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A la tienne ! [Frank & Alexandre]

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Frank Walker
Nouvel arrivant
Mar 5 Déc - 2:40
Frank Walker
La nuit est tombée depuis peu dans cette bonne vieille ville à l'odeur nauséabonde, un subtil mélange de fumée et de sang s'en dégagea à certains endroits. Malgré ça, les survivants semblent trouver du réconfort dans quelques rues de la capitale, la plupart font leur place dans les coins publiques puis les asociaux, dans les lieux nettement plus isolés et donc, peu fréquentables comme les bidonvilles.

Pour ma part, lorsque je ne suis pas de service comme ce soir, je squatte dans les pubs plutôt malfamés, au moins, je ne risque pas d'être dérangé ou interpelé par mes supérieurs pour mon plus grand bonheur. Je sais que là où je vais, personne que je puisse connaitre y sera tellement ça craint. Je suis prêt à prendre des risques si je peux obtenir une certaine tranquillité.

Je déambule par-ci, par-là, dans l'espoir de tomber sur une planque où je pourrai boire afin d'oublier toute cette merde qui plane au-dessus de nos têtes en permanence. Avant d'arriver à mes fins, je m'arrête un court instant pour allumer une cigarette dans le plus grand des calmes, observant brièvement le ciel obscur d'un air pensif. Mes yeux se baissent au niveau des autres et des types bizarres passent à côté de moi en me regardant bizarrement mais je préfère les ignorer, je resterai dans ma bulle jusqu'à devoir décuver le lendemain de bon matin.

Soudain, j'aperçois un bar à la lumière tamisée visible depuis l'extérieur, je ne tarde pas à y rentrer, toujours ma clope logée entre mes lèvres légèrement gercées par le froid. D'un air nonchalant, je traverse le plus gros de la pièce qui s'avéra être plus petite que je ne le pensais mais c'est pas plus mal, ça évite le bain de foule. Je prends place sur un tabouret près du comptoir, à peine assis, je lève la main pour qu'un barman me serve rapidement. Il ne fallait pas beaucoup de temps pour qu'il ramène ses fesses, prêt à écouter ma commande.

"- Une Vodka pure."

Il acquiesce, sans un mot et me tend un verre qu'il s'empressa de remplir avec ma boisson phare. Toutes les bouteilles dans ma chambre ainsi que ma flasque sont pleines de cette eau de vie au goût revigorant. Il n'en faut pas plus pour me satisfaire, heureusement qu'il y a encore la possibilité de boire de nos jours sinon, je ne sais pas comment j'aurai fini à l'heure actuelle.

Je ne traine pas pour prendre de grosses gorgées du breuvage puis j'en réclame un autre une fois celui-ci vidé par mes soins. Je reste un minimum raisonnable sur la cadence, je ne tiens pas à mourir bêtement une fois sorti du pub, même si j'aimerai y passer tout mon temps. D'ailleurs, il n'était pas si blindé que ça, peut-être était-il encore trop tôt pour que les poivrots du coin ne viennent foutre le bordel...

Je compte bien profiter de cet instant de paix que j'ai pleinement mérité. A force d'enchainer les missions, j'en oublie mes petits plaisirs, même si je me débrouille pour avoir toujours du carburant à portée de mains, ce genre d'endroits me manque, tout de même.  

La porte s'ouvre de nouveau, je ne fais pas plus que ça attention à la personne en question et je poursuis ma quête de l'anti-sobriété, conservant mon regard froid, plongé dans mes pensées afin de rester pénard tout le long de la soirée. Je tire quelques lattes de ma clope qui libère une fumée plutôt forte et pesante dans le nez des non-fumeurs, ça a le don de m'apaiser, ce qui est déjà pas mal lorsque je ne peux pas boire mais le combo des deux suffit à faire mon bonheur.

Par chance, la clope semble être tolérée ici car je n'ai reçu aucune morale de la part des employés, je ne tenais pas à bouger des lieux donc c'est parfait, je pourrai faire mon pompier autant qu'il me plaira et sans qu'on vienne me faire chier. J'ai trouvé mon nouveau chez moi, je crois.
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Alexandre Fontaine
Membre
Mar 5 Déc - 3:22
Alexandre Fontaine
Le ciel s’était assombri beaucoup trop vite. Le regard azure d’Alexandre se posa sur le ciel l’air un peu découragé. Il était découragé pour deux choses, quatre personnes manquaient à l’appel et il était de corvée à les retrouver. Il était parti depuis ce matin, aucune traces d’eux. Avaient-ils décidé de fuir? Alex pensait à toutes les possibilités.

Il en avait encore pour des heures à chercher, c’était grand Paris. Pour le moment, il avait besoin de s’informer et il connaissait le meilleur endroit pour cela : la place centrale. Il y avait quelques connaissances de sa vie d’antérieur qu’il avait retrouvé cacher.

À pas de course, cela ne lui prit pas beaucoup de temps pour s’y rendre, il n’avait jamais perdu la forme et il ne comptait pas la perdre de si tôt.

D’un pas rapide, son arme bien à la verticale pour ne pas hacher menu quelqu’un il traversa la foule. Il arriva rapidement à destination son argent toujours en poche, il entra jetant un œil autour de lui. Il vit un homme qui n’était clairement pas du coin fumer tranquillement en mode que si quelqu’un le faisait chier il aurait une balle dans la tête. Quelques clients qui semblaient clairement des habitués se morfondant dans l’alcool. Il faisait clairement tache dans le décor et sa Hallebarde était pire qu’un drapeau pour se faire voir. Heureusement, il connaissait les propriétaires et les employés.


« Salut vieux »

Lança Alex au barman à qui il serra la main.


« Hey, Alex, si tu es ici c’est que tu as un problème. Tu veux le noyer dans l’alcool pour une fois? »

Le jeune homme se mit à rire faisant un signe poli de la main au barman.

« Non, merci vieux. Un thé s’il te plaît. Tu as bien compris, je suis encore en mission… »

Décourager, le barman haussa les épaules. Il était clair qu’il trouvait le gymnaste vieux jeu ou coincé du cul, mais bon il était comme ça et tant qu’il payait il n’allait pas le foutre dehors. Le barman quitta vers l’arrière-boutique pour préparer le thé. Alexandre retira son bandeau soufflant pour la première fois de la journée. Il repoussa ses cheveux vers l’arrière, pourquoi c’était lui qui devait être de sorti? Il était clair qu’ils étaient partis d’eux-mêmes pour une raison où une autre, mais il devait au moins trouver quelque chose pour s’assurer qu’ils n’étaient pas en danger.

Le barman revint avec une tasse de porcelaine rose et Alex riant un peu laissa tomber les bras sur chaque côté.


« T’es sérieux? Tu as trouvé cette tasse que pour moi avoue... Tu n’aurais pas du... »

Le barman très fier de son coup lui servit avec un morceau de gâteau précisant que c’était cadeau de la femme du propriétaire. Cette femme terrorisait un peu Alexandre qui ignorait si c’était par gentillesse ou pour un jour le violer qu’elle était si attentive à son égard. Il retint sa hallebarde entre ses cuisses et son épaule pour ne pas blesser quiconque et commença à boire son thé glissant 20 euros et la liste des quatre noms au barman.

Il en profita pour jeter un nouveau coup d’œil sur l’homme au comptoir en buvant une gorgée de thé. Un peu fasciné par l’image du grand brun ténébreux avec sa veste de cuir. Les femmes préféraient vraiment ce genre d’homme? Il était peut-être quelqu’un de bien, mais il semblait à voir si quelqu’un allait le faire chier avec sa clope. L’odeur ne plaisait pas plus que ça à Alexandre, mais avec sa gueule de petit garçon, en plus de la tasse rose, il courait qu’après des ennuis… Se battre ici avec sa hallebarde serait mauvais pour lui, car il se ferait engueuler par le proprio et qu’il n’avait pas d’espace pour manœuvrer.

Un petit sourire con et gêner aux lèvres il finit par s'adresse à l'homme qui n'était pas un habitude.


« Salut, ne prend surtout pas ce que je vais dire pour des avances, car ca en est pas hein...mais si je te paie un verre tu pourras me dire si tu as vu quatre Humanistes dans le coin? »

Il se gratta derrière la tête avec un sourire con, mais gentil. Alexandre ferait vraiment n'importe quoi pour pouvoir rentrer et aller se coucher avant que le jour ne se lève.
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Frank Walker
Nouvel arrivant
Jeu 7 Déc - 1:36
Frank Walker
Je reste dans ma petite bulle, ma clope dans une main et mon verre dans l'autre, savourant l'instant comme si c'était le dernier, soit dit en passant, c'est peut-être le cas donc autant en profiter pleinement. J'apprécie grandement la lumière tamisée de cette petite salle, qui est juste parfaite pour ne pas se retrouver aveuglé comme dans la plupart des bars. De plus, l'avantage des pubs, c'est qu'il y a une certaine intimité qui s'en dégage, en dehors des bagarres de types bourrés qui viennent gâcher l'ambiance posée que je recherchais désespérément.

Sans forcément prêter attention à la conversation de l'inconnu qui venait d'arriver avec le barman, j'entends tout de même ce dernier lui suggérer de l'alcool pour noyer son chagrin. Ah, je l'apprécie déjà ce p'tit gars, juste pour sa remarque. Pour la peine, je lui filerai un pourboire avant de prendre mes clics et mes clacs mais ça ne sera pas pour tout de suite, loin de là, la soirée ne fait que commencer. Je décide de laisser trainer l'oreille par curiosité afin de connaitre la réponse du nouveau venu qui semble très familier avec les employés. Celui-ci ne prend qu'un thé, je me demande ce qu'il fout là... C'est pas vraiment le meilleur endroit pour commander ce type de boisson, m'enfin bon.

Je me replonge dans mes pensées les plus profondes qui s'aéraient progressivement, devenant ainsi plus légères et un peu moins lucides à force d'enquiller les verres, je reste malgré tout maître de moi-même, sachant gérer les effets de ce précieux breuvage. J'avais beau faire mon pseudo-espion du Dimanche en écoutant ce bref échange entre les deux hommes, mon expression restait la même que lors de mon arrivée. J'avais beau donner l'impression d'être un vieux con qui veut picoler en paix, je suis plutôt le je-m'en-foutiste de l'extrême, voulant juste être tranquille durant son temps libre, évitant le plus possible de me prendre la tête, sauf si on me cherche des noises, bien sûr.

Soudain, je pouvais ressentir un regard quelque peu insistant sur ma personne, je tourne les yeux dans sa direction qui les font se croiser. Je ne fais pas plus que ça attention, décidant de reporter toute mon attention sur la bouteille. Néanmoins, j'ai pu me faire une idée de son physique qui semble aller à l'encontre de sa personnalité plutôt guillerette tandis qu'il dégageait un certain charisme, ça n'en restait pas moins troublant, autant l'avouer. Par contre, sa tasse rose avait tendance à gâcher la donne mais bon, c'est fun à voir, sûrement une blague du barman.

Quelques minutes après, ce même type vient m'aborder, je pouvais entendre dans sa voix qu'il avait l'air gêné, peut-être que je l'intimide ? Si c'est le cas, c'est pas plus mal, nous ne partirons pas dans de grandes discussions, je n'étais pas dans cet état d'esprit, de toute manière. Par politesse, j'écoute ce qu'il a à me dire, toujours le nez dans mon verre et quelques lattes tirées de temps à autres.

"- Salut, ne prends surtout pas ce que je vais dire pour des avances, car ça n'en est pas, hein... mais si je te paie un verre, tu pourras me dire si tu as vu quatre Humanistes dans le coin ?"


Effectivement, il a bien fait de préciser le fond de sa pensée car ça aurait pu être très mal interprété comme façon de faire. De prime abord, c'est un gars qui a l'air un poil maladroit dans ses mots pour aborder quelqu'un mais ça ne me gêne pas plus que ça, je ne m'attarde pas sur ce genre de détails qui me parait bien insignifiant. Avant de lui répondre, je finis le tiers de mon verre d'une traite ainsi que ma clope qui arrivait au bout de sa vie, l'écrasant dans une coupelle qui fait office de cendrier.

"- J'accepte volontiers ton verre mais désolé de te décevoir, je n'ai vu aucun Humaniste, je suis venu ici pour picoler et je n'en ai pas du tout entendu parler, je préfère être honnête. Après, si tu me les décris, peut-être que je les aurai croisé, par le plus grand des hasards mais j'te promets rien."


Je prends, certes, un air plutôt renfrogné sur l'instant sachant que je ne suis pas d'humeur à discuter avec un parfait inconnu mais bon, il a su un peu me cerner concernant la boisson, de plus, il n'a pas l'air méchant donc si je peux essayer de l'aider dans sa démarche, pourquoi pas. Je tente de comprendre davantage les raisons de sa recherche à travers une question, d'un ton sarcastique.

"- Pourquoi ? C'est tes p'tits copains ? Au passage, jolie tasse."

Sur ces paroles légères imbibées d'ironie, j'allume une seconde cigarette dont j'aspire une bonne dose de fumée qui envahit mes poumons ainsi que la pièce une fois relâchée. Ça fait un bien fou. Je fais signe au barman de venir d'un geste de la main qui était occupé à servir le peu de clients qui occupaient l'espace enfumé.
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Alexandre Fontaine
Membre
Sam 9 Déc - 18:30
Alexandre Fontaine
Alexandre regarda l’homme qui se moqua rapidement de sa tasse rose. Comme s’il l’avait choisi, même les inconnues riaient de lui à ce sujet. Et bien soit, qu’ils rient tous, si ça pouvait détendre l’atmosphère, il l’accepterait volontiers d’être le sujet de moquerie. Les sourires valant mille fois les pleurs. Après tout, il n’avait pas à prouver s’il avait un pénis ou non, il ne savait lui qu’il en avait un. Il n’allait pas disparaître avec un peu de rose. Puis, c’était joli du rose, quand il n’était pas omniprésent. Si au passage cela pouvait amuser l’homme et qu’il cesse de le dévisager de la sorte cela aiderait le pauvre Alexandre à se détendre un peu.

Il afficha un semi-sourire con et s’avouant vaincu sur la ruse de son ami barman.

– Merci, si je puis dire pour la tasse. Ils aiment bien se moquer de moi vu que je ne bois pas et que je continue à me pointer ici.

Voyant le Barman approcher, il se leva brièvement pour attirer plus son attention les deux avant-bras posés sur le comptoir. Pour le regarder dans les yeux pour s’adresser à lui rapidement.

– Hey, vieux, demande au boss de sortir la bonne bouteille pour monsieur à côté de moi. Je vais lui payer ça.

Alexandre posa sur le comptoir l’argent nécessaire et le barman s’exécuta avec un sourire, avant de repartir vers l’arrière-boutique. Le jeune homme se rassit sur son banc et se retourna de nouveau vers l’homme à qui il venait de payer un verre.

– Ce ne sont pas vraiment des amis, je les connais que de nom, on n’a pas pu me décrire ce qu’ils portaient pour m’aider. Je suis envoyé par les Humanistes pour voir s’ils vont bien. Je me doute qu’ils sont partis de plein gré, mais je dois m’en assurer. J’ai perdu à la courte paille.

Il haussa un peu les épaules, soupirant et se frottant la nuque de la main. Il était clair qu’il était résigné sur le sort des quatre hommes. Il pencha son regard de nouveau vers sa tasse de thé pour la faire tourner sur elle=même avec son index. Le gymnaste posa sa deuxième main sur le manche de sa hallebarde posant son regard successivement sur l’inconnu, le bar, puis la porte de la réserve ou devaient être cachés les propriétaires comme à leur habitude. C’était beaucoup trop long pour avoir des nouvelles de liste transmises. Ils devaient savoir quelque chose, au moins il aurait la possibilité de rentrée bientôt ou dans le cas contraire, il aurait une piste où chercher.

Le Barman revint rapidement avec une bouteille givrée, à peine entamée. Le Barman sortit un autre verre pour servir l’homme au comptoir et lui tendit avec un sourire. Il n’avait eu que peu l’occasion de servir une boisson de qualité dans ce monde de dépravé et que les gens acceptent de payer. Alexandre leva sa tasse avec un sourire à l’homme qu’il venait de rencontrer.


– Santé! Au fait, moi, c’est Alexandre Fontaine, enchanté.

Il prit une grande gorgée et fit signe à son ami Barman de le resservir.
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Frank Walker
Nouvel arrivant
Lun 11 Déc - 0:12
Frank Walker
L'inconnu explique plus ou moins la raison qui fait que le barman lui a tendu la fameuse tasse rose plutôt qu'une autre, sous le coup, je ne retiens pas un léger sourire, fumant ma clope entre deux. Effectivement, ils doivent le prendre pour une mauviette à venir dans un trou pareil sans consommer au moins la boisson phare de ces lieux mais après tout, chacun ses goûts, même si leur délire reste gentillet. Un petit bizutage ne fait pas de mal, ça reste bon enfant et le jeune homme n'a pas l'air de mal le prendre ce qui est une bonne chose.

Soudain, le jeune homme prend les devants en s'adressant au barman qui venait de revenir derrière le comptoir afin de lui demander une bonne bouteille, à ce que j'ai compris. Au moins, il tient parole même si il n'y était pas obligé étant donné que je n'avais aucune indication à lui refiler, il semblait y tenir, vraiment sympathique ce p'tit gars. Après avoir réglé la note et dans l'attente de recevoir la boisson, il reprend le cours de la discussion, m'expliquant le topo de son histoire. Je trouve ça assez bizarre de lui demander d'aller chercher des gugusses sans les décrire plus en détails, comment veux-tu qu'il les retrouve avec si peu d'infos ?

"- Et tu ne sais rien d'eux ? Ils t'ont envoyé comme ça, faire le sale boulot sans rien te dire de plus ? Pas très pro, tout ça... T'as aucune de piste ?"


Frustré pour lui, je tire une énième latte sur ma cigarette déjà à moitié fumée, je n'en reviens pas qu'on laisse ce gamin gérer les choses sans en savoir davantage, puis dans la capitale, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, comment compte-t-il s'y prendre ? Étrangement, j'en viens à être révolté par la tournure des évènements, pourtant, je ne le connais même pas, c'est qu'un étranger mais il a quelque chose de touchant qui donne presque envie de le prendre sous son aile et de lui filer un coup de main.

Puis le barman arrive avec la bouteille tant attendue, bien fraîche comme j'aime, j'en salive d'avance. Il me sert avec un sourire que je lui rend de façon plus crispée, je n'arrive plus réellement à étirer ma bouche de manière spontanée, comme si cette expression qui transmet la joie était devenue inexistante, que j'ignorais comment on fait. Au final, je m'effectue avec plus de retenu pour ne pas que l'on remarque que c'est presque forcé, même si la gaieté peut m'envahir très rarement, c'est tout aussi rare de me voir dans un état de bonheur et surtout, que ça puisse être apparent.

Enfin bon, ça suffit les états d'âme, il est grand temps de savourer cette boisson au parfum si agréable qui imprègne mes narines. Mais avant tout, l'inconnu suggère de trinquer en faisant les présentations, qu'il ne tarda pas à faire par pure politesse et gentillesse. Son visage dégage une réelle sympathie totalement naturelle, à croire que nous n'avions aucun point commun si il fallait se baser que sur les apparences. Il lève sa tasse au coloris perturbant, toujours le sourire aux lèvres.

"– Santé ! Au fait, moi, c’est Alexandre Fontaine, enchanté."

"- Frank Walker, santé ! Et merci pour le verre, p'tit gars."


Même si je conserve mon éternel air impassible, je commence à adopter une image bien différente de sa personne qui est simplement généreuse, il a l'air d'avoir du cœur et ça se fait rare par les temps qui courent. J'apprécie le moment, je ne le vois plus réellement comme une corvée, j'ai envie de l'aider en remerciement et de m'impliquer un minimum dans son affaire bien étrange.

Mais avant, son arme m'intrigue tout particulièrement, je tente d'en savoir plus. Dire que je ne suis pas du genre à poser des questions mais plutôt à y répondre, ça me fait bizarre d'inverser les rôles, pour une fois. Les discussions n'étant pas mon point fort. Je pointe cette artillerie inhabituelle du bout de ma clope pour imager mes propos avant de la terminer puis de l'écraser dans le cendrier.

"- Dis-moi, je n'ai jamais vu cette arme auparavant, on dirait une sorte de Kwan Dao, tu te l'es procurée comment ? Elle a la classe."


Une fois mon interrogation faite, je regarde le jeune inconnu dans l'attente d'une réponse en sirotant l'alcool fraîchement servi. J'enchaine sur une autre question qui me vient instantanément en tête, à croire que ce p'tit jeune attire mon intérêt, ça change.

"- Je me demandais aussi, t'es du coin ? T'as toujours été sur Paris ou bien ?"

Je ne sais pas trop ce qui me pousse à lui demander tout ça, mais c'est pas si déplaisant, ça permet d'offrir un échange plus que profitable autour d'un verre ou d'une tasse couleur flamant rose. Puis pour une fois, ça ne va pas que dans un sens, le dialogue étant partagé, j'espère qu'il se rend compte à quel point c'est inhabituel pour moi. Je poursuis ma quête de l'anti-sobriété en prenant une autre gorgée bien corsée qui me fait légèrement grimacé, ne quittant pas mon regard posé sur lui.
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Alexandre Fontaine
Membre
Ven 15 Déc - 3:55
Alexandre Fontaine
Alexandre afficha un sourire un peu con. Que pouvait-il faire d’autre ? Effectivement, ce n’était pas très pro, mais ils n’étaient pas des pros. Ils faisaient que survivre…

« Il faut bien que quelqu’un s’y colle, on ne sait pas ce qu’il les a poussés à partir. Nous n’avons pas les moyens de jouer au pro, nous faisons avec les moyens du bord et je joue au détective en herbe… Je suis parti de la base ce matin, je suis à mon dernier recours… Si je n’ai pas de piste ici, je vais rentrer et officialiser leur disparition. »

Ce n’était pas la première fois et ni la dernière qu’il serait envoyés avec aucune piste, c’était bien pour cela qu’il était en recherche, sinon il aurait trouvé depuis longtemps… Cet homme ne pouvait le savoir, il semblait bien irrité vis a vis des conditions que vivait le jeune homme. Alexandre était surtout gêné de s’être plaint ainsi à un inconnu, il n’avait pas à vivre ses états d’âme, il y avait tellement de choses plus graves dans ce pays.

Alors que l’homme se présenta, il reprit une autre gorgée ne se préoccupant pas de la couleur de la tasse, mais faisant quand même attention de ne pas lever le petit doigt. Il y avait une limite dans ce bas monde, même pour le gymnaste qui avait entendu toute sorte de rumeurs sur les gens de son espèce. Certains croyaient que les tenues moulantes rendaient gai, drôle de penser… Légèrement perdu dans ses pensés Frank enchaîna sur l’arme singulière qu’Alexandre baladait plus visible qu’un drapeau. Par habitude et par fierté, il agrippa sa Hallebarde reposant la tasse vide dans la petite assiette agencée avec la tasse.

« Je l’ai depuis longtemps cette arme, j’ai la chance d’avoir eu une enfance et adolescence assez singulière… C’est une hallebarde, une arme peu courante, mais j’avais des cours et j’aimais bien alors je n’ai jamais cessé. Ma mère a dû prévoir que cela me serait utile un jour ou que j’étais trop hyperactif et qu’elle tentait vainement de m’occuper. »

Il se mit à rire de bon cœur sur sa situation, il ne se pensait pas hyperactif. Il était peut-être un peu distrait, mais il était de nature posée et calme. Son regard bleu posé sur l’homme ne semblait pas du tout dérangé par les questions de l’homme. Les enfants qu’ils voyaient régulièrement lui en avaient tellement poser qu’une de plus ou de moins ne changerait plus grand-chose maintenant.

« Je suis né à Paris, mais j’ai passé une partie de mon enfance et de mon adolescence aux États-Unis jusqu’à ce que je sois repêché par l’équipe olympique de gymnastique, cela m’a permis de revenir à Paris. »

Son sourire était un peu plus triste, après tout, le destin lui avait empêché de vivre le moment pour lequel il avait toujours travaillé, pouvoir participer aux Jeux olympiques. Même si le conflit se terminait demain, sa carrière était finie, les combats avaient fait de lui un autre homme et non seulement le jeune athlète, le jeune espoir en gymnastique. Peu importe, maintenant il s’était fixé de nouveau objectif. Alexandre prit un court respire pour sortir sa nostalgie de son corps et penser à autre chose.

« Et toi? Tu es de Paris? Que fais-tu dans la vie? »

Il aurait bien ajouté un mot sur l’alcool, mais ça aurait été déplacé et il n’avait pas envie d’offusquer son nouvel ami. S’il pouvait se procurer de l’alcool légalement c’est qu’il faisait quelque chose d’autre que de ruminer une vit passé dans les bars de la ville. »
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Frank Walker
Nouvel arrivant
Jeu 28 Déc - 23:59
Frank Walker
Ce type semblait perdu dans ses pensées mais mes questions ont eu le don de le ramener à la réalité, si amère soit-elle. Pourtant, ce moment étant des plus plaisants, je ne tiendrai pas à le fuir en finissant rond comme une queue de pelle de suite, préférant en profiter pleinement. Les personnes sympa se font rares donc autant ne pas laisser passer cet instant de pure camaraderie, surtout que j'en deviendrai presque bavard... Un comble.

Pour reprendre là où nous en étions, Alex m'en dit plus concernant son arme remplie de mystère, il faut dire que ce n'est pas le genre d'artillerie que l'on croise dans les environs, l'originalité n'est pas pour me déplaire, bien au contraire, ça ajoute du cachet à sa personne. Après, encore faut-il voir ses capacités sur le terrain pour pouvoir l'évaluer vraiment mais si il a réussi à survivre jusqu'à maintenant, c'est qu'il a des atouts. Il en profite pour m'en dire un peu plus sur son histoire, décidément, ce p'tit gars m'intrigue de plus en plus. Pendant qu'il me répondait, je jouais du bout des doigts avec un cure-dents qui trainait sur le comptoir, légèrement imbibé d'alcool.

Je ne dis pas un mot pour autant, préférant l'écouter sans l'interrompre sur sa lancée. Je pense que je l'ai suffisamment bazardé de questions pour pouvoir participer activement à la conversation par la suite. L'entendre rire était bien agréable, ça faisait longtemps que je n'avais pas ri de bon cœur comme ça, d'ailleurs... Mais avec lui, c'en est presque communicatif. Peut-être que ma lourde carapace se fissurera progressivement en sa compagnie ?

"- Je suis né à Paris, mais j’ai passé une partie de mon enfance et de mon adolescence aux États-Unis jusqu’à ce que je sois repêché par l’équipe olympique de gymnastique, cela m’a permis de revenir à Paris."


Alex semblait songeur et mélancolique, à croire que sa vie d'avant lui manque profondément contrairement à la mienne. J'en deviens tout aussi silencieux en me remémorant ce qui m'a poussé à renier ce passé ô combien sombre, la nostalgie ne tarda pas pour s'emparer de ma mémoire, confuse et précise à la fois... Quel sentiment étrange, mais tant de choses se sont passées depuis ces drames que le présent a presque pris une place plus importante que le passé qui me rongeait douloureusement. Suis-je en train de me libérer de ces chaînes qui m'ont pourri toutes ces années ? Puis Alex en vient à m'interroger à son tour, me faisant quitter mon esprit précédemment tourmenté par tant de questionnements.

"- Et toi ? Tu es de Paris ? Que fais-tu dans la vie ?"

"- Hum... Non, je n'ai pas toujours été sur Paris. Je suis né en Angleterre et j'y ai passé une partie de mon enfance, avant que mes parents ne m'arrachent de ce pays que j'ai tant aimé... Avec la naissance de ma sœur."

Pour une fois, je n'ai pas accusé le coup en disant "à cause" puisqu'elle n'y était pour rien et j'ai fini par le comprendre, même si ça a pris du temps, beaucoup de temps. Les années m'auraient rendu plus sage, apparemment. Pourtant, à travers mes mots, une haine bien enfouie refait surface et inconsciemment, le cure-dents logé entre mes doigts se brisa en deux. Ce petit bruit me ramène à la raison, je sentais mon regard devenir très fermé, bien plus que d'habitude. Mon expression se changea rapidement avec cette prise de conscience puis je continue de lui répondre, comme si de rien n'était.

"- Depuis mon arrivée ici après ce choix qu'ils m'ont imposé, je n'y ai pas bougé, en dehors des missions durant mon statut de militaire. Mais ça, c'était avant... Je reste tout de même un soldat au service du clan de l'Espoir. Je n'ai pas de but particulier, juste que les servir m'en donne un, sinon je serai actuellement en train de croupir dans un appart' miteux à attendre la mort... Ou je serai peut-être même déjà dans la tombe à l'heure qu'il est."


Je reste évasif et explicite à la fois, je ne voulais pas non plus lui balancer ma biographie, ça ennuierait plus d'une personne d'écouter un mec qui picole parler de ses déboires. Je crois que je n'ai jamais dit autant de choses à mon sujet auparavant, en dehors de Jon. Ça me fait tout drôle... Pour ne pas clôturer sur une note dramatique, je lui relance la question, telle une partie de ping pong.

"- Les USA, ça devait te manquer, quand même... Je n'aurai jamais cru que tu étais gymnaste. Je suppose que c'est ta passion. Quel est ton objectif, à présent ? Avec toute cette pagaille, faire des acrobaties n'est plus trop au goût du jour. Qu'est-ce qui te maintient en vie ? Ce qui fait que tu te bats pour ta survie, chaque jour... Y a-t-il une raison, en dehors de l'instinct ?"

Soudain, une bagarre vient interrompre la bonne ambiance qui émanait des lieux, deux ivrognes étaient en train de se provoquer mutuellement pour imposer leur supériorité, apparemment... Le genre d'embrouilles banales dans ce genre d'endroits. Des verres se mirent à voler en éclats, dont une bouteille de vin qui tapissait les murs de sa couleur rougeâtre. J'observe Alex entre deux regards sur les évènements afin de connaitre ses réactions face à ce type de comportements.
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Alexandre Fontaine
Membre
Mar 2 Jan - 16:09
Alexandre Fontaine
Alexandre écouta Frank parler de son enfance avec une certaine amertume envers ses parents. Ce n’était pas comme s’il allait le lui demander comme le ferait un thérapeute à son patient. Lui demander de parler de son enfance et des traumatismes reliés à son changement de vie. Ses yeux se posèrent brièvement sur le cure-dent qui cassa sous la pression des doigts du militaire en civil.

Le jeune homme posa de nouveau son regard dans celui de sa nouvelle connaissance pour reprendre la discussion sur le fait que son clan lui donnait une raison de vivre… Mais pourquoi n’en avait-il pas à lui? Dans un milieu de haine et de chaos, ce n’était pas difficile de se trouver un but, enfin aux yeux de Alexandre surtout.


« Habituellement, la vie est bien faite, tu aurais probablement trouvé un but sans même en chercher un si tu n’avais pas eu l’Espoir. Certains disent que la vie est une salope, mais je n’y crois pas. »

Il appuya son coude sur le comptoir et posa sa joue dans le creux de sa main pour l’écouter. Ce n’était pas ennui, bien au contraire. Le gymnaste réfléchit un bref instant sur sa propre vie.

« Non, ce n’était pas une passion, c’était ma carrière. Je l’ai juste commencé très jeune. Les États-Unis ne me manquent pas tant, j’y étais seul avec mon oncle. Ça ressemble à un début de mauvais film… J’ai eu une enfance occupée entre les entraînements de gymnastique, l’école à la maison, les cours de piano, de karaté et autres activités demandant de la souplesse… »

Il avait un petit sourire en parlant de son enfance, il avait été un enfant facile, il le savait. Il n’avait jamais bronché et même aujourd’hui il ne considérait pas qu’on lui avait gâché la vie, même s’il avait eu une vie comme un enfant chinois. Ce qui veut dire qu’il n’avait pas vraiment eu le droit ou le choix d’avoir autre chose dans sa vie que les entraînements.

« Un but? Ah oui, j’en ai un. Je viens en aide à tous ceux que je peux. Je veux que ma mère soit fière de moi. Je suis chez les Humanistes, alors je n’ai pas trop à penser à ma survie, mais beaucoup à celle des autres. Je défends, habituellement, même si on m’envoie à la chasse aux gens perdus de temps en temps. Je m’occupe aussi des enfants parfois et j’entraîne des adolescents aux bases de l’autodéfense. J’ai une belle vie en somme, je n’ai pas besoin de me rappeler pourquoi je me lève le matin. »

Alex se mit doucement à rire, il pensait vraiment ce qu’il disait, c’était ça le pire.

« Mais au fait, pourquoi n’es-tu simplement pas retourné en Angleterre à ta majorité? »

Il fut distrait de la conversation par le barman qui revint le voir.


« J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle Alex... »

Alexandre se redressa en partie pour se tourner vers le barman et le regarder n’ayant pas envie d’avoir de mauvaise nouvelle.

« La bonne, c’est que les patrons semblent être sur une piste, la mauvaise c’est que le boss doit se déplacer pour aller voir un ami. »

Le gymnaste ferma les yeux et soupira.

« Sérieux? Tu peux arrêter là, j’ai compris le message… J’arrive dans un bref moment. Je vais aller le rejoindre à l’arrière. »

Il tourna son regard bleu, avant de tourner la tête vers l’homme avec qui il discutait. Au moment où il voulut demander une faveur à son nouvel ami, des bruits s’imposèrent derrière lui. Il fronça les sourcils. Il se tourna, posant son arme sur tout le long du comptoir, s’excusant à Frank du léger mouvement qui lui aussi observait la scène, mais sans intervenir. Alexandre ne pouvait pas laisser la situation dégénérer ainsi.

Il se dirigea vers les gens et se mit au centre de la bagarre tentant de se faire entendre, alors que les deux alcooliques semblèrent se mettre d’accord de taper quelqu’un ensemble… Alex. Il soupira brièvement toujours sérieux vis-à-vis de la situation. Il ne riait pas vis-à-vis de la violence gratuite, mais il préférait encore être la victime et leur apprendre le sens de la vie. Contrairement à eux, Alexandre était sobre et pleinement conscient de la situation.

Alors que le premier tenta de lui donner un coup de poing, il attrapa le bras pour simplement lui faire poursuivre sa marche vers l’extérieur du bar. L’homme s’écrasa la face première sur le sol, il ne tarderait pas à se relever, mais devrait lui laisser la chance de calmer le deuxième tout aussi alcoolisé. N’ayant pas le temps d’éviter un coup, il mit ses avants-bras pour bloquer le coup et protéger son visage. Il finit par attraper l’homme plus corpulent que lui par les bras et l’immobilisa assez longtemps pour le pousser hors du bar.

L’espace était trop petit pour pouvoir se battre et il n’avait pas envie de perdre ses meilleures sources à cause des deux alcooliques. Il revint rapidement vers Frank retrouvant le sourire pour lui parler en attrapant son arme.


« Je reviens, je vais juste aller m’assurer que les idiots ont toujours envie de se battre. Je n’aimerais pas qu’ils reviennent ou s’attaque à des passants… »

Son air sérieux revint rapidement quand il prit sa précieuse hallebarde et sorti du bar pour aller continuer sa discussion dans un endroit où il pourrait mieux se défendre s’il en avait besoin, arme à la main, il risquait d’être plus persuasif.
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