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La douceur d'une plume [Dante et Hélyne]

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Dante Vindish
Rescapé
Ven 17 Aoû - 17:05
Dante Vindish
Les regards étaient durs et sévères. les 2 hommes, loin de l'affrontement physique, se livraient malgré tout à une forme de guerre psychologique pour savoir, non pas lequel avait la plus belle parade nuptiale, mais lequel d'entre eux était le plus respectable.
Helyne se leva à son tour et s'approcha de Dante en enserrant sa main et se collant à lui pour illustrer son excuse de la crise de panique. Evidemment, les 2 tourtereaux n'avaient aucun mal à être convaincant car rien n'était feint. Le contact de leur épiderme provoquait chez Dante un apaisement immédiat et quelques micro-expressions corollaires au plaisir que le gardien ne pouvait ignorer. Il tenta tout de même de garder sa ligne de conduite en se dédouanant sur les règles indéfectibles qui étaient le socle de son rôle.

Mais bordel mec que veux-tu qu'elle risque ici? Un AVC soudain? Tu es un homme toi aussi et tu devrais comprendre l'importance de ce genre de moment d'intimité pour faire naître une relation ... Quoique ... tout le monde n'est pas aussi vertueux que moi. Tu fais bien ton taff et je le respecte mais ...

Empêtré dans ses pensées, il se fît volé la vedette par les mots de la demoiselle qui auraient largement pu arracher un regard de stupéfaction de la part du guerrier si ce dernier n'était pas en train de jouer à une baston de regard.

Alors là, je suis scotché !
Alors que je te donnais le bon dieu sans confession, je te découvre manipulatrice et menteuse! Tu as finalement raison : tu es une vilaine.
Mais bizarrement, cette capacité nouvelle à improviser me donne d'autant plus envie de passer du temps avec toi. Cette fois tu lâcheras pas ma main ma petite rebelle. Je te le garanti.


Le gardien se retrouva à son tour tiraillé entre son devoir et son coté plus humain et détourna alors le regard, autorisant Dante à détendre sa posture et envelopper plus doucereusement cette main qu'il avait promis de conserver.

"Une heure. C'est noté. Merci de votre compréhension."

Il ne pu réprimer un certain sourire de satisfaction affiché alors que le gardien s'éloigna pour reprendre sa ronde, bien décidé à repasser à l'heure prévue. Helyne montra plus de retenue avant de finalement chercher à s'asseoir, rougissante de la promiscuité ainsi acquise en quelques secondes. Le policier la laissa faire sans relacher la prise de ses doigts pour lui interdire de partir loin. Elle lui avoua sa culpabilité de ce premier caprice tandis que lui conserva cette franche bonhomie qu'il agrémenta même d'un petit rire sournois.

"Je confirme, c'était un très beau caprice ma vilaine. Ah ah"

Comme harangué par cette attitude déviante de son ange démoniaque, le capitaine rompît son sceau de neutralité et se rapprocha d'elle de manière à réduire à rien l'espace entre leurs bras.

"Te voila officiellement une porteuse visiblement. Ta déformation de la réalité était très mignonne. Certes non légitime mais agréable pour moi. Aussi il est hors de question de gaspiller cette heure interdite."

Il s'approcha toujours plus d'elle. Son épaule venait exercer une petite pression sur la sienne et son visage n'était qu'à un petit décimètre d'un baiser volé éventuel.

"Alors ce que nous allons faire, c'est poursuivre dans cette voie interdite. Donne moi envie d'aller voir la Dame et demander la permission de t'offrir un ruban de couleur."

Qu'elle ose affronter un homme affecté à sa protection, braver l'interdit et mentir pour prolonger le moment avec lui était une marque assez franche de son attachement et justifiait son attitude un peu plus cavalière qui ne souffrait aucune ambiguïté.
Pour ne pas que la jolie blonde ne meure d’asphyxie provoquée par un oedeme de gène et ne passe au violacé épidermique, Dante recula très sensiblement son visage mais garda, de la pointe du majeur jusqu'au coude, une parfaite cohésion des chairs.

"Je te retourne à présent la question : Qu'est ce qu'on fait."



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Rescapé
Ven 24 Aoû - 20:46
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hèlyne

Dante

Inutile de préciser que je n'étais pas du tout ravie qu'il confirma alors que j'étais en effet digne d'être une vraie porteuse. C'était décidé, j'allais aller voir ce gardien et m'excuser pour cette attitude. Je ne pouvais pas, non, je ne voulais pas ressembler à ces femmes cupides.

Alors que je me demandais comment j'allais m'y prendre pour le faire sans qu'il ne le prenne mal, je sentis la proximité de Dante et sa voix résonna alors dans mes oreilles. Pendant l'espace d'un instant je le fixais en retenant mon souffle et en rougissant. Il était si près de moi et surtout, ses paroles me mettaient dans un état intérieurement. Il voulait que j'arrive à le convaincre de demander l'autorisation à la dame pour m'apporter un ruban. Cela voulait dire, qu'il voulait être donc mon compagnon.

Alors que j'avais le cerveau et pas que, en ébullition, il recula un peu. Heureusement ? Peut-être pas, je me me plaisais dans cette proximité, mais au moins, j'ai pu me remettre à respirer normalement. Je le regardais confuse, il fallait avouer que je ne m'attendais pas à ce qu'il me insinue cela alors que l'on venait de se rencontrer. Il me retourna ma question et j'ouvris la bouche pour répondre, puis la referma hésitante. Quoi faire ? Quoi dire ? Cette situation était inédite pour quelqu'un comme moi. Ce fut naturellement que je me mis à baisser timidement la tête en rougissant et jouant de nouveau nerveusement avec le tissus de mon peignoir en lui disant timidement :

"-Cela peut te paraître ridicule, mais... En réalité, je ne suis vraiment pas douée pour ces choses là."

Instinctivement, je me mis à me mordiller la lèvre en le regardant timidement. Ce n'était pas facile à avouer, on m'a mise dans un rôle qui était assez différent de ma nature et mes idéaux. Toujours aussi timidement j'ai rajouté :

"-Je pense que, je ne l'ai jamais été. J'en deviens souvent maladroite, soit je les faisais fuir ou soit je fuyais ne savant pas gérer la situation, ce qui arrivait bien plus souvent."

Ne sachant pas comment il allait le prendre, ayant un peu honte de lui avouer cela comme ça me demandant même s'il allait comprendre que je n'avais jamais vraiment eu d'histoire dans ma vie, j'ai détourné la tête en bredouillant :

"-J'imagine que j'ai tout gâcher !"


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Dante Vindish
Rescapé
Mar 28 Aoû - 17:42
Dante Vindish
Alors que la belle ne quittait plus son masque écarlate, Dante continuait de sourire, narquoisement, assez fier d'être parvenu à reprendre le contrôle de la situation sans se laisser déborder par ses sentiments. Mais ce qu'il interprétait comme une gêne superficielle et globalement motivée par une certaine timidité cachait en réalité un malaise un peu plus profond qui mêlait en plus inexpérience et manque d'adaptabilité. Elle exprimait plus de peur paralysante que d'envie volontaire de passer outre. Dante ne pouvait pas laisser passer un tel jugement personnel.

Mais qu'est ce que c'est que cette attitude négative? Encore heureux que tu ne sois pas "douée" pour ces choses là. Seules les prostituées sont à l'aise avec ça.
Toute personne normalement constituée est prise de sueurs froides et de balbutiements lorsqu'elle doit faire face à une relation sentimentale. Tout est laissé au hasard des caractères et du naturel. C'est justement ce qui est beau. Rien ne doit être préparé, rien ne doit être simulé.
Je veux te découvrir comme tu es, avec tes imperfections ... tout comme tu vas très vite rencontrer les miennes.


"Je confirme, tu n'es vraiment pas douée."

Son visage n'avait toujours pas perdu ce sourire narquois qui semblait moqueur au vue de la déclaration faite. Pourtant, il empoigna très vite la main de sa jolie blonde pour lui intimer de se lever et de lui emboîter le pas.

" ... Par contre tu n'as encore rien gâché. En te tenant ainsi tu ne pourras simplement pas m'échapper et fuir. "

Peu à peu, ses doigts venaient s'installer entre les longs et gracile d'Helyne jusqu'à ce que leurs paumes se touchent.

"Ensuite, puisque nous sommes dans un musée et qu'il reste des vestiges de notre ancienne civilisation, on va pouvoir se remémorer avec nostalgie ce temps où on pouvait s'extasier devant toutes les formes d'art et échanger les souvenirs et expériences qu'ils nous évoquent. Comme ce qu'on fait des milliers de gens avant nous pour animer une soirée romantique."

Le capitaine avait toujours cette étincelle d’intérêt dès lors qu'il plongeait son regard dans les grandes mirettes de sa muse qui, à elle seule, constituait déjà une œuvre devant laquelle il restait pantois. L'inclinaison de la commissure des lèvres montrait en fait un coté bien plus facétieux que ironique et les petits moments de gène qu'il cherchaient à générer n'était que le reflet de la sienne, habillement camouflée pour apparaître sûr de lui.
Il la traîna avec lui vers l'intérieur, en prenant bien soin se rester coller à elle, vers les quelques pièces contenant encore des vestiges du XII° siècle. En l'espèce des vitraux de cette époque médiévale, entassés en tas pour libérer une partie de la pièce pour en faire un coin laverie.

"Regarde par exemple cette myriade de couleurs. Tout à l'époque était fait au nom d'un dieu dont on à depuis, à cause des pourris là dehors, prouvé l’inexistence ou à minima l'inutilité. Je n'ai jamais été théiste et pourtant me voila gardien de ces antiquités.
Mais ce n'est pas une mauvaise chose. C'est une partie d'histoire. Une partie de ce qui à construit la civilisation. Une marque indélébile de notre évolution, riche d'enseignement, et qui doit à présent nous permettre de construire quelque chose de meilleur en s'en inspirant où à l'inverse."


Il s'attarda plus particulièrement sur l'une d'entre elle représentant une figure bien connu de tous de par sa teinte intégralement rouge malgré la grossièreté des morceaux de verre : Satan

"Tiens regarde le lui. On dirait toi par bien des aspects : quand tu fais des caprices et quand tu arbores la même couleur."

Malgré sa décontraction, lui non plus n'était pas "doué" pour marquer des points. Il affectionnait l'humour potache, voire noir, et ne pouvait réprimer une bonne blague quand elle pointait le bout de son nez. Toute la retenue dont il voulait faire preuve ne pouvait contrebalancer le stress du rendez-vous et lui intimer de tourner sa langue dans sa bouche pour éviter de n’apparaître comme un gros boeuf sponsorisé par les camping de France.
S'ensuivît, pourtant, une réflexion tout à fait correcte, dans la lignée philosophale qu'il avait amorcé.

"Certains prétendent que Lucifer était en fait un ange déchu pour avoir voulu sauver l'humanité du joug de dieu. J'ai tendance à préférer ce mode de pensée quand je vois toutes les dérives religieuses qui ont émaillées l'histoire."

Puis il se tourna à nouveau vers elle. Accrocha son regard et se rapprochant de sa bouche pour finalement stopper son mouvement.

"Je suis donc à 2 doigts d'être sataniste. je suis donc aussi vilain que toi?"Lui adressa t-il de sa grosse voix grave.

Lui non plus n'était pas un professionnel de la drague, lui aussi en avait fait fuir des centaines. Mais il continuait, inlassablement, à dévoiler son naturel dans l'espoir fou qu'il séduise une femme qui commuera ces défauts en honnêteté et en franchise à toute épreuve.




"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Rescapé
Mer 12 Sep - 20:52
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hèlyne

Dante

La confirmation de mes paroles me fit grimacer. J'avais un peu honte et je ne voulais plus trop le regarder en face, mais instinctivement mon regard voyagea vers lui et je pus constater son sourire. Me taquinait-il ? Ou se moquait-il de moi ? Alors que j'essayais de discerner ce qu'il pensait, il rajouta alors que je n'avais rien gâché cependant, du moins pour le moment. Je ne pus m'empêcher de sourire.

Brusquement, il me prit la main, me faisant me lever. Je le regarder toujours avec mes fameuses joues rosies. Surtout qu'il me disait qu'ainsi je ne pourrais pas lui échapper. Instinctivement avec une petite moue, je ne pus m'empêcher de lui souffler :

"-Pour cela, il faudrait que j'ai envie de m'enfuir."

Eh voilà, j'ai encore parlé trop vite. J'essayais de faire l'innocente, comme si ce que je venais de dire était totalement naturel. Il parla alors de visiter un peu plus l'endroit et j'eus même pas le temps de répondre, qu'il m'entraîna encore perturbée par ses derniers mots "soirée romantique". Le laissant me guider, appréciant énormément le contact de nos doigts entrelacés, je me demandais ce qu'il voulait à tout prix me montrer. J'avais hâte de voir ça.

Je finis par atterrir devant des magnifiques vitraux. Alors que j'admirais les couleurs, je fus surprise de l'entendre parler de dieu. Enfin, surprise oui et non, car ces oeuvres avaient un attrait religieux. Je l'écoutais donc parler de ça, j'aimais beaucoup quand il parla de préserver tout ça comme témoignage de notre passé, comme empreinte de notre histoire. J'étais d'accord avec lui, il était important qu'on garde une trace de cela pour retenir la leçon de notre passé.

Le côté sérieux fut cassé quand il me montra une représentation de Satan et qu'il me compara à ce dernier par rapport à mon dernier caprice. Même si je ne pus m'empêcher de sourire, je lui ai donné une tape sur le bras en marmonnant. Il continua de parler de Satan, parlant d'une théorie qui lui plaisait sur ce dernier. Honnêtement, je ne connaissais pas celle qu'il venait d'avancer.

Je réfléchissais à tout ce que j'ai pu entendre, quand il se tourna vers moi, m'hypnotisant de nouveau avec son regard. Il se pencha vers moi, ce qui me figea de nouveau. Mais il s'arrêta, ce qui provoqua étonnamment chez moi une sensation de déception. Il tenta de me taquiner, en me demandant s'il était plus vilain que moi avec ses airs sataniste. Je fis mine de réfléchir, puis lui répondis avec une mine faussement sérieuse :

"-Hum ! Aussi vilain que moi ? C'est possible ça ? Je suis bien trop vilaine pour quelqu'un comme toi."

Cette fois ce fut à mon tour de me rapprocher de lui, avec mon petit sourire taquin. Ainsi je pouvais sentir son souffle chaud sur mon visage et je ne pus m'empêcher de regarder quelques secondes ses lèvres. Devais-je tenter quelque chose ? Est-ce que c'était ce qu'il voulait ? Que je brise ma timidité qui me tiraille en ce moment même pour faire un premier pas entre nous ? N'est-ce pas trop précipité ? Je venais de le rencontrer après tout.

Dans ma tête c'était un tourbillon d'une multitude de questions et d'hésitations. J'étais tiraillée par le stresse, la peur d'une telle chose et l'attirance. J'ai rarement était dans cette situation, d'habitude je me sauvais avant que ça m'embarrasse trop. Mais avec lui, j'avais pas envie de me sauver. Je le fixais avec mon cœur qui battait à tout va et j'étais sûre qu'il voyait l'hésitation dans mon regard. Puis d'un coup, je me suis lancée, mais pas entièrement. Je lui ai déposé un baiser au coin de sa lèvre et je lui ai soufflé avec un sourire taquin malgré mes joues fortement rouge :

"-Tu vois, je suis très vilaine."


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Dante Vindish
Rescapé
Lun 17 Sep - 18:38
Dante Vindish
Elle l'écoutait déblatérer, se laissait bercer par ces phrases tout en profitant du spectacle de couleur que lui offraient ces œuvres mise au rebut. Lui ne tarissait jamais de mots. Il aimait à l'abreuvoir d'informations pourvu que leurs mains reste jointes et qu'il la sente détendu à son contact. Pour autant, euphorisé par sa muse, il ne tenait pas en place et se perdait tout autant en geste qu'en parole. Sous couvert de la railler gentiment, il reporta ses yeux dans les siens et s'approcha suffisamment pour intimer un rapprochement auquel elle répondît par la positive.
A ce moment précis, tout son corps frissonna sous le coup d'un éclair fulgurant qui le figea sur place. Le temps autour venait de s'arrêter tandis que la fine bouche rosée d'Helyne se rapprochait de la sienne. Lui n'avait plus aucune réaction possible. Son corps ne lui appartenait plus et était totalement esclave de l'initiative de sa belle décisionnaire. Seuls se doigts restaient cramponnés à leurs homologues tel un ancrage sur un point fixe pour ne pas tomber de trop haut.

Noyé dans les magnifiques lapis lazuli de sa dame de pique qui exprimait une profonde hésitation, il ne voyait ni n'entendait plus rien autour de lui. Seules les 2 pulpes approchant avaient un intérêt.

Ose! je t'en prie Helyne ose! Autorise moi à te couvrir d'attention. A t’inonder de mon désir. A devenir ton chevalier servant!

Dans son esprit, toutes les légendes et contes de fée les incluaient lui et elle comme protagonistes. Il s'imaginait déjà lui décrocher la lune pour espérer la conquérir et ainsi accomplir un de ses buts : Survivre pour quelqu'un de cher.

A peine de menus millimètres les séparaient à présent et déjà leurs enfants étaient nés dans l'esprit de Dante. Leo apprenait déjà à chasser aussi efficacement que son père tandis que Nina s’entraînait aux bonnes manières des dames avec sa mère tout en répétant les bons gestes de boxeurs appris pour botter le cul de tous les prétendants un peu zélés.

Enfin son épiderme entra en contact avec ce qui apparaissait comme la chose la plus douce de l'univers. Ici, plus question d'imaginer quoi que se soit. il fallait vivre le moment présent. Elle l'avait embrassé, fugacement certes, mais embrassé quand même. La singularité commença alors.
Plus rien n'était comme avant. les cartes étaient redistribuées et la nouvelle donne lui donnait pas mal d'as.

Comme électrisé par ce contact et à l'instar d'un démarreur, le moteur s'emballa en une fraction de seconde, auto alimenté par l'afflux sanguin surpuissant qui le traversait depuis de longues minutes, et l'autorisait alors à laisser son naturel revenir au galop.

Oh oui tu es très vilaine. Au point d'en être inconscient d'avoir réveillé le loup qui dormait.

Ses rétines s'illuminaient d'une lueur d'intelligence, contrastant drastiquement avec son regard ahuri d'avant impact, et un sourire se dessinait justement à l'épicentre, juste sur la commissure, façon carnassier.

"Tu te trouves vilaine? Mais tu as encore beaucoup à apprendre sur la vilainie. Par chance tu as trouvée un excellent professeur."

De sa main libre, il lui caressa le visage avec un geste d'une rapidité surprenante. Sa pulpe digitale glissait sans mal le long de sa joue et contourna l'angle de sa mâchoire pour venir s'enfoncer dans la jungle de ses cheveux et parvenir, au prix d'un périple ponctué d'un plaisir incommensurable, sur la frêle nuque d'Helyne qui semblait animée de soubresauts tous aussi électriques que lui. Ainsi amarré, il n'avait plus qu'à rapprocher ses lèvres désireuses du saint graal pour s'y mêler jusqu'à la fusion. Emporté par son élan et son vibrant désir de lui transmettre sa fugue menant à l'abandon de soi, le bout de sa langue tenta de se frayer un chemin à travers la mince ouverture ainsi crée. Il prolongea l'échange durant de nombreuses secondes durant lesquelles il venait goûter un bout de paradis émanant de cette bouche exquise tout en l’entraînant à partager à part égale chaque contact avec l'enfer de la sienne. Ses doigts se serraient fortement et son corps s'approchaient de manière à ne plus laisser le moindre centimètre vide entre eux. Le ying et le yang s’entremêlaient parfaitement dans cette folle danse visant à établir l'équilibre du monde.

Puis il ralentît sa course et se détacha très lentement pour pouvoir à nouveau river ses yeux dans les siens.

"Point trop n'en faut. Une seule leçon à la fois ... ma jeune élève."

Il ne résista pas pourtant à lui voler un dernier baiser, plus court, similaire à celui qu'elle lui avait accordé, avant de décrocher sa main gauche afin de jeter un oeil à sa montre sans pour autant reculer son corps.

"Malgré tout il nous reste 3 bons quarts d'heure, Autant dire toute une soirée maintenant que nous avons ralenti le temps ensemble. On continue la visite?"

Bien évidemment, il ne bougerait plus d'un pouce avant que sa belle ne lui accorde une réponse pour qu'il puisse rester blottit le plus longtemps possible.



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