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Une journée de boulot presque normale [Raquel et Abigail]

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Raquel Reyes
Rescapé
Jeu 26 Juil - 20:32
Raquel Reyes
Une journée de boulot presque normale

Raquel

Abigail

Aujourd'hui, Morgane était en mission à l'extérieur, donc je n'avais personne pour m'entraîner l'après-midi. Donc pour éviter de rester sans rien faire, je me suis penchée sur mon dernier projet d'étude. Contrairement aux autres, je ne cherchais pas un remède et je ne cherchais pas à détruire le virus. Non, j'essayais de trouver ses origines et ce qu'il est vraiment. Je voulais le comprendre. Comme je le disais à d'autres avant de vouloir régler un problème, il fallait aussi le comprendre.

Cela faisait un moment que je fixais le mur de mon laboratoire. J'avais dessus affichée une grande carte, avec les points des deux premiers cas. Un en Allemagne et une en France, il n'y avait que quelques heures d'écarts entre eux. Je ne parvenais pas du tout à faire le rapprochement et je ne voyais pas comment notre Elise patiente 0 a pu être en contact avec l'Allemand. Je relisais leurs analyses encore et encore. J'avais une théorie, mais personne ne me croyais.

Commençant à avoir mal à la tête, je me suis levée en décidant prendre une pause. Ma petite bouteille d'eau en main, j'ai commencé à déambuler au hasard dans les couloirs des laboratoires. J'observais d'autres scientifiques au travail, puis mon regard se posa sur la chevelure de feu du docteur Isolde. Curieuse, j'ai donc été à sa rencontre.

"-Bonjour. Comment avance tes recherches ?"

On se demandait rarement comment on allait. C'était rare qu'un scientifique aille vraiment bien, on était tous des frustrés usé par le travail et le temps qui passe. C'était l'une des raisons pour laquelle je m'accrochais à mes entraînements et au fait d'être devenue en partie militaire, même si parfois ça ne passait pas hyper bien auprès de certains. Cela m'empêchait de craquer, d'extérioriser toute ma frustration, mon désespoir face à mes échecs scientifiques.



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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Sam 28 Juil - 13:12
Abigail Isolde
Abigail & Raquel

Une Journée de Boulot Presque Normale
Abigail n’arrivait pas à comprendre ce qu’il se passait, elle n’arrivait pas à comprendre comment fonctionner ce virus, ni comment il se propageait, ni même par quel phénomène certains étaient infectés et pas d’autres. Après une nouvelle matinée à faire des recherches sur le même prélèvements depuis un mois, Abigail s’était levée pour se dégourdir les jambes. Elle se levait de son siège, prenant un stylo au passage ainsi que les résultats de ses dernières analyses. La scientifique s’approchait ensuite d’une étagère sur laquelle se trouvait des dossiers. Elle en prit un, l’ouvrit à la dernière page. Elle déposait sa feuille sur la page d’en face et comparait les résultats entre ceux de la semaine précédente et celle qu’elle avait en main. Elle marchait lentement en direction de son bureau, mâchouillant son stylo, ses yeux de couleurs différentes rivés sur les lignes manuscrites de ses analyses.

Alors qu’elle se trouvait à même pas un mètre de son bureau, elle entendit une voix. Elle relevait subitement la tête, sa tresse retombant sur son épaule, ses lunettes sur le bout de son nez et le stylo quatre couleur dans la bouche. Face à elle, se trouvait le Docteur Reyes, une femme qu’elle trouvait très jolie et très intelligente. Abigail haussait les épaules avant de déposer ses affaires sur son bureau, éteignant le microscope. Elle se tournait ensuite vers elle et haussait les épaules.

- Mes recherches…. Répétait-elle en secouant lentement la tête, dépitée.

Abigail passait la main sur son visage et  posait ensuite les mains sur ses hanches en soupirant bruyamment et longuement.

- Mes recherches n’avancent pas tant que ça. Il doit y avoir des choses qui nous échappent, il doit nous manquer une pièce du puzzle, dit-elle.

Elle levait ensuite les yeux vers Raquel, un léger sourire sur les lèvres. La dernière petite sortie en compagnie de Soo-Yun et Greedy lui avait permis de se changer les idées un petit peu.

- C’est vraiment déprimant de n’être face qu’à des échecs, tout le temps. C’est lourd… Et toi ? Tes recherches avancent ou tu stagnes aussi ?

Abigail eut un léger sourire de compassion. Elle se doutait bien que si elle était là, à lui parler, c’était sûrement parce qu’elle n’avait pas beaucoup plus avancé qu’elle.

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Raquel Reyes
Rescapé
Lun 30 Juil - 4:12
Raquel Reyes
Une journée de boulot presque normale

Raquel

Abigail

En voyant sa réaction dépitée concernant ses recherches, je ne pouvais que la comprendre. Il y a des jours où je perdais totalement le goût de faire quoique ce soit dans mon laboratoire. Parfois j'essayais de partir toute la journée dans une mission, plutôt que d'affronter l'échec de mes recherches. Tous les scientifiques étaient comme nous, enfin, sauf deux ou trois cas. D'ailleurs certains m'inquiétaient, leurs recherches me semblaient dangereuses et pas vraiment dirigée dans la recherche d'un remède. Mais bon, encore une fois c'était un sujet abordé auprès du conseil, qui n'avait fait que me répondre de ne pas m'en faire.

Puis elle parla de pièce manquante et me demanda ce que donnait mes recherches. J'ai hésité quelques secondes avant de me mordre la lèvre en réfléchissant. Beaucoup trop de monde repoussait ma théorie, enfin, surtout le chef des scientifiques qui siégeait au conseil. Mais, je ne me souvenais pas d'en avoir parlé avec elle. Du coup, je me suis décidée de faire une approche :

"-Eh bien, je dois dire que j'ai l'impression que je tourne en rond. En ce moment, j'ai fait une pause dans l'étude même du virus. J'ai préféré me pencher sur son origine et comment il s'est propagé. Je veux le comprendre, pour mieux l'étudier et je dois dire que j'ai l'impression de ne pas du tout avancer. J'ai aussi l'impression qu'on n'a pas toutes les informations et que l'information principale n'est pas la bonne. Viens voir !"

Je lui ai fait signe de me suivre, afin qu'elle puisse admirer ma belle carte avec les photos des premiers contaminées avec leur épingle de couleur selon l'ancienneté du cas Elise et l'Allemand avait une épingle bleue. L'ambulancier une verte et les proches d'Elise, les clients de l'allemand eux avaient une épingle jaune, puis les derniers cas classés avant qu'on en est trop à mettre étaient orange ou rouge. Une fois dans mon laboratoire je lui ai pointé ma carte du doigt et je lui ai dit :

"-Notre patiente zéro et l'allemand on été hospitalisé le même jour, à quelques heures d'écarts, hors ils n'ont rien en commun et vivent même pas dans le même pays. L'ambulancier qui a été admis le lendemain d'Elise, n'a jamais été en contact avec elle. Mais par contre, les autres on arrive à les relier à partir de ces points bleus ou vert. On arrive à relier les proches contaminés à chacun d'entre eux, le boulanger d'Elise, le facteur de l'ambulancier et j'en passe. Mais avant ça, c'est la confusion la plus totale. Donc, je pense que et j'en suis même sûre, depuis le début nous ne travaillons pas sur le patient zéro, car d'après moi Elise n'est pas notre patiente zéro."

J'avais l'air passionnée quand j'en parlais, je lui avais fait des gestes comme pour lui montrer comment les autres points on parvenait à les relier entre eux. Je parlais de cela avec conviction. Me tournant vers elle, je ne pus m'empêcher de lui demander alors soucieuse d'avoir son opinion :

"-Tu en penses quoi, toi ? Est-ce que ma théorie tient la route ? Car si j'ai raison, cela change tout pour nos recherches. Car on sait tous qu'un virus peu muter suite à l'infection du patient zéro, on sait que les virus s'adapte après le premier cas. Les rares personnes à qui j'en a parlé, m'ont dit que je divaguais et que ça s'expliquait avec la théorie de deux attaques terroristes visant l'Europe. Mais j'ai un gros doute sur cela, ça me semble gros qu'il y ait qu'un cas dans deux pays comme point de départ pour une attaque, le terrorisme se veut de masse pour semer la terreur. Enfin, je ne sais plus trop. Je crois que j'ai besoin d'être rassurée par une autre scientifique."


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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Dim 5 Aoû - 20:17
Abigail Isolde
Abigail & Raquel

Une Journée de Boulot Presque Normale
Pour Raquel aussi, ses recherches ne semblaient pas avancer. Ce qu’Abigail pouvait clairement comprendre. Elle se doutait que tous les scientifiques du centre ne parvenaient pas vraiment à avancer, les informations manquaient clairement, sans compter le fait que ça ne correspondait pas à des virus déjà connus. Abigail soupirait longuement en secouant lentement la tête, pessimiste en plus d’être désespérée. Est-ce qu’ils parviendraient à sortir de cette merde un jour ? La jeune femme rousse levait les yeux vers sa collègue, fronçant légèrement ses sourcils. Venir voir son travail ? La scientifique aux yeux bicolores laissait alors tomber ses recherches pour le moment et alla marcher dans les pas de Raquel. Faire une petite pause pour voir autre chose ne pourrait qu’être bon pour elle, après tout, en plus de se reposer quelques minutes, elle pourrait peut-être apprendre des informations qui les feraient avancer.

Avant de partir, Abigail prit la peine de refermer son classeur et d’éteindre toutes les lumières. Elle sortit en refermant la porte derrière elle. Ensemble, elles marchèrent toutes les deux dans les couloirs, heureusement, le laboratoire de sa collègue n’était pas loin. Quand elles arrivèrent, Abigail avait les yeux rivés sur la carte qui se trouvait contre le mur et que Raquel lui montrait. Dans son regard et son ton, Abigail pouvait clairement sentir qu’elle était heureuse et passionnée par le travail qu’elle avait fourni. Dessus, plantées dans le papier, pleins de petites punaises de couleurs différentes étaient éparpillées. Attentivement, elle écoutait ce que Raquel lui disait tout en observant la carte monde face à elle. En soupirant, elle se frottait le front puis les yeux abaissant ses lunettes sur le bout du nez. Quand elle rouvrit les paupières, elle les remis correctement. Rien n’allait ni dans ses recherches ni dans les recherches de Raquel.
Vraiment rien du tout.

Brusquement Abigail se redressa, fronçant les sourcils, et se tournait vers son interlocutrice. Ce qu’elle disait n’avait pas l’air idiot et puis ça pourrait l’aider à elle dans ses recherches. La scientifique rousse semblait réfléchir un instant avant de relever les yeux vers Raquel.

- Je pense que ce que tu dis n’est pas si bête que ça, c’est même très futé en réalité...dit-elle en se tournant vers la carte, admettons un instant que ce que tu dis soit vrai, d’accord ? Admettons qu’il y aurait avec Elise un autre patient, un patient avant le patient 0 dont on en aurait jamais entendu parlé et qui nous aurait échappé. Un patient qu’on va appeler Patient Propagateur. Ce Patient Propagateur aurait pu être infecté par le virus et, par un voyage entre les deux pays, rencontrer les deux premiers patients notés et les infecter chacun leur tour, dit-elle avant de présenter les deux pays de ses mains. Ensuite, Elise et cet allemand aurait propager le virus au sein de leur pays. Et ce Patient Propagateur aurait pu être immunisé ce qui fait qu’il n’était même pas au courant de ce virus qu’il a propagé or Elise et l’allemand n’était pas immunisés, ce qui fait qu’ils sont tous les deux devenus des Patients 0 sans l’être en réalité.

Suite à ses paroles, elle se tournait ensuite vers sa partenaire. Les mains sur les hanches, les yeux divagants sur le sol comme pour continuer à chercher des informations sur le sol.

- Si cette hypothèse est vraie… Ca voudrait dire qu’en ce moment, elle relevait la tête vers son interlocutrice, un type se balade dans le monde et est le début de tout ça sans même le savoir. Mais si on arrive à mettre la main dessus, on pourrait en savoir plus et avancer sur nos recherches… Dit-elle, Enfin, s’il est encore en vie, ajouta-t-elle dépitée.

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Raquel Reyes
Rescapé
Lun 6 Aoû - 0:52
Raquel Reyes
Une journée de boulot presque normale

Raquel

Abigail

Apparemment mon idée ne semblait pas si folle que ça, mes yeux pétillèrent quand elle commença à rejoindre mon hypothèse et à se lancer dans d'autres hypothèse. Je l'écoutais avec attention, essayant alors de rejoindre son idée et de suivre son hypothèse. J'ai sorti les fiches qui détaillaient les journées précédents de ces personnes, elles avaient été interrogées une fois hospitalisée. Je disais donc à voix haute :

"-Donc on devra chercher un homme ou une femme, qui sera passé de la France à l'Allemagne, mais qui aura donc côtoyé Elise et notre cuisinier allemand le même jour. Déjà dans les personnes rencontrées, il n'y a aucun nom qui revient et aucune activité commune."

Mon regard se posa alors sur ma carte avec les photos et je ne pus m'empêcher de froncer les sourcils. Il y avait quelque chose dans le résonnement qui clochait, un truc qui nous échappait. Je soupirai en m'appuyant sur le meuble en fixant la carte.

"-Cette théorie ne colle pas. L'ambulancier n'a été hospitalisé que quelques heures après Elise, pratiquement au même moment que l'allemand en Allemagne. Il n'a pas été en contact avec Elise cet ambulancier, elle a été amenée par son mari. Et si, enfin, l'hypothèse la plus logique serait. Et si notre patient propagateur ait contaminé quelqu'un avant Elise et que ce quelqu'un soit parti en Allemagne. Mais si ça serait le cas, ce quelqu'un aurait été signalé avant le premier cas Allemand. A moins que ce soit un immunisé qui vivait seul. Je ne sais pas."

Mon regard fixait alors la fiche d'Elise et se posa sur le point d'interrogation qui remontait au soir de la veille de son hospitalisation. Je me suis appuyée contre le meuble en mâchouillant mon crayon hésitante, en marmonnant.

"-Le médecin de la santé public qui l'a interrogé ne croyait pas Elise, j'ai même une note dans le dossier. Il a beau l'avoir poussé à bout pour qu'elle avoue, elle ne changeait pas de version, mais le médecin trouvait qu'elle avait un comportement suspect. D'après toi, qu'est-ce qu'une femme peut cacher au point de mettre plusieurs vies en danger ? Sachant qu'elle était enceinte et que. Oh ! Et si son mari, le père de l'enfant est été présent ? Qu'est-ce qu'une femme voudrait à tout prix protéger ? Sa famille, son mariage. Tu penses qu'elle aurait pu être la maîtresse du patient propagateur ?"

Les choses se mettaient en place dans ma tête, je sentais mes méninges fonctionner au deux cent à l'heure. Cette Abigail m'inspirait apparemment. Mettant mes réflexions dites à voix haute en place, je sortis un carnet de mon tiroir, l'ouvris et je commençais à prendre des notes. Expliquant alors à Abigail :

"-Cela va me donner énormément de travail, il va falloir que je vérifie si l'endroit où vivait Elise n'est pas détruit. Que je fouille chez elle pour trouver une quelconque trace d'un autre homme ou une autre femme dans sa vie. Il nous reste qu'à prier que je trouve quelque chose. Je te tiendrai informer de tout ce que je trouve sur le terrain, il va falloir que j'inspecte aussi de plus près la vie de l'ambulancier pour trouver un nom en commun avec Elise. J'espère vraiment qu'on trouvera enfin quelque chose. Enfin, j'espère qu'on n'aura pas un nom à rajouter sans rien avoir à examiner."

J'eus soudain la mine aussi sombre qu'Abigail. Quelles étaient nos chances pour qu'on ait un vrai patient zéro vivant ? Entre la maladie, les infectés, les bombardements et tous les conflits entre survivants. Nos chances étaient si faibles, mais je devais tenter le tout pour le tout. Mon regard se posa vers la porte où un scientifique avec l'air hautain nous toisa en fronçant le nez avant de partir. Je ne pus m'empêcher de marmonner :

"-Pauvre con ! Tu savais toi, qu'il travaille sur des infectés et qu'il cherche un moyen de les détruire avec une arme biologique ? Il est de ceux qui pense que tout est dû à une attaque terroriste. J'ai beau dire au conseil qu'il joue avec le feu, on ne m'écoute pas. Il va finir par empirer la situation ce type."

Il sortait des laboratoires, certainement pour préparer sa prochaine excursion. J'avais su par Morgane, qu'il avait eu une autorisation pour un essai sur le terrain le lendemain. Je redoutais le pire. Mon regard se posa sur Abigail, je ne pus m'empêcher de m'excuser :

"-Navrée je n'aurais pas dû me montrer si hostile. J'ai juste beaucoup de mal avec ses méthodes et avec son sujet de recherche. Je ne pense pas que combattre le mal par le mal soit une bonne idée."


Note de l'auteur:
 


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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Sam 18 Aoû - 19:53
Abigail Isolde
Abigail & Raquel

Une Journée de Boulot Presque Normale
Aucune personne et aucune activité commune entre les deux victimes de ce virus mortel. Les mots, que Raquel prononçait, résonnaient dans l’esprit d’Abigail comme un échec qu’on lui mettait sous le nez et qu’on ne se gênait pas pour le lui rabâcher jusqu’à ce qu’elle en devînt folle. Il leur suffirait d’une seule pièce de puzzle pour résoudre cette énigme qui durait depuis trop longtemps. D’un pas lent, réfléchissant hardiment à la question, Abigail s’approchait de la carte que sa collègue scientifique avait faite, les bras croisés sur sa poitrine. Elles émettaient des hypothèses à voix haute sans réellement savoir où elles se dirigeaient, comme dans un tunnel sombre sans lumière, elle devait trouver le bon chemin pas à pas, tâtonnant les murs.

- Cette théorie ne colle pas. L'ambulancier n'a été hospitalisé que quelques heures après Elise, pratiquement au même moment que l'allemand en Allemagne. Il n'a pas été en contact avec Elise cet ambulancier, elle a été amenée par son mari. Et si, enfin, l'hypothèse la plus logique serait. Et si notre patient propagateur ait contaminé quelqu'un avant Elise et que ce quelqu'un soit parti en Allemagne. Mais si ça serait le cas, ce quelqu'un aurait été signalé avant le premier cas Allemand. A moins que ce soit un immunisé qui vivait seul. Je ne sais pas.

Abigail fronçait les sourcils et se tournait vers Raquel, oubliant la carte un instant. Sa partenaire venait de dire quelque chose qui n’était pas bête du tout et qui pourrait expliquer pas mal de chose si elle s’avérait être vraie.

- Le médecin de la santé public qui l'a interrogé ne croyait pas Elise, j'ai même une note dans le dossier. Il a beau l'avoir poussé à bout pour qu'elle avoue, elle ne changeait pas de version, mais le médecin trouvait qu'elle avait un comportement suspect. D'après toi, qu'est-ce qu'une femme peut cacher au point de mettre plusieurs vies en danger ? Sachant qu'elle était enceinte et que... Oh ! Et si son mari, le père de l'enfant est été présent ? Qu'est-ce qu'une femme voudrait à tout prix protéger ? Sa famille, son mariage. Tu penses qu'elle aurait pu être la maîtresse du patient propagateur ?

- Si c’est vrai que son mari était à ses côtés au moment de l’interrogatoire, il se peut que ce soit possible voir logique. Elle voulait le protéger au point de mettre des personnages en danger derrière… Répondit-elle à Raquel comme si elles avaient toujours travaillée ensemble.

Sans réellement savoir pourquoi, une petite pensée s’en allait vers sa mère, cette femme inconnue dont elle a tut l’existence à ses camarades de classe pendant des années. Non pas à cause du comportement de sa mère mais juste parce qu’elle avait honte, honte de son comportement inadéquat envers la personne qui lui avait donné la vie et tout ce qu’elle avait pour être si ingratement remerciée. Est-ce le cas pour cette Elise ?

- Elle avait peut-être honte d’un comportement qu’elle avait eux, la maîtresse est une piste fiable je trouve, se contenta-t-elle tout simplement de dire avant d’ajouter : elle voulait peut-être cacher le fait que l’enfant ne pourrait pas être de son mari mais de son amant, c’est possible aussi.

Dans un silence presque religieux, les bras croisés sur la poitrine, elle levait les yeux pour observer Raquel prendre un carnet et tout noter. Petit à petit, elle l’avait l’impression que l’histoire commençait à se démêler avec ses idées lancées, deux cerveaux valaient toujours mieux qu’un. Abigail, la mine sombre, écoutait les paroles de Raquel. Alors qu’elle avait la formidable sensation que le dur nœud du mystère se défaisait, voilà qu’il se faisait encore plus serré maintenant. Elle espérait, au fond d’elle, qu’elles pourraient trouver des informations en plus en allant fouiller les demeures de ces personnes. Abigail lui aurait bien proposé de l’accompagner mais, ne sachant pas se défendre correctement contre les infectés, elle préférait rester au laboratoire, elle serait sûrement plus utile ici que sur le terrain, à analyser et observer ce qu’elle pourrait lui envoyer ou lui faire parvenir des informations dont elle aurait besoin. Arrête de penser comme ça Abigail, ce n’est qu’une scientifique comme une autre, elle n’acceptera peut-être pas de faire alliance avec toi. se sermonnait-elle mentalement. Pourtant, elle se dit que travailler avec quelqu’un d’autre pourrait l’aider à avoir un certain esprit sain.

Soudainement, elle vit Raquel déposer son regard sur la porte. Quand la jeune femme rousse fit volte-face, elle vit un homme qui les regardait mal, haineux. La jeune femme avait presque l’impression qu’il les regardait de haut, comme si elles n’étaient que des scientifiques de bas étage. Elle fronçait les sourcils en le regardant de la tête au pied, se demandant ce qu’il leur voulait.

- Pauvre con !

Abigail sursautait avant de se tourner vers sa collègue qui continuait de pester contre lui. La scientifique rousse fronçait les sourcils en secouant négativement la tête et haussant les épaules.

- J’en avais juste entendu parler rapidement dans les bruits de couloirs mais sans plus. Je ne savais pas que c’était lui, , dit-elle, Il n’a pas l’air commode en tout cas, fit-elle remarquer.

Elle lançait un regard rapidement au scientifique qui s’éloignait lentement et qu’elle n’appréciait pas. Malgré son envie de se retourner pour se concentrer sur le sujet de recherche de Raquel, elle ne parvenait pas à quitter des yeux leur collègue de travail qui s’éloignait. Comment pouvait-on être aussi fermé d’esprit ? C’était la première chose qu’on leur avait appris lors de ses études de recherches et de médecine : toujours garder l’esprit ouvert pour ne pas se tromper de diagnostic, aveuglé par ses idéologies. Une nouvelle fois, ce fut Raquel qui la sortit de ses pensées. Elle fit volte-face.

- Ne t’excuse pas, ce n’est pas grave ! Je suis de ton avis, souvent dans les études on nous dit de rester ouvert d’esprit pour être sûr de faire un bon diagnostic, il se trompe peut-être comme on se trompe peut-être mais le seul moyen de le savoir est de faire des enquêtes et des recherches, dit-elle, haussant les épaules.

Après le départ du scientifique, Abigail s’approchait de Raquel, les bras croisés sur la poitrine, les yeux rivés sur le calepin devant elle.

- Ne nous occupons pas de lui, je pense que nous avons des choses plus importantes à faire comme trouver la pièce manquante de notre puzzle, répliqua-t-elle.

Elle ne parvenait à croire que ce fut elle qui eût dit cela. Comme pour faire oublier son excès de zèle, elle prit une grande respiration et sourit timidement à Raquel, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.

- Je pense que si on parvient à mettre la main sur une information pareil, on pourrait avancer dans nos recherches et aller très loin… Peut-être même trouver un remède ! Ça serait la meilleure chose que l’on puisse avoir !

S’asseyant sur la table, elle contemplait cette carte qui aspirait toute son attention comme si elle ne voyait quelle dans toute la pièce. Elle fronçait les sourcils et se remit à réfléchir.

- Avec les informations que tu pourrais trouver, on pourrait remonter à la source du virus et ça serait le meilleur moyen de pouvoir avancer, fit-elle remarquer avant de se tourner avec Raquel, je suis plutôt du genre solitaire mais on pourrait faire une collaboration toutes les deux, on avancerait plus vite dans nos recherches plutôt que se mettre chacune de son côté, tu ne penses pas ? demanda-t-elle, un large sourire sur les lèvres, une main tendue.

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Raquel Reyes
Rescapé
Ven 14 Sep - 0:39
Raquel Reyes
Une journée de boulot presque normale

Raquel

Abigail

Avec Abigail, je sentais qu'il y avait quelque chose de possible. Un travail qui pouvait se faire. Car contrairement aux autres, elle m'écoutait et réfléchissait à ce que j'avançais, elle surenchérissait mes théories. C'était vraiment agréable d'être comprise. Enfin, c'était la sensation que j'avais. D'ailleurs une chose en entrainant une autre, elle me proposa de faire équipe avec elle. Avec léger sourire, je me suis contentée de lui répondre :

"-Tu as raison, deux cerveaux valent mieux qu'un. Sans compter que je peux sortir ayant passé ma formation militaire, si on a besoin d'une information ou quoique ce soit, je peux y aller pour agrémenter nos recherches, sans passer par je ne sais combien de demandes auprès du conseil."

Tout comme elle, mon regard ne quittait pas cet carte. Un peu comme si j'avais plus de chance d'avoir une révélation en la regardant. Après avoir fixé la photo de notre Elise, la fameuse patiente zéro, j'eus une idée. Mon regard se posa alors sur Abigail pour lui expliquer :

"-Je suis censée aller en mission de terrain demain matin, afin de prélever des échantillons. Je pense que je peux faire un crochet dans l'appartement où vivait notre patiente zéro, si je parviens à trouver quelques véritables indices pour appuyer cette théorie. Ainsi on pourra vraiment déterminer le sens de nos recherches."

Il fallait bien commencer quelque part et surtout, vu la masse de recherches à faire, il nous fallait vite travailler la base d'un dossier si on voulait que le conseil ne nous bride pas trop. J'étais déterminée, mais je préférais demander tout de même une opinion à Abigail qui voulait être comme une partenaire de recherche :

"-Tu en penses quoi ? Comme ça, si j'arrive à ramener des preuves, ils te laisseront venir avec moi sur le terrain. Car là, je doute qu'ils osent lâcher deux de leurs scientifiques comme ça sans raison assez "valable" à leurs goûts."

Un peu au loin, j'entendis un bruit de verre. Cela provenait d'un autre labo et mon regard se posa en direction de la porte. Mais pour le coup, je ne m'en inquiéta pas plus que cela, ça pouvait arriver à tout le monde de faire un peu de casse.


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