AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 :: Paris :: Le XIème arrondissement :: Le cirque d'hiver Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Ma meilleure copine - Aimie

 :: Paris :: Le XIème arrondissement :: Le cirque d'hiver
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Déc - 16:57
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène
Moses était persuadé d'avoir eu une idée de génie en allant jouer au récupérateur à l'ancien cirque Bouglione durant ses heures de loisirs. D'après lui, personne n'aurait songé à aller y récupérer des canettes destinés à leur buvette, des costumes et du maquillage. Avec ça, il aurait de quoi payer ses consommations pour plusieurs semaines. L'ambiance au temple devenait pesante et il voulait y échapper. Sofia lui faisait la morale parce qu'il n'était pas assez discret, qu'il ne cherchait même pas à dissimuler ses doutes religieux. A côté de ça, le pasteur Adélie tentait inlassablement de le convaincre, en lui prêchant la bonne parole. Pour lui, c'était normal d'avoir des doutes lors des heures sombres, mais le principal, ce qui prouvait vraiment la force d'un homme, c'était sa capacité à avancer et retrouver son chemin par la suite. Moses évacuait toutes les questions de croyance de son esprit dès qu'il le pouvait. Y réfléchir ne faisait que lui créer des maux de tête. Il ne savait pas et ignorait comment il pouvait être sûr de quoi que ce soit. Parfois, il se demandait comment il était jadis, s'il croyait, s'il pratiquait ou si, déjà, il était dans le déni.

En poussant la porte du batîment, il ne rencontra que l'obscurité. Ses yeux prirent une vingtaine de seconde à s'habituer et bientôt, grace aux faibles lueurs qui traversait les fenêtres encrassées, il parvint à avancer en éviter les obstacles. Il traversa les guichets, pénétra dans la salle de représentation. Il fouilla entre les sièges mais ne trouva aucun sac oublié. Ne perdant pas sa détermination, il disparu dans les coulisses mais il dû cette fois allumer sa lampe à dynamo. Il poussa une première porte et pénétra dans une petite pièce, dont un mur était recouvert de miroir. Moses attrapa les deux palettes de maquillage qui traînait sur le bureau, vérifia leur état général qui laissait à désirer mais les emporta quand même dans son sac à dos. Il fouilla mais ne trouva rien de plus intéressant si ce n'est une tenue de scène encore entière et prit également. Il revint sur ses pas, poussa la porte suivante. La loge y était sans dessus-dessous. Les miroirs étaient brisées et le bureau avait été renversé. La plupart des objets étaient en miette et, lorsqu'il ouvrit le grand placard, eut le plaisir de tomber sur deux infectés. Surpris, il fit un bond en arrière et manqua de se prendre les pieds dans les débris. Il attrapa son couteau coincé dans la ceinture et réussi à en faire tomber un. Le deuxième se prit la lame dans l'oeil et tomba sur une pile d'objet diverses qui s’effondra en grand bruits. Lorsque le calme revint, Moses n'était plus sûr d'être seul. Il lui semblait entendre des pas dans le couloir, des pas lents et traînant, caractéristiques des infectés. Serrant les dents et gardant son arme dans une main, la toche dans l'autre, il tira la porte pour observer ce qui se passait derrière.

Plus loin,une petite foule de chair putréfiée avançait dans sa direction. Moses sorti et traversa le couloir en deux pas pour pousser la porte d'en face de la fermer derrière lui. Il verrouilla le loquet derrière lui avant d'éclairer le reste de la pièce. Il se trouvait dans des cuisines, pas très grandes mais suffisante pour accueillir une troupe d'artistes. Le garde manger avait d'hors et déjà été pillé. Alors qu'il refermait doucement des portes du placard pour ne pas être entendu par les créatures encore agglutinée devant la porte, un bruit de fit entendre plus loin.

Quelqu'un ?

Il murmurait, toujours pour rester discret. D'un pas hésitant, pointant sa lampe dans la direction du bruit, il avança afin de vérifier si la chose était seine ou infectée.



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Déc - 22:03



Ma meilleure copine
Aimie & Moses

Depuis les deux dernières semaines, Aimie n'arrêtait pas de sortir du lycée. Prenant parfois un peu trop de risques pour quelqu'un comme elle... enfin, pour quelqu'un qui ne savait pas se battre. Mais à chaque fois qu'elle regardait les traces de chaînes à ses poignets, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir mal et inutile, donc elle fonçait dehors pour prouver le contraire. C'était idiot comme réaction, Aimie le savait. Mais elle ne parvenait à contrôler ça.

Cette fois, la mission n'était pas bien loin. Cela ne voulait pas dire qu'elle en restait moins dangereuse, bien au contraire. Aimie a failli mourir plus d'une fois dans les environs de sa "maison". Ils devaient fouiller le cirque. Pourquoi ? Ça elle l'ignorait, car ils avaient déjà pillés une partie des réserves de cet endroit. Mais Aimie avait entendu dire que plusieurs personnes avaient vu une fillette dans le coin, d'ailleurs elle aussi l'avait vu à l'hôpital avant de se retrouver coincer dans une ambulance avec un militaire. Apparemment cette fillette disparaissait aussi rapidement qu'elle apparaissait. Certains parlaient même d'un fantôme. Que c'était puéril !

Aimie se demandait si ce n'était pas pour retrouver cette petite, ce qui rendait la mission d'autant plus importante à ses yeux. La jeune femme les avait donc suivi dans les rues et ruelles, puis jusqu'à ce bâtiment imposant et impressionnant. Aimie eut un mauvais pressentiment. Enfin... A chaque fois qu'elle sortait elle avait un mauvais pressentiment. Elle aimantait les problèmes encore mieux qu'un aimant attiré le métal. Après avoir fouillé quelques pièces et récupéré quelques bricoles sans importance, un infecté leur sauta dessus. Ou plutôt sur elle... C'était elle qui avait l'air d'être la moins dangereuse et donc elle était une cible de choix. Aimie fut extirpée rapidement de l'emprise de l'infecté, puis un homme la conduit alors dans une pièce. Une cuisine. Il inspecta chaque endroit de la pièce et lui ordonna :

«-Le bâtiment semble dangereux et rempli d'infecté. Tant qu'on a pas sécurisé la zone, tu restes ici ! Comme-ça il ne t'arrivera rien.»

Aimie n'eut le temps de rien dire, qu'il referma la porte en la laissant seule. Plusieurs fois elle entendit des infectés passer devant la pièce. Mais elle ne bougea pas. Il avait raison, si elle était dans leurs jambes, elle ne ferait que les retarder ou pire. Comme David, ils pourraient se blesser. Soudainement, il eut plusieurs coups de feu et puis un cri d'homme... Puis plus rien. Aimie paniqua et voulu les rejoindre, mais en regardant par la porte, elle vit que le chemin était bloqué.

Elle alla s'installer dans le fond de la pièce et attendit en serrant son couteau contre elle. Bon Aimie ne savait pas s'en servir, mais ça la rassurait de l'avoir dans les mains. Les minutes passèrent et puis une heure voire même deux... Elle n'avait pas trop la notion du temps ainsi. Puis soudain elle se figea en entendant la porte s'ouvrir et se fermer. Aimie se releva doucement en restant dans la pénombre et sortit sa petite lampe torche. Elle resta figée, tremblante de peur et ayant un noeud à l'estomac. La pression augmentée et... une voix. La voix d'un homme, mais de ceux qui l'accompagnait. Aimie eut l'étrange sensation de connaître cette voix. Elle alluma sa lampe qui n'éclairait pas très fort, mais juste assez pour voir. Puis murmura :

«-Moses ?»

Elle s'approcha un peu redoutant d'avoir mal vue. Mais aucun doute. C'était bien Moses, l'homme avec qui elle avait un désagréable souvenir, cela faisait peu de temps qu'elle le connaissait, c'était quelques jours avant qu'elle se soit faite enlevée par les cannibales du parc. Aimie alla tout de même jusqu'à lui et posa sa main sur son épaule, puis lui demanda d'une voix douce dans un chuchotement :

«-Tu vas bien ? Tu n'es pas blessé au moins ? Je suis bloquée ici des heures, ça grouille d'infectés... tu... tu n'aurais pas vu trois hommes ? Ils étaient avec moi avant que... il y a eu des coups de feu... et... depuis plus rien... rien que ces saletés d'abominations !»


by Moses


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 20 Déc - 2:37
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène
Moses s’approcha des cuisinières et des étagères lui obstruant la vue. Il ne restait rien d’intéressant dessus. Sa lampe faiblissait à présent, elle avait besoin d’un regain d’énergie qu’il ne pouvait lui apporter immédiatement. Utilisant ce qu’il restait dans la batterie, il balaya le mur du fond de la pièce alors qu’il entendit son nom, prononcé avec hésitation et dans un murmure. Attiré par du mouvement à sa droite, il se retourna et dirigea son faisceau en fin de vie sur le visage de la jeune femme. Ses cheveux blonds, ses grand yeux bleutés… Il la connaissait. C’était la miss qui avait séparé Josh d’un autre gars sur la place, et qui faisait craquer Eddy. En revanche, le nom de la demoiselle ne lui revint pas. Ce n’était pas le genre de détails qui l’intéressait. Cette fiche avait refusé un plan à trois gratuit avec une charmante prostituée. Sur le visage du jeune homme naquit un sourire discret. Bon, il était toujours piégé, mais au moins il était en bonne compagnie. C’est étonnant comme dans ce contexte, toute compagnie est agréable. La jeune femme se montra étonnamment prévenante, vu leur première rencontre, ce qui surpris le fils de Jean qui recula d’un pas en la voyant si proche de lui. Le récupérateur aurait imaginé qu’elle le détesterait après ça. Personne ne se comportait comme elle le faisait avec lui, en temps normal. Il lui toucha timidement l’épaule en retour, gêné, n’étant pas une personne particulièrement tactile et alla s’installer au fond de la salle, adossé contre le mur. Le sol carrelé était froid.

Ça va, ça va. Je n’ai rien. Par contre, tes potes…

Il marqua un temps de pause et sorti sa gourde de son sac. Il en but plusieurs gorgées, laissant des gouttes s’échapper par les commissures de ses lèvres et couler le long de sa mâchoire. Prit de pitié, Moses tendit l’eau à la jeune femme qui avait l’air anxieuse.

C’est que de l’eau, pas d’alcool, promis. Blague à part, je n’ai croisé personne, ni vivant ni totalement mort. Pas de bruit non plus. Que des infectés, amassés devant notre porte en ce moment même. Mes condoléances. Si on reste calme quelques heures, ils devraient s’éparpillés et nous pourrons sortir.

Ça expliquait sa voix basse. Ses condoléances avaient été dit sur un ton plat. Dans un monde pareil, on perdait tous des proches et ceux-là, il ignorait jusqu’à leur prénom, il n’allait pas les pleurer. A côté de ça, le jeune homme était calme et déterminé à rester dans ces cuisines le temps qu’il fallait. Ce n’était pas la première fois qu’il était dans cette posture, mais cette fois tout c’était déroulé facilement. Il n’avait pas eu besoin de se battre contre les infectés pour rejoindre une place sécurisée. Il préférait s’en tirer sans avoir besoin d’en arriver au combat. Ses techniques aux corps à corps étaient bien plus efficaces sur des êtres conscients que sur ses chewing-gums bipèdes.

Il prit son sac à dos sur les cuisses, l’ouvrit pour y ranger son couteau. De sa main libre, il tourna la petite manivelle de sa lampe, provoquant un vrombissement discret.




Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 23 Déc - 15:35



Ma meilleure copine
Aimie & Moses

Aimie lui sourit gentiment, quand il posa une main sur son épaule en retour, c’était maladroit et ça amusait un peu la demoiselle, pas méchamment ce n’était pas son genre de se moquer de quelqu’un. C’était juste l’ironie de la chose… Sauter sur des prostituées ne lui posait pas de problème, mais un simple contact amical semblait le mettre mal à l’aise.

Aimie le regarda donc s’installer et elle attendit de voir s’il allait répondre à sa question. Elle voulait vraiment savoir pour ceux qui l’accompagnaient, ce n’était pas vraiment des amis n’ayant pas l’habitude de faire des excursions avec eux. Mais ils étaient des gens de son clan et ça s’était important pour elle…

Moses commença à parler, mais s’arrêta, augmentant sa nervosité s’attendant au pire. Ce dernier sortit sa gourde et lui tendit en précisant bien que c’était de l’eau. Mais enchaînant en disant qu’il n’avait vu personne de vivant et personne de mort, en dehors de pourriture devant la porte. Aimie soupira et s’installa à côté de lui en prenant la gourde et buvant une gorgée puis, lui rendit en lui disant :

-Merci, c’est gentil.

Mais Aimie n’avait pas l’air triste. Parce qu’elle pensait qu’il y avait un espoir qu’ils soient vivants, tant qu’elle n’était pas certaine de leurs morts, elle n’allait pas se mettre un fardeau sur les épaules. La jeune femme voulant lui rendre l’appareil, tira sur son sac et sortit une barre de céréale. Elle l’ouvrit et la coupa en deux, puis en tendit la moitié à Moses :

-Tiens ! Ce n’est pas fameux… elles ont presque pas de goût, on dirait presque du carton, mais au moins ça nourrit.

Elle mangea doucement son morceau de la barre de céréale et soupira en fixant la porte regrettant de ne pas savoir se battre. Aimie n’aimait pas être le boulet qu’elle est. D’ailleurs elle releva ses manches et caressa doucement les marques de chaînes qu’elle avait aux poignets. Depuis qu’elle avait ces marques elle remettait beaucoup de choses en question. Puis secouant la tête pour revenir à la réalité, elle rabaissa ses manches et mit ses mains dans ses poches. Puis lâcha avec un ton sarcastique, mais pas mauvais :

-Bah ! Ça pourrait être pire ! On pourrait être les prisonniers d’un groupe de cannibales ! Enfin Bref ! Ces saletés vont finir par se fatiguer ou au pire on trouvera une autre sortie pendant qu’ils sont occupés à frapper bêtement sur la porte.


by Moses


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 25 Déc - 18:08
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène
La jeune femme prit la bouteille d'eau et le remercia pour sa réponse. Moses aurait imaginé qu'elle aurait été touchée par les mauvaises nouvelles qu'il lui avait apporté, mais elle restait droite et digne. Elle n'était peut être pas si fragile que ça au final, le fils de Jean accepta l'éventualité d'une erreur. Il la scrutait alors qu'elle farfouillait dans ses affaires, sourit lorsqu'elle lui offrit une barre de céréale.

Merci.

Il la prit, abandonnant sa petite lampe à côté de lui, et la porta directement à sa bouche pour l'engloutir. Ce n'était pas totalement faux, qu'elle avait un goût de carton, mais c'était toujours mieux que rien ou du pain rassis. Au moins, c'était sucré et son corps apprécia ce détail. En un rien de temps, il fit disparaître toute trace de son goûter et se laissa tomber en arrière jusqu'à retrouver le mur. Il glissa légèrement et était présentement totalement avachis, les yeux fixant l'obscurité.

Pour l'instant, je préfère attendre qu'ils se calment.

Il ferma les yeux. Les grattements lui indiquaient qu'ils étaient toujours amassés derrière la porte, mais bien trop cons pour se servir d'une poignée. Ils étaient en sécurité ici. Sa main tatona jusqu'à rencontrer sa lampe à dynamo abandonnée. Il recommença à la charger, provoquant le même vrombissement discret.

Si ça ne se calme pas d'ici une heure, on pourra toujours chercher une issue, si ça t'amuse. T'aime pas perdre ton temps miss, hmm ?

Le jeune homme lui adressa un petit sourire amusée. Les humanistes étaient des gens pratiquent, cherchant à rentabiliser leur temps pour construire un monde parfait et proche de celui qui venait d'être détruit. Si certains Fils de Jean jugeaient la citadelle comme étant le nouvel enfer sur terre, c'était pour ce jeune homme ceux qui cherchaient à rétablir l'ancien ordre qui devait être éliminé. Mais s'il y avait un Dieu, il aurait le pouvoir de les faire disparaître lui-même. L'agent de sécurité préférait ne pas se charger de ces gue-guerres entre clans lorsqu'on ne lui demandait pas explicitement.

Si ce clan était effectivement ridicule, selon Moses, au final il avouait ne jamais s'être vraiment intéressé à eux pour tenter de les comprendre. Il n'était pas sûr que cette jeune femme renvoi la meilleure image du clan. Elle était tout ce que l'homme fuyait : l'organisation, la douceur et le correcte. Mais aujourd'hui, elle l'avait nourris et donc il allait se montrer patient avec elle. elle.... Son prénom ne voulait toujours pas lui revenir. Il n'avait pas spécialement envie de lui redemander, mais quitte à être bloqué ici, il allait devoir passer par là.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 30 Déc - 7:55



Ma meilleure copine
Aimie & Moses

Aimie n'était pas surprise de l'entendre dire qu'il préférait attendre pour le moment, elle s'y attendait, car elle avait aussi attendu un moment avant de se dire que ça serait bien de réfléchir à une sortie. Non ce qui l'a surpris un peu c'était son intonation interrogative avec son "hum", apparemment il ne se souvenait pas de son prénom. Pas surprenant... pour lui elle devait juste être la fille chiante de l'autre jour qui avait refusé un plan cul. La jeune répondit machinalement :

«-Aimie...»

Elle ne rajouta rien, du moins pas tout de suite. Aimie s'occupa de recharger sa lampe à son tour, elle l'avait usée en l'éclairant quand il était arrivé. La jeune femme la reposa et soupira en s'appuyant contre le mur froid, puis lui rétorqua gentiment :

«-Ce n'est pas que je suis pressée, mais plutôt que je suis coincée ici depuis des heures. Enfin... je crois, c'est l'impression que j'ai.»

La jeune femme avait déjà une idée, mais pour le moment elle allait le laisser se reposer. Il venait de se taper un sprint avec des infectés à ses trousses. Pas besoin de l'embêter pour le moment. Et de toute façon, il devait la trouver suffisamment chiante comme ça. Aimie le regarda quelques instant, même si son apparence ne la dérangeait pas étant une fille qui s'arrêtait pas à ça, elle était tout de même fascinée par son physique, ses tatouages et tout ça, ça restait impressionnant. Puis la question lui échappa :

«-Tu étais déjà tatoué avant tout ça ? Quitte à être coincés ensemble, autant qu'on papote un peu... sauf si ça te dérange. Enfin... c'est comme tu-veux...»

La jeune femme ne savait pas trop comment se comporter avec lui, la dernière fois ça ne s'était pas bien passé... pour lui elle avait été une briseuse d'ambiance et pour elle, il avait été un rustre. C'était le défaut des gars comme lui... ceux qui passaient leurs temps dans les bars et avec des prostituées... ils n'apprenaient pas vraiment à connaître les gens, ils s'arrêtaient à l'apparence et si la personne est fêtarde. Aimie lui sourit légèrement en attendant sa réponse.


by Moses


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 3 Jan - 3:00
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène
Comme si elle lisait dans ses pensées, la jeune femme lui répéta son prénom. Quelle délicate attention ! C'était adorable ! Comme si Moses allait faire le moindre effort pour s'en souvenir de toute manière. Il observa du coin de l'oeil Aimie limiter, manipulant la lampe de poche. Ils avaient sûrement l'air de deux abrutis, mais il faisait noir et ce n'était pas comme si les zombies pouvaient se moquer d'eux.

Le fils de Jean ne répondit pas à la première réponse d'Aimie. Le temps était relatif, surtout dans ce nouveau monde. Plus d'emploi du temps, plus de rendez-vous ou d'heure de pointe. Seule la position du soleil et la fréquentation du New Born changeaient selon l'heure. Il sentit son regard bleu azur posé sur lui, mais il ne tourna pas la tête. Ce n'était pas la première à le dévisager de la sorte et il était maintenant bien au-dessus de ça. À sa question, il hésita un instant avant de trouver une réponse. Il soupira :

Oui, je l'étais avant tout ça... Tu vois, ça ne me dérange pas de faire la discussion, mais ça me dérange de parler de mes tatouages.


Moses avait plutôt l'habitude de mentir sur ses tatouages, mais une petite voix lui disait que la curiosité d'Aimie pourrait être attisée par une sottise peu crédible. Il resta silencieux pendant une dizaine de secondes, reculant sa tête contre le mur. Le tapement des monstres contre la porte se faisaient plus moues, mais ils étaient toujours présents, agglutiné comme des mouches autour d'une quiche en décomposition. Ils n'allaient pas sortir dans l'immédiat, malheureusement. Le sujet des tatouages avait renvoyés Moses à sa triste réalité de mec paumé et il aurait donné cher pour se téléporter au New Born à ce moment précis, boire et payer une femme ayant certainement des maladies pour oublier à quel point la vie était complexe et confusante. Bon, quitte à être bloqué, rester enfermé n'allait pas aider, alors il fallait parler...

Ca t'apporte quoi, de tenter à recréer un monde aussi pourris que l'ancien ? Vous voulez faire renaître la merde de ses cendres, un truc comme ça ?

C'était une question bien sérieuse pour le jeune homme tatoué, mais son air était devenu grave à présent. Ses sourcils étaient froncés et son regard semblait prit de sursauts, imperceptibles dans l'obscurité. Imitant le comportement d'un enfant apeuré, il remonta ses genoux contre son tronc, abandonnant sa lampe à ses côtés. À défaut d'être au temple, il aurait voulu être avec Sofia qui l'aurait rassuré d'un "tu n'as pas besoin de penser à ça, tout ce qui compte, c'est qu'on survive tous les deux" ou une autre phrase conne du genre. Parfois (ok, c'était rare, mais ça lui était arrivé au moins deux fois depuis son accident) Moses se demandait pourquoi survivre si c'était pour n'être qu'une coquille. Confus. Confus. Con FU. Con fuis. Ça, c'était les deux mots qu'il se répétait tels un mantra. Sois con et fuis ce qui peut t'empêcher d'être con. Il resta grave et silencieux, attendant la réponse de la jeune femme et se maudissant pour avoir poser cette question plutôt qu'être retourné sur un sujet plus léger.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 8 Jan - 0:46



Ma meilleure copine
Aimie & Moses

Alors qu'elle pensait vraiment à ce qu'il lui dise de se taire ou que ça ne l'intéresse pas de parler avec elle, Aimie fut surprise de l'entendre dire le contraire. Même s'il précisa ne pas vouloir de ses tatouages, mais en lui précisant tout de même qu'il datait d'avant tout ça. La jeune femme le fixa quelques instants, se disant qu'il avait dû avoir une vie difficile autre fois pour ne pas vouloir en parler. C'était le cas de beaucoup de personnes dans ce monde, même elle... bien que elle c'était à cause de la douleur de ne pas savoir ce que ses parents sont devenus et la perte de Fanny sa meilleure amie.

Mais Aimie s'en voulait d'avoir abordé un sujet si peu agréable pour lui. Elle attendit quelques instants et ce fut lui qui aborda un autre sujet. Un sujet qui déclencha un léger rire à Aimie. Ce n'était pas la première fois qu'on lui reprochait une telle chose, du moins... ce n'était pas rare que les gens pensent que les humanistes veulent sauver ce qu'il y avait avant tout ça. C'était peut-être le cas de quelques personnes dans son clan, mais pas Aimie. Elle lui répondit alors :

«-Pourquoi vouloir sauver quelque chose qui nous a mené à une telle galère ? Non, non... Ce n'est pas mon objectif. Du moins... je pense qu'il faut améliorer les choses et pas refaire les mêmes erreurs. Mais bon... c'est plus compliqué que ça en à l'air et pas facile à expliquer...»

Le regard d'Aimie se reposa sur Moses, elle eut presque un petit pincement au ventre en le voyant installé comme ça. C'était peut-être idiot, mais s'occupant d'enfants, ce n'était pas rare d'en voir certains se mettre dans une telle posture quand ils n'allaient pas très bien. Aimie voulut le prendre dans ses bras, mais ça aurait tellement paru déplacé. Au lieu de ça, Aimie se rapprocha de lui, elle glissa son bras dans le dos de Moses et lui caressa doucement pour essayer de l'apaiser ou de le calmer. Elle ne savait trop ce qu'il avait.

Un grand bruit résonna et fit sursauter Aimie. La jeune femme bondit sur ses pieds en entendant des coups de feu, assez lointain dans le bâtiment. Peut-être à deux étages au dessus. Il y eut des cris, de nouveaux coups de feu et... plus rien. Aimie était aux aguets et s'avança vers la porte. Les siens étaient encore en vie et certainement bloqués comme eux dans une autre pièce. La jeune femme aurait tant voulu les rejoindre, mais... les bruits contre la porte venait de reprendre de plus bel. Ce qui la fit reculer un peu de la porte.

Aimie posa son regard sur Moses et soupira, même si elle avait la sale manie de se mettre en danger, jamais elle n'imposerait ça à un autre. Avec un autre soupir en voyant la porte trembler un peu, Aimie poussa un meuble contre la porte pour éviter le moindre risque. Puis elle retourna s'asseoir à côté de Moses en lui demandant :

«-Tu as quelqu'un qui t'attend dehors ? Ou même chez toi si tu en as un ? Ou quelque part ailleurs ? Enfin... je ne sais rien de toi, donc je ne sais pas trop...»

by Moses


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 12 Jan - 23:27
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène
Aimie sembla trouver sa question totalement débile, ce qui arracha une petite moue boudeuse à Moses. « Il n’y a pas de questions connes », cette phrase lui revint en tête, sans qu’elle soit attachée à un souvenir particulier. Normal. C’est normal Moses. Le plus dur était de ne pas se forcer à se souvenir. Il se reconcentra sur la discussion. Recréer le merdier détruit, voila. Améliorer les choses. Le jeune homme souleva un sourcil, intrigué. Pour lui, c’était le modèle de base qu’il fallait revoir. On ne pouvait pas améliorer quoi que ce soit, uniquement refondre et placer dans un nouveau moule. Bien sûr, l’idée n’était pas si claire dans sa tête, l’empêchant de la formuler et de rentrer dans un véritable débat. De toute façon, il était maintenant intimidé par le regard de la demoiselle. Lui d’ordinaire si sûr de lui et si enjoué perdait toute contenance quand le dialogue portait sur des sujets plus sérieux, sur lequel on lui demandait d’avoir des opinions propres. Puis vint la pitié. Il détestait cela mais préféra ne pas se laisser emporter dans un coup de sang maintenant. Ce n’était pas un lieu approprié et cela ne ferait que dévoiler un peu plus sa faiblesse. A la place, il resta stoïque face à ce contacte non sollicité.

Des coups de feu.

Moses se redressa d’un coup, la main sur son sac, prêt à sortir une arme. Formater par ce nouvel environnement, il y avait des réflexes d’un genre nouveau que l’humanité avait très vite adoptés. Aimie, quant à elle, avait bondi sur ses pieds. Elle n’était peut-être pas si déconnecté du nouveau monde que ça, au final. Il l’observa, amusée, alors qu’avec sa petite force elle poussa une table contre la porte. L’aider ? Pourquoi faire ? Il voyait tellement mieux le spectacle d’ici. Et puis, elle ne s’en sortait pas trop mal. En un rien de temps, elle était de retour à ses côtés, apte à continuer la discussion. Le protestant poussa un long soupire en entendant sa question. Il ne voulait pas raconter sa vie, encore moins parler de ce qui pouvait être par la suite utilisée contre lui.

Non, à vrai dire je n’ai plus personne.

Oui, il avait « oublié » de mentionner sa sœur, oups. Son regard fixait le sol, entre ses pieds. Déjà, mentionner son aînée l’aurait fait passer pour un gosse ayant besoin d’une baby-sitter pour survivre, ce qui entacherait son image. De plus, Sofia était du genre à se faire discrète dans le nouveau Paris, sortant rarement du temple. Le jeune homme n’était pas sûr que parler d’elle à la première blondinette venue lui ferait plaisir. Enfin, quelqu’un qui n’a personne qui l’attend n’a rien à perdre. Si Aimie se retrouvait dans le camp opposé, à supposer que les humanistes n’étaient pas déjà leurs ennemies, hé bien ça leur fera toujours une info en moins. Le père Adélie et les autres anciens fils de Jean lui avaient appris cette chose utile : toujours se penser en confrontation aux autres. Toujours.


Et toi ?

Ses doigts jouaient avec la fermeture éclair de son sac à dos, provoquant un léger cliquetis raisonnant dans les anciennes cuisines.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 13 Jan - 6:18



Ma meilleure copine
Aimie & Moses

Aimie le regarda alors un instant, sa réponse se fit brève et négative. La jeune femme était vraiment septique. Comment pouvait-on avoir personne ? A la base c'était une question qui avait pour but de le faire parler un peu plus et faire connaissance. Mais rien à faire. Il restait fermé à elle. La jeune femme soupira et lui lança un bref regard quand il lui retourna la question. Aimie lui dit alors :

«-Oui, ceux de mon clan... et peut-être quelques autres personnes. Mais bon... je ne suis pas indispensable et je peux être vite remplacée.»

Elle n'avait pas été plus précise que ça, mais elle pensait ce qu'elle disait. Jarod était un idiot qui pourrait s'amouracher rapidement d'une autre, Anton la voyait certainement comme une simple fille sympa, Sergei qui... bah ! Il était pas très social, donc elle n'était pas sûre d'avoir un impact dans sa vie, Massial la prenait probablement pour une fille fragile qu'il devait toujours soigner, David.. il allait peut-être souffrir le plus, mais c'était peut-être mieux pour lui que de passer son temps à s'inquiéter pour une idiote comme elle, ses élèves pourraient se tourner vers Alice qui était une femme tout aussi sympathique et Mélodie... Mélodie est trop jeune, donc elle n'aura aucun souvenir d'elle si elle viendrait à mourir et serait élevée par une autre. Déprimant... non ?

Aimie regarda Moses et se résilia à abandonner. Elle avait fait beaucoup de pas vers lui... La dernière fois elle avait été boire un verre et elle avait essayé de parler un peu de sa vie, mais elle s'était retrouvée toute seule comme une idiote pendant qu'il était parti entretenir son rendement de MST. Puis cette fois, elle avait partagé de la nourriture, de le questionner un peu et de lancer des sujets simples, essayer de le rassurer, mais rien à faire....

Il restait fermé comme une huître et il ne semblait pas vraiment l'apprécier. Cet homme s'enflammait devant une prostituée, mais quand il s'agissait de communiquer simplement avec quelqu'un de normal, là il n'y avait plus personne. Alors à quoi bone faire des efforts. D'ailleurs si ça trouvait elle le saoulait grandement en ce moment. Lasse de tout ça, Aimie lui dit alors pour le rassurer :

«-Bon... je vais te laisser tranquille...»

Elle se leva en prenant son sac et alla dans un autre coin de la pièce. Elle remonta sa lampe une nouvelle fois et farfouilla dans ses affaires, pour en sortir un livre : Carrie de Stephen King. Vu la situation de leur monde, elle avait eu de la chance de tomber sur ce livre. Aimie l'ouvrit là où un bout de papier dépassait et plongea dans sa lecture avec comme bruit de fond les zombies enragés contre la porte. Les bruits les avaient vraiment énervé... ça promettait d'être long.

by Moses


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 14 Jan - 14:31
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène
La réponse semblait agacer la jeune femme. Tant pis, Moses ne pouvait pas être le gentil pote qu'elle semblait attendre. Tout le monde n'est pas si jovial que toi, miss.  Il faillit lui dire que tout le monde était remplaçable, mais jugea qu'il n'était pas d'humeur à rassurer et consoler les jeunes femmes perdues. Elle cherchait un ami, un confident, quelqu'un qu'elle connaîtrait lorsque lui préférait les relations plus... pratique. Peu de blabla, pas besoin de connaître toute la vie de l'autre pour savoir si on l'apprécie ou pas. Le jeune homme était maintenant aussi agacer qu'elle, n'aimant pas se sentir rejeter pour ce qu'il était. Oui, le pauvre garçon se sentait blessé. Il n'avait rien contre elle et considérait avoir fait d'énormes efforts et voila qu'on lui faisait comprendre que c'était pas assez. Lorsque la demoiselle s'éloigna, Moses ne daigna pas lui lancer un regard. C’était un enfant boudeur et rancunier. A la place, il continuait à jouer avec la fermeture éclair de son sac, ses yeux fixant la porte.

Le fils de Jean était à présent presque aussi nerveux que les infectés, de l’autre côté de la porte. L’ambiance était désagréable, gênante et lui voulait juste rentrer au temple au plus vite. Finalement à bout, il se leva subitement et alluma ta lampe torche, éclairant les moindres recoins de la pièce. Il cherchait un moyen de se barrer, de la bouffe, une couverture, ou juste un moyen de s’occuper. Il fit attention de ne pas faire trop de bruit en donnant un coup de pied dans des anciennes casseroles ou en rentrant dans un meuble. Il baissa les yeux au sol, avant de les remonter au plafond. Bonne pioche !

Au-dessus de lui, un trou dans une des dalles du plafond semblait pouvoir mener à l’étage du dessus. Il y avait de la place pour s’y glisser, du moins pour une personne aussi fine que Moses. Il revint sur ses pas attraper un sac à dos, poussa une petite table afin de pouvoir atteindre le trou et monta dessus. Ses yeux s’arrêtèrent sur Aimie et son cœur se pinça. T’es pas obligé de faire ça, mon gars. Elle avait l’air un peu déçue, et seule. Le trou était trop haut pour elle, jamais elle ne pourrait réussir à sortir par là sans aide. Et puis merde.  L’air las, il sauta de la table et se tenu devant la demoiselle, lui tendant la main pour l’aider à se relever.

Y’a un passage par là-bas. Tu devrais pouvoir l’atteindre si je te fais la courte échelle.

Moses prononçait cette phrase avec un air faussement distant. S’il n’en avait vraiment rien à foutre d’elle, il serait parti comme un voleur, la laissant se débrouiller seul. Quant à lui, il suffisait de sauter pour atteindre le trou.

J’sais pas trop où ça va déboucher, j’préfère avoir une personne pour surveiller mes arrières.

Oh, si c’est pas mignon, il se sentait obligé de s’expliquer.



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 19 Jan - 4:20



Ma meilleure copine
Aimie & Moses

Aimie commença à bouquiner, mais elle avait vraiment beaucoup de mal à se concentrer sur ce dernier. Pas qu'elle n'aimait pas, un livre d'horreur n'était pas désagréable, enfin tant qu'il ne parlait pas de zombie ça lui convenait parfaitement. Elle ne supportait plus du tout les livres de zombies.... de tout ce qui avait un lien avec quoique ce soit de zombies.

Bref ! Elle avait du mal à se concentrer à cause de Moses... Certes les bruits qu'il faisait avec sa fermeture lui donnait envie de balancer son sac, mais ça ne s'arrêtait pas là. Elle ne supportait pas ce froid, cette femme était un peu trop bisounours et aimait avoir un contact avec les gens, mais surtout les aider. Donc là le fait de se prendre un mur si glacial, ça lui faisait mal. Aimie avait l'impression de l'avoir soit brusqué ou soit elle était vraiment une fille super chiante. Dans les deux cas ça la peinait.

Ses sombres pensées furent interrompues par Moses, il s'était levé et s'agitait dans tous les sens. Pas moyen qu'il tienne en place. Il fouilla, cherchant... Puis son regard se posa vers le plafond. On aurait qu'il avait trouvé le jackpot. Il attrapa son sac, tira une table et grimpa dessus. Aimie posa un regard sur lui, le coeur serré et fit semblant de lire même si elle ne parvenait pas à ses concentrer sur son bouquin. Il allait encore l'abandonner...

Aimie fit tout ce qu'elle peut pour ne pas remonter les yeux, puis soudainement... elle l'entendit sauter de la table et lui tendre la main en lui proposant de lui faire la courte échelle en justifiant sur le fait que ça serait pratique quelqu'un pour couvrir ses arrières. Aimie essaya de paraître indifférente, mais si en réalité elle avait envie d'afficher un énorme sourire. Elle lui prit la main en lui disant tout simplement :

«-D'accord, je veux bien et ça peut t'arranger, tant mieux...»

Qu'est-ce qu'elle n'était pas douée ! Aimie lâcha sa main une fois redressée et debout, puis regroupa ses affaires en glissant tout dans son sac. Elle avait récupéré un peu de nourriture quand elle était seule, elle avait trouvé deux paquets de riz et un boîte de soupe sous le meuble... ça avait dû tomber lors des premiers pillages et personne n'avait penser regarder sous meubles les fois d'après.

Elle se dirigea vers la table et se hissa dessus avec agilité, puis avec sa lampe elle éclaira l'intérieur de l'entrée, puis examina les dalles. Le passage était bon pour eux, mais si le sol était pareil qu'à cet étage, ils ne pourraient accéder à un autre niveau, mais... longer le bâtiment et changer de pièce, cela les arrangerait également. Aimie lui dit alors avec sérieux ayant l'habitude d'être envoyé dans ce genre d'endroit ou même dans les ruines :

«-Le passage est assez grand, mais il n'y a pas d'accès à l'étage supérieur si tu regardes bien c'est trop renforcé et isolé pour être soulevé... Mais je pense qu'on peut longer l'étage et sortir de l'autre côté, les infectés sont concentrés ici, on a la voie libre. Par contre... les dalles semblent fragile, il ne faudra pas qu'on soit à deux sur la même dalle au risque de passer au travers et de servir de self service.»

Aimie accrocha sa lampe à l'étui de la lanière de son sac, ce qui maintenait l'éclairage devant elle. C'était une fabrication de David, afin que leur "petite bunny" puisse se faufiler facilement en voyant devant elle. La jeune femme se dit alors qu'une lampe frontale serait pas mal, elle regarderait ça à sa prochaine sortie à la citadelle. Aimie se prépara alors à grimper grâce à Moses. Une fois en haut elle observa et s'avança sur une autre dalle pour que son camarade puisse grimper à son tour, Aimie lui murmura alors :

«-C'est bon... la voie est libre...»

by Moses


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 28 Mai - 0:42
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène

Moses la tira afin de l'aider à se relever. Il baladait son regard ici et là, commençant à s'impatienter alors qu'Aimie rangeait ses affaires. Elle avait récupéré pas mal de choses, des trucs intéressants que le garçon songea à dérober. Ça serait toujours ça de plus au temple... On verra ça plus tard. S'il se montrait assez "gentil", il pourrait bien exiger un payement en échange. Ses yeux suivirent la jeune femme alors qu'elle montait sur la table, s'attardant même sur le bas de son dos. Hm. Pas désagréable comme vue. Le caractère de la fille était du gâchis.

Je comptais pas te coller au cul, ça devrait bien se passer

Il accompagna sa phrase d'un haussement d'épaule désinvolte, comme si l'idée même d'être collé à elle lui déplaisait. Il s'approcha d'elle et l'aida à se hisser dans le passage. Elle disparue de son champs de vision et il attendit une seconde, voir ce qui se passait. Finalement, Aimie lança que tout allait bien. OK, à son tour, il se plaça sous l'ouverture et sauta pour attraper le rebord et souleva son corps jusqu'à se retrouver à plat ventre sur le métal. Merde, c'était froid ! Il laissa échapper un grognement, se mêlant à ceux des infectés qu'ils pouvaient entendre depuis le faux plafond. La seule chose qu'il pouvait voir était le faisceaux de la lampe de la demoiselle, à quelques mètres devant lui.

J'vais économiser ma lampe, sait on jamais. J'pas envie de me retrouver dans le noir à cause d'un manque de batterie. Du coup, sauf objection, va falloir que tu passes la première.

Il pouvait parfois passer pour un con, mais Moses s'était déjà retrouvé dans pas de situations merdiques. Il en avait tiré quelques leçons, comme par exemple toujours avoir un plan B. Certes, une lampe à dynamo pouvait toujours être rechargée, mais cela pouvait prendre du temps et quand on gambadait à un mètre au dessus des monstres, ce n'était jamais une bonne idée.

Bon, par contre, j'suis totalement désorienté... Si on se fit aux grognements des connards, on devrait se diriger par là... Mais j'ignore si tu peux vraiment me faire confiance. Bref, après toi, princesse.

Il parlait d'un ton détaché, si ce n'est qu'il avait appuyé le dernier mot en le gorgeant d'ironie. Il n'avait pas peur à proprement parlé. Après tout, ils finiraient bien par réussir à sortir de ce fichu bâtiment. Quelle idée de se pointer dans un cirque aussi. Ça ne présageait jamais rien de bon, les clowns, le reste... Peut-être dans 15 minutes, peut-être 15 heures. Il ne voulait juste pas que la jeune fille sans humour perde patience et lui fasse de reproches. Après tout, elle devrait lui être reconnaissante. Sans Moses, elle serait encore en bas, seule. Non mais.  


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 4 Juin - 1:38



Bon... Allons-y !
Aimie & Moses

Aimie l'observa se hisser derrière elle en marmonnant qu'il préférait économiser sa lampe et lui lâcha qu'il ne savait pas trop où aller, mais lui indiqua une direction en se fiant aux bruits des infectés. La jeune femme lui jeta un coup d'oeil incertain, à ce dernier se demandant s'il était vraiment sérieux et quand il la surnomma princesse, elle fronça les sourcils mécontente. Pour commencer elle n'aimait pas ce surnom, mais ce qui lui déplaisait vraiment c'était sa façon de le dire. Du coup Aimie lui souffla tout simplement :

-Hum... ça ne me semble pas une bonne idée...

Grommelant, elle préféra se fier à autre chose que ce type. Les infectés étaient certes à côté et s'éloigner c'était pas mal, mais... s'éloigner à l'aveuglette pouvait les coincer dans une pièce verrouillée ou autre choses dans ce genre. Aimie se concentra sur l'architecture de ce bâtiment, se remémorant le trajet qu'elle avait pris malgré la panique.

La jeune femme s'avança à quatre pattes, en prenant le temps de charger sa lampe entre deux. Elle s'arrêta au bout de pratiquement une dizaine de minutes. Puis souleva doucement la dalle devant elle. Aimie éclaira doucement les lieux et observa attentivement, puis précisa alors à Moses en murmurant au cas où :

-Parfait ! On est au niveau des escaliers, si on passe par là, il nous suffira de descendre silencieusement. Normalement ce sont ceux proches de l'entrée... On devrait sortir rapidement si on ne fait pas de mauvaises rencontres. Enfin... si on est du bon côté, mais... dans le pire des cas, on pourra quand même se faufiler au rez-de-chaussée.

Aimie se mordit la lèvre en se retenant de sourire. Elle était certaine qu'ils étaient que c'était celui qui menait à l'entrée, la jeune femme voulait juste enquiquiner un peu ce type. Quoiqu'il en soit, elle tira la dalle silencieusement sur le côté pour dégager le passage afin qu'ils puissent s'y glisser. Puis, Aimie s'écarta en lançant à Moses avec une petite pointe de sarcasme et une petite moue :

-Après toi... "princesse".


by Moses


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 27 Juin - 18:57
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène
Si Aimie veut jouer les sauveuses et prendre le rôle de guide au sérieux, Moses n'allait pas l'en empêcher. De toute façon, de son point de vue, les humanistes ne faisaient que ça : se prendre pour des héros et trop réfléchir, cette fille ne faisait que les représenter à la perfection. Il la suivait, n'écoutant ce qu'elle disait que d'une oreille. Il réfléchissait à la soirée qu'il allait passer. Ou la matinée. Il ne savait plus l'heure qu'il était. Les balades dans les faux plafonds avaient tendances à le désorienter.

Il manque de lui rentrer dedans lorsqu'elle s'arrêta au dessus d'une pièce. Bon, si Aimie voyait juste, ils seraient sortis en un rien de temps. Et si elle se trompait, il n'aurait plus qu'à compter sur son sens de l'orientation légendaire (grosse ironie en vue).

Génial, j'adore servir d'appât.

Moses lui adressa un petit sourire en coin, celui qui lui donnait un air d'adolescent effronté et insupportable, avant de s'approcher du passage. Il commença par passer la tête, observer chaque recoin puis passa les jambes les premières et se laissa descendre lentement, se retenant par la force de ses bras. Une fois debout, il scruta une énième fois les lieux puis leva les bras afin d'aider la demoiselle à descendre. A priori, c'était calme. Tant mieux. Si le Destin pouvait être gentil avec Moses, il ne s'en plaindrait pas. Seulement, juste après s'être fait cette réflexion, un objet métallique non-identifié tomba dans les escaliers et dégringola chaque marche.

Clac. Clac. Clac...

Le fils de Jean s'immobilisa, sachant pertinemment ce qui allait se passer. Si des monstres se baladaient dans les pièces adjacentes, ils allaient être alertés par ce bruit et venir en masse dans les escaliers. Sans s'apercevoir qu'il tenait encore le bras d'Aimie dans la main, Moses se mit à dévaler les escaliers à la manière d'un taré. Se battre contre quelques créatures, pourquoi pas, mais ils ignoraient combien de monstres allaient rappliquer.

Jusqu'en bas ?

Au-dessus de lui, des craquements lui indiquaient que les connards n'étaient pas si loin derrière eux. Pas le temps de se retourner pour observer. L'adrénaline l'avait gagné. Sa mâchoire était crispée et Moses ne pensait qu'à une chose : ne pas se prendre les pieds dans les marches et se casser une jambe. Ce n'était CLAIREMENT pas le moment. Le garçon pouvait être un gros boulet parfois, s'il avait survit aussi longtemps, c'était justement parce qu'il savait se ressaisir aux bons moments. Il n'y avait plus de "princesse" et de sourire en coin là. Juste deux fuyards essoufflés.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 2 Juil - 16:17



Et encore...
Aimie & Moses

La jeune femme le regarda répliquer un truc, avec son air de garçon rebelle. Elle leva les yeux au ciel en marmonnant quelque chose, il lui rappelait l'un des ados dont elle s'occupait au lycée. Aimie le regarda observer les environs et descendre, la voie paraissait libre car il fit pour l'aider à descendre. La jeune femme se laissa glisser dans ses bras et s'écarta rapidement de lui, mais il lui tenait le bras tendu. Elle se figea à son tour en entendant le petit bruit qui se répéta encore et encore... comme une écho interminable.

Elle était figée comme tétanisée le coeur battant à la chamade, Aimie savait que les infectés seraient attirés par le bruit, comme si c'était la cloche qui annonçait le repas. Un bruit de pas et les deux eurent le même réflexe : courir. Bien qu'il la tenait, Aimie n'avait pas de mal à le suivre. Quand ils arrivèrent au rez-de-chaussée, son regard se posa sur la porte d'entrée : leur échappatoire. Mais elle vit aussi les monstres qui se dirigeaient vers eux et bloqués l'entrée.

-Non ! Pas par là !

Aimie le tira et l'entraîna vers le sous-sol, ils descendirent les marchent le plus rapidement possible. Alors qu'ils franchirent les portes, la jeune femme les ferma derrière elle et mit les verrouilla. Elle recula essoufflée et regarda les portes bougées. Apparemment ça tenait assez bien. Elle regarda autour d'elle et alluma sa lampe torche. Ils étaient dans un long couloir froid, Aimie marmonna :

-On dirait que c'est calme ici...

Elle s'avança et regarda différentes portes, les plaques des portes étaient en grande partie effacées. On dirait des vieilles réserves, certainement les costumes et les archives de paperasses en tout genre... Aimi regarda un peu Moses avant de lui proposer :

-Comme on est un peu bloqué... euh... on pourrait faire le tour de ce sous-sol pour voir si on trouve un truc intéressant, non ?


by Moses


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 6 Juil - 0:53
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène
Etonamment, la jeune femme était capable de courir. Sûrement était-elle habituée à prendre la fuite au moindre problème. Sacrés humanistes, hein. Mais Moses s'estimait surtout heureux de ne pas avoir à la ramasser à la petite cuillère dans les marches (et de tenir lui-même debout, par la même occasion). Ils dévalaient les escaliers comme des lapins apeurés. C'était ce qu'ils étaient, après tout. Apeurés. Pas des lapins. Les monstres semblaient jaillirent de partout et le fils de jean étouffa un cri de surprise lorsqu'il en découvrit d'autres devant l'entré. Il senti son bras tiré en arrière alors que la miss le guidait vers le sous-sol. Moses n'eut pas le temps de protéster. Après tout, il n'avait pas de meilleur plan. Il franchi les portes et ne fut soulagé qu'en les entendant claquer derrière lui. Il se laissa lourdement tomber au sol et adopta la position dîtes "de l'étoile de mer", les membres tendus.

Comme on est un peu bloqués... euh... on pourrait faire le tour de ce sous-sol pour voir si on trouve un truc intéressant, non ?
- Crève. D'abord, je me repose. Mais vas-y hein, je te retiens pas.

L'adrélanie retombait trop vite et Moses soupçonnait le soleil d'être couché depuis longtemps. Son corps, d'habitude entraîné à ce genre d'exercice, commençait à se lasser de cette journée sans fin. A peine se débloquaient-ils d'une salle qu'ils se re-enfermaient dans une autre. Tu parles d'une veine ! Il n'avait pas envie de fouiller, dans l'immédiat. D'abord, il reprennait des forces, puis il sortait d'ici. Sa soeur lui manquait et son sac de couchage aussi. Ses cheveux avaient captés toutes la poussière du faux plafond et le faisait éternuer régulièrement.

Alors que sa tête reposait sur le béton, son corps et son esprit lui semblèrent soudainement extrêmement lourd et ses idées vagabondèrent. Au temple, ils allaient bientôt finir par s'alarmer. Certains seraient certainement soulagé de le voir disparu. D'autres penseraient qu'il a fini par déserter, n'aimant pas les contraintes de la réligion, mais Sofia viendrait le chercher. Elle au-moins, lui était fidèle. Merde. Il réfléchissait comme un mourrant. Ca ne lui ressemblait pas. Pourtant, il ferma les yeux et sombra dans un sommeil léger. Les coups des créatures contre le porte semblaient même le bercer. Quelle larve, ce type.

Quand Moses rouvrit finalement les yeux, il ignorait s'il avait somnolé 5 min ou dormis 5 heures. L'esprit encore dans ses rêves, il lui fallut une dizaine de secondes avant de se remémorer les derniers évênements et se souvenir qu'il était effectivement enfermé dans une cave avec une humaniste niaise.  Il tatônna autours de lui à la recherche de sa lampe qu'il chargea rapidement et alluma.

Miss ? Toujours dans le coin ?


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 8 Juil - 2:40



Trop différents...
Aimie & Moses

La jeune femme le regarda les yeux écarquillés. Elle s'attendait à ce qu'il soit curieux aussi ou alors qu'il l'envoie promener tranquillement. Mais c'était la première fois de sa vie que quelqu'un lui dise "crève". Le connaissant, il avait lâché ça comme ça. Mais tout de même... C'était blessant. Aimie le fusilla du regard, puis s'éloigna en marmonnant :

-C'est ça... c'est vrai qu'en le regardant comme ça, il fait pitié. On dirait qu'il est au bout de sa vie... Il devrait s'entraîner plus souvent, au lieu de faire la bringue.

Aimie qui s'entraînait à courir presque tous les jours, sans compter tous les kilomètres qu'elle parcourt pour son clan. Donc certes, elle tremblait un peu sous le coup de la peur, l'adrénaline et elle était aussi essoufflée, mais moins que lui... Mais, elle était en bien meilleur état que lui. Incapable de rester près de lui pour le moment, elle regarda le couloir et s'avança dans l'obscurité. Allumant sa lampe, Aimie regarda autour d'elle et entra dans une des pièces. Une fois assurée que la pièce soit sécurisée, la jeune femme referma la porte et s'installa sur un meuble. La tête appuyée contre le mur, elle tira son sac et sortit sa gourde. Aimie but un peu d'eau et essaya de régulariser doucement son souffle.

Alors qu'elle se détendait/reposait depuis un bon moment, son regard se posa sur les vieux costumes suspendus, Aimie n'avait jamais été fan avec les cirques... elle trouvait les clowns flippants. Son regard glissa vers le bas et remarqua une vielle malle en bois. Curieuse, elle se leva et la tira. l'observant de plus près, elle l'ouvrit et regarda le contenu. Aimie y trouva des vielles revues, des vieux vêtements de femmes, une sorte de journal, un truc non identifiable et une petite boîte en bois. Ouvrant la petite boite, elle découvrit un vieux médaillon en argent. Elle l'ouvrit et découvrit une vieille petite photo effacée par le temps... Aimie remit le médaillon dans la boîte et la glissa dans son sac.

Entendant un bruit dans le couloir, Aimie se releva et ferma son sac. Elle passa la tête au moment où une lampe torche se braqua sur elle. La jeune femme mit sa main devant ses yeux... Puis grommela, en remarquant que c'était Moses. Elle lâcha simplement :

-Oui, oui, c'est bon je suis là...


by Moses


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 20
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 15 Juil - 19:43
Aimie & Moses
Attendez la suite, et vous verrez ce qui se passe.

Tout le monde en scène
Moses se redressa après avoir trouvé sa précieuse lampe. Les bruits contre les portes s'étaient arrêtés. Les créatures devaient s'être lassés, ou avaient été attirés par quelqu'un d'autre. Hm. Il n'allait pas s'en plaindre. Il voulait juste rentrer... Cette histoire n'était plus drôle. Juste lassante et fatigante. En réaction, le fils de Jean lâcha un long soupire avant d'appeler à nouveau l'humaniste qui répondit, cette fois.

- Tu t'es trouvé des trésors ?

Il fit mine de regarder un peu les environs, éclairant rapidement les pièces en baladant le faisceau de sa lampe. Tout était blanchi par une épaisse couche de poussière. Chaque mouvement faisait voler des moutons dans l'air. Et ça puait l'humidité à plein nez. Rester ici une journée était le meilleure moyen de tomber malade. Moses cacha sa bouche et son nez sous le tissu de ses vêtements afin de filtrer un minimum les cochonneries en suspension dans l'air. Malgré tout, il ne repéra rien qui valait la peine d'être emporté. Ce n'était que des décors et des costumes de spectacle, rien de portable. Il fureta un instant avant de venir se planter devant la demoiselle. Une boule de poussière se balançait, accrochée à une mèche de cheveux blond. Ses yeux la fixèrent comme s'il s’agissait d'un ennemie à surveiller.

- Vu que tu as l'air de mieux connaître les lieux que moi, un plan pour s'en sortir ? Non pas que je n'apprécie pas ta compagnie.  Juste que je n'aime pas servir d'appât à zombies.

De façon distraite, il leva le bras pour retirer le mouton de ses cheveux et continua de le fixer jusqu'à ce qu'il tombe au sol. Le jeune homme semblait un peu méditatif, loin de sa grande gueule habituelle. L'envie de faire le fier l'avait quitté. Encore une chose dont il s'était lassé. Moses aimait les jeux courts où il avait l'avantage. Là, l'ennuie gagnait la bataille. Il n'avait pas peur de mourir, la situation était sous contrôle. Mais il était temps que ce petit cinéma touche à sa fin.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 13/11/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 17 Juil - 13:33



Essayons de sortir !
Aimie & Moses

Moses s'avança vers elle en lui demandant si elle avait trouvé des trésors, elle ne savait pas trop si elle devait lui parler du joli collier qu'elle avait trouvé dans le gros coffre. Le regard de ce dernier se promena sur la pièce comme pour juger par lui-même s'il ça valait la peine de fouiller ou pas. Aimie lui répondit juste :

-Non pas vraiment, c'est que des vieilles choses...

La jeune femme avait été souvent déçue par cet homme, donc elle ne lui faisait pas totalement confiance et pourtant parfois elle avait essayé. Il en profita pour lui demander si elle avait trouvé un moyen de sortir d'ici et elle se figea quand il fit un geste vers elle. Cependant elle ne put s'empêcher de sourire légèrement en voyant le petit truc tomber au sol. Elle lui répondit alors à sa question :

-On a deux choix : on repasse par les escaliers, mais les infectés sont encore là malgré qu'ils soient calmés. Sinon, dans ce genre d'endroit, il y a toujours généralement une trappe qui doit donner accès à un endroit pas loin de la zone de spectacle. Alors... à toi de choisir !

Aimie lui adressa un bref sourire avant de recharger à fond sa lampe torche. Elle était prête à fouiller pour chercher cette fichue trappe d'accès, pensant que Moses n'aurait pas vraiment envie de tenter un sprint dans une zone zombifiée et encore moins prendre le risque d'être bloqué dans les escaliers et de devoir monter de nouveau. Enfin... elle pensait, après s'il voulait courir, elle était prête.


by Moses


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Z-Epidemie :: Paris :: Le XIème arrondissement :: Le cirque d'hiver-
Sauter vers: