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With brand new eyes | Lucyle

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Doll
Nouvel arrivant
Jeu 10 Mai - 22:50
Doll
With brand new eyes..



Avril 2022..

Une nouvelle journée et de nouvelles horreurs dans tous les coins à Paris. Aujourd’hui on a pu à peine traverser une rue et demi, peut-être même moins.. Je ne fais plus trop attention, je fais juste en sorte de ne pas faire de bêtise sur la route. Les monstres, les.. Zombies, comme on doit dire, ils sont complètement fou furieux. Il y en a dans tous les coins, on aurait vraiment pas pu vivre à un pire endroit, la capitale et ses millions d’habitants.. Mais bref, ce n’est pas de notre faute. Les zombies, donc, ils courent, dès qu’ils voient quelqu’un, dès qu’ils pensent juste avoir vu un truc. Parfois on en voit traquer les animaux errants depuis les fenêtres, les chats, les chiens, les rats même. Ils veulent tout dévorer, et de tous les âges, les zombies, mêmes les enfants et les vieux. Ils se fichent de l’âge, c’est n’importe quoi. Moi ça me fait peur.. J’aurais aimé que nos parents soient là, mais on essaiera de les rejoindre plus tard, c’est ce que dit Pénélope. Elle doit avoir raison, avec un peu de chance ils ont même réussi à quitter la ville avec l’armée et tous ceux qui sont partis. Ils sont en sûreté, en campagne ou je ne sais pas trop où veut que Pénélope veut qu’on aille.. Elle parle de s’éloigner, mais elle ne m’a jamais dit où on allait.

Moi, je veux juste que ça s’arrête, j’ai hâte de ne plus avoir à courir, que tout redevienne normal.. Je sais qu’il y a beaucoup de morts, beaucoup de malades par ce virus monstrueux, mais les autorités vont bien finir par régler l’affaire. C’est ce que je crois, je dois y croire, sinon.. Comment est-ce qu’on trouvera la force d’avancer ? J’ai peur, mais pour le moment je suis en sûreté et ma soeur aussi.

D’ailleurs, on s’est donc retranchées dans le premier immeuble ouvert et sûr qu’on a trouvée avant que les monstres ne nous voient. Si on reste trop longtemps dehors, c’est fini, ils finissent par.. Je ne sais pas comment ils font, ils nous sentent ? Peut-être qu’on pue, je n’ai pas beaucoup pu me changer ni me doucher depuis le début, alors je ne dois pas sentir la rose, Pénélope non plus. Quand on dort, c’est pas toujours agréable, et pas moyen d’ouvrir les fenêtres pour aérer, sinon eh bien, on se fait voir et on se fait tuer. Le truc, c’est que dans cet immeuble il y avait déjà quelqu’un. Une personne, une fille, elle est.. Elle est. Gentille, mais comme tout le monde elle ne respire pas forcément la joie de vivre. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé, je ne lui ai pas non plus demandé ça ne se fait pas trop.. Puis il faut dire que Pénélope ne veut pas que je lui parle, que j’évite de rester seule avec elle. Elle ne fait confiance en personne, et comme elle a un katana ça lui fait encore moins plaisir.. Le truc, c’est qu’on ne peut pas changer d’endroit, enfin bon..

Pour le moment, Pénélope essaie de faire à manger, par chance la cuisine n’était pas électrique ici, mais au gaz et il en reste encore dans les conduites. Du coup, comme il restait des choses dans les armoires qui sont encore viables, elle va préparer quelque chose. Et moi.. Je suis près d’une fenêtre, Pénélope ne veut pas, mais comme elle n’est pas dans la même pièce et qu’on est dans l’appartement du deuxième étage, je me permet. Je regarde les zombies en bas, ils sont tellement vifs, mais j’ai l’impression que certains commencent à.. Je ne sais pas trop, ralentir. Ils sont rouillés, on dirait.

Alors que je regarde ces gens rôder dans la rue, j’entend quelqu’un entrer dans la pièce. J’ai tellement l’habitude de n’être qu’avec ma soeur que je parle en pensant que c’est elle sans même me tourner.

- Tu as remarqué, on dirait que les monstres sont moins vifs qu’avant, non ? dis-je avant de me retourner seulement pour voir qu’il s’agit de.. Je ne sais même pas son prénom, tiens, je deviens toute rouge, un peu bête d’avoir parlé aussi familièrement avec cette fille, Pénélope ne veut pas que je m’adresse à elle.

- Oh, mince, c’est vous ! Pardon je croyais que c’était, euh.. Ma soeur.. Vous vous.. Appelez comment, déjà..?

Même si elle ne veut pas trop, j’ai pas envie de paraître impolie devant l’une des seules personnes qui ne cherche pas à me manger toute crue. Autant faire un peu de conversation..

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Lucyle Shinoda
Nouvel arrivant
Ven 11 Mai - 2:38
Lucyle Shinoda

With brand new eyes... |• Doll •|





Tout est si sombre. Mon univers est sombre. Enfin..Je ne sais même pas si on peut dire que j'en ai un. Je n'ai plus rien dans ce monde. Quoi que.. Ma mère peut être ? C'est la première fois où je me sens vide. Dénudée de toute émotion. En même temps, je n'ai plus rien ici. Jacob, Jacques, et Marine. Vous avez tous disparu en me laissant seule ici. Sérieusement, à quoi bon vouloir survivre lorsque l'on a plus de raison de vie ? Je n'ai pas d'objectif. Je n'ai personne sur qui compter, personne à protéger.

Je crois que cela faisait plus d'une demi-journée que je marchais, que je déambulais sans but précis. Tout ce que je sais, c'est qu'il faut que je trouve un endroit où passer la nuit. Un endroit calme dans le meilleur des cas. Je crois que quand je marchais, j'avais la carrure d'un mort. Je dois avoir des cernes impressionnantes aussi, et je ne pense pas avoir réussi à faire mon deuil. Cela doit faire environ... Un an ? Non moins... Même pas la moitié d'une année... Le temps me paraît plus long qu'avant. Peut être est ce parce que je suis seule ici ? Pas de famille, pas d'amis ou même de visage familier. Rien.

Je m'arrête devant un immeuble, complètement déserté. Rien d'étonnant jusque là. Avant d'y entrer, je regarde de gauche à droite comme si quelqu'un me suivait. Je deviens parano ? Je me décide à rentrer et contemple les lieux. Une déco plutôt banale: des meubles renversés, certains un peu crasseux par la poussière, d'autre sont carrément cassés. Bref, une déco d'apocalypse. Je visite l'immeuble de manière complètement blasée et décide de fouiller finalement une cuisine. Rien de bien comestible à part des boîtes de conserve et des trucs qui n'ont pas été ouverts. C'est déjà un bon début.. Finalement, je me pose dans le deuxième étage dans un appartement avec une vue qui donne sur la rue. Pratique pour savoir qui pourrait venir.

Je m'installe dans un coin d'une pièce contre un mur, la capuche de ma veste sur la tête, mon katana contre moi, et tente de rattraper le sommeil que j'ai perdu.  Mais c'est un échec. Au moment où je pensais être seule, j'entends un bruit. Une voix, ah non. Deux voix. Ce ne sont pas des morts pour parler couramment le français. Ce sont deux filles. Ce qui attise ma curiosité. Je me redresse au point de me lever et j'ai pu les voir. Il y avait deux filles, d'âge visiblement différents. Je ne leur ai pas adressé la parole, ne sachant pas quoi dire et n'ayant pas envie d'engager la discussion. Je ne les connais pas et je ne vais sûrement pas aller leur parler en mode bisounours alors que je suis limite en train de crever sur place.

Ce qui est bien avec elles, c'est que nous faisons chacunes nos vies de notre côté, mais je n'arrive pas à savoir si elles sont amies ou soeurs. Elles sont différentes. Bon après ça ne me regarde pas. Du moment qu'elle ne m'empêche pas de vivre, elles font ce qu'elles veulent. Mais leur proximité me rappelle Marine et moi. Ce qui me donne un pincement au coeur et me rappelle de mauvais souvenirs.

Le crépuscule arrive et je me suis contentée d'observer les deux jeunes filles, toujours dans mon coin. J'avais bien vu que la plus grande avait dit à l'autre de ne pas m'approcher. Ça va, je ne suis pas un monstre non plus. Finalement chacune va ailleurs. La petite blonde va dans une pièce, mais je ne sais pas laquelle et la brune va dans la cuisine. C'est vrai qu'il y a de quoi faire un petit repas sans s'empoisonner l'estomac dans cette cuisine. Pour ma part, j'ai déjà pris deux ou trois trucs avant qu'elles n'arrivent. Je me contenterai de paquet de chips non entamé et de jus de fruit en brique. Ça se conserve hyper bien ces trucs !

En ayant marre de rester dans cette pièce je décide de bouger pour aller dans une autre pièce, histoire qu'on se regarde dans le blanc des yeux en se demandant si elle ou moi préparons un coup. J'entre la nouvelle pièce s'en m'apercevoir que j'étais rentrée dans celle de la plus jeune, trop occupée à penser à ce que je pourrais faire demain. C'est en l'entendant parler des zombies que je me rend compte que je me situe au même endroit qu'elle. Oups. 

Elle est familière dans sa manière de parler. Elle a sûrement cru que c'était son amie ou sa soeur, je ne sais pas. Bingo. Elle s'excuse tandis que moi je me contente de la regarder avec mon air blasé.

"- C'est rien, ça arrive de se tromper." Lui dis-je, avec une voix calme, en tournant le regard ailleurs.

Alors elles sont soeurs.. Ça ne m'étonne même pas. Et elle me demande mon prénom ? Pourquoi voudrait-elle le connaître ? Bof... Elle ne semble pas manigancer contre moi..

"- Lucyle... Shinoda" Ma voix s'était faite hésitante lorsque j'ai du révéler mon nom de famille. Je m'attend déjà à des questions de sa part sur ça. Après, je ne serais pas contre d'y répondre si ça peut faire un peu de causette entre nous. 

Je part m'installer en tailleur à l'autre bout de la pièce, à l'opposé de l'entrée, mon katana dans la main mais dans son fourreau pour montrer que je ne lui veux aucun mal, la capuche toujours sur la tête.





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Doll
Nouvel arrivant
Ven 11 Mai - 10:47
Doll
With brand new eyes..


La fille me dit que ce n’est rien du tout et c’est tant mieux. En même temps je n’ai pas l’impression d’avoir fait un truc trop grave mais bon on ne sait jamais. Comme je le pensais elle n’est pas forcément très commode avec moi. J’ose pas trop lui en demander. Le peu de gens qu’on a croisé, ils avaient tous perdu quelqu’un dans cette folie. C’est tellement déprimant au final, tout ce qu’il se passe dehors, les zombies, les morts, les disparitions. Plein de gens cherchent juste leur proches, j’ai vu sur Facebook quand le téléphone de Pénélope avait encore de la batterie. Les coups de fils de fonctionnent pas, alors ils ont dû essayer avec Internet. Tout le monde sur les réseaux ne faisaient que parler de ça, il y avait des dizaines d’articles que je n’ai pas vraiment lu, voir ce qu’il se passait en vrai me suffisait amplement, pas besoin de le lire sur Internet..

Et cette fille, elle est déprimée, elle a forcément perdu quelque chose. Je suis désolée pour elle, mais je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie alors je ne dis rien. Elle me dévoile son prénom, Lucyle, et un nom d’origines.. Japonaises ou quelque chose du genre. Je l’avais un peu deviné à ses traits, je suis sûre d’avoir déjà entendu son nom de famille quelque part mais bon, c’est peut-être comme leurs visages, leurs noms aussi se ressemblent beaucoup. J’essaie de lui sourire en m‘éloignant de la fenêtre. Si Pénélope arrive et qu’elle me voit près d’une fenêtre et en plus en train de parler à Lucyle.. Pour l’imiter je vais donc m’asseoir sur un fauteuil un peu poussiéreux en face de la télé éteinte. Je pense au fait que ça me manque, de regarder la télé. Peut-être que s’ils ont un lecteur DVD et qu’on ne met pas le son trop fort on pourrait regarder quelque chose ? Je demanderai à ma soeur après.

- Moi c’est Dolorès, mais tout le monde dit Doll.. Vous pouvez.. Faire la même chose, si vous voulez, ça me dérange pas !

Je me tais quelques secondes, le temps de me mettre en tailleur sur ce fauteuil pour desserrer un peu les lacets de mes chaussures qui finissent par me faire mal à force de les porter si serrées et je la regarde encore ensuite. J’ai envie de faire un peu de conversation, je n’ai habituellement vraiment que Pénélope pour parler, ça ne me fait pas trop de mal d’avoir une autre personne à qui parler un petit peu.

- Vous.. Vous aussi vous essayez de quitter Paris..? C’est ce qu’on fait, ma soeur et moi, on essaie de quitter la ville pour, euh, retrouver nos parents. Et puis.. Peut-être qu’il y a moins de zombies hors de Paris.. Vous savez si c’est vrai ? Il paraît que les autorités essaient de faire des zones sûres dans les petites villes pour rapatrier les gens.. J’espère que c’est vrai..

Je ne veux pas avoir l’air de me morfondre mais il faut dire que les récents événements ne laissent pas forcément croire en un avenir meilleur. Même si je suis sûre qu’il finira par arriver et qu’il ne faut pas se laisser abattre, j’ai peur du temps que ça risquera du prendre, surtout s’il faut d’abord commencer par quitter la capitale, à notre rythme ça va prendre des semaines..

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Lucyle Shinoda
Nouvel arrivant
Ven 11 Mai - 13:12
Lucyle Shinoda

With brand new eyes |• Doll •|




Wow, doucement.. Ça fait trop de truc là, j'ai le cerveau au ralenti en ce moment. Alors comme ça, la petite blonde se nomme Dolorès, et Doll pour les amis. J'ai réellement le droit de l'appeler comme ça ? Si sa soeur l'apprenait, elle me tuerait sûrement. Après tout, avec l'allure que j'ai, on peut presque croire que j'ai de mauvaises intentions. Alors qu'en réalité.. Je suis juste déprimée et je n'ai quasiment plus une once de vie. Je vais éviter de donner des détails sur mes origines, sinon elle prendra la fuite et me traitera de monstre, de voleuse, et autre surnoms du genre. Après tout, une mafia est quelque chose de cruelle et de mal vu à la base.

Je la regarde s'installer sur un fauteuil poussiéreux en se mettant à l'aise. Elle a dût beaucoup marcher et doit avoir les pieds un peu engourdis ou alors c'est juste pour se sentir mieux. Elle continue de parler. Je l'écoute mais sans la regarder, je fixe la fenêtre en fait. Est ce que je veux quitter Paris ? Pour aller où ? Ma maison se trouve à l'autre bout de la Terre et je ne sais qui rejoindre. Le Japon est ma seule maison et je ne serais pas prête de la revoir. Et je ne sais rien de ce que les forces armées sont en train de faire. Pour moi ça m'est presque égal. Et elles veulent retrouver leur parents ? Ils sont encore en vie au moins ? Sans vouloir briser leur rêves, je ne pense pas qu'elles pourront quitter la capitale avec tout ce qui se passe à l'extérieur. Je ne sais même pas ce qu'est devenu mon père ou même ma mère.

Je finis par soupirer, me rendant compte que pour moi, m'enfuir c'est peine perdue. 

"- Désolée, mais je ne cherche pas à m'enfuir. Je ne fais que errer en survivant comme je peux et j'ai tout perdu, donc pour moi, quitter la capitale pour aller ailleurs n'en vaut pas la peine... Je lui répond tout en gardant ma voix calme et presque sans vie, marquant une pause pour me forcer à ne pas me rappeler ce qu'il s'est passé quelques mois plus tôt. Et franchement, je n'ai pas envie de déprimer encore plus qu'avant.


Mais en voyant Dolorès, je ne peux pas m'empêcher de lui souhaiter du bonheur et de profiter d'être avec sa soeur tant qu'elle le peut, et d'un côté... Je les envie.. Je ne m'en étais pas rendu compte mais de fines larmes ont commencé à couler. Bah oui, je suis sensible sur ce sujet ! J'ai des émotions, comme tout être humain normal. C'est lorsque une goutte chaude tombe sur mon genoux que je m'en rend compte. Juste après, j'ai caché mon visage avec mes manches et j'en ai profité pour essuyer mon visage. 


"- Excuse moi, de mauvais souvenirs refont surface dans ma tête..." Je parle avec une voix en peine, bien que j'essaye de la camoufler.


Je me lève en fixant le sol pour me diriger vers la fenêtre, histoire de le calmer un peu. C'est un peu honteux de pleurer devant quelqu'un surtout en ce moment. Ça peut presque faire pitié aux autres. Je regarde mon katana, en ayant un brin de nostalgie. Il faut vraiment que je laisse mon passé derrière moi si je veux espérer survivre dans ce nouveau monde. On ne sait ce qui peut arriver.



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Doll
Nouvel arrivant
Dim 13 Mai - 16:21
Doll
With brand new eyes..


Je réalise que d’avoir essayé de faire la conversation a peut-être été une mauvaise idée. En tout cas de la manière dont je l’ai fais, Lucyle m’a répondue en étant toute triste, ça se sent. Elle n’a même pas l’air d’ici à la base, du coup ça doit être encore plus dur pour elle. En plus de ça elle est toute seule, moi j’ai quelqu’un avec moi.. A sa place je me sentirais sans doutes pareil, ça me rend un peu triste pour elle, la pauvre. Je m’en veux d’avoir posé cette question, du coup je baisse un peu les yeux pour fixer le sol, ailleurs que là où elle est, sinon j’ai le sentiment que ça va empirer si je croise son regard une nouvelle fois. D’un coup, alors que c’était redevenu calme je réalise qu’elle s’est mise à pleurer. Là je ne me sens même plus un peu mal, j’ai carrément honte de moi et ça me noue l’estomac.

Lucyle se lève et va vers la fenêtre où je me tenais tout à l’heure, je ne dis rien, je ne sais même pas quoi dire. La pauvre.. Pendant que le calme s’installe je commence à sentir des odeurs qui viennent de la cuisine, ça veut dire que Pénélope n’a pas encore mit le feu à la cuisine et qu’on va peut-être pouvoir manger quelque chose de correct ce soir. Il faut dire que ça n’a jamais été son dada, de faire la cuisine. Ni elle ni moi d’ailleurs, en même temps nos parents le faisaient pour nous on ils ne nous laissaient que très rarement la maison pour nous toutes seules.. Malgré ça, Pénélope essaie, elle se débrouille un peu.. Je suis certaine que ça finira par rentrer et qu’elle fera de bons petits plats, mais au pire, on retrouvera aussi sûrement bientôt nos parents alors on aura plus besoin d’essayer. On ne sera juste plus à la maison mais ça ce n’est pas grave.. J’en reviens à Lucyle.

- Désolée je.. J’ai pas voulu vous rendre triste, je voulais juste, erm, discuter un peu.. Ma soeur fait à manger, vous en voudrez peut-être un peu ? Je ne sais pas ce qu’elle cuisine mais, voilà..

Bon là je ne suis pas certaine que ça fera plaisir à Pénélope mais quand-même, elle reste quelqu’un qui ne veut pas nous manger elle et moi. Ma soeur ne sera sûrement pas insensible à quelqu’un qui se sent aussi triste que Lucyle, peu importe ce qu’elle pense des gens en général. Et puis je me dis que vu la situation dans laquelle on est il ne faut pas qu’on se fasse des ennemis mais plutôt des amis.. On est tous dans le même camp et surtout tous dans le même enfer pour le moment..

- Quand elle aura fini je lui proposerai de vous laisser manger avec nous, enfin, si vous ne voulez pas manger avec nous juste.. Juste avoir une assiette, ça irait ?

Après si Lucyle refuse je n’aurais pas à demander à Pénélope mais ça me rendrait triste, qui sait depuis combien de temps elle n’a pas mangé un repas chaud. Avec toutes les coupures de courant, la fuite, les zombies, ça doit pas être simple. D’ailleurs en parlant de zombies..

- D’ailleurs ma soeur dit qu’il ne faut pas rester trop près des fenêtres, s’ils nous voient, les zombies.. Ils vont vouloir venir, je dis ça comme ça hein, faites.. Attention à vous..

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Lucyle Shinoda
Nouvel arrivant
Lun 14 Mai - 7:11
Lucyle Shinoda

With brand new eyes |• Doll •|




Doll, si je peux vraiment l'appeler comme ça, s'excuse mais elle n'a rien fait. C'est moi qui reste coincée dans le passé alors que je suis sensée passer à autre chose depuis longtemps. Je renifle une dernière fois et respire un bon. Elle gentille Doll, contrairement à certaines personnes que j'avais rencontré quelques semaines plus tôt. Elles voulaient me déposséder de tout ce que j'avais pour sûrement se remplir les poches. Evidement, je ne me suis pas laissée faire. Seulement... Je suis allée trop loin.

Avant de partir définitivement des chez moi, j'avais pris une ancienne montre que Marine mettait tout le temps, un bandana noir de Jacob que d'ailleurs je porte  au niveau du poignet, et un ancien pendentif de Jacques avec le nom de la famille que je porte autour du coup. Cela me permettait de me sentir "proche" d'eux malgré le fait qu'ils ne soient plus là... Les brigands avaient pris la montre de Marine, et comme ils ne voulaient pas me la rendre, j'ai donc perdu mon sang froid et je les ai frapper avec le tisonnier, et j'ai failli les tuer si je n'avais pas récupéré cette montre. Bref, c'était compliqué.. Ah oui, car sur les personnes normales je me bat avec mon tisonnier. Je ne tue personne et je ne serais pas prête à utiliser mon sabre contre quelqu'un autre qu'un zombie, sauf si je n'ai pas d'autre choix.

"- Ne t'excuse pas, ce n'est pas de ta faute... C'est moi la fautive.." Lui dis-je après m'être calmée et avoir retrouvé une voix calme et neutre. C'est vrai, elle n'y est pour rien. C'est moi qui me recroqueville sur cette histoire.

Doll me propose par la suite un peu du repas que sa soeur était en train de préparer. Je lui souris légèrement, un peu attendrie par sa gentillesse, mais je ne sais pas si je dois accepter. Je n'ai aucun soucis pour m'incruster au repas mais je crois que sa soeur n'acceptera pas de si tôt. Après tout, elles ne savent pas de quoi je suis capable, ce que j'ai fait par le passé, je peux être une dangereuse criminelle comme la plus innocente des filles. Chose que je ne suis pas. Mais je sais quand même que je ne suis pas une personne assoiffée de sang, prête à tuer n'importe qui pour sauver sa peau. J'ai conscience de la situation dans laquelle nous vivons atuellement.

"- C'est gentil, mais je ne veux pas vous priver de nourriture alors que ta soeue l'a fait pour vous. Mais merci quand même." Je lui répond tout en lui adressant un léger sourire amical, pour ne pas la frustrer. Mais j'avoue qu'un repas chaud m'aurait fait du bien. En ce moment, mon assiette s'était limitée à des paquets de chips, des boîtes de conserve de fruits, de raviolis, de légumes..Froids.

J'écoute ensuite ses conseils. Apparement, il ne faudrait pas trop s'approcher des fenêtres, au risque d'être repéré par les morts qui rodent dans la rue. Je recule légèrement, et me cale à côté, ainsi je suis sûre de ne pas être vue de l'extérieur.

"- Ta soeur est plutôt préventive, nan ? Je suis sûre qu'elle t'a aussi dit de ne pas parler aux inconnus comme moi..." J'ajoute en la regardant du coin de l'oeil, curieuse de connaître la réponse même si elle me paraît évidente. Après tout, c'est normal de vouloir protéger sa petite soeur. Je pense que j'aurais fait pareil pour Marine.

"- Je te rassure, je suis loin d'être dangereuse hein. Jusqu'à maintenant, je n'ai tué personne qui n'était pas un de ces zombies.."
J'espère qu'elle ne prendra pas peur après ce que je viens de lui dire...


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Doll
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Lun 14 Mai - 12:55
Doll
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Lucyle me fend vraiment le coeur, même quand elle me dit juste que ce n’est pas de ma faute. Je me demande bien tout ce qu’elle a pu traverser pour être dans un tel état. Ma curiosité me prend. Elle se prétend fautive, je ne vois pas non plus pourquoi elle dit ça, au moins maintenant elle est un peu plus souriante même si c’est surtout de la tristesse qui la pousse à le faire. Après ça elle m’annonce qu’elle ne veut pas nous priver Pénélope et moi, je trouve ça gentil et je pense que je peux comprendre, je refuserai sans doutes aussi si jamais ça m’était proposé.. Néanmoins j’aimerais pas qu’elle se sente mal si ma soeur et moi on se mettait à manger à côté d’elle. Je me demande si elle mange correctement, j’espère que c’est le cas. Je hoche la tête en approbation, même si j’en suis déçue.

Un peu plus tard Lucyle me demande des choses par rapport à ma soeur et la réponse que je dois lui fournir me gêne un peu. Je baisse la tête en rougissant, sans vraiment savoir pourquoi.

- Ouais elle.. Elle n’aime pas trop les gens, elle a juste.. Peur, pour moi, pour nous deux.. Elle voulait que je ne te parles pas, sûrement à cause du sabre.. Mais elle n’est pas méchante, faut pas lui en vouloir, désolée pour ça.. Moi je sais que tu n’es pas méchante, enfin, j’ai confiance.. Pour elle, c’est plus compliqué..

Au même moment il y a justement Pénélope qui fait irruption dans la pièce, elle a un air grave sur le visage.

- Qu’est-ce qui est plus compliqué pour qui ? elle demande, croisant les bras.

Elle me fait signe de venir sans adresser un regard à Lucyle, je m’exécute, bondissant hors du canapé pour la rejoindre, on change de pièce mais avant de sortir j’adresse un regard à Lucyle, un petit air désolée. Je compte bien essayer de parler à Pénélope pour voir s’il serait possible de l’aider un peu, la pauvre, mais bon.

- Sérieux, je t’avais bien dis de pas t’approcher d’elle ? On la connaît pas ! me dit-elle en allant vers la salle à manger, tirant une chaise pour moi puis pour elle, On doit faire attention, il y a déjà assez de dangers là dehors..

Je m’installe, la mine triste, Pénélope a réussi à cuire des pâtes et il semble qu’il restait de la sauce tomate en tube Panzani pour faire passer ça. Pas de beurre par contre, ça aurait trop beau, et ni de steak. Pénélope nous sert toutes les deux.

- Elle est gentille, elle est triste.. Je crois qu’elle est toute seule et qu’elle n’est même pas d’ici ! On devrait.. On devrait lui proposer à manger.. Tu en as fais pour six, là.. Le frigo fonctionne pas, demain ça sera plus bon.. Je veux dire, elle ne va pas nous empoisonner. Tu penses pas que j’ai raison..? Ce serait bête de gaspiller..

Pénélope me regarde avec un mauvais oeil, mais elle y réfléchit. Je connais ma grande soeur, elle a un bon coeur, au fond, malgré ses cheveux teints en noir et ses vêtements sombres, avant elle avait l’air encore plus méchante avec son maquillage tout noir aussi. Là elle n’en porte plus, mais il reste ses bracelets cloutés par exemple.. Je sais qu’elle ne pense pas à mal envers les autres, elle ne veut que notre bien à nous, on passe juste avant, mais ce n’est pas une mauvaise fille.

- Commence par manger à ta faim, le reste.. Le reste on verra.

Je lui souris, heureuse, elle me sourit en retour même si ça ne dure pas. Quelques minutes plus tard le repas est terminé, j’ai mangé tout ce que je pouvais, et il en reste encore assez pour Lucyle je pense, c’est tiède, ça devrait aller. Pénélope soupire en me laissant aller la chercher, elle reste assise en attendant, moi je me diriges vers la pièce où on était avant.

- Lucyle.. Il en reste encore, Tu.. Tu peux venir si tu veux, c’est des pâtes, c’est pas.. Le mieux, mais ça se mange, ça me ferait plaisir, ma soeur veut bien, ça ne la dérange pas.. Et, promis c’est pas empoisonné !

J’attends de voir sa réaction, je lui sourit maigrement, espérant que ça lui fasse plaisir et surtout qu’elle accepte.

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Lucyle Shinoda
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Lun 14 Mai - 21:20
Lucyle Shinoda

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J'écoute attentivement Doll, même si je ne la regarde pas. J'avais raison. Sa soeur ne fait que la protéger de tout type de danger possible sur Terre. C'est tout à fait normal même. Il faudrait se poser des questions si ce n'était pas le cas. Avoir peur qu'il arrive quelque chose de terrible à une personne que nous aimons est une des pires choses que l'on puisse ressentir. Et puis, avec mon allure, mon sabre, et mon visage de déterrée j'ai tout pour paraître suspecte ou bizarre. Voir pas nette.

Au moment où je m'apprêtais à parler à mon tour, une nouvelle voix surgit dans la pièce. J'ai regardé d'où elle provenait et j'ai vu la soeur de Doll, avec un expression plutôt sévère... Elle est ensuite repartie et Doll l'a suivie juste après avec un air disant "désolée", je lui répond donc avec un léger sourire pour la rassurer et lui montrer que ça ne me dérangeait pas.

Après qu'elle soit partie, je me suis posée sur le fauteuil sur lequel elle était assise en soupirant, et en enlevant le reste de la poussière. Je m'y pose de manière à ce que mes genoux soient sur l'accoudoir du fauteuil et j'ai continué de fixer la fenêtre en réfléchissant si je devrais consommer les chips que j'avais gardé dans mon sac ce soir.

Vu que Doll n'avait pas fermé la porte lorsqu'elle a quitté la pièce, j'ai entendu quelque passage de leur discussion. Doll me défendait alors que sa soeur lui disait de ne pas m'adresser la parole vu qu'elle  ne me connaissait pas. Doll est vraiment quelqu'un d'adorable mine de rien. Elle défend quelqu'un qu'elle connait à peine et qu'elle vient de rencontrer. Serait-ce de la pitié ?

J'ai continué à rêvasser pendant un petit moment, je fixais le plafond sans réellement le regarder, j'étais un peu ailleurs, dans mon petit monde. J'essayais d'oublier le passé. Je réfléchissais aussi. Puis Doll est à nouveau entrée dans la pièce, me proposant de me joindre à elles pour manger des pâtes. J'avoue que ce n'est pas un repas de luxe, mais c'est largement  mieux que ce que j'aurais pu manger jusque ici, ça changera de mes boîtes de conserves avec des légumes et des raviolis. J'esquisses un léger sourire en l'entendant parler des pâtes non empoisonnées.

"- T'es sûre ? Je voudrais pas vous empêcher de manger à votre faim tu sais ?" Lui dis-je en la  regardant depuis le fauteuil, toujours avec ce léger sourire. C'est vrai quoi, je finirais bien par m'habituer à ce régime, grâce à ça j'ai perdu du poids.

"- Et puis, je n'ai pas envie de vous déranger avec mon estomac. Jusqu'à maintenant, je me suis nourrie d'aliment en conserve. Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux mais ça permet de me maintenir en vie." J'ajoute en me levant du fauteuil, les mains dans les poches de ma veste, remettant la capuche puis la regarde de haut en bas, guettant sa réaction.




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Doll
Nouvel arrivant
Mer 16 Mai - 11:45
Doll
With brand new eyes..


Lucyle se lève quand-même mais reste pour le moment hésitante quant à l’idée de venir manger. Elle ne veut pas nous priver, Pénélope et moi, ce qu’elle ne sait pas c’est que moi j’ai déjà terminé de manger et ce sera bientôt pareil pour ma soeur. On a aucun moyen de conservation donc demain ça sera probablement infect et immangeable. Je m’avance vers elle et la prend par la manche, extirpant en même temps l’une de ses mains de sa poche, pour la pousser un peu à me suivre et à ne pas s’en faire pour rien du tout. Je nous fais ensuite avancer vers la cuisine.

- Mais si, viens ! J’ai déjà mangé moi et il en reste. Le frigo est cassé, on pourra pas conserver le plat longtemps, c’est vraiment mieux que tu t’en serves aussi !

Je lui fais finalement faire irruption dans la salle à manger où Pénélope vient tout juste de terminer son assiette, elle me regarde d’un drôle d’oeil, pas agacée cette fois. Un poil amusée, c’est limite si elle pourrait s’excuser de mon comportement auprès de Lucyle maintenant, c’est bien je trouve. Au moins je sais qu’elle n’est pas vraiment en colère contre moi ni elle. Je tire une chaise à notre nouvelle amie pour qu’elle s’installe et je commence à la servir dans une assiette. Je suis contente, moi, je suis en train de faire une bonne action j’en suis sûre !

Pénélope ouvre même une armoire pour lui sortir un verre qu’elle dépose sur la table avec désinvolture. Elle s’appuie contre le plan de travail derrière elle et croise les bras, moi je m’assois à la table en posant mon menton sur ma main, le coude reposant sur la surface de la table la soutenant. J’entends alors la voix de ma soeur s’élever.

- C’est pas très poli de.. Garder sa capuche à table, euh.. C’est quoi ton nom du coup ?

- Elle m’a dit que c’était Lucyle Shinooooo.. Da ?

- Oh, comme la mafia ? Cool. At-.. Attends. Et t’as un katana ? T’es de la putain de mafia ? Oh alors ça c’est la meilleure.. On va pas se faire décapiter par tes potes Yakuzas d’une seconde à l’autre, hein ?

Je savais que son nom me disait quelque chose !

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Lucyle Shinoda
Nouvel arrivant
Mer 16 Mai - 18:20
Lucyle Shinoda

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C'est en restant silencieuse que je me fais traîner jusque dans la pièce ou le repas se déroule, sans poser de questions sur ça, prenant mon sabre avec moi. Je ne compte pas l'utiliser bien sûr. Et puis, si elle insiste à ce point, je ne vais pas refuser une proposition pareil. Je la suis donc, avec un air à moitié amusé et blasé.

"- Bon ok... Si tu insistes, je ne vais pas décliner." Lui dis-je tout en la regardant.

Lorsque j'arrive dans la salle à manger et je vois sa soeur, après avoir posé mon verre sur la table, posée contre la plan de travail dans la cuisine. Je la regarde un instant, prenant le temps de la détailler. Bizarrement, j'ai l'impression de sentir une tension dans cette pièce, d'un côté ça me dérange mais je n'y prête pas attention. Je me calle devant la chaise que Doll avait tendu pour que je puisse m'asseoir mais ne le fait pas encore.

Elle me reproche ensuite mon impolitesse avec ma capuche sur la tête. Et voilà, ça commence bien. Je fais ce que je veux bordel... Je soupire donc et la retire à contre coeur. Je comptais ensuite répondre à sa question mais Doll avait pris les devant et a présenté mon nom et prénom à sa soeur. Je redoute déjà la réaction de sa soeur.

Je la regarde en guettant la moindre de ses réactions. Au finale, j'ai eu droit à du sarcasme. Je fronce légèrement des sourcils, mais lui fait un sourire amusé et répondre à mon tour.

"- Oui j'ai un katana mais je ne l'utilise pas sur les humains. Oui je viens de cette putain de mafia. Et oui, mes petits amis vont venir à la charge, se sera le début de ma conquête sur ce monde." Mon ton se fait aussi sarcastique que le sien. Sérieusement, j'ai horreur que l'on se moque de cette mafia. Elle est réputée pour être terrible mais tout aussi solidaires, les uns comme pour les autres.

"- Plus sérieusement, cette mafia n'existe plus. Et j'aimerais que tu respectes mes origines s'il te plait. Ce n'est pas très poli de parler comme ça aux personnes que l'on ne connait pas." J'ajoute en prenant un air sérieux et tranquille.


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Doll
Nouvel arrivant
Ven 18 Mai - 10:32
Doll
With brand new eyes..



Le ton n’est pas vraiment monté entre Pénélope et Lucyle mais je sens quand-même qu’il y a une certaine tension qui s’est installée dans la pièce. Je n’aime pas ça, je n’ai jamais aimé quand les gens se disputent. Chez moi comme ailleurs, j’avais tendance à vite m’éclipser quand mes parents se disputaient entre eux ou alors qu’ils grondaient ma soeur, là, j’ai envie de faire de même mais j’attends de voir, au cas où.. J’ai vu ma soeur lever les yeux vers le ciel, déjà que d’avoir une personne en plus de me dans cet appartement, savoir qu’elle vient de ce milieu assez hostile ne doit pas la rassurer au fond, je ne la sens pas vraiment tranquille. Pourtant moi ça va, je n’ai pas peur d’elle. Elle aurait eu mille fois le temps de nous faire du mal, mais elle ne l’a pas fait. Ce n’est pas parce qu’elle vient d’une mafia qu’elle cherche à tuer tous ceux qui croisent sa route, je pense. En plus, maintenant elle dit que les Yakuzas n’existent plus.. Lucyle n’aurait plus de raisons d’agir comme si c’était le cas.

- Disparue, la mafia ? Merde.. C’est plus grave que ce que j’aurais cru cette merde. soupira Pénélope en regardant ailleurs.

Je n’ai pas compris pourquoi elle a dit ça, mais au moins ça n’était pas une attaque directe à l’encontre de Lucyle.

- On vit dans l’épicentre de cette putain d’épidémie, en France, la dernière fois que j’ai regardé les infos ça avait prit d’assaut l’Espagne, l’Angleterre et les pays frontaliers à la France. Si depuis ça s’est déjà élargit aux autres pays européens voire aux autres continents on est dans la putain de merde. marmonna ma soeur, les bras croisés et le regard perdu dans le vide, elle s’est ensuite focalisée sur moi, Faut vraiment qu’on accélère et qu’on dégage de cette ville. Qu’on trouve un coin sûr.

- Qu’on retrouve nos parents aussi ! j’ajoute.

- Ouais, qu’on retrouve les parents, ouais..

Pénélope soupira et passa vite à autre chose. Elle semblait triste d’un coup, sûrement que nos parents lui manquent à elle aussi ? Plus qu’elle ne voudrait l’avouer, en même temps à la maison elle passe son temps à faire la rebelle, elle ne voudrait pas casser cette image d’elle-même. Surtout devant moi alors que je pourrais leur répéter. Je n’ajoute rien à ça pour le moment, la laissant digérer, je suis triste moi aussi. Depuis ce matin où je suis allée en cours je ne les ai plus revus, ça fait vraiment longtemps. Le pire, c’est que pour sortir de Paris ça ne va pas être simple, on va encore devoir attendre un sacré bout de temps avant de les revoir, mais j’y crois toujours. Je me lève de table, souriant à Lucyle, heureuse que finalement, elle mange elle aussi. Mais je change de pièce, j’ai vu dans le salon une bibliothèque et je me dis que ce soir ça serait bien que je passe le temps avec un livre. Pénélope ne voudra jamais qu’on regarde un film sur la télé..

Je me trouve face à cette étagère pleine de livre depuis une minute ou deux quand je commence à entendre un drôle de bruit, un énorme vrombissement continu qui se rapproche de plus en plus. Curieuse, je regarde par la fenêtre, au sol, les zombies sont très agités par ce bruit eux aussi. Ils regardent tous le ciel, dans la même direction, alors je me penche et fait de même, je regarde en l’air et là je les vois. Des dizaines et des dizaines d’avions dans le ciel.

- Oh ! Pénélope, Lucyle, venez voir ça ! Y a plein d’avions !

Il ne faut pas plus de dix secondes à ma soeur pour arriver à mes côtés, d’une main bienveillante sur mon épaule, elle me fait reculer d’un pas. Elle se penche à son tour et regarde dans le ciel, l’air perplexe.

- Putain, ouais c’est des avions, mais où est-ce qu’ils vont..? Ils ont l’air bien haut pour êtres en train d’atterrir à Roissy.. Peut-être qu’ils vont dans une p’tite ville pas loin, merde, c’est peut-être la fin du bordel..

Il y a un moment de flottement, soudain la main de Pénélope se crispe sur mon épaule et elle recule à son tours.

- Oh non.. Merde, ils larguent des trucs. J’y crois pas, ils vont nous exploser la gueule ! Faut qu’on s’éloigne des putains de fenêtres !


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Lucyle Shinoda
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Lun 21 Mai - 12:09
Lucyle Shinoda

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Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais la sensation que je n'allais définitivement pas m'entendre avec elle. Sérieusement, elle ne pouvait pas être comme sa petite soeur ? Elle est plus jeune et elle ne semble pas être effrayée par mon origine ! Si j'étais vraiment du côté des yakuzas, je les aurais tuées et volées puis je serais partie depuis longtemps en laissant leur cadavres ! Mais d'un côté je comprend, une mafia a toujours fait des choses illégales... Allant de la drogue aux meurtres. Mais ce n'est pas une raison pour me parler avec un sarcasme pareil.

Finalement, je décide de manger un peu du repas qui m'est proposé sans rajouter un mot. En revanche, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder sa soeur en fronçant des sourcils, ne sachant pas si sa remarque m'étais destinée ou pas. Puis je l'écoute en continuant de manger mes pâtes qui étaient devenues froides. Bon.. Ça se mange toujours. Et alors comme ça... L'épidémie aurait atteint d'autre pays ? Même le Japon..? Le reste de ma famille aurait été emportée par les ravages de ce virus ? Mon visage se décompose en pensant que j'ai vraiment tout perdu. Et ma mère... C'est définitif alors. Je ne pourrais plus la revoir...

Je ne m'étais pas rendu compte au mon regard été devenu sombre voir sans vie pendant un instant. Ce qui me coupa l'appétit. Et elles, elles espèrent retrouver leur parents en quittant cette ville ? Les chances sont faibles pour qu'elles puissent les retrouver en vie.

Je quitte la table après que Doll m'est souris, je lui rend également un sourire forcé, et pars me poser dans un coin de la salle à manger après avoir terminé mon repas. J'observe Doll du coin de l'œil et la vois partir dans une autre pièce. Je remet ma capuche et commence à réfléchir sur ce que le monde est devenu aujourd'hui. C'est devenu n'importe quoi. Tout le monde peut crever n'importe quand, n'importe où, et de n'importe quelle manière. Pour une fois, je suis d'accord avec ce que ma mère, ainsi que toute les mères à leur gosses, me disait : "C'est dangereux dehors".

Je reste un petit moment dans ma bulle de souvenirs jusqu'à ce que Doll nous appelle pour venir voir quelque chose. Je me lève péniblement, en pensant que ça peut me distraire. Sa soeur était partie la rejoindre avant moi, et moi j'étais arrivée juste un peu après. J'ai ensuite regardé ce qu'elle indiquait. Des avions ? J'ai pensé qu'ils étaient venus nous chercher mais ils étaient beaucoup trop hauts et allaient beaucoup trop vite pour qu'ils puissent se poser sur une piste d'atterrissage ou quelque chose du genre.

Mais la forme des avions me disait vaguement quelque chose... On aurait dit des avions de l'armée comme dans les films. Et c'est lorsque qu'ils ont largé des choses et avec la remarque de la  grande soeur que j'ai compris que nos  chances de survie avaient encore plus diminuées ! On est sensé survivre comment à des missiles ?!

J'ai fait comme Pénélope, et j'ai reculé des fenêtres, entraînant Doll avec moi en la tirant par le bras.

"- Et merde... Y'a pas une cave dans le coin ? Dis-je en fronçant des sourcils.

Bah si il y en a une ! Bon... Y'a tout les tuyaux et les chaudières du reste de l'appartement mais ça fera un petit bunker le temps que les explosions passent, si ce sont réellement des explosions. L'armée aurait vraiment balancé des missiles sans se préoccuper de savoir s'il y a des survivants ? Bon, pas le temps de refléchir à ça. Le plus important est de se mettre à l'abris.

"- Venez ! Il y a un sous-sol dans l'immeuble à côté de l'entrée, on peut s'y réfugier le temps des explosions !" Je me précipite vers la sortie en prenant mon katana, et mon sac sur le dos.

Bon, même si je ne porte pas Pénélope dans mon coeur, il est hors de question que je laisse quelqu'un mourir. Et il faudra se dépêcher d'y aller avant que les bombes nous tombent sur la tête.


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Doll
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Lun 21 Mai - 13:37
Doll
With brand new eyes..



Je ne comprends pas tout tout de suite. Comment ça s’éloigner des fenêtres ? Comment ça, des bombes ? Des explosions ? Pourquoi est-ce que des soldats viendraient nous envoyer des bombes alors qu’ils doivent forcément savoir qu’il y a encore des survivants en dessous ? Je ne peux pas me résoudre à me dire que la situation est aussi désespérée que ça pour qu’ils pensent à sacrifier.. Enfin, non, qu’ils sacrifient des gens innocents. Ils n’hésitent pas, là. Je vois ces petits points noirs qui approchent du ciel, une véritable nuée.. Ce sont donc des bombes..? On va mourir ? Sur le moment, je reste tétanisée, à regarder les ogives en train de chuter. Les zombies dehors sont comme fous, ceux qui le peuvent encore courent en regardant le ciel, ils tournent en rond, les plus faibles hurlent et grognent en levant leurs bras vers le ciel, je suis sûre que certains d’entre eux nous ont vues, mais ces avions font tellement de bruit que ça doit leur paraître plus intéressant que nous. J’ai peur, je n’arrive à bouger qu’au moment où les deux filles plus âgées me tirent vers l’arrière. Elles, elles tentent de réagir comme elles peuvent.

Lucyle propose immédiatement d’aller nous abriter dans la cave de l’immeuble, je ne sais pas s’il y en a une. Je suppose ? De son côté, ma soeur me tire vers elle afin que Lucyle me lâche. Elle a un air paniquée dans son regard, un peu de colère aussi envers Lucyle sans doutes. Elle ne doit pas aimer qu’on me touche, pour le moment je pense qu’il y a d’autres priorités mais bon.. La cave, donc. Penelope n’a pas l’air contre puisqu’elle me prend par la main et se précipite dans la direction de la sortie de cet appartement. Déjà, je sens les tremblements des premières bombes qui touchent le sol, ça fait bondir mon coeur sous ma poitrine tellement j’ai peur. Et juste après, le gigantesque fracas de l’explosion qui nous parvient. Je manque de trébucher dans l’escalier alors qu’on entend des fenêtres exploser, des bibelots sur les meubles qui tombent, voire carrément les meubles qui se cassent la figure. Les hurlements des zombies dehors, je les entends entre deux bombes, ils sont devenus fous. Je me demande vraiment si on va mourir. J’espère que Lucyle est derrière nous, Penelope ne l’a littéralement pas attendue et pour ainsi dire, abandonnée derrière.

Il a y une explosion qui retentit tout près de nous si bien que le sol tremble plus violemment que les fois précédentes, je crie de peur et m’accroche à la rambarde de l’escalier alors que ma soeur manque les dernières marches et tombe en avant. Les pires scénarios se trament dans ma tête et je me précipite vers elle pour l’aider à se relever. Elle saigne un peu au front, mais elle se relève sans trop broncher, quoiqu’un peu chancelante. Plus que jamais, j’ai besoin d’elle là, alors il ne faut vraiment pas que quelque chose de dramatique ne lui arrive. Une fois au rez-de-chaussée on descend encore une courte série d’escaliers. C’est sale et il y a des toiles d’araignées, de la poussière tombe du plafond à chaque bombe qui explose dans Paris, le bruit est devenu continu et assourdissant si bien que, si ça se trouve Penelope m’a parlée depuis tout à l’heure et je n’ai rien entendu du tout. Alors que ma soeur pousse une porte pour qu’on entre dans la pièce principale de la cave, une secousse fait tomber un morceau de pierre du plafond et celle-ci atterrit sur mon épaule, ce qui me fait un peu mal sur le coup.

Finalement, on entre, le bruit est moins fort ici mais quand-même, c’est terrifiant. Je me cale dans un coin, Lucyle ne tarde pas à arriver, je suis contente de la voir. Ma soeur a sorti son téléphone pour utiliser l’application lampe torche, j’aurais aimé faire de même mais je n’ai pas mon appareil..

- Putain c’est fils de putes, ces enculés de merde.. Ils savent bien qu’on est ici pourtant ! J’espère que cet endroit va tenir, bordel.. dit Penelope dans son coin alors qu’elle tripote la blessure à son front.

Je regarde mon épaule sous mon sweat, je n’ai rien, ça saigne à peine, ça ira. Je m’en tire plutôt bien. Quelques instants passent, je suis recroquevillée dans mon coin, proche de la chaudière.

Soudain, une des bombes explose sur, ou juste à côté de notre immeuble. Si puissante qu’elle me secoue et me fait tomber sur le côté, un peu du plafond s’écroule encore, j’ai l’impression qu’on va mourir ensevelies dans les décombres. Un boulon ou un écrou de la chaudière lâche d’un seul coup, c’est comme si un coup de feu avait été tiré dans le mur à côté de moi.

- Dolorès éloigne toi de ce truc j’aime pas ça ! me dit ma soeur en pointant la chaudière du doigt.

Tremblante, je me lève et commence à m’éloigner quand une seconde explosion me fait presque perdre l’équilibre, j’ai plein de poussière dans les cheveux et la chaudière fait un drôle de bruit tout à coup. Comme une théière qui chauffe depuis trop longtemps, les tuyaux qui en émanent tremblent eux aussi. Il doit y avoir un truc qui cloche. J’entends Penelope crier derrière moi, des boulons sautent, soudain le tuyau cède face à moi, il explose et se sépare en deux juste après s’être mit à rougir intensément. Quasiment en même temps et avant même que je n’ai le temps de penser à me protéger, un gros jet de vapeur brûlante m’est arrivé en pleine figure. J’en hurle en tombant littéralement au sol, sur le dos, ça fait très mal, j’ai l’impression d’avoir le visage en feu. Je cache mes yeux avec les mains, la douleur est horrible, carrément insoutenable. Je sens quelqu’un proche de moi, j’entends la voix de ma soeur mais je suis trop occupée à souffrir pour comprendre ce qu’elle me dit.

Au final, j’ai tellement mal que tout s’éloigne, tout s’éteint. Plus de bombes, plus de voix, je m’évanouie. La toute dernière chose que j’entends avant de sombrer,

- Oh putain ! Oh putain ! Elle est morte ? Dolorès ? Doll !


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Lucyle Shinoda
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Lun 21 Mai - 23:16
Lucyle Shinoda

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Merde... Comment on a pu en arrivé là ? D'abord ce virus et ensuite des explosions. Qu'est ce qui pourrait être pire que ce qu'on vit en ce moment ? La mort ? Sérieusement... Je suis née dans la pire des générations, ou dans le mauvais siècle j'en sais rien en fait. Mais c'est quand je vois le monde s'écrouler comme ça que je me dis que j'aurais du naître ailleurs. 

Je tourne à peine le dos pour voir si j'ai oublié quelque chose que les deux soeurs sont déjà parties. Pénélope m'avait littéralement arraché Doll des mains. OK je comprend que ce soit sa petite soeur et qu'il faut la protéger... Mais merde quoi, j'ai juste voulu éviter qu'elle se prenne des éclats de verres en pleine figure ! Et... Sérieux ? Elles sont vraiment parties sans m'attendre ? Alors que je leur propose un moyen pour s'en sortir ? C'est chacun pour sa gueule ? Très bien, je retiens. On ne peut décidément faire confiance à personne ici. 

Avec les tremblements à cause des explosions, j'ai eu du mal à courir correctement pour atteindre la sortie. Mais une fois que c'était fait, une autre explosion. J'ai perdu mon équilibre mais j'ai pu me rattraper avec mon katana qui m'a servit de canne. Au moment où je descend les escaliers, bam, une autre explosion. J'ai glissé et je suis tombée en avant et ma tête a rencontré le magnifique sol en pierre avec violence. Sur le coup, je ne m'étais pas rendu compte que je m'étais ouverte l'arcade sourcilière, mais j'avais les oreilles qui sifflaient... Dût au choc ?. Je me suis relevée avec difficulté et je me suis appuyée sur la rambarde. J'avais la tête qui tournait et j'avais un mal de chien au crâne, ce qui m'empêchait de descendre les marches correctement.

"- Putain de merde... Aïe.." 

Une autre explosion, j'ai manqué de ma vautrer parterre. J'ai envie de vivre en fait. Jusqu'à maintenant, je m'apitoyais sur mon sort mais merde.. En fait, je veux survivre même si j'ai tout perdu. J'ai plus rien à perdre de toutes façons. Je descend finalement  le deuxième étage, plus qu'un et j'atteindrai la cave. 

J'arrive à la moitié de l'escalier en me dépêchant le plus vite que je peux, mais une explosion qui semblaient proche d'ici a fait tombé une poutre qui maintenait les escaliers. Heureusement, elle n'était pas tombé sur moi, mais sur l'étage au-dessus. Par contre, il y avait beaucoup de poussière. J'arrivais à peine à distinguer les formes des portes. Lorsque j'atteinds le pas de l'escalier et j'ai commencé à chercher la fameuse porte du sous sol. Je l'ouvre et descend les escaliers en pensant à refermer derrière moi. 

Une fois en bas, je regarde Pénélope d'un mauvais regard et sourit à Doll. Je suis sûre que c'est sa soeur qui l'a entraînée sans m'attendre. Elle ne m'appréciait pas de base donc je ne peux que m'en douter. Je me suis assise à l'opposé des deux filles, et remarque que Pénélope saignait. Oh zut. Je lui aurais bien donné de quoi s'essuyer la plaie mais en fait non. J'ai posé mon sac et j'ai sorti un mouchoir pour le poser sur la plaie qui avait gonflé et qui saignait toujours. Et j'entend l'autre qui continue de se plaindre de ses enfoirés. 

J'ai ensuite vu Doll s'approcher de la chaudière et des tuyaux. Et comme ça soeur, je ne le sentais vraiment pas, surtout avec ce qu'il se passait au dessus. J'entends encore sa soeur broncher sur Doll. Mais bon sang ! Elle peut mas lui parler normalement ? J'ai senti la secousse juste avant, ce qui a fait trembler le sol au point que mon sabre qui était posé contre le mur, est tombé.

"- Tu devrais t'éloigner de la chaudière, ça peut exploser à tout moment !" Ma voix était un peu paniquée sur le coup. Mais j'avais peur qu'il lui arrive quelque chose, après tout, c'est grâce à elle si j'ai eu droit à un repas !

Je me suis redressée pour la ramener mais j'ai vu le tuyau gonfler et devenir rouge. Là, j'ai commencé à paniquer, voyant déjà la catastrophe arriver.

"- Attention !" 

Trop tard. Le tuyau avait déjà lâché, et un jet de vapeur lui avait atterri sur ses yeux. Je me suis levé en criant son surnom et en sortant un tissu de mon sac ainsi qu'une bouteille d'eau que j'avais gardé et me suis précipitée pour voir son état. Elle souffrait, et elle criait de douleur. Au moment où j'étais arrivée, elle s'était évanouie. Enfin je pense.. Je prend son poignet et mesure son pou. Elle était vivante. Ouf ! 

"- Elle s'est évanouie..." dis-je à voix basse, redoutant la réaction de sa soeur. J'imbibe le tissus d'eau froide et l'applique sur ses paupières pour que sa peau se rafraîchisse.


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Doll
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Mer 23 Mai - 1:44
Doll
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Doll ne réagit pas au tissu humide posé sur son visage. Plongée dans ce qui semble être un profond coma, elle respire encore cependant, lentement. Dans la panique, Penelope ne s’en est pas tout de suite rendue compte. Ses mains tremblent, elle craint plus que tout de perdre sa petite soeur. Ses yeux sont embués de larmes naissantes. Penelope n’ose même pas la toucher, au contraire de Lucyle qui a mesuré le pouls de la plus jeune fille. L’entendre dire qu’elle n’est pas morte mais seulement inconsciente l’a faite profondément soupirer de soulagement, mais au même titre que ses mains, ses lèvres tremblent, elle lutte pour ne pas fondre en larmes. Recroquevillée sur elle-même, à genoux, Penelope joint ses mains sur ses cuisses et observe sa petite soeur. Le tissu recouvrait son visage, cela fait presque penser à un linceul. A la mort. L’aînée caresse le bras inerte de Dolorès, elle renifle bruyamment. Soupirant une fois encore.

Elle s’en veut subitement, Penelope, elle ne sait pas vraiment pourquoi.. Elle s’en veut de tout, tous ses choix. Tous ceux qui les ont menées jusqu’ici dans cette cave pendant un bombardement qui n’en finit pas. Le jet de vapeur s’est envolé aussi vite qu’il est apparu. La chaudière n’est plus qu’un ballon vide, carcasse métallique creuse. Plus rien ne circule dans la tuyauterie, un faible filet d’une eau sans doute bouillante coule de l’autre côté de la cave, là où le tuyau a cédé et explosé. A chaque secousse provoquée par une bombe, Penelope se penche au dessus de sa petite soeur pour la protéger des poussières et débris qui tombent. L’aînée passe une main dans les cheveux blonds et poussiéreux de Doll. Son expression est toujours aussi triste. Tout lui paraît soudainement si incertain. Auparavant, elle pensait s’en tirer, tant bien que mal, avec elle. Maintenant, elle n’a plus autant de certitudes. Et si elle mourait, là d’un seul coup et qu’elle se retrouvait seule ? L’idée même que Dolorès ne meure la terrifiait.

Un bref regard vers Lucyle. Elle a été si amère avec elle précédemment et elle s’en rend compte désormais. Ce n’est pas de sa faute, selon elle.. Elle cherche seulement à préserver la petite puce de tout danger. Mais à la voir, elle n’est pas dangereuse, peu importe la mafia, peu importe le katana, elle n’a posé aucun soucis, elle a prit soin de Doll pendant qu’elle faisait à manger, là encore elle prend soin d’elle. Penelope sent une larme couler sur sa joue, elle l’essuie vivement d’un revers de manche. Elle ne sait pas quoi dire, elle voudrait s’excuser mais les mots ne sortent pas. Une nouvelle bombe trop proche, nouvelle secousse, elle protège encore sa soeur et se met à pleurer silencieusement. Réprimant ces nouvelles larmes, elle se redresse, son dos lui fait mal, un peu de sang sur son front goutte sur le sol, ses vêtements, sa petite soeur. Son visage est terriblement rougis malgré la tissu humide. Elle a peur, quels peuvent êtres les dégâts d’une telle blessure ? Sans hôpital, sans médecins.. Comment faire ?

Au bout d’un moment, aussi vite que tout s’était produit, le bombardement cesse. Ou plutôt, se déplace, les bombes s’éloignent peu à peu. Les avions larguent ailleurs dans Paris de telle façon que les secousses sont très lointaines. Penelope le sait, elles ont eu de la chance de survivre, mais à quel prix ? Alors que le calme est plus ou moins revenu et qu’elles peuvent au moins s’entendre penser correctement, Penelope réfléchit, pense.


- Nos parents sont morts.. Je le sais, j’l’ai ai vus.. Mais Doll, elle, elle sait pas.. J’ai pas le coeur de le lui dire.. dit-elle d’un ton las, J’peux pas la perdre elle en plus.. Elle.. Elle mérite vraiment pas ça, Je.. Ecoute, pour tout à l’heure, c’juste.. J’essaie juste de la protéger, je te connais pas alors.. J’avais peur que tu sois pas quelqu’un de bien, putain.. J’veux pas qu’elle finisse comme ça.. Quelle bande de fils de putes..

Elle n’avait pas regardé Lucyle pendant sa tirade. Elle n’a pas osé. Elle se sent comme une mauvaise personne mais par dessus tout, une mauvaise soeur. Pour avoir menti à Dolorès au sujet des parents dans le seul but de pouvoir la guider vers la sortie de Paris, essayer de la tirer de là par n’importe quel moyen avant de songer à lui avouer la vérité.

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Lucyle Shinoda
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Mer 23 Mai - 11:35
Lucyle Shinoda

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J'ai laissé le tissu mouillé sur le visage de Doll et contrairement à ce que je m'attendais, sa soeur ne m'a pas du tout éloigné de Doll. J'avoue que j'étais plutôt surprise, mais je ne le montrais pas. Je me contentais de la regarder du coin de l'oeil. Finalement, elle se recroqueville et se renferme sur elle-même.

Bizarrement, j'ai l'impression de me voir en miroir, à la mort de mes frères et de ma soeur. J'ai un énorme pincement au coeur en y repensant. Elle semble vraiment triste et paniquée. En même temps, avoir peur de perdre un proche est horrible, et c'est encore pire lorsque ça arrive vraiment.

J'ai regardé Doll un instant, n'osant pas la toucher, et je me lève pour retourner dans mon coin, en remettant ma capuche et en observant Pénélope. Je ne pouvais plus rien faire pour Doll maintenant, et je crois que lorsqu'elle se réveillera, quelque chose va changer. Mais quoi ? Aucune idée.

Je suis restée dans mon coin pendant un moment, et j'ai commencé à réfléchir à ce que je ferais une fois que ce sera terminé. Je pense que je continuerai de errer dans la ville en essayant de survivre du mieux que je peux. Après tout, Paris vient d'être détruit sous les bombes. D'ailleurs, elles viennent de s'éloigner. Elles sont plus loin maintenant, mais ça ne veut pas dire qu'on est en sécurité. Ça ne s'est toujours pas arrêté et ça doit être la misère à l'extérieur. Les bâtiments sont sûrement en train de cramer, de s'effondrer.

Je sors de mes pensées au moment où Pénélope me parle. Elle me parle ? Et pas méchamment comme elle l'a fait auparavant. Elle me parle de la mort de ses parents et sa peur de perdre sa soeur, ainsi que de son manque de confiance en moi. Sur le coup, je la comprend. J'ai tout perdu. Mes parents comme mes frères et ma soeur. Je ne voulais pas en parler de base, mais vu qu'elle fait un effort de me parler de ça je pense que je peux faire de même.

"- Je sais ce que c'est, j'ai tout perdu et la perte d'un proche n'est pas quelque chose que je souhaite à quelqu'un. Je comprend que tu veuilles la protéger à tout pris, je comprend également que tu veuilles lui cacher la vérité sur vos parents." Je m'arrête, marquant un léger temps d'arrêt et reprend.

"- Mais tu ne pourras pas lui cacher éternellement. Que se passera-t-il si jamais elle se rend compte que vos parents sont morts une fois que vous serez sortie de la ville ? Il y a des chances qu'elle te reproche de lui avoir menti…" Je termine en regardant le corps de Doll allongé parterre, avec un regard un peu sombre et triste.


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Doll
Nouvel arrivant
Mer 23 Mai - 12:21
Doll
With brand new eyes..



Penelope écoute, elle n’a que ça à faire pour le moment. Elle écoute Lucyle lui répondre, elle est repartie dans un coin maintenant que tout s’est apaisé. Passant ses mains sur son visage, Penelope ne sait que dire ni quoi penser véritablement. Elle sait que mentir c’est mal, c’est la base de toute éducation, mais Lucyle ne connaît pas Dolorès comme sa grande soeur la connaît. Elle est si fragile, si pure en plus de ça, elle n’est pas faite pour affronter tout ce qu’il se passe actuellement et c’est même un miracle qu’elle ait survécue au collège pendant ces premiers jours alors que Penelope n’était pas là pour veiller sur elle. Doll a actuellement un but.. Quelque chose qui la motive un minimum à se mouvoir. En sachant dès maintenant que leurs parents, toute leur famille sans doute, était morte.. Elle serait au bord du gouffre tout comme l’est actuellement Penelope..

De ce qu’elle s’était dit avant d’en arriver là, Penelope serait tout à fait capable de vivre avec sa petite soeur en colère contre elle, mais en vie elle aussi. Leurs parents n’avaient pas survécu, c’était un fait, ça fait très mal, mais tout n’est pas encore perdu. Tant que Dolorès survit.. Rien d’autre n’a d’importance. Le but était seulement de quitter cette foutue ville. Mais maintenant..

L’aînée relève subitement la tête, oubliant de répondre à Lucyle. Oubliant pour le moment de la remercier pour sa compréhension, elle se lève en claudiquant, les genoux douloureux, elle laisse Doll derrière, dépasse Lucyle, rejoint la porte. Elle l’ouvre en la tirant, des débris bloquent un peu les gonds, de la poussière vole dans la pièce. Rien qu’à voir l’état de ce sous-sol, Penelope sait que cela ne présage rien de bon. Une secousse lointaine d’une explosion fait trembler les murs alors qu’elle contourne des restes d’une poutrelle effondrée et qu’elle grimpe l’escalier.

Elles ont toutes les trois eu de la chance d’êtres descendues à temps. Des étages supérieurs, il ne reste vraisemblablement rien. Penelope doit enjamber un bon nombre de débris en tout genre pour avancer jusqu’à la porte du bâtiment calcinée. Elle ouvre et découvre Paris, ce qu’il en reste. Immédiatement elle plisse les yeux, tousse, se cache avec sa manche, la fumée des flammes est partout, le soleil est presque invisible avec toute la poussière qui vole dans l’air. Concrètement, Penelope ne voit pas à deux mètres devant elle, le trottoir d’en face n’existe plus. Elle parvient à discerner un cratère rempli partiellement de ce qu’il reste de quelques voitures garées devant l’immeuble auparavant. Les odeurs sont épouvantables elles aussi, les égouts doivent êtres remontés quelque part, de l’essence dans l’air, de la chair calcinée..

Un râle sourd la fait sursauter, à quelques mètres d’elle, ce qu’il reste d’un zombie rampe vers elle. L’homme, ou la femme, est indescriptible. Brûlée de partout, la créature n’a plus de cheveux, sa peau luie, elle a comme fondue par endroits. Ses vêtements, des loques, pratiquement brûlées sur place et en cendres. Elle n’a plus de jambes et l’os de son coude droit se fait la malle, Penelope réprime un vomissement avant de partir s’engouffrer à nouveau vers l’intérieur où elle peine à redescendre dans la cave avec les deux autres. Dolorès n’est toujours pas réveillée. Le visage de Penelope est couvert de cendres comme ses cheveux, ses habits.. Elle s’essuie, son expression est lointaine, elle est triste, en colère, dégoûtée, effrayée, tout ça à la fois.


- Y a plus rien là-haut.. finit-elle par articuler à qui veut l‘entendre, Ces bâtards n’ont même pas tués les zombies avec tout ça.. Tout est en train de cramer. L’air est irrespirable dehors, putain.. Avec toute la poussière qu’il y a, on voit pas à un mètre. Je.. Je sais pas comment on va faire..

Elle ne sait même pas si elle parle à Lucyle, ou à Doll, ou aux deux. Elle est déjà en train d’essayer de trouver une parade, des masques improvisés pour ne pas respirer la fumée toxique des flammes, la poussière et toutes ces particules.. Penelope finit par rester silencieuse, elle retourne auprès de sa petite soeur et attend. Elle ne fait que la regarder, surveillant sa respiration. En fait, elle s’attend même à ce que tout à coup, celle-ci ne s’arrête. Pendant un bref instant, Penelope se dit que ce serait peut-être la meilleure chose, que va devenir la vie, la survie, à partir de maintenant ? Cette petite n’a même pas dix-sept ans. Tout ce qu’elle traverse, ce qu’elle a déjà traversé.. C’est trop, elle n’aurait pas dû vivre tout ça.

Mais non, Penelope ne s’en est pas rendue compte, mais elle est restée plus d’une heure comme ça à regarder et attendre. Rien ne s’est passé entre deux, ou peut-être, elle ne s’en est ni occupée ni rendue compte. Sursautant d’un coup, comme si son corps s’était rallumé d’un coup. Elle regarde à droite et à gauche et retrouve finalement Lucyle qui est toujours là.


- J’ai complètement zappé de te remercier, pour tout à l’heure.. J’aurais pas pensé à la cave, je crois. Merci, tu nous as sauvées, enfin, moi du moins.. Tu vas faire quoi, toi ? Quand ça se sera tassé dehors ?

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Lucyle Shinoda
Nouvel arrivant
Mer 23 Mai - 23:21
Lucyle Shinoda

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Pénélope n'avait pas ajouté un mot de plus mais elle avait agit par peur de la perdre, comme elle l'a dit. Maintenant que j'y pense, est ce que j'aurais fait pareil ? J'en sais foutrement rien... Je n'ai fait que penser au fait que je n'avais plus rien à faire dans ce monde, à désespérer de mon existence, et à regretter ma naissance ici. Fait chier...

Je m'étais assise en tailleur parterre, toujours dans un coin de la pièce, et j'ai fermé les yeux pendant quelques secondes. Puis j'entend du mouvement, comme une porte qui s'ouvre. Lorsque j'ouvre un oeil pour regarder ce qu'il s'y pass, je vois Pénélope ouvrir la porte de la cave. C'est vrai que c'est le meilleur des moments pour sortir. Puis je la vois s'engouffrer dans les débris. Mais qu'est ce qu'elle fait ? Pourquoi elle sort au pire des moments ? En laissant sa soeur en plus !

J'ai laissé échaper un léger "Hé" avant qu'elle ne sorte mais elle ne semble pas l'avoir entendu, puis elle disparaît à l'extérieur. J'aurais voulu me lever et lui demander ce qu'elle fait mais vu qu'elle partait vers je ne sais où, je ne pouvais pas laissé Doll seule alors qu'elle pouvait se réveiller à n'importe quel moment. J'espère qu'elle n'est partie que constater les dégâts à l'extérieur ou juste prendre l'air, ce qui est très peu probable, parce que Doll aura besoin d'elle. Je décide de ne rien faire et d'attendre son retour tout en observant le corps de la petite soeur inconscient.

Finalement, elle revient en m'annonçant en gros que ça n'a servît à rien cette histoire de bombes. Cool, super. Parmi les humains et les zombies, je me demande lequel des deux est le plus con. Sérieusement, détruire une ville avec des bombes et que au final, ça n'a fait qu'empirer les choses... Et en plus, les provisions ont été réduites, et les morts doivent être excités à l'heure qu'il est.

"- Fais chier..." Se sont les seuls mots que j'ai prononcé, et ça m'agace encore plus. Dans quel merde on s'est fourrés ? Comment on a pu en arriver là ?

Au final, j'ai fermé les yeux pendant un instant et, sans m'en rendre compte, je m'était endormie. Pendant combien de temps ? 15 minutes ? Une demi-heure ? 45 minutes ? Ou une heure carrément ?

En fait, je sais que je me suis réveillée peu de temps avant que Pénélope ait recommencé à parler. Elle me remercie de les avoir emmenées ici. Et est ce qu'elle se rappelle comment elle m'a rapidement abandonnée ? En me laissant sur place ? Si j'avais suivi ma pensée, je le lui aurais rappelé. Mais vu comment elle est en ce moment, je me retiens et je reste silencieuse sur ses remerciements et me contente de faire un signe de la tête qui voulait dire "De rien".

Elle me demande ensuite ce que je ferais quand tout sera terminé. À vrai dire, j'en sais rien. Peut être que je vais continuer de m'isoler d'un immeuble à un autre, en survivant à ma manière. Je ne sais pas si je vais essayer de chercher d'autres survivants, car je ne suis pas quelqu'un qui vit dans un monde où tout le monde est pote avec tout le monde.

"- Mmf... Aucune idée.. Je suis quelqu'un qui traîne dans les rues sans but précis.." Dis je en haussant des épaules, avec une voix plus ou moins calme. Puis mon regard se pose sur Doll et Pénélope.

"- Et vous ? Qu'est ce que vous comptez faire une fois que vous serez à l'extérieur ?"


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Doll
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Hier à 0:40
Doll
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Tout mon corps est.. Mou.. Je me sens mal, j’ai mal. J’ai mal à la tête, j’ai mal au dos, je suis comme courbaturée de partout, j’ai dormi ? Que s’est il passé..? J’ai peur mais je n’arrive pas à parler tout d’abord, tout mon visage me pique affreusement. Je me sens si.. Loin, tellement lointaine, je ne vois rien et je sens une sorte de drap sur moi, je suis morte ? Non, je ne pense pas.. Pour le moment, je me laisse aller dans ce demi sommeil si profond et inébranlable. Cette léthargie me fait un peu de bien, mais je ne sais pas pourquoi.. Ce qui me recouvre me semble tellement léger et lourd à la fois, je n’arrive même pas à lever les bras, si lourde, tellement faible.. Même respirer me paraît quasiment infaisable.

Pendant quelques minutes, ou quelques heures..? Je ne sais pas du tout, je pense, mais je ne pense à rien non plus, je n’ai aucun sentiment, aucun souvenir, aucune envie. D’un seul coup, je commence à entendre de vagues sons, des grésillements. Je dois admettre qu’ils me dérangent, comme un moustique qui vient voler à mon oreille alors que le sommeil s’empare de moi. Mais je ne réagis pas, je laisse faire pour le moment.. Je n’ai par ailleurs pas le choix puisque je ne peux pas bouger..

Peu à peu, les grésillements deviennent.. Des voix ? Qui parle ?
Et la douleur, mon visage.. mes yeux brûlent, j’ai chaud, je crois que je sue.. Ou alors.. J’ai l’impression d’avoir des coups de soleils comme quand on allait à la plage en vacances avec papa, maman, Pénélope.. Tiens, mais c’est elle que j’entends, Pénélope.. Je cherche à l’écouter, mais je n’y arrive pas. La douleur me distrait trop. Elle me pique, me gratte.. J’essaie de parler, de m’exprimer mais aucun son ne sort de ma bouche. Impossible. Et avec qui est-ce qu’elle parle..?

Que s’est-il passé..? J’essaie de me souvenir.. Je me rappelle seulement de.. De ce collégien, qui s’était collé au portail du collège alors que les surveillants venaient de le refermer.. Il voulait qu’on ouvre.. Je ne me souviens plus pourquoi, tout est flou autour de lui. Moi, je suis à l’intérieur, on me tire par le bras, mais je le regarde.. Puis il se fait agresser, je vois.. Je vois du sang, un homme sur lui, puis plus rien. Je fronce les sourcils, et ça, ça me donne encore plus mal, j’ai chaud, on dirait que ma peau est à vif sur mon visage. Dès que je bouge, je souffre, et pourtant je ne bouge pas beaucoup..

Les paroles des filles.. Penelope et.. J’essaie de me rappeler.. En tout cas, leurs mots deviennent clairs, j’entends parler de zombies, de remerciements, ma soeur dit qu’on nous a sauvées.. Le mot zombies me fait me souvenir brusquement. Des semaines d’horreurs.. Le garçon au collège, cet homme sur lui, plongeant ses dents dans la chair de son cou sans ménagement.. Je frissonne, mais j’ai encore si chaud. J’essaie de bouger, impossible..

Je respire plus fort, plus lourdement, le drap pèse sur moi. J’ai mal, je veux qu’il s’en aille.. Je suis si engourdie.. Que s’est-il passé.. Vraiment..? Je suis avec des gens mais toute seule en même temps.. Une fille, une gentille inconnue.. Je peux l’entendre.. Parler de l’extérieur, de sortir, je ne comprends pas.. Il ne faut pas sortir, ces monstres, les zombies, et.. Et.. Les bombes, je me rappelle maintenant.. Des avions, des explosions.. Les bombes.. Je frissonne encore de peur. J’ai peur des bombes.. Mes oreilles bourdonnent de nouveau, mon coeur s’accélère.. Je marmonne plaintivement depuis le sol..

- Péné.. Je veux.. Mamaaan.. j’arrive à dire en levant un bras à peine quelques centimètres au dessus du sol.

Je replie le coude pour le diriger vers le drap sur mon visage et j’arrive à le tirer, mais la lumière me fait mal. Comme aveuglée, je crie et je pose mon bras en travers de mon visage pour cacher mes yeux mais le contact de mon sweat sur ma peau me brûle tellement intensément que je regrette tout de suite. Je crie de plus belle en me mettant à pleurer tellement j’en souffre. Même fermer les yeux me fait mal, j’ai mal tout le temps. J’ai chaud, je sens ma soeur arriver à mes côtés et me tenir la main, j’ai arrêter de crier pour seulement sangloter à chaudes larmes. Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive.

- Oh ma chérie.. Reste calme, tout va bien.. Chut, chut.. essaie de me rassurer Penelope en me caressant les cheveux, j’ai la tête posée sur ses genoux, Il faut que tu restes calme.. Et que tu sois forte, d’a.. D’accord ? Tu as juste.. Une petite blessure.. Je vais remettre un truc frais sur le visage, ça va t’apaiser.. Ok ? Voilà, voilà, ça va aller, tu vas te rétablir.. Respire, souffle ma puce..

Le tissu humide et frais me fait un peu de bien mais j’ai encore très mal. C’est comme.. Très chaud sur moi. Je peux entendre ma grande soeur pleurer aussi alors qu’elle caresse mes cheveux. Je suis encore dans le flou, perdue..

- Elle est toujours là.. Lucyle..? je demande, une fois que la douleur est à peu près gérable..

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Lucyle Shinoda
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Hier à 15:06
Lucyle Shinoda

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Pénélope n'avait pas répondu à ma question mais bon... Je ne m'y attarde pas trop. J'ai rapproché mes genoux et j'ai croisé les bras puis j'ai posé ma tête dessus, en refermant les yeux et repartir dans mes pensées nostalgiques. Ça me fait du mal mais du bien à la fois. Je suis rassurée mais à la fois déprimée. Bizarre non ? Avoir deux sentiments complètement opposés me tourmenter la tête.

J'ai relevé la tête et j'ai retiré le bandana de Jacob que j'avais au poignet. Noir avec des écritures japonaises blanches qui signifiaient "Vie", "Libre" et "Espoir". Ce qui est totalement l'opposé de ce que je pense en ce moment. Je n'ai aucun espoir, l'envie de vivre n'est pas avec moi, et libre... Je ne sais pas trop. Je l'ai remis et je retire le pendentif que portait Jacques de mon t-shirt. J'ai été obligé de lui retirer alors qu'il était mort. Ça me dégoûtait mais c'était la seule chose que je pouvais prendre de lui. Il n'arrêtait pas de se venter en disant qu'il était un vrai voyou et qu'il n'écoutait que lui-même, sauf quand mon père lui donnait une correction. Là, c'était autre chose. J'ai fait un très léger sourire en me rappelant ce genre de souvenir. J'ai remis le pendentif à sa place, et je suis passé à la montre de Marine. Elle était si naïve, maladroite et était de bon coeur. On pouvait dire qu'elle aimait tout le monde et que tout le monde l'aimait. 

J'étais vraiment distraite jusqu'à ce que j'entende la voix de Doll. Ça m'a tout de suite retiré de mes pensées. Je l'entendais dire qu'elle voulait sa mère, et mon regard était devenu triste en repensant à ce que Pénélope avait dit plutôt. Ses parents étaient morts et elle avait peur de la perdre. Et c'est au moment où Doll crie que j'ai redressé la tête et me lever pour aller vers elle. Elle avait retiré le tissu de ses yeux et avait reposé son bras sur eux. Avec ce qu'elle s'était pris en plein visage, j'avais mal pour elle. La pauvre...

Elle criait de douleur et avait encore les yeux ainsi que la peau rouges. Sur le coup, ça m'avait rappelé Marine qui hurlait lorsque Jacques lui avait déchiré le ventre et la gorge. J'étais paralysée, perdue et ne sachant plus quoi faire. Ces souvenirs me hantent dés que j'y repense tout ça parce que je n'arrive pas à passer à autre chose. 

Pénélope s'était précipitée vers elle alors que moi j'étais restée sur place sans réagir. Par peur et par traumatisme. Puis tout s'était évaporé en un instant, lorsque Pénélope lui avait parlé avec une voix rassurante. Si Marine était en vie... J'aurais voulu dire la même chose... Qu'elle était forte et en vie... 

Je m'assois au milieu de la pièce, ne sachant plus quoi faire. J'aurais voulu faire comme Pénélope et la rassurer que tout va bien aussi, mais j'en suis incapable parce que ce n'est pas mon rôle tout simplement. Elle demande ensuite, si je suis toujours là. 

"- Je suis toujours là... J'ai pas bougé..." Ma voix était redevenue triste et sans vie. Tout ça à cause des souvenirs.. Génial.


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