... Son regard fuyant.

Etait-ce dû à sa position au sein du conseil qu'elle se l'interdisait ? Parce qu'elle ne tenait pas l'alcool ? Ou pour des raisons se rapprochant des siennes qui faisait qu'il buvait généralement relativement peu ou rarement ? Trop méfiant envers les possibles imprévus pour lâcher régulièrement prise. Pour ne pas avoir tout à fait le contrôle de soi-même. L'alcool et les bons réflexes n'allaient pas de paire. Mais étrangement, il ne la voyait pas ainsi. Aimie et lui étaient bien trop éloignés, Aimie ne possédait pas la même méfiance exacerbée.

Une mauvaise expérience peut-être. Sa curiosité était piquée. Peu importe. Il la repoussa.

Tendant la main vers le visage de sa collègue, l'homme blond claqua des doigts à quelques centimètres de celui-ci pour attirer son attention, devant ce regard obstinément détourné.

« Aimie. Il n'y a pas de mal, je t'assure. »

Ses traits s’habillèrent d’un semblant de sourire qu’il souhaitait rassurant avant d’hésiter à son tour, mais de se raviser. Peu après son arrivée au sein du groupe, sans doute aurait-il simplement quitté son siège, puis Massial aurait quitté cette pièce, les laissant à leurs retrouvailles. Sans doute.

Malgré ses résolutions, prendre de la distance restait régulièrement tentant. Être accessible juste assez. Rester blindé, ne pas s’ouvrir plus que le minimum… Ne plus se laisser atteindre. C’était une armure confortable, collant si bien à la peau. Il avait cru que ce serait toujours une force.
Seulement… Ce jour où Massial avait retrouvé Sarrah… Ce jour… Ce jour là, bien au-delà de tout ce qui était remonté du passé, à travers les évènements, bien d’autres choses s’étaient révélées.

« Je pensais qu’après les jours que nous avions passés et l'incident qui vient d’arriver, ça te ferait du bien de lâcher un peu. Tu es sur les nerfs. Mais soit, c’est entendu… »

Calant son menton dans sa paume, le blond se tut un instant en lançant un regard en coin au brun, avant de le reporter vers la jeune femme.

« Et, de toute façon… Il est bien plus instructif de poser les questions, hein ? » ajouta-t-il, adressant la question à l’autre homme, pour la narguer indirectement, légèrement goguenard.

Après tout, la mère adoptive de Mélodie avait précisé qu’elle ne buvait pas, pas qu’elle ne participerait pas, même si effectivement, c’était volontairement jouer sur les mots, bien qu’un refus clair serait aisément accepté, sans plus d’insistance.



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Anton Pendragon
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Mar 21 Fév - 16:38
Je regardais Aimie les yeux, non pas vides, mais avec une pointe de déception. Elle refusait juste de boire ou de jouer ? Heureusement, Massial semblait mieux connaitre la petite blonde que moi et il sembla trouver les bons mots pour la convaincre de rester. Simplement en la provoquant de façon indirecte et vicieuse. Il faisait aussi référence à un incident… ça devait être celui qui avait laissé ces cicatrices à Aimie. Bien que j’aie envie d’en apprendre plus sur cette histoire, je ne pense pas qu’Aimie soit encore prête pour en parler. Peut-être plus tard ? Après notre expédition commune ? Car oui, je n’avais pas oublié ma proposition.

Je regardais la petite bouteille, j’avais déjà bu dedans, donc je le rendis à Massial en cherchant une question intéressante à poser. Je repensais un peu aux discutions que j’avais eu avec Sarrah, elle m’avait parlé d’un humaniste avec qui elle avait fait un bout de chemin. Elle parlait d’un grand gaillard débrouillard qui avait assisté avec elle à la mort d’Eric, le mentor, ami et peut-être amour de la fille aux cheveux blancs. Ma question mettait un peu Aimie sur la touche pour ce coup-ci, mais j’avais envie de savoir. Je pris mon petit courage à deux mains et je me lançais à l’eau :

- Massial, tu es bien le Massial qui avait accompagné Sarrah pendant un moment. Tu sais la. boxeuse aux cheveux blancs.

L’intéressé me regarda d’un drôle d’air mais ne répondit pas « non ». Pour moi c’était un accord tacite, alors je continuais sur ma lancée. Aucune raison de ne pas poser ma question du coup :

- Sarrah, elle devait être accompagnée d’un homme, Eric je crois. Tu peux me dire comment il était ? En tant que personne.

Cela pouvait passer pour une question très intéressé et pas vraiment en rapport avec notre jeu. Mais ce serait un moyen détourné de connaitre Sarrah et Massial. Cependant, je me sentais le besoin d’expliquer un peu pourquoi cette question :

- J’ai rencontré Sarrah il y a quelques temps… et j’ai assisté à une sorte de crise où elle répétait constamment un prénom « Eric ». J’ai un peu creusé et j’ai appris qu’il l’avait aidé. Ça avait l’air d’être quelqu’un de bien, du coup je suis curieux de savoir comment il était en tant que personne.

Bon ! Mes motivations doivent être un peu transparentes mais je m’en moque complètement. Après tout, nous sommes là pour jouer et par autre chose. Pour m’auto-convaincre du bienfondé de ma question, je me disais que Massial serait contraint de parler un peu de lui et de son aventure. Mon regarde revint sur Téméraire et Aimie. Le chien lui arrivait presque à la taille, c’était assez rigolo. Limite Aimie aurait pu faire du poney dessus. Je me suis rendu compte que je n’avais pas essayé d’intégrer Aimie à notre discutions.

- Et toi Aimie ? Tu as déjà rencontré Sarrah ?


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Ven 24 Fév - 20:16



Un peu d'incruste...
Aimie, Anton & Massial

Aimie releva la tête juste à temps pour voir la déception dans le regard d'Anton, ce n'était pas agréable de le décevoir. Elle avait certainement gagnée la place de la coincée de service dans ses connaissances. La jeune femme hésita à partir, lorsque Massial vint claquer des doigts devant ses yeux pour attirer son attention sur lui. Il essaya de la rassurer et de la convaincre avec quelques petites taquinerie. Aimie lui répondit tout simplement :

-Non, ce n'est pas contre vous. C'est juste que... la dernière fois c'était avec Fanny. Donc non seulement, j'ai un souvenir gravé sur moi pour me rappeler que si je bois, c'est la cata. Mais en plus... ça me fait penser à elle... Mais, oui ça ne me dérange pas de rester avec vous pour votre "jeu de questions".

Même si la jeune femme était vraiment contente d'être avec eux, elle avait toujours cette pointe de culpabilité, ayant l'impression de gâcher un peu ce moment... Puis parler de Fanny, ça lui avait brusquement porté un coup à son moral. Aimie se sentit soudainement triste et nostalgique, des images de cette soirée revinrent la hanter. CeCla aurait pu être un souvenir agréable et marrant, si seulement la jeune femme ne se reprochait pas la mort de sa meilleure amie... c'était la culpabilité et la peine qui prenait la place à chaque fois.

Alors qu'elle commençait à s'évader, Aimie comprit qu'ils parlaient d'une fille dont elle ignorait tout. Ce qui ne l'aida pas à rester dans la conversation, ses yeux fixaient le mur, comme perdus loin... on le voyait qu'elle était loin dans ses pensées... Quand Anton prononça son prénom, elle releva la tête un peu surprise et revenant à elle :

-Ah... euh... pardon ! Une Sarrah avec des cheveux blancs ? Non, je ne connais pas de Sarrah... ça ne me dit vraiment rien du tout, désolée.

Aimie eut un sourire timide et gêné. Elle ne voulait pas gâcher ce moment entre "gars" et ne voulait pas leur donner l'impression qu'elle s'ennuyait avec eux, alors que ce n'était pas le cas... La jeune femme rebondit alors sur la discussion, en rajoutant :

-Pour une raison mystérieuse, pratiquement tous ceux qui m'entourent, ce sont des hommes... Il n'y a qu' avec Alice que je m'entends assez bien, les autres c'est juste de la courtoisie. Je ne sais pas pourquoi...

Elle haussa les épaules et sourit, mais toujours de façon très gênée. Aimie ne savait pas trop ce qu'elle avait, mais elle le sentait qu'elle n'était pas vraiment très convaincante. La jeune femme posa son regard sur la porte, elle avait envie de les laisser soudainement. Puis ses yeux allèrent sur Massial... non, c'était si rare de passer du temps avec lui et qu'il veule se détendre, puis... elle allait peut-être en apprendre plus s'il y avait des questions. Ensuite son regard se posa sur Anton. Elle l'appréciait beaucoup et le voyait que trop rarement. Non ! Elle devait se reprendre ! Aimie soupira et s'étira, avant de sourire de façon plus détendue et de lâcher soudainement :

-Bon ! C'est pour quand ces "vraies" questions ? Je vais finir par m'ennuyer moi, si vous parlez que de choses qui ne me concernent pas... Avec un peu de chance on pourra parler de cette Sarrah une prochaine fois, si l'un de vous la présente.

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Massial Jordan
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Dim 5 Mar - 18:15
Saisissant la bouteille, le jeune homme la garda à la main tout en écoutant la responsable de la petite équipe éducative, avant de déposer le récipient. Ses lèvres se pincèrent jusqu'à disparaitre en une mince ligne. Il ne pouvait pas savoir, ce qui ne l'empêcha pas de se sentir mal à l'aise, comme une impression d'avoir remué un couteau dans une plaie. Pourtant, elles étaient courantes... ces plaies ne cicatrisant pas. Ils étaient nombreux à en porter derrière les masques. Sa main se posa sur celle de l’enseignante et la serra doucement, mais fermement.

« Je ne savais pas. Nous devrions... » commença-t-il à mi-voix, se taisant en entendant Anton s'adresser à lui.

Sans doute le solitaire jugeait-il que maintenant qu'elle avait accepté, il était plus sage d'enchainer et de détourner l'attention de l'institutrice de ses pensées douloureuses. Cependant, il s'attendait à tout sauf à entendre parler de Sarrah, à ce moment là. C'est perplexe qu'il regarda le nouvel ami d'Aimie.
Evidemment, l'humaniste voyait plus que bien qui était Sarrah, de même qu'il était improbable qu'Anton ne connaisse pas déjà la réponse à sa question. Il n'avait pas vraiment un prénom qui courait les rues. Maintenant, restait à savoir la suite.

« Sarrah, elle devait être accompagnée d’un homme, Eric je crois. Tu peux me dire comment il était ? En tant que personne. »

Se redressant plus droit sur son siège, sa façon appuyée de le regarder dû convaincre Anton de poursuivre. Aussi étrange que cela pouvait paraitre, et malgré la bonne impression que lui faisait le maitre de Téméraire, ces quelques paroles le mirent intérieurement sur la défensive. C'était quoi ce délire ?

Pourquoi tu parles de Sarrah ? Qu'est-ce que tu lui veux ?

Pourquoi il s'intéressait à elle ? Elle n'était pas des plus bavardes, mais ces informations ne pouvaient venir que d'elle. Ou quelqu'un s'étant rapproché de la garde avait trop bavé...

« J’ai rencontré Sarrah il y a quelques temps… et j’ai assisté à une sorte de crise où elle répétait constamment un prénom « Eric ». J’ai un peu creusé et j’ai appris qu’il l’avait aidé. Ça avait l’air d’être quelqu’un de bien, du coup je suis curieux de savoir comment il était en tant que personne. »

Une crise ? Derrière son air imperturbable, le blond sentit poindre une inquiétude vicieuse. Une sorte de crise. Quel genre de crise ? Angoisse ? Autre ? Vérité ou pipo ?

« Et toi Aimie ? Tu as déjà rencontré Sarrah ? »

Ses yeux s'étrécirent légèrement en fixant l’ancien gendarme, tandis qu’Aimie semblait sortir de ses pensées, répondant par la négative, leur expliquant au passage la composition de son entourage. Le contraire l’aurait étonné mais, d’un autre côté, force était de constater que leur monde à tous s’était considérablement resserré. Du coin de l’œil, Massial la perçut hausser les épaules, mais son attention ne se détacha pas de l’autre homme. A son ton, et en l’observant, sans doute aurait-il pu sentir la gêne d’Aimie, si sa préoccupation n’était pas restée bloquée ailleurs.

Eric. Anton voulait savoir comment était Eric. Il repoussa le pincement décidant de poindre avec les souvenirs avant que celui-ci ne s’accroisse. Le passé était toujours sensible à fouiller. De fil en aiguille, il renvoyait rapidement à bien des choses qui furent et qui ne sont plus…

« C'était quelqu'un de bien » confirma-t-il finalement, changeant de position afin de faire face à son aîné. « Eric… généreux et désintéressé. Il aimait les gens. Profondément. Sincèrement. Avec comme seul désir de pouvoir offrir une main tendue. C’était spontané. Une espèce déjà rare avant toute cette merde, tu en conviendras… Il aurait tout donné, si ça n’avait concerné que lui… Il voulait… Non. Il croyait en l’autre. Ça foutait une sacrée merde. »

Ouais… Une sacrée merde avec le bordel s’ancrant toujours plus dans les rues de la capitale agonisante. Cela avait failli leur coûter cher. Et plus d’une fois.
Il se tut un instant, ses pensées se faisant multiples, alors qu’il tentait de les raccrocher à l’essentiel… Sarrah. Eric… Leur court passé commun avec Calypso et lui, et son poids pourtant si marqué. Et la curiosité d’Anton. Cette curiosité le laissant vigilant.

« Il se serait plu ici… »

Eric se serait plu auprès d’Aimie, d’Alice, de José, de Mariame… Peut-être Sarrah serait-elle de ce clan, s’il avait vécu. La Citadelle aurait été si inadaptée à cet homme… Peut-être même aurait-il su manœuvrer avec Jarod. L’écouter. Trouver les mots justes. Voilà comment était Eric, en tant que personne. Ses qualités. Ses qualités ayant bien souvent été des défauts, pour eux à ce moment, car mal dosées. Car dangereuses. Trop entières. Sa confiance s’étant bien trop souvent traduite en crédulité vis-à-vis des inconnus sur leur route. Cependant, (malgré la réponse fournie) Massial se garda bien de préciser quel lien avait relié l’homme à la boxeuse, ou la moindre indication d’âge, car Anton pourrait le tourner sous n’importe quelle forme, ce n’était pas un jeu. Car ça ne le serait jamais lorsque ça touchait de si près à quelqu’un devenu cher à ses yeux, alors qu’eux-mêmes se connaissaient si peu. Père. Frère. Coach. Ami. Petit ami… Ses suppositions en resteraient, concernant ce qu’avait été lé défunt pour la jeune femme.

Un silence et son regard dévia brièvement vers la petite blonde s’étirant.

« Bon ! C'est pour quand ces "vraies" questions ? Je vais finir par m'ennuyer moi, si vous parlez que de choses qui ne me concernent pas... Avec un peu de chance on pourra parler de cette Sarrah une prochaine fois, si l'un de vous la présente. »

Un mince rictus étira les lèvres du blond. Bien que dans l’immédiat il ne voyait aucun intérêt à de telles présentations, elle avait raison sur le reste, à ses yeux. Ces questions étaient inadaptées à la situation. Tout le problème était bien là.

« Je suis d’accord avec toi, Aimie. » approuva-t-il, fixant à nouveau Anton avec une intensité accrue. « Toutefois, au-delà du jeu, j’ai à ajouter…
Eric n’a pas toujours été simple à gérer pour nous, pour les raisons déjà données. Sauf que sans ça j’aurais crevé devant une porte close. »


Là… ça n’avait plus vraiment rapport avec la question. Avec ce jeu, qui n’en était plus un.

« C’est grâce à lui que cette putain de porte s’est ouverte. Qu’elle m’a évité de finir en kit devant leur planque. Qu’aujourd’hui, je suis là, que tu me demandes de parler de lui, que je t’entends t’intéresser à Sarrah, et que ça me laisse perplexe. Clairement. Tes questions me titillent. D’un autre côté… Ce que tu as fait pour Aimie et pour le clan force ma reconnaissance à un certain point et j’ai assez envie de te croire, alors je vais la jouer franchement, sur ce coup là. Je ne sais pas ce que tu lui veux à Sarrah. Je ne sais pas qui tu es pour elle. Et je ne sais pas si elle s’est attirée des ennuis récemment. Si tu es un ennui ou un ami. Après tout, tu pourrais me dire ce que tu veux, on ne peut pas vraiment prétendre se connaître. Ni prétendre que la Citadelle soit saine. En revanche, ce que je sais c’est que si un de ses problèmes a deux jambes, je lui ferais sauter les rotules avec plaisir. »

« Poh Poh Poh ! Violeeeeeeeeeeeeeeence ! » aurait-il sans doute entendu Jonas s’exclamer, si ce dernier avait été là, malgré son ton calme.
D’un geste, Massial fit signe à Anton de ne pas l’interrompre. Habituellement, il n’était pourtant pas toujours des plus causants, mais les choses devaient être claires. Anton leur avait retiré une belle épine du pied, le blond ne crachait pas dessus. Pour autant, l’ancien solitaire n’était pas adepte de la confiance aveugle. Le brun avait souligné la violence de la Citadelle, lui soulignait également la fourberie de ce nid à serpents et qu’il n’était pas assez confiant pour ne pas prendre en compte. De ce qu’il avait constaté, Sarrah y avait une certaine influence au sein de son service, ce qui pouvait être à double tranchant dans ce genre de milieu.

« Je t’apprécie plutôt, honnêtement. Et je t’avoue que ça me botterait bien qu’on fonctionne occasionnellement ensemble à l’avenir. Je mets seulement les choses à plat avec toi, même si la forme heurte peut-être. J’ignore ce qu’elle t’a raconté ou ce que tu as entendu, ni en quels termes tu as entendu parler de moi. Je m’en tape. Ce que je peux dire, c’est qu’après cette porte, on a bien passé deux mois à se sauver les miches, alors que les saloperies dehors cavalaient encore comme des lièvres. On ne s’est pas fait faux bond depuis. A côté de ça, je constate que tu sais amener les gens vers ce qui t’arrange, mais je ne cerne pas ta démarche la concernant. Je ne comprends pas que tu passes par derrière et je ne joue pas avec ça. Alors oui, je connais Sarrah mais, moi, je n’ai jamais entendu parler de toi de sa bouche donc, ce soir, soit on causera et tu vas m’expliquer un peu plus amplement. Et ça va me convaincre. Soit j’irai directement m’assurer de certains points auprès d’elle. »

Le reste était implicite, mais assez clair. Si sa version était confirmée et si le brun ne se braquait pas, des échanges intéressants des deux côtés pouvaient se profiler sur la durée. Si la version était infirmée, ce serait une autre histoire… Ce n’était pas son sentiment, mais il préférait ne pas se montrer négligent.
Le fixant pour s’assurer que le message était passé et qu’ils fermaient la parenthèse pour le moment, Massial joua du bout des doigts avec la bouteille avant de s’en emparer, laissant une brève gorgée lui réchauffer la gorge… Partir sur cette note l'aurait encore fait passer pour un sauvage. Bon, une « vraie » question pour Aimie. C’était supposé être un jeu… Donc quelque chose pouvant sonner assez léger…

« Est-ce que tu as déjà… fait quelque chose d’illégal avant tout ça ? Et si oui, du coup, je veux savoir quoi. »

Le blond trouvait la question assez… amusante et presque improbable concernant Aimie. Difficile de l’imaginer faire un resto-basket ou autres âneries, alors qu’il s’en faisait plutôt une image si sage et exemplaire d’élève modèle, mais qui sait… peut-être seraient-ils surpris.



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Anton Pendragon
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Mer 8 Mar - 19:58
C’était avec une incrédulité croissante que j’écoutais Massial m’expliquer son histoire et son passé avec Sarrah. Pourquoi suis-je incrédule, alors ce n’est pas pour son Eric, puisqu’il semble être quelqu’un de bien. C’était la conclusion que j’en avais eu à la citadelle, mais l’entendre confirmer par une tierce personne était très réconfortant. Ce qui l’était moins, c’était que Massial avait percé à jour un trait de ma personnalité. Celui où je poussais les gens à m’être utile avant tout. Je ne m’en étais certes jamais caché et je lui avais carrément dit en face. De fait, j’hésitais quant à la démarche que je devrais adopter avec lui.

Car pour une fois, la vérité ressemblerait à un mensonge et un mensonge à la vérité. Mes intentions envers Sarrah étaient pures et je ne le faisais pas en étant intéressé. Enfin, si j’avais un intérêt, mais je ne comptais pas exploiter mon… amie ni lui extorquer de l’argent. Non, je voulais juste partager un moment avec elle et voir si notre discutions était juste le fruit d’une soirée particulière ou si nous avions réellement des affinités. En temps normal, je n’aurais simplement pas répondu. Mais je n’ai aucun doute à l’idée qu’il aille directement lui poser la question. Je n’avais pas spécialement honte de mes intentions envers elle, mais tacitement, Sarrah ne m’avait pas parlé en détails d’Eric. Elle n’avait même pas mentionné son nom. De fait, je pense qu’elle prendrait mal une « enquête » sur lui et sa vie.

Il fallait donc que ma réponse soit assez convaincante pour que mon bon ami n’aille pas poser des questions à Sarrah. Je m’accordais quelques secondes avant de répondre :

- Pour résumer, Sarrah et moi avons beaucoup parlé il y a quelques jours. Je lui aie proposé de nous revoir, continuer la discutions en somme. C’est juste que, Eric, elle ne l’a jamais nommé consciemment devant moi et je voulais en savoir plus. Sarrah semble être un terrain miné et disons que j’aimerais éviter de la faire exploser en marchant au mauvais endroit.

Image tellement parlante car la réputation de bombe, dans tous les sens du terme, de Sarrah n’était plus à faire. Mais sous les paroles de MAssial, il y avait une menace implicite que je ne pouvais laisser passer sans être un lâche ou un idiot. Cependant, chercher le conflit avec Massial, alors qu’il semblait juste mettre quelques points au clair serait imprudent. J’eu une idée, du fin fond de mes poches, je sortis un bout de papier et j’entrepris de noter quelques mots :

- Cependant, si tu veux t’occuper de moi… Je sousigné Anton Pendragon, ex adjudant du GIGN, j’autorise Massial à prendre la sixième place dans la liste des gens pouvant et voulant me botter le cul. Voilà, tu ne le perds pas, sinon je ne me laisserais pas faire le jour où tu voudras t’occuper de moi. Tu demanderas à Sarrah, ce n’est pas cool quand je me défends. Il y a du sang, des cris, et des morsures. Ce n’est pas agréable, vraiment.

Sous cette réaction un peu « par-dessus la jambe » je sous entendais que moi aussi je pétais quelques genoux de temps à autre. Cependant, pas le temps d’épiloguer car il avait posé une question très intéressante à Aimie et j’avoue que j’aimerais bien connaitre la réponse. Sous ses airs de jeune sœur sortie du couvent, la petite blonde cachait probablement quelques secrets. J’enchéris d’une petite phrase :

- En tout cas, moi je sais que ce serait criminel de ne pas répondre. Promis, je ne t’arrêterais pas si tu as réellement fait un truc pas bien. Il y a prescription, enfin, après ça dépend de mon humeur.



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Dim 19 Mar - 22:56



Gêne intense
Aimie, Massial & Anton

Aimie se sentait rassurée en sentant la main de Massial sur la sienne et même si cela fut d'une courte durée. Cela lui rappelait qu'à présent, elle avait des nouvelles personnes dans sa vie et qu'elle ne devait pas les décevoir comme une idiote. Aimie allait sourire, mais soudain tout pris une tournure lourde et stressante. Ils ne s'en rendaient pas compte, mais c'était pas très agréable pour une fille de se retrouver entre deux gars qui se tiraient gentiment dans les pattes verbalement pour une autre fille. Fanny disait toujours dans ce genre de situation "on dirait qu'ils se chamaillent pour savoir qui a la plus longue ! Bientôt ils vont la sortir sur la table pour la mesurer !". Ce petit rappel de Fanny la fit sourire, elle avait le don pour envoyer promener les gens ou pour critiquer tout le monde d'une façon épique.

En tout cas, ça la gênait de les voir se chamailler pour une fille. Fille dont elle ignorait l'existence jusqu'à ce soir... Voyant Massial et Anton la défendre chacun de leur côté comme ça, Aimie se demandait tellement de choses. Pour commencer si elle connaissait la chance qu'elle avait d'avoir des personnes qui la défendait si fidèlement. Puis elle se demandait ce qu'elle était, elle espérait très fort que ce n'était encore pour une prostituée... mais elle se rappela que l'un d'eux avait fait mention de boxe, donc ça ne pouvait pas être ça... enfin une prostituée boxeuse ça paraissait ridicule dit ainsi... Le regard d'Aimie voyagea entre les deux se demandant s'ils l'aimaient tous les deux et très étrangement, elle en eut un petit pincement au ventre... un peu comme une pincette de jalousie, surtout en songeant à Anton amoureux de cette Sarrah. C'était si ridicule en y pensant ! Elle connaissait très peu Anton et ne s'était pas amouraché si bêtement de lui ! Enfin... normalement...

Aimie essaya de se changer les idées en pensant à autre chose, comme... se demander s'ils la défendaient aussi ainsi lorsqu'elle n'était pas là... avec une loyauté aussi grande. Mais il ne fallait pas trop rêver ! Elle n'était pas aussi importante...Puis soudain, elle se demanda si ce n'était pas mieux de filer... Oui ! Partir et les laisser se chamailler comme deux enfants ce chamaillait un lot de billes. Comme cette idée lui semblait très attrayante, son regard se faisait insistant sur la porte. Un peu comme-ci elle pouvait se téléporter derrière cette porte en la fixant suffisamment longtemps.

Sauf qu'Aimie sursauta en entendant la question de Massial. Ce qu'elle avait fait d'illégale ? Personne ne lui avait jamais demandé ça et jusqu'à maintenant ça l'avait grandement arrangé. Qui aurait pu imaginer qu'elle avait fait des choses pas très clean avec sa bouille innocente ? Aimie cherchait à se défiler, mais Anton rajouta une couche. Cela ne fit que lui mettre la pression et lui donna encore plus envie de partir. Elle leva le visage tout rouge et bredouilla :

-Non... je... votre jeu ne m'amuse pas trop... Je... je dois y aller, je vais aider Alice.

Sur ces mots elle quitta la salle, mais elle avait menti et avait déjà tout fait avec Alice, donc elle n'avait pas besoin d'aide. Du coup, elle partit directement récupérer Mélodie, puis alla dans sa chambre. Préférant passer un moment privilégié avec la petite, plutôt que de jouer avec deux hommes qui s'amusent en buvant de l'alcool tout en parlant d'autres filles...


by Moses


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