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Aventure dans le Little Tokyo [PV Anton P]

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Mer 21 Déc - 0:16
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Les claquements réguliers des semelles sur le sol poussiéreux résonnaient horriblement en disharmonie avec les gémissements de mes poursuivants. Je contrôlais la foulée histoire de ne pas être à court de souffle trop vite tout en gardant une distance respectable entre eux et moi.

Au secours!!! Help!!! Ils veulent me bouffer !!!

Ça, c'était ce que j'aurais hurlé hystériquement au monde si cela avait été la première fois qu'ils me coursaient aux trousses et si j'avais une noob fraichement débarquée dans ce Cauchemar Land. Qui était ce 'ils' ? Une horde de monstres avides de chair fraiche aka moi dans ce cas-là évidemment. Je ne parlais pas dans le sens 'sautant-la ensemble pour une partie non-consentant de jambe en l'air'. Non, non. C'était plus un 'voilà le thon de luxe pour le sushi-party qu'on va se faire les gars'. Regardant par-dessus mon épaule tout en maintenant mon rythme, je grimaçais de dégoût à la vue de ces corps dont les lambeaux de chair pendaient et se balançaient à chacun de leur mouvement. Yucky. Comment étais-je tombé dans cette position peu savoureuse ? Heu bien, tout avait commencé il y a...


... Un quart d'heure à vingt minutes plutôt.

Debout, sur un monticule fait de ruine de ce qui avait été mon magasin préféré, je pleurais sur sa destruction. Je le savais pourtant. Love me l'avait dit et m'avait déconseillé de venir, mais je voulais voir cela de mes propres yeux. C'était horrible. Honteux. Impardonnable. Pourquoi celui-ci et pas un autre ? Et maintenant que je me promenais de long au large au-dessus de cette pile de dévastation testant leur pseudo-stabilité, je souhaitais avoir la possibilité de crier mon déni à l'image horripilant qui s'offrait à moi, de hurler mon indignation de la même manière que Luke Skywalker avait exprimé le sien lorsqu'il venait d'apprendre que son géniteur était Dark Vader de la bouche de celui-ci même. C'était un crime contre l'humanité ce qu'on lui avait fait subir. Le magasin, pas Luke. Il n'avait rien demandé d'autre que d'exister pour procurer de la joie aux fans du Japon et pourtant, on lui avait refusé ce droit en le détruisant d'une manière si ignoble. Junku était parti. La librairie était vraiment partie. Plus jamais, je ne pourrais venir acheter un manga. Plus jamais je ne pourrais me balader entre les rayons à la recherche d'un titre particulier. Maudit soit les Russes.

Je levais des yeux brillants de larme contenue au ciel. Le ciel était bleu. D'un bleu terne. Le vent n'était pas au rendez-vous. La lumière du jour, quant à elle, arrivait difficilement à percer à travers le nuage de poussière pour nous éblouir de son éclat. Autour de moi, des ruines. Certains immeubles avaient su garder un pan de mur debout. D'autres, éventrée de partout, tenaient debout avec difficulté. Le reste, des montagnes de briques, de barres métalliques parfois tordues, des treillis aciers cassés, des tuiles brisées. L'air était irrespirable. Non seulement par l'odeur pestilentielle persistante des cadavres ambulants qui traînaient dans les environs, mais aussi par les particules de poussière suspendues dans l'air. Il n'était pas bon de s'oxygéner dans le coin si on n'avait pas de masque filtrant pour se protéger les poumons. Avec l'absence de centre médical légale, il était conseillé de ne pas choper une maladie respiratoire donc faites comme moi les enfants, portez toujours un masque si vous sortez de chez vous pour une zone poussiéreuse où vous pouvez à tous moment prendre vos jambes à votre cou. Si vous n'en avez pas, réquisitionnez le masque de protection des ouvriers devenus zombie. Ben quoi ? Ils n'en auraient plus besoin et puis un simple lavage, une désinfection avec de l'eau de javel et des jours à l'aérer le rendra utilisable. C'était ce que j'avais fait subir au masque qui me recouvrait la partie inférieure du visage.

Après avoir fait une petite prière aux manga coincés dans le sous-sol de la boutique, je délogeais aisément une tige métallique longue d'un mètre vingt des décombres avant de remonter la rue des pyramides. Deux armes valaient mieux qu'un seul, l'autre étant ma loyale batte de baseball gardé dans une housse en tissus que j'avais accroché à mon sac à dos presque de la même couleur que mon imperméable beige. Un sac acheté à Go Sport avant que le monde fucked up. Ma destination ? Le petit Tokyo où j'espérais y trouver une épicerie japonaise encore debout. Ce n'était pas loin, il suffisait de passer de l'autre côté de l'avenue sans attirer l'attention des morts-vivants. Mais ces SDF erraient sans but en ce moment même dans l'avenue de l'Opéra aux milieux des carcasses de voitures renversé par le souffle des bombardements. Me cachant alors derrière une voiture grise couchée sur le flanc, j'observais le terrain hostile. Côté droit : une horde est à moins de 10 mètres et la bouche de métro Pyramide n'était plus accessible à moins de faire venir une pelleteuse pour déblayer leur entrée. Côté gauche : le monoprix avait été effacé de la carte et une dizaine de chair morte à cinq mètres me tournaient le dos. Devant soi : trois voitures mal en point. Que faire ? Courir évidemment. Et ce que je fis après m'être mise à découverte. Courir silencieusement d'une voiture à une autre, prenant le temps de faire une pause entre chaque voiture pour évaluer la position de chaque groupe de prédateur.

Chaque plan avait hélas un hic. Ici, c'était un zombie coincé dans une voiture. Je m'étais rendu compte lorsqu'une de ses mains m'agrippait l'épaule depuis la fenêtre semi-ouverte. Il y avait de quoi me foutre une crise cardiaque. Son odeur corporelle me donnait la nausée, sa gueule... Bon dieu, il ne pouvait pas se permettre de porter un masque pour ne pas nous affliger de cette vision insupportable ? Oui, il devrait être fier d'avoir gardé toute sa dentition, mais pas besoin de nous montrer sa mâchoire décomposée à nue. Je m'arrachais à son étreinte et pris la fuite. Plus besoin de la faire discretos, monsieur avait rameuté ses potes. L'enfoiré.


Maintenant...

Voilà donc ma situation : courir pour ma vie.

Aaaaaah fuuuuck!!!

Si encore, je courrais pour les attirer dans un piège, ça aurait été pour une cause noble. Maaaais non. Adieu tablette de curry, ramen instantanée. Je reviendrais vous voir dans un autre jour. Là, j'essayais de regagner la basilique Notre-Dame-des-Victoires. Aux dernières nouvelles, il manquait le toit, mais les murs étaient plus ou moins intacts et les portes opérationnelles.

Voyant deux promeneurs gris venir d'en face et me barrant le chemin, je sprintais vers une poutre d'acier anglée à 40°, sautais et volais par-dessus les deux têtes. L'atterrissage se fit avec une roulade suivie d'un juron avant de retomber sur mes pieds. Mon chignon ayant mal supporté tant d'agitation rendit finalement la liberté aux longs cheveux blonds.

Putain que ça faisait mal. Mes pieds, mes pauvres pieds.

C'était la dernière fois que je ferais cette connerie sans les bonnes chaussures. Je fis néanmoins une note pour plus tard : me mettre sérieusement au parkour et trouver des semelles intérieures plus rembourrées. Récupérant la tige de métal que j'avais lâché, je repris ma course toujours avec le troupeau au cul. Un troupeau qui avait acquis deux adhérents de plus à leur club.

Enfer et damnation.

Je tournais à droite et les perdis de vue ou plutôt ils me perdirent de vue grâce aux bâtiments alignés dont les façades de devant étaient écroulés à leur pied. Profitant de l'occasion donnée, je tentais ma chance en escaladant la colline de débris et passais de l'autre côté où je me plaquais comme je le pouvais derrière ces ruines. Juste à temps. Une main gantée de cuir serrée fermement autour de la tige métallique posée au travers de mes cuisses et muscles tendus, je tendis l'oreille pour suivre la progression des gémissements qui s'approchaient. Les minutes étaient longues. Je me forçais à respirer le plus silencieusement, allant même jusqu'à retenir mon souffle le temps qu'ils s'éloignent enfin. Concentrée sur ces ennemis déjà suffisamment loin, j'oubliais que mon dos était vulnérable et ne vis pas qu'un walker était derrière moi.

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Anton Pendragon
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Mer 21 Déc - 18:15


Une rue anonyme, et je sais pas quand, serieux !



Pwaaaaan

Le bruit du coup de feu se répercuta longtemps sur les ruines avant de disparaitre complètement. Le bruit sourd d'un corps décomposé et au crâne perforé accompagna quelques temps l'echo et un Téméraire joyeux jappant de joie. C'était toujours plaisant de rompre le silence de plomb qui était maintenant la norme dans Paris. En particulier l'ancien centre-ville, avant tout était à base de klaxons, d'insultes et autres sons peu agréables. Maintenant il ne régnait plus que le silence et une chevelure blonde...

Vous m'entendez, je crois que je pars souvent dans un trip poétique en ce moment. Je crois que je suis resté un peu trop longtemps en vadrouille. Trois semaines que je sillonne le centre-ville à la recherche de trésors à vendre. Hélas, la plupart des grandes enseignes ont subits un pillage en règle.  Donc je me suis vu  contrait de changer de zone. Au refuge, on s'échange souvent des infos. C'est d'ailleurs la seule chose qu'on à le droit d'échanger là-bas ! J'avais cru entendre que les petites rues étaient encore largement intactes. Bah tu m'étonnes ducon ! Il y a plus de zombars dans ces rues que dans le reste de la ville ! Il faut être un demeuré pour y aller consciemment...'tendez, mais j'y suis ! J'attends le premier qui me traite de demeuré !  

Oui, j'ai décidé d'orienter mon expédition dans ces rues et ruines.  Entres les immeubles d'habitations et les petits magasins, il y aurait forcément des trouvailles. Pour l'occasion, je m'étais préparé correctement: je n'avais que des munitions industrielles, fiables à 100%. J'avais cousu des protections en kevlar sur mon manteau et sur le harnais de Téméraire. J'ai prit en plus un pied de biche et j'avais longuement étudié une carte du quartier. C'est bon, c'est assez clairs quand je vous dis que je suis prêt ?  

Pour ce qui est de mon campement, je m'étais établis dans un petit immeuble à deux étage, très coquet. Les personnes qui vivaient là avant avaient eu la gentillesse de laisser pleiiins de conserves.  C'était cool moi je dis. Surtout quand j'ai pu manger des pèches aux sirops, pour la première fois depuis des mois. J'ai donc décidé que cet appart deviendrait mon "abris random number 8".  

j'entreposais donc mon bordel et mon barda durant la journée pendant que je partais travailler et tous les soirs avant le couché du soleil j'étais de retour pour une soirée en tête à tête avec Téméraire. En quoi c'est important que je vous raconte tout ça ? Et bien, j'ai encore fait une rencontre amusante.


*****


Un jour, je venais à peine de sortir de ma planque. Quand j'entends des bruits de course et surtout le gémissement plaintif d'une horde de zombie. Ni une, ni deux, ni même trois. Je fais demi-tour et je remonte dans l'immeuble. J'ai juste le temps de m'approcher d'une fenêtre que je vois une jolie blonde bondir parmi les débris et se cacher des zombies.  
De mon spot je ne pouvais rien manquer d'elle. Mince, assez jolie, de beaux cheveux blonds, mais je tiquais cependant sur sa tenue. Ce n'était pas du tout, mais pas du tout approprié pour une cavalcade.

C'était très agréable à l'œil ce petit pantalon noir et ce chemisier, mais ça faisait plus secrétaire que survivante. Pour moi elle n'avait pas l'ombre d'une chance et serait morte avant la nuit. J'ai pendant un instant caressé, non pas ses cheveux, mais l'idée de lui tirer une balle dans la tête d'où j'étais. Après tout, ce serait plus humain, elle mourrait sans souffrance.

Mais ma conscience canine ne semblait pas d'accord car il me regarda avec ses yeux marrons et sévères, il semblait dire:

" On se demande pourquoi tu es encore seul, c'est triste. Tuer une femme sans défense, très courageux"

Le temps que les yeux de mon bouvier me fasse changer d'avis, une forme un peu trop humanoïde à mon gout s'était vicieusement approché de la jeune femme. Lui aussi aurait bien grignoté un bout de blonde on dirait. Pour moi même je murmurais:

-Regarde derrière toi... Fais gaaaffe. T'es conne ou quoi ?

Bon, je lui met la note "instinct de survie/20" et j'épaule mon fusil et je tire. La suite vous la connaissez, le bruit qui se répercute ect, ect on enchaine.

Une fois ma bonne action accomplie, je suis descendu et j'ai rejoins Blondie pour lui passer un savon. Elle semblait raisonnablement grande mais aussi très jeune, à peine 20 ans et surtout elle devait peser la moitié de mon poids, facile. Vu de près, ses yeux étaient très beaux et clairs... Mais vous m'écoutez ? Je suis encore en train de me perdre à décrire une fille ! J'ai un soucis je crois bien, aidez moi !  

-Bon ! Déjà tu mes dois la vie et une balle. Amène toi, c'est suicidaire de rester ici !  

Je la conduisis presque de force dans l'appart d'où j'avais tiré le zombar. De près il semblait clair qu'elle ne faisais pas de sa vie une lutte dans la nature, elle ressemblait vraiment à une employée de bureau. J'étais vraiment furax contre elle, mais Téméraire lui cassait un peu mon effet en réclamant des caresses et en remuant la queue. Maudit chien !  

-Putain... Bon, écoute. Je ne sais pas trop ce que tu fais ici, mais je crois que tu as oubliée un détail sur les ruines "seuls les demeurés y vont". C'est d'autant plus vrai pour toi qui y va en ballerines et petit chemisier.

Je m'adoucis légèrement en constatant que le dit chemisier était entrouvert, jolie vue:

-Je m'appelle Anton, moi aussi je suis un demeuré et lui c'est Téméraire, un chien demeuré. Je vais maintenant me calmer et te laisser m'expliquer ce que tu fais dans le 4eme endroit le plus dangereux de Paris. Et si, ça me concerne maintenant que j'ai sauvé tes miches.

 


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Lun 26 Déc - 1:46
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Un coup de feu me fit sursauter et mon cœur fit un grand bond en avant.

Nom de dieu !

Comme ça semblait venir de derrière, je me retournais vivement. Que voyais-je ? Un zombie plus mort que mort à quelques pas de moi. Un juron fut lâché traduisit ma colère à mon manque d'attention. J'aurais dû entendre son approche. J'aurais pu me faire tuer. Quelle idiote ! Le coup de feu... On venait de me sauver la mise. Mais qui...

... Qui était le cinglé qui avait osé pointer une grosse flèche rouge clignotant à mon emplacement ?!

Effectivement, une fois l'effet de surprise passé et le soulagement d'avoir échappé à une mort par mâchouille sans anesthésie, c'était un autre sentiment négatif qui prit le dessus. Était-ce donc étonnant que je maudisse l'inconscient à toutes les maladies vénériennes existants ? Nope. Mais, je n'allais pas m'éterniser dessus. Il y avait mieux à faire pour le moment. N'étant pas quelqu'un qui laissera une occasion pareille passer sous son nez, je m'approchais du cadavre pour lui débarrasser rapidement de ce qu'il n'avait plus besoin sans pour autant lâcher mon arme.

Hum, son haut était fichu. Le pantalon et les chaussures étaient assez intacts, facilement réparables.

Ainsi en concluais-je après une rapide inspection visuelle. Mettant un genou à terre, je fouillais ses poches et y trouvais un paquet de clopes (revendable), un briquet plein (excellent), de la monnaie (refondable), des capotes (futures bombes à liquide inflammable), un trousseau de clés (même sort que pour les pièces) et son portefeuille. J'empochais le tout à l'exception du portefeuille que j'ouvris pour voir inspecter son contenu. Les Billets et papiers peuvent être utilisés comme combustible. Quant à la carte d'identité, l'homme ne domiciliait pas à Paris. Inutile donc. J'allais jeter l'objet inutile lorsqu'un énergumène aux yeux verts moins beau que Love s'amena et me raconta des sornettes.

-Bon ! Déjà tu me dois la vie et une balle. Amène toi, c'est suicidaire de rester ici !  

Ma main se serra autour de ma tige. Ainsi, c'était lui l'abruti heureux qui était responsable de ces gémissements approchants. Non, résiste. Il ne fallait pas la lui enfoncer bien haut dans le cul.

...

Approchant ?

Shit !

Les zombies s'approchaient. Forcé de suivre l'inconnu, je me retrouvais dans un des appartements de l'immeuble. Si je prenais la peine de regarder par ce qui servait de fenêtre, j'aurais une vue en plein sur ma précédente cachette, mais mon attention était accaparée par l'adorable canine noir et blanc avec une touche de marron. Je tendis ma main vers lui, attendant qu'il le renifle avant de lui donner les caresses et attentions qu'il désirait tant. L'animal était affectueux. Je m'agenouillais devant lui et passais les mains sur ses flancs. Pas tout maigrichon du tout, ses poils devaient lui tenir chaude en hiver. Quant à son maître, il méritait d'être défenestré. Non mais, il entendait ce qu'il vomissait là ?

Putain... Bon, écoute. Je ne sais pas trop ce que tu fais ici, mais je crois que tu as oublié un détail sur les ruines "seuls les demeurés y vont". C'est d'autant plus vrai pour toi qui y va en ballerines et petit chemisier.


Je regardais mes fringues. Ils avaient quoi exactement mes fringues ? Certes, ma chemise était un peu trop étroite pour que je boutonne jusqu'au bout, mais elle couvrait tout le reste. Et mes ballerines étaient cool. Facile à enlever et elles me permettaient de glisser sur les surfaces lisses. C'était mieux que les siens de toute façon. Tenue militaire et coupe de cheveux courts, assez particulière. Pffff, je comprenais pourquoi il ne savait pas se tenir discret dans ces ruines que 'seuls les demeurés y vont'. Ce demeuré était un fan.

-Je m'appelle Anton, moi aussi je suis un demeuré et lui c'est Téméraire, un chien demeuré. Je vais maintenant me calmer et te laisser m'expliquer ce que tu fais dans le 4eme endroit le plus dangereux de Paris. Et si, ça me concerne maintenant que j'ai sauvé tes miches.

Un fan des militaires donc des armes à feu. Et parce que monsieur s'était retrouvé avec une arme, il s'était pris pour un pro. Je levais les yeux au ciel. Que Dieu me préserve des imbéciles. Même mes amis Geeks avaient plus de jugeote que lui. Délaissant à regret Téméraire après un dernier grattouille derrière les oreilles, je me relevais et m'approchais du grand brun l'air on-ne-pouvait-plus mécontente. C'était un miracle que j'avais su garder mon sang-froid et ne pas lui cracher ma fureur à la gueule.

"Écoute demeu... Anton."

Mon index s'enfonça dans sa poitrine, du moins aussi loin qu'il pouvait.

"Si j'ai envie d'être dans ce secteur, c'est mon droit. Et ce n'est pas parce que tu m'as sauvé la vie que tu as le droit d'exiger des réponses. Tu veux des réponses ? Demande-les poliment comme l'être civilisé que tu es. Maintenant, peux-tu me dire ce qu'il t'a pris d'ameuter tous les zombies du coin au pied de l'immeuble ? Au lieu de lui mettre une balle dans la tête, plante lui un couteau dans le crâne après l'avoir plaqué sur le sol. Tu as un couteau, non ?"

Vu son équipement, il était impossible qu'il n'eût pas une arme blanche sur sa personne.

...

Quel idiot.

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Anton Pendragon
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Lun 26 Déc - 17:42
Putain ! Vous savez ce qui me passait par la tête pendant que Blondie m’engueulait sur ma façon de me comporter ? Sachez que ça incluait plusieurs de ses orifices et le canon de mon arme et une balle chemisée métal. Sans déconner ! Je viens de me souvenir pourquoi j’avais opté pour la vie en solitaire. Les gens étaient souvent des ingrats, là j’en avais une preuve sous les yeux ! D’où ? Dans quel univers elle pensait pouvoir me reprocher mes actes ?! Je n’aurais peut-être pas dû écouter Téméraire et lui loger une balle dans le crâne. J’ai peut-être manqué de tacts en posant mes questions, mais je n’allais certainement pas me laisser faire concernant l’utilisation de mon arme :

- Oh ! Mais excuse-moi, je suis vraiment désolé d’avoir pensé que tu aimerais éviter un cunnilingus zombifiant ! Oui j’ai plusieurs couteaux et je t’invite à virer ton doigt de ma poitrine si tu ne veux pas que je te poke avec !

Je repoussais son bras d’un geste et je reculais d’un pas. Elle avait du chien, c’était clair. Mais ça ne suffisait pas pour me calmer. Je crevais de chaud ! Elle m’avait tellement mit les nerfs que je retirais mon manteau, c’est qu’il tenait chaud le con ! Je revins vers elle, elle ne pouvait manquer mes deux couteaux qui pendaient à ma ceinture, ni mon tshirt marqué GIGN… J’entrepris également de vider le chargeur de mon MAS, avant de le poser à côté de mon barda.

Il était temps de faire un cours à Blondie ! Je l’invitais à me rejoindre à la fenêtre.  Une douzaine de non-morts marchaient dans un ensemble désordonné. Ils s’arrêtèrent en pleins milieux de la rue sans raisons puis restèrent là :

- Effectivement, on dirait que j’ai attiré quelques fans de viandes fraiches. Maintenant regarde bien ta planque ! Tu le vois le cadavre ? Il y a presque trente mètres depuis la fenêtre. Je te traduis ça, même en courant, il m’aurait fallu 45 secondes au bas mot pour vous rejoindre. J’avais quatre solutions ! Soit je prenais le risque de te rejoindre et je serais arrivé durant une séance de nécrophilie. Soit je te hurlais de faire gaffe et ça aurait attiré ces saloperies quand même et rien ne dit que tu t’en serais sortie. Je pouvais aussi tenter un tir, ce que j’ai fait et j’ai donc sauvé tes miches ! Maintenant t’es gentille, un merci ça t’arracherais la bouche ?

Je me reculais de la fenêtre et je passais devant un Téméraire ne comprenant pas ma colère. Il me regardait avec ses beaux yeux :

«  Tu es un peu con des fois. Elle s’est braquée car tu étais agressif »

- Oh ce n’est pas le moment toi, tu demandes des caresses à tout le monde ! Ils diraient quoi tes amis du K9 ? T’es censé être un chien de guerre, pas un toutou de compagnie.


« Ouais, bah trouve-moi quelqu’un pour jouer »

Il me mit un petit coup de museau avant d’aller voir Blondie pour lui lécher les mains. Je crois que je l’avais vexé. Bah tant pis, on s’aimait trop pour rester fâcher longtemps. Je me posais dans le canapé et je sortis une canette de coca pour essayer de me calmer un peu. Bon ouais, j’avais peut-être eut quelques mots un peu fort, mais merde quoi ! C’est quoi ces survivants qui se cachent dans des lieux découverts ? J’avais vu assez de morts conne comme ça, en quatre ans, ce genre d’erreurs ne devaient plus exister.

- Bon, je me suis un peu emporté, j’en suis désolé. J’ai assez de vivres pour tenir le temps qu’ils partent si tu veux rester et attendre. Sinon, je t’aiderais à faire le ménage pour que tu puisses partir sans trop de risques.

Je sortis une deuxième canette de mon sac et je lui tendis :

- Quel est le nom de la fille qui en a ?
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Mer 25 Jan - 5:26
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Rustre. Non, ce n'était pas pour son langage que je lui avais attribué ce terme. J'en avais entendu de pire dans le quartier de mon enfance. Non, c'était pour la manière dont il avait repoussé mon bras sans même me donner le temps de retirer mon doigt (à quoi servait de donner un avertissement si on ne donnait pas aussi à la personne le temps pour le faire) et de m'ordonner plus ou moins de le rejoindre devant la fenêtre après qu'il eut enlevé sa veste pour afficher ce qu'il avait dessous. Notez bien qu'au moment d'un dixième de sonstrip-tease', j'étais occupée à fouiller dans mon sac pour en sortir une longue-vue de 13 centimètres protégée par des vêtements de rechange.

"Tch' " fis-je en me rendant vers lui, sac à dos à nouveau dans le dos et une longue-vue dans une main. Je reconnaissais que ses couteaux étaient sympa, utiles. Mais montrer ainsi son t-shirt GIGN, c'était dévoilé qu'il avait vidé le QG des flics. Dans un monde tel que la nôtre, dévoiler ses matos performants était un appel aux cons pour qu'ils viennent le dévaliser. Pas malin de sa part. M'enfin, c'était sa vie qu'il risquait. Pour le faire chier, parce que j'aimais faire chier les misogynes et les sexistes, je prenais mon temps dans mon déplacement. Quelques minutes pour nettoyer les lentilles de mes lunettes, quelques secondes pour donner une caresse à son adorable toutou au passage sur la tête. Comment le chien pouvait avoir un maître si nerveux, coléreux.

Pouvait-il deviner que le bouvier était la raison dont je ne me montrais pas si méfiante envers lui, mais que je gardais néanmoins un oeil sur sa personne juste en cas où. Pourquoi ? Parce que le chien était affectueux, heureux. Physiquement, il n'était pas affamé. Un mauvais maître et un traitement l'auraient rendu violent, agressif. Et ne disait-on pas tel chien, tel maître ? Si le chien ne l'avait pas encore bouffé ou abandonné, cela voulait dire qu'il y avait un peu de bon en cet idiot.... Sauf s'il était un psychopathe qui possédait un moyen de cacher ses mauvaises attentions à son canin.

Lorsque j'étais enfin arrivé à ses côtés, il lâcha un commentaire plus qu'évident.

"À qui la faute." Marmonnais-je dans ma barbe tandis qu'il continuait de râler. Et blablabla. Effectivement, s'il n'avait pas tiré, il n'y aurait pas eu de viandes fraiches faisant du sur place de l'autre côté de ma planque. Je croisais les bras sous la poitrine, mécontente et peu concernée si le mouvement faisait remonter celle-ci. Et elle avait quoi ma planque ? Elle était acceptable ma planque avec son mur haut, accidenté. Oui, la distance entre sa planque et le cadavre était impressionnant. Il n'avait qu'à se procurer un arc et des flèches ou une arbalète s'il voulait continuer à jouer au héro. Ces armes étaient moins bruyantes. Quant aux solutions qu'il avait envisagées... Je roulais des yeux. Quel manque d'imagination. Hurler, vraiment ? Ce serait une perte de souffle et il fallait aussi que ses mots s'entendaient clairement de loin. Déjà que j'avais du mal à comprendre ce que les cons d'en bas de chez-moi hurlaient à leur pote. S'il devait me gueuler ses mots de loin, pas sûr que j'aurais compris grande chose. Je lâchais donc des solutions plus plausibles.

"Cinquième solution : tirer en l'air en guise d'avertissement même si ça aurait été une balle perdue inutilement puis vider les lieux pour un autre planque. J'aurais entendu le coup de feu venant de derrière moi, vu le zombie, lui aurais foutu mon bâton à bouffer et l'aurais buté avant de filer."

Tant que la bestiole ne me mordait pas, j'avais une possibilité de m'en sortir. Donc occuper sa bouche avec mon bâton. S'il le prend bien profondément dans la gorge, tant mieux.

"Sixième solution : tirer et on se casse chacun de son côté ou on se tire ensemble pour se trouver un autre planque avec une ou deux issus de secours de plus le temps que ça se calme."

Deux solutions qui nous auraient évité d'être prises au piège ici.

"Mais si tu insistes tellement, merci de m'avoir sauvé la vie même si on va devoir faire une prison break." Lâchais-je sarcastiquement. Et j'évitais de ne pas ajouter idiot pour ne pas jeter de l'huile sur le feu. La dernière chose dont on avait besoin, c'était de se disputer et d'attirer des invités non grata à notre fiesta ou forcer Téméraire à y participer. Les sourcils foncés, j'observais les faits et gestes de la dizaine de zombies. Ils continuaient de chercher l'origine du coup de feu. Question : pouvaient-ils muter de façon à pouvoir communiquer entre eux. Cette idée avait de quoi donner froid au dos n'empêche. Merde, d'autre s'amenaient à l'horizon. Avaient-ils aussi entendu la détonation ou c'était de simples moutons qui marchaient droit devant eux ?

Pendant que je regardais l'horizon à travers les lentilles grossissant de ma longue-vue, Anton entamait une conversation avec son chien. Oui, vous avez bien entendu, il dialoguait avec son chien comme il le ferait avec un être humain. C'était chou de sa part. L'entraîner dans son délire de fanboy de techno militaire, ça ne l'était pas par contre. Pauvre toutou. Et ce n'était pas sympa ce qu'il disait à son compagnon. Si Téméraire voulait un peu d'amour, alors il mérite d'avoir sa dose d'affection. C'était pour cela que j'interrompis mon activité pour lui en donner lorsqu'il venait mendier sa dose chez moi. Je m'assis sur les chevilles pour le chouchouter d'une main et j'en profitais pour lui murmurer à l'oreille.

"Si jamais tu en as marre de te prendre de la chair pourrie et infecté de zombie dans les canines et que tu décides de fuguer, viens me retrouver. Ok ?"

Le chien était suffisamment intelligent pour échapper aux zombies et de survivre dans la nature jusqu'à ce qu'il trouve une bonne âme pour l'accueillir ou pour qu'il retrouve mon odeur. Il avait même plus de chance que nous les humains grâce à ses capacités sensorielles et physiques. Lucky dog. Son maître quant à lui...

Oh My Fucking God!

Un miracle !

Il s'était excusé de son comportement. Je tournais aussitôt la tête vers la fenêtre. Nope, il ne neigeait pas. Il ne tombait pas non plus de crapauds, sauterelles, serpents ou de zombies. Je me pinçais la joue. Ce n'était pas un rêve. Bon, j'exagérais un peu, mais jamais, au grand jamais, je n'aurais pensé qu'un mec autre qu'un saint aurait le courage de ravaler son orgueil pour reconnaitre ses fautes. Ici étant son emportement parce qu'il me prenait pour une blonde écervelée. Bon, il ne l'avait pas dit explicitement, mais ses actions trahissaient cette pensée. Néanmoins, ce qui le rendit grâce à mes yeux ce n'était pas sa proposition de me sortir d'ici, mais un objet qui fit briller les yeux.

"Un... C'est un... Kyaaaa !!!" Criais-je en traversant la distance qui nous séparait à grande pas pour lui arracher la canette des mains. Enfin pas vraiment arracher. J'étais ni une sauvageonne ni une brute. Non, je l'avais saisi avec un peu trop d'empressement. Mais j'avais une bonne raison. C'était une canette de coca cola qu'il m'offrait bon sang. Trop cool quoi ! Sa version du drapeau blanc avait été bien choisie. Savait-il comment ce truc était utile pour nettoyer les chiottes et pour virer la rouille des outils sans que ça nuise à l'environnement ?

"Je te pardonne, tu es tout excusé. Je m'excuse aussi pour tu sais quoi."

Ça pouvait concerner n'importe quoi qu'il considérerait important. Tant que ça aidait à le concilier, que dire de plus et puis, ça ne me coûtait rien ces mots.

"Cependant, j'ouvrirais plus tard ce breuvage des dieux. " Fis-je avec un grand sourire, beaucoup plus amiable. Très tard même. Je ramenais mon sac devant et y rangeais la cannette (et ma longue-vue) avant que l'idée lui vînt de le reprendre. Lui tendant ensuite la main, je me présentais à lui. Deux fois qu'il cherchait à connaitre mon nom d'ailleurs. Il l'avait donc mérité d'avoir une réponse.

"Merace. Oui, je sais, c'est un prénom bizarre. Ma mère avait trop d'imagination."

J'étais blonde certes, mais je n'étais pas conne au point de donner mon nom à un type que je connaissais à peine même s'il était suffisamment généreux pour se départir d'une canette de soda. Je refusais aussi de donner mon pseudo InGame. Autant lui donner un mix des deux. Et puis, à y regarder de plus près, ce n'était pas un mensonge sauf que si jamais il cherchait à chercher des infos sur moi en utilisant ce faux nom, il n'y trouvera rien.

"Nous sommes partis sur de mauvais pieds, reprenons donc à zéro si ça te va."


Maintenant que l'orage s'était éloigné, autant profité pour se masser les pieds. Ils en avaient besoin après mon jeu de chat avec les morts-vivants. Je m'installais à l'autre bout du canapé où j'y avais pris la peine de déposer au préalable mon sac et ma batte de baseball toujours dans sa housse entre nous deux. Tiens, où était passé ma tige métallique ? Je regardais autour... Ah trouvé ! Elle était à côté de la fenêtre. J'avais dû le poser contre le mur à un moment donné.

"Tu squattais déjà les lieux ? Désolée d'avoir fait ruiner ta planque si c'est le cas. "
Lui demandais-je, jambes croisées. Pour être plus clair, mon mollet droit était posé sur mon genou gauche. Je retirais ma ballerine et fis travailler mes pouces. Celles-ci effectuaient des allers-retours sur la plante du pied depuis les orteils jusqu'au talon à travers la toile de ma chaussette dont la coupe était adaptée pour des chaussures comme les miennes. Sans mentir, c'était agréable.

"Tu as dû faire un repérage de possible sorti de secours ou faire un ménage de printemps, non ?"

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Anton Pendragon
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Jeu 26 Jan - 16:09
« Kyaaaaa » Je ne sais pas trop si c’était un hurlement forcée ou non, mais dans les deux cas, il manquait de dignité ! Ce fut tout juste si elle ne me retira pas la canette des mains. Bon, au moins ce drapeau blanc semblait avoir marché ! Ses remontrances, non mérité je le maintiens, firent place à une sorte de paix fragile. Je ne pense pas qu’elle soit vraiment prête à faire équipe avec moi et je ne crois pas qu’elle me prenne au sérieux non plus. Sérieusement, ça lui semble normal de tirer une tête à cette distance ?! Et puis la façon presque, négligente et je m’en foutiste de présenter ses excuses… Je n’aime pas ça ! Enfin, on ne peut pas tomber que sur des gens bien dans ces ruines.

Elle me sourit et me tendit une petite main gantée, je lui rendis sa salutation puis elle commença à se masser les pieds en proposant de faire la paix et plusieurs questions se bousculèrent dans sa bouche. Pendant ce temps, moi je finissais ma canette tranquillement en regardant la miss se masser les pieds. Je l’avais déjà dit, mais je le répète, elle a de jolies jambes, je la masserai bien aussi. Mais le temps n’était pas au fantasme, je pourrais toujours me soulager avec Max. Le temps était plus à « putain comment je m’en sors ? » :

Bien, Merace, si tu veux que je t’appel comme ça. J’ai trouvé ce squatte que depuis quelques jours, il n’y pas grand-chose à ruiner tu sais ! Je comptais repartir d’ici un jour ou deux pour la citadelle.


Ouais, la pêche touchait à sa fin, l’arrivée impromptue de Merace ne changeait vraiment rien pour moi. J’allais la faire sortir de là et si je pouvais en tirer une compensation, tant mieux. Au pire je la prendrais de force ! Sans déconner, je suis sympa mais au cas où vous auriez oublié, c’est ma vie first ! De plus, elle est loin l’époque où je faisais ça gratuitement, maintenant, mon aide se paie, d’une façon ou d’une autre.

On est dans de vieux immeubles, très vieux. Sauf si on n’a pas de chance, les murs des derniers étages sont très fins, dans un souci de légèreté. Avec un peu d’huile de coude, on va pouvoir creuser des trous et avancer jusqu’au bout de la rue dans soucis. Une fois là-bas, on avisera de ce qu’on fait. On peut se séparer et en rester là, où alors on peut collaborer un peu.

Je regardais Merace en disant ça, mais mes yeux revenaient toujours sur ses mains. Je ne sais pas pourquoi, mais ses petits gants m’intriguaient. Comment vous expliquer, ce n’étaient pas de gros gant d’intervention comme je peux en porter, mais des petits trucs délicats, plus là pour faire jolie que pour être efficace. Peut-être avait-elle les doigts moches pour les cacher de la sorte ?


On pourrait aussi foutre le feu aux zombars, mais je n’ai pas envie de risquer l’incendie. Il y aurait la solution de descendre les affronter, j’ai connu des rapports de forces plus défavorables. On ne risque pas grand-chose tant qu’il n’y a pas de « nouveaux née » dans le lot.

Ah ouais, les nouveaux née ce sont des saloperies, ces infectés tout neuf sprint comme usain bolt et son très agressif et fort. J’aime autant éviter d’en croiser, la dernière fois un de ces truc à presque réussit à me bouffer. J’en garde un très mauvais souvenir.
Remets donc tes pantoufles, je vais te montrer ce que j’imagine par creuser un trou dans les murs.

Je me levais pour rejoindre la cage d’escalier et monter un peu plus haut dans l’immeuble. Pour vous expliquer, dans ces habitations, datant souvent du XIXème, les combles des maisons sont séparés par de petits murs en plâtre, de quelques centimètres d’épaisseurs. Sous les toits, ça puait l’humidité et le moisie. De nombreux déchets recouvraient le sol en une immonde moquette. Je me tenais là légèrement vouté à palper les murs pour trouver ce que je cherchais. Une cloison fragile n’attendant qu’un gros coup de pieds pour se faire trouer. Quand ma victime se montra enfin, j’enfonçais mon pied dans le mur. Un gros bout de plâtre partie et nous dévoila ce qu’il y avait pour la suite :

Tu vois ce que je voulais dire maintenant ? On peut répeter l’opération jusqu’à atteindre le bout de la rue. Ce sera long et salissant, mais ça devrait éviter la baston. Retournons dans l’appart et parlons en.

De retour dans la planque, Téméraire sauta littéralement sur Merace et la fit chuter sous son poids, avant de coller son museau contre elle et de presque s’endormir sur place. Il se sentait seul en ce moment. Certes j'étais là pour lui, mais il aimait voir du monde. Il était vraiment temps qu'on retourne à la citadelle. J'appelait mon ami pour lui faire aussi quelques caresses puis je regardai Merace:

Mes solutions te conviennes ?



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