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Un peu de gentillesse dans un monde fini - Abigail et Stéphane

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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Dim 18 Fév - 12:53
Abigail Isolde
Abigail & Stéphane

Un peu de gentillesse dans un monde fini
Retirer ses lunettes, les poser sur le bureau, se frotter les yeux, attendre que le vertige et le mal de tête s’en allèrent, soupirer, reprendre ses lunettes et retourner à son travail comme si de rien n’était.
Des gestes robotiques et machinaux qu’Abigail appliquait continuellement depuis maintenant trois jours. Bien que depuis la vieille, elle les répétait de plus en plus souvent, de plus en plus régulièrement. Des gestes qui n’ont pas échappé à son collègue qui l’observait discrètement. Alors qu’il posait de nouveaux échantillons sous le nez de la femme rouquine, il lui ordonna d’aller se reposer comme s’il était son père.

- Tu ne peux pas continuer à travailler dans cet état, ça fait combien de temps que tu n’as pas dormi ? Je n’ai même pas vu une bouteille d’eau ou même un papier de repas à côté de toi, tu ne peux rien faire de correct dans cette situation.

Abigail releva ses yeux de son microscope pour le contempler, elle dût attendre quelques secondes d’attente pour retourner une vue normale. Elle ne voulait pas partir, elle avait encore tellement de choses à trouver sur ces cellules qu’elle ne pouvait pas partir comme ça. Elle pourrait louper quelque chose si elle venait à quitter son poste.

- J’ai encore des choses à faire qui ne vont pas se faire toutes seules, dit-elle sur un ton doux.

Sans en dire plus, elle contempla à nouveau ses cellules fixées. Cependant, elle ne trouvait rien d’intéressant pour le moment mais elle savait que ça risquait de ne pas tarder de trouver ce qu’elle cherchait. D’un geste brusque, il débrancha la prise du microscope, obligeant la chercheuse à relever les yeux vers lui. Elle avait relever la tête trop rapidement, elle se mit à lui tourner mais elle fit ce qu’elle pouvait pas que cela ne se voit pas.

- Arrête d’être idiote ! Tu sais aussi bien que moi que tu ne peux pas continuer dans ses conditions alors va te reposer une heure ou deux, boire et manger, ensuite tu reviens, ça ne va rien de te faire ! Au contraire, tu reviendras en de meilleure disposition. Je ne te laisserais pas travailler en tout cas, je t’en empêcherais. Si tu continues comme ça, tu pourrais plus nous mettre en danger qu’autre chose.

À contre cœur, elle se leva sans le quitter des yeux. Un fois le pied à terre, elle sentit sa jambe se dérober sous son poids. Combien de temps était-elle restée assise sans se lever ? Heureusement qu’elle pût se rattraper au bureau et que son collègue la rattrapa. Comme si cela ne suffisait pas qu’elle quittât son travail en cours pour lui faire plus ou moins plaisir, il la sermonnait sur son irresponsabilité.

- Ce n’est pas le moment de t’affaiblir, on aurait pas envie d’avoir un infecté en liberté dans les couloirs.

Toi et ta délicatesse, une véritable histoire de guerre, pensa-t-elle.

Plus pour cesser d’entendre ce sermon qui lui rappelait de très mauvais souvenir, puisque le dernier qu’elle eût – par rapport à son avortement – avait causé une mort à regret, elle finit par se détacher de son partenaire. Elle accepta et sortit du laboratoire pour se diriger en direction de la salle de repos en détachant ses cheveux.

Dans les couloirs, elle marchait lentement, très lentement voire trop. Le monde autour d’elle semblait tourner dans tous les sens, elle sentait une sensation désagréable de sol qui se dérobassent sous ses pas. Pourtant, quand elle croisait des personnes, elle leur disait bonjour avec un très grand sourire et tentait de tenir debout en se maintenant, discrètement, aux murs mais elle ne se sentait mal, très mal. Elle semblait avoir ses sens mois développés que d’habitude, elle ne sentait même plus la blouse lui caresser ses mollets découverts.

Après un long parcours du combattant, elle ouvrit enfin la porte de la salle de repos. Son espoir d’être seule s’évanouit
subitement. Bien qu’ils n’étaient pas nombreux, Abigail n’était pas à l’aise. Elle referma lentement la porte derrière elle alors qu’elle balayait la salle du regard. Tout devînt trouble soudainement, Abigail se laissât tomber en arrière, s’adossant contre le mur. Elle mit sa main droite sur son front et ses yeux le temps de recouvrer ses esprits.
Quand elle put enfin se remettre debout, elle s’approcha de la bibliothèque en évitant de croiser le regard des personnes dans la pièce. Sa timidité bien trop grande pour oser lever le regard vairon vers les autres occupant dans la pièce. Elle se concentra sur les côtes des livres qu’elle avait sous les yeux, Jules Vernes, Victor Hugo, Guillaume Musso, Kate Moss, Stendhal… Rien ne lui donnait envie, malgré la panoplie de bons auteurs. Elle voulait juste retourner dans son laboratoire pour trouver un remède. Discrètement, elle leva les yeux vers la pendule, plus que cinquante-deux minutes et elle pourrait retourner dans son laboratoire.

La chercheuse eut une terrible migraine qui la fit grimacer. Durant un instant, elle resta immobile, une main sur la tempe gauche et l’autre sur les livres. Elle serrait les dents dans l’espoir que cela ne passât comme à son habitude. Pourtant, cette fois-ci, cela ne semblait pas vouloir passer. Bien au contraire, la douleur semblait augmentait de seconde en seconde. Abigail étouffa un gémissement de douleur au fond de sa gorge, elle ne voulait pas attirer l’attention sur elle.

Mais ce fut plus fort qu’elle, la douleur l’emporta sur le courage.

Ce fut à partir de cet instant, elle perdît connaissance au côté de la bibliothèque au centre de plein de personne.

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Stephane Wilfox
Rescapé
Localisation : Centre de recherche
Lun 19 Fév - 20:50
Stephane Wilfox

un peu de gentillesse dans un monde fini ft. Abigail


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Au départ, je pensais que ma journée allait être banale comme à leurs habitudes. Mais il semblerait que je me sois trompé.

Je n'avais rien de prévus aujourd'hui, alors j'ai décidé de passer mon temps à la salle de repos, à la bibliothèque plus précisément. Cela faisait déjà une bonne partie de la mâtiné que j'y étais, plongé en plein cœur d'un roman. Les minutes passèrent, et ma soif montait peu à peu, je pris alors la décision d'aller me préparer un café.


Je commençais à me diriger vers la machine à café en jetant quelques coups d'œil au travers les allées de la bibliothèque, avant d'apercevoir une jeune femme à la chevelure rougeoyante ayant un comportement étrange. Elle se tenait la tête d'une main, de l'autre, elle se maintenait sur le rayonnage. Je commençais à m'approcher lentement vers elle pour voir si elle allait bien, avant de la voir s'écrouler à même le sol.


-HEY ! * ais-je hurlé avant de me précipiter vers elle. *


J'ai immédiatement soulevé sa tête et demandé à une des personnes de la pièce de m'apporter quelque chose de sucré. Au retour de l'individu, il m'a apporté un sachet de sucre que j'ai immédiatement fait avalé à la demoiselle. Par la suite, je l'ai soulevé en passant son bras autour de mon cou, avant de me diriger vers l'infirmerie.


J'espère que cette jeune inconnu va bien...

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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Mer 21 Fév - 20:10
Abigail Isolde
Abigail & Stéphane

Un peu de gentillesse dans un monde fini
- HEY !

Une voix masculine qu’elle ne reconnût pas.
Ce simple mot fut la dernière chose qu’elle entendit, les côtes des livres furent la dernière chose qu’elle vît, la dureté du sol fût la dernière chose qu’elle sentît avant de tomber dans les abîmes de l’inconscience.
Ensuite, ce fut un monde entièrement noir où tous ses sens disparaissaient.

►☼◄


Petit à petit, Abigail revenait à la surface.
Un léger mouvement d’air vint caresser le visage de la rousse encore endormie. Bien qu’elle ne parvînt pas à se réveiller, Abigail avait maintenant conscience de tout le monde qui l’entourait. Les bruits de pas et les faibles discussions furent la première chose qu’elle entendit, le lit et les draps furent la première chose qu’elle sentit, le sucre fût la première chose qu’elle goûtât mais elle ne voyait toujours rien. Ses paupières refusaient de se lever malgré l’envie pertinente qui la travaillait. Elle dû faire confiance à son instinct pour deviner où elle se trouvait autour d’elle. D’après les circonstances, elle devait sûrement être dans l’infirmerie.
Par bride, la scène dans la bibliothèque lui revenait, elle ne se souvenait pas de grand-chose mais suffisamment assez pour savoir qu’elle avait perdu connaissance. Quelqu’un l’avait sûrement ramené, dans un élan de gentillesse, jusqu’à l’infirmerie, un homme au ton de la voix dont elle se souvenait.

Crotte, comment est-ce que je vais le retrouver maintenant pour lui dire merci ? Je ne sais pas qui c’est, je connais juste sa voix et je ne suis pas sûre de le reconnaître...

Abigail aurait aimé savoir qui est la personne qui l’a secouru, elle aurait aimé la remercier de son aide. Sa gorge lui gratta soudainement, aussi, elle se mit alors à tousser à plusieurs reprises, elle parvenait plus à respirer.

- Infirmière ! Infirmière !

Cette voix… Je la reconnais...

Quelques secondes plus tard, elle sentit le lit se relever lentement pour la mettre en position assise. Abigail cessa alors de tousser, elle pût respirer normalement. Enfin. L’infirmière informa à Stéphane qu’Abigail irait mieux avant que les bruits de pas ne s’éloignât petit à petit. À chaque nouveau son, Abigail ouvrait un peu plus les yeux, trouvant sa force dans l’envie de voir et de connaître la personne qui était là.
Son premier réflexe fut de regarder son environnement, elle était bien à l’infirmerie comme elle s’en doutait. Son second réflexe était de poser son regard vairon sur la personne qui se trouvait près d’elle. Comme elle se doutait, c’était un homme. Elle ignorait qu’elle âge il avait mais il n’était sûrement pas loin d’avoir le même âge qu’elle. Ses yeux se posaient sur ceux de Stéphane. Lentement, malgré l’épuisement, elle parvint à lui sourire tendrement et à lui demanda d’une voix faible :

- C’est vous qui m’avez emmené ici ?

Elle se doutait bien que c’était lui mais, sans savoir pourquoi, elle avait besoin de poser cette question. Peut-être pour être sûre de ne pas se tromper sur la personne et remercier celui qui l’a aidé.

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Stephane Wilfox
Rescapé
Localisation : Centre de recherche
Jeu 22 Fév - 23:37
Stephane Wilfox

un peu de gentillesse dans un monde fini ft. Abigail


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Cela faisait maintenant une heure, elle me semblait interminable. J'étais arrivé à l'infirmerie avec cette jeune femme dans les bras, je n'étais pas serein. Je suis resté auprès d'elle, en attendant qu'elle ce réveil.
Je ne l'ai pas quitté des yeux durant tout ce temps, à surveiller le moindre signe d'éveil.

Elle se mit alors à toussé, instinctivement, je me mis à appeler une infirmière, en espérant qu'elle arrive au plus vite. Arrivée dans la pièce, elle a directement redressé son lit, ce qui permis à la jeune femme de respirer normalement. L'infirmière commença à m'informer sur la jeune femme.

-Abigail ira mieux d'ici quelques minutes. D'ici là, appelé moi si jamais il y a un problème.J'ai acquiescé d'un signe de la tête, Abigail était donc son prénom, c'est mignon ais-je pensé en lâchant un léger sourire. Je me suis assis sur le siège situé proche du lit, en attendant son réveil. Il a dû s'écouler 10 minutes avant que je ne l'entende me poser une question

-C’est vous qui m’avez emmené ici ? *Je l'ai regardé dans les yeux avant de lui répondre.*

-Oui, quasiment immédiatement. Vous vous êtes évanouie au milieu de la bibliothèque, et je ne pouvais pas vous laisser comme ça.

Je lui apporté de quoi manger et à boire, elle devait manger quelque chose. Je me suis assis à côté d'elle en attendant qu'elle mange toute en lui disant.


-Je m'appele Stephane, je suis militaires au sein de l'Espoir. Je sais déjà que vous vous nommez Abigail *souris* qu'elle est votre travail en ce lieu ?



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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Lun 26 Fév - 11:44
Abigail Isolde
Abigail & Stéphane

Un peu de gentillesse dans un monde fini
C’était donc cet homme qui l’avait conduit à l’infirmerie dès qu’elle est tombée inconsciente. Instinctivement, elle se mit à sourire légèrement, la fatigue étant présente et l’empêchant de faire des mouvement plus imposant.

- Dans ce cas, je vous remercie de m’avoir amené ici, marmonna-t-elle à cause de sa fatigue.

Abigail soupira longuement en fermant les yeux, la tête confortablement installée sur l’oreiller. Elle poussa un long soupir et passa sa main lentement sur son visage. Elle se rendit rapidement compte que son collègue de laboratoire avait raison, elle aurait dû se reposer plus tôt. Quelle idiote elle fait, comme à son habitude, elle faisait tout de travers, ce n’était pas étonnant que des malheurs qui lui arrivait.

- Je m’appelle Stéphane, je suis militaire au sein de l’Espoir. Je sais déjà que vous vous nommez Abigail. Quel est votre travail en ce lieu ?

Le visage de la jeune femme rousse se referma. Elle se tourna vers lui, laissant tomber sa main sur sa poitrine alors qu’il lui apportait de quoi reprendre des forces. Cependant, malgré son triste état, elle n’avait pas envie de tout ça. Elle observait le plateau avant de déposer son regard vairon sur lui.

- Attendez, comment est-ce que vous connaissez mon nom ?

Abigail tenta de pousser légèrement le plateau pour pouvoir s’asseoir sur le lit. Elle se sentirait mieux correctement assise. La chercheuse savait qu’elle ne connaissait pas cet homme, elle en était certaine. Elle ne l’avait jamais croisés et, pourtant, là où elle avait besoin de présentation, il savait déjà des choses sur elle.

- Je ne me souviens pas vous avoir croisé, ni même vous avoir parlé.

Comme à son habitude, Abigail se montrait méfiante, d’autant plus qu’elle se trouvait face à un homme et que les homme n’ont jamais réellement été une source d’inspiration pour elle. Bien au contraire. Néanmoins, elle ne voulait pas se montrer désagréable, ce n’était pas son but, alors elle gardait un joli sourire sur ses lèvres.

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Stephane Wilfox
Rescapé
Localisation : Centre de recherche
Mar 27 Fév - 7:44
Stephane Wilfox

un peu de gentillesse dans un monde fini ft. Abigail


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- Attendez, comment est-ce que vous connaissez mon nom ?

- Je ne me souviens pas vous avoir croisé, ni même vous avoir parlé.

Je l'ai regardé légèrement inquiet, bien qu'elle souriait.

- L'infirmière qui s'est occupée de vous me l'a dit, je... Je ne voulais pas vous effrayer..... Désolé.

Je me suis mis à regardé le sol, gêné. Je n'ai pas l'habitude d'être dans ce genre de situations et je sentais une certaine peur monté en mon être. Il faut dire que je n'avais pas l'habitude de ce genre de situation. J'avais peur de poser d'autre question, et cela pouvais certainement se voir à mes yeux, dont les larmes commençaient à apparaître. J'ai soufflé un coup afin de me calmer, avant de la regarder de nouveau. Voyant qu'elle repoussait le plateau repas, je l'ai déplacé et posé sur la table se situant à sa gauche. De retour à ma place, je ne savais plus quoi dire. Mon cœur battait à vive allure, je n'osais pas la regarder. Je mis plusieurs minutes avant de me calmer, reprenant peu à peu confiance avant de la regarder en souriant timidement.

- Que.... Comment vous êtes vous évanouis ? Je..... Je veux dire...... Que vous est-il arrivé ?

La peur montait de nouveau en moi, mes yeux faisaient de nouveau couler des larmes, mais je restais calme. L'infirmière venait de faire son retour dans la pièce, elle venait vérifier si tout se passait bien. Ayant vu que la femme, c'était réveillé, elle a commencé à la diagnostiquer. J'ai attendu en silence auprès des deux femmes, les yeux de nouveau rivés sur le sol. Ne sachant pas quoi dire, ni quoi faire en attendant, j'ai commencé à me ronger la peau du pouce avant de me prendre une petite tape de l'infirmière sur la tête.

- Je t'ai déjà dit d'arrêter de faire ça. A t'elle dis en rigolant  

J'ai rigolé également en m'excusant, me frottant l'arrière du crâne timidement.



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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Dim 4 Mar - 14:22
Abigail Isolde
Abigail & Stéphane

Un peu de gentillesse dans un monde fini
- L’infirmière qui s’est occupée de vous me l’a dit. Je… Je ne voulais pas vous effrayer… Désolé.

Effayée, effrayée. Voilà un bien grand mieux pour une si simple situation. Abigail porta sa main à son front en grimaçant, bien qu’elle eût dormi pendant une heure, elle avait un mal de crâne pas possible sans compter le fait qu’elle était terriblement fatiguée. Finalement, elle se disait qu’elle avait perdu, et qu’elle perdrait, plus de temps à partir de maintenant que si elle avait suivit un style de vie sain et correct.

Lorsqu’elle déposa son regard anormal sur le Stéphane, elle constata qu’il semblait être gêné voire un peu plus au vue des larmes qui montaient lentement dans ses yeux, les faisant briller à la lumière blanche des lampadaires pendant du plafond. Prise au dépourvu, Abigail soupira en laissant glisser sa main le long de son visage puis de sa poitrine pour la déposer sur sa cuisse alors qu’elle tendit l’autre bras pour le poser le l’épaule de son sauveteur.

- Vous n’avez pas à être désolé de m’avoir «effrayé», dit-elle en imitant des guillemets avec ses doigts, et puis, je n’ai pas vraiment été effrayée juste assez…. Surprise de voir que vous connaissiez mon prénom avant que je ne connaisse le votre.

Les infirmières devaient sûrement avoir des dossiers médicaux des personnes qui vivaient ici, dans le quartier général de l’Espoir. Ce qui expliquerait comme elle pouvait être connue alors qu’elle venait que très rarement à l’infirmerie. Je crois bien que c’est même la première fois que je viens à l’infirmerie. Elle ne se souvenait pas d’avoir mit les pieds ici, aussi, elle s’apprêtait à contempler l’environnement dans laquelle elle se trouvait quand Stéphane la rappela presque à l’ordre.

- Que… Comment vous êtes-vous évanouie ? Je…. Je veux dire… Que vous est-il arrivé ?

Elle s’y attendait. Elle s’attendait à un moment ou un autre à entendre cette question venir de quelque part. Pourtant, elle ne répondit pas tout de suite. Non pas qu’elle ne voulait pas répondre mais parce qu’elle était concentrée à observer cette homme. Un homme qui faisait preuve de beaucoup de sensibilité. Un peu trop peut-être ? Mais qui était-elle pour juger quelqu’un, surtout dans les temps dur qui sont ceux dans lesquels ils vivaient à présent. Après un léger sourire compatissant, Abigail ouvrit la bouche pour lui répondre mais l’infirmière fit irruption à cet instant précis.

Au regard et au comportement de l’infirmière, Abigail put comprendre qu’elle était heureuse et soulagée de la voir réveillée et en bonne santé. La jeune femme à la chevelure ébène s’installa à côté de Stéphane, proche des outils médicaux dont elle avait besoin pour ausculter la patiente. Elle lui posait quelques questions sur son état, pendant qu’elle prenait sa tension à l’ancienne.

- Vous vous sentez bien ? demanda-t-elle en lui enfila le brassard pour mesurer la tension.

Abigail se taisait un instant alors qu’elle regardait son bras s’engouffrer dans le matériel médical alors qu’elle tenait fermement sa manche au niveau de l’épaule. Dire ou ne pas dire la vérité, telle était la question. La logique légèrement défaillante et corrompue par l’envie de retourner rapidement travailler pour trouver ce fameux remède, elle finit par faire le choix qui, pour elle, semblait le meilleur.

- Si on omet la légère fatigue, je me sens assez bien.

Une demi-vérité, personne ne pouvait la blâmer pour si peu. Le regard que l’infirmière lui jeta semblait sévère alors qu’elle gonflait le brassard avec une petite pompe. La laissant faire, Abigail baissait ses yeux vers Stéphane pour lui répondre alors à sa question.

- J’ai perdu connaissance après avoir un petit peu trop travaillé. C’est mon collègue qui m’a dit de me reposer sinon, je ne serais pas venu à la salle des repos.

- Et il avait raison ! Une toute petite tension, ce qui n’est pas très bon, dit-elle en rangeant les ustensiles, vous allez devoir rester ici pour vous reposer.

Cette annonce fit l’effet d’une bombe pour Abigail. Elle ne voulait pas rester ici, enfermée dans une pièce, entre quatre murs alors qu’il y avait tellement de choses bien plus importantes à faire à l’extérieur. Elle devait sortir, elle ne pouvait pas rester dans ce lit ! Il en était strictement hors de question. Alors qu’elle allait riposter et faire entendre sa voix, elle fut surprise de voir l’infirmière donner une claque à l’arrière du crâne de Stéphane.

- Je t’ai déjà dit d’arrêter de faire ça, le sermonna-t-elle.

Abigail resta un moment à les contempler, silencieuse, alors que Stéphane semblait s’excuser. Se connaissaient-ils ? Sa sœur ? Sa cousine ? Une amie ? Sa petite-amie ? Ou, alors, il venait tellement souvent ici qu’il s’était fait des connaissances ? La chercheuse secoua rapidement la tête pour reprendre ses esprits alors qu’elle s’éloignait d’eux, sûrement pour aller voir un autre patient. Lentement, elle se tourna vers lui et les mots sortirent de sa gorge contre son gré.

- Vous la connaissez ?

Cela faisait tout de même bizarre à Abigail voir quelqu’un se faire taper par une personne qu’elle ne connaissait pas. Ce n’était certainement pas quelque chose qu’elle appréciait dans la vie de tous les jours, encore moins maintenant qu’ils devaient se serrer les coudes pour se sortir de ce guêpier.

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Stephane Wilfox
Rescapé
Localisation : Centre de recherche
Mer 7 Mar - 10:42
Stephane Wilfox





Je m'attendais à cette question de sa part, il est vrai que je connais l'infirmière depuis un bout de temps. Cependant, notre relation est loin d'être la plus palpitante, je me suis levé de ma chaise avant de commencer à lui expliquer.

- Depuis que je suis militaire ici, je ne suis pas resté indemne. *commence à retiré son haut* je vais vous montrer les bases de notre relation.

Une fois mon haut retiré, mon dos laissa apparaître une multitude de cicatrices. J'ai patienté quelques secondes, le temps qu'elle puisse les regarder avant de me rhabiller, je ne cache pas que j'étais gêné. Je me suis installé sur la chaise avant de reprendre mes explications.

- Toutes ses blessures, on été soigner par cette femme en question, je suis en quelque sorte un habitué des lieux. Mes blessures, on été causé en partie par des chiens de la meute, mais également en essayant de fuir plusieurs hordes d'infecter. J'ai eu la chance de survivre, et je dois la vie à cette femme.

Je venais de lui expliquer la quasi-totalité, bien que j'ai dû oublier deux voir trois détails sans réelle importance. Sans dire un mot, je tentais de lui faire comprendre qu'elle fallait qu'elle mange un truc, le plateau était toujours intact et je ne pouvais pas la laisser sans manger.

- Vous êtes certaine de ne rien vouloir avalé ?


 


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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Mar 3 Avr - 13:09
Abigail Isolde
Abigail & Stéphane

Un peu de gentillesse dans un monde fini
Alors qu’Abigail ne pouvait détacher son regard de l’infirmière qu’elle trouvait tout à fait mignonne, elle écoutait d’une oreille les paroles de Stéphane. Cependant, quelque chose dans son ton indiquait qu’il était entrain de faire une action. Lorsqu’elle reposa enfin son attention sur son sauveur, elle pu constater qu’il se trouvait torse nu. Il présentait son dos recouvert de cicatrices, la chercheuse se sentait légèrement mal à l’aise de le voir agir de la sorte mais elle parvient à surmonter son mal aise pour se concentrer sur ses traînées de peau plus claires qui indiquait qu’il y avait eu une blessure grave. À cause des infectés dehors ou d’autres raisons ?

La réponse à sa question ne mit pas longtemps à arriver. Des chiens et des infectés. Abigail eut un froncement de sourcils, des infectés et pourtant il n’a pas l’air d’être différent. Elle pensa qu’elle devrait sûrement en savoir plus sur lui, il pourrait certainement l’aider à trouver ce remède qu’elle cherche tant à trouver.

- C’est vraiment gentil à cette femme de l’avoir fait. Vous auriez pu être infecté et l’infecter par la même occasion dans une certaine situation...

Abigail haussa les épaules et détourna le regard comme si de rien n’était, comme si elle n’avait pas vu qu’il essayait de lui faire avaler quelque chose qui se trouvait dans le plateau. Elle n’avait pas envie de manger, quelque chose dans sa gorge l’empêchait de faire passer quoi que ce soit alors que son ventre se tordait. Elle soupira longuement quand les gestes silencieux devinrent des paroles. Elle se tournait vers lui avec un large sourire sur les lèvres.

- Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que je ne peux pas. J’ai l’impression d’avoir quelque chose dans la gorge qui m’empêche d’avaler quoi que ce soit, dit-elle en haussant les épaules, je pense que si j’attends un peu, ça pourrait aller mieux mais pas pour le moment. En tout cas, si vous voulez quelque chose, vous, vous pouvez vous servir.


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