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La douceur d'une plume [Dante et Hélyne]

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Hélyne Meyer
Survivant
Mar 17 Juil - 0:18
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hèlyne

Dante

Alors que je dormais, je fus réveillée par l'un de mes cauchemars. Enfin, plutôt mon fameux cauchemar. En nage et le cœur battant à la chamade, j'observais le plafond en reprenant mon souffle. J'avais encore cauchemardé à propos de ce fameux jour où j'ai vraiment failli mourir. Je revoyais encore ces infectés foncer sur moi, affamés et horriblement effrayants, puis se jeter sur moi pour me dévorer. Heureusement pour moi, la réalité fût différente.

Oui, je me souviens encore de cette fin de journée. Alors que j'étais seule dans cette ruelle, pétrifiée par la terreur, ces hommes sont arrivés et les ont tué sans aucune hésitation. J'ignore comment ils ont su que j'étais là, mais cela ne me préoccupe pas, car sans eux je serais morte à l'heure qu'il est. Jamais je ne pourrais oublier le regard de l'homme qui s'est approché de moi et encore moins comment il m'a rattrapé quand je me suis écroulée en larme. J'avais vécu tellement d'épreuves en quelques semaines qu'à ce moment là, j'étais juste à bout émotionnellement, psychologiquement et physiquement. Après ça, les choses sont devenues un peu flou, je me souviens juste que cet homme m'a prise dans ses bras en me rassurant, me disant qu'il allait me mettre à l'abri, que tout ça c'était fini et puis il m'a emmené ici. Au musée où des gens appelaient gardiens, ont pris soin de moi. Et me voilà devenue une élitiste, plus précisément une porteuse...

Je ne pus m'empêcher de soupirer, tout ça remonte à quelques semaines déjà et pourtant, cela me travaillait toujours autant la nuit. Ayant trop chaud, je me suis relevée, ne pouvant plus supporter la chaleur confortable de mon lit. Après quelques secondes d'hésitation, j'ai décidé d'aller prendre l'air dans la cour. Personne n'allait m'en vouloir pour si peu. Enfilant un léger peignoir en soie blanche au dessus de ma robe de nuit, je suis sortie discrètement de ma chambre. N'ayant croisé personne, j'ai pu attendre la cour sans encombre ou sans croiser personne qui me demande de retourner dans ma chambre.

A peine ai-je mis un pied dehors que j'ai soupiré, mais de soulagement. La fraîcheur de la brise qui embrassait ma peau était un des contacts des plus agréables. Cela faisait tellement du bien ! Je me suis avancée un peu dans l'allée et j'ai fini par m'asseoir sur un muret tout en regardant le ciel scintillant par son nombre d'étoiles. C'était tellement beau à contempler, que ça me fit oublier un peu tout et surtout oublier mes tracas. 


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Dante Vindish
Rescapé
Mar 17 Juil - 14:56
Dante Vindish

Suite à une mission de ravitaillement diurne assez éprouvante, Dante profitait de cette nuit pour prendre un repos bien mérité. A défaut de rester dans son espace personnel à inventorier ses trop nombreuses blessures et subir leurs affres, il préférait arpenter les couloirs du musée et ses extérieurs pour les commuer en tant de marques indiscutables de son implication totale dans la construction de cette nouvelle société bâtit sur des valeurs communes loin des dérives du monde ayant engendré cette apocalypse.

Durant sa balade, il croisa un gardien qu'il avait entrainé aux gestes techniques professionnels d'intervention qui assumait maintenant son poste avec bien plus de confiance, quelques survivants attablés à qui il avait rapporté les féculents de l’extérieur, une fillette jouant avec un chien qu'il avait recueillit, des collaborateurs patrouillant avec des armes qu'il avait "emprunté" à des tocards plus enclin à tirer sur d'autres survivants que des Z. L'ensemble de ses visions lui faisait revivre ses plus belles réussites qui alimentait plus largement sa satisfaction que la douleur physique inhérente à de tels actes.
Au gré de ses pérégrinations, l'ancien officier de police observa au loin une magnifique silhouette drapée d'une étoffe de soie blanche flottant dans la petite brise de cette fraîche nuit étoilée. La faible lueur de la lune se reflétait sur elle et illuminait sa peau d’albâtre et le blond de ses longs cheveux fins.

"Helyne ..." Maugréa t-il sous l'effet de sa stupéfaction.

Il se doutait qu'elle était destinée à devenir une porteuse au vue de sa beauté qui n'avait pas même pu être entachée par son extrême état de fatigue et la saleté qui la recouvrait au moment où il l'avait trouvé. Pourtant, à la voir en pleine santé, sa fine silhouette sublimée par cette étoffe légère s'intégrant terriblement bien dans ces astres nocturnes de par sa rêverie, il dissipa tout doute quand à la place qu'elle occupait à présent.

Et dire que je ne te donnais pas quelques jours à vivre. Tu étais totalement malnutrie, en hypoglycémie, le visage émacié et en détresse extrême. Je pensais être arrivé trop tard. Tu as de la chance que j'accorde une réelle importance à la vie et ai tout tenté pour te ramener chez nous ... bien que maintenant que je te revoie, j'ai l'impression que c'est nous qui sommes chanceux de t'avoir parmi nous.

Il s'approcha d'elle à pas feutré, s'extasiant toujours plus sur ce visage angélique largement plus rosé que la dernière fois qu'il l'avait vu.

"Excusez moi. Vous êtes bien Helyne?"

Sa voix, d'habitude tonitruante et vindicative, se faisait plus douce afin de ne pas effrayer la belle muse.

"Vous vous souvenez de moi? j'étais dans la ruelle pleine d'infectés. C'est moi qui vous ai transporté jusqu'ici."

As-t-elle le moindre souvenir de cette soirée? Elle paraissait en tel état de choc. Se souvient-elle que j'ai transpercé le zombie de ma lance juste avant qu'il ne la morde? Qu'une partie de son coagulât sanguin lui a ruisselé sur la joue? Que je lui ai parlé et pris ses constantes avant de la manipuler? Tout ce temps où mon visage était proche du sien, j'avais du mal à capter ses yeux d'un éclat envoutant mais malheureusement vide à ce moment là.

"Vous avez l'air d'avoir bien récupéré."

Il avait envie de l'assaillir de questions, connaître les circonstances de sa survie, son avis sur cette nouvelle organisation, ... mais il devait calmer ses ardeurs tant qu'il ne savait si cette porteuse allait daigner lui adresser la parole. Il respectait scrupuleusement la hiérarchie des élitistes et ne comptait pas outrepasser ses droits ou faire preuve d'excès de zèle juste parce qu'il était son "sauveur".



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Survivant
Mar 17 Juil - 16:36
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Le ciel était vraiment magnifique, j'essayais de relier des étoiles entre elles pour former des constellations. Puis soudainement une voix prononçant mon prénom, me fit sursauter. Mon regard se posa sur la silhouette d'un homme qui m'expliqua alors qu'il était l'homme de la ruelle et plus précisément celui qui m'avait amené ici. Je ne pus m'empêcher d'hésiter quelques secondes, deux autres avaient essayé de me faire croire une telle chose et tout cela pour s'attirer mon attention. Je me suis donc naturellement levée et je l'ai approché pour vérifier. J'ai observé son regard et je n'ai pas pu m'empêcher de lui sourire en lui répondant :

"-Oui, c'est bien toi. Je me souviens de ton regard. Je suis désolée de vérifier, deux autres hommes ont tenté de m'approcher en s'octroyant cela."

Reculant d'un pas en rougissant et souriant timidement, je repris ma place sur le muret en le détaillant du regard, pour me rappeler du visage de l'homme qui m'avait arraché à la mort. Avec un peu de chance maintenant que j'avais un visage sur cette personne, je pourrai le voir dans mon rêve et ne plus me faire dévorer dans chaque songe de mes nuits. Réalisant qu'il m'avait parlé de mon état, je lui répondis en rougissant un peu de honte me rappelant dans quel état il avait pu me voir :

"-J'ai eu quelques semaines pour récupérer. Tout le monde est au petit soin avec moi, ça me fait bizarre d'avoir autant d'attention, mais je me sens vraiment mieux grâce à cela."

J'allais rajouter que en même temps ça aurait été compliqué de pas se sentir mieux quand on pense à l'état dans lequel j'étais. Mais je préférai ne pas reparler de ça, c'était vraiment trop gênant. Après avoir hésité quelques secondes, je ne pus m'empêcher de lui dire :

"-D'ailleurs, je tiens à te remercier de m'avoir évité de terminer en buffet à volonté pour monstres."

J'avais essayé de dire ça avec légèreté et en essayant d'être drôle, mais si en me repassant ma phrase dans ma tête, je trouvais ça assez nul. Surtout que ce moment avait le don de me hanter, donc ça sonnait un peu faux d'essayer d'en rire. Mon sourire devint donc un peu nerveux.


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Dante Vindish
Rescapé
Mar 17 Juil - 23:59
Dante Vindish
Il avait tout loisir, alors qu'elle le dévisageait, d'admirer ce joli minois maintenant souriant et plein de vie. Elle était vraiment belle dans cette nuit à la douce lune qui l'auréolait d'ombres discrètes qui soulignaient la finesse de ses traits. Jusqu'aux moindres mouvements des lèvres, elle était envoutant, même si les mots qui en sortaient venait titiller les nerfs du guerrier intègre. Il dut sortir de sa fascination pour partager son aversion à grands renforts de sa voix grave et profonde.

"Vraiment ? Certains confrères guerriers s'adonnent à ce genre de bassesses? Dans le but avéré de s'attirer vos faveurs je suppose. Put... Il y a des salades de phalanges qui se perdent pour leur tronche.
Comme quoi, même quand on essaye de reconstruire un modèle sociétal affranchi de l'argent et de ses dérives, il y a toujours du vice qui apparait. Si vous pouviez me les désigner je serai ravi de leur faire passer toute envie de misogynie à grand renfort de coup de pied au derche."


Conscient que sa remarque pouvait s'apparenter à de la jalousie, il lui offrit un regard un peu moins empreint de colère et parla plus calmement.

"Pour ma part, je ne cherche absolument rien à m'octroyer. Pas même de la reconnaissance. Je voulais simplement savoir si vous aviez un quelconque souvenir de cette nuit pour en apprendre plus sur votre vie."

Sans autorisation de sa part, il ne pouvait décemment pas la tutoyer en retour malgré qu'elle ait pris cette liberté. Normal pour une porteuse choyée à qui tout est accordé, mais absolument pas pour un ancien policier au devoir d’exemplarité tenace. Dante profita tout de même pour expliquer pourquoi il ne s'était pas manifesté avant.

"Vous me voyez ravi que vous vous soyez rétablie à ce point. Chez les élitistes, vous avez une place de choix. Vous n'avez absolument pas à en rougir ou autre. Votre simple présence pourra éventuellement permettre de fonder une nouvelle civilisation résistante au virus. C'est le moindre des honneurs que nous puissions vous offrir en retour d'une telle opportunité.
En un sens, c'est d'ailleurs pour cette raison que je n'ai pas cherché à me présenter et faire jouer mon sauvetage. Je ne voulais pas que vous vous sentiez redevable ou influencée dans vos choix futur pour le groupe..."


Une nouvelle pointe d'énervement laissa poindre sur son visage expressif.

... Et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai envie de coller une putain de branlée aux enculés qui ont tentés de le faire. Une fois que je leur aurais exploser le pif à coup de boule, on verra si il joueront toujours les jolis-coeurs.

Il ne voulait pourtant pas verbaliser sa rancœur outre mesure devant elle qui était innocente et n'avait pas à être mêlée à des querelles internes. Pour changer de sujet et rebondir sur les dernières paroles de l'égérie, il évoqua cette fameuse nuit sordide.

"Vous n'avez nul remerciement à m'adresser. Je n'ai fait que ce qui me semblais le plus juste. Nombreuses sont les fois où j'ai jugé plus opportun d’abréger des souffrances où prendre des vies au nom de mes valeurs personnelles.
Mais revenons justement à vous. Lorsque nous vous avons trouvé, vous étiez en jeûne prolongé et vos fonctions biologiques quasiment à l'arrêt. Que faisiez vous avant? Aviez -vous des biens qui soient restés là-bas et que vous souhaitiez récupérer? D'autres survivants de votre connaissance peut-être?"



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Survivant
Mer 18 Juil - 3:16
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Je ne pouvais pas m'empêcher de l'observer, je devais admettre qu'il était assez séduisant comme homme, mais il se dégageait de lui quelque chose qui m'impressionnait. A moins que le meilleur mot soit intimidait. Si bien que lorsqu'il se mit à parler plus fermement à propos de ces deux autres hommes, je ne pus m'empêcher de frissonner légèrement et penser que je n'aimerais vraiment pas être à la place de ces derniers. Pour ne pas le laisser sans réaction de ma part, je lui ai répondu timidement en jouant nerveusement avec la ceinture de mon peignoir sans oser le regarder :

"-Oui, oui, je me souviens de leurs visages et je pourrais les reconnaître. Mais je n'ai pas envie d'attirer des soucis à qui que ce soit. Je n'ai pas envie d'être l'origine d'un quelconque conflit. Je ne suis pas comme certaines des porteuses, voir des hommes se chamailler pour moi ou à cause de moi, ne me plaît guère."

Si je précisais cela, c'était à cause de la conversation qu'on entretenu deux autres porteuse alors que j'étais à côté d'elles. Ces dernières rigolaient à propos de leurs prétendaient et pariaient sur tout ce qu'ils allaient tenter de faire pour elles. J'en avais eu un frisson de dégoût, notre statut nous donne déjà énormément de privilège et je n'avais guère envie d'en profiter ou d'en jouer. Cela ne me ressemblerait pas.

Je me permis alors de le regarder à nouveau et de lui adresser un sourire timide. Pendant qu'il commençait à me poser des questions. Il semblait s'intéresser surtout à ce que j'aurai pu avoir et si j'avais un groupe de personnes avec moi. Je me demandais si ce n'était pas ça qui l'intéressait et pas spécialement moi. Mais en repensant à sa phrase, il m'avait aussi demander si j'avais des affaires à récupérer. Malgré mon hésitation, je me mis à lui expliquer ce que j'ai vécu :

"-En réalité, je faisais parti d'un groupe de divers artistes de rue. On était un peu plus d'une douzaine au début et on s'était réfugié dans un hôtel. Mais très vite le groupe a diminué en nombre et moi je n'osais pas sortir. Mais les bombardements ont un peu changé ça. Je suis sortie du bâtiment juste à temps avec deux autres personnes, les autres ont été tué. On a erré un moment, allant d'une cachette à une autre, mais l'un s'est fait mordre et l'autre a dû le tuer. Faire ça, ça l'a détruit et je l'ai retrouvé pendu dans le dernier endroit où l'on était. Puis tu m'as trouvé quelques jours après, quand je n'ai plus supporté rester dans la cachette où était le corps."

Rien, qu'en pensant à cela, je sentis ma gorge se nouer. C'était dur de repenser à cela et de repenser à tout ce que j'ai vécu. Un frisson me parcouru le corps et je n'arrivais plus à sourire, d'ailleurs je n'essayais pas le faire sachant que ça ressemblerait plus à une grimace. Je me permis de lui dire alors :

"-Comme tu l'as remarqué, j'étais sous alimentée et ce n'était pas pour rien. On n'avait rien avec nous, on n'avait pas les épaules pour se battre pour obtenir quoique ce soit et le peu qu'on trouvait, même si on faisait attention ça s'épuisait assez vite. On n'avait vraiment rien, je n'avais que mon sac."

Je me stoppais en songeant à mon sac en bandoulière que je n'avais plus. Je ne me rappelais même pas si je l'avais sur moi quand je suis partie dehors guidée par le désespoir. Je me mordis nerveusement la lèvre en hésitant. Je ne pouvais quand même pas lui demander cela, il ne pouvait pas prendre un tel risque pour si peu. Il contenait que des babioles, dont des livres de poches que ma mère m'avait offert. Non, décidément, je ne pouvais pas lui demander ça. Pour changer de sujet, je préférais lui adresser l'un de mes sourires timides en lui disant :

"-Voilà, tu sais tout ! Tu voulais savoir autre chose ?"

Je voulais voir sa réaction et s'il allait me demander autre chose, j'avais toujours en tête le fait qu'il soit peut-être venu me parler juste pour des renseignements.


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Dante Vindish
Rescapé
Mer 18 Juil - 12:15
Dante Vindish
Parfait. Si tu es capable de me montrer les fautifs je vais pouvoir appliquer ma propre conception de la justice : délit, punition expéditive.
Combien de fois, en tant que Capitaine, j'ai été frustré lorsque je récoltais des dépositions tout en sachant pertinemment que la justice, laxiste et idéaliste, n'allait pas statuer sur un jugement à la hauteur du préjudice? Combien de fois j'ai vu des vendeurs à la sauvettes, des cambrioleurs ou des agresseurs s'en tirer avec un simple rappel à la loi? Aujourd'hui tout est différent. J'ai enfin l'autorité et le pouvoir de juger moi-même des peines...

Vieux juges croulants! Pour ce simple trafic d'influence dans un mouvement à caractère religieux ou sectaires, vous n'auriez probablement pas retenu les charges!
Mais pour ma justice d'élitiste, c'est un crime de lèse-majesté car les porteuses sont notre avenir. Pour rééquilibrer la balance envers les autres prétendants, un bon gros nez dévié et mis en patate sera suffisant je pense.


Durant son monologue intérieur, Dante affichait un visage toujours aussi sérieux et fermé. Il avait appris, à maintes reprises, à ne pas laisser l'émotivité l'envahir. Surtout lorsqu'on lui racontait des histoires sordides. Tour à tour flic, juge et bourreau, il se devait d'être incorruptible. Comme toute réponse, il se contenta, assez placidement, d'édicter une partie de sa réflexion avec neutralité tout en soulignant son goût pour la paix galvaudé.

"Helyne. C'est tout à votre honneur de ne pas vouloir troubler la paix du groupe. Nombre de porteuses ne s'encombrent effectivement pas de ce détail. Mais dans ce cadre là, vous êtes une victime. Ce n'est pas pour vous ou à cause de vous. Je compte agir juste pour sanctionner la faute des belligérants"

Il lui était très difficile d'exclure totalement une implication personnelle car cette femme envoutante lui plaisait énormément. Sa beauté glaciale et son sourire enjôleur lui intimait de lui offrir une protection supérieure à celle qu'il pouvait dispenser à tous les autres élitistes. Ses mains graciles en mouvement semblaient tout aussi douce que la soie qu'elle manipulait nerveusement. Oralement, cela se traduisait par une rigueur et une rigidité totale mais physiquement par quelques rictus incontrôlables. Par chance, elle ne le regardait pas à ce moment là.

Lorsqu'elle reposa ses doux yeux sur lui et évoqua son histoire, Dante s'était à nouveau muré derrière son attitude naturelle, froide et implacable. Une fois encore, il ne tenait pas à mêler ses émotions et tenait à pouvoir offrir une réponse quasi clinique aux problèmes soulevés. Ce n'est qu'au moment où un frisson la parcourût qu'il lui attrapa la main droite et la serra tendrement tandis que sa main gauche venait se poser sur son bras droit en signe de compassion. Il sentait bien que le fait de revivre cet évènement avait un aspect traumatisant et, pour une fois, pour lui signifier ne pas être insensible, lui adressa une moue compatissante mais toujours empreinte de force pour lui signifier que l'évocation de ses capacités n'étaient pas de vains mots.

"Je comprends mieux pourquoi vous étiez dans cet état. Il est difficile pour tout le monde de faire face à cette pandémie. Personne, aussi fort soit-il, n'était préparé à cela. Mais à présent nous le sommes."

Une nouvelle fois, il ne put s’empêcher de montrer de l’intérêt pour la jeune femme. A la différence qu'ils échangeaient à présent leur regard. Ses prunelles vertes se perdaient dans le magnifique océan des mireetes de sa muse. Un sourire franc et encourageant se dessinait également sur ce visage trop souvent sérieux.

"Ce soir là j'ai pu vous trouver parce que vous sommes organisés. j'ai pu vous ramener parce que nous avons des vivres et ses soins. Tous les jours j'affronte les morts pour que nous puissions vivre mieux. Je suis fier d'avoir pu vous l'offrir et, si il faut que je retourne une nouvelle fois jouer les équarrisseur, je le ferais."

Son discours était volontairement orienté mais, afin de ne pas lui même se mettre en marge de sa propre justice et de ne pas influencer directement une porteuse avant d'être choisit comme prétendant, il termina sur une note bien plus généraliste.

"Cela fait parti de mon métier. Tous les guerriers sont amenés à sortir pour avoir la chance de rapporter d'autres survivants, denrées ou même des sacs égarés. Notre immunité au virus nous confère de plus grande chance de survie.
Ainsi, pour répondre à votre dernière question, j'aimerai savoir ce qu'il y avait dans ce sac et si vous voulez que nous allions le récupérer pour vous."



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Hélyne Meyer
Survivant
Mer 18 Juil - 14:44
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Au contact avec la main de ce dernier, j'ai cru sentir mon cœur rater un bêtement. Je sentis mes joues chauffer, ce qui me signala que je rougissais. Je ne me suis jamais montrée douée en contact avec les hommes. D'ailleurs, même si j'avais honte de l'avouer, je n'ai jamais eu de véritable relation dans ma vie. J'étais maladroite et vraiment pas à l'aise quand un garçon me plaisait, je finissais toujours par faire une catastrophe qui faisait fuir ce garçon. Ironiquement, maintenant on attendait de moi que je me reproduise. Cela promettait grandement avec quelqu'un comme moi.

Évitant de trop penser à cela, je me mis à le regarder tout en écoutant ce qu'il avait à répondre à tout ce que je venais de dire. A peine eut-il commencé qu'il m'adressa son premier véritable sourire et je ne pus m'empêcher de lui rendre. C'était bête peut-être, mais c'était plus fort que moi. Il continua ses explication sur les valeurs du clan et sur le fait que c'était grâce à cela qu'on m'avait retrouvé. Ce n'était certainement pas moi qui allait m'en plaindre. J'étais encore vivante grâce à cela.

Alors que je repensais à ce jour, je fus surprise de l'entendre me demander ce qu'il y avait dans mon sac et si je désirai le récupérer. Je ne pus m'empêcher de le regarder avec une certaine surprise et afficher une véritable hésitation. Au bout de quelques secondes, je me mis à lui expliquer alors :

"-Eh bien. Cela peut paraître stupide, mais ce ne sont que des babioles en quelques sortent. Pour commencer, il y a mes affaires anti-agression, je sais que c'est stupide car ça ne fonctionne pas sur les monstres de dehors, mais ma bombe au poivre et mon taser, m'ont toujours rassuré. Ensuite, il y a mon portefeuille, avec une photo de ma mère et moi dedans. Puis il y a quelques livres de poche, encore quelque chose d'offert par ma mère. Puis il y a mon cahier où il y a les chansons et musiques sur lesquelles je travaillais. Et pour finir, euh, non c'est tout."

Je ne pus me résoudre de lui dire alors qu'il y avait une petite peluche dedans, mon doudou d'enfance devenu avec le temps mon porte-bonheur. C'était ridicule et enfantin, je ne voulais pas qu'il ait une mauvaise image de moi après cela. Je me contentais donc de rajouter :

"-Mais inutile de prendre des risques inutiles pour récupérer ce genre d'affaires, la vie d'une personne à beaucoup plus de valeur à mes yeux que ce sac. Puis de toute façon, j'étais tellement mal ce jour là que je ne serais même pas vous indiquer quel bâtiment c'était. Certes, je n'ai pas marché longtemps, mais la direction ou l'étage me sont totalement flou."

Rien, qu'à l'imaginer risque sa vie pour mon sac, j'en avais une boule au ventre. Je m'en voudrai toute ma vie si quelqu'un se faisait tuer pour moi. Vraiment, je n'avais rien à voir avec ces porteuses qui profitaient de leur rang pour qu'on exécute le moindre de leurs caprices. D'ailleurs si un jour je venais à devenir comme ça, j'espérais que quelqu'un m'en mette une pour me ramener à la réalité. J'ouvris la bouche pour lui demander quelque chose et je pris conscience d'un détail. Du coup, je lui ai demandé tout bêtement :

"-Tu connais mon prénom, mais moi j'ignore comment tu t'appelles. D'ailleurs, ce serait gentil de me tutoyer, ça me met mal à l'aise d'être vouvoyée."

Suite à cela, je me suis contentée de le regarder avec un léger sourire, en espérant qu'il oublie cette histoire de sac et ne tente pas d'aller le chercher malgré les risques.


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Dante Vindish
Rescapé
Jeu 19 Juil - 0:22
Dante Vindish

Nul besoin d'être le fils à Freud ... Tiens d'ailleurs vaux mieux être son fils que sa mère vu le complexe d'Oedipe non résolu du bonhomme .. pour comprendre que mon geste lui a fait monter le rouge aux joues. Certes c'est probablement flatteur envers moi, mais c'est surtout un geste qui est un peu trop déplacé. Je ne devrais clairement pas me montrer aussi compatissant, même si le sentiment était réel. Ce n'est pas le rôle d'un guerrier et encore moins d'un de ceux qui se veut irréprochable. Je dois surveiller ma gestuelle et, si d'aventure elle décidait de me choisir, ce sera pour des raisons valides, basés sur de véritables émotions et non pas mue d'une drague de bas étage.

Pour être raccord avec ses pensées, Dante lacha, au prix d'un énorme sacrifice, cette douce main qui adoucissaient les siennes devenues caleuses. Il l'écouta édicter le contenu du sac en hochant la tête par intervalle pour signifier sa compréhension. Lorsqu'elle eût terminé le listing, elle embraya sur une doléance particulière : celle de ne pas s'engager à sa recherche.
Pour argumenter elle invoqua sa valeur pour la vie et l'inexactitude des informations qu'elle pouvait fournir quand à sa localisation précise. Autant ses arguments avaient de la valeur, mais c'était surtout la volonté de détachement qui guida Dante vers une réponse en accord.

"Comme je vous l'ai signifié, ma vie est constamment mise en danger pour de nombreuses autres missions en extérieur. J'y suis largement préparé et d'ailleurs assez friand de pouvoir donner une seconde mort à tous ces rampants. C'est certes naïf mais plus j'en couche, moins il y en à sur cette planète. Aussi je ne rechigne jamais à m’aventurer hors de la zone sécurisée. Donc ce n'est pas un souci.
Malgré tout, il semble en effet qu'il n'y ai que des objets sentimentaux pour vous et nous n'avons aucune informations précises. De fait, je n'irais pas le chercher directement."


Malheureusement, aussi strict qu'il voulait l'être, le capitaine ne pût réprimer une dernière phrase un peu trop optimiste guidée par un ardeur désir de lui plaire.

"Mais puisque j'ai la description des objets qu'il contient, rien ne m'empêche d'y faire attention lors d'une prochaine mission dans le quartier."

A peine eût-il fini qu'il se mordît la lèvre inférieure pour exprimer une certaine gène qu'il balaya très vite en revenant à une expression faciale plus stricte.

Il ne la garda cependant pas longtemps car la surprise de se voir tutoyé le surpris au point de lui arrondir les yeux et lui entrouvrir la bouche.

"Ah je ... pardonnez ... "

Est-ce que tu deviens stupide ! Où est le bonhomme capable d'auditionner les plus grands criminels? Ressaisis-toi bordel ! Certes elle est magnifique dans cette soie qui sublime sa féminité. Oui son visage est d'une perfection absolue, ses lèvres à croquer et ses yeux hypnotisants, ...mais tu n'as pas le droit de te laisser influencer à ce point !

"Je m'appelle Dante, Dante Vindish. Anciennement Capitaine de police et à présent Guerrier au sein des élitistes, spécialisé dans le maniement des armes et les arts martiaux."

Sa mission du jour l'avait vraiment lessivé et il mettait sur le compte de la fatigue ce moment de faiblesse. Après une grande inspiration il retrouva une allure un peu plus digne avec une stature droite et un visage plus sérieux.

"Excuse moi Helyse. En effet j'ai oublié de me présenter et ai eu du mal à contenir certains élans peu convenables pour un guerrier envers une porteuse. J'ai été aux prises avec d'autres survivants qui ont abattus l'un de nos gardiens il y une semaine et la traque pour finalement les pister et les éviscérer à été très longue."

En évoquant ce dur labeur, la douleur à son épaule gauche que l'une de ses victimes lui avait occasionné en se débattant se raviva. Il dû alors se la tenir de son autre main et grimaça. Ce laps de temps lui permis de se demander si il se présentait sous un bon jour à cause de son état d'épuisement.

"Tu as l'air en effet différente des autres femmes d'ici. Mais je n'ai aucun droit de t'imposer ma présence. Si tu le désires je peux m'en aller ... "

Malgré son état, il souhaitait ardemment qu'elle n'allait pas le congédier et allait lui proposer de poursuivre la conversation.



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Hélyne Meyer
Survivant
Jeu 19 Juil - 3:02
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Alors que je le regardais, je le vis lâcher ma main et je me mis à regretter que ce contact fut coupé. Mais je respectais cela, s'il ne voulait pas me toucher plus que outre mesure. Après tout, je n'étais rien qu'une porteuse et il n'avait pas vraiment besoin de m'accorder plus d'attention qu'à une autre. Soudainement, je me mis à me demander s'il n'avait pas déjà sa porteuse ou même quelqu'un tout simplement. Mais je préférais ne pas formuler cela à voix haute. Cela serait sûrement déplacé.

Du coup quand il parla de mon sac, du fait que j'avais raison, j'eus un petit pincement au cœur à l'idée de ne jamais récupérer mes affaires, mais d'un côté j'étais soulagée que personne ne risque sa vie pour cela. Mais il me donna un peu d'espoir quand il me précisa qu'il fera attention lorsqu'il sera dans le secteur dans lequel il m'avait trouvé. Je me suis donc contentée de lui dire :

"-D'accord, mais seulement si tu es dans ce secteur. Je ne veux pas que tu prennes de risque pour moi et ce même si tu en as l'habitude."

C'est alors que je le vis bredouiller et cela me fit sourire instinctivement. J'arrivai même à trouver cela assez adorable de le voir dans cet état, mais il valait mieux qu'il n'en sache rien, je ne suis pas sûre que son ego apprécie ce mot. Il se présenta à son tour et je ne pus m'empêcher de le regarder avec une certaine admiration. Capitaine de police ? Rien que cela. Quand on pensait au travail que ces hommes accomplissaient avant l'épidémie, la haine anti-police dans certaines zones et surtout les attentats. Finalement, je savais d'où venait son courage et son assurance, avec lesquelles il affrontait les choses. C'était naturel chez lui et je ne pouvais qu'être admirative, moi la jeune femme craintive que j'étais.

Quand il eut fini de se présenter et alors que je rêvassais un peu dans mes réflexions, mon regard se reposa sur lui quand il s'excusa. Je ne pus m'empêcher d'avoir un froncement de sourcils en l'écoutant. Puis se justifia en m'expliquant ce qu'il avait traversé. Je ne pus m'empêcher de pencher un peu la tête sur le côté, ne comprenant pas trop où il voulait en venir avec ses explications. Puis il rajouta une phrase qui eut le don de me flatter, il précisa qu'effectivement je semblais bien différente des autres et malheureusement il ne s'arrêta pas là. Il précisa qu'il ne voulait pas m'imposer sa présence et que si je le désirais, il pouvait s'en aller. Je ne pus m'empêcher de grimacer en lui disant directement :

"-Mais qui te dit que je désire que tu t'en ailles ?"

En le voyant porter sa main à son épaule, je vis clairement sa crispation de douleur. Soucieuse, je ne pus m'empêcher de me lever et de m'approcher de lui, pour examiner son épaule. Enfin examiner était un grand mot, j'ai juste regardé rapidement son épaule et j'ai posé délicatement ma main dessus. Je savais que ça ne servait à rien, en plus je n'y connaissais vraiment strictement rien en soins. C'était plus un geste de compassion instinctif, puis j'ai enlevé ma main ayant peur de lui faire mal ou même de le gêner. Le regardant je ne pus m'empêcher de lui dire ce que je pensais :

"-Je sais que je suis une porteuse, mais je ne suis pas que ça, je suis aussi humaine. J'aimerais bien qu'on arrête de me traiter tout le temps comme si j'étais quelque chose de totalement inaccessible et trop spéciale pour être approchée. Je vais finir par devenir folle si ça reste ainsi toute ma vie."

Je le regardais en souriant et je ne pus m'empêcher de me mordiller la lèvre, en hésitant sur ce que j'allais lui dire ou non. Je ne voulais pas du tout que mes paroles et mes propos soient mal interprétés. Après une petite hésitation, je ne pus m'empêcher de rajouter :

"-Ta compagnie ne me dérange pas du tout, surtout que, j'essaye de me changer les idées, mes nuits sont assez mouvementées en ce moment. Puis, je tenais à te préciser que si ta présence me dérangerait, je ne me gênerai pas pour te le dire, comme je l'ai fait avec ces deux autres hommes. Oh ! Et un dernier détail, j'ai l'impression que tu as mal interprété de me voir rougir, donc, je vais juste de préciser que je suis une fille qui rougit facilement et pour un peu de tout, donc pas forcément par gêne."

Je lui ai souri un peu plus timidement, avant de reculer d'un pas et de me rasseoir sur le muret. A ce moment un groupe d'hommes passa, ils regardèrent dans notre direction et se mirent à sourire, voire même à rire un peu, sauf un, puis ils se mirent à parler entre eux à voix basse. Rougissant de nouveau, je ne pus m'empêcher de baisser la tête en me demandant si ça allait être ainsi à chaque fois qu'on allait me voir en compagnie d'un guerrier, car c'était la seconde fois que je voyais ce comportement. Je relançais un regard timide vers ce groupe, puis mon regard croisa celui de l'homme qui lui ne souriait pas et semblait soucieux. Je ne pus m'empêcher de froncer un peu les sourcils et détourner la tête en reconnaissant l'un de ceux qui avait tenté une approche en se faisant passer pour celui qui m'avait ramené. Cependant je n'ai rien osé dire à Dante et me contenta de lui demander :

"-Tu n'aurais pas envie de t'asseoir un peu avec moi ? Si comme tu me l'as dit, tu as vécu quelque chose d'éprouvant physiquement, autant te poser un peu si tu veux rester un peu avec moi."


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Dante Vindish
Rescapé
Jeu 19 Juil - 15:31
Dante Vindish
Rien. Strictement rien ne n'indique que tu veux que je prenne congé. Moi même n'en ai pas envie. Je préfère largement laisse mon cerveau amoindri se construire des images mentales de toi. Que ta voix douce me berce tendrement. Ma nuit n'en sera que plus agréable.

La réponse de la belle blonde lui apporta un tel soulagement qu'il l'exprima en relâchant un peu sa droiture et ainsi apaiser un peu plus ses douleurs récentes. Ce fût d'ailleurs une énorme surprise lorsqu'elle s'approcha et inspecta son épaule. Ce mouvement diffusa son parfum enivrant jusqu'à Dante qui ferma les yeux pour en humer la moindre particule. La douceur de sa main qu'il avait pu percevoir le temps d'un instant refît son effet malgré une certaine insensibilité due à la luxation. Toutes les sensations qu'il ressentait étaient comme amplifiées par cette femme si désirable. Pourtant, il se retînt de tout mouvement, conscient de ne pas être en mesure de lui exprimer ses sensations.
Avant qu'il ne perde totalement pied, elle retira sa main et exprima une certaine gène quand à sa nouvelle condition. Elle n'avait visiblement pas l'habitude d'être à ce point choyée et crainte. Une position effectivement inimaginable en dehors de ces murs mais pourtant cruciale pour les élitistes. Le capitaine pensait pouvoir la comprendre en un certain sens mais tenait tout de même à justifier cet état de fait. Après une légère pause elle expliqua rougir rapidement, être d'une franchise absolue et vouloir se changer les idées. Afin de casser un peu la distance et interagir de manière plus "humaine", Dante s'approcha à son tour d'elle sans pour autant oser s'assoir en lui offrit un franc sourire pour répondre d'une voix plus décontractée.

"Je peux comprendre que ce soit assez inconfortable comme position. Malheureusement, c'est un mal pour un bien. Nous tentons de rebâtir une société affranchie des vices principaux. Le sexe et l'argent ont toujours été vecteurs de dérives lorsqu'ils ne sont pas bien contrôlés. Tant que tu n'auras pas choisis tes prétendants, les autres célibataires doivent s'abstenir de toute tentative de corruption. De ton coté tu n'as aucune restriction quand à tes choix. Puisque ma compagnie te plais c'est avec plaisir que je t'aide à apaiser ton sommeil agité. Quand à tes rougeurs intempestives, je suis certain de pouvoir les faire naître avec de la gène."

Il apparaissait vraiment plus détendu, voire un peu taquin. Puisqu'elle lui donnait son accord pour passer un moment ensemble et exprimait vouloir se changer les idées, il n'avait plus de bride à avoir si ce n'est de limiter les situations plus ou moins équivoques.

Tu m'aides également à me changer les idées. Alors je ne vais pas me priver pour te faire passer par toutes les nuances de rouge de ton visage. Fifty shades of Red !

Mais les première rougeurs n'étaient pas de son propre fait. Un groupe de personnes passa non loin et quelques ricanements se firent entendre. Parmi eux, un gros costaud un peu trop sûr de lui d'habitude qui baissait la tête. Fin psychologue, surtout chez les gros bras qui peuplaient les feu brigades de police, l'ancien capitaine fît directement la corrélation entre cette attitude coupable et la fuite du regard de sa belle compagnie. Aussi, avant d'accepter l'invitation à s'assoir qu'elle lui proposait, il se pencha vers elle pour lui susurrer à l'oreille ... et profiter encore une fois de son parfum par la même occasion.

"Helyne je crois reconnaitre un peu de gène face à ce petit groupe. Si tel est le cas, dis moi si tu as reconnu un de tes mâles éconduits où si seule la situation t'inconforte. Dans tous les cas, je te propose un deal : tu m'expliques clairement ta réaction et en retour je m'assoie avec toi autant de temps que tu voudras ... juste après avoir gérer le conflit. "

Une étrange lueur d'intelligence brillait dans ses yeux. Il était visiblement amusé par ce genre de situations rocambolesques dans lesquelles il fallait mouiller la chemise pour obtenir gain de cause. Peut-être y voyait-il un moyen de rendre justice élégamment en face de la victime où simplement se défouler sur une personne qu'il dont il n'appréciait visiblement pas les agissements. Malgré tout, dans sa grande mansuétude et en voyant la tronche de coupable de Jackie, il proposa de laisser le rôle de juge à la jolie demoiselle.

"Si un éclatage de nez ne te conviens pas tu n'as qu'à me dire ce que tu envisages et je serai ravi de te l'offrir sur un plateau."



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Survivant
Jeu 19 Juil - 20:12
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Finalement, je préférais ignore ces hommes et me pencher un peu plus sur ce qu'il m'avait dit. J'avais toujours en tête ses paroles concernant ma petite manie à rougir facilement et je me demandais ce qu'il voulait dire par " je suis certain de pouvoir les faire naître avec de la gène". Allait-il s'amuser à me taquiner ? L'idée en soit n'était pas déplaisante si c'était pour échanger un petit moment de complicité. Par contre, si c'était pour se moquer de moi, cela allait vraiment moins me réjouir. Mais, étrangement je n'avais pas l'impression qu'il soit de ce genre, car il semblait avoir un minimum de respect pour moi.

Alors que j'essayais de comprendre ce qu'il avait insinué, je fus surprise de le voir se pencher vers moi. Si bien que je me suis figée, sans oser réagir me demandant ce qu'il faisait. Puis quand il se mit à me murmurer à l'oreille, je ne pus m'empêcher de sourire timidement en rougissant. Pas parce qu'il disait, non loin de là, c'était juste le geste en lui-même.

Puis en faisant un peu plus attention à ce qu'il disait, je me sentis soudainement mal à l'aise. Décidément, cet homme était vraiment perspicace. Il me demanda s'il y avait l'un de ces hommes dans ce groupe et étrangement je suis restée silencieuse. Je ne voulais pas d'histoires, je ne voulais pas qu'on se batte pour moi et autre âneries qui amusaient d'autres porteuse. Quand il parla de casser le nez de quelqu'un, je me suis sentie me crisper et instinctivement je lui ai attrapé la main en lui disant :

"-Ne va pas te battre pour moi ! S'il te plaît ! Je me sentirai vraiment mal qu'il y ait de la violence par ma faute. En plus, tu es blessé et tu as mal à ton épaule, si jamais ça s'aggravait à cause de ce souci, je m'en voudrais vraiment."

Sans le vouloir, j'avais admis qu'il y avait bien un soucis avec ce groupe ou plutôt l'un d'eux. J'étais tellement soucieuse à l'idée qu'il pourrait se blesser par ma faute, que je n'avais pas penser à nier ce qu'il avançait. Je l'ai regardé gênée et j'ai hésité quelques secondes. Que pouvais-je lui dire maintenant ? Il ne semblait pas être le genre d'homme à fermer les yeux sur ce genre de soucis. J'ai donc fermé les yeux en poussant un soupir et j'ai lâché sa main. Ouvrant de nouveau les yeux j'ai regardé ailleurs, gênée. En lui disant simplement :

"-Je suis sûre que tu as deviné lequel c'était, je vois bien que tu es loin d'être stupide. Puis je suis sûre qu'il est inutile de me bercer d'illusion, tu l'as repéré et même si je te dis de pas y aller maintenant, tu l'auras plus tard. Alors, autant que ça se passe maintenant et que je puisse influencer un minimum ta réaction. Je veux bien que tu ailles l'attraper, mais je veux que ça reste verbal, s'il te plaît."

Je ne voyais pas quoi faire d'autre ou de plus, au moins si je pouvais éviter que ça en vienne aux mains, cela serait une bonne chose. M'enfin, je ne savais pas ce qu'il allait se passer et encore moins comment allait réagir cet autre homme. Mais une chose était sûre à mes yeux, Dante semblait dégager une certaine impression et il devait certaine avoir un minimum de respect auprès des autres, je comptais sur cela pour que l'autre n'ose pas réagir physiquement face à lui. Puis j'ai rajouté plus timidement :

"-Ne te bats pas s'il te plaît. Je préfère passer du temps avec toi, plutôt que d'assister à ça."


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Dante Vindish
Rescapé
Jeu 19 Juil - 23:59
Dante Vindish
Dès que l'idée fût lancé, c'est très logiquement que la belle tenta par tous les moyens de retenir Dante. L'un d'entre eux étaient une prise du poignet qui était le bien le seul vecteur qui pouvait le freiner réellement. A ce moment il hésita à quitter cette position mais ce fût finalement Helyne qui, après réflexion, comprît qu'une exaction était d'ores et déjà gravée dans le marbre et qu'il était probablement plus sain qu'elle puisse avoir une emprise dessus. Elle lui lâcha alors la main, le libérant de la contrainte de mouvement mais le privant également de ce plaisir qu'il allait vouloir quérir au plus vite.

Je confirme que tu n'es pas comme les autres chère Helyne. Tu as de la réflexion et de la suite dans les idées. Ton intelligence tutoie ta beauté jusqu'à un degré de perfectino que je n'ose encore imaginé. Je doute pouvoir faire montre d'autant. Je ne peux que te montrer ma autres qualités de franchise, de respect, de fiabilité et de solidité. Je t'assure que je vais regler ça très vite pour retourner auprès de toi.

Il lui adressa alors un sourire presque innocent avant de simplement lui répondre.

"Toi tu n'es pas stupide. Moi le suis énormément en comparaison. Donc je vais me contenter d'appliquer tes consignes."

Il se leva ensuite et fît face aux margoulins trop rieurs.

"Ola les gars. Que nous vaut ces ricanements. Vous n'avez pas fini votre adolescence? et toi Jackie! C'est pas ton genre de faire la tronche devant une demoiselle."

Les premiers mots étaient lancés. Si lui n'accordait que peu d'importance à l'avis des autres, la plupart des autres guerriers et gardiens avaient un égo assez sensible. De fait, cette simple réflexion lui assurait une pleine attention teintée de velléité de la part des rigolos.
Tandis que Jackie-la-couille-molle grommela, presque dépité, les autres coqs, des gardiens pour la plupart, commencèrent à baisser le slibart dans l'optique de comparer leur taille de bite. Le capitaine s'en délecta et alla à leur rencontre. Certes il avait des blessures mais il ne craignait absolument pas les tentatives d'intimidations auxquelles pouvaient se livrer cette basse cour.

"Ca s'excite dans votre pantalon et vous avez besoin de prouver quelque chose?"

Le policier n'était pas bien grand et l'un des fanfarons qui le supplantait d'une bonne tête voulu coller son front au sien en guise de défi. Interdit de bagarre par ses blessures mais surtout la porteuse, il s'esquiva au dernier moment ce contact et se faufila derrière lui avec l'agilité d'un félin. Cet artiste martial n'avait aucune difficulté à appliquer toute sa technicité et rapidité face à des gestes aussi prévisibles, surtout provenant d'un grizzli en surpoids. Depuis sa nouvelle position il haussa le ton à l'aide de sa voix grave, percutante, capable d'un impact psychologique intense. Afin de respecter sa promesse envers Helyne ... et éviter d'enduire ses mains de la sueur suintante de ce porcin, il ne toucha pas sa cible.

"Que voulais-tu faire à l'instant?! Tu t'égares il me semble. S'attaquer à un guerrier revenu de mission et qui porte compagnie à une porteuse risquerait de te faire du tort mais, au delà de ça, moi je pourrais t'en faire encore plus que ce que tu ne pourrais imaginer"

Lancer un étranglement ou à minima une clé de bras ou de jambe le titillait terriblement mais pour respecter sa parole, il se contenta de cette position offensive et de son ascendant psychologique.

"Retourne toi et je te plume et te fais avaler ton bec puant avant que nos règles le fasse, avance et retourne à ta garde et j'oublie cet affront que plus jamais je ne veux voir à nouveau."

Les élitistes avaient beau, pour la plupart, être des bourrins amenés à commettre bon nombre d'exactions en dehors du musée, ils n'en demeuraient pas moins organisés en groupe avec des règles strictes et fortes. Faillir à sa mission où participer à une rixe sans raison valable signifiait une sanction pouvant allé jusqu'au bannissement ou la mort. Le gardien, comprenant que son geste qu'il pensait anodin, revêtait une plus grande importance et constituait le seul élément déclencheur de la prise de bec, se ravisa très vite. La queue entre les jambes, il s'éloigna tout doucement dans la direction opposée sans mot dire ni se retourner, emportant sa petite cohorte de 2 autres poussins plus malingres qui se permettaient, en bons eunuques, bon nombres d'insultes et noms d'oiseaux afin de provoquer Dante et ainsi légitimer une action. Action qui ne vînt jamais car ce dernier les accueillait avec une passivité exemplaire, typique d'un ancien policier contraint de travailler sous l'opprobre populaire.

Alors que Jack tentait de s'empresser de suivre ses comparses, Dante le hêla directement avec la même ferveur.

"Non pas toi Jackie! Tu vas rester là et écouter une petite histoire qui va te faire plaisir."

Ce bon vieux Jackie. Un guerrier somme toute assez subalterne qui vouait une sorte d'admiration à Dante pour ses capacités hiérarchiques et stratégiques. Il aimait à exécuter des missions à ses cotés et se délestait volontiers de toute responsabilité pour laisser Dante faire jouer son expérience dans le domaine. Un assez bon exécutant malgré une coiffure blonde frisée négligée et une finesse contrebalancée par sa grande taille. Il avait un air un peu pataud et, visiblement, une certaine propension à s'approprier les mérites. Peu dangereux et semblant déjà assez honteux de son comportement, Dante décida d'être très clément et de faire intervenir sa jolie compagnie pour qu'elle le réprimande elle-même, avec sa gentillesse et sa réflexion. La gène et l'inconfort du coupable faisant allègrement le reste.

"Helyne ! Rejoignez moi je vous prie."

Il lui demanda alors de descendre et adopta à nouveau le vouvoiement, nécessaire pour légitimer son action.

"Veuillez nous abreuvoir, de votre douce voix, de ce petit conte dont vous m'avez fait part il y a quelques minutes. Il me semble qu'un grand dadet à besoin de l'entendre pour calmer son tout petit asticot."

Son timbre vocal n'inspirait pas vraiment la décontraction mais le champ lexical utilisé laissait entendre une certaine complicité.



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Survivant
Ven 20 Juil - 3:32
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Je fus touchée par son compliment concernant mon intelligence, même si c'était formulé assez étrangement. Mais je dois admettre que cela me plaisait que quelqu'un me le dise, la seule personne qui me le rappelait souvent, c'était ma mère. Je me suis contentée de le regarder silencieusement sans savoir quoi lui dire à cela, même si après qu'il se soit éloigné, je regrettais de pas lui avoir rappelé qu'il n'était aussi bête qu'il l'insinuait.

Quand il balança sa première phrase, je ne pus m'empêcher de lever les yeux au ciel trouvant cela assez puéril comme approche. Naturellement, cela n'avait pas eu l'air de plaire à tout le monde dans ce fameux groupe. L'un d'eux chercha alors confrontation et à mon grand soulagement, Dante l'évita avec une rapidité surprenante. Je ne parvenais à le quitter des yeux, mais alors que j'admirais son agilité, ses paroles me décevaient assez. Je m'attendais à ce qu'il soit plus.

En fait, je ne m'attendais tout simplement pas à ce qu'il se rabaisse au niveau de groupe et qu'il en fasse autant. Je finis par détourner le regard et essayer de ne pas faire attention à ce qu'il se passait. Enfin, je ne pus le faire bien longtemps car ce dernier m'appela pour que "je raconte l'histoire". Je ne pus m'empêcher de m'empourprer comme pas possible en regardant dans sa direction. Inutile de préciser que j'étais très mécontente, d'être autant impliquée dans cette interpellation qui me semblait vraiment ridicule.

Ma gorge se serra et j'essayais de trouver une issue à tout ça, un moyen de ne pas à avoir à me mettre en avant, à attirer l'attention sur moi. Mais comment échapper à cela ? Je ne voyais aucun autre moyen. Après un long soupir, je me suis levée et j'ai rejoins les deux hommes. J'ai regardé l'autre homme, puis Dante. J'ai ouvert la bouche et je l'ai refermé, réfléchissant à quoi dire. Puis je l'ai rouverte et finis par dire :

"-Je n'ai pas d'histoire à raconter, il sait ce qu'il s'est passé. Il sait ce qu'il a lourdement insisté en se faisant passer pour ce qu'il n'était pas dans l'espoir que ça lui donne un avantage. Par contre, ce qu'il ignore c'est que je sais qui est la véritable personne qui m'a ramené et j'ose espérer qu'il fera passer le mot. Que je n'aurai plus à devoir être prise pour une idiote."

J'avais essayé de prendre une voix ferme, mais je n'étais pas certaine que cela soit crédible. Mais franchement, la douceur que j'émanais et aussi le fait que je sois toute rouge. Mon regard se posa sur Dante et je ne pus m'empêcher de lui dire en lui montrant clairement ma déception vis à vis de tout cela :

"-Tu disais cela avec humour, mais tu as réussi. Cette fois c'est bien la gêne."

Ne voulant pas être plus longtemps au centre de tout ça et surtout de cette conversation, je suis retournée en direction du muret. Ce n'était pas mon genre d'apprécier ce genre de chose.


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Dante Vindish
Rescapé
Ven 20 Juil - 12:02
Dante Vindish

Tandis que ce bon vieux Jackie se confondait en excuses et en remerciements pour une telle clémence, Dante resta interdît devant la conclusion d'Helyne qui lui imputait toute la gène. Elle retourna vers le muret et le guerrier aux frisottis semblait finalement être plus que satisfait de voir qu'il n'était pas le seul sur la sellette. Un petit sourire narquois se dessinait alors sur son visage bouffi.

"Alors Capitaine, on sauve les demoiselles mais on n'assure pas après?"

Une belle réplique cinglante qui aurait pu mériter une réponse en bonne et due forme assortie d'une claque dans les gencives mais rien ne vînt. Dante ne se laissait pas influencer par ce genre de considération. D'une voix calme et posé, il offrît une réponse à Jackie juste avant de prendre congé.

"Personne n'est parfait Jack, travaille sur tes défauts et ta mythomanie et je travaillerai sur les miens."

Il avança alors vers Helyne tandis que l'autre guerrier, sans réponse complice visant à définir les femmes comme des chieuses ou un défouloir à base de dispute, tourna les talons et disparu dans la nuit dans la même direction que les gardiens éconduits.

Je te l'avais dis que j'étais stupide ... mais je ne pensais pas te gêner à ce point. Peut-être qu'à présent tu voudras prendre congé.

Une fois arrivé à un mètre de sa belle, Dante stoppa son mouvement et réadopta une posture droite, stricte, quasi militaire. Les jambes bien droites, les bras croisées dans le dos. Il n'osa plus approcher de peur d'augmenter le fossé entre eux. Seul le tutoiement était conservé dans une voix presque empruntée, visiblement désolée.

"Tout d'abord, je tiens à m'excuser. je crois comprendre que tu ne voulais pas être mêlée à cette dispute et ai eu tort de te faire intervenir. J'ai pensé qu'il pouvait s'agir d'une punition moindre pour lui mais c'était sans compter sur la gêne occasionnée."

Sauf qu'il avait également le sens de l'observation et avait bien remarqué qu'elle avait détourner le regard alors qu'il était en pleine altercation avec le gardien. Il comprît de fait qu'il devait fournir des explications complémentaires. Cette fois, son ton se voulait un peu plus sûr de lui.

"Quand à mon mode d'action, il me paraissait être le seul exploitable. Je ne connais pas ces gars et n'ai aucune emprise particulière. Certes j''étais capitaine avant et avait une légitimité pour diriger mes gars. Mais à présent, tout le monde est au même rang. je n'ai rien à faire valoir pour empêcher des comportements déviants si ce n'est jouer avec leurs propres armes ... et je dois avouer être doué dans le domaine ..."

Perdu pour perdu, autant expliquer toute la situation. je me suis bercé d'illusions en m'imaginant à ses cotés. Elle est trop précieuse et je suis définitivement un rustre.

"Car oui, c'est de cette manière que j'ai survécu. Je capitalise énormément sur mes capacités physiques et mes stratégies. Je ne suis pas un bon négociateur, je suis plus dans l'intimidation. Je ne m'élève pas de la foule, je m'y confronte. Je ne suis pas intelligent, je suis rusé"

Il aurait-eu envie d'en dire plus, de lui parler de ses études, de sa passion pour la musique, de son groupe de rock ... ou bien lui raconter à quel point il est compliqué de se faire une place parmi les guerriers, du "rite" de passage où il faut affronter un zombie à mains nus et prouver son immunité. Mais à quoi bon si elle décidait de rompre tout contact.
Ainsi il se tût et attendît le verdict de la jolie blonde, ultime décisionnaire.



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Survivant
Sam 21 Juil - 1:05
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Même si je voulais avoir l'air de lui en vouloir, je ne pouvais m'empêcher de le regarder. C'était bête, mais je m'en voulais un peu de lui avoir fait un reproche de cette façon. J'aurai plutôt dû lui dire sans lui faire une réflexion, surtout devant l'autre homme. J'aurai au moins dû attendre un peu. Si ça se trouve, je l'avais vexé et il allait me laisser en plan ici.

Puis je fus rassurée de le voir se diriger vers moi, mais quand il s'arrêta à une certaine distance, je ressentie un nouvel élan de culpabilité. Mais en même temps, je détestait être au cœur de différents conflits et j'ai cru qu'il l'avait compris dans ma façon de lui expliquer les choses. Mais apparemment, je ne pense pas avoir été assez claire.

Mon estomac se noua un peu par sa distance et le fait qu'il adoptait un maintient strict. J'avais vraiment l'impression d'avoir gâché un truc. J'aurais certainement dû lui dire non et le laisser se charger de ça plus tard, sans moi. Mais finalement, il me surprit en s'excusant. Cela me soulagea et ce fut avec un certain soulagement que je me suis attentive à ses explications. Je dois avouer que je me suis un peu perdue dans ses explications et je ne voyais pas où il voulait en venir, mais je respectais son choix. S'il jugeait que c'était mieux pour lui ce genre d'approche, c'était comme il le voulait. J'ai donc penché la tête sur le côté et j'ai souri en lui disant :

"-Je dois avouer que je ne suis pas la mieux placée pour ce qui est de choisir la méthode de communication avec un groupe d'hommes bourrés d'hormones. C'est loin d'être mon truc et je ne veux vraiment pas que ça le devienne. En tout cas, si tu juges que c'est la meilleure façon, je veux bien te croire."

Je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça, je n'étais pas une peste capricieuse qui allait faire la tête X temps. Non, je lui avais dit ce que j'avais à lui dire et en plus il s'en était excusé. Je ne voyais pas du tout l'intérêt de m'attarder sur ça. Donc, autant le rassurer. Je me suis levée, pour la je ne sais plus combien de fois et je me suis dirigé vers lui pour briser cette distance qu'il avait installé. Puis, pour le rassurer, je lui ai tout simplement dit :

"-Comme tu as dû le remarquer, je ne t'en veux pas. Je ne suis pas très rancunière, enfin, je crois que ça dépend de l'importance du souci et là, je pense que ce n'était qu'une broutille. Et, je te rappelle que tu m'avais dit, que tu resterai avec moi aussi longtemps que je le désire."

Je lui ai donc adressé l'un de mes fameux sourire que certains qualifiés de pétillant, lui prenant la main, je l'ai entraîné vers le muret pour qu'il puisse s'installer avec moi. Une fois installée, je l'ai regardé et soudain, je me suis demandée quelque chose le concernant et je lui ai donc demandé directement :

"-Je me disais. Tu sais comment je suis arrivée ici, comme je le suis grâce à toi. Mais du coup je me demandais, comment tu as fait pour rejoindre ce groupe."

Je n'avais pas remarqué, que je ne lui avais pas lâché la main. J'attendais alors de découvrir une partie de son histoire, enfin, en espérant qu'il veuille bien m'en faire part.


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Dante Vindish
Rescapé
Dim 29 Juil - 17:14
Dante Vindish
Helyne ne semblait pas pouvoir exprimer une colère supérieure à 2 minutes. Une fois le flot de pensées aligné en phrases, son attitude joviale et ingénue refaisait surface. Elle matérialisa sa capacité à verbaliser sa désapprobation sans pour autant en tenir rigueur ultérieurement. Ce n'était pas pour déplaire au fautif qui avait involontairement engendré cette situation alors qu'il désirait l'inverse, mais cela lui indiquait clairement qu'il était, encore et toujours, en train de marcher sur des oeufs pour ne pas lui déplaire.

Non, je ne te souhaite absolument pas d'avoir à apprendre à communiquer avec une meute testostéronée. L'effet de groupe est tel qu'il est impossible de faire valoir la moindre idée sans montrer une couille plus grosse que les leurs. Dans ces situations il faut parler avec son gourdin phallique plutôt qu'avec raison. La modération et la subtilité n'ont pas leur place au milieu de tous ces litres de foutre.

"Je ne suis juge de rien, je me contente de mon expérience..." avoua t-il à demi mot comme pour exorciser que lui aussi, par moment, avait eu à faire partie de la meute pour faire valoir sa place.

Il se laissa saisir par la main et entrainé vers l'assise qu'il avait précédemment quitté. Toujours aussi obnubilé par cette beauté indescriptible, le contact de cette paume sur la sienne lui procurait une sensation de bien être si rare et intense qu'il se jura presque ne plus jamais avoir à dormir sans elle. Il lui avait en effet promis ne pas s'envoler tant qu'elle n'était pas rassasiée mais, de son coté, se demandait si il allait pouvoir l'être un jour.

"Aussi longtemps que tu le désires. C'est promis."

La encore, ses mots sortaient avec une certaine douceur qui ne cachait que peu la sensation de réciprocité qu'il éprouvait.
Ne manquait plus qu'un sujet de discussion léger pour parachever l'idylle mais la muse, curieuse à raison, demanda des détails sur les antécédents de ce policier visiblement vertueux.

C'est là que le bas blesse. Nul n'échappe au retour de bâton lorsqu'il joue avec. Il n'existe aucune omission ou embellissement qui puisse ôter l'horreur et la folie que j'ai dû affronter. je ne sais mentir et suis donc contraint de te livrer toute l'histoire, crument, et te laisser seule juge de mon insanité ...

Il prît une grande inspiration, planta son regard dans le sien et s'accrocha fermement à cette main qui lui servait de planche de salut.

"Avant tout ça, j'étais un capitaine de police, spécialisé dans l'enquête scientifique, en poste à Lyon. J'occupais la majeure partie de mon temps à faire de la moto, de la boxe et de la musique.
Puis un jour, j'ai du venir sur Paris pour perquisitionner le domicile d'un criminel notoire. C'est ce jour là que j'ai reçu ma première morsure du frère du prévenu au niveau du poignet gauche. C'était en août, avant que l'épidémie ne soit connu du grand public."


Il tenait la frêle main de sa main gauche et opéra à un changement de bras pour pouvoir montrer sa blessure encore très ancrée et visible. Les marques de morsures y étaient comme surlignées d'une auréole violacée, signe de primo-infection. Son autre main, à défaut de simplement venir toucher celle d'Helyne, s'anima de quelques mouvement du pouce pour venir caresser sa paume.

"J'ai été malade comme un chien pendant 2 jours. Durant ce laps de temps, le monde s'est embrasé et l'hécatombe à commencée. Lorsque j'ai enfin pu récupérer mes facultés, il était trop tard. Le monde sombrait trop rapidement et je n'ai pu sauver personne ..."

Une petite pression exercée sur ce lien qui les unissait permit à la jeune femme de sentir toute la frustration que Dante camouflait dans sa voix qu'il voulait monotonale.

" Et c'est ainsi, immunisé mais en étant l'un des premiers qui aurait du crever, que je me suis retrouvé à errer avec eux, les zombies, sans but. Ils nous bouffaient un à un et je faisais partie de cette troupe macabre. Durant des mois je ne voyais aucun avenir et j'hurlais avec eux puisque je n'avais pas même le privilège d'être un survivant de la première heure. J'étais juste atteint d'une malédiction qui me permettais d'observer la fin de la civilisation. Alors, quite à la voir, autant y participer ...
J'ai pris plaisir à punir ceux qui avaient bafoué mon idéal de justice, à inculquer la loi du plus fort à qui croisait ma route, à semer le trouble dans la vie des paisibles riches et politiciens qui se cachaient encore derrière leurs laquais."


Il aurait pu détailler bien plus toutes les exactions qu'il avait commise pour éviter que l'imagination d'Helyne ne s'enflamme mais la réalité de ses actes étaient largement pire que ce qu'elle pouvait imaginer. Dans un élan de neutralité n’appelant nulle compassion ni excuse, il termina sa tirade en donnant la réponse précise à la question posée.

"Bref, lorsque j'ai eu vent de ce groupe constitué d'immunisés luttant pour reconstruire une société affranchie de l'argent, je me suis volontairement engagé auprès d'eux. J'ai une nouvelle fois fais montre de mon immunité en combat à main nues contre un infecté pour gagner ma place de guerrier dans ce système qui, malgré ses imperfections, m'a surement extrait de la folie meurtrière qui m'animait."



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Survivant
Lun 30 Juil - 3:23
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Captivée, voilà ce qui résuma le mieux ma réaction pendant tout son récit. Au début, je ne pus m'empêcher de sourire en l'écoutant parler de là où il vivait et de ses passes temps. Je n'avais aucun mal à l'imaginer faire de la moto sous le soleil du sud. Plus il parlait et plus j'étais suspendue à ses lèvres. Parfois, je me surprenais à écarquiller les yeux de temps en temps ou à afficher un peu ma surprise, comme lorsqu'il m'a montré sa première morsure. Si ma main n'aurait pas été nichée au creux de la sienne, j'aurai certainement attrapé son poignet pour regarder ça de plus près, mais je ne voulais pas briser ce contact, surtout que je trouvais les caresses qu'il me faisait avec son pouce assez agréables.

Je pouvais sentir au rythme de son récit les choses qui le travaillait, la pression sur ma main changeait selon les passages qu'il abordait. Dans ces cas là, je ne pouvais m'empêcher de serre un peu sa main, comme pour l'aider à surmonter son récit. Par contre, je me suis un peu mordue la lèvre en découvrant par quel rituel il avait dû passer pour rejoindre les rangs de ce clan, de notre clan. Je trouvais cela tellement barbare et primitif, cela rentrait dans la même case que l'esclavage, mais comme me l'avait dit Zhana lors de son explication. Tout n'est pas bon à prendre dans notre clan, mais il fallait faire avec pour pouvoir se concentrer sur ce qu'il a de meilleur. Quand il eut fini, la seule chose que je sus dire fût :

"-Eh bien ! On peut dire que ta vie a été des plus mouvementée je dirai. Je pense que j'aurai pas survécu à un dixième de ce que tu as traversé. Je ne veux pas savoir ce que tu as fait pendant que tu étais seul, je suis consciente que ça doit être facile de sombrer quand tout s'écroule autour de soi. Puis, je suis contente que tu aies rejoint ce clan, après tout ça m'a sauvé la vie et cela m'a permis de te rencontrer."

Et c'était certainement vrai. Vous m'imaginez moi ? Combattre un infecté à mains nues ? Non, franchement, tout ça aurait été insurmontable pour quelqu'un comme moi et ça me poussait à admirer les personnes comme lui. Les personnes fortes. Je suis restée silencieuse quelques instants, savourant le calme et le contact que j'avais avec lui. Puis je finis par lui dire :

"-Je note, que je ne dois jamais accepter si on me propose de venir voir l'un de vos rituels d'initiations, au risque de me sentir mal. Et dire que je pensais que c'était horrible d'embrasser un homme fraîchement mordu et bien finalement, je me dis que mon rituel était plutôt correct. Une vraie promenade de santé à côté du tien."

J'affichais un sourire gêné. Je dois avouer que j'avais mal vécu mon rituel, embrasser un inconnu pour subir le virus. Je m'étais sentie plutôt salie d'avoir été contrainte d'embrasser cet homme, mais j'avais eu vent que certaines porteuses n'avaient pas seulement embrasser leurs hommes contaminés, cela m'avait permise à relativiser mon rituel. Mon regard se plongea alors dans celui de Dante et avec un sourire, je ne pus m'empêcher d'aborder le sujet d'un détail que j'avais retenu :

"-Alors comme ça, tu faisais de la musique ? L'artiste que je suis se retrouve vraiment très curieuse de savoir si tu joues d'un instrument, si tu chantes ou si comme moi tu fais les deux. Enfin, tu peux me parler de ce que tu veux ! Cela me fait toujours plaisir de parler à quelqu'un avec qui je me sens bien. Ou tu peux même me poser d'autres questions si tu veux."

S'il y avait bien une chose qui pouvait me faire plaisir, ce serait de parler d'un peu de tout et un peu de rien. La musique avait rythmé ma vie et c'était un bon début comme sujet de conversation. Puis dans le fond, je voulais découvrir qui il était vraiment et pas lui mettre sur le front l'étiquette du simple combattant assez coriace qu'il était. Mais j'étais aussi curieuse de savoir s'il allait essayer de faire pareil, d'apprendre à me connaître vraiment ou s'il allait se contenter de répondre aux questions d'une fille qui serait une simple porteuse à ses yeux.


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Dante Vindish
Rescapé
Mer 1 Aoû - 0:07
Dante Vindish
Il avait évoqué bon nombre de choses et la belle blonde avait l'air fasciné par tout le récit. Il est vrai que tout mis bout-à-bout, la cascade émotionnelle était puissante, d'autant que Dante ne mâchait pas ses mots ni ne minimisait son implication. Son vocabulaire assez cru amplifiait d'autant plus cet aspect rugueux et difficile qu'il évoquait. Helyne traduisît son émotion et partagea également son admiration pour de tels actes sans pour autant en juger la teneur ce qui rassura le capitaine.

Bon nombre de ces situations ont été subies plutôt que voulues. Dans de tels cas de figure je suis certain que tu aurais largement pu tirer ton épingle du jeu avec tes propres armes.
Certains autres étaient par contre souhaitées voire même provoquées par ma faute. Je suis content que tu n'en retienne que le caractère complexe et les conséquences heureuses. Merci de ta sollicitude.


Il se sentait bien en sa présence et sa main lovée sur la sienne ne pouvait que rajouter à la douceur et l'affection qu'il lui portait.
Elle évoqua ensuite son propre rituel, qu'elle minimisa par rapport au sien, mais le compara en terme de dégout. A cela il ne pouvait qu’adhérer sans pour autant le mentionner. Il lui semblait primordial de s'assurer de l'immunité d'une porteuse avant son intégration et ce geste, bien qu'insupportable visuellement pour tout prétendant, le permettait sans heurt physique.
Par contre, alors qu'elle aurait pu rester sur ce sujet assez lourd, elle décida de s'attarder sur un détail qui visiblement avait piqué sa curiosité : la musique.
Elle lui demanda ce qu'il faisait dans ce domaine en lui révélant être une musicienne et chanteuse accomplie. Puis, l'air de rien, glissa la mention de se sentir bien ce qui ne manqua pas de figer le policier comme une statue de cire. Face à un tel retournement de situation et un tel aveu, il ne savait que répondre de manière instantanée. Cela se traduisît par quelques secondes de silence et un sourire gêné.

"Et bien je ... oui je chantais et jouait de la guitare ou de la basse lors des concerts. je n'étais qu'un amateur mais j'avais un peu de succès avec mon groupe de rock... Ca fait vraiment très longtemps que je n'ai pas touché un instrument à corde d'ailleurs ..."

Toujours franc, il commença par évoquer son passé sans trop réfléchir et souligna l'aspect nostalgique soulevé. Dès lors, par empathie et éventuellement partager cette expérience, il demanda des précisions quand à la relation qu'entretenait sa muse avec la musique.

"Tu as été artiste? je veux dire professionnelle? avec quel instrument tu t'accompagnais? Quel style de musique tu jouais? Tu as pu continuer un temps?"

Très vite le flot de questions montra clairement son intérêt grandissant pour découvrir cette merveilleuse femme qui se dévoilait peu à peu. Cette fois, il n'hésita pas à se montrer plus que curieux car elle lui avait manifesté de l’intérêt.

"Je veux en savoir plus sur toi. Est-ce que la musique t'as sauvé de la folie? T'as t'elle aidé à survivre?"

Il ne cachait plus son attrait pour elle. Il la dévorait des yeux et intensifiait ses caresses sur la main.



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Survivant
Dim 5 Aoû - 20:35
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Je l'observais songeuse, l'imaginant sur scène avec son groupe, une guitare en main. Cela devait être assez plaisant à voir et à écouter. Du rock ? Cela lui allait assez bien je trouve. Il avait donc la chance d'avoir un groupe, un de jouer pour le plaisir. C'était une chose que j'aurais apprécié, mais venant d'un coin perdu de la Belgique, je n'avais pas pu goûter à ce plaisir et avais dû prendre le risque de tout quitter pour pouvoir flirter avec une vie musicale. Quand il me retourna ses questions tout en ajoutant quelques unes, avec un sourire je ne pus m'empêcher de lui dire  avec un air un peu songeur :

"-Eh bien. On va dire que j'essayais de vivre de ma vie d'artiste. Parfois j'arrivais avoir une petite place pour chanter dans des bars ou des choses ainsi, mais généralement et ironiquement, parfois je parvenais à gagner plus en me plaçant bien dans la rue ou dans le métro. Parfois je jouais juste du violon. Je n'avais pas de groupe, mais souvent j'arrivais à former une équipe avec d'autres artistes de rue qui jouaient qu'à des instruments dans ces cas là je chantais. Sinon je joue aussi du piano, mais ce n'était un instrument qu'on embarque facilement. Ah ! Mais par contre, je pouvais en jouer dans les gares, là aussi je me faisais une bonne journée. Je faisais généralement des cover, c'est ce qui marche le plus quand tu joues dehors. Mais j'avoue que j'écrivais des chansons... dans le carnet qui est dans le sac que j'ai perdu..."

Je me suis retrouvée plongée dans mes songes, en repensant à sa question. "Est-ce que la musique m'avait sauvé de la folie ?". C'était une bonne question et c'était probablement le cas. Avec un sourire plus triste, j'ai rajouté :

"-Si cela m'a sauvé ? Peut-être. Quand ça n'allait vraiment pas, je fermais les yeux et je chantais tout bas plusieurs chansons pour essayer de m'apaiser. On évitait les instruments de musique ou autre, on ne voulait pas attirer les infectés. Il n'y a que quand il pleuvait avec de l'orage qu'on se le permettait, mais bon, mon violon est dans les débris de l'hôtel où je me cachais au début, je n'ai pas eu le réflexe de l'embarquer sous la panique. Sinon, quand on savait qu'il y en avait tout près de nous et qu'on ne devait pas faire un bruit, j'essayais de me plonger dans l'écriture d'une chanson. Donc oui, je pense que la musique m'a permise de rester en vie et de ne pas sombrer totalement dans le désespoir."

Mon regard plongea dans le sien et je ne pus m'empêcher de sourire plus joyeusement. En cet instant je me sentais bien et cela faisais un long moment que je ne mettais pas senti ainsi. Pendant quelques instants je me suis perdue dans son regard, avant de rougir en baissant la tête me rendant compte que je le fixais. Cherchant un échappatoire à ce moment gênant, je fis mine d'afficher une moue songeuse en lui disant :

"-J'ai failli prendre des cours pour apprendre à jouer de la guitare, mais à l'époque je n'ai pas osé imposer plus de frais à ma mère. Si tu trouves une guitare, tu penses que tu pourrais m'apprendre à jouer ? Cela me ferait plaisir."

Est-ce que j'avais réussi à détourner son attention ? Peut-être, je n'en savais rien. Je ne voulais pas qu'il remarque qu'il ne me laissait pas indifférente alors que je venais de le rencontrer, je ne suis pas une fille facile et je ne voulais surtout pas qu'il me voit comme telle. Mon regard se posa sur lui et je lui dis alors avec un air songeur :

"-Quand j'y pense, ma vie a été plutôt banale à côté de la tienne. J'ai grandi dans un petit village belge avec ma mère, j'ai suivi des cours de musique, j'ai toujours tout fait pour rendre ma mère fière de moi et j'ai passé un BAC littéraire, puis après j'ai atterris sur Paris dans une licence dans la musique tout en essayant de percer un peu dans ça. Rien de bien passionnant et on va dire que ça ne m'a pas du tout aidé à affronter dans ce nouveau monde... un monde plutôt fait pour les forts à mes yeux."

C'était une façon pour moi de lui raconter ma vie, après tout il ne savait pas ma vie avant Paris. Mais c'était aussi de lui faire comprendre que je n'avais pas le sentiment d'avoir ma place. J'avais l'impression d'avoir réussi grâce à des petits coups de chance et la gentillesse que je parvenais à attiser chez les gens. Si mes anciens colocataires n'avaient pas trouvé à manger pendant les premières années en prenant soin de moi, je ne serais certainement morte à l'heure qu'il ait. Mais peut-être que c'était ça ma raison de vivre ? Faire ressortir ce qu'il y avait de mieux chez les gens. Je ne savais guère, peut-être que je découvrirai vraiment ma place dans ce nouveau clan. Ne voulant pas paraître pour une pipelette qui ne laissait pas l'autre en placer une, j'ai préféré attendre un peu avant de lancer un autre sujet de conversation.


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Dante Vindish
Rescapé
Lun 6 Aoû - 0:43
Dante Vindish
La jolie muse ne tarissait pas de détail lorsqu'il s'agissait d'évoquer sa vie. Dante était à la fois bercé par son joli filet de voix et par la manière originale de rajouter couche après couche des indications sur sa vie antérieure. Il était à ce point subjugué qu'il ne nota pas qu'elle le fixait elle aussi mais éprouvait simplement un bien-être terriblement apaisant.

Ainsi donc tu chantes et sais jouer du violon et du piano. Je me doutais qu'il s'agissait de tels instruments. Mélodiques et à la fois complexes à maitriser. Tu avais l'ambition d'en faire ton métier au contraire de moi qui me complaisais dans ma médiocrité. Toi aspirait à toujours faire mieux afin de coller à ton personnage : parfait.
Ici réside la différence entre un amateur facilement contenté et une véritable artiste mue d'une passion pour la musique.


Il ne savait pas vraiment pourquoi il se dénigrait à ce point intérieurement mais ne le ressentait pas comme un échec. Ses points de comparaison servaient en fait à louer la force de cette jeune femme que lui ne possédait pas. Lui qui ne visait que la polyvalence pour devenir un excellent scientifique, combattant et musicien ne pouvait qu'être admiratif des véritables professionnels qui étaient indétrônables à leur niveau. Les artistes accomplis, les boxeurs professionnels et les doctorants lui vendait ce doux rêve qu'il ne pouvait qu'ébaucher dans son esprit, mais pour Helyne c'était encore différent : il la voyait bien plus forte et pourtant aussi polyvalente que lui de par cette attitude si humble mais perfectionniste. Elle l'illustra magnifiquement en demandant si lui, simple exécutant, pouvait l'initier à la pratique de la guitare. Chose à laquelle il répondît avec une confiance démultipliée par son désir de passer du temps avec elle.

Je n'aurai jamais la prétention de pouvoir t'enseigner la moindre once de cette perfection que tu tends à atteindre, simplement partager mon plaisir de pouvoir sortir des notes avec aisance et profiter d'un peu de mélodie pour tromper sa solitude.

"Alors sache que je traquerai jusqu'à la dernière guitare encore en état sur cette terre pour avoir le privilège et l'immense plaisir de te donner cette nouvelle corde à ton arc déjà bien rempli."

Sa réponse, édicté avec ferveur, trahissait son outrecuidance bien connue et son ardente volonté de pourvoir à l'un de ses désirs.
Mais à défaut de l'encourager, la jeune femme "banalisa" sa vie par rapport à celle mouvementée de son homologue qui n'en croyait pas ses oreilles.
Immédiatement, il se braqua et afficha une moue désapprobatrice.Ce fût le seul moment où il parvint à décrocher ses prunelles des siennes.
"En quoi est-ce plus "banal" qu'un simple sudiste, étudiant en biologie devenu capitaine de Police qui s'adonne à la boxe, à la moto et à la gratte?"

Il était très attentif à utiliser le même champ lexical que sa belle pour montrer l'impact des mots qu'elle employait.

"Rien, strictement rien ne peut préparer à ce monde. Ma force physique, mes péripéties ou ma langue bien pendue ne sont rien de plus que des accessoires parmi d'autres. Toi c'est ta gentillesse, ton altruisme, ta patience et ton calme qui t'ont permis de vivre plus longtemps que moi qui ai été mordu aux premières heures.
"


Il lui rappelait que lui ne devait son salut qu'à son immunité et non à son courage. Ce qui lui permit d'enfoncer le clou.

"Moi j'ai sombré dans la folie et ai été pris d'une rage meurtrière pendant que toi tu sauvais des vies à ta manière, en leur procurant de la simplicité et de l'apaisement ... tout comme tu le fais à présent avec moi."

A nouveau auréolé d'une confiance insolente. Il planta son regard dans le sien, approcha son visage à la limite du raisonnable, et lui adressa ses quelques derniers mots de sa voix grave et intense.

"D'ailleurs, lève toi, il doit bien y avoir dans ce musée un violon qui te permette de dispenser un peu de ta force dans l'ensemble du groupe. Et, cette fois, n'ai pas peur d'attirer les infectés car je leur déchausserai les dents une à une s'ils n'osaient ne serait-ce que de poser un de leur oeil valide à moitié putréfié sur toi."




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Hélyne Meyer
Survivant
Lun 6 Aoû - 8:35
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Il avait beau me montrer un certaine mécontentement et mettre en évidence avec ses paroles qu'il ne valait pas autant que je semblais l'estimer, je ne démordais pas intérieurement. Pour moi, il était courageux et avait eu une vie passionnante. Je fis une petite moue sans rien rajouter, n'osant pas le couper dans sa lancée. Car oui, il semblait tenir à s'exprimer étant en désaccord avec mon opinion. Mais alors qu'il parlait je me suis surprise à observer son air mécontent, en me disant que même ainsi j'arrivais à lui trouver un certain charme.

Je m'égarais certes, mais je faisais quand même attention à ce qu'il me disait, si bien que j'ai rougi à nouveau quand il énuméra toutes les qualités que j'avais et qui avait certainement permises à d'autres de vivre longtemps. Me voyait-il ainsi ? Comme une bouffée d'espoir et de bonheur ? L'idée était assez plaisante, d'être vu ainsi. Ce n'était pas la première fois qu'on parlait de moi en mettant en évidence ma gentillesse, mais venant de lui, c'était un peu plus fort. Peut-être est-ce dû à sa façon de s'exprimer ? Ou alors à sa voix bien ferme ? A moins que ce soit les deux.

Alors que je méditais sur la question, il se pencha d'un coup si près de moi que je n'ai pu m'empêcher d'arrêter de respirer quelques secondes, pensant qu'il voulait m'embrasser. Mais il s'arrêta à une petite distance de mon visage. Que je pouvais être naïve parfois ! Je me suis remise à respirer doucement, essayant de calmer mon stupide cœur qui s'était emballé lui aussi. Il me proposa alors d'aller chercher un violon dans l'endroit et de jour sans crainte, qu'il me protégerait. Oh comme je le croyais ! Mais je ne pus m'empêcher de faire non de la tête en lui disant :

"-Ce n'est pas que je refuse totalement cette offre, mais ce ne serait pas vraiment une excellente idée d'attirer l'attention sur moi. Surtout à cette heure. Puis, de toute façon, je ne suis pas sûre qu'il y ait un violon dans les parages."

Les gardiens ne faisaient pas trop attention à moi ou du moins ne devaient pas vraiment tilter que j'étais là dehors, trop occupés à leurs tâches. Mon regard plongée dans celui de Dante, je me suis mordillée la lèvre en lui expliquant à voix basse tout en me rapprochant un tout petit peu de lui :

"-Je fais ma vilaine. Je ne respecte pas le couvre feu. Tu n'as pas remarqué qu'il n'y a jamais de porteuse tard dehors même si c'est dans la cour ? J'ai appris hier lors de mon premier entretien avec la Dame, qu'il y avait un couvre-feu."

Mon sourire ne parvenait à s'évaporer de mes lèvres. J'étais fière de ne pas l'avoir respecté. Sans ça, je serais à ressasser mon cauchemar dans ma chambre et je n'aurai pas rencontré Dante. Lors de mon entretien j'ai pu découvrir beaucoup de choses, je ne pus m'empêcher de commenter les choses auprès de Dante :

"-J'ai un peu de mal avec certaines de leurs règles. Notamment celle de ne pas pouvoir être dans la cour tard. Puis celle d'être sous surveillance si j'ai envie d'aider un peu le clan. On est mise dans des bulles étrangement trop confortable à mon goût. J'ai remarqué que beaucoup de porteuses profitent de ce confort, elles ont l'air exigeantes pour la plus part. Moi par contre, ça me met vraiment trop mal à l'aise, j'ose à peine dire au gardien qui s'occupe de nous le parfum que je préfère dans les savons. Tu penses que je suis bizarre, toi ? L'une d'elle riait de moi à cause de cela l'autre jour."

Oui, car même ça on nous le demandait. On avait la priorité dans le choix des parfums du savon, on avait même le droit à des soins et d'autres choses de ce genre. J'ai toujours l'impression amer que c'est superficiel quand on sait dans quel monde on vit. Je n'étais déjà pas de nature à me pomponner énormément avant tout ça, alors l'être maintenant ça me semblait ridicule. Je me rappeler de ma trousse à maquillage : un mascara et un gloss.

En parlant de règles, je n'ai pas pu m'empêcher de repenser au moment où j'ai parlé de partenaire avec la Dame. J'étais tellement gênée quand elle avait parlé d'avoir quelques prétendant, mais je n'ai pas osé lui dire qu'il ne fallait pas compter sur moi pour en cumuler. Un me suffira amplement. Mon regard toujours plongée dans celui de Dante, je ne pus retenir de lui poser une question :

"-Tu es le prétendant d'une porteuse ?"

C'était certainement intime et déplacé, mais j'avais envie de savoir. Bien que cela me gêna un peu de lui demander ainsi, si directement. Au point d'en rougir et de finalement en détourner le regard. Mais j'étais curieuse. Je ne pouvais pas imaginer le fait qu'aucune porteuse ne se soit intéressée à lui. Il était bel homme, respectueux et courageux. Enfin, ce n'était que mon avis. Je me mis à éviter de le regarder en jouant distraitement avec la douce corde de mon peignoir en soie.


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Dante Vindish
Rescapé
Jeu 9 Aoû - 17:33
Dante Vindish
En toute logique, la jolie blonde se murait derrière ses réticences habituelles pour refuser poliment l'excentrique proposition de Dante-le-fou, toujours prêt pour flirter avec les règles. Elle motiva son rejet par sa timidité et sa méconnaissance des lieux. Lui même n'était pas sur de trouver un instrument de musique mais se voyait bien "l'emprunter" à l'une des nombreuses vitrines encore garnies du musée. Pour autant, il n'insista pas et se contenta de recevoir la nouvelle sans réaction particulière. Ni colère ni déception, encore moins de recul car il s'était aperçu que la proximité de son visage et l'occasion de sentir son souffle chaud accompagnant son fluet filet de voix l'emplissait de bonheur. Elle rougissait et son coeur s'emballait tandis que lui subissait une bradycardie et un apaisement de toutes ses tensions. Elle soignait son excédent de fougue par sa simple présence et plus ils se rapprochaient, plus il se sentait guérit. Hors de question de remettre de la distance volontairement après ça.
Elle non plus ne semblait pas vouloir s’éloigner et s'approcha un peu plus pour évoquer sa transgression des règles qu'elle venaient juste d'apprendre. Dante acquiesça de la tête non pas pour valider le qualificatif de vilaine qui ne lui seyait pas du tout, mais pour confirmer ne pas avoir vu de porteuse alentour une fois la nuit tombée.

"Je pensais à une certaine mesure de protection mais ignorais qu'il y avait un couvre feu strict. De la à parler de vilenie il y a un gouffre." lui confia t-il toujours sur fond de murmure pour rester proche de cette oreille attentive et de ce parfum enivrant.
Elle lui parla ensuite plus longuement du code de conduite auquel elle n'arrivait pas à se plier la rendant source de quolibets.

Les restrictions sont à ce point gênante?
Il est vrai que je ne me suis jamais trop intéressé à leur statut en particulier, me contentant de me satisfaire de pouvoir pourvoir à leurs besoins et protection du milieu extérieur.


Ses yeux, indéfiniment rivés sur les siens, exprimaient ce questionnement interne qu'il ne tarda pas à verbaliser avec ses propres mots et sa voix grave caractéristique.

"Je suis assez surpris que ce confort imaginé pour une fille aussi douce que toi ne trouve pas grâce à tes yeux. Tu es une fleur, tu es d'une rareté qui exige une précaution et une attention particulière. De par ta seule présence tu es capable d'insuffler du courage dans le coeur des hommes, de la fierté aussi de te compter parmi nous. De par tes actions tu peux distiller ta gentillesse, ta compassion mais aussi entretenir une notion d'élégance, de beauté et d'hygiène. Voila le véritable rôle des porteuses et de la dame..."

Puis il se rendît compte qu'il exprimait une opinion un peu trop personnelle et devait se recentrer sur le sujet.

"... Mais je comprend qu'il est compliqué de ne pouvoir agir à sa guise pour vous préserver à outrance. Les autres porteuses semblent en effet baigner dans trop de commodités et se comporter comme des pestes en peu de temps parmi nous.
C'est d'ailleurs un comble pour une société qui se veut affranchie des vices de la société qui s'effondre. Mais, au moins, on part sur des bases bien plus féministes qu'avant l'apocalypse où les femmes n'étaient plus que des objets de consommation. Leur place est bien plus prépondérante et le machisme n'a plus droit de citer. On va dire que c'est un mal pour un bien qui s'explique par la difficulté de trouver un juste milieu."


Son visage s'illumina d'un nouveau sourire assez franc et rassurant. Il tenait à montrer à sa belle compagnie que la position qu'elle occupait n'était pas usurpée et qu'elle méritait de disposer de plus de privilèges avant d'axer la suite de ses paroles vers ses craintes légitimes.

"Tu aides déjà énormément la communauté comme je te l'ai expliqué. Tu dois te sentir libre de proposer tes goûts et parfum préférés afin que tu sois le plus épanouie et donc rayonnante possible.
Que tu veuilles en faire plus peu être considéré comme superflu voire dangereux pour certains mais, si cela doit participer à ton bonheur, que tu veuilles être plus qu'une image, c'est sûrement possible. Il faut juste penser à cette contrainte visuelles et ne pas la ternir.
A contrario, que tu ne supportes pas tes congénères qui abusent de leur statut est véritablement louable et je t'admire pour ça. Tu sais rester simple et je trouve que cela ajoute encore à ton charme. Affranchis toi simplement de leur regard pesant et ne t'infirme pas. Tu es de celle qui peut nous tirer vers le haut plutôt que, comme elles, faire du nivellement par le bas avec leurs exigences de princesses pédantes et arrivistes."


Soudain, alors que son vocabulaire devenait un peu plus fleuri, il se fît littéralement écrasé sous le poids d'une question aussi directe qu'une balle de pistolet. Touché en plein cœur par la surprise, ce dernier se figea un instant, de même que l'ensemble du corps. Son cerveau n'envoyait plus aucun signal et aucune réflexion ni suppositions ne pouvait plus être formulée. La statue de cire ne pouvait plus que lui offrir son regard vide sans pouvoir capter le sien qui maintenant le fuyait.

"Je ... non"

Une réponse simple, réflexe, pour lui permettre à nouveau de rallumer la chaudière qui commençait déjà à saturer de milliards de questions pour comprendre le sens la motivation de cette question. Son imagination fertile avait elle aussi le temps de visualiser des milliards de scénarios à l'eau de rose dans lesquels il finissait toujours avec une alliance au doigt.

"Non, je ne suis le prétendant d'aucune. Je n'ai jamais ressenti l'envie de courtiser une porteuse."
Lui avoua t-il à demi mot, comme essoufflé d'un tel choc.

Putain Dante, si il y a bien UN moment où il faut montrer tes couilles, c'est bien celui là. Ose ... bordel, OSE !
Tu montres des "balls" en adamantium trempé lorsqu'il s'agît de péter des bouches mais tu es incapable de manifester de l’intérêt? Mais tu peux le faire en toute légitimité là ! Tu n'influences en rien tu ne fais qu'évoquer un fait alors crache ton putain de morceau! Tant pis si tu dois devenir rouge comme une pivoine et bégayer comme un épileptique sous un stroboscope! Parle!


"Enfin ... je n'avais ..."

Un nouveau blocage. Avec cette fois son regard encore plus fuyant que sa belle. Se contentant de regarder ses magnifiques doigts graciles jouer avec le bout de soie.



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Survivant
Ven 10 Aoû - 6:10
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Je dois avouer que plus il parlait et plus je me disais que peut-être il n'avait pas tord. Peut-être je devais accepter certaines choses, je comprenais qu'ils avaient besoin de ces figures féminines qui représentaient l'avenir. Mais franchement, je voyais mal une nouvelle civilisation basée sur des femmes capricieuses. Peut-être que je vais faire des efforts, mais il ne devait pas s'attendre que je devienne l'une de ces prétentieuses.

Alors que j'essayais de réfléchir à ce que je pourrais peut-être accepter, tout en continuant de jouer nerveusement avec le tissus de mon peignoir, il répondit enfin à ma fameuse question. La question que j'avais posé tellement elle me brûlait les lèvres. Cela l'avait gêné, je l'avais senti et sa façon de parler ne fit que confirmer cela. Quand il précisa qu'il n'a jamais ressenti le besoin d'en courtiser une, je ne pus m'empêcher de ressentir une petite pointe de déception. Apparemment ça ne l’intéressait pas.

Puis soudain, il corrigea sa phrase, en mettant ça au passé. Surprise, j'ai redressé la tête et j'ai replongé mon regard dans le sien, lâchant le bout de tissus que je tripotais nerveusement. Est-ce que j'avais bien compris ce qu'il voulait me dire ? A moins que je ne me monte un peu trop la tête. Mais j'avais envie de croire que peut-être je lui plaisais. Mais du coup, je ne savais plus du tout quoi dire ou quoi faire. Me mordillant la lèvre, je ne pus m'empêcher de dire tout bas :

"-Oh ! Je vois... "

Bon, c'était nul et ça ne menait à rien de dire ça, mais je ne savais pas quoi lui dire. Enfin, si en réalité, j'aurais bien aimé s'il avait vraiment changé d'avis et pourquoi. Mais, si j'aurais demandé ça, ça l'aurait très certainement embarrassé davantage. Je devais donc changer de sujet pour éviter de le déranger. A la place, j'ai préféré faire mine de réfléchir pour revenir au sujet précédent et je lui ai dit avec un léger sourire sur les lèvres :

"-J'ai toujours eu un faible pour les savons et les parfums fruités. Mes préférés sont ceux à la vanille ou à la framboise qui est mon fruit préféré."

Je lui ai lancé un sourire complice. Oui, j'allais faire un effort et s'ils avaient besoin de ça pour se sentir bien. Je me sentirai bizarre au début, mais peut-être que je m'habituerai à un peu d'attention. Du moment que je ne me sentais pas étouffer, je pense que ça devrait bien se passer.

Alors que l'une de ses mèches retombaient un peu devant ses yeux, je ne pus m'empêcher de l'écarter doucement en caressant un peu son visage, puis de baisser ma main ne voulant pas le déranger ou l'embarrasser. Ce fut à ce moment là que tout fut interrompu. Quelqu'un se racla la gorge et je n'ai pas pu m'empêcher d'en sursauter en reculant un peu de Dante. Un homme se tenait pas loin et s'adressa à moi :

"-Vous ne devriez pas être dehors à cette heure là mademoiselle, vous avez oublié le couvre-feu ?
-Oh ! Je... euh..."


Embarrassée, j'ai baissé instinctivement la tête gênée. Je n'avais pas du tout envie de partir me recoucher maintenant. Discrètement, j'ai jeté un coup d'oeil timide à Dante pour chercher un peu d'aide. Enfin, en espérant qu'il veuille bien m'aider pour échapper un peu à ce gardien qui semblait déterminé à me ramener à ma chambre.


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Dante Vindish
Rescapé
Lun 13 Aoû - 17:56
Dante Vindish
Les réactions d'Helyne étaient tout aussi imprécises que les siennes. Quelques mots lâchés sans lien, une hauteur de voix variable, des gestes de nervosité et des regards fuyants. Aucun des 2 protagonistes ne semblaient réussir à outrepasser leur fonction respective ni la pression grégaire des élitistes. L'un y était trop soumis, l'autre néophyte voulant s'en affranchir. Pour autant, dans cet imbroglio de timidité, quelques avancées notables se faisaient remarquer.
Il y avait d'abord Helyne qui multipliait les sourires complices et les échanges de regard. Le point d'orge étant le moment où elle dégagea l'une des longues mèches de cheveux du visage de Dante. Ce dernier se ragaillardissait de minutes en minutes devant une telle douceur qu'il désirait côtoyer au quotidien. D'avoir simplement osé changer la conjugaison de sa phrase lui avait permis de briser un premier verrou psychologique.

Etait-ce compliqué d'oser lui faire part de cette vérité? Poser les couilles sur la table reste certes plus simple mais le résultat est le même : ne pas avoir peur du retour de bâton.
En l’occurrence, sa neutralité ne me donne nulle indication d'un partage d'émotions et je ne dois en aucun cas interpréter ses gestes pour ne pas me nourrir de fausses idées. La décision lui appartient et je n'ai fais que mentionner mon état d'esprit. Tout est bon.


Débarrassé de ce simulacre de sentiment de culpabilité, Dante pouvait à loisir river ses yeux dans ceux de sa belle, lui sourire franchement et alimenter ce rapprochement à minima amical avec une pointe de séduction.

"A tout hasard je raffole des odeurs de noix de coco, la vanille et les framboises sont mes seconds choix. je ne peux que te féliciter de faire preuve de tant de goût et t'inciter à céder à ce confort afin que je puisse apprécier toujours plus ta compagnie, voire multiplier les occasions."

Il en devenait un brin farceur et son visage s'illuminait d'une nouvelle lumière bien moins gênée qui pouvait probablement être à l'origine de ce geste sensuel de la part de la belle muse qui fût malheureusement interrompu alors que lui tenait à lui montrer qu'il n'était plus aussi fermé au contact.

Non mais je rêve ! C'est toujours dans les meilleurs moments qu'un guignol vient pour nous péter les rouleaux. Qu'est ce qu'il vient nous emmerder avec son couvre feu. En ma présence personne ne peut l'approcher à moins d'un mètre sans se faire trancher les valseuses. Ok elle porte un ruban noir mais ... bref ... une chance que ce soit ton boulot et donc une demande légitime sinon je te faisais bouffer ta pétoire vieux gardien inconnu.

Tandis qu'Helyne se mura dans le silence en invoquant de l'aide avec son mignon petit minois plaintif, Dante comprît qu'il avait un rôle à jouer sans toutefois la remettre dans l'embarras comme précédemment. Afin de ne pas se montrer trop cavalier ou irrespectueux, il se redressa pour faire face à ce nouvel interlocuteur. Ajustant sa posture pour apparaître très droit, à la limite du salut militaire, il exposa à voix haute sa désapprobation.

"Permettez que je réponde à sa place. Cette porteuse à été victime d'une insomnie et avait besoin d'un peu de calme et d'air frais. je me porte garant de sa sécurité et vais la raccompagner dans peu de temps."

Mais le gardien ne semblait pas très enclin à la discussion. Il était soit très investi dans sa mission, soit jaloux de Dante. Dans tous les cas, il continuait à s'approcher du "couple".

"Ce n'est pas votre rôle guerrier. Je me dois de reprendre le relais et vous demande de coopérer."

Au moins il restait courtois mais son approche insistante poussa le policier à s'interposer et créer un barrage. Sa jambe gauche venait quasiment empêcher la vue de la jeune femme tandis que sa main pendait désespérément en quête d'un contact.

"je comprend vos prérogatives mais continue à penser que cette femme à besoin de moi ce soir. Rien n'empêche que vous puissiez rester en retrait en tant que témoin où me demandiez un compte rendu global une fois que je l'aurais reconduite à ses appartements."

Le gardien dû se stopper face à Dante qui n'avait pas bougé d'un pouce. Sa voix se faisait autoritaire sans once d’agressivité. Il laissait cet inconnu lancer ou non les hostilités et se montrerait prompt à réagir en toute occasion. Helyne pouvait elle aussi prendre la parole sans risquer le moindre geste déplacé du gros bras.



"Encore un petit peu d'exercice ou tu préfères crever?"
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Hélyne Meyer
Survivant
Mer 15 Aoû - 3:10
Hélyne Meyer
La douceur d'une plume

Hélyne

Dante

Pourquoi on était souvent dérangé ? Soit on n'avait pas de chance ou soit on manquait cruellement d'espace dans cet endroit. Et dire que quelques secondes plus tôt, j'étais toute proche de Dante, en train de faire fleurir une certaine complicité entre nous. C'était naissant, certainement très fragile, un rien pouvait briser cela et pourtant j'en demandais davantage.

Je regardais Dante s'avançait et parler d'une manière posée, ce qui contrasté franchement avec son attitude avec les autres hommes. Il m'avait donc certainement dit vrai, il s'adaptait selon les personnes qu'il avait en face de lui. Dante lui proposa de s'occuper de ma sécurité personnellement.  Ce n'était pas l'endroit le plus dangereux, loin de là vu le nombre de personnes qui protégeaient l'endroit. Sans compter, qu'il était un excellent guerrier après tout.

Donc qui pourrait lui refuser de me protéger dans la cour de notre clan ? Bah apparemment, ce gardien le pouvait. Il tenta de congédier Dante, qui du coup s'imposa entre le gardien et moi. Alors qu'il parlait d'une voix plus ferme, bien que sans agresser verbalement, je me suis surprise à me lever et me serrer contre le bras de Dante tout en lui prenant la main. J'ai regarder le gardien timidement en lui disant d'une petite voix :

"-S'il vous plaît, je me sens mieux quand je parle avec lui. Si vous me forcez à retourner dans ma chambre, je sens que je pourrais en refaire une crise d'angoisse. Je suis nouvelle vous savez et je fais de mon mieux pour m'habituer."

Bon ! Dois-je avouer que ce n'était pas entièrement vrai ? Franchement, je serais déçue de retourner dans ma chambre, mais je n'en ferais pas une crise d'angoisse. Le gardien me regarda quelques secondes, fronça les sourcils, puis il regarda Dante avec la même expression. J'avais vraiment espoir qu'il jugeait le pour ou le contre. Puis son regard se posa sur ma main, enfin il devait surtout voir celle de Dante comme j'avais glissé la mienne dans la sienne. Mais bon, il voyait qu'on se tenait la main. Il lança rapidement :

"-Non, c'est le règlement.
-Je pensais que dans le règlement concernant les porteuses, il était surtout question aussi de bien être et de santé. Car passons le point de la sécurité, je suis quand même dans une cour hautement surveillée et accompagnée par un guerrier. Bref ! Vous pensez vraiment que ça serait bon pour vous, si j'expliquais à la dame que vous m'aviez forcé à retourner dans ma chambre alors que je me sentais mal ? Que pensera votre supérieur quand elle lui fera son rapport sur cet "incident" ?"


J'avais tapé dans le mille. Il prit un air hésitant, il ouvrit sa bouche pour dire quelque chose et la referma. Il semblait avoir du mal à se décider et finit par marmonner des choses qui étaient tout sauf compréhensives. Puis il finit par s'exclamer en regardant Dante :

"-Bon d'accord ! Mais je vous donne une heure pour que vous la rameniez dans sa chambre guerrier, une heure, pas une de plus. On pourra pas me reprocher d'intervenir après ça."

Je me suis contentée de hocher la tête, le tout en essayant de ne pas trop sourire, même si ça devait quand même se voir. Il grommela quelque chose en s’éloignant, nous laissant là tous les deux. Je suis restée quelques instants serrée contre le bras de Dante à savourer notre victoire, on avait gagné un peu de temps ensemble. Puis en me rendant compte de notre proximité, je me suis écartée un peu de lui en rougissant sans pour autant lui lâcher la main. Me rendant compte d'un truc, je me suis mordue la lèvre, je pris un petit air coupable en lui disant :

"-Je crois que je viens de faire mon premier caprice de porteuse."

Je ne pus m'empêcher de grimacer un peu en songeant à ça. Moi qui ne voulait surtout pas ressembler à ses autres femmes, me voilà qui commençait à prendre le même chemin qu'elles. La prochaine fois, je ferais plus attention à ne pas dépasser les limites de ce foutu règlement, il était hors de question que je sois une profiteuse et/ou une manipulatrice. Me sentant coupable, mon regard fut un peu fuyant et d'une petite voix je lui ai demandé :

"-On fait quoi à présent ?"


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