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Passer le temps [Raquel et Frank]

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Raquel Reyes
Rescapé
Ven 28 Sep - 0:37
Raquel Reyes
Passer le temps

Raquel

Frank

Je regardais l'infirmière finir de me recoudre l'avant bras. Un bout de métal qui dépassait d'un débris m'avait méchamment entaillé le bras lors de ma mission matinale, si bien que j'ai dû rentrer tant je saignais. Avec l'odeur du sang, on ne sait jamais, ça attire toujours les plus frais et je voulais pas mourir bêtement, juste pour avoir pris des risques inutiles. C'était bien la première fois qu'il m'arrivait une telle chose. J'étais perdue dans mes pensées quand l'infirmière me tira de mes pensées en m'annonçant :

"-Voilà. Tu reviendras me voir demain pour refaire ton bandage pour pas que ça s'infecte et tu éviteras d'aller en mission quelques jours, sinon tes points de sutures ne vont pas tenir.
-Très bien, merci encore."


Avec un soupire, je suis sortie de l'infirmerie. Plusieurs jours enfermée dans cet endroit, cela ne promettait rien de passionnant. Je déambulais dans les couloirs, vides et si calmes, ça en avait quelque chose de pesant. Les autres étaient en mission et je n'avais vraiment aucune envie de retourner m'enfermer dans mon labo.

Après avoir fait le tour, je me suis posée dans le réfectoire pour prendre une bouteille d'eau. Mon regard se posa sur un jeu de carte abandonné et avec un soupir je me suis assise pour commencer à jouer seule. Après quelques parties de solitaire bien ennuyeuses, des bruits de pas me firent lever la tête. Quelqu'un venez d'arriver dans le réfectoire, je n'étais donc pas seule. Je me suis contentée de m'appuyer sur mon bras non blessé, en disant tout simplement :

-Tiens ! Un peu de vie."


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Frank Walker
Rescapé
Dim 30 Sep - 17:39
Frank Walker
Encore une nuit agitée, toujours ces mêmes cauchemars qui viennent me hanter et la bouteille ne suffisait plus pour m'en extirper. Après m'être réveillé en sueur dans la pénombre, j'avais tourné en rond dans mon lit jusqu'au levé du jour, dans l'espoir d'y trouver le sommeil, dire que c'est aujourd'hui que je suis en repos et je n'ai même pas pu me taper une bonne grasse mat'... En même temps, qu'est-ce que j'espérais ? Je n'avais pas réussi à vraiment fermer l’œil depuis un certain temps. Mes valises sous les yeux pouvaient en témoigner. Pas étonnant que la réputation d'ivrogne insomniaque me colle à la peau mais j'ai fini par m'habituer à ce rythme, je n'avais pas le choix.

Quoiqu'il en soit, il est hors de question que j'aille me procurer des somnifères, surtout si c'est pour avoir la tête dans le cul le lendemain et me retrouver limité lors des missions à cause de ça. Je ne vivais que pour ces quêtes journalières qui me faisaient me sentir un minimum vivant. Être à l'extérieur est mon terrain de jeu, il n'y a qu'en sortant de ce bâtiment que je me sens réellement utile. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir glander, du coup ? Il n'y a qu'en quittant mes draps que je serai fixé mais encore faut-il que j'en ai l'envie.

Ni une, ni deux, je finis par me lever, sans grande motivation. Le regard dans le brouillard, je prends quelques affaires de rechange dans la foulée avant d'aller en direction des douches. Personne à l'horizon. Étaient-ils tous déjà partis en mission ? Ou est-il encore plus tôt que je ne l'aurai cru ? Qu'importe, je serai tranquille, au moins. Une fois arrivé sur les lieux, je me désape avec une telle lourdeur que j'en viens à regretter de m'être mis debout, je commençais mine de rien à ressentir l'effet de fatigue mais sentir l'eau bouillante recouvrir mon corps me fera rapidement changer d'avis.

Une poignée de minutes s'était écoulée, je me sentais enfin renaître. A croire que les coups de barre étaient éphémères chez moi. Je m'essuie puis m'habille avec plus d'entrain que toute à l'heure. Je n'avais pas plus d'appétit que ça mais je décide d'aller dans le réfectoire, car il n'y a jamais grand monde là-bas et je pourrai démarrer ma journée en douceur, dans le plus grand des calmes.  

J'y arrive d'un pas décidé, priant pour ne pas tomber sur un glandu qui me balancerait "Houlà, t'as une sale mine, tu as passé une mauvaise nuit ?" alors que ça se voit clairement que j'ai l'air aussi mort que ces saloperies qui rôdent dans les alentours. Bref. J'entre et j'aperçois une femme qui lève la tête au bruit de mes pas. Pour le peu que j'en ai vu, sa beauté me scotcha mais j'étais tellement dans le gaz que je ne tiltais pas assez au point de l'aborder, elle s'en chargea de façon originale.

"- Tiens ! Un peu de vie."


Une phrase devenue presque ironique par les temps qui courent. J'acquiesce brièvement d'un hochement de tête avant de foncer en ligne droite vers la machine à café et il en restait un fond, encore chaud. Je me sers le restant dans une tasse puis je reporte mon regard vers sa tablée, dont la surface était parsemée de cartes. Je reste un bref instant sur place, le temps d'apprécier la première grosse gorgée de ce précieux nectar.

Je finis par m'avancer vers elle tout en conservant une expression neutre bien à moi. Je ne suis pas du genre à taper la causette mais un truc m'intrigua chez cette femme dont le minois me disait quelque chose. Vous allez m'dire, c'est normal d'avoir déjà croisé des gens dans une communauté telle que la nôtre mais je ne me souvenais brièvement que de ceux dont j'ai partagé des missions, le reste ne comptait pas, or, ce n'était pas le cas avec elle. Je louche sur les cartes éparpillées dont une était à mes pieds, je la ramasse puis la lance sur la table.

"- Ça joue aux cartes de bon matin, à c'que j'vois. L'ennui ?"

Je reste debout devant elle, partant du principe où je n'allais pas forcément m'installer pour bavarder, j'étais prêt à sortir quelques mots mais pas à gratter l'amitié, non plus. Pour ma part, je n'étais que de passage, pourtant, je me mets à la scanner du regard allant du visage jusqu'au buste et dans l'ensemble, j'ai pu apercevoir un de ses bras non valide. Je ne suis pas non plus un sans cœur, je lui demande donc, en fronçant un peu les sourcils.

"- Hum... Je vois, tu sembles avoir subi des dégâts. Qu'est-ce qui t'est arrivée ? Si tu n'veux pas en parler, pas de soucis, je n'insisterai pas."


J'ai beau avoir l'air d'un vieux con qui ne se mêle pas aux autres, ce qui est un peu le cas, j'ai un comportement quelque peu différent avec les femmes, surtout si elles paraissent plus fragiles ou blessées. En un sens, je peux me montrer presque protecteur, ça dépend des cas. Il faut croire que je me laisserai toujours attendrir par la gente féminine. En attendant une possible réponse, j'en profite pour ingurgiter de la caféine et sortir mon paquet de clopes, briquet inclus.
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