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Vous prendrez bien du thé ? [& Sven]

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Merry Yowane
Nouvel arrivant
Jeu 8 Mar - 12:00
Merry Yowane

La blonde s'était réveillée avec une idée en tête. Ce n'était jamais bon signe. Elle n'avait pas encore décidé si elle allait rejoindre, ou non, la meute, et s'étira paresseusement dans son lit en songeant à cette drôle de femme qu'elle avait rencontré à l'usine. L'alpha, ce mot sonnait avec puissance et jalousie, la chef, la dirigeante, le tyran, tous ces mots se rejoignaient à ses yeux. Sautant de son lit moelleux, elle attrapa une robe marine à col et ceinture blanche. Une ancre était brodée sur la large poche cousue sur le jupon et elle y fourra son walkman, qui ne la quittait que rarement, avant d'attraper la besace qui traînait au milieu des livres, sur le bureau. Gagnant la cuisine, elle alluma le petit réchaud à gaz et fit bouillir de l'eau tout en vérifiant ses réserves. Il restait cinq bouteilles, même en les économisant au maximum, elles ne passeraient sûrement pas l'année.

Après avoir versé le liquide bouillant dans une thermos, elle ajouta une boite de petits gâteaux secs, un sachet de papier replié et un livre au contenu de sa besace, noua les liens de cuir qui maintenait le sabre à sa taille et chaussa ses longues bottes de cuir. Ce n'était pas un hasard si la demoiselle avait choisi un habit sombre pour cette journée spéciale, après tout, le sang s'y voyait moins. Elle avait décidé d'explorer l’hôpital aujourd'hui. C'était à la fois une idée dangereuse et particulièrement stupide, mais aussi un moyen de récupérer quelques conserves et autre contenant conditionné pour conserver durablement ce qu'ils contenaient. Elle avait également repéré le toit ou des draps continuaient de battre le vent, oubliés là, depuis le sommet d'un autre bâtiment, et elle rêvait d'y déjeuner depuis un moment déjà.

Sortant de l'appartement en refermant les cadenas, elle descendit les escaliers dans l'obscurité, esquivant les pièges dont elle connaissait l'emplacement par cœur tout en tendant l'oreille, à l'affût des bruits qui pourrait indiquer une présence. Elle quitta l'immeuble sans encombres et piqua au travers de petites rues. La marche ne lui faisait pas peur, avec le temps, la blonde avait apprit à progresser en silence, en évitant les lieux fréquentés et en notant les cachettes et échappatoires de chaque recoin. Elle bifurqua brusquement, la main plaquée sur ses lèvres, l'estomac se soulevant brutalement. Le passage, juste devant elle, était noirci de cadavres brûlés, et quelque infectés s'étaient rassemblés, sans doute pour en dévorer les rester. L'odeur de chair calcinée lui donnait envie de vomir. Heureusement, la poupée n'avait rien avalé.

Après ce détour, elle put accéder à l’hôpital assez facilement. Elle avait failli se tromper de route, une ou deux fois, bien sûr, mais avait finit par trouver l'entrée principale. Celle-ci était gardée par quelques morts-vivants et elle dégaina son sabre prestement. Elle avait perdu assez de temps et ces infectés n'étaient plus tout jeune. La lame dansa et les têtes tombèrent sans que ses adversaires ne résistent. L'odeur de désinfectant et celle, moins marquée, du sang, cette fragrance rouillée, irritèrent ses narines et elle fronça le nez en avançant à pas feutré. Elle n'avait jamais aimé les hôpitaux. La blonde erra ainsi, évitant certaines salles, étages, cages d'escalier et couloirs lorsqu'elle y entendait du bruit, jusqu'à trouver les cuisines, puis le garde-manger. L'endroit avait déjà était retourné, mais elle y trouverait sûrement plus qu'à la cafétéria.

En fouillant dans les placards et sur les étagères, la poupée dénicha quelques conserves intactes, des fruits aux sirops, et même des gâteaux. Comme elle comprit vite qu'elle ne pourrait pas tout emmener en une fois, et qu'il était hors de question de laisser tout cela à la vue du premier venu, elle trouva une cachette, plus discrète et y cacha tout ce qu'elle pouvait avait de prendre un bocal de fruit et un paquet de spéculoos et de quitter les cuisines, plutôt contente de son initiative. La blonde choisit de passer par les cages d’escalier extérieur et non intérieur pour monter vers les derniers étages. Le cadenas rouillé qui bloquait l'accès au toit ne résista pas au coup de pommeau et céda, lui offrant un nouvel endroit à découvrir. Son estomac lui rappela bruyamment qu'elle n'avait pas petit-déjeuner et la demoiselle étendit un drap sur le sol, en guise de nappe, avant de s'y asseoir et de disposer la thermos, les gâteaux et le bocal de fruit à côté d'elle.

Elle s'allongea en travers du drap, son livre devant elle, et se mit à lire à haute voix, tout en grignotant un gâteau de temps à autre. Elle n'avait pas refermé la porte, peu inquiète qu'un infecté puisse ouvrir les lourdes portes donnant accès aux escaliers extérieurs. Ses pieds battaient l'air en mesure, achevant de donner au tableau l'air insouciant qui saillait tant à la poupée, et ce, bien que son sabre soit posé à moins d'un mètre d'elle.
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