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I close my eyes and dream about a sunny holiday [Bastian]

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Adeline Swindell
Nouvel arrivant
Localisation : Dans son atelier
Mar 6 Fév - 21:27
Adeline Swindell
La nuit venait tout juste de tomber. La porte de l'atelier était ouverte et la musique qui y provenait inondait le couloir.


À l'intérieur se trouvait Adeline, elle venait de rentrer d'une journée de récup et avait posé son sac plein du bric à brac sur le fauteuil à côté de l'établi. Elle prenait des poignées entières de trucs divers et les rangeait soigneusement dans les étagères et les boites tout autour de la pièce. Se faisant elle esquissait quelques pas de danses au rythme de la musique. Non sans boiter de sa jambe droite.

À son habitude elle portait une salopette en jean, un pull blanc à col roulé, un unique gant à sa main droite, ses lunettes rehaussées de cuir et de lentilles, et ses Doc Martens bordeaux un peu abîmées. Ses cheveux roses, enfin ceux qui étaient assez long pour ça, voletaient selon sa danse improvisée.

Elle avait accroché son long manteau noir et sa clef à molette, assez massive pour broyer des crânes, à côté de l'entrée. Sur le grand établi traînaient quelques montages mécaniques pas tout à fait fini et une foultitude de croquis techniques. Adossée à l'établi se tenait sa canne, qu'elle utilisait généralement pour se déplacer mais pour les quelques pas qu'elle devait faire pour ranger elle devait la trouver plus encombrante qu'autre chose.
Rien n'est aussi fiable qu'une poignée d'engrenages bien huilés.


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Bastian Vanhammer
Nouvel arrivant
Mer 7 Fév - 10:54
Bastian Vanhammer
Je me souviens de cette soirée là, comme je me souviens de toutes les autres. Enfin, presque toutes les autres. Je ne compte pas les soirées où ma consommation d'alcool fut trop élevée. La nuit commençait à peine à tomber, alors que je venais de passer ma journée à m'entraîner. Mais pas forcément au terrain d'entraînement. Après tout, je suis un singe, je grimpe partout...

Ce soir-là, je pensais que, comme à mon habitude, après l'entraînement, j'allais rentrer dans mes quartiers, pour pioncer, après une dure journée. Tellement dure que je n'étais même pas fatigué, pour vous dire. Cependant, pour je ne sais quelle raison, mon instinct me poussa à me rendre sur le terrain d'entraînement. Il n'y avait personne. Qu'est-ce que je faisais là ? Je ne le savais pas. J'ai donc pris la décision de me balader. Histoire de me fatiguer un peu plus, pour avoir une bonne raison d'aller me coucher.

Sauf qu'au bout d'un moment, quand tu pars droit dans une direction, tu finis par rencontrer des murs. C'est mon cas. Et puisque j'étais parti à l'opposé de la direction des dortoirs, je me suis retrouvé sans doute près du stock alimentaire. Un endroit qui ne m'intéressait pas. Donc je ne m'y étais jamais attardé. Je suis ce genre de personne. Si je n'en ai pas directement besoin, ça m'importe peu. Après, je ne dis pas que ce n'est pas utile. Pour une communauté. Mais pour moi… enfin, ça, c'était avant de la rencontrer…

C'est alors que vous devez vous demander de qui je parle… et bien, vous pouvez calmer vos ardeurs. Je vais y venir en douceur. D'ailleurs, ça risque d'en surprendre pas mal. Je sais être doux, comme le beurre. Sauf que je suis moins glissant, enfin, j'espère...

Voilà ma petite interlude pseudo poétique. Maintenant, je peux revenir à mes moutons. Une expression française que je n'ai jamais réussie à comprendre. Je vais faire ça. En m'approchant du mur, j'ai cru entendre du bruit, c'était très léger. C'est là que ma curiosité entre en jeu. Avec dans ses petites mains de nombreuses cartes « va voir ». Je suis donc rentré dans l'aile du bâtiment. J'ai suivi le bruit. À la trace. Et ce qui au départ n'était qu'un simple bruit, se révéla être une musique qui emplissait tout un couloir…

Premier et unique constat de ma part, ce n'était pas mon genre de musique. Mais j'avoue que ça avait un certain charme, un certain rythme, et un petit côté vieillot assez plaisant, avec la voix de la chanteuse. Je me suis surpris à taper du pied en rythme, et à me balancer de droite à gauche. Tout ça, à cause du rythme. Quand j'y pense, ça serait bien que ma vie soit tout aussi rythmée. Au lieu d'être plate…

Par curiosité, je me suis approché. Le plus doucement possible. Je ne voulais pas me faire remarquer, je ne voulais pas déranger, sait-on jamais. Il s'offrit alors à mes yeux une scène qui me fit intérieurement rire. Mon visage quant à lui n'affichait qu'un simple sourire. Je n'aurais jamais pensé tomber sur ce genre de personne ici. Une ingénieur, mais ce n'est pas ça qui me pose problème, ou du moins, qui m'intéresse. Ce qui me fait sourire à ce moment-là, c'est la joie de vivre qu'elle arrive à communiquer par ses petits pas de danse calqués sur le rythme de la musique.

Je m'approche un peu plus, amusé. Bientôt, je m'appuie sur l'encadrement de la porte, et je prends une pause bien connue des cow-boys des vieux films. Le tout, en faisant le moins de bruit possible. J'en profite aussi pour balader mon regard dans la pièce. Un établi, ce genre de choses, des plans, etc. mais ce qui retient le plus mon attention, c'est une énorme clé, et pas le genre de clé que tu rentres dans une serrure, à moins que ton crâne soit une serrure. À partir de ce moment-là, je me suis dit qu'il valait mieux que je ne la fasse jamais chier.

Oui, je parle de la jeune femme qui dansait devant moi. Cheveux roses, ingénieur, ça me rappelait de mauvais souvenirs. Même si au final ils ne sont pas si mauvais. J'appelle ça des souvenirs constructifs. Après tout, c'est grâce à Flora que je me suis décidé à changer. Mais pour le moment, au lieu de me remémorer le passé, peut-être que je devrais accorder plus d'importance à l'instant présent, sinon je risque de reproduire les mêmes erreurs… et des gens souffriront par ma faute…

En me recentrant sur ce que j'avais devant les yeux, je me suis rendu compte que la danseuse improvisée boitait. J'espérais de tout mon cœur qu'elle ne se casse pas la figure, parce que même si je suis très réactif, je ne suis pas Flash. Bon, je plaisant. Évidemment que je peux la rattraper. C'est juste que, vu qu'elle avait l'air de s'amuser, je ne voulais pas que son moment de plaisir se brise. Je préférais donc attendre patiemment qu'elle termine sa danse. Même si je savais que lorsqu'elle allait m'apercevoir, elle allait sursauter. Au pire, j'avais une excuse. Je ne voulais tout simplement pas la déranger…


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Adeline Swindell
Nouvel arrivant
Localisation : Dans son atelier
Jeu 8 Fév - 15:15
Adeline Swindell
En retournant une énième fois près du sac pour reprendre une poignée de bricoles à ranger, le regard d'Adeline croisa celui du cowboy. Elle en fut surprise mais ne sursauta pas, elle continuait ses pas de danses comme si son corps n'avait pas de bouton off.

- Oh !

S'exclama t'elle, abhorrant un sourire amical et amusé.

- Vous v'nez danser ?

Ça sonnait bien plus comme une proposition que comme une simple question. Mais elle fut interrompu, si l'on puit dire, par la fin de la chanson et ainsi la fin de cette face du vinyl qui tournait maintenant dans le vide, ne laissant entendre qu'une suite de petits crépitements. Sans musique pour rythmer ses pas elle ne dansait plus. Elle se retourna et s'approcha, non sans boiter, du tourne disque qui trônait sur  une petite armoire de rangement dans un coin de la salle.

Au moment où elle s'éloigna du sac, une araignée mécanique sorti de sous l'établi et lui emboîta le pas pour la suivre. Sa démarche était teintée de petits bruits métalliques à chaque fois qu'une de ses 8 pattes se posait de nouveau sur le sol.

- Ou vous préférez peut être un autre disque ?

S'enquit la mécano tout en ouvrant une grande mâle posée juste à côté. À l'intérieur se tenait une foultitude de pochettes dont chacune contenait un ou plusieurs vinyls. De sa main gantée elle semblait feuilleter les pochettes pour trouver quelque chose à sa mesure.
Rien n'est aussi fiable qu'une poignée d'engrenages bien huilés.


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Bastian Vanhammer
Nouvel arrivant
Ven 9 Fév - 14:08
Bastian Vanhammer
Je dois l'avouer, je ne m'attendais pas à une telle réaction. Je l'ai patiemment regardée. Finir sa danse au milieu de cet atelier. Puis lorsqu'elle s'adressa à moi, je fus plutôt surpris, encore plus que précédemment. Sur le coup, je n'ai pas su quoi répondre. J'ai arrêté de m'appuyer sur l'encadrement de la porte, et je me suis avancé lentement, pas après pas. Tout en réfléchissant à ma réponse…

Et plus j'essayais de réfléchir, plus mon cerveau semblait me faire la gueule. Il faut dire que mon cerveau essayait de comprendre ce qu'il avait vu, à savoir, une araignée robotique. Dans un coin de mon esprit, je me demandais si j'avais fini dans la quatrième dimension. Je n'étais pas très high-tech. Et je ne le suis toujours pas aujourd'hui. La seule chose high-tech que mon cerveau connaisse, c'est les jeux vidéo. Et encore…

J'ai fini par mettre mes mains dans les poches, en me dandinant, d'un pied sur l'autre. J'étais mal à l'aise. Je n'avais pas prévu de m'incruster à l'improviste. Surtout à une telle heure. Surtout dans un atelier. Et surtout pas pour danser. En sachant que la seule danse que je connais, ne vous moquez pas, mais c'est la valse.

Pour vous expliquer le pourquoi du comment, il m'est nécessaire de faire un bond dans le temps. Un bon dans mon propre passé. Mais ne vous inquiétez pas, je vais faire court. J'ai des origines nobles. Je suis un noble. Et avant d'être en apparence un rebelle, j'étais un petit « fils à papa » qui a su profiter de la richesse familiale (qui j'espère n'a cessé de fluctuer depuis ma disparition…). Et en bon fils de riche, j'ai dû me soumettre durant mes jeunes années, aux multiples décisions de ma famille.

Si j'exclus de façon hypothétique les mariages arrangés à la con de la noblesse suédoise, c'est pour vous parler de ce qui a précédé. Les cours de danse. Notamment la valse. Je n'aime pas me souvenir de cette période, et je n'aime pas parler de mon passé. Mais je ne peux nier que c'est un acquis. Même si plus personne ne danse la valse aujourd'hui… enfin, je crois…

Maintenant que vous savez cela, je peux revenir au principal. Ma réponse face à cet jeune ingénieur qui avait l'air enjouée à l'idée de danser avec quelqu'un, malgré le fait qu'elle boîte. Je trouvais ça plutôt courageux de sa part, d'ailleurs. Je ne pouvais m'empêcher de me dire, que si elle se prenait les pieds dans son araignée robotique, elle allait se casser la figure. J'adressais une pensée au seigneur en lui demandant de veiller à ce que ça n'arrive pas. Et ne me prenez pas pour un cureton… c'est plus compliqué que ça, et j'en parlerai un autre jour…

Je sortais mes mains de mes poches. J'ai instinctivement croisé les bras, puis, en détournant le regard, je lui ai répondu. J'étais gêné. Et ça pouvait peut-être se ressentir dans ma voix. Ça n'était pas une gêne physique, c'était une gêne morale. Parce que ça me demandait de montrer un pan de ma personnalité que je n'appréciais pas forcément pour le moment. Parce que je n'aimais pas mes origines.

– Vous pouvez mettre ce que vous voulez comme musique… de toute façon, je ne sais danser que la valse. Mais pour cela, il me faut une partenaire, et dans votre situation, je m'en voudrais si jamais je vous faisais mal. De ce fait, je préfère encore vous voir danser seule, et être un spectateur anonyme…


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Adeline Swindell
Nouvel arrivant
Localisation : Dans son atelier
Mer 14 Fév - 12:59
Adeline Swindell
Toujours en train de fouiller sa malle, Adeline répondit avec un certain amusement.

- La valse ? Haha nan, j'crois pas avoir la musique qui convient pour ça.

Puis elle se retourna visiblement surprise par ce qu'elle avait entendu.

- Me faire mal ? À moins qu'vous décidiez d'me tirer d'ssus j'vois difficilement comment ça pourrait arriver. J'suis sans doute plus solide que vous l'pensez.

Elle remarqua Coriolis qui l'avait suivit, elle l'attrapa par l'abdomen et la posa sur son épaule avant de se replonger dans la malle.

- Z'avez pas à savoir danser pour vous lancer v'savez. Moi j'sais pas, j'veux dire j'ai jamais appris. Pis danser seule d'vant vous, j'dois avouer qu'ça mettrait pas très à l'aise voyez.

Elle sortit finalement un pochette fort rouge de la malle qu'elle posa par dessus. Elle se pencha alors sur le tourne disque, délicatement elle souleva le bras de lecture puis appuya sur un bouton pour stopper la rotation. Enfin elle souleva le disque ayant fini sa lecture et le rangea dans sa pochette.

Et elle fit l'inverse avec le nouveau disque, qu'elle sortit de sa pochette, posa sur le tourne disque, lança la rotation puis plaça délicatement le diamant au bord du disque et après quelques secondes de crépitement la musique se fit entendre.



Adeline ferma les yeux et doucement se laissa envahir par le rythme qui montait. Elle suivit le rythme, se relevant doucement, balançant ses mains. Et quand la chanson prit son envol elle se retourna, ouvrit les yeux et recommença à danser avec un entrain certain et une jovialité communicative.

- Allez !
Z'allez pas m'laisser danser seule ?
Laissez vous simpl'ment porter par le rythme.


La petite araignée semblait bien accroché sur l'épaule de sa créatrice et regardait l'inconnu avec une forte curiosité. La mécano fronça alors les sourcils, elle appréciait toujours un peu de compagnie, à moins qu'elle ne travaille ou qu'on fouille dans ses affaires, mais se demandait quand même ce que cet inconnu était venu faire ici. Si ça se trouve il avait une bonne raison et elle s'était montrée fort impolie à lui imposer sa musique et sa petite danse.

- Z'êtes v'nu pour quoi d'ailleurs ?
Z'avez un truc à réparer ?
Ou p'tête un tatouage en tête ?
Rien n'est aussi fiable qu'une poignée d'engrenages bien huilés.


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