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Louve en perdition [PV Zoey]

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Catherine
Rescapé
Dim 25 Fév - 20:04
Catherine
Catherine observa le ciel noir, tout était sombre, le jour venait de sombrer pour laisser place à la nuit noire. Elle s’essuya la joue avec la manche de son manteau, puis se frotta un œil. Elle avait mal dormi et était particulièrement irritée. Le manque, elle était en manque. C’est ça qui la travaillait depuis plusieurs heures ou jours peut-être. Les doses étaient rares et elle ne pouvait pas prendre le peu d’argent de la meute pour ses besoins personnels.

La louve leva le nez sur les ruines, elle n’aimait pas la ville, mais ici, elle était loin de son groupe, loin de ses louveteaux qui pourraient tenter de son moment de faiblesse pour en abuser et la détrôner.

Son couteau à la main, elle reprit en grand respire, ces murs, même démolient lui donnait la nausée, des vertiges. Elle en était devenue claustrophobe ou c’était le manque qui lui donnait cette idée. Peu importe, c’était de la merde pour le moment.

Elle n’avait pas croisé beaucoup d’êtres vivants sur son chemin, deux zombis amorphes qu’elle avait achevés en traite, mais aucun humain ou toxicomane à pilier. Saleté de vie. Cath crispa ses doigts sur son couteau de chasse avant de se mettre à jouer frénétiquement avec en le faisant tourner autour de sa main et de son poignet.

Jetant des coups d’œil frénétique derrière elle, elle n’avait même plus confiance en elle-même. Elle imaginait des trucs, elle avait l’impression de perdre la tête. Elle grogna tout bas alors qu’elle se mit à entendre des pas. Était-elle vraiment suivie? On lui voulait du mal? Catherine sera les dents et s’accroupit dans un coin d’un immeuble. Ce n’était pas un zombi, les pas étaient clairement vivant et humain. Loin du bruit tendre d’un animal et loin du bruit de mort.

Elle plissa des yeux et tenait de voir ou était la personne. Elle entendait les bruits de pas, mais elle n’arrivait pas à savoir d’où exactement venait la personne. Les pas résonnaient au travers des ruines, comme les siens avaient dû raisonner avant qu’elle ne se cache. Elle laissa l’air sortir de ses poumons d’un coup sec presque comme un soupir pour tenter de se calmer et de se concentrer, mais elle tremblait. Ce n’était pas le froid, c’était le manque, les chasseurs ne devaient pas trembler, mais c’était bien pour cela qu’elle s’était éloignée.

Attaqué la personne lui serait probablement mortel, la nuit lui offrirait bien plus de sécurité que de l’attaquer et de manquer son coup. Elle était fonceuse, mais pas suicidaire. En même temps, devait-elle fuir pendant qu’elle le pouvait encore et peut-être rater la chance d’une cible facile? C’était comme jouer à la roulette russe.

Puis, une silhouette se dessina dans l’obscurité. Elle se releva plissant de nouveau les yeux. C’était une femme?

– Hey, tu t’es perdue? Ou t’amuses-tu à faire des balades nocturnes?

Son ton, n’était pas trop agressif, la louve tentait de voir plus de la jeune fille ne voyant que des formes elle avait fait un peu attention à ce qu’elle disait. Restant dos à l’immeuble jouant toujours avec son couteau pour faire descendre ses tremblements ou tenter de les contrôler.
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Zoey Bourne
Rescapé
Localisation : Peut-être un peu paumée, tiens..
Lun 26 Fév - 1:18
Zoey Bourne




Avec
Catherine


Louve en perdition.

Zoey n'était pas la plus carrée des Humanistes. Sortir de nuit était fortement déconseillé, mais elle savait y faire. Du moins, elle se pensait capable de survivre seule dehors et en pleine nuit. Elle ne fuguait pas sans prévenir, non. Zoey sentait seulement qu'elle avait besoin de sortir ce soir là. Son esprit la travaillait, beaucoup de doutes et de pensées étranges se heurtaient dans sa tête. Il lui fallait faire le vide, mais c'était impossible dans le château. Trop de.. D'oisiveté. De passivité. Fixer le plafond, ça ne marchait pas, plus maintenant.

Ces espèces de crises existentielles étaient rares. La survivante songeait à son ancienne vie, si ancienne, si lointaine que parfois c'était comme si elle s'était oubliée. La différence entre ce qu'elle était avant et ce qu'elle était devenue était abyssale. Peut-être un peu trop pour elle, parfois elle en perdait pied. La remède était simple, sortir, agir, être Zoey. Défoncer des crânes, prendre jovialement des risques, coucher avec le ou la première venue. Pourvu qu'elle en oublie encore un peu plus son passé.

Alors elle y était, dehors, dans les ruines. Déjà quelques Raclures tuées au compteur, mais plus aucun croisé depuis une petite demi heure au moins. Elle ne savait même plus où elle était, Zoey. S'étant éloignée considérablement du château.. La jeune femme s'en fichait éperdument. Si passer la nuit dehors signifiait se sentir mieux par la suite alors elle le ferait.

Marchant sans but, sans se rendre compte de son environnement, Zoey sursauta soudainement en entendant une femme s'adresser à elle. Le temps que son cœur ne se calme, soit assez rapidement, elle plissa les yeux pour discerner la silhouette inconnue. Elle avait une torche dans la poche de sa veste, fourrant sa main dans ladite poche elle alluma la lumière en la dirigeant surtout vers le sol, seulement pour mieux voir la personne à qui elle s'adressait.

- Euuuhm.. Pour être honnête, un peu des deux, eheh.. déclara-t-elle en se massant la nuque de sa main libre.

La femme face à elle lui semblait.. Ailleurs. Il était rare de croiser quelqu'un en pleine nuit à Paris, déjà, mais cette fille là n'avait pas l'air dans son assiette. Zoey restait tout de même sur ses gardes, juste au cas où. Sa manière de jouer avec son couteau n'était pas non plus des plus rassurante, après tout.

- Et toi m'dame ? Z'allez bien ? C'est ta planque ici ? Désolée si j'empiète chez toi hein, c'était pas le but. Je fais que passer.

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Catherine
Rescapé
Lun 12 Mar - 2:13
Catherine
L’obscurité ambiante n’avait dessiné que les fines courbes de son interlocutrice et la lumière qui jaillit de la lampe accentua la fine taille de la demoiselle.

Catherine avait fermé brièvement un œil au contact de la source lumière sa vision s’étant habitué à l’Éclairage tamisé de la lune qui trônait encore bas et doucement sur le ciel.

La louve éclairée partiellement par la lumière la laissait se faire décrire de sa fine taille et son teint pâle presque maladif. Elle fut tout de même étonnée que la femme qui se présentait devant elle se soit perdue lors d’une balade nocturne et qu’elle l’annonçât sans tressaillir. Sa mère ne lui avait pas appris à ne pas parler aux inconnues? Elle aurait peut-être dû. Pour le moment, Catherine allait jouer les brebis sans défense, rien n’empêcherait d’être le loup du troupeau ensuite si elle voyait une opportunité de frapper dans le dos pour lui voler ce qu’elle avait sur elle.

L’Alpha fit quelques pas nonchalants vers la jeune femme pour s’exposer un peu plus aux rayons artificiels de la lumière qui était trop blanc trop pur pour la femme désabusée par la vie.

– Ouais je vais bien, merci. Non, ce n’est pas ma planque, je me baladais moi aussi, j’avais besoin de prendre l’air.

Dit-elle d’un calme et bas. Elle glissa ses doigts dans les poches de son manteau n’ayant pas senti le besoin de se montrer agressive ou sur ses gardes. Catherine penchant légèrement la tête vers l’avant jouant avec une petite roche avec le bout de sa chaussure de randonnée.

– Peut-être que je peux t’aider à retrouver ton chemin si tu le souhaites ou encore t’accompagner dans ta balade… Je voguais comme une âme errante, je n’ai pas croisé grand-chose dans le coin, à part des morts qui ne savent plus converser.

Catherine préférait mille fois avoir la jeune femme auprès d’elle que dans son dos. Peut-être qu’elle n’était pas vraiment seule, mais l’avoir dans son champ de vision était plus rapide pour égorger, que de la laisser derrière elle prête à voir une arme blanche ou une balle lui traverser le corps.

Son regard se posa sur la brebis la regardant et la détaillant doucement pour savoir un peu à qui elle avait à faire. Heureusement, elle était quand même mignonne, si elle était sympa, peut-être qu’elle serait d’agréable compagnie et lui changerait un peu les idées, même si c’était pour quelques minutes.

– Je m’appelle Catherine, et toi?

Elle sortit enfin ses mains de son manteau pour replacer le collet de celui-ci sur ses épaules, gardant ses deux couteaux de chasse bien au chaud contre elle voulant éviter de paraître agressif. Une erreur est si vite arrivée après tout.
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Zoey Bourne
Rescapé
Localisation : Peut-être un peu paumée, tiens..
Jeu 15 Mar - 0:38
Zoey Bourne




Avec
Catherine


Louve en perdition

Soulagée de ne pas avoir empiété sur le territoire de cette fille, Zoey s’en était tout de même un peu doutée, sachant que l’endroit semblait plutôt incommode, enfin bon. Elle avait bien vécu dans une fac, un lycée puis un métro alors.. Mais là, rien de tout ça. La femme qui lui faisait face ne lui paraissait toujours pas particulièrement chaleureuse, mais elle n’avait pas encore essayé de la trucider donc tout semblait s’annoncer pour le mieux. Elle n’était pas dupe pour autant et ne baissait pas complètement sa garde. Zoey sourit bêtement en écoutant l’autre lui proposer de l’aider à retrouver son chemin. Dit comme ça, ça lui avait semblé comique, un pur surréel pour le coup.

Hochant affirmativement la tête pour la seconde idée, à savoir continuer la balade, en plus elle s’était approchée et Zoey avait pu mieux l’observer. Elle n’était pas bien imposante, mais d’une drôle de manière, cette inconnue dégageait quelque chose, sans que Zoey ne puisse mettre le doigt dessus cependant. Ne cherchant pas plus loin, elle haussa donc les épaules.

- Zoey, moi ! Je sais pas encore si je suis enchantée de te rencontrer mais pour l’instant on va dire que oui, hein ! Et écoute euh, pour le moment j’comptais encore zoner dehors, y a pas le feu.. rétorqua finalement la jeune fille.  

Zoey éteignit par la suite sa torche, une rencontre c’était déjà bien, pas la peine d’attirer tous les solitaires du coin. Puis même, l’apparition si soudaine d’une source de lumière pouvait aussi bien attirer les vivants que les morts et ça, en intérieur et de nuit, c’était vraiment pas le feu. Les yeux de l’Humaniste mirent quelques secondes à s’habituer de nouveau à l’obscurité.

- J’préfère couper la lumière pour pas qu’on finisse en buffet à volonté pour Raclures hein Cathie, je suppose que t’as pas peur du noir de toute façon.. précisa-t-elle tout de même à Catherine avant de reprendre immédiatement, toujours à mi-voix, Du coup tu connais un peu l’endroit ? C’est safe comme il faut ici ou mieux vaut qu’on décampe ? Je croise pas souvent des  gens en pleine nuit alors je sais pas ce qu’on fait généralement à la place des pyjama parties.

Elle ricana pour ponctuer sa phrase. Malgré son timbre de voix modéré Zoey gardait son entrain et son espèce de fausse innocence habituelle. La rencontre avec cette drôle de fille était bénéfique dans le fond. Zoey était en train de douter et de vaciller ce soir là, c’était la raison pour laquelle elle était sortie. Son ancienne vie la perturbait et grâce à Catherine, elle recommençait naturellement à jouer son rôle, son personnage. Peut-être avait-elle été amenée par le destin ? Auquel cas, le destin aurait aussi pu lui envoyer un beau mec avec qui finir la nuit, mais son petit doigt lui disait que ça, ça aurait été trop demandé.

Catherine ferait bien l’affaire, oui.

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Catherine
Rescapé
Ven 23 Mar - 20:35
Catherine
La louve regarda la jeune femme aux minces courbes qui devait avoir beaucoup plus d'agilité que de force. Mais rien qu'elle ne pouvait prendre à la légère. Elle préférait nettement la garder dans son champ de vision, peut-être la lumière en moins qui heurtait sa vue et ses yeux qui s'étaient habitués à la douce lumière de la lune qui posait ses rayons avec tendresses sur le monde ruiné. Cette fille sonnait étrange, faux? Aucune idée, mais l'idée de se faire manipuler ne plaisait pas à Catherine, mais elle n'avait aucune preuve que si c'était juste la personnalité de l'étrange fille qui ne lui revenait pas trop.

Elle fut soulagée que Zoey ferme enfin la lumière de sa lampe pour éviter d'attirer l'attention sur les deux femmes. Elle avait assez d'attention dans sa meute qu'au plein milieu de ruine elle n'avait aucune envie de devoir se défendre plus que nécessaire.

Catherine se retint d'une grimace à entendre le nom « Cathie », elle avait la tête d'une « Cathie »? Elle cherchait les ennuis ou était elle stupide?

- Je préfère la lumière close personnellement, comme tu dis je n’ai pas envie je n'ai pas envie de me faire bouffer par le premier connard qui va s'approcher.

Catherine jeta un regard autour d'elle, en fait elle savait ou géographiquement où elle était, mais savoir si l'endroit était safe, c'était une autre histoire.

- Je ne traîne pas vraiment dans le coin habituellement, je suis plus une fille de nature que de jungle urbaine.

Cette jungle urbaine lui rappelait la prison, cette sensation étouffait, mais ce n'était pas dans la bois qu'elle pouvait trouver des toxicomanes de toutes espèces. Peut-être arrêterait-elle un jour, mais ce n'était pas aujourd'hui.

Néanmoins, la louve ne répondit pas de ce que faisaient les gens qui se voyaient de nuit, drogue, alcool… sexe… Tout pour tous les goûts. Elle n'avait pas l'air d'avoir 14 ans, il était très probablement qu'elle savait exactement ce que pouvait faire les gens.

Catherine replaça son manteau pour le refermer un peu autour de son cou.

- Je ne sais pas s'il y a vraiment d'endroit sur dans Paris de nos jours. Puis, on fait ce qu'on voit. Si quelqu'un vient me faire chier… Je vais lui montrer à qui, il a faire.

Elle étira un bref sourire, en ce moment, personne autour d'elle ne pouvait vraiment savoir ce qu'elle était capable, mais en échange, elle ne savait pas ce que les gens pourraient faire. Son regard se porta vers le long boulevard détruit avec immeuble qui semblait près à se dérouler.

- Tu veux aller marcher par là bas et me dire d'où tu sors pour penser que des gens font encore des pyjamas party?
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Zoey Bourne
Rescapé
Localisation : Peut-être un peu paumée, tiens..
Sam 24 Mar - 1:00
Zoey Bourne




Avec
Cathie


Louve en perdition

Tant mieux ! Elle n’avait pas foutu les pétoches à sa nouvelle amie en éteignant subitement la lumière. Toujours ça de gagné. Puis si elles s’entendaient sur l’idée même de ne pas se faire dévorer, c’était forcément le début d’une grande, belle et durable amitié entre les deux femmes. Zoey avait un peu de mal à poser un âge sur Catherine. Elle n’était pas douée pour ça de toutes façon, par les temps qui courent surtout, avec les rides de stress, les cicatrices, les cheveux blanchis, puis là, l’obscurité.. C’était trop compliqué. Toujours était-il que Catherine et elle ne pouvaient êtres sûres de la sécurité de cette zone. Fort heureusement, cela ne gênait aucune des deux. C’était une information utile, Catherine n’était pas facilement impressionnable, rien que ça c’était bon à savoir. Beaucoup avaient peur, la nuit, quand seuls les gémissements plaintifs des Raclures meublaient les environs. Que la Lune dessinait faiblement les carcasses des bâtiments en ruines de ses lueurs, que des lointains feu de camp crépitaient, faisant scintiller une lueur aussi attirante qu’inquiétante.. Et les petites animaux qui étaient de sorties à ces heures tardives.

Multiples étaient les raisons de ne pas sortir, la nuit. Mais elle, tout comme Zoey, s’en fichait visiblement. Rien que ça, c’était encourageant, juste assez pour que la jeune femme se sente un minimum en confiance. Cette idée s’accentua juste après, elle préférait la nature ? Zoey ne connaissait rien de plus angoissant que les bois, mais ça, c’était à titre personnel. Des Raclures dans les bois, ça ça faisait flipper. S’écorcher avec des branches, des ronces, trébucher comme une conne dans les films sur des racines, entendre encore plus d’animaux et d’insectes. Les rayons de la Lune masqués par les feuilles.. Cette fille, Catherine, elle avait du cran selon elle. Elle n’était pas n’importe qui.

Zoey hocha la tête. Les endroits sûrs dans Paris relevaient de l’utopie. La Citadelle, le Château de Vincennes, ça c’étaient des endroits sûrs. Mais elles en étaient loin, pour le coup. L’Humaniste frémit en l’entendant dire d’un ton aussi assuré qu’elle saurait montrer qui elle était, cette Catherine la mettait dans tous ses états. Un vrai charisme se dégageait d’elle. Puis, Zoey pouffa de rire sans retenue.

- Hahaha ! Les pyjama parties c’était la vie ! Surtout quand ça dérapait un peu, pas vrai ? Hmhm.. Bref ! dit-elle, mentant.

Elle n’avait jamais fait de pyjama party ayant dérapé avant la fin du monde. Mais désormais, elle savait à quoi ça aurait pu ressembler. Zoey avança tout de même, marchant aux côtés de Catherine, la fraîcheur de la nuit vint mordre les mains de Zoey, son visage et les parties trouées de son jean. Il faisait un froid de canard. Zoey réalisa qu’elle n’avait pas répondu entièrement à la question posée.

- Eh. Toi t’es en train de me sonder là, nan ? J’suis pas la dernière des coconnes Cathie ! Bon.. De toute façon on s’en tape un peu, hein ? Moi j’viens de Vincennes. Tu sais ? Avec les Humanistes. Et toi, alleeeez.. Je suis cer-taine que t’es pas solo ! Enfin.. Tu m’le dis si tu veux hein, moi je m’en fous, j’ai déjà fais entrer une personne dans le clan ce mois-ci, faut pas que je fasse entrer tout le monde, heh.

Zoey était vraiment sans filtre et arborait un large sourire enfantin. Même pas fière de se jouer ainsi des nouveaux codes. Personne ou presque ne donnait aussi ouvertement son appartenance à un clan à la première venue. Enfin bon, c’était Zoey.

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Catherine
Rescapé
Mar 27 Mar - 1:18
Catherine
La louve regardait, analysait l’étrange femme qui dégageait une énergie peu subtile. Elle en voyait des filles comme ça en prison, celle qui faisait des entrées et des sorties de prison régulièrement pour des petites conneries sans grande envergure, mais qu’elle ne pouvait s’empêcher de faire. Enfin, c’est ce qu’elle se dit vu qu’elle ignorait à qui elle avait à faire, mais elle n’avait pas une trempe de psychopathe.

– J’étais trop jeune à la dernière pyjama party que j’ai été pour te dire si ça aurait pu dérapé. Je n’avais pas encore d’hormone pour voir en des amies un potentiel sexuel.

Elle avait simplement haussé les épaules, sa voix était calme et légèrement réfléchie. En partie la fatigue et en partie le désintérêt des pyjamas party. Autant elle aimait la chaire, autant les orgies n’étaient pas dans ces palettes.

La jeune femme s’était mise à la questionner. Au moins elle n’était pas aveugle. Elle la dévisageait depuis assez longtemps sans avoir de scrupule pour qu’un être doué de logique comprenne rapidement que Catherine analysait ce qui l’avait approché.

– Bien sûr que je t’observe… Si tu ne fais pas ça aux gens que tu côtoies… tu devrais.

Catherine fit quelques pas devant Zoey, les mains dans le fond de ses poches, elle ferma les yeux un bref instant. Devait-elle simplement lui dire? Ou lui mentir? Elle était une piètre menteuse. Lui ferait-elle peur si elle lui disait qui elle était? Dans le fond, les chances qu’elle la croit étaient minces.

Elle tourna lentement la tête vers Zoey pour la regarder par-dessus son épaule.

– Moi? Je suis de la meute… Tu es sure que tu t’en fous vraiment?

La louve étira son premier sourire presque désinvolte, elle s’en amusait en fait. Personne ne croyait, en voyant le petit bout de femme malade et droguée, qu’elle était tolérée dans la meute.

Elle se tourna de nouveau vers Zoey pour voir dans les yeux sa réaction et s’approcha tout près pour savourer le moment et la réaction de sa complice d’une nuit. Elle put détailler enfin d’aussi près le détail du visage de la jeune femme pour voir ses lèvres, son nez ses yeux… Ce regard bleu dans son regard bleu. Pas le même bleu, pas la même folie.

– En fait, j’en suis l’Alpha…
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Zoey Bourne
Rescapé
Localisation : Peut-être un peu paumée, tiens..
Mar 27 Mar - 12:10
Zoey Bourne




Avec
L’Alpha


Louve en perdition.

Zoey s’esclaffa gaiement, une fois de plus. Même si elle n’avait pas l’air de le faire exprès, Catherine ici présente avait un répondant assez amusant. Dans d’autres circonstances, Zoey aurait pu lui avouer que ses pyjamas parties avaient dû ressembler à celle de Catherine, mais bon. Elle n’en dit rien et se contenta d'acquiescer après ça. Elle attendit la prochaine prise de parole de sa compagnie, marchant sur des gravats, des vieux éclats de verre et de métal, le tout faisant un espèce de bruit de fond à peine remarquable, un poil désagréable, mais rien de fou non plus. L’humaniste assumée tendit donc l’oreille lorsque Catherine se remit à parler. Elle haussa les épaules, feignant une fois de plus ce qui pouvait s’apparenter à de l’ignorance. Bien sûr, elle faisait son possible pour sonder ceux qui croisaient sa route, mourir n’était pas dans ses projets, mais elle jouait celle qui n’en avait pas beaucoup dans le crâne. Comme ça, on la pensait globalement inoffensive.  

Catherine finit par la toiser par dessus son épaule et la bleue fronça les sourcils, inclinant légèrement la tête sur le côté, dubitative. La meute, vraiment ? Ce groupe là, Zoey n’en connaissait pas grand chose, ils n’étaient pas nombreux, mais c’étaient des brutes, un peu. Elle voyait mal Cathie faire partie des fumiers du coin, même son petit air Angela Gossow n’y changeait rien, elle ne semblait pas vraiment avoir la gueule de l’emploi, mais étrangement, Zoey ne savait quoi répondre. Etait-ce ça, l’étrange aura que dégageait Catherine ?

Zoey n’eut pas le temps de se reprendre, un ” Et moi je suis la gosse de Macron “ n’eut pas le temps de sortir d’entre ses lèvres que Catherine fit volte-face subitement et leurs visages se frôlaient presque, ç’aurait été le moment du baiser fougueux dans n’importe quel film mais là, non. La déclaration qui s’en suivit ne manqua pas de l’achever, Zoey, putain qu’elle idée de sortie ce soir, pensa-t-elle. Que croire ? Que foutrait l’Alpha de la meute ici en pleine nuit, seule ? Tout un tas de question fourmillaient dans la tête de Zoey. Elle ne craignait pas cette femme, même si ce qu’elle disait était vrai, à quoi bon ? Juste le temps pour elle de reprendre son souffle, elle recula d’un pas avant que son désir de faire une connerie juste pour la déconne ne prenne le dessus. Là, ça semblait sérieux, et elle, elle avait du mal à l’être avec ce genre de proximité.

- Wow wow wow, c’est quand-même de la grosse révélation de fin d’épisode là. déclara Zoey en agitant un peu les bras, Moi on m’a vendu la meute comme des gros enculés qui butaient tout le monde, et j’suis encore en vie… Euh, pas qu’ça me dérange hein, la vie, mais t’es vachement peace je trouve. Puis.. Qu’est-ce que tu fous là toute seule ? Ils vont pas te chercher tes.. Tes loupiots ? Je sais pas comment faut les appeler, nan parce que j’ai pas envie qu’ils me butent s’ils me voient trop près de toi. monologua-t-elle ensuite.

Elle n’aurait vraiment pas pu avoir sa crise existentielle une autre jour, Zoey.


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Catherine
Rescapé
Ven 30 Mar - 15:08
Catherine
Catherine afficha un sourire étrange presque carnassier en regardant la fille finir par faire un pas vers l’arrière. Elle avait vu des questions défilées dans le regard de son interlocutrice. Catherine aurait bien avoué que le regard faisait bien sa journée. C’était plutôt amusant de faire perdre la carte aux gens en disant des informations tellement « cash » qu’ils étaient presque impossibles et pourtant… Elle était une très mauvaise menteuse.

Elle eut une envie de sauter à la gorge de Zoey avec son couteau prête à lui trancher les veines et la plaquer au sol pour lui donner la peur de sa vie, mais elle se retint. Avec un peu de chance, cette fille avait un peu plus de jugeote qu’elle voulait le laisser croire…

– Fin d’épisode? Eh ben, il ne t’en faut pas beaucoup…

S’amusa Catherine malgré son petit air désabusé par la vie et le regard fatigué qu’elle portait au visage comme si quelque chose de plus lourd que sa tête se posait sur elle.

– On t’a très bien vendu la meute… À la différence qu’on ne bute pas tout le monde et à ce que je sache ce n’est pas une règle écrite. Si tu préfères, je sors un de mes couteaux de chasse et je t’égorge…

Son regard se leva vers le ciel. Elle prit quelques secondes pour admirer la lune avant de reposer son regard sur la jeune femme qui gesticulait comme si Catherine était une vampire qui allait boire son sang. Rendu où elle en était, aussi bien de tout dire. Puis, elle ne faisait que rarement de cachotterie à ses amis comme à ses ennemies.

– Ce que je fous là? Je suis une junky, je suis en manque. Je m’écarte de ma meute pour ne pas me faire tuer quand j’ai de la misère à me contrôler. Je suis seule, je n’ai personne avec moi. Je me méfie de tout le monde, encore plus de ceux qui me côtoient tous les jours. J’ai des gens dévoués à ma sécurité, mais même eux peuvent être une menace quand tu montres de la faiblesse… Un coup dans le dos et puis…

Fais signe avec son doigt de gorge tranché. Elle soupira doucement, si cette fille voulait la tuer maintenant, elle le serait sur ses gardes. Catherine enleva son élastique de ses longs cheveux blonds. Ses cheveux partirent dans tous les sens avant qu’elle refasse sa queue de cheval et elle passa sa main dans ses cheveux pour pousser vers l’arrière quelques mèches rebelles.

– Et toi, tu traînes quoi dans le coin, l’humaniste? Si c’est vraiment ce que tu es...
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Zoey Bourne
Rescapé
Localisation : Peut-être un peu paumée, tiens..
Ven 30 Mar - 15:59
Zoey Bourne




Avec
L’Alpha


Louve en perdition.

Zoey fit la moue en entendant l’idée consistant à ce qu’elle se fasse égorger sauvagement par Catherine. Haussant lentement les épaules et les mains levées vers le ciel.

- Hmmmmnnnooon..? M’ouui, non, bof. On va dire que non. Pas intéressée ! rétorqua-t-elle donc.

Cette idée ne lui plaisait vraiment pas des masses, elle avait entendu de meilleures proposition dans sa vie. Mais au moins, si elle pouvait trouver une qualité à Catherine avec ce qu’elle avait entendu et pu échanger avec elle depuis les précédentes minutes, la blondasse avait un cran de malade. C’était pas mal, niveau franchise pour le coup. Zoey avait rarement vu ça. Dans un sens, ça l’amusait en même temps qu’elle appréciait. Soit Cathie avait vraiment confiance en elle pour se dévoiler ainsi, soit elle avait confiance en Zoey. Ou les deux. Après tout Zoey n’avait pas le physique d’un bodybuilder, elle semblait frêle et elle n’était effectivement pas dotée d’une grande force physique. En plus son arme était un pauvre pied-de-biche aiguisé. Face aux Raclures c’était super efficace, mais contre un être humain en bonne santé, vif et agile.. Bof.

Elle était certaine que Catherine pourrait l’évincer en deux en trois mouvements, si elle le voulait. En plus de ça, son arme était dans son sac, le bout arqué en dépassait bien, mais pour l’attraper comme ça dans l’urgence.. Et puis son pistolet cassé et inutilisable à sa ceinture, eh bien, il était cassé et inutilisable, alors au mieux elle pourrait faire peur à quelqu’un mais ne pourrait jamais tirer avec.

Puis. Le reste de la franchise de l’Alpha ne se fit pas attendre davantage. Une junkie en manque, un peu faiblarde ce soir là, un peu en déroute et ayant préférée se cacher des siens pour ne pas risquer l'exécution. Zoey fit de nouveau une moue, plus impressionnée cette fois. Elle tenait vraiment au pouvoir, celle-là, c’était vraiment bizarre chez la meute. Ce n’était pas Aimie qui risquait de se faire égorger dès qu’elle avait une petite toux, par exemple. Ce devait être dur de se méfier de tout le monde. Même ses gars sûrs n’avaient pas toute sa confiance vraisemblablement.

- Eh bah.. Chaud sa mère.. commenta l’humaniste avant que Catherine ne lui demande justement ce qu’elle foutait ici, elle aussi. Zoey commença par sourire en baissant la tête, touché, pensa-t-elle, touché.

- Ouais, moi j’suis aussi vraiment Humaniste. J’ai fais partie de la Citadelle, avant, mais y a vraiment un bail alors on s’en branle. elle marqua une courte pause, J’me sentais pas ouf chez moi, j’avais besoin d’air, et d’réfléchir. T’vois le genre, non ? Une petite existential crisis des familles. ajouta donc Zoey avec un accent anglais tout à fait correct.


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Catherine
Rescapé
Ven 30 Mar - 17:39
Catherine
La louve gloussa un peu, la jeune femme était plutôt expressive et ça lui changeait l’air des loups de sa meute grognant sur tout et rien. La franche camaraderie était rarement aux rendez-vous quand elle était dans le coin. De toute manière, si elle devait s’approcher de gens, c’était souvent pour engueuler ou faire cesser une dispute. Elle était plus qu’une médiatrice et tentait de garder une certaine cohérence dans l’anarchie.

Au moins, elle savait à présent que la jeune femme ne cherchait pas de confrontation directe. Après, elle pouvait bien vouloir attaquer de dos, mais elle y penserait deux fois avant de le faire et Catherine aurait le temps de réagir. Son attention se porta sur la nuit et le long de la route pour reprendre la marche lentement.

« J’aimerais bien te dire que je comprends, mais j’ai rarement la chance de philosopher sur une potentielle crise existentielle… J’ai trop de loups à fouetter. Tu n’as peut-être pas trouvé ta place? Moi je n’ai pas choisi ma place, j’ai dû prendre de la place  ou tu n’as pas trouvé qui tu étais… Je ne suis pas conne, je me doute bien que tu joues les petites filles sages. »

Allait-elle lui raconter sa vie? Lui exposer à quel point elle était horrible? Non, il ne fallait pas exagérer, qu’elle accepte de se mettre à nue. Elle avait fait ce qu’elle devait faire pour survivre et c’était tout. La chef de meute essuya son front avec sa manche.

« Les petites filles sages utilisent des armes discrètes, des couteaux ou fusils… Pas des barres de fer. Faut savoir être violente pour utiliser ce genre d’arme et être assez rapide pour prendre son élan avant de se faire soit même attaquer. »

Catherine n’avait pas reporté son regard sur Zoey et disait ça en regardant ses pieds, les mains dans ses poches. Elle était toujours attentive, mais ne voyait pas d’intérêt envers la jeune fille qui ne semblait pas vouloir la défier. Comme la petite nouvelle de la prison qui cherche ses repères dans un monde beaucoup trop cruel pour elle, mais on ne sait jamais pourquoi elles ont été condamnées.

La louve finit par cesser de marcher et releva subitement la tête. Rapidement, elle s’approcha de Zoey et mit sa main sur la bouche de Zoey pour la tirer vers un mur et coller son dos contre le mur. Son visage était sévère et concentrer. Elle avait entendu des pas… Trois séries de pas humaines, ils marchaient vers leur direction. Elle regarda Zoey en sortant un de ses couteaux de chasse. Puis lui murmura.

« Trois ou quatre humains… dans une ruelle qui marche vers nous… Je ne sais pas s’ils nous ont entendus... »

Elle se mit à tourner frénétiquement le couteau dans sa main tentant d’écouter pour savoir si les hommes seraient hostiles ou non. Catherine avait coller Zoey au mur et avait gardé sa main sur elle comme une mère protectrice quelques secondes pour éviter qu’elle se décolle qu’elle est le temps de comprendre la démarche de la louve en mode chasse.

L’air de la chef de meute était froid, mais elle n’était en aucun cas agressive envers sa nouvelle connaissance. Cette toxicomane avait-elle un cœur?
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Zoey Bourne
Rescapé
Localisation : Peut-être un peu paumée, tiens..
Sam 31 Mar - 0:40
Zoey Bourne




Avec
L’Alpha


Louve en perdition.

Trop de loups à fouetter hein ? Bizarrement, avec le fait que c’était la big boss de la Meute en tête, ça ne l’étonnait pas, Zoey. La question qui suivit sembla aussi l’atteindre. Cette histoire de place, ça pourrait presque rendre folle l’Humaniste. Elle l’avait dit elle-même à maintes reprises par le passé, Zoey ne se sentait pas particulièrement.. Humaniste. Elle avait choisi ce clan là par dépit, ayant quitté la Citadelle où elle se sentait encore moins chez elle. Les habitants du château étaient vraiment des gens biens, elle ne regrettait pas son choix, mais.. Parfois, elle ne s’y sentait pas à sa place. Tous les doutes de la soirée, ceux qui l’avaient poussée à sortir cette nuit étaient en train de lui revenir en pleine poire. Au fond, qui était-elle ? Elle jouait un rôle, mais le faisait-elle bien ? Il y avait longtemps de ça, elle avait fait du théâtre. Mais là, elle vivait ce fameux rôle depuis des années et il lui arrivait trop souvent de perdre pieds.

La jeune femme n’arrivait tout simplement pas à savoir quoi faire. Elle se cachait derrière cette attitude, elle le savait mais l’oubliait parfois. Pas de double personnalité chez Zoey, au fond ce qu’elle avait fait, ce qu’elle était devenue, ça n’était pas elle. Cela ne lui plaisait pas forcément non plus mais.. C’était comme cela qu’elle voyait le monde désormais, dépravé, surréel, décalé.

Ces réflexions ne la menaient pas très loin. Elle fronça les sourcils quand Catherine lui dit avoir comprit qu’elle jouait. Nerveuse pour la première fois depuis loooongtemps, Zoey avait enfoncé les poings serrés dans les poches de sa veste. Ce que disait Catherine à propos de son choix d’arme, même elle ne l’avait pas vraiment remarqué, pour dire à quel point la jeune femme ne savait pas du tout ce qu’elle faisait ni la bonne attitude à adopter pour rester fidèle à elle-même. Rien que son arme en dévoilait tant sur elle ? Mais alors, ce pied-de-biche, rôle, ou personnalité ? L’avait-elle choisit parce qu’elle sentait que ça collait bien à l’image qu’elle voulait donner d’elle ou alors.. Etait-elle vraiment quelqu’un de violent, dans le fond ?

Eh, ça lui donnait un peu mal au crâne, à force. Surtout à cette heure là. Pour une junkie cette fille là faisait preuve d’un sacré esprit de déduction. Pas étonnant que cette blondinette soit l’Alpha de la Meute. C’en était déroutant pour la bleue.

Alors que les méninges de l’Humaniste tournaient à plein régime, Zoey se vit soudainement entravée avec fermeté et plaquée contre un mur proche, une main l’empêchant de dire quoi que ce soit. Elle eut putain de peur sur le coup, et il y avait de quoi, elle tenta de se débattre par réflexe, attrapant le poignet de Catherine d’une main, incapable cependant de se délivrer. Puis, sa voix lui parvint dans un murmure. Des gens, apparemment. Fronçant de nouveau les sourcils, un peu paniquée, elle écouta et.. Eh bien oui, pas faux. Il y avait des gens. Combien ? Difficile à dire, et il était encore moins possible de savoir qui ils étaient et ce qu’ils voulaient, ou cherchaient.

Elles pouvaient entendre des voix faiblardes, de pas si lointains chuchotements. Les gens s’approchaient, lentement, sûrement, Catherine et Zoey demeuraient immobiles, refusant pour le moment d’esquisser le moindre mouvement. Le bref faisceau d’une torche découpa la nuit mais, par chance, les deux femmes ne furent pas repérées. Pas pour le moment, du moins. Le petit groupe ne fit que passer, Zoey pouvait même entendre les gravats sur lesquels ils marchaient crisser sous leurs bottes. Elle vit leur silhouettes traverser la rue, s’éloigner lentement. De ce qu’elle avait cru comprendre, en tout cas, ces gens avaient entendus les deux femmes discuter. Entre temps, l’Humaniste avait lâchée le poignet de l’Alpha. Plaquée contre le mur elle tourna la tête sur le côté pour dégager sa bouche et pouvoir parler à voix basse, presque au creux de l’oreille de l’Alpha.

- Eh fallait m’dire tout de suite si j’parlais trop.. dit-elle instantanément, surtout dans le but de se détendre elle-même, Zoey se reprit, On fait quoi, hein ? Je crois qu’ils savent qu’on est là.

Elle marqua une courte pause, regardant de bas en haut Catherine toute proche d’elle, le dos toujours contre le mur.

- Et.. J’aime bien les meufs tactiles d’habitude mais là c’est pas le moment madame.


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Past Life


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Catherine
Rescapé
Dim 1 Avr - 3:03
Catherine
Catherine jeta un œil rapidement à la jeune femme qui osa se plaindre du contact physique. Elle lui jeta un regard désapprobateur. Si ce n'était pas qu'elle aurait aussi été repérée, la louve aurait été tenter de la laisser planter au milieu de la rue et s'en servir comme appât. L'Alpha s'adressa tout bas à la femme pour ne pas être repéré.

« Ça aurait été plus long de te dire de te la fermer. Ils savent qu'on est dans le coin, mais ils ne savent pas où encore... »

Son regard se posa sur ses nouveaux ennemis. Un regard de chasse, de carnivore et empreint d'une détermination. Catherine était en mode survie, sa respiration était profonde et lente. Comme si son souffle voulait se confondre avec le vent ou elle cherchait à canaliser son esprit, prête à tuer. Son regard se porta une nouvelle fois vers la demoiselle qu'elle ne touchait plus.

« Je te comprends pour les meufs tactiles, mais si je voulais jouer, ce n’est pas de cette façon que je t'aurais touché et ça aurait été beaucoup plus longtemps. »

Elle s'accroupit focalisant de nouveau sur le groupe qui avait eu la brillante idée d'être équipé d'une torche. Elle pouvait les compter. Ils étaient quatre. Deux de battes, un d'un fusil et l'autre de la torche. Probablement, un couteau… C'était lui qu'elle devait viser en premier.

Doucement, elle posa sa main libre au sol. Ils n'étaient pas un danger de mort, elle pouvait les attaquer et en garder qu'un vivant celui qui semblait diriger, celui au fusil pour lui poser des questions. Étaient-ils là pour elle? Ce n'était pas des gens de sa meute, à moins que ces loups soient assez cons pour se balader avec une torche.

« Il faut éteindre leur torche… Mais sans se mettre dans la lumière, sinon on sera la cible. Nous aurons une couverture visuelle de quelques minutes, leurs yeux sont habitués à la lumière… Ils ne verront que des ombres. Sort ton pied-de-biche, tu en auras besoin. Je te fais goûter de mon monde ce soir. »

À peine son mot finit, elle avança son corps vers l'avant pour se mettre à courir tout droit l'homme pendant que celui-ci lui faisait dos.

Elle donna un coup du pommeau de pommeau de son couteau de chasse sur le poignet pour lui faire lâcher la torche qui tomba au sol et sans réfléchir l'égorgea nette avant de donner un couteau de pied sur la torche pour l'éloigner du groupe.

L'homme égorgé n'eut le temps que de porter sa main à sa gorge avant de s'écrouler au sol et Catherine de se reculer accroupie pour retourner dans l'ombre et tourner autour de ses proies déstabiliser.

La louve espérait que Zoey éteigne la torche sans se faire voir ou qu'elle s'éloigne le plus possible.

L'homme armé du pistolet se mit à viser dans l'obscurité suivant le faible bruit de pas de Catherine alors que les deux autres marchaient dans sa direction. Quelques insultes furent lancées par les hommes, mais Catherine ne répondait pas.

Elle était là, mais son regard était différent, il était sombre et indifférent au sort des hommes. Elle voulait les achevés, avant qu’eux ne l'achèvent.
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Zoey Bourne
Rescapé
Localisation : Peut-être un peu paumée, tiens..
Lun 2 Avr - 3:28
Zoey Bourne




Avec
L’Lalpha


Louve en perdition.

Zoey hochait la tête, recevant tout un tas d’informations sans véritablement les comprendre. Se débarrasser de la torche, rester dans l’obscurité, frapper discrètement, sortir son putain de pied-de-biche et entrer dans le monde de Catherine ? Merde, c’était quoi ce plan, là ? Zoey perdait un peu pieds. Son truc à elle, lorsqu’il y avait confrontation avec quelqu’un, peu importe qui c’était. lorsque la personne était en rogne contre elle, Zoey se contentait de détaler aussi vite qu’elle le pouvait. De passer entre les mailles du filet avec son inébranlable culot, jouer de ses charmes pour faire baisser la garde, écraser le pied d’un type et lui donner un coup de coude dans le bide pour se barrer.. Balancer de la poussière dans ses yeux et faire trébucher la personne.. Mais jamais elle n’avait songé à buter directement qui que ce soit ! Bordel, elle avait peur, Zoey. Pour la première fois depuis vraiment longtemps la jeune fille ne se sentait plus immortelle et invincible. Sortie de sa zone de confort, l’Humaniste ne savait plus vraiment quoi faire.

Elle regarda Catherine s’éloigner. Zoey cligna lentement des yeux comme incompréhensive, scotchée sur place. Elle discerna la silhouette de Catherine approcher du type avec la torche. Qui étaient ces putains de types, se demandait-elle ? Les tuer, c’était vraiment la seule option ? Et la lame trancha dans le vif, le bruit du sang éclaboussant le sol, les râles et gargouillis de l’homme dont la gorge était tranchée agitèrent le silence. Zoey porta une main à sa bouche, même si elle n’avait pas l’image très nettement, elle savait ce qu’il venait de se passer. Elle songea à fuir. Partir pendant que tout le monde était occupé, mais.. Quelque chose l’en retint, peut-être la peur, la peur que Catherine ne lui fasse payer, ou que ces types ne la tuent elle et la retrouvent ensuite pour lui faire subir le même sort. Que faire ?

Il en restait trois, et l’un d’eux avait un pistolet. Catherine s’était déplacée et les types ne faisaient que de se préoccuper d’elle, tournant partiellement  le dos à l’Humaniste toujours dans l’ombre et immobile. La torche avait été envoyée dans des gravats plus loins et n’éclairait désormais plus qu’un pan de mur calciné. Zoey avança de quelques pas rapides mais mesurés, silencieux comme elle le faisait pour esquiver des Raclures en vadrouille, elle essayait de se persuader que c’était la même chose. Esquiver des Raclures, sauf que là, l’une d’elles avait un flingue et les deux autres des armes contondantes. Mais oui, bien sûr, même elle ne le croyait pas en fin de compte..

Elle finit par arriver au niveau de la torche. Assez loin de tous les autres. La tentation de quitter cette scène macabre était plus forte que jamais mais bizarrement, l’idée de laisser Catherine en plan ne lui plaisait pas. Qu’elle soit big boss d’un groupe d’enculés hors pair ou matriarche d’une secte de nonnes, ça ne changeait rien. Elle ne voulait pas la laisser comme ça, même si c’était con. Elle soupira de sa propre décision. Calmement, elle passa une main sur son visage, le temps semblait presque s’être arrêté pour elle. Zoey se pencha pour ramasser la torche qu’elle éteignit d’un clic.

- Eh, les pédés ! dit-elle à l’attention des hommes armés.

Elle vit ces derniers se retourner et les entendit s’interroger collectivement. Au même moment, l’Humaniste alluma la torche pour les éblouir. Voyant l’un d’eux lever sa main libre et détourner le regard pour essayer d’y voir mieux, elle comprit que ça avait au moins fonctionné. Son coeur battait à environ trente mille à l’heure et elle avait vraiment peur de se recevoir une balle. Aussi, elle éteignit de nouveau la lampe et la jeta plus loin avant de déguerpir bien à l’écart de sa précédente position. Comme avec les Raclures, se répétait-elle. Ces connes de bêtes qui sont perdues dès qu’elles ne te voient plus pendant plus de deux secondes..

C’était vraiment compliqué, en plus elle ne savait pas vraiment où était Catherine non plus. C’est que la blonde avait le chic pour disparaître sans laisser de traces. Zoey se savait douée pour berner des Raclures sans cervelles mais l’était-elle assez pour échapper à la vigilance de vraies personnes ? Oui, aussi, en fait. Elle le savait bien. Après réflexion Zoey se disait que tout ce qu’elle n’avait jamais fait, c’était de se battre. Se dissimuler, s’échapper, se cacher, c’était carrément dans ses cordes et elle le réalisait. Elle réalisait que ça pouvait être aussi bien une arme qu’un système de défense. Cependant, de là à avoir envie de tuer quelqu’un..

Peut-être un peu enclin à la panique, le trio d’hommes s’était un peu dispersé. Zoey les voyait avancer dans des directions légèrement différentes. Ils murmuraient entre eux des choses qu’elle n’entendait pas. Zoey soupira encore, ses lèvres, ses mains, ses jambes tremblaient légèrement mais l’adrénaline lui permettait de tenir le coup et de ne pas partir en courant.

A pas de louve, accroupie et presque au sol, Zoey s’était approchée de celui qui avait une arme et qui tendait les bras dans toutes les directions à la recherche de quelqu’un sur qui vider son chargeur. Une fois assez proche de lui elle asséna un grand coup de pied-de-biche dans son bras, il lâcha immédiatement son arme. Les deux autres alertés par cet assaut soudain se précipitèrent sur l’Humaniste. Elle eut tout juste le temps de faire ce qu’elle voulait faire, ramasser l’arme du type et laisser tomber la sienne, celle qui ne marchait pas avant de détaler dans l’obscurité la peur au ventre.

- Raah bordel je vais me la descendre cette pute ! beugla celui qu’elle avait agressé.

Il ne devait pas s’être rendu compte de la supercherie, mais au moins il se croyait armé alors qu’il ne l’était pas. L’un des hommes avait cessé de poursuivre la bleue pour assister son collègue.

Elle était entrée dans une ruelle adjacente, entendant les pas de l’homme derrière elle, à plusieurs mètres.

La jeune femme, au détour d’un angle tomba nez à nez avec une Raclure qui grogna de toutes ses forces, semblant limite surprit. Zoey étouffa un cri, slaloma pour esquiver sa poigne, effectuant une sorte de pas de danse macabre. Sans vraiment réfléchir, Zoey agrippa les vêtements de la Raclure et la balança droit sur l’homme à ses trousses qui fut tout aussi surpris qu’elle le fût, sauf qu’il ne parvint pas à l’esquiver et les deux corps se percutèrent. L’homme hurla à la mort, Zoey porta une main devant sa bouche, dégoûtée, le bruit distinctif de la morsure, de la peau et de la chair qui se déchire. Le sang qui gicle, encore. La succion, l’homme qui se débat, les genoux de Zoey manquèrent de fléchir, c’était elle qui avait provoqué ça. Elle se précipita sur la Raclure. La tira en arrière par le col et la fit tomber sur le dos avant de lui planter son arme côté pointu dans le front.

Elle s’agenouilla ensuite auprès du type en état de choc. Elle ne voyait que son regard perdu dans le ciel. Sentait sa respiration haletante, mordu profondément à la gorge, tout son sang s’échappait dans un flot continu.

- Oh putain d’merde, putain, j’suis désolée.. Je.. J’ai pas.. J’sais pas.. Putain ! Dans deux minutes, ça va aller, ok ? Dans deux secondes..

Zoey ne savait que dire ni que faire. Elle se redressa, le visage blême. Elle avait bien le pistolet en état de marche sur elle, maintenant, mais tirer serait trop dangereux.. Elle leva son pied-de-biche au dessus de sa tête et hésita plusieurs secondes avant de l’asséner sur le crâne du type. Zoey fut horrifiée, surprise de constater à quel point un crâne d’humain en bonne santé était plus résistant que celui d’une Raclure en décomposition. L’homme ne mourut même pas du premier coup et elle ne parvint pas à lui planter le bout aiguiser dans le crâne. Il semblait souffrir plus que de raison et Zoey retenait ses larmes. Le sang de ce pauvre mec avait éclaboussé son visage, elle l’abattit une seconde fois, puis une troisième pour être sûre. Elle se releva, tremblante. Il fallait.. Il fallait dégager de là, retourner avec Catherine. Ne pas avoir fait ça pour rien.. Pourquoi l’avait-elle fait de toutes manière ? Elle n’en savait rien. Elle déglutit. Marchant lentement vers la rue principale. Cherchant à savoir ce qu’il était advenu des autres. Luttant pour ne pas se retourner vers le cadavre encore trop frais d’un homme qu’elle venait d’achever après avoir littéralement provoqué sa mort.



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