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Une Sortie Sans Autorisation - Soo-Yun et Abigail

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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Dim 18 Fév - 12:50
Abigail Isolde
Abigail & Soo-Yun

Une Sortie Sans Autorisation
BOUM BOUM.

Abigail, mêlant frayeur et surprise, sursauta et fit volte-face. Derrière leur vitre de plexiglas renforcé, les infectés, mis à la disposition des scientifiques pour l’expérimentation, frappaient de toutes leurs forces, hurlant en direction de la jeune femme. Bien qu’elle fût protégée, la peur lui tordait tout de même l’estomac. Gardant sa main sur le bureau en verre, elle laissait son regard vabagonder sur ces pauvres créatures. Le reflet de la lumière sur le plexiglas cachait une partie de leur visage décomposé, comme pour voiler l’horreur de cette fin du monde.
Bien que cela faisait un petit moment qu’elle cohabitait avec eux, elle n’arrivait pas à se faire à leur présence. La femme abandonna ses rapports pour s’approcher d’eux d’un pas peu rassuré. Lorsqu’elle arrivât à un mètre de la vitre de protection, elle s’arrêta, croisant les bras. Durant cette contemplation, elle en remarqua un, assis dans un angle de la cage illuminée en vert, semblant grignoter quelque chose. Silencieusement, elle l’observait longuement. Qu’est-ce qu’il pouvait donc manger ? Personne ne lui avait rien donné. Enfin, elle ne croit pas. Avec un peu plus d’attention, elle remarqua une queue qui pendait, une queue de rat.

- Beurk… Comment il a eût ça lui ?

Brusquement, il se tourna vers elle. Abigail fut frappé de plein fouet par son regard vide, ses lèvres et ses dents ensanglantées. La chercheuse fit quelques pas en arrière, la main sur le cœur battant, manquant de fuir de sa poitrine. Cette position accroupie, tournée vers elle, lui rappelait une horde de souvenirs virulents, plus douloureux et sadiques les uns que les autres.
Comme prise d’une fièvre ardente et de vertige, elle mit une main sur son front et se tînt à la vitre de plexiglas avec son autre main. Les battements  de son cœur frappaient ses tempes avec violence, se mêlant aux coups des infectés contre la vitre.

Je suis tellement désolée maman, je regrette ce que j’ai dis. Je donnerais tout pour que tu restes en vie.


Le souvenir de sa mère mourante dans ses bras était encore bien trop frais pour tourner la page. Lorsqu’elle leva les yeux, elle recula de quelques pas en hurlant. Bouche ouverte, collée contre la vitre, la langue se baladant sur le plexiglas, étalant une salive infecte dessus, un infectés tentaient de faire d’elle son repas.

- Non...

Abigail retira ses lunettes pour les mettre dans les boîtes de protection et enleva sa blouse blanche pour la ranger dans son armoire. Elle devait y aller, elle en avait besoin.
Elle sortit de la pièce, éteignit la lumière et se mit à marcher dans les couloirs. Son pas était très rapide et déterminé, ses cheveux attachés en queue de cheval faisaient le pendule, frottant la veste de son tailleur violet. Ses iris passaient d’une personne à une autre quand elle passait à côté d’elle. De gêne et d’inquiétude, elle se tordait les doigts pour tenter de s’apaiser.

Pourquoi un tel mal être ? Pourquoi se sent-elle si mal d’un coup ?

Elle voulait sortir. Elle voulait sortir mais elle n’avait pas l’autorisation de la part du Conseil. Néanmoins, elle avait besoin de la voir, elle avait besoin de se réconforter. Certes, des infectés traînaient dans les rues mais ce n’était pas grave, elle pouvait s’en sortir. Elle en était sûre. Enfin, peut-être.

Abigail fixait la porte de sortie devant elle. Elle y était presque. Elle y était presque, il lui restait juste quelque pas à faire pour être libérée. Son cœur battait de plus en plus fort à chaque nouveau pas, son ventre se nouait de plus en plus, ses doigts étaient de plus en plus torturés. Machinalement, elle porta la main à son buste pour trouver ses armes. Heureusement, elle était protégée et sa mère ne vivait pas très loin, elle ne risquerait pas grand chose… N’est-ce pas ?

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Soo-Yun
Rescapé
Localisation : Dans ses quartiers.
Dim 18 Fév - 18:29
Soo-Yun
 
Sortie sans autorisation

- Hmm.. Mariah Carey.

- Non, morte.

- Mark Zuckerberg ?

- Pourquoi pas..

- Justin Bieber.

- Définitivement mort, depuis le temps.

Greedy s’esclaffa de bon cœur. Secouant la tête, son large sourire ne le quittait pas tandis que les deux soldats rentraient à la base, croisant quelques autres militaires qui, eux, en sortaient. Ce petit jeu était simple et ne dérangeait pas spécialement Soo-Yun puisqu'il ne la forçait pas à trop réfléchir. Un nom, un petit instant de réflexion quant à savoir s'il était encore de ce monde et en bonne santé, une réponse. Rien de plus simple. Cela pouvait parfois sembler irrespectueux mais au moins ça passait le temps. Le fusil de précision de la franco-coréenne en bandoulière dont elle tenait la lanière d'une main, l'autre restait ballante. Greedy lui tenait encore fermement son Famas même si la sécurité avait été enclenchée depuis leur arrivée en terrain connu et sûr.

La canadien laissa planer un blanc, réalisant vite que s'il ne parlait pas, Soo-Yun ne le ferait pas non plus. Il enchaîna.

- Passons aux français. Hm.. Le type qui chante les lacs du Connemarra.

- Michel Sardou ? Non, j'en doute.

- Hm. Booba ?

- Qui ? demanda-t-elle.

- Le rappeur, Booba. rétorqua-t-il en approchant de la porte du complexe, Mais si, Booba. Celui qui disait.. J'en sais rien en fait.

- Je vais supposer qu'il est mort.

Greedy lui proposa juste après de lui faire écouter, un jour, proposition que la femme déclina en poussant la porte, seulement pour tomber nez à nez avec une civile qui lui était inconnue. Une rousse, peut-être la femme d'un des soldats en faction dans le centre de recherches, ou l'un des scientifiques. Toujours était-il qu'elle s'apprêtait clairement à sortir, Soo-Yun ayant faillit la percuter en ouvrant la porte. La militaire regarda derrière la rousse, cherchant une éventuelle escorte.

- Vous devriez attendre votre escorte avant de sortir, madame...? lui conseilla-t-elle sans terminer, comme elle ne connaissait pas le nom de cette femme.

Même s'il y avait quelques gardes dehors, elle n'avait repéré aucun soldat clairement dans l'attente d'un civil à escorter dieu sait où, et la dernière chose dont ils avaient besoin en ce moment c'était d'envoyer une équipe de rechercher risquer sa peau pour une inconsciente.
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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Mar 20 Fév - 9:46
Abigail Isolde
Abigail & Soo-Yun

Une Sortie Sans Autorisation
Déterminée à voir ce qu’il restait de sa mère, Abigail épiait les environs. La plupart des personnes ne prenait même pas compte de sa présence. Ce qui était un énorme poids en moins pour la chercheuse dont les doigts étaient maintenant rouges à force de les torturer. Alors qu’elle se rapprochait de plus en plus de son but ultime – la porte, Abigail du faire volte-face subitement, le cœur battant, la sueur perlant dans son dos. Elle avait entendu une personne hurler «Halte». Par chance, ce n’était pas pour elle. Elle prit une grande respiration de soulagement et fit demi-tour. Mais une nouvelle fois, elle fut bloquée par une porte s’ouvrant. Il fallut de (très) peu pour qu’elle se la prît. Face à elle, une jeune femme, une militaire sans doute. Abigail était là, figée comme une statut, seul son cœur continuait ses activités.

- Vous devriez attendre une escorte avant de sortir, madame… ?

- Isolde, Madame Isolde, dit-elle enfin après une poignée de seconde de silence.

Par timidité et grande gêne, elle ne tendit pas la main pour la saluer mais se contenta de baisser les yeux au sol. Grillée. Elle s’était faite grillée. Elle avait tellement espérée que tout se passât bien mais rien ne fût comme prévu.

- Je...

Abigail se trouvait dans un moment bien cocasse à présent, elle allait devoir redoubler de stratégie pour qu’on la laissât sortir. Bien qu’elle sût au fond d’elle, qu’elle ne risquerait pas de la laisser sortir tranquillement.

- J’ai quelque chose à faire dehors de très important, il faut que je sorte, je ne peux pas rester là, balança la chercheuse d’un trait.

Elle aurait donné l’impression qu’elle n’eût pas respirer durant sa phrase. La tentation, en son sein, était tellement forte qu’elle ne parvenait pas à articuler correctement le moindre mot sans devoir remplir ses poumons à la limite de leur capacité. Malgré l’absence de relation avec Soo-Yun, elle savait pertinemment qu’elle ne le laisserait pas sortir. Aussi Abigail lui sourit et recula d’un pas en direction de la porte de sortir, visiblement mal à l’aise.

- Hum, je suis vraiment désolée... Commença-t-elle, le regard fuyant avant de le poser de manière définitive sur celui de Soo-Yun, Je ne voudrais pas vous empêcher de continuer vos activités, qu’elles quelles soient mais il faut que j’y aille maintenant.

Des explications ? Non, ça ne servait à rien d’en faire. Elle savait qu’aucune ne serait suffisamment recevable pour qu’on la laissât sortir. Elle sourit tristement à Soo-Yun, ses yeux exprimant exclusivement des sincères excuses et de la profonde tristesse. Abigail n’était pas dupe, elle savait qu’en sortant elle risquait soit de se faire infecter soit de mourir mais pour sa santé mentale, elle avait besoin d’aller voir sa mère.
Après un léger salut de la tête, elle tourna lentement le dos à Soo-Yun, s’immobilisa le temps de reprendre une respiration pour se détendre et reprit sa marche vers la porte de sortie.

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Soo-Yun
Rescapé
Localisation : Dans ses quartiers.
Mar 20 Fév - 22:06
Soo-Yun
 
Sortie sans autorisation.

Dans un premier temps, Soo-Yun et Greedy avaient échangés un regard. Sans dire un mot, ils s'étaient sans aucun doutes compris, tout autant qu'ils avaient vu clair dans le jeu de cette femme face à eux. Pendant plusieurs secondes la rousse avait eu l'air de chercher ses mots, de chercher à se dédouaner de sa situation. Comme une gamine prise la main dans le sac en somme. Le prétexte bien trop vague pour être valable de la civile n'était même pas convainquant à l'entente. Greedy avait esquissé un maigre sourire. Aucun des deux soldats ne savait ce qu'elle voulait faire dehors mais ça n'avait clairement rien d'important, en tout cas pas aux yeux de la base du centre de recherches. Telle était la raison pour laquelle il n'y avait pas une petite équipe pour l'escorter, pas même ne serait-ce qu'un homme.

Au moment où la civile se détourna de ses interlocuteurs après de maigres excuses; la tireuse d'élite la regarda tout simplement passer en se diriger vers la porte qui n'était même pas à un mètre et demi d'eux.

- Elle va y passer si elle y va toute seule.. s'inquiéta Greedy à voix basse, cela se sentait dans le ton de sa voix pourtant habituellement si jovial.

- Vous allez mourir si vous sortez seule, madame Isolde. annonça Soo-Yun à voix haute, très clairement.

Greedy sembla alors vouloir exprimer son désaccord quant au fait de le lui dire aussi froidement mais ne dit rien, interrompu par la reprise de la militaire.

- Je voudrais éviter ça, si possible. Pour éviter ça, il faudrait que je vous dénonce et vous mette en détention pour sortie non autorisée, je n'ai pas envie de faire ça. Je pourrais vous accompagner, mais pour ça j'aimerais savoir pourquoi nous sortons et pourquoi je vais risquer ma vie et celle de mon camarade ici présent. S'il vous plait. dit-elle d'un ton très solennel, presque machinal.

- Ah donc je suis d'office impliqué là-dedans ? s'indigna faussement Greedy qui devait de toutes manières déjà avoir prévu de la suivre quoi que Soo-Yun fasse.

- Bien évidemment.

- Ah.

Soo-Yun appuyait son regard vers la rousse, ajustant brièvement ses lunettes rondes dépourvues de verres en calant correctement les branches sous son bonnet.
Elle espérait que la femme soit coopérative, Soo-Yun avait beau détester cette idée, elle serait bien obligée de retenir la civile si jamais la raison de cette sortie soit disant importante n'était pas recevable..
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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Lun 26 Fév - 11:44
Abigail Isolde
Abigail & Soo-Yun

Une Sortie Sans Autorisation
- Vous allez mourir si vous sortez seule, madame Isolde,  entendit-elle dire dans son dos.

Abigail savait très bien ce qu’elle risquait en sortant de ces lieux sécurisés. Elle savait que, de l’autre côté de ces portes protectrices, des infectés l’attendaient, se baladant dans les rues détruites par les bombardements. Pourtant, cela ne suffisait pas à la décourager. Au contraire, la dernière scène de sa mère vivante lui revenait en tête sous forme de boucle, ce qui faisait augmenter l’adrénaline et l’obligeait, l’ordonnait, la poussait à sortir se recueillir sur ses cendres. Elle voulait absolument sortir. Malgré la mise en garde de Soo-Yun, Abigail continuait à s’avancer vers la sortir.

La chercheuse rousse allait enfin pouvoir sortir, il lui suffisait de tendre le bras, quand elle entendit, à nouveau, la voix de la militaire la rappela à l’ordre. Elle se figea alors que la voix de Soo-Yun résonnait dans sa tête, un frisson parcourut son échine avant qu’elle ne tournât vers eux, lentement. Machinalement, elle secoua la tête de droite à gauche, les sourcils froncés, et s’approcha d’elle d’un pas rapide.

- Non certainement pas, vous ne pouvez pas venir avec moi, je ne peux pas vous laissez venir avec moi, ce n’est pas possible.

Stressée, elle regardait autour d’elle, espérant que personne ne les regardait. Son cœur battait si fort qu’elle avait presque peur qu’il ne sortît de sa poitrine. Abigail posa son regard sur Soo-Yun et son partenaire à nouveau. Elle ne savait pas comment se comporter. Ce qu’elle voulait faire était très important à ses yeux mais sûrement pas aux regards de quelqu’un d’autre. Oui, c’était même une certitude. Son cerveau carburait à toute vitesse : elle devait sortir mais ils ne devaient surtout pas la suivre. S’il venait à leur arriver quelque chose, Abigail se sentirait tellement mal dans sa peau.

- Vous devrez rester ici, je ne voudrais pas risquer vos vies pour quelque chose qui, sans vouloir vous vexer, ne vous concerne pas, dit-elle la voix légèrement apeurée.

Discrètement, elle observa la porte de sortie. Elle se demandait si elle pouvait sortir plus tard en leur disant que, finalement, elle n’avait plus envie de sortir. Est-ce que ça pourrait marcher ? Elle contempla alors Soo-Yun, ne sachant pas comment se comporter face à cette personne qu’elle ne connaissait pas.

Que faire ?

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Soo-Yun
Rescapé
Localisation : Dans ses quartiers.
Ven 2 Mar - 10:38
Soo-Yun
 
Une sortie sans autorisation

Soo-Yun avait presque manqué de tourner instantanément les talons lorsque la civile lui avait formellement refusé de laisser les militaires l'accompagner. Pour elle, insister ne semblait dores et déjà plus utile. Les gens étaient ce qu'ils étaient, les êtres les plus imprévisibles que la Terre ait jamais porté. Le pire, pensait-elle, c'est que les humains contaminés étaient plus faciles à comprendre que leurs homologues en bonne santé. De très loin. Se nourrir, errer sans but. Avancer tout droit, changer de direction à l'audition d'un vague son, à la vision d'une hypothétique silhouette.. Mais les gens, eux, ils faisaient n'importe quoi, tout le temps.

Quelque part, ça l'ennuyait. Elle qui se trouvait si logique, si claire dans ses actes. Si juste, elle ne comprenait pas que l'on puisse vouloir donner sa vie ainsi, et que ça soit assez stupide pour refuser d'en informer des gens compétents et capable de lui donner une chance.

Mais en même temps et avec un peu de recul.. Elle comprenait, en fait. Il y avait quelque chose de bon dans les tendances imprévisibles des gens, parfois. Soo-Yun pensait que parfois on ne réfléchissait pas à nos actes parce que c'étaient des sentiments forts qui les guidaient. Elle avait vécu ça avec sa mère et sa sœur. Rester sur Paris avait été la pire erreur en terme de stratégie à l'époque et ce avant même la chute des bombes russes. Ma sa mère était trop attachée à ses souvenirs, mais aussi à l'espoir que son mari ne finisse par revenir saint et sauf, un jour. Tout découlait des sentiments.

En plus, ça se sentait que leur interlocutrice ne se sentait pas bien, elle savait bien que c'était parfaitement malavisé que de sortir seule. Peut-être hésitait-elle encore finalement. Greedy n'en disait rien pour le moment, la militaire se demandait à quoi il pouvait bien penser de son côté. C'était un homme bon alors il devait essayer de trouver une solution. C'est la franco-coréenne qui en trouva une la première. Elle poussa un petit soupir de résignation avant de s'exprimer.

- Je vois. Bon. Vous savez, les gardes dehors, parce qu'il y en a.. Ils ne vous auraient jamais laissé franchir le périmètre de sécurité. Ils sont déjà assez à cran avec tous les infectés autour du bâtiment, ils ne veulent pas jouer les nounou pour des civils rebelles. dit-elle.

- Et la sanction que vous encourrez pour ça, mazette. se permit d'ajouter Greedy.

Il n'avait pas tord non plus. Pire que celle qu'elle aurait reçue pour avoir juste essayé de sortir, si madame Isolde s'était bel et bien retrouvée dehors et faite arrêter par les gardes extérieurs, la pauvre n'aurait plus vu la lumière du jour pendant plusieurs mois. Peut-être qu'on aurait même décidé de ne plus la laisser seule un seul instant dans le centre. Un militaire toujours derrière elle, quelque chose du genre.

La tireuse d'élite la regarda d'un air légèrement compatissant, son visage perdant son éternelle expression neutre. Toujours pas la moindre idée de ce qui motivait cette femme, ça n'en demeurait pas moins important pour elle. Peut-être y avait-il un rapport familial. Peut-être avait-elle reprit contact avec son mari, un enfant, un cousin, un parent. Tout était possible, l'Espoir était équipé de radios performantes.. La militaire savait que si son père venait miraculeusement à refaire surface, elle remuerait ciel et terre pour le rejoindre, qu'il soit à Paris ou n'importe-où ailleurs.  

- Vous êtes.. Médecin ? Scientifique ? C'est toujours très risqué mais, on pourra se faire passer pour votre escorte. C'est le seul moyen de sortir pour un civil. Dites que.. Trouvez quelque chose qu'un garde fatigué et qui s'en fiche totalement de ce que vous dites pourrait gober sans poser de questions.

Greedy ricana brièvement à cette description des gardes, mais c'était vrai. La plupart n'avait rien à faire des sorties, tant que ça semblait vraisemblable.
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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Dim 4 Mar - 14:21
Abigail Isolde
Abigail & Soo-Yun

Une Sortie Sans Autorisation
Est-ce qu’elle aurait aimé que la militaire et son copain abandonne l’idée de la suivre dans cette aventure ? Oui, elle aurait aimé. Abigail aurait aimé qu’ils tournassent les talons pour s’en aller faire leurs occupations, qu’elles quelles soient, loin d’elle. Mais il semblerait que Soo-Yun soit plus têtue que la chercheuse eût le malheur de penser. Dans son esprit, l’espoir de revoir sa mère s’envola, brûla comme son corps le jour où elle était rentré chez elle. Elle se rappela le moment où elle avait gravé les initiales de sa mère avec la date de naissance et la date de mort dans ce grand arbre au fond du jardin.

Alors qu’elle allait finalement abandonner cette idée de sortir maintenant pour ne revenir que dans quelques temps, la jeune femme qui se trouvait face à Abigail poussa un soupir. Un soupir qui voulait tout dire. Intriguée, la chercheuse fronça les sourcils et la contempla en silence alors qu’elle entama la parole. La chercheuse baissa les yeux au sol. Oui, oui elle savait tout ça mais pourtant ça ne l’empêchait pas de vouloir sortir voir la «tombe» de sa mère et, peut-être même, ramener un cadre photo. Quelle idiote elle faisait d’oublier d’en prendre un quand elle avait pu.

- Je le sais tout ça. Je le sais déjà.

Je le sais déjà mais j’ai besoin de soir. J’ai quand même réussit à me débrouiller toute seule jusqu’à ce que je rejoigne le groupe de l’Espoir et puis c’est juste à côté, je ne prendrais pas longtemps et je serais discrète, j’ai des armes sur moi pour me défendre, termina-t-elle dans son esprit, en silence. Elle savait que si elle sortait sans autorisation, elle allait avoir une sacré sanction mais elle pensait que le Conseil ne lui donnerait pas l’accord pour aller se reposer sur la tombe à sa mère décédée. Il ne fallait certainement pas sortir pour si peu.

Lorsqu’elle redressa la tête, elle vit ce regard compatissant sur elle. Un regard qui la dérangeait plus que tout. Le bras gauche le long du corps, elle vient presser son épaule de la main droite, tentant, tant bien que mal, de faire passer ce mal être qui l’avait si soudainement envahit.

- Vous êtes.. Médecin ? Scientifique ? C'est toujours très risqué mais, on pourra se faire passer pour votre escorte. C'est le seul moyen de sortir pour un civil. Dites que.. Trouvez quelque chose qu'un garde fatigué et qui s'en fiche totalement de ce que vous dites pourrait gober sans poser de questions.

- Quoi ? Non, non, non, non, non, non, certainement pas. Il est hors de questions que vous m’accompagnez ! Vous n’avez certainement pas le droit de risquer votre vie pour quelque chose d’aussi futile et personnel…

Lentement, Abigail se tournait pour regarder les portes de sortie qui étaient sir proche et pourtant si loin. Elle secoua négativement la tête tout en faisant à nouveau face aux deux militaires.

- Non, je peux pas, je suis désolée. Vous ne pouvez pas m’accompagner, vous êtes deux jeunes personnes encore en vie et en bonne santé, vous pouvez peut-être changer le monde. Je ne comptais pas faire quelque chose d’exceptionnel.

Abigail gardait un moment le silence, laissant le doute planer en elle : était-il judicieux de dire ce qu’elle comptait vraiment faire ou pas ? S’ils étaient tous les deux au courant et qu’ils l’accompagnaient quand même, Abigail ne pourrait pas se sentir responsable s’il leur arrivait quelque chose : comme lors d’un contrat entre patient et médecin, lorsque le patient était au courant de ce qu’il allait se passer, le médecin n’avait plus toutes les responsabilités.

- Je ne vais pas faire quelque chose d’exceptionnel, ma mère est morte à cause de ces choses qui rôdent dehors et je commence à devenir folle de rester tout le temps enfermée. Je voulais juste sortir me recueillir sur sa tombe, prendre une photo d’elle pour me remotiver lorsque je travaille et, éventuellement, au passage, tenter de trouver des choses qui pourrait nous être utile comme des munitions ou des médicaments, dit-elle à voix basse pour qu’eux seuls l’entende, voilà pourquoi vous ne pouvez pas m’accompagner, c’est stupide de risquer votre vie pour si peu alors que vous pouvez faire tellement plus en étant vivant.

Le regard d’Abigail présentait principalement de la tristesse et de la supplication. Maintenant, ils savaient. Elle allait sortir qu’ils le voulussent ou non, s’ils la suivaient, ils n’étaient seuls responsables de leurs actes.

- Maintenant, vous êtes au courant.

Sur ces dernières paroles, elle tourna les talons.

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Soo-Yun
Rescapé
Localisation : Dans ses quartiers.
Jeu 8 Mar - 0:35
Soo-Yun
 
Une sortie sans autorisation

Au moins elle ne se voilait pas la face, cette femme. Soo-Yun se demandait si elle n’était pas en pleine dépression ou pire. Elle n’était pas psy, mais elle n’était pas aveugle, beaucoup commençaient à avoir le plus grand mal à vivre sept jours sur sept et vingt quatre heures sur vingt quatre dans le centre. Les civils surtout, les scientifiques et les familles de soldats assez chanceuses pour avoir été acceptées au sein du complexe. Incapables ou presque de sortir, des journées entières passées entre ces murs souterrains, blancs et impersonnels, peu accueillants. Même si c’était peut-être l’endroit le plus sûr de la capitale, certains ici donneraient beaucoup pour le quitter et trouver quelque chose d’autre. Beaucoup commençaient ironiquement à désespérer. Peut-être qu’Isolde aussi, il leur fallait une raison de sortir, n’importe laquelle, bonne ou mauvaise, censée ou non. Soo-Yun comprenait, c’était pour cela qu’elle était le plus possible en extérieur. Pour qu’une fois de retour à l’intérieur, elle prenne conscience de la chance qu’elle avait d’avoir un lieu aussi sûr en ces temps troublés.

Malgré tout, la femme continua dans un premier temps de se braquer, de refuser de se laisser accompagner par les soldats face à elle. Ces derniers échangèrent un bref regard, aussi, lorsque la rousse les qualifia de jeunes. Il venait d’avoir quarante ans, et elle en avait trente-neuf. Au final, ce n’était effectivement pas très vieux, mais à leur époque c’était presque le retour au moyen-âge. Il n’y avait plus beaucoup de vieillards, ce qui voulait dire que quelque part, ils étaient relativement vieux. Cela avait amusé Greedy, mais pas Soo-Yun. Elle savait seulement  que si elle ne lui avait pas lancé ce regard, elle se serait prise un coup de coude dans le bras. L’instant suivant, leur interlocutrice reprit la parole. Désormais, elle expliquait la raison de sa tentative de sortie. La franco-coréenne avait vu juste concernant le confinement. Difficile de lui en vouloir, mais ce qui retint surtout son attention était sa mère. Le côté affectif, sentimental, ça aussi elle l’avait plus ou moins deviné.

Soo-Yun était plus que compréhensive concernant la photo qu’elle voulait récupérer. Elle pensa aux lunettes de sa jeune soeur décédée qu’elle portait sur son nez depuis sa disparition. Cela la piqua au vif, repenser à Marie, à sa mère. Elle ne les oubliait pas, mais la situations de la civile face à eux, similaire à la sienne lui firent remonter des souvenirs amers. Elle s’en était retournée, Greedy lui avait immédiatement emboîté le pas.

- Vous savez nous les militaires on est un peu là pour maintenir les scientifiques en vie alors.. On vous babysit quand vous faites des conneries, en gros ! lança Greedy en réponse à ce qu’elle avait dit.

Il se tourna ensuite à moitié vers Soo-Yun encore pensive, le regard du canadien la ramena à la réalité et elle fit de même. Quelques secondes plus tard, ils étaient dehors. La femme plissa les yeux, malgré le fait qu’ils revenaient de mission, ses yeux s’étaient déjà habitués à la lumière artificielle du complexe. Un soldat les interpella. Un coup de feu atténué par un suppresseur retentit presqu’aussitôt. Le soldat sembla surpris de revoir ceux qui venaient juste de rentrer déjà dehors.

- Transmission de dernière minute. On escorte madame.. Isolde, ici présente, vers son ancien lieu de travail qui pourrait contenir des données utiles sur le vaccin. On a plus beaucoup d’heures de jour devant nous alors on va essayer de se dépêcher, merci de ne pas interférer. rétorqua Soo-Yun de sa voix la plus convaincante, mais aussi d’un extrême tranchant.

L’homme comprit qu’il ne valait mieux pas interférer, justement. En plus de ça Soo-Yun avait sorti le mot qu’il fallait pour calmer les gardes. Vaccin. Ce mot, les soldats n’y croyaient plus, pour eux il n’y aurait jamais aucun vaccin et ils considéraient ça comme un passe-temps  pour les scientifiques, pour qu’ils ne se suicident pas tous jusqu’au dernier en réalisant qu’ils étaient tous baisés.

L’autorisation tomba, les deux soldats étaient libres de partir avec leur V.I.P. Au bout de quelques mètres, Greedy pivota pour observer les soldats qui gardaient le complexe, il choisit d’attendre de dépasser le cadavre encore “ frais “ du contaminé abattu par les gardes pour parler.

- Bon eh bien.. On vous suit, miss. Vous éloignez pas trop.. Vous n’êtes pas sortie depuis combien de temps, au juste ?

De son côté, Soo-Yun demeurait silencieuse, son fusil dans le dos, elle avait dégainé son arme de poing pour parer à toute éventualité.

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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Mar 3 Avr - 14:11
Abigail Isolde
Abigail & Soo-Yun

Une Sortie Sans Autorisation
- Je ne vous demande pas de faire ça pour moi. Répondit Abigail à Greedy alors qu’elle s’approchait de la porte.

Elle ne prit pas la peine de se retourner pour les observer. Elle ne voulait pas le faire par manque de politesse mais parce qu’elle ne voulait pas prendre le risque de changer d’avis en les voyant. La chercheuse ne se trouvait qu’à quelques centimètres de la porte. Elle n’eût pas le temps de comprendre ce qu’il se passait qu’elle se trouvait dehors en compagnie des deux soldats avec qui elle parlait plus tôt.

- Qu’est-ce que vous faites ? dit-elle en s’arrêtant pour les observer.

Elle allait les sermonner quand elle fut stopper dans son élan par un soldat. Il venait les interpeller. Abigail sursauta en attendant un coup de feu et elle posa le regard sur le soldat. Son cœur tentait de s’enfuir de sa poitrine, elle était tellement paralysée qu’elle ne parvenait même pas à faire vibrer ses cordes vocales pour discuter. Heureusement pour elle, la scientifique pût faire confiance à Soo-Yun qui prenait la situation en main. Abigail ne put se contenter que d’un hochement de tête face aux paroles de la militaire, elle ne savait pas quoi dire, d’autant plus qu’elle n’était pas du tout une bonne menteuse en plus de ça.

La jeune femme rousse suivait les deux militaires, en silence, elle savait que si elle ouvrait la bouche, les ennuis arriveraient plus vite que les bonnes nouvelles. Elle était tout de même surprise de voir qu’ils avaient eu l’autorisation aussi facilement. Alors qu’elle marchait la tête baissée, elle ne put s’empêcher de voir le contaminé qui venait de se faire descendre. Elle fronça les sourcils avant de lever les yeux vers ses comparses, plus précisément vers Greedy qui lui parlât.

- C’est la première fois que je sors depuis que je suis arrivée dans l’Espoir… C’est…. Ça me fait quelque chose d’étrange de ressortir, je ne pensais pas que le monde était autant en ruine. La dernière fois que je l’ai vu, les rues étaient encore propre...

Alors qu’ils marchaient en direction de l’Avenue Sainte-Marie, Abigail avait le cerveau en ébullition. Elle fronça les sourcils, sans s’arrêter de marcher pour ne pas perdre de temps, elle leur demanda :

- Pourquoi ? Pourquoi est-ce que vous avez tellement tenu à m’aider comme ça ? Je vous avais pourtant dis que je ne voulais pas que vous me suiviez…

Dans sa voix, on pouvait clairement discerner qu’elle était très inquiète de ce qu’il pouvait arriver aux deux personnes qui se trouvait à ses côtés plus qu’autre chose. Qu’elle se fît attaquer par une horde d’infectés lorsqu’elle se trouvait seule e la dérangeait pas mais le fait de se trouver avec d’autres personnes, au risque de mettre leur vie en danger l’effrayer un peu plus.

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Soo-Yun
Rescapé
Localisation : Dans ses quartiers.
Jeu 5 Avr - 10:55
Soo-Yun
 
Sortie sans Autorisation

Le fait que la scientifique ne soit pas sortie du centre de recherches depuis à peu près le début de l’épidémie ne choqua pas Soo-Yun, Greedy non plus. La plupart des civils du centre devaient globalement leur salut à leur proximité avec le centre. Au pire, ils avaient passé une semaine dans leur domicile avant de sortir une, deux journées tout au plus et de tomber sur des militaires. Ces derniers n’avaient généralement pas eu autant de chance. Ou alors avaient décidé de ne pas en avoir. Il suffisait de connaître l’histoire de Soo-Yun, que peu de gens connaissaient en fin de compte, elle qui avait passé les premiers mois, presque la première année loin de toute institution militaire avec sa mère et sa soeur avant que ces dernières ne meurent. Cela avait été un choix, Greedy lui avait probablement rejoint le centre assez vite à partir de l’ambassade canadienne. Toujours était-il que, pour ces deux là, les rues propres ils ne les avaient plus vues depuis bien longtemps. Cependant le souvenir de ces rues demeurait tenace. Vestiges d’un passé plus heureux et florissant.

Soo-Yun n’en dit absolument rien, alors que Greedy se contenta de marmonner un bref ” D’accord.. “ à la rousse. Celle-ci reprit la parole assez vite d’ailleurs. Elle ne démordait pas sur le sujet de leur décision quant à la suivre dans les ruines de la capitale. Elle semblait être une bonne personne, pas du genre à tout vouloir faire toute seule parce qu’elle était forte et qu’elle n’avait soit disant besoin de personne, non, son attitude laissait voir qu’elle n’était pas ainsi. Elle s’était déjà expliquée précédemment, elle avait seulement envie de n’emmener personne dans son hypothétique chute. Les deux soldats étaient concrètement venus dans l’idée d’éviter cette chute, après tout c’était leur mission depuis le début même si certains semblaient l’avoir oubliée, protéger les scientifiques le temps qu’ils ne trouvent un remède. C’est le bon fond de cette femme qui poussa Soo-Yun à répondre après quelques secondes de calme.

- A quoi serviraient les militaires si on vous laissait sortir tranquillement à chaque fois que vous le vouliez ? Vous n’êtes pas la première à vouloir sortir, vous ne serez probablement pas la dernière.. Certains scientifiques et civils ont eu ce qu’ils voulaient, ils sont sortis sans prévenir personne et la plupart de ceux qui ont réussi à tromper la vigilance des gardes ne sont jamais rentrés. elle pivota à moitié vers son interlocutrice tout en marchant lui adressant un regard, Et puis, vous avez l’air de vous faire du soucis pour les soldats, ça change, de la part d’une scientifique. On ne peut pas dire que l’entente soit toujours mutuelle. Pour une fois que l’escorte s’annonce cordiale.

Greedy gloussa.

- Elle ressemble à un androïde sur beaucoup de points mais vous y trompez pas, miss, il y a un coeur qui bât la dessous ! Un coeur tendre comme du chocolat Jeff de Bruges. Oh bordel, c’que ça m’manque..

Soo-Yun aurait bien répliqué qu’il n’avait pas l’air d’avoir un cerveau, mais qu’au fond il en avait bel et bien un, mais au lieu de ça la militaire ouvrit les yeux et surtout les oreilles. Il lui avait semblé entendre quelque chose un peu plus loin, pas un contaminé, autre chose. Quelque chose de vif, inhabituel si proche du centre de recherches. Les survivants évitaient ce coin là par peur d’y croiser des militaires, comme si c’étaient eux la vraie menace. Soudain, bondissant hors d’une ruelle et traversant la rue en courant assez rapidement pour disparaître derrière une ligne de véhicules garés et à sec depuis des années, un grand chien assez maigre. Probablement un labrador, Soo-Yun n’y connaissait rien aux chiens et préférait de toute manière les chats. L’animal était là juste derrière la dernière voiture et grognait contre quelque chose qui le suivait. L’infecté émergea à sa suite, lentement, claudiquant lamentablement vers la bête, n’ayant pas vu les survivants.

- On ne va pas gaspiller une balle pour un ch-

Mais si, Greedy se servit de son pistolet équipé d’un suppresseur et abattit l’infecté de non pas une, mais deux balles, ayant manqué le premier tir. Soo-Yun haussa les épaules.

- Évitons au moins de trop approcher du chien, à vivre dehors sa gueule doit être une mine de bactéries et de maladies.

Malgré ça, l’animal n’avait pas bougé mais avait au moins cessé de grogner contre l’infecté désormais décédé pour de bon.

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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Ven 11 Mai - 12:25
Abigail Isolde
Abigail & Soo-Yun

Une Sortie Sans Autorisation
Elle était là, debout et droite devant eux. Abigail ne savait pas ce qu’elle attendait : qu’ils fissent demi-tour en la laissant ou qu’ils ordonnassent de faire marche arrière et de tous rentrer dans le complexe. Aucunes de ses deux solutions pensées n’avaient l’air d’être en route. Paradoxalement, malgré le temps apocalyptique, un calme les englobait. Un calme qui donnait des frissons malsains à la scientifique. Ce fut Soo-Yun qui le brisa avec des paroles qu’Abigail buvait. La chercheuse baissait les yeux avant de suivre son interlocutrice du regard, croisant le sien. Quand elle eût finit de parler, ce fut au tour de Greedy de prendre la relève. Sans pourvoir mettre le doigt sur la raison, Abigail eut un sourire attendrit et plein de gratitude pour ses deux partenaires.

Alors qu’elle se préparait à reprendre la route, elle fronçait les sourcils. Attentive, elle examinait l’environnement. Surprise, elle sursauta lorsqu’un chien déboula à grande vitesse devant eux, suivit d’un infecté. Abigail fit un pas en arrière et, instinct de survie prenant, elle dirigea sa main vers la crosse de sa arme à feu, recula d’un pas ou deux lentement. Elle ne voulait pas l’utiliser, le bruit pourrait attirer d’autres malades et ce n’était pas ce qu’elle voulait. Elle était de l’avis de Soo-Yun mais pas Greedy, Abigail se retient de s’emporter. Elle ne dit rien et lâcha enfin la crosse de son arme à feu.

Abigail regardait Soo-Yun et hocha la tête, en accord avec ce qu’elle disait. Rapidement, elle leur proposa de reprendre la route.

- Puisque vous voulez absolument me suivre, autant qu’on ne perde pas de temps. Moins de temps on perdra, plus rapidement on sera de retour, plus rapidement on sera en sécurité. On va à l’Avenue Sainte-Marie, informa-t-elle.

Elle entama la marche, veillant à ne pas trop s’approcher du chien. Après avoir fait quelques pas, elle se tournait vers eux et, précisément, vers Soo-Yun. Elle se mit à ses côtés.

- Si je me soucie tant des militaires contrairement aux autres scientifiques, c’est parce que je vois l’humain avant de voir le scientifiques ou le militaire. Nous sommes tous dans la même galère, ça ne sert à rien de se prendre la tête pour des bêtises quand on a des choses plus importantes à faire.

Abigail ne levait pas les yeux vers Soo-Yun, se contentant tout simplement d’avancer. Elle ne voulait pas la voir, elle en avait pas envie. Elle marchait mais elle restait tout de même attentive à tous les sons ou tout ce qui pouvait paraître anormal. La dernière fois qu’elle avait été dehors, les rues n’avait pas été aussi dangereuses, elle ne se sentait pas vraiment à l’aise, même en présence des deux militaires en guise de protection.


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Soo-Yun
Rescapé
Localisation : Dans ses quartiers.
Dim 13 Mai - 20:38
Soo-Yun
 
Sortie sans Autorisation.

 
Greedy remarqua sans peine le désaccord des deux femmes vis à vis de son tir pour sauver le cabot errant. Il plissa les yeux et écarta les bras, oscillant du regard entre les deux femmes puis vers le chien penaud derrière un tas d’ordures. Visiblement incompréhensif, un rictus inquisiteur s’était dessiné sur son visage.

- ‘Ttendez, vous allez vraiment laisser un pauvre chien dans la mouise comme ça ?

- Oui. S’il a survécu autant de temps tout seul il aurait très bien pu continuer aujourd’hui. Enfin bon, on s’en fiche, ne le touche pas. rétorqua Soo-Yun avec une certaine fermeté.

Greedy haussa les épaules et reprit sa marche aux côtés de cette dernière et d’Abigail non sans adresser un petit signe de main au chien qui restait là sans bouger. Il aurait pu jurer que le cabot remuait la queue, ce qui lui brisa le coeur de ne pas aller lui faire une petite caresse. La marche reprise, la scientifique indiqua que leur destination était l’avenue Sainte Marie. Ce n’était pas excessivement loin, mais tout de même. Il faudrait redoubler de prudence car sur le chemin de cette avenue se trouvait le bidonville. Un endroit immonde et peuplé de survivants souvent peu commodes. Soo-Yun avait entendu des rumeurs au sujet des cannibales, là-bas, mais rien qu’elle n’avait pu confirmer. De plus, la concentration d’infectés était assez forte.

De mémoire, Soo-Yun savait aussi qu’il y avait le château de Vincennes non loin de là, ce qui leur offrirait peut-être la chance de tomber sur une route sûre empruntée par les Humanistes lors de leurs sorties. La tireuse d’élite essayait de cartographier un chemin sécurisé silencieusement quand Abigail reprit la parole à son adresse. Elle mit sur pause son plan de route pour l’écouter. La femme semblait être une bonne personne, réellement. Les civils étaient souvent plus tranchés dans leur jugement des soldats, même certains scientifiques, le changement avait du bon.

- C’est vrai.. Même si le degré de galère diffère selon les gens. Prenez ceux qui vivent au centre de recherches et ceux.. Du métro par exemple, la Citadelle, certains sont plus enviables que d’autres. Enfin.. Merci de la considération, moi qui pensait que tous les scientifiques nous détestaient. Par contre, pour revenir sur notre destination..

Soo-Yun marqua une pause, réfléchissant intensément. D’ici peu, ils ne tarderaient pas à entrer en territoire très hostile.

- Cette avenue n’est pas à la porte d’à côté. Deux choix s’offrent à nous, des rues épargnées par les bombes mais peuplées de contaminés sur une route plus directe.. Ou un détour en empruntant des rues en ruines où la concentration de morts y est moindre. Avec notre nombre restreint nous pourrions tenter le chemin direct, mais le bidonville se trouvera à proximité, je ne sais pas si ces survivants sortent régulièrement ou non, mais il paraît qu’ils ne sont pas tendres. Le passage par les ruines sera plus difficile à pratiquer et il nous faudra plus de temps mais ce sera aussi plus sûr. Tout dépend de comment vous voulez la jouer.

- Faut aussi prendre en compte l’équipement, moi je suis bien, miss science a une arme aussi, mais on a pas assez de munitions pour trop faire de folies. A voir, moi je préfère bifurquer dans les ruines..

Greedy n’avait pas tort mais Soo-Yun préférait avoir l’avis de tout le monde. Celui de la civile armée avait tout autant d’importance. Il fallait se décider pendant qu’il était encore temps, bientôt ils ne pourraient plus faire marche arrière.

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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Jeu 5 Juil - 12:51
Abigail Isolde
Abigail & Soo-Yun

Une Sortie Sans Autorisation
Abigail gardait le silence alors que Soo-Yun parlait, par respect, elle écoutait tout ce qu’elle disait. Cela pourrait sembler complètement idiot mais elle trouvait que c’était agréable d’avoir une discussion calme à l’air frais alors que, elle, elle passait ses journées, seule, enfermée dans les laboratoires. À cette simple idée, elle se disait qu’elle aurait pu sortir plus souvent de ses microscopes pour aller se balader dans les couloirs au moins, faire de nouvelles connaissances. Elle levait ensuite les yeux vers sa partenaire de route. Dans son regard, on pouvait y lire une certaine forme de gratitude et de remerciement, accepter de la suivre jusqu'à chez elle pour une simple photo de famille. Abigail espérait quand même, en guise de remerciement, pouvoir trouver quelques informations ou indices supplémentaires sur la trouvaille de ce vaccin qui commençait à se faire pressant.

- Cette avenue n’est pas à la porte d’à côté. Deux choix s’offrent à nous, des rues épargnées par les bombes mais peuplées de contaminés sur une route plus directe.. Ou un détour en empruntant des rues en ruines où la concentration de morts y est moindre. Avec notre nombre restreint nous pourrions tenter le chemin direct, mais le bidonville se trouvera à proximité, je ne sais pas si ces survivants sortent régulièrement ou non, mais il paraît qu’ils ne sont pas tendres. Le passage par les ruines sera plus difficile à pratiquer et il nous faudra plus de temps mais ce sera aussi plus sûr. Tout dépend de comment vous voulez la jouer.

Abigail fronçait les sourcils en l’écoutant, c’était maintenant à son tour de réfléchir intensément au choix qui se proposait à elle : le bidonville ou les ruines. Elle lâcha un peu ses pensées pour écouter la proposition de Greedy. Après avoir pesé le pour et le contre, elle finit par annoncer sa décision :

- Je ne suis pas experte en stratégie mais je pense qu’il serait bien plus judicieux de passer par les ruines…

Abigail présenta Greedy de la main.

- Il n’a pas tort, on a pas de munitions illimitées et je pense que les survivants dans les bidonvilles seront mieux armés que nous… De plus, si on passe par les ruines, même si on a plus de munitions, on trouvera toujours des barres de fer ou toutes sortes de débris qui pourront nous servir d’armes dès lors on en aura besoin. Sans oublier le fait que si on est plus ou moins discret, on pourrait économiser des balles s'ils nous voient pas.

La scientifique les regardait l’un après l’autre pour tenter de déchiffrer leurs pensées. Elle savait qu’elle n’était pas la personne la plus intelligente sur cette Terre mais elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour tenter de prendre les décisions qu’elle pensait être les meilleures. Et les ruines semblaient en être une.

- Alors ? Demanda-t-elle hésitante.

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Soo-Yun
Rescapé
Localisation : Dans ses quartiers.
Lun 16 Juil - 18:33
Soo-Yun
 
Sortie sans Autorisation.

 

Concrètement, les dés étaient lancés, les cartes sur la table, les cerveaux de tous étaient en pleine ébullition. Il en valait tout simplement de leur survie, en réchapper avec de la chance était possible mais il la meilleure solution restait de planifier les choses et de mettre toutes les chances de leur côté. Tout pouvait aller très vite, une seule erreur, un faux pas et l’un d’entre eux pouvait ne pas revenir vivant. Aussi simple que ça, Soo-Yun n’avait pas peur, la militaire était courageuse. Elle savait que Greedy l’était aussi, et comme à la base elle cherchait à sortir seule du centre, Isolde se devait de l’être aussi. Du moins, juste assez pour le faire. Après, elle ne connaissait peut-être pas toutes les horreurs qu’il était possible de croiser là dehors. Au final, les infectés n’étaient pas forcément les pires.

Comme elle l’avait intérieurement parié, les deux autres préféraient se frotter aux ruines escarpées et dangereuses, aux infectés en surnombre sur un terrain branlant, instable, que de risquer de se faire remarquer par des êtres humains à la chair et au sang frais, capables de raisonner. Capable de répliquer efficacement, capables d’élaborer des stratégies complexes, mais aussi et surtout capables du pire, de la cruauté la plus extrême. Soo-Yun était tout de même soulagée. Il était plus simple, théoriquement, d’échapper à des contaminés simples d’esprits. Même s’ils n’abandonnaient jamais, ils étaient stupides comme pas deux. Les hommes, eux..

Soo-Yun hocha donc la tête. Leur trajet était plus ou moins défini. Les ruines, un trajet un peu plus long peut-être, mais virtuellement plus sûr, le comble serait vraiment d’y croiser des survivants belliqueux, mais ce n’était pas prêt d’arriver, ces zones étaient vides de choses utiles à trouver, sauf si l’on cherchait de la poussière.

- Alors c’est décidé, les ruines. Nous mettrons peut-être un peu plus de temps mais c’est préférable, compte tenu de ce que sont les survivants du bidonville.. Des animaux.

- Hey, t’es bien un robot, toi.. plaisanta Greedy.

La franco-coréenne ne rétorqua rien, préférant avancer, ouvrant la marche aux côtés de l’homme du groupe. La scientifique très proche derrière.

Très vite, après quelques rues, quelques angles et virages, le terrain devint plus accidenté, plus compliqué à aborder. Il était même devenu plus compliqué de naviguer, difficile de savoir avec précision s’ils marchaient sur ce qui autrefois était une route, un trottoir ou même un bâtiment. Certains n’étaient plus qu’un tas de poussière et de briques.

- Mesdames, attention où vous posez les pieds, vraiment.

Greedy pointa alors du doigt un bras décharné sortant des décombres, la peau grisée par la poussières mais en même temps laissée à vif par le soleil, il était fort probable qu’il soit là depuis les bombardements, immobilisé, mais c’est avec une stupéfaction bien dissimulée que Soo-Yun remarqua un morceau de tête, et que le bras s’agitait vaguement. Tel un piège mortel, des sables mouvants apocalyptiques.

- C’est répugnant. commenta-t-elle avec indifférence.

Autant dire que ce détour s’annonçait périlleux.

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Abigail Isolde
Rescapé
Localisation : : Centre de L'Espoir
Mar 17 Juil - 19:53
Abigail Isolde
Abigail & Soo-Yun

Une Sortie Sans Autorisation
La décision avait été unanime pour les trois aventuriers. Abigail était persuadée que c’était la meilleure décision, une persuasion qui pouvait se voir sur son visage. Une lueur de certitude brillait dans son regard, une lueur qui se ternissait avec les secondes qui s’écoulaient. Quand Greedy s’amusait à taquiner son amie, Abigail levait les yeux vers lui, un léger sourire amusé sur les lèvres. Elle se demandait pourquoi elle n’avait pas prit la peine de sortir faire des connaissances plus souvent. La jeune femme se tordait les doigts, un signe d’angoisse qui contrastait beaucoup avec le sourire radieux sur son visage.

Pourtant, avec l’environnement qui les entourait et le temps qui s’écoulait, ils n’avaient pas de temps à perdre. Si la nuit venait à tomber, même s’ils étaient armés, ils n’auraient peut-être pas l’avantage sur les contaminés. Ils marchaient tous les trois en direction de leur cible, là où se trouvait la dernière demeure de sa mère.

La stupéfaction frappa Abigail quand elle vit les ruines qui les entourait. Durant un quart de seconde, elle fut complètement immobile mais elle reprit très rapidement ses esprits. La scientifique tournait sa tête à droite à gauche, observant les environs. Pendant les quelques minutes durant lesquelles ils marchaient, elle avait complètement oublié qu’elle était dans un monde apocalyptique. La bouche entrouverte, les yeux rivés sur les étendues détruites, elle n’avait pas fait gâcher au bras qui se trouvait au sol. Heureusement que Greedy avait averti. Immédiatement, Abigail s’arrêta avec douceur pour baisser les yeux vers cette main. Alors que beaucoup aurait été écœurée de voir cela, la chercheuse voyait en ces circonstances une opportunité incroyable de peut-être avancer dans les recherches.

Sans prendre en considération les paroles de la militaire, Abigail fit quelques pas vers le contaminé, prenant le plus grand des soins à garder une distance raisonnable entre elle et cette main qui s’agitait. Elle fronçait les sourcils et observait attentivement le corps.

- C’est fascinant… Il doit être ici depuis les bombardements… Bloqué… Aucun moyens de se...

Abigail fronçait les sourcils et se levait lentement, faisant une pause dans sa phrase.

- Nourrir... dit-elle en reprenant la route pour ne pas perdre de temps.

Alors qu’ils avançaient à pas de loup, faisant attention à ne pas se faire prendre par les infectés qui pourraient se trouver dans les environs. Elle gardait les yeux rivés sur ses pieds, les sourcils froncés avant de les lever vers Soo-Yun et Greedy.

- Si lui a pu survivre sans se nourrir en restant bloqué comment est-ce que ça se fait que celui que j’avais dans la cage ce matin se nourrissait d’un rat ?

Elle baissait à nouveau les yeux et, lentement, elle regardait la main qui continuait à s’agitait derrière elle. Au bout de de pas, elle se tournait à nouveau vers ses amis et reprit un rythme de marche plus soutenu.

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