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Moment de calme et de nostalgie [PV Sam]

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Cassandre Francoeur
Membre
Mar 5 Déc - 0:45
Cassandre Francoeur
La nuit allait se coucher sur Paris, le temps était froid et le ciel n’était pas des plus clément. Une possible neige pouvait bientôt tomber. Le ciel orangé donnait un spectacle naturel à ce monde cruel.

Cassandre c’était enfui de son Labo encore une fois sans vraiment avertir qui que ce soit, elle n’était pas partie depuis très longtemps, six ou sept heures au grand plus… Néanmoins, elle semblait avoir envie d’évasion, car elle avait marché jusqu’à la tour Eiffel qui tentait toujours se tenir debout.

Ce n’était pas un endroit ou se faire repérer, ce n’était pas un endroit ou crier sa présence. Néanmoins, à cette heure, c’était plutôt calme. Elle se faufila graduellement jusqu’à la tour de fer et y grimpa sans hésitation avant qu’un mort-vivant la repère pour se délecter d’un repas riche en scientifiques.

Se fut une escalade périlleuse entre le métal tordu, le métal glissant par le froid et qu’elle n’était pas une experte de l’escalade. Elle réussit à se poser sur une plaque de métal et posa son sac à côté d’elle. Elle sortir une couverture de survie de son sac pour la poser sur le métal froid. Puis, s’assied.

Les jambes dans le vide, elle ne semblait pas avoir le vertige, car elle se pencha pour voir en bas.

Les zombies étaient tout petit d’où elle pouvait les observer. Elle soupira et retira ses lunettes et son masque de coton noirs.

Ses yeux verts pommes perçaient les couleurs malgré que le soleil était en train de se diriger vers l’autre côté de la terre. Un fin sourire calme s’affichait sur ses lèvres. Ce n’était pas le silence plat, mais le son des zombies était partiellement brouillé par la distance.

Profitant de ce moment de solitude et de relatif calme, elle détacha ses cheveux. Le vent s’engouffra avec délicatesse dans sa longue crinière noire. Sans lunettes, sans masque et les cheveux détachés, elle avait perdu de l’âge ayant l’air d’une jeune femme, pour une rare fois.

Son regard se pencha vers son couteau qu’elle retira lentement de son étui pour le regarder et l’essuyer sur sa cuisse. Il était propre pour une fois, l’annonce que ça avait été une bonne journée discrète? Probablement, car il lui restait aussi des cocktails Molotov à sa ceinture.

Elle le rangea rapidement, alors qu’elle plissa les yeux quelque chose ayant attiré son attention. De la visite? De sa petite plaque, Cassandre distingua quelque chose dans l’obscurité naissante, une personne? Elle haussa les épaules et prit une corde de son sac et l’attacha solidement à la structure pour la laisser tomber dans le vide. Si la personne avait besoin de repose, elle viendrait peut-être la rejoindre.

De la folie? Probablement, elle n’avait pas froid aux yeux, mais les fous et les groupes néfastes étaient trop paranos pour se dire que c’était tout innocent et sans mauvaise pensée.

Un peu de compagnies n’avaient jamais fait de mal, si parfois, mais ce n’était peut-être pas le cas.

Elle s’assura une seconde fois que c’était bien attaché pour éviter une mauvaise chute si sa corde de « bienvenue » faisait effet sur la personne et se rassied le dos contre le métal froid de la tour, le regard rempli de nostalgie et de souvenir.


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Samuel L. Taylor
Membre
Sam 9 Déc - 2:03
Samuel L. Taylor



One more to the chest and I'm alone
Inspire. Expire.
Tout va bien.


Dans un sursaut, le cœur battant à toute vitesse, celui-ci cherche désespérément à retrouver un rythme normal tandis que la sueur perle lentement sur le haut du front, descend sur la longueur du visage finissant ainsi sa course comme une simple goutte qui s'écrase et s'éparpille en mille morceaux sur la jambe. La respiration écrase les poumons durant plusieurs secondes alors que, tout ce qui se trouve aux alentours n'a aucun sens. Tout est confus tel un puzzle dont il faut en remettre les pièces en place. Encore un. Jusqu'à ce qu'enfin l'état de choc disparaisse et que la possibilité de réfléchir convenablement revienne en mémoire.

Il y a bien longtemps que je n'avais pas connu un réveil en douceur avec un chant d'oiseau mélodieux, une odeur de café traînant dans la pièce et une présence familiale qui donnait une envie d'attaquer la journée avec un enthousiasme et une joie de vivre sans égale. Oui, il y a bien longtemps que tous ces petits détails avaient disparu du quotidien, laissant place à des cauchemars perpétuels qui n'avaient que cesse de s'amuser à me hanter. Et une fois encore, je n'y avais pas été épargné, à un tel point que cela me semblait être un bon prétexte pour ne pas dormir davantage. Une main frottant allègrement le visage, les yeux s'habituent durement à la maigre lumière de la pièce où la sécurité momentanée m'aide à reprendre pied sur terre. Je sais où je suis. Ce vieil appartement était une bénédiction tant il restait entre nos mains, nous offrants depuis trois jours la possibilité d'avoir un toit sur la tête malgré l'état du bâtiment complètement en décomposition. Ce n'est pas le grand luxe, mais suffisant pour espérer un peu repos quand celui-ci désire être au rendez-vous. Il ne restait que peu de choses utilisables, néanmoins, on pouvait au moins se vanter d'avoir un vieux matelas à trou drôlement confortable pour y dormir à deux.
Enfin, Meg' pouvait continuer à dormir, tandis que je l'abandonne pour partir me réfugier dans la salle de bains.

Mon haut n'a aucunement survécu, trempé comme si j'avais mis la tête la première dans un lac, il fut débarrassé en moins de deux avant qu'un peu d'eau froide ne vienne me rafraîchir.
Le cauchemar avait été comme tous les autres, un mélange entre les événements du passé et ceux du présent. Appuyant avec précision sur les moments clés où la douleur était encore suffisamment ouverte pour m'emmener dans un tel état et, la culpabilité avait tout autant son rôle là-dedans, elle était atroce, mais elle ne devait en aucun cas devenir un frein. Ce qui en soi ne semblait pas être gagné d'avance. Mon corps paraissait bien présent dans cette pièce, mais la tête était clairement ailleurs. L'esprit tentant de s'évader, fuyant tout ce qui le tourmente. Ce qui n'était peut-être pas une si mauvaise chose. Un signe pour prendre l’air, qu'avais-je à perdre si ce n'est un peu de temps et prendre froid ?
Cette décision, bien que prise sur un coup de tête étant la meilleure je pris la première chemise qui passa sous ma main l'enfilant rapidement. M’équipant par la suite que d'une lampe torche, d'une et arme et d'un couteau au cas où que le calme plat et la sérénité ne soit pas au rendez-vous, avant de m'emmitoufler dans une veste. Par précaution je réveille Mégane pour la prévenir, de quoi ne pas l'inquiéter si à son réveil ma présence demeure encore absente, sans pour autant m'épancher sur ce qui ne va pas, peut-être une heure, deux tout au plus avant de faire demi-tour. Sans insister j'eus droit à son accord et à la promesse de faire attention, comme si durant un court instant, ce fut elle qui prenait soin de moi et que j'avais la place de l'enfant qui ne fait que des bêtises. Un rôle qui pourrait me convenir à merveille.

Après quoi, le chien fut convié à rester à ses côtés. Autant pour ne pas avoir à courir derrière en pleine nuit qu’à attirer l’attention. Puis deux minutes plus tard, on put entendre la porte du bâtiment se refermer.

Le contact soudain avec l'extérieur fut pareil à une claque. Piquant et douloureux à la fois. Mais après une grande inspiration… Ce n'était qu'une bouffée d'air frais qui faisait un tel bien que je sentis mon être en réclamer encore. Pendant ce temps-là, ma destination n'avait pas de but précis. En soi, je ne désirais que marcher. Évitant au préalable le mieux possible les infectés qui pouvaient se trouver sur le chemin, quitte à emprunter des routes qui amènaient à faire de grands demi-tours.
Et à force de ne pas faire attention à mes pas, ils m’approchèrent de la magnifique et dangereuse Tour Eiffel dont j’avais le regret de ne pas m’en souvenir dans une forme plus joyeuse. Comme j’aurais aimé que Mégane la voie avant qu’elle ne s'effondre ainsi. Un petit cadeau qui aurait été agréable de garder en mémoire. Enfin, puisque je n’avais pu grimper dessus auparavant, autant en profiter aujourd’hui, évitant au passage une confrontation avec les monstres des alentours.

L'escalade fut hasardeuse. Voir dangereuse. Mais du moment que l'installation ne finissait pas par s'effondrer, je pouvais bien continuer à grimper encore un peu. Jusqu'à simplement de quoi avoir une vue agréable tout en oubliant ce qui pouvait y avoir en dessous. Il ne me restait plus qu'à trouver une place et m'y installer. Mais, dans mon élan, je sentis passait entre ma main la sensation d'une corde qui avait été posée ou oubliée là. La pénombre ne m'aidant guère à y voir plus loin que le bout de mon nez et les mains prises m'empêchant d'attraper ma lampe, je ne sais si l'aventure allait dans une zone à risques ou non. De ce fait, il n'y avait qu'une option qui pouvait s'offrir à moi et plus ou moins me mettre en condition sur ce qu'il y avait quelques mètres plus loin.

« ━ Mmh… Y a quelqu’un dans le coin ? »

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Cassandre Francoeur
Membre
Mar 12 Déc - 3:23
Cassandre Francoeur
Cassandre vit la corde se raidir, elle afficha un petit sourire. Elle avait un poisson au bout de sa ligne, elle se pencha vers le vide, ses cheveux coulant le long de son épaule vers le vide. Elle plissa légèrement les yeux pour tenter de voir la personne, mais ne sembla pas y arriver se redressant rapidement pour se rasseoir à sa position, offrant un espace pour la personne de montée sur sa plate-forme sans trop de difficulté.

Elle sortir de son sac un récipient isotherme de son sac et le posa a coté d’elle. La scientifique n’avait pas touché à son café de la journée, il serait peut-être temps de le boire avant qu’il ne soit froid.

Son regard se porta sur l’horizon, le soleil descendait rapidement au loin pour fermer les yeux sur cette terre dévaster. Le vent soufflait au loin le son des morts marchant dans les rues pour épargner pour une rare fois les oreilles de Cassandre. Elle poussa un soupir semblant enfin se poser pour une rare fois.

Son attention revint vers la réalité quand la voix d’un homme demanda s’il y avait quelqu’un. Elle poussa un bref rire amusé et ce regard se retourne lentement vers l’origine de la voix.

–Bien sûr qu’il y a quelqu’un, une corde neuve ne serait pas restée longtemps en place, vous ne croyez pas?

Son ton était calme, posé et amusé par la question de l’homme. Elle était plus douce, plus joyeuse qu’à son habitué, peut-être, était-ce la tour Eiffel lui donnait cet air nostalgique et amusé. Quand ses yeux verts pommes se posèrent sur l’homme, elle leva une tasse vers celui-ci.

– Je vous offre un café? Il a été fait il y a quelques heures, mais il doit être encore chaud. Je n’y ai pas encore touché et il en a assez pour deux.

Elle sortit de son sac des galettes et les posa sur une serviette en coton près d’elle.

– J’ai des galettes protéinées aussi pour accompagner, je crois avoir enfin trouvé une recette qui a bon goût. C’est rare de nos jours. Je ne vous propose pas mon aide pour monter, je vous présume assez fort pour monter comme un grand, je ne voudrais pas vous insulter.

Qu’il le veuille ou non, elle l’avait clairement invité ou fortement encouragé à se joindre à elle. Il ne semblait pas y avoir la possibilité à ses yeux qu’il lui veuille du mal. Un bon instinct ou, peut-être, qu’un simple coup de chance, personne ne le saurait et ce n’était pas cette femme dans la trentaine qui allait soufflé ses secrets au premier homme venu. Il n’y avait pas besoin d’être un expert pour le savoir.


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Samuel L. Taylor
Membre
Jeu 11 Jan - 19:04
Samuel L. Taylor



One more to the chest and I'm alone
Question subtile, sûrement débile, mais on n’est jamais trop prudent n’est-ce pas ? Les pièges, qui seraient à même de les éviter dans une telle situation à plusieurs mètres du sol dans un noir pareil ? Quoi que dit comme ça, il faudrait être un peu fou pour en mettre à une heure pareille.

Enfin. La voix légèrement amusée et le commentaire que j'entends non loin détendent mon corps et me fait lâcher un soupir de soulagement. Je n'aurais pas dit non à un peu de solitude et pourtant de la compagnie n'est pas une objection ━ du moment que celle-ci ne m'entourloupe pas. C'est ce qui devient très certainement plus préférable qu'à déprimer dans son coin avec une pointe de regret. Clairement, cette voix m'invite à la rejoindre est profiter d'un peu de café et de gâteaux. Bon Dieu, rien qu'en y pensant, je pourrais en saliver d'avance, il y a bien des lustres que je n'ai pas eu la chance de sentir cette boisson chaude entre les mains et son arôme fumant qui envahit les papilles. Ceci devient tellement rare que j'en ai perdu son goût amertume. Au final, c'est ce qui me suffit amplement pour sauter le pas et me mettre en quête de la retrouver. Pas trop de mal à monter comme l'avait elle prédit, je serais un piètre homme musclé dans le cas contraire, bien que mon pied soit failli se perdre dans le vide par manque d'attention à deux doigts de m'entraîner dans une chute mortelle. Ce qui serait assez regrettable de perdre sa vie si connement et d'une si haute hauteur.

« ━ Mademoiselle, ravie de vous tenir compagnie. Vous savez faire tomber un homme dans vos filets avec quelque chose d'aussi précieux »

Humour évidemment et je ne me cache pas sur le ton ironique utilisée pour sortir cela. Mais ça ne fait jamais de mal, non ? C'est bien la dernière chose qui finira par nous tuer. Je prends place délicatement non loin de la jeune femme et durant un instant, je contemple ce qui est possible d'apercevoir dans la nuit. Malgré les dégâts et en faisant abstraction de quelques points, la vue a su garder un certain charme qui devait être sublime des années auparavant. Aussi maigre soit-elle. Laissant un soupir planer, c'est presque reposant d'être porté par le paysage. Mais l'instant ne dure guère davantage alors que je prête bien plus attention à ce qui se trouve à côté.

« ━ Je devrais me sentir privilégier pour avoir droit à autant d’attention et de bonne chose sous le nez. »

J’espère au moins que tout cela n’était pas prévu pour une personne en particulier qui ne se serait pas pointé au rendez-vous comme convenu. Je m’en voudrais presque de prendre une place importante à ses yeux. Presque, parce qu’honnêtement, je tuerais volontiers pour obtenir ce café.

« ━ Est-ce que ce serait déplacé de satisfaire ma curiosité en vous demandant ce que vous faites là, toute seule avec de quoi nourrir trois personnes d'un régiment ? Ou l'inconnu que je suis, devra se contenter de rester dans le mystère ? »

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Cassandre Francoeur
Membre
Dim 28 Jan - 15:35
Cassandre Francoeur
Cassandre regarda l’homme la rejoindre et s’esclaffa tout haut quand elle entendit le mot « mademoiselle »

– Oh, mais, cela fait bien longtemps que personne ne m’avait appelé mademoiselle… Si cela me permettait de mettre dans mon filet n’importe quel homme, je serais une veuve noire… Je n’ai pas cette chance.

Cassandre déporta rapidement son attention pour lui offrir sur un carré de coton un morceau de barre protéiné et une tasse avec le café qui dégageait encore un fin filet de fumée pour montrer qu’il était encore un peu chaud. Elle le posa devant l’homme et se servit ensuite comme si tout cela était tout à fait normal.

– Vous pouvez vous sentir privilégiez. Vous avez gagné à une mini loterie. La participation était gratuite et je me sentais généreuse ou peut-être seule, personne ne le saura jamais.

S’amusa-t-elle, avant de prendre une première gorgée de café. Elle remit son intérêt sur l’homme qui lui demandait des explications sur sa présence. Allait-elle lui dire la vérité ou un pur mensonge? L’homme ignorait tout d’elle et ne pouvait pas savoir si elle était une personne de confiance ou une horrible personne…

– Je n’aime pas le mystère, il y en a déjà trop dans ce monde… J’ai décidé de faire un caprice et de venir ici. Je me doute que ce n’est pas tout le monde qui peut faire des caprices, alors, je me permets pendant que je le peux. Je suis venue sans avoir de raison, je vais sans doute repartir au petit matin pour éviter de me balader dans les rues noires et faire une mauvaise rencontre au tournant d’une rue.

La femme affichait un sourire doux et amusé. Elle ne semblait pas mentir, ne semblait pas fuir et semblait pourtant beaucoup trop calme. Elle reprit une gorgée sans aucune inquiétude vis a vis de l’homme, de sa présence ou de ce qu’elle lui disait.

– Je suis Docteur Cassandre Francoeur, membre de l’Espoir. Cela devrait vous donner plusieurs réponses à vos interrogations… À moins que votre curiosité soit sans fin.

Elle ria doucement de nouveau portant se regard vers l’infini noir qui hantait maintenant la ville de Paris. Quelques bruits venaient réveiller la noirceur et quelques fins éclairages éparpillés se baladait tels que des lucioles. Des lucioles parfois violentes ou meurtrières…

– Et vous? Vous voulez jouer au ténébreux ou jouer cartes sur table?

La scientifique semblait être d’humeur joueuse. Un petit air amusé et presque malicieux. Sa chevelure noire dansait au vent et son regard vert tentait de percer l’obscurité pour observer l’homme qui l’avait rejoint sur la tour qui autrefois était la tour la plus romantique du monde...


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Samuel L. Taylor
Membre
Mer 7 Fév - 17:17
Samuel L. Taylor



One more to the chest and I'm alone
Elle avait ri quand je pris la peine de l’appeler mademoiselle. Ce n’était peut-être rien, ce n’était peut-être qu’une simple marque de politesse, mais ce fut suffisant pour que l’espace d’un instant cela m’envoûte d’un sentiment de soulagement. Malgré les difficultés de notre monde, il était bon de voir que certaines personnes ne perdaient pas forcément le goût de vivre ni même de profiter de ce qu’elle pouvait encore offrir. Il s’agissait d’un rire si précieux alors qu’on pouvait clairement acclamer haut et fort que tout allait mal.
Ce n’était qu’une touche de douceur par une simple appellation, ce qui était toujours agréable à entendre. Ce à quoi elle avait pu m’en voir ravi.

Puisque tout était si gentiment à disposition et que je me sentais effectivement privilégié comme jamais, je ne me fis pas priait pour prendre le café et voler de quoi grignoter au détour de ses explications. À quelque détail, près, la soirée aurait presque pu partir sur une note quelque peu romantique, à partager bien évidemment avec la bonne personne et non en présence d'un parfait inconnu. Mais, il fallait bien admettre que l'idée qui fleurissait dans mon esprit était suffisamment drôle pour m'imaginer dans une telle galère. Au moins, ma curiosité pouvait être rassasiée et j'en retenais un soupir plaintif, j'avais l'impression que mon chemin me ramenait un peu trop sur la route de « l'espoir ». Il faut dire que la charmante Charlie m'avait fait bien assez forte impression pour que je ne l'oublie pas de sitôt. Est-ce que j'allais la revoir d'ailleurs ? Qui sait peut-être que je l'espérais un peu.
Quant aux interrogations, j'en avais et sûrement même un peu trop. Mais l'envie de m'y pencher dessus en ce moment même n'était pas franchement au rendez-vous. Peut-être que le mystère aurait mieux fait de le rester. Enfin, ceci mit de côté et après avoir soufflé un coup sur la boisson chaude je prends la peine de répondre dans la mesure du possible.

Sans en dire trop ni pas assez, peut-être parce que j’aime bien l’idée d’être un beau ténébreux mystérieux. Bon, je sais qu’elle n’a pas dit « beau » mais j’ai bien le droit de le penser, non ?

« ━ Disons que j’avais besoin de prendre un peu l’air. De me vider la tête. D’imaginer un peu de calme parmi l’agitait qui habite la ville. C’est compliqué de réfléchir sur sa vie qui est partie en lambeaux quand on voit la cause. Et puis, j’ai toujours voulu voir au moins une fois la tour Eifel avec un point en hauteur, même si, ceci devait être plus impressionnant avant. »

Et comment. Entre les lumières qui surplombaient la ville, le son de la foule qui paraissait minuscule d'en haut et la vue en elle-même qui paraissait paradisiaque, Paris avait vraiment tout pour plaire, si seulement j'avais eu la possibilité de voir celle-ci avant sa chute. Soupir nostalgique dégagée en avalant une gorgée de la boisson. À défaut de ne pas avoir pu venir ici plutôt, au moins j'avais de la consolation de manière différente.

« ━ Vous pouvez m'appeler Sam d'ailleurs. Enchanté Mademoiselle Cassandre. Je ne fais partie de rien en particulier si ce n'est un survivant de plus. Et merci pour ce café, son goût m'avait cruellement manqué. »

Il y avait beaucoup de choses qui m'avaient manqué et j'avais la possibilité d'en faire une liste de six pages recto-verso énumérais du plus important à ce qui s'approche du « banal », mais ça, cela allait sans aucun doute dans le top cinq.

« ━ J'ai vaguement entendu parler de ce groupe… L'espoir, vous dites, mmh… Je ne sais ce que je dois réellement en penser sans vouloir vous offenser évidemment. Mais, pour que vous soyez obligé de quitter votre zone de confort en cachette c'est que les règles doivent être des plus strictes ? Enfin, je dis ça, mais, ils ont bien la chance d'avoir un Docteur. Qu'est-ce qu'on ne donnerait pas pour en avoir un prés de soi constamment par les temps qui courent. »

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Cassandre Francoeur
Membre
Dim 18 Fév - 15:27
Cassandre Francoeur
Cassandre afficha un sourire amusé à l’intention de l’homme. C’était peut-être à cause de l’attitude de l’homme ou bien du fait qu’elle le soulageait d’un poids en lui permettant d’accéder à un aliment devenu aussi rare que la drogue, le café. Drogue des temps moderne, c’était devenu rare vu que le climat ne permettait pas d’en cultiver facilement.

– Je ne sais pas si c’était vraiment plus impressionnant. Nous avons une vue unique, nous n’aurions pas eu se calme légendaire avec les milliers de touristes admirant la tour Eiffel sous ses moindres coutures… Nous avons de la chance en quelque sorte.

Le regard de la scientifique était doux et exprimait une légère lueur d’amusement et de respect envers l’homme. Se doutait-elle qu’il vivait par ses propres moyens? Personne ne pouvait vraiment transpercer les idées que pouvait passer par la tête de la grande brune.

– Enchanté Sam, ça me fait plaisir de vous offrir cette tasse de café. Il est rare de voir une personne avec un air satisfait par le temps qu’il coure, même si ce n’est qu’un bref moment.

Elle l’écouta attentivement parler de son groupe et le sourire de Cassandre ne se décrocha pas un instant. Il ignorait qu’il parlait à un mouton noir, même au sein de son groupe, alors bon l’image que pouvait transmettre le groupe ne semblait pas être une priorité pour la scientifique.

– Vous en pensez ce que vous voulez, Sam, je n’ai que peu de choses à faire de l’image du groupe ou de ce qu’on en pense. Quand vous êtes une spécialiste en épidémie, on ne désire pas que vous tombiez au combat, alors qu’on aurait pu vous garder enfermé dans une cage en vitre. Je suis un peu plus que docteur, je suis aussi épidémiologiste. Les épidémies, c’est mon domaine.

La scientifique replia une jambe posant le côté de sa tête contre le métal froid de la tour. Elle ne broncha pas au contact, elle s’était habituée avec les années à l’inconfort des terres arides qu’était devenu Paris. Peut-être que l’état sauvage lui rappelait instinctivement comment vivait ses ancêtres, encore là, ses ancêtres étaient probablement plus en sécurité face aux animaux sauvage.

Prenant une bouchée, puis une gorgée de café son regard se posa de nouveau sur les faibles lumières au loin tel un spectacle.

– Je ne suis pas sûr qu’ils se comptent si chanceux, quand l’un de leurs spécialistes adore partir flâner à l’extérieur pour aller travailler sur le terrain, surtout sans surveillance. Je crois que j’en ai rendu plus d’un chauve… En échange, ils m’ont donné des cheveux blancs.

Elle se mit à rire tout haut, poussant son rire vers le monde sombre et triste. On vit quelques morts-vivants chercher la provenance du rire sans trouver et reprendre leur activité de grogner et d’errer.

– Et vous? Comment allez-vous?

Dit-elle en retournant de nouveau la tête vers lui pour le regarder droit dans les yeux.


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Samuel L. Taylor
Membre
Ven 6 Avr - 0:39
Samuel L. Taylor



One more to the chest and I'm alone
Strict est le premier mot qui m'est venu à l'esprit, mais peut-être que tortionnaire serait plus exact ? N'était-ce pas un peu extrême de la garder ainsi enfermée entre quatre murs simplement pour les biens faits des recherches, de la science et de l'évolution humaine ? Quand bien même le remède était une priorité pour tous, l'humaine qu'elle était et qu'elle restait avait bien le droit à un peu liberté. Enfin, le point de vue d'un homme solitaire contre celui de tout un groupe qui tirait les ficelles n'équivalaient pas à grand-chose. Après tout, ce n'était que mon opinion. Il n'empêche que je les enviais pour avoir un docteur, je les enviais beaucoup trop. Dans un soupir, je me laissais prendre de nouveau à la contemplation de l'horizon. Puis un coup d'œil en bas pour me souvenir que même en étant seul en haut, nous ne l'étions pas réellement. La prochaine fois, je penserais à amener Meg ici, pour le simple fait de lui changer les idées, où que l'envie lui prenne de tirer à coup de flèche dans la tête d'un infecté sans qu'il ne sache d'où provienne ce dernier. Il y a fort à parier que cela lui plairait.

Cependant, j’abandonne la vue du sol pour me plonger le nez dans mon café, écoutant les paroles de la demoiselle, un maigre sourire s’affiche en coin de mes lèvres à l’idée qu’elle put en rendre certains chauves si facilement. L’espace d’une seconde, je me mis à espérer que ce temps d’insouciance en sa compagnie ne me réserver pas le même sort. Si je commençais déjà à perdre mes cheveux autant me prendre une balle toute suite. Néanmoins, je pris note de tout ça, en plus d’être Docteur elle avait des connaissant sur des domaines bien plus larges et très certainement rare de nos jours, voilà donc pourquoi elle était si précieuse à leurs yeux. En fin de compte, c’était plus compréhensible, quoi que toujours tiré par les cheveux.

« ━ J’ose espérer qu’avec votre passion dans ce domaine, nous aurons autant de réponses aux questions muettes que des solutions. Mais ils restent chanceux dans tous les cas. Chauve, certes, mais chanceux. »

Des questions, il y en avait par milliers. Mais des solutions, je n'en avais pas encore vue depuis le début de cette épidémie et je me demande si un jour nous en verront sincèrement. Mais cela avait quand même un certain côté rassurant de savoir qu'il ne se passait pas tous leurs temps à se tourner les pouces. C'est qu'il y aurait de quoi en douté au vu de comment avance les choses. Mais le mal en patience aller être primordial pour des résultats. Du moins, dans un futur qui était loin d'être proche. Ce qui était sûr, c'est que j'avais le temps de mourir, peut-être même deux fois. Déposant la tasse soigneusement loin du bord, je partis en quête d'un gâteau, tandis que d'une voix légèrement sarcastique, mais tout de même aimable, je répondis à sa question :

« ━ C'est un bien grand mot, je trouve à demander comment ça va par les temps qui courent, non ? »

Un trop grand mot, même. Mais par acquis de politesse, j'imagine qu'on se dois de le demander, à moins que ce soit pour combler les silences, ou la curiosité qui gagne. Les choix étaient divers et variaient. Et puis, sincèrement, est-ce qu'on peut vraiment répondre à cette question actuellement ? Est-ce que quelqu'un s'était déjà senti « bien » au jour d'aujourd'hui ? Est-ce que cette question avait déjà eu une réponse sincère ? Moi-même, j'avais en un doute sur celle que j'allais fournir. D'abord, je pris le temps de croquer un morceau, puis d'abandonner ma place pour rejoindre prudemment la demoiselle. Les moins jointes dans le dos, j'admire la vue. Même, debout, elle paraissait différente.

« ━ J'aimerais dire que j'ai connu mieux, même si cela a effectivement été le cas autrefois, mais ça me paraît tellement lointain que je ne suis plus sûr de rien. Les nuits sont compliquées, les journées longues, similaires et la faim soit constante, mais en dehors de ça... j'ai envie de dire que tout va bien. »

Si on enlève deux, trois détails, quelques infectés qui veulent notre peau et le manque de nourriture stable... ça pourrait vraiment être pire, non ? C'est ce que j'aimerais croire en tout cas. Mégane est en vie et en bonne santé, je suis toujours présent à ses côtés quand bien même elle me tue à petit feu et on a toujours un chien sur ses quatre pattes. Pour l'heure, on peut dire que ça va bien. Quant au reste, il n'appartient qu'à moi de faire taire les remords et les cauchemars. Si encore, c'était aussi simple.

« ━ Si vous pensez que l'Espoir vous offre des cheveux blancs, je vous assure qu'ils sont inexistants. Mais j'admets que vous avez raison sur un point ; lâchant la ville de Paris des yeux, ils se posèrent plutôt sur la jeune femme qu'il m'était enfin possible de voir clairement de la tête aux pieds : la vue est vraiment unique d'ici. »


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Cassandre Francoeur
Membre
Sam 7 Avr - 17:28
Cassandre Francoeur
La tête toujours posée contre le métal froid, elle entendait le métal travailler dans le creux de son oreille. Le vent, le froid ambiant et le manque d’entretien faisaient se plaindre la pauvre tour. Ses yeux verts posés dans celui de l’homme, la scientifique l’observait et peut-être même le scrutait. Le mot passion sembla venir la heurter et eut un mouvement pour se redresser. Passion et obsession étaient des mots semblables non?

« Je ne suis pas la femme la plus facile à vivre, alors pour la chance, je ne sais pas trop si je dois les compter dans les chanceux ou les malheureux qui doivent supporter mon génie et ma motivation. Je travaille depuis quatre ans sur une solution, pour le moment, nous avons surtout des questions de plus en plus ambiguës… Je ne vous ennuierai pas avec des termes scientifiques, je suis sortie pour une fois simplement pour me reposer. Je sors habituellement pour trouver plus de preuve pour avancer. Puis, je ne voudrais pas que vous vous endormiez et que vous tombiez parmi les morts-vivants en bas… Ce serait dommage... »

Lança-t-elle avec une certaine légèreté et presque un certain amusement insouciant. Son regard rempli de malice et d’amusement scruta encore l’homme avant de le poser sur la ville en ruine. Le vent s’engouffrait dans sa crinière obscure qui était ravagée à quelques places par de fines lignes blanches ponctuant le stress qui l’habitait derrière ses grands airs de femme confiante et amusée par la vie même apocalyptique.

« Un grand mot? Je le trouve plutôt court. C’est une simple phrase qui peut en faire dire long sur la personne à qui on la pose... »

Était-ce un plaisir ou encore un amusement de sa part d’opter pour une question si ironique par le temps qu’il courait. Néanmoins, elle semblait bien certaine d’elle en posant sa question, sans vraiment démontrer de malaise.

« Certains voient ce chaos comme une deuxième chance, certains comme une malédiction qui nous perdra pour toujours et d’autres comme une chance de prouver que l’homme est le plus fort. Nous pouvons en apprendre beaucoup sur les gens en simplement avoir leur opinion sur une aussi courte question. »

Elle prit une ultime gorgée de café ayant vidé sa tasse et soupira doucement. Elle sembla avoir remarqué le regard sur elle, car elle tourna la tête de nouveau vers lui pour replonger son regard dans le sien. Pouvait-elle comprendre dans quel monde ou ce qu’il avait vécu ces quatre ou cinq dernières années? Cassandre avait-elle la moindre conscience de la chance qu’elle avait d’avoir un toit et de la nourriture sans vraiment devoir survivre si elle ne le souhaite pas? Son petit air amusé et presque mystérieux sur le visage laissa apparaître un sourire flatté.

« Tant de compliments, en si peu de mots… »

Posant une de ses mains gantées sur le métal, elle se pencha pour approcher un peu plus son visage de celui de Sam pour enfin pouvoir voir le ravage du temps sur la peau de l’homme.

« J’ai raison sur un seul point? Oh, ne me sous-estimez pas, j’ai raison sur beaucoup de choses… Je suis une experte de mon domaine… Mais je suis sûr que vous devez, au final, beaucoup mieux survivre que moi. Ce n’est pas pour rien que je donne des cheveux blancs aux gens, je suis une scientifique, pas une femme de l’armée surentraîner au combat et à la survie… J’ai juste plus de matériel. Sans la technologie et le soutien de l’armée… Je ne suis rien… Vous, vous êtes qui vous voulez… L’herbe n’est jamais plus verte ailleurs. »

Ses paroles étaient douces et presque en murmure. Elle le fixait dans les yeux, cherchait-elle à le lire? À voir derrière les yeux du survivant? Il n’y avait qu’elle qui pourrait répondre à cette question… Cependant, elle aimait probablement trop son côté imprévisible pour se dévoiler.

« Pour la vue… oui elle l’est, mais le moment est unique aussi... non? »


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Samuel L. Taylor
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Dim 8 Avr - 13:58
Samuel L. Taylor



One more to the chest and I'm alone
Au-delà de tout, la vue avait vraiment quelque chose de particulier. Autant celle qui dépassait l'horizon et surplombait le haut des bâtiments, que celle que j'avais sous les yeux.

Pourquoi le nier ? Cassandre était une jeune femme de toute beauté et il y avait une facilité déconcertante à se perdre dans son regard. Elle avait quelque chose de piquant et d'attirant ce qui aurait dû être une arme des plus dangereuses entre les mains d'une femme, mais c'était justement ce qui poussait à se plonger dans le vice. Je mentirais en disant que ce maigre coup d'oeil à son égard n'était pas plaisant. Sa voix avait quelque chose de similaire à un envoûtement, tant je ne me focalise plus sur les mots, mais bien sûr ses lèvres vermeilles qui gesticulaient à chacun de ses sons. Malgré les temps qui courent il est encore possible de trouver et de tomber sur des femmes qui savent vous laisser sans voix. Loin de vous laisser indifférent.

Mon sourire ne fit que s'agrandir davantage à la justification de cette dernière, qu'à sa légère approche qui retenait particulièrement mon attention. Je n'avais pas de doute sur le fait qu'elle brille dans plusieurs domaines, quand bien même on repassera peut-être sur la survie, mais cela donnait une situation forte sympathique à regarder. D'autant plus que je ne lui donnais pas tort pour autant.

« ━  Je m’en voudrais de vous sous-estimer, mais je ne peux vous donner raison sur tous les points. Où serait le plaisir de vous voir défendre votre cause, sinon, mh ? »

Tout le plaisir serait vain.

Avoir la présence de Cassandre aussi proche, fit monter un frisson qui eut le temps de parcourir tout le long de l'échine. Un battement de cœur en moins est ma raison disparue, sans même poser la question si cette approche était fortement volontaire ou non. Cette proximité me fit déchanter et sans même que je ne le comprenne comment ni pourquoi, mon visage s'approcha soudainement du sien jusqu'à ce que mes lèvres rencontrent les siennes. Une main partant se perdre sur sa joue en la frôlant délicatement, je me laisse happer par la douce chaleur du contact, en parfait contrasté avec la fraîcheur de la nuit.

J'ai une raison qui m'hurle inconsciemment de ne pas faire ça, ce que j'aurais très certainement dû écouter, mais qui finit par disparaître petit à petit, tant j'en ressens le besoin de continuer. Jusqu'à présent, cela ne m'est jamais venu à l'esprit de passer outre les biens faits des règles que je m'étais fixés, mais peut-être avais-je justement trop attendu, trop repoussé l'inévitable pour finir par faire ce que je pensais impensable et fermé pour toujours. Je ne suis qu'un homme faible dont les désirs ont fini par le rattraper. Dois-je me sentir mal pour autant ? Ce n'est pas comme si c'était elle, la différence était là. Oui, je devrais, quand bien même ce n'est qu'un baiser, mais, je me sens bien, trop bien pour ce que je suis en train de faire. Mais depuis combien de temps, je ne m'étais pas senti comme ça ? Je préfère ne pas compter.

Néanmoins, c’est avec violence sans nom que je me force à me défaire du contact, sans pour autant m’éloigner, un soupir m’échappe et mes yeux se perdent à nouveau dans le vert de Cassandre.

« ━ …Je devrais m’excuser pour ça… mais, je n’en ai nullement l’intention. »

Je le devrais, oui. Cependant, je ne le ferais pas. Pour une fois au diable les bonnes manières et l'éthique, il y a bien longtemps que ceci n'avait plus lieu d'être. Pour une fois, je n'avais qu'une envie ce n'était que de penser à moi sans imaginer les conséquences qui pouvaient suivre. Si encore elles allaient suivre. Rien ne pouvait prévoir qu'il allait forcément en avoir. Difficile pour moi de rester de bois après ça. L'esprit s'était embrumé par des débuts de sensations grisantes, et le conflit qui s'y opère sur l'erreur que je suis en train de commettre ne résonne pas assez fort pour m'en détourner. Je ne dois pas faire ça, mais bordel, je ne peux plus m'arrêter. Au contraire, je m'y plonge encore tête la première. Descendant cette main le long de son dos, elle se pose sur sa taille l'approchant délibérément contre moi.

« ━  Si vous ne me repoussez pas... je risque de me passer de votre consentement... »

Nothing gets me any higher
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