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Bienvenue en enfer ! [Charlie & Marcy]

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Charlie Renarde
Membre
Mar 27 Mar - 22:36
Charlie Renarde



Retour à la maison
Charlie & Marcy

Charlie regardait l'extérieur de l'avion, celui-ci descendait doucement vers le sol. Elle regardait nerveusement Frédéric, qui lui tenait la main en lui caressant doucement avec le pouce pour la rassurer. Presque personne n'était au courant pour le virus, tout le monde parlait d'une étrange maladie, mais sans savoir ce que c'était vraiment. Charlie et son amant eux l'avaient su par le père de ce dernier, il avait demandé à son fils de venir affronter la situation à ses côtés et la jeune femme avait décidé de le suivre pour le soutenir, puis pour rejoindre sa mère afin qu'elle ne soit pas seule dans cette situation. Elle n'aurait pas eu la conscience tranquille si elle les avait abandonné...

L'avion descendit, encore et encore... le sol se rapprochait et... une secousse... Ils étaient enfin sur le sol Français. Charlie se leva et laissa Frédéric porter les sacs, tandis qu'ils sortaient de l'avion. Ils allèrent récupérer les valises et sortirent de l'aéroport. La jeune femme était silencieuse, anxieuse et tendue. Son amant respecta son silence et ce même dans le taxi qui la mena chez elle ou plutôt chez sa mère.

La route fut horrible. Charlie observa les rues quasi désertes, les gens qui marchaient nerveusement et rapidement dans la rue... les magasins fermés... les volets des fenêtres fermés également. Cette ambiance avait quelque chose de vraiment oppressant. Les gens commençaient à avoir peur. Elle commençait à avoir peur...

Une fois devant l'allée, elle sortit de la voiture silencieusement et prit l'un de ses sacs. Alors que Charlie s'avançait vers la porte, elle sentit quelqu'un la retenir. Son regard se posa sur Frédéric, qui la tenait pas la main. La jeune femme lui lança un regard inquiet et il lui caressa la joue avant de l'embrasser brièvement pour pas que la mère de cette dernière les surprenne. Ils avaient grandi ensemble, leurs parents s'étant mariés et ils devaient donc cacher leur histoire pour ne pas être méchamment jugés. Aux yeux de beaucoup cela pouvait être mal vue, malgré qu'ils n'avaient pas de lien de sang, les gens les voyaient comme des frère et soeur. Frédéric soupira et il lui chuchota :

-Tout va bien se passer...

La jeune femme lança un regard tendre à ce dernier. Oh comme elle aimait cet homme ! Elle zyeuta rapidement la porte de la maison et ne voyant personne, elle déposa un léger baiser sur ses lèvres en lui soufflant :

-J'espère que tu as raison, j'ai un mauvais pressentiment.

Il soupira et n'osa pas la contredire. Charlie se doutait que dans le fond, lui aussi devait appréhender les choses et qu'il devait être aussi soucieux qu'elle concernant la tournure des choses. La jeune femme s'écarta de son amant secret et alla frapper à la porte. Elle entendit des bruits de pas, un silence et d'un coup la porte s'ouvrit à la volée et la mère de Charlie jaillit avant de se jeter au cou de sa fille.

oh mon bébé ! ma petite chérie ! comme tu m'as manqué ! j'étais si inquiète !
-Maman... ça va aller, maintenant que je suis là tout va bien se passer...
-Oui ! Maintenant on est tous ensemble... la famille est notre force ! Bon ! Je dois me reprendre ! Vous avez fait un long voyage, je vais vous préparer un truc à manger et vous allez pouvoir vous reposer.


Charlie sourit à sa mère qui avait un sourire pétillant et le visage baigné de larmes de soulagement. Alors qu'elle allait rentrer dans la maison, la jeune femme lança un regard vers la maison voisine... cette dernière était à vendre avant son séjour de plusieurs mois en Amérique et maintenant, elle était occupée apparemment. Il n'y avait plus la pancarte à vendre et elle avait cru voir le rideau bouger.


by Moses


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Marcy
Nouvel arrivant
Mer 28 Mar - 10:04
Marcy
 
That was a bad day
Le rideau bougeait. En y faisant attention on pouvait apercevoir le bout d'un bec dans les replis. Et une seconde plus tard la corneille avait fini de se débattre avec et apparue à la fenêtre. Plus impatiente du retour de sa maîtresse que curieuse de ce qui se passait à côté.

En même temps depuis janvier ça en faisait un paquet de bad days et c'était pas prêt de s'arrêter. Après l'horreur qui s'était passée Marcy ne pouvait plus vivre dans cette maison qu'elle avait tant aimé, ni dans son village, ni même dans la région. C'était au dessus de ses forces. Alors elle partit. Elle réfléchit un temps à revenir au Royaume-Uni mais se décida finalement à rejoindre la capitale.

Elle avait dans l'idée de se remettre à son vieux business. Ça lui occuperait l'esprit de fouiller la vie des autres. Elle espérait en oublier sa propre existence. Alors elle s'était installée dans une petite maison,  assez grande pour y avoir un bureau en plus des autres pièces, et un petit jardin, pour Bonnie.

Juste alors qu'elle contournait sa vieille DS rouge garée devant chez elle, elle remarqua les deux inconnus sur le pas de la porte de la maison voisine. Elle revenait de la pharmacie avec un gros sac en papier qu'elle tenait de son bras droit contre sa poitrine. Elle vint jusqu'à sa boîte aux lettres avant de les saluer.

"Oh, hello !"

Dit-elle simplement, assez fort pour se faire remarquer. Elle avait voulu donner un peu de joie à sa salutation mais son sourire triste trahissait assez facilement son état actuel. Sans quitter les nouveaux arrivant des yeux, sa curiosité l'en empêchait, elle ouvrit la boîte aux lettres et récupéra son courrier. Un peu de pub et une grande enveloppe craft, sans doute ce qu'elle attendait, enfin. Elle fourra le tout dans le sac en papier et souffla d'un certain soulagement.
Libella, Graphiorum


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Charlie Renarde
Membre
Jeu 5 Avr - 15:49
Charlie Renarde



Inspiration du soir
Charlie & Marcy

Sur le pas de la porte Charlie regardait toujours la fenêtre en penchant la tête sur le côté. C'était amusant, elle avait cru voir un bec noir et une petite tête. Frédéric la regarda alors curieux de savoir ce qui avait d'un seul coup aspiré toute l'attention de Charlie, elle lui lança un regard et lui dit alors avec un sourire amusé :

-J'ai cru voir la tête d'un oiseau quand le rideau à bouger un peu plus.
-Un oiseau ? Tu es sûre ?
-Oui, oui et...


Une voix de femme attira leur attention, une femme d'un style vestimentaire bien original qui se trouvait à sa boite à lettre et cachait quelque chose. Donc voici la nouvelle voisine ? Charlie la trouvait amusante. La jeune femme lui fit signe de la main, en lui répondant à son tour avec un grand sourire chaleureux :

-Bonjour ! Bienvenue à Paris en retard... mon absence ne m'a pas permise de vous le souhaiter à votre arrivée.

Frédéric hocha la tête pour saluer la femme et rentra dans la maison avec les sacs. Charlie observa un peu la femme et regarda une nouvelle fois vers la fenêtre. Puis après une quelques secondes d'hésitation, la jeune femme rentra elle aussi, son voyage l'ayant grandement fatiguée.

La mère de Charlie les gava d'une multitude de plats, elle avait fait tous les plats préférés de sa fille. Naturellement elle mina la demoiselle de questions sur ses nombreux mois à l'étranger et fut venu le temps pour Charlie de réussir à s'éclipser. Après une bonne douche et ne se sentant plus aussi fatiguée qu'elle ne le pensait, la jeune artiste alla s'installer sur le balcon du premier étage, calepin en main. Puis elle commença à dessiner... commençant par dessiner un oiseau...


by Moses


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Marcy
Nouvel arrivant
Lun 9 Avr - 17:25
Marcy
 
"Merci !"

Répondit elle simplement avec son accent caractéristique. Bon, elles feront sans doute connaissance plus tard. Pour le moment Marcy avait d'autres choses en tête.

Elle sortit ses clefs et ouvrit la porte de sa petite maison de sa main libre. La corneille toujours à la fenêtre l'observait avec attention.

Elle entra dans la maison et referma la porte d'un mouvement du pied. Elle vint déposer son sac sur la table du salon puis s'approcha de la fenêtre pour l'ouvrir, elle en profita pour ouvrir également les rideaux, inondant la pièce de lumière. L'oiseau, visiblement reconnaissant fit une envolée pour se poser dans le petit jardin devant la maison.

Laissant la fenêtre ouverte elle déballa enfin ce qu'elle avait rapporté. Le courrier déjà, qu'elle ouvrit avec empressement. Elle sourit, c'était bien les dossiers qu'elle attendait. Bientôt elle pourrait exercer, et installer son cabinet.

Puis les médicaments qu'elle ramenait de la pharmacie. Anxiolytiques et antidépresseurs. Elle espérait pouvoir tenir avec ça… les mois précédents avaient été particulièrement difficile. Et devoir se résoudre à voir un psy ne l'avait pas réjouit le moins du monde. Pour elle c'était un échec. Pour elle tout n'était qu'échecs depuis janvier.

Elle s'assit, effondrée, dans le siège le plus proche. Elle prit sa tête entre ses mains et commença à pleurer. Encore.

Sa vie n'était devenu qu'un vide béant. Un néant dénué de sens. La seule chose qui la maintenait en vie était sa propre lâcheté. Elle serrait des poings, terriblement en colère contre elle même.

Elle soupira, releva ses yeux inondés de larmes et jeta un coup d'œil dehors. Bonnie prenait son envol, elle reviendrait dans la soirée.
Libella, Graphiorum


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Charlie Renarde
Membre
Sam 12 Mai - 16:32
Charlie Renarde



Un air de mélancolie
Charlie & Marcy

Charlie dessinait l'oiseau noir, toujours installée sur le balcon et savourant la brise fraîche dans un silence des plus total. Alors qu'elle se leva pour prendre sa trousse de crayon de couleur, un bruit attira son attention. Un son des plus tristes... les pleures d'une femme... Charlie posa son regard sur la fenêtre ouverte de sa voisine d'où venait ce triste bruit.

La belle artiste sentit son cœur se serrer et surtout elle se sentit terriblement impuissante. N'aimant pas trop cela et sentant que d'une certaine façon elle s'introduisait dans l'intimité de cette inconnue, Charlie préféra retourner à l'intérieur. Charlie retourna dans sa chambre, continua un peu son dessin avant de s'endormir profondément.

___________________________

Charlie ne se réveilla que le lendemain dans les onze heures du matin. Réveillée par la bonne odeur d'un chocolat chaud, elle ouvrit les yeux et regarda sa mère qui lui souriait tout en lui caressant les cheveux. Charlie sourit en soupirant :

-Voilà quelque chose qui m'avait manqué... Frédéric n'est pas là ? C'est bizarre qu'il ne vienne pas me réveiller lui-même...
-Bonjour ma puce, ça m'avait aussi manqué ! Non, il est parti tôt ce matin pour rejoindre son père à la "caserne".


La jeune demoiselle se redressa en grimaçant et prit donc son petit déjeuner tout en parlant avec sa mère, rattrapant un peu le temps perdu. Mère et fille passèrent donc la matinée ensemble et dans l'après midi sa mère dû s'absenter pour aller chercher quelque chose.

Charlie alla donc s'installer dans le petit jardin, elle s'installa sur une petite couverture, son carnet en équilibre sur les genoux... Elle écouta la radio en grimaçant écoutant les nouvelles parlant de la propagation du virus et des cas qui se multipliaient.


by Moses


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Marcy
Nouvel arrivant
Dim 13 Mai - 15:23
Marcy
 
Comme chaque matin elle laissait couler l'eau, sans doute trop longtemps, sans doute trop chaude. Elle gardait les yeux fermés, se tenait debout immobile, le visage vers le haut pour sentir chaque goutte qui tombait dessus. Elle ne souriait pas, elle gardait cette façade pour les autres, se contentant d'écouter le ruissellement constant sur son corps et autour d'elle. D'apprécier cette légère douleur qui l'étreignait, le brûlure de l'eau un peu trop chaude, d'une certaine façon ça l’apaisait, elle ressentait un peu moins celle de son cœur.

Elle finit par sortir de la douche avec un pincement. Elle resta encore un moment immobile sur le tapis, à regarder les gouttes y perler.

Une fois sèche elle s'était dépêchée d'enfiler un soutien-gorge et une chemise blanche à manches longues, puis seulement ensuite une culotte. Elle se dirigea alors vers la cuisine d'un pas traînant. Les boîtes de médicaments traînaient juste à côté de la cafetière. Elle en goba quelques uns avant de se servir une grosse tasse de café. Tout comme l'eau un peu plus tôt il était trop chaud mais ça ne l'empêcha pas d'en prendre une longue gorgée avant de poser la tasse sur la table du salon où traînait encore le courrier de la veille.

Elle se dirigea vers la grande fenêtre qui donnait sur le petit jardin et en écarta les rideaux avant d'en ouvrir les battants. L'air encore frais de la matinée s’engouffra dans le salon, suivit par la corneille qui vint se poser sur le rebord. Elle fut gratifiée d'une petite caresse avant de venir voleter jusqu'au dossier d'une chaise.

Marcy songea un instant à construire une petite chatière pour que Bonnie puisse aller et venir à sa guise. Elle rangea cette idée dans un coin de sa tête, elle y réfléchira vraiment un autre jour. Elle inspira longuement et regarda un peu dehors. La rue était calme, il devait être dans les 9h, 9h30.

Sa tasse était vide. Elle souffla et regarda l'état de son bureau. La paperasse s'y accumulait, un dictionnaire anglais-français bourré de post-it y était grand ouvert, le pot à crayon était renversé, on pouvait distinguer une vieille calculatrice sous une pile de documents, une lampe éteinte trônait dans un coin. Elle redressa le pot et y remit tout son contenu avant de sortir sa montre de la poche de son pantalon. 15h17

Elle souffla encore, agacée. Elle n'avait avalé que du café depuis son réveil et ne sentait pas l'appétit lui venir. Elle tapa une dernière phrase sur sa machine à écrire et en retira la feuille. Elle la plaça en pile avec les autres et agrafa le tout. Avec un peu de chance encore deux petites semaines et elle pourrait reprendre du service. Ce n'était pas spécialement de gaieté de cœur mais elle était douée pour ça et elle arriverait bientôt au bout de leurs économies.

Elle sortit de son bureau bien décidée à prendre un peu l'air. À la vue du soleil qui inondait le salon elle attrapa son chapeau et ouvrit la porte qui donnait dehors. Elle n'avait pas fermé la fenêtre, elle n'en avait que pour quelques minutes, le temps d'aller acheter son journal quotidien au bureau de presse au coin de la rue.

C'est là qu'elle remarqua sa (pas si) nouvelle voisine. Elle lui fit d'abord un simple signe de tête, pas certaine qu'elle la regardait et ferma rapidement la porte derrière elle. La corneille qui était posée sur le petit arbre dans son jardin vint se poser sur son épaule et frotter son bec contre le cou de Marcy. Elle lui sourit et se tourna une nouvelle fois, posant ses yeux gris sur la jeune femme écoutant la radio.

Elle souriait chaleureusement mais quelqu'un sachant lire dans les yeux en aurait décerné toute la tristesse. Elle fit quelques pas et salua de nouveau la voisine.

"Hello !"

Commença t'elle, ponctuant cette brève introduction en retirant son chapeau de sa main gauche, par politesse. Sa main était parcourue de quelques griffures très légères et portait à son annulaire une bague noire sertie d'une magnifique petite pierre rouge.

"Nous nous sommes croisés brièvement hier, je m'appelle Marceline."

Ajouta t'elle avec son accent britannique assez prononcé. Elle ne faisait pas ça uniquement par politesse, elle aimait connaître les gens. Sans doute un peu trop d'ailleurs, mais c'était aussi pour ça qu'elle était douée dans son métier. Elle désigna vaguement le poste de radio de sa main gauche tenant toujours le chapeau.

"Quelle tristesse, n'est-ce pas ?"

Même si son sourire s'était légèrement pincé, elle disait ça simplement pour engager la conversation, comme elle aurait pu parler du beau temps.
Libella, Graphiorum


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Charlie Renarde
Membre
Mer 13 Juin - 3:07
Charlie Renarde



Sombre contexte
Charlie & Marcy

Charlie sursauta légèrement quand la voisine la salua, elle avait été tellement absorbée par les annonces, qu'elle ne l'avait pas entendu approcher. Alors que la jeune artiste allait la saluer toute chaleureusement, son regard se posa sur celui de cette dernière et elle y vit une profonde tristesse. Cela fit frissonner un peu Charlie, réveillant sa compassion et... également sa créativité... une idée pour perfectionner son dessin, mais elle la garderait pour plus tard. Ce n'était pas le moment de sauter sur son crayon. La jeune demoiselle se leva et alla saluer sa voisine :

-Bonjour ! Je me présente aussi, comme on n'a pas encore eu le plaisir de se rencontrer: je m'appelle Charlie ! C'est vraiment un joli prénom que vous avez...

Son regard se posa sur la bague de la jeune femme et sur sa main griffée. Préférant ne pas importuner sa voisine et ne voulant surtout pas jeter de l'huile sur le feu du chagrin qui la consumait, Charlie préféra ne pas lui poser de questions sur ça. A la place, elle reporta rapidement son regard sur la radio en lui disant :

-Oui, c'est vraiment triste tout ça... J'espère vraiment qu'ils vont réussir à contrôler ça, ça devient vraiment effrayant.

A ce moment là, au loin un coup de feu perça le silence. De là où elles étaient, on pouvoir voir de la fumer à quelques endroits... Une vision tellement triste. Le visage de Charlie fut soudain marqué par l'inquiétude... Fred était sur le terrain aujourd'hui et devait certainement se trouver dans les zones où il y avait des accidents de ce genre. La demoiselle soupira et se tourna vers Marceline en lui disant tristement :

-Si vous cherchez ma mère, elle est partie aider des gens qui vivaient deux rues plus loin. Quelqu'un qu'elle connait a perdu sa fille et sa femme, elle l'aide à les enterrer dans son jardin... son jardin... Le monde... je crois que... le monde est en train de changer et j'ai peur qu'on ne puisse rien y faire, malgré l'espoir que j'essaye de garder.

Charlie avait beau être une fille positive, frôlant la naïveté à de nombreuses reprises, elle ne parvenait pas à trouver quoique ce soit de positif dans tout ce qu'il se passait. La jeune femme secoua la tête en réalisant qu'elle avait pensé à voix haute et s'excusa alors auprès de sa voisine :

-Désolée, j'étais un peu ailleurs et songeuse, j'ai parlé à voix haute sans le vouloir... Je ne veux pas vous embêter avec tout ça, le monde est assez dur à vivre, donc pas besoin que je rajoute quelque chose.


by Moses


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Marcy
Nouvel arrivant
Hier à 18:06
Marcy
 
Marcy fut ravie de voir sa voisine se présenter aussi chaleureusement… Enfin jusqu'à en entendre le prénom… Elle en resta bouche bée quelque secondes… C'était bien sa veine… Elle baissa les yeux en tentant un peu vainement de cacher son triste état, et les larmes qui commençaient à monter. Elle inspira doucement, ferma les yeux une petite seconde et releva la tête, prête à répondre à… Charlie, comme si de rien n'était.

"Merci… Vous aussi, vraiment."

Dit-elle d'une voix douce pleine d'une émotion qu'elle peinait à contenir. Le coup de feu au loin la tira de ses souvenirs qui commençaient à remonter pour la plonger dans le présent et ses projets… Sa seule hâte était de pouvoir ouvrir son petit cabinet de détective mais le monde était en train de tourner si vite qu'elle doutait même que ça puisse servir un jour… Elle essayait de ne pas penser à tous ces changements autour d'elle, de rester «les pieds sur terre» mais cela ne faisait que l'éloigner de ce qui se passait réellement. Elle s'enfermait un peu dans son monde, à espérer.

Elle sortit de sa réflexion lorsque la discussion porta sur la mère de Charlie. Encore une fois ça vint comme un coup en plein cœur… Perdre sa femme… son enfant… Elle sembla vaciller une seconde avant de se reprendre encore mais c'était de plus en plus difficile… Bon sang elle était déjà un peu affaiblie en ce moment, les médicaments faisaient vaguement effet… Son esprit, son cœur étaient mis à rude épreuve… Elle souffla pour retrouver son calme et son équilibre mais elle sentait déjà la douleur se réveiller et rayonner doucement dans son corps. Elle lui répondit en essayant de garder sa voix douce mais sa main gauche commençait à serrer un peu trop le chapeau qu'elle tenait, trahissant son état plutôt instable du moment.

"Oh no, je ne la cherche pas. Je venais juste me présenter."

Elle souriait même si ça sonnait un peu faux. Cela l'attristait, elle ne voulait pas paraître étrange… Sa solitude l'affectait profondément et elle n'était pas contre se faire une amie bien au contraire, ça pourrait même l'aider… Clairement ce n'était pas évident mais elle se voulait tout de même rassurante.

"Ne vous en faites pas, c'est bien normal de s'inquiéter avec tout ce qui se passe en ce moment."

De sa main droite elle replaça distraitement une mèche de ses cheveux noirs derrière son oreille.
Libella, Graphiorum


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Charlie Renarde
Membre
Aujourd'hui à 11:27
Charlie Renarde



Un appel...
Charlie & Marcy

La demoiselle sourit gentiment à sa voisine qui avait l'air tellement triste et qui n'était pas des plus loquasses, mais ça se comprenait dans le fond... cette tristesse reflétait une perte et pour ça elle ne pouvait que compatir, en respectant cette femme, même si dans le fond, elle aurait aimé pouvoir l'aider. Charlie lui dit alors :

-C'est gentil de venir vous présenter. Par les temps qui courent, il vaut mieux essayer de se souder les coudes entre voisins. Puis... oui, je pense que tout le monde doit être inquiet et même effrayé... Car moi, je le suis en toute franchise.

La jeune femme ne se préoccupait pas de ce que pensaient les gens, ça l'atteignait rarement et heureusement... étant assez différente des autres, elle n'aurait pas eu une vie tranquille si ça avait été l'inverse. Elle ouvrit la bouche pour demander quelque chose à sa voisine, mais son téléphone sonna et elle le regarda rapidement en s'excusant :

-Désolée...

En voyant alors la photo de Fred sur son écran, elle se mordit rapidement la lèvre et se retourna pour répondre. A peine décrochée, Charlie entendit un soupire de soulagement de ce dernier et il lui dit alors d'une voix pressée pleine d'inquiétude, mais surtout de tension :

-Tout va bien ma puce ?
-O-oui... très bien... euh... ça n'a pas l'air d'aller toi.
-Ecoute, il y a eu plusieurs cas d'infecté et une émeute à éclaté pas très loin de la maison. Les gens sont stupides ! Bref ! Je n'ai pas beaucoup de temps devant mois, il faut que tu rentres dans la maison et que tu verrouilles la porte. C'est bien compris ?
-O-oui, mais... maman elle est...
-Mon père s'est occupé de la joindre, elle s'est abritée chez l'ami qu'elle aidait. En attendant, restes en sécurité. Bon... je dois y aller ma jolie...


Charlie regarda son téléphone soucieuse alors qu'il venait de raccrocher, elle entendit un nouveau coup de feu et son coeur se serra. La demoiselle se tourna vers sa voisine et lui dit alors :

-Il y a un soucis en ville, une émeute pas très loin. On doit se mettre à l'abri pour quelques heures le temps que les militaires calment ça... hum... est-ce que ça va aller ? Vous voulez venir chez moi en attendant ?


by Moses


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