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Sorti d'observation [PV Yolandi]

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Cassandre Francoeur
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Dim 3 Déc - 16:24
Cassandre Francoeur
Cassandre avait abandonné son labo au petit matin sortant sans vraiment demander la permission. Il était courant qu’elle parte en solitaire de ce genre sans vraiment se soucier du regard négatif du garde de l’entrée. Néanmoins avec le temps, les gardes habitués la laissaient passer pour ses exploitations en solitaire préférant fermer les yeux sur ses sorties que d’affronter le caractère ravageur de la femme quand elle décidait de ne pas être de bonne humeur.

Elle évita quelques zombies sur son chemin pour aller se poser dans les ruines d’un immeuble difficile d’accès pour être au calme avec une vue sur la rue où quelques morts-vivants s’étaient réunis. Sortant ses jumelles, elle regardait autour pour voir les habitudes des morts-vivants et s’ils faisaient plus qu’errer à la recherche d’une proie.

Le toit au-dessus d’elle s’était partiellement effondré, elle avait donc une belle vue de la ou elle était sans nécessairement pour se faire voir. De toute façon, beaucoup aurait dit qu’elle était indigeste.

Le ciel assombri par quelques nuages refroidissait l’air à l’arrivée de l’hiver. Un Noël de plus dans ce casse-tête qui allait en rendre plus d’un fou. Elle était vêtue de ses couleurs sombres en coton et en cuir, de ses lunettes avec la sangle qu’elle avait relevées rendue sur place pour voir avec les jumelles et de son masque de coton noir limitant les sons produits par sa respiration.

Assise dans son coin depuis un bon moment déjà, quelque chose sembla bouger plus loin qui attira l’œil de la scientifique. Quelque chose courait… Non quelqu’un!

– Merde… merde… merde...

Murmura-t-elle regardant la direction de la femme, droit vers la horde qu’elle observait. Elle rangea rapidement ses jumelles dans son sac. Elle avait encore un peu de temps avant de voir un festin de zombi en première loge. Ces mouvements inhabituels étant faciles à repérer, pour elle, mais aussi pour les zombies.

Cassandre attrapa un de ses cocktails Molotov limités à 5 qu’elle portait. Elle l’enflamma la mèche le faisant sauté dans sa main avant le lancer de toutes ses forces au milieu du groupe de zombi qui serait alerté par les flammes et porteraient moins d’attention à la personne qui courait, mais l’inverse était aussi vrai, la personne aurait le temps de voir les flammes pendant sa course et ne pas foncer tête baisser.

Enfilant son sac sur son dos en quatrième vitesse, elle agrippa son couteau à la cuisse et descendit les escaliers sautant presque d’étage en étage pour arriver au rez-de-chaussée.

Repositionnant ses lunettes, elle fonça serrant les sangles de son sac a dos pour éviter d’être gêner par le poids de son sac.

D’une course rapide,  elle put facilement rejoindre une rue ou elle entendait les pas de course venir vers sa direction.

Les pas la dépassa rapidement, mais ceux du zombi n’eut pas le temps de la dépassa. Elle sauta sur la créature le couteau levé pour l’enfoncer dans le crâne. La créature n’eut le temps que de regarder la femme avant qu’il fasse connaissance avec la lame de la femme qui s’était enfoncée et retirée aussitôt pour lui trancher la gorge. Celui-là il n’y avait aucune chance qu’il allait se relevé.

– Stop tout de suite… Il y a une horde pas loin, je n’ai pas envie de crever et toi non plus, je présume.

Murmura-t-elle d’un ton autoritaire que la personne ait cessé ou non de courir. Toujours accroupie, elle regarda dans la direction de la personne se redressant lentement le couteau toujours en main le faisant tournoyer avec le stress et l’adrénaline probablement encore présent dans son corps.

Jetant un œil autour d’elle, elle entra dans la ruelle d’où elle avait sorti à l’abri du vent et que le vent porte sa voix. Elle releva les yeux pour voir si la personne allait apparaître.


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Yolandi Odua
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Mar 5 Déc - 14:34
Yolandi Odua
Il était temps pour Yolandi de partir à la recherche de nourriture. Elle avait épuisé ce midi là ses dernières provisions. Ayant gravit une bonne partie de cet arrondissement afin de retrouver son fils, elle avait pu remarquer des restes de boutiques ou de restaurants pas encore pillés.
Comme à son habitude avant de sortir de sa cave, elle protégea ses avant-bras de journaux qu'elle accrochait avec de la cordelette depuis le départ de son domicile. Elle ne comptait pas mourir stupidement d'une simple morsure de ces zombies.
L’après-midi débutait à peine et elle emporta la totalité de son matériel avant de sortir à la lumière du soleil au cas où ce soir elle ne rentrait pas.

Le temps était nuageux, malgré le décor morbide qui l'entourait, voir les quelques rayons du soleil d'hiver était toujours rassurant et l'emplissait d'avantage d'espoir. Elle s'arrêta un instant afin de souffler et d'observer la rue de son enfance qu'elle ne reconnaissait même plus, à quelques pâtés de maisons d'ici, elle savait qu'il y avait les ruines d'un gros centre commerciale où elle pourrait certainement trouver de la nourriture. La jeune femme munit de son arc en main, son carquois et son sac à dos s'avança avec précaution dans les décombres, écoutant les bruits environnants : Avant, elle aurait put entendre les véhicules, les klaxons, les voix qui s'emmêlaient dans la foule… Aujourd'hui, un calme platonique et lourd pesait sur les bâtiments morts. Parfois, il y avait les échos de grognements de zombies parmi la nature qui reprenait doucement ses droits .
Une demie heure plus tard, elle se trouva face à ce qui restait du centre commerciale : Un bâtiment à plusieurs étages calcinés et donc très risqué. Mais Yolandi savait où se diriger pour la nourriture : Les cuisines des restaurants, comme le Flunch par exemple. Et pour cela, elle n'avait pas forcément besoin de monter aux autres niveaux. Le rez-de-chaussé avait déjà suffit, en s’engouffrant quelque peu dans la galerie, elle pu croiser des distributeurs déjà brisés. Malgré que certains étaient déjà vides, elle pu récupérer quelques barres chocolatés ainsi qu'une bouteille d'eau.
A tout moment, une poutre, un mur pouvait s'effondrer ou même, une créature voir plusieurs pouvaient apparaître, à prés tout l'endroit était plutôt sombre. Elle sortit sa petite lampe de poche decathlon et poursuivit son escapade, escaladant des blocs de bétons. Quelques minutes plus tard, elle fit une belle trouvaille : Un frigo incrusté dans le sol, et quand elle ouvrit sa porte, elle trouva deux boites de salade de fruit entre des restes avariés et mélangés. Yolandi s'empressa de tout ranger dans son sac à dos lorsqu’un grondement derrière son dos l’obligea à s'immobiliser. Un zombie l'aurait déjà attaqué, cette fois, il s'agissait simplement d'un chien tellement maigre qu'il devait avoir très faim. Alors qu'elle se tournait doucement en montrant ses paumes de mains, elle découvrit le berger allemand qui montrait ses crocs. Il aboya, la faisant sursauter, cet animal, revenu à l'instinct de survie lui aussi, n'hésiterait sûrement pas à lui bondir dessus.
Yolandi lui lança l'une de ses boites de dessert en pleine gueule et s'enfuit en courant. Le chien la prit en chasse, elle sortit du centre commercial, manquant de tomber. Droite ou gauche ? Peu importe, sa peau était en jeu et l'animal allait bien finir par abandonner mais… Pas les zombies. Certains commençaient à sortir de leur cachette, alertés par les aboiements, Yolandi du en pousser quelques uns dans sa course. C'est alors qu'un zombie qui rampait à terre s’accrocha à sa cheville, la panique la fit tomber par terre, elle donna un violent coup de pied dans ce qui restait d'un visage mort et c'est le berger allemand qui prit la relève, celui ci agrippa ses crocs à son pied et la jeune femme encore à terre cria de douleur. C'est alors qu'une explosion à quelques mètres fit fuir l'animal enragé en couinant, queue entre les pattes.
D'abord, Yolandi posa sa main tremblante sur sa blessure, espérant que le chien ne lui avait pas refilé le virus on ne sais jamais…  Puis elle revint à la réalité, les zombies avaient continué leurs marches d'automates et n'étaient plus très loin d'elle. D'un gémissement, elle se releva, oubliant la douleur pour tenter de trouver une rue plus sûre. L'explosion devait certainement provenir de plusieurs hommes et elle ne souhaitait pas du tout être découverte, encore moins blessée. Le feu attirerait peut être le groupe de zombies loin d'elle.
C'est en traînant la patte vers l'angle d'une ruelle qu'elle aperçut cette silhouette féminine qui saignait un zombie, elle semblait avoir elle aussi remarqué la présence de Yolandi puisqu'elle la prévint :

– Stop tout de suite… Il y a une horde pas loin, je n’ai pas envie de crever et toi non plus, je présume.

Yolandi n'avait pas tout bien compris à part qu'il y avait une horde là où elle se dirigeait de base. Cette femme mystérieuse disparue dans la ruelle sans dire un mot de plus. Sans hésitation, elle la suivit et se montra à elle en disant, essouflée  :

- Il y en a d'autres derrière moi, partez.
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Cassandre Francoeur
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Ven 8 Déc - 15:10
Cassandre Francoeur
Cassandre s’appuya sur le mur pour nettoyer rapidement son couteau pour le garder à la main. Elle vit la femme venir dans la ruelle. Elle agrippa rapidement l’autre femme par la main en ignorant les paroles de la femme qui lui disait de partir. Elle tira lentement la femme pour qu’elle s’appuie contre le mur pour être dans un angle non visible de la rue.

La scientifique se posa face à la femme, coller contre elle et lui fit signe de garder le silence en posant un doigt sur ses propres lèvres au travers du masque noir.

– Je sais déjà qu’il en a d’autres… Je sais aussi que vous allez perdre la vie si je vous laisse ici.

Elle parla lentement, doucement et tout bas pour ne pas faire porter sa voix et attirer l’attention des morts-vivants qui avait poursuivi la jeune femme. La femme releva ses lunettes pour les poser sur son front pour révéler à la femme essoufflée son regard vert pomme. Ce regard rempli de confiance se posa avec tendresse sur le regard brun de la femme qui avait échappé belle à une mort éventuelle si Cassandre l’avait laissé foncer dans la horde.

– Vous alliez courir vers une horde dans la rue principale. Je ne suis pas là pour vous faire du mal, mais il ne faut pas traîner ici longtemps, sinon je ne donne pas cher de notre peau. On va commencer par fuir vers un bâtiment en hauteur difficile d’accès plus loin pour pouvoir faire mieux connaissance.

Elle reposa ses lunettes correctement et prit l’un de ses cocktails Molotov dans les mains. La scientifique posa une nouvelle fois son regard sur la femme et avança vers la rue accroupie pour ne pas être vue par les morts-vivants qui semblaient les chercher. La mort de l’un d’entre eux les ayant fait s’arrêter pour chercher.

Cassandre alluma la mèche du cocktail Molotov et chercha une cible. L’arme à la main, elle jeta un œil sur le cocktail puis sur un zombi éloigné et jeta l’arme de feu le plus fort possible. Elle toucha sa cible de peu. Les pieds du mort-vivant et ses vêtements s’enflammèrent lentement. Le bruit du zombi souffrant, celui de la bouteille et du feu alertèrent les autres, mais détournèrent leur attention des deux femmes.

La scientifique se tourna vers l’autre femme pour revenir rapidement vers elle voyant le sang à la cheville et à la jambe de la femme.

– Vous allez avoir besoin d’aide pour avancer? Si oui, ce n’est pas le moment d’avoir de l’orgueil et me dire non. Car il faut faire vite, j’ignore combien de temps mes feux tiendront les putréfiés occupés.

Elle pointa la direction d’où elle était venue pour porter main forte à la femme.

– On s’en va par là, jusqu’à un bâtiment avec un tag bleu et vert. On y sera en sécurité, c’était calme dans ce coin-là. Je pourrai voir votre blessure et vous soigner. Ça serait bête de survivre au zombi et de mourir d’une infection… N’est-ce pas?

Cassandre tendit la main vers la femme pour lui offrir son aide, si elle le souhaitait pour pouvoir avancer et fuir le combat avant d’être repéré.


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Yolandi Odua
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Sam 9 Déc - 11:37
Yolandi Odua
En débarquant dans la ruelle, Yolandi fit une brève connaissance avec une femme à lunettes qui paraissait sûre d'elle, révélant ensuite un regard clair et confiant. Effectivement, elle venait de lui sauver la vie et la jeune femme comprit qu'elle aurait pu mourir aujourd'hui. Ce qui eut l'effet de lui ajouter de l'angoisse.
La jeune métisse n'était pas encore prête à affronter un aussi grand danger pour la première fois depuis son arrivée à Paris, elle ne savait pas quoi faire à part fuir, incapable de se défendre face à autant de zombies. Seulement, elle avait bien du mal à faire confiance à autrui sachant comment un humain pouvait se comporter en temps de survie.
Yolandi ne savait plus où donner de la tête : Partir seule ou alors suivre cette personne à qui elle devait une fière chandelle mais qui était encore une inconnue ? Son regard affolé parcourait les environs puis se posèrent sur le cocktail Molotov de sa nouvelle connaissance. Instinctivement, elle finit par s'accroupir sans un mot et détourna les yeux lorsque celle ci le lança sur l'une de ses créatures qui se mit à hurler comme une bête sauvage.
C'est à cet instant qu'elle comprit qu'elle était vraiment en guerre, que chaque jours comptaient et pouvaient se réduire à la mort. Yolandi tremblait et semblait être d'avantage déçue par elle même, par l' erreur qu'elle avait commise qui aurait pu lui coûter la vie si cette dame n'était pas intervenue.
Suite à cette action qui avait détourné l'attention des zombies, la jeune femme présente et débrouillarde lui rappela qu'elle était blessée :

– Vous allez avoir besoin d’aide pour avancer? Si oui, ce n’est pas le moment d’avoir de l’orgueil et me dire non. Car il faut faire vite, j’ignore combien de temps mes feux tiendront les putréfiés occupés.

Yolandi ressentit alors la douleur du à sa plaie qu'elle avait oubliée dans le feu de l'action, si elle ne se soignait pas, elle risquait l'infection, elle avait des connaissances minimes en soins grâces aux conseils de sa mère qui avait été infirmière mais cette inconnue semblait être bien plus apte qu'elle pour la soulager. La métisse tenta de ne pas trop se faire d'idées négatives afin d'éviter de paniquer d'avantage, elle avait horreur de se sentir aussi vulnérable. Totalement perdue, elle hocha la tête furtivement en signe de réponse. Puis, l'autre lui tendit sa main, un geste qui devenait de plus en plus rare en ces temps ci sombres. Yolandi hésita un instant, elle osa un regard en arrière puis bégaya :

- Je … Je vous suit.

Elle accepta et posa sa main dans la sienne.
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Cassandre Francoeur
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Mer 13 Déc - 1:40
Cassandre Francoeur
Cassandre attrapa doucement la main de la jeune femme et fit passer le bras autour de son cou pour la soutenir afin qu’il y ait moins de poids possible sur la jambe blessée. Elle jeta un œil sur le passage qu’elle avait pris pour venir vers la jeune femme qui s’était fait poursuivre par les zombies.

Elle jeta rapidement un regard autour d’elle avant d’entreprendre la marche vers un endroit beaucoup plus sûr. Au moins, les zombies avaient enfin perdu leur trace, car les grognements s’éloignaient au rythme de leur pas.

La scientifique était concentrée, son silence parlait pour elle. Quelques restes dans des coins, rien de significatif ou alarmant, aucun bruit de pas autre que les leurs sur le sol blessé par le temps et la guerre qui faisait rage. Successivement, elle regardait dans chaque direction jusqu’à arriver au bâtiment où elle s’était ultérieurement perchée pour observer la horde dans une rue adjacente.

Cassandre libéra la femme de son emprise pour enlever son sac, ses lunettes qui cachaient sa vue et son masque noir. Elle révéla son visage entier à la femme et alla fermer la porte et la bloquer avec une chaise pour éviter une surprise indésirable.

– Maintenant que nous pouvons parler, je m’appelle Docteur Cassandre Francoeur, je suis épidémiologiste. Je suis aussi accessoirement diplômé de médecine. Je n’ai pas l’habitude de coller ainsi les inconnues je vous rassure et je ne suis pas là pour vous faire du mal.

Elle s’accroupit en posant son sac sur le sol. Au fond de son sac, elle prit une couverture thermique pour la poser sur un gros morceau de ciment qui était tombé et tapota l’endroit pour que la femme vienne s’y asseoir. Le bâtiment était partiellement écroulé, la lumière du jour passait et le vent faisait valser la poussière dans les faisceaux de lumière. L’endroit était calme et ne semblait pas avoir été attaqué depuis un bon moment. Ce bâtiment n’était pas un refuge, mais était encore assez haut pour servir de zone d’observation.

– Vous avez des allergies connus? À quand remontent vos derniers vaccins? Quelque chose qu’un médecin normal devrait savoir pour éviter de faire une connerie irréparable? Je suis désolé de poser autant de questions, alors qu’on à peine fait connaissance, mais plus vite j’en sais, plus vite je pourrais vous aider.

La scientifique retira ses gants de cuir pour enfiler des gants en latex propre et une sortie de son sac, une petite trousse avec un outil de médecine de base qu’elle déroula non loin de la couverture. Elle sortit aussi quelque petit flacon tous identifié clairement, puis regarda de nouveau la jeune femme.

– Ce n’est pas les meilleures conditions, mais on n’a pas trop le choix… Enfin, à moins que vous désiriez que je vous laisse dans cet état et que ça s’infecte d’ici demain...


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Yolandi Odua
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Sam 16 Déc - 15:09
Yolandi Odua
Cette femme n'avait pas l'air agressive et puis après tout, elle lui avait sauvé la vie. Yolandi accepta volontiers son aide pour marcher jusqu'à un bâtiment plutôt haut et bien sûr désaffecté. La voie était libre pour le moment et Cassandre, car elle finit par se présenter, lui proposa de s'asseoir sur un bloc de béton, recouvert d'une couverture thermique, décidément, elle semblait avoir du matériel et qu'elle chance ! Yolandi était tombée sur un médecin. Cependant, qu'elle journée de merde quand même !
Le pied engourdit et à sang, la jeune femme prit place en gémissant, agacée par son manque de vigilance alors que sa sauveuse sortait son attirail en pratiquant son interrogatoire :

– Vous avez des allergies connus? À quand remontent vos derniers vaccins? Quelque chose qu’un médecin normal devrait savoir pour éviter de faire une connerie irréparable? Je suis désolé de poser autant de questions, alors qu’on à peine fait connaissance, mais plus vite j’en sais, plus vite je pourrais vous aider.

Tant d'informations à donner après tant d'action! Yolandi ne savait pas par quoi commencer :

- Je suis juste allergique aux cons. Ironisa t-elle d'un faible sourire, comme pour se rassurer de la situation. Pour ce qui est des vaccins… Je n'ai pas eu de piqûres depuis au moins 20 ans.

A son tour, elle fit glisser son sac à dos le long de ses bras et ajouta plus sérieusement :

- Je n'ai pas d'allergies, vous pouvez y aller … Attendez, si vous voulez, j'ai quelques petites choses dans mon sac, je les ais prises au cas où il m'arriverait quelque chose…


Elle pivota vers son sac pour en sortir l'équipement qu'elle avait emporté en partant de chez elle et s'était bien la première fois qu'elle s'en servait, à part pour une ou deux migraines. La jeune femme posa un petit rouleau de bandage, une fiole de désinfectant, du paracétamol et un couteau suisse. Elle avait peut être moins d'expérience en médecine que Cassandre, peut être que rien ne lui servirait, mais elle tenait à lui faire comprendre sa gratitude :

- Moi c'est Yolandi. Yolandi Odua.
Se présenta t-elle enfin. Je vous remercie pour votre aide … J'ai …

Elle se mit à ronchonner :

- J'ai été totalement bête ! Heureusement que vous étiez là …

Puis elle baissa les yeux sur son pied blessé :

- Ma… Ma blessure est grave ? C'est un chien qui m'a mordue … Vous… Pensez que je vais me transformer en l'une de ces choses ? Bégaya t-elle de peur de la réponse de l'épidémiologiste.

Malgré tout, Yolandi gardait ces questions pour le moment car une personne du rang de cette femme, devait peut être avoir des informations sur le virus mais pas que, d'où venait-elle… ?
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Cassandre Francoeur
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Sam 16 Déc - 18:52
Cassandre Francoeur
Le médecin se mit à genoux à la hauteur de la jambe de la dame qui dégageait le fluide et qui commençait partiellement à sécher sur les vêtements de celle-ci. Elle ne put s’empêcher de laisser sortir un rire franc à l’allergie de la femme.

– Au moins, je suis certaine que vous ne serez pas allergique à moi. Vu que vous n’êtes pas du tout à jour dans vos vaccins, il faudra vous faire quelques vaccins, ce qui veut dire que vous allez devoir rester avec moi un bon trois heures minimum pour éviter des réactions indésirables. Je ne vais pas prendre du temps, des ressources pour que vous finissiez en buffet pour zombie…

Cassandre regarda la jeune femme sortir ses premiers soins et lui fit un sourire compatissant.

– Gardez vos précieuses ressources, j’ai tout le nécessaire avec moi. J’ai une chance de pouvoir avec accès à tout ce dont j’ai besoin. On va commencer par voir et nettoyer.

Tendrement et doucement, elle remonta le pantalon de la jeune femme puis sortir sa gourde d’eau pour mettre un peu d’eau et essuyer avec un linge de coton tissé main. Ce médecin ne broncha pas en voyant la plaie, ce ne devait pas être la première ni la dernière qu’elle ne verrait. Après tout, dans un climat comme celui-ci elle devait avoir vu bien pire.

– Enchanter mademoiselle Yolandi Odua. Si vous aviez été bête, vous seriez déjà morte pas simplement blessée. Tant que vous serez en vie, vous serez intelligente. Nous faisons tous des conneries. Votre blessure n’est pas grave, je ne vois pas l’os, le chien devait avoir bien souffert et ses dents devaient être usées, la blessure est tout de même nette ne semble qu’avoir prit une grosse bouchée. Les animaux meurent quand ils sont infectés, ils ne peuvent pas transmettre le mal qui cause ce carnage. Dans le meilleur des cas, il était affamé et ne savait plus quoi faire, dans le pire, il avait la rage. Même dans ce pire des cas, vous resterez entière.

Elle parlait toujours concentré sur la blessure et enroula son tissu de coton autour de la plaie pour faire cesser le sang.

– On va désinfecter la plaie, faire quelques points de suture, des vaccins pour éviter la rage et autres maladie connexe et vous pourrez reprendre la route sans trop de souci. Ça sera peut-être douloureux, mais je crois que l’ego aura plus souffert au final que votre corps.

Cassandre posa son avant-bras sous le pied de la femme pour qu’elle le remonte sur le bloc de béton sans salir ses gants et prit les mains de la femme pour qu’elle serre sa propre cheville avec ses mains. Elle se tourna de nouveau vers son sac et sortit une mini pochette et une seringue vierge.

– Si vous avez la chance, je vous conseille d’aller trouver refuge chez les humanistes si vous avez peur de l’infection de votre plaie. Ils pourront vous héberger au chaud, au sec et en sécurité…

La scientifique jeta un regard à la porte, puis mit ses lunettes normales sur le bout de son nez en prévision de faire des points de suture.

– Il y a quelques années, vous auriez eu besoin de revoir un médecin pour enlever les points sutures, maintenant je vais vous recoller comme un joueur cassé. Au fait, ça se lit dans vos yeux que vous avez des questions. Ne vous gênez pas, posez vos questions, car vous allez finir par me dévisager et faire des rides sur votre joli minois.

S’amusa la femme toujours assise au sol devant la jeune femme blessée.


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Yolandi Odua
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Mer 27 Déc - 13:02
Yolandi Odua
Trois petites heures en la compagnie de cette jeune médecin sympathique ? Pas de problème, Yolandi ne dirait jamais non à une présence agréable. Tandis que Cassandre s'occupait de sa blessure avec soin, elle guettait les alentours, appréhendant toujours un quelquonque danger. Puis elle regarda les gestes mesurés du médecin qui lui expliquait en détail ce qu'elle lui faisait, ces paroles avaient le don de rassurer Yolandi qui avait dû réapprendre à avoir confiance en elle après le cauchemar de ce siècle. Et c'est vrai, jusqu'ici elle avait survécu par on ne sais quel miracle ! Peut être dû au courage et à la volonté d'une mère qui cherche à retrouver son enfant ? C'est alors que Cassandre se mit à lui parler des Humanistes. Yolandi se souvint encore du message qu'elle avait pu voir sur un mur à moitié détruit :"Rejoignez les humanistes" … Elle avait directement pensé à les trouver, espérant peut être que son fils s'y serait caché :
- Les humanistes ? Répéta t-elle intriguée. Est-ce que vous savez où ils se trouvent ? Vous venez de là bas ?
Peut être que cette femme accepterait de l'y emmener, qui ne tentait rien n'avait rien en général, si seulement ce camp existait encore... Yolandi devait mettre toutes les cartes de son côté :
– Il y a quelques années, vous auriez eu besoin de revoir un médecin pour enlever les points sutures, maintenant je vais vous recoller comme un joueur cassé. Au fait, ça se lit dans vos yeux que vous avez des questions. Ne vous gênez pas, posez vos questions, car vous allez finir par me dévisager et faire des rides sur votre joli minois.
La jeune métisse lui répondit d'abord d'un sourire léger :
- C'est vrai .…Ce n'est pas tout les jours qu'on a la chance de rencontrer une personne qui n'est pas hostile vous voyez c'que j'veux dire ? Fit-elle .
Enfin elle baissa la tête sur la seringue, devait-elle accepter ? Et s'il ne s'agissait pas de vaccin ? S'il s'agissait de ce virus ? :
- D'où venez vous ? Vous qui êtes médecin, vous avez sûrement des informations sur ce qu'il se passe non ? Continua t-elle, les yeux rivés sur la seringue.
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Cassandre Francoeur
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Mer 27 Déc - 17:29
Cassandre Francoeur
Cassandre resta concentrée à désinfecter la plaie de la femme avant de refermer chaque trou de la chair avec la colle naturelle de façon machinale sans exprimer aucun air de dégout.

La scientifique semblait insensible au drame et au chaos qui les entouraient. Concentré sur son travaille elle ne portait aucun intérêt aux alentours ni au grognement lointain qui planait comme une menace. Son regard vert finit par remonter jusqu’à celui de Yolandi.

– Oui les humanistes, oui je sais où il se trouve, mais non je ne viens pas de là.. Cependant, je pourrai vous indiquer le chemin.

Elle afficha un petit sourire amusé en nettoyant le sang coagulé sur la jambe de la femme avec son coton qu’elle enroula ensuite pour le mettre dans un sac plastique. Probablement pour éviter la contamination du reste de son matériel.

Cassandre prit la seringue regardant une fois de plus la jeune femme faisant bouger la seringue de droite à gauche que la femme suivît du regard volontairement ou involontairement.

– Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre des gens encore en vie personnellement. J’arrive souvent trop tard.

Elle glissa encore une fois ses doigts dans son sac hermétique pour y sortir trois petits flacons froids avec des étiquettes d’identités. La femme éloigna le flacon de son visage ayant apparemment une mauvaise vision de proche pour lire les petits caractères marmonnant dans sa barbe et replaçant l’une des trois fioles dans son sac.

– En fait, je suis un peu plus que médecin, je suis une épidémiologiste canadienne. J’étudie les épidémies et de quelle manière nous pouvons les prévenir et les neutraliser. Je vous rassure, j’ai mon diplôme de médecine en plus de mon diplôme en épidémie. J’aimerais bien vous dire que j’ai la science infuse, mais je cherche depuis quatre ans. Ce que je peux dire c’est que c’est un virus, qu’il est virulent et qu’on cherche toujours… Ah, et je suis avec l’Espoir. Je sors régulièrement pour tenter de trouver comment le virus se propage…

Attrapant une des deux fioles, elle la secoua.

– Celle-ci est contre la rage et l’autre contre le tétanos. L’un est pour éviter que mes soins soient inutiles et l’autre préventif. Ah et non, je n’injecte pas du virus, vous n’êtes pas un cobaye et je n’aurais pas utilisé de précieux matériel si cela avait été mon but.

Le médecin retira le bouchon de protection de la seringue avec son pouce, fixant la femme blessée.

– Prête?


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Yolandi Odua
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Dim 7 Jan - 14:31
Yolandi Odua
Yolandi fit une mine un peu plus détendue en l'observant s'occuper de sa blessure avec soin. La jeune femme n'avait pas de dégout à la vue de son propre sang mais en ce qui concernait celui des autres... S'était une toute autre histoire.
Ainsi, Cassandre connaissait ce fameux clan des humanistes et apparement, elle serait nullement dérangée par le fait de l'y emmener. Cette femme gagnait des points, elle paraissait être l'une de ses personnes en qui faire confiance. Mais qu'était devenu ce therme de confiance en ces temps si sombres ?
Ensuite, le médecin sortit deux fioles de son sac qui étaient probablement les vaccins, tout en lui apprenant :

– En fait, je suis un peu plus que médecin, je suis une épidémiologiste canadienne. J’étudie les épidémies et de quelle manière nous pouvons les prévenir et les neutraliser. Je vous rassure, j’ai mon diplôme de médecine en plus de mon diplôme en épidémie. J’aimerais bien vous dire que j’ai la science infuse, mais je cherche depuis quatre ans. Ce que je peux dire c’est que c’est un virus, qu’il est virulent et qu’on cherche toujours… Ah, et je suis avec l’Espoir. Je sors régulièrement pour tenter de trouver comment le virus se propage…

- Alors il y a d'autres clans ? Souleva directement Yolandi. Je l'ignorai, en fait, je ne vivais pas à Paris avant ... Avant ce drame. Je suis arrivée par ici il y a quelques semaines ...

Dans ce cas, son fils Jay pouvait se trouver n'importe où et pas forcément dans le Clan des humanistes ... A cette nouvelle, Yolandi parût quelque peu pensive et découragée. Tout ce dont elle était sûre, c'est qu'il ne se trouvait pas dans le 14eme arrondissement, alors où ? Et puis... Etait-il encore en vie ? La métisse chassa cette pensée morbide et ferma les yeux lorsque Cassandra lui demanda s'il elle était prête à recevoir la piqûre :

- Allez-y. Soupira t-elle.

Cependant, quelques questions lui brûlaient encore les lèvres :

- Et vous, en tant que Canadienne, qu'est ce qui vous a prit de venir dans c'merdier ? Ou alors s'était pareil au Canada ?
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Cassandre Francoeur
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Dim 7 Jan - 15:05
Cassandre Francoeur
Cassandre sembla partiellement surprise par la question de la jeune femme sur les clans. C’est du moins ce qu’exprima son visage concentré sur son travail quand elle remonta le regard pour la regarder dans les yeux un bref instant finissant de soigner la jambe et de prendre la seringue.

– Oui et c’est important de savoir quels sont les principaux clans. Bien que vous auriez dû rester loin de Paris, avec tout ce chaos… C’est dommage que vous n’ayez pas eu la chance d’en connaître davantage avant. Vous avez les humanistes, c’est un groupe pacifique qui recueille les gens. Ce sont un peu des communistes, en moins autoritaires, chacun doit y faire sa part. Je sais qu’ils hébergent des gens temporairement quand ils sont dans le besoin. Ils sont de confiance. Vous avez ensuite l’Espoir, nous sommes un groupe paramilitaire qui protège le centre de recherche et les scientifiques. Un peu difficile d’approche pour la plupart des militaires trop coincés, mais ce sont de braves types. Vous avez la Citadelle, ce sont surtout des marchands, ils feront probablement tout et n’importe quoi tant que ça leur rapporte de la monnaie. Le lieu de la Citadelle est très facile et très bien indiqué, c’est un lieu neutre. Personne ne vous y aidera, mais personne ne vous y chassera. Et puis…

La jeune femme fit une pause probablement pour trouver ses mots alors que son expression changea. Elle nettoya rapidement la zone où elle allait vacciné avant de planter planta l’aiguille dans la petite fiole pour y mettre la bonne quantité du vaccin. Elle s’assied à côté de Yolandi et fit le premier vaccin doucement, mais rapidement n’étant pas du tout à son premier vaccin.

– Et puis… les élitistes… Tenez-vous très, très, très loin d’eux. À leurs yeux, seuls ceux qui sont immunisés et assez forts et beaux doivent survivre. Des nazis de notre époque quoi, en plus d’être mixé avec une secte. Remplacer blond aux yeux bleus par beaux et immunisés. C’est un groupe violent et armé qui n’a pas froid aux yeux pour capturer femmes et enfants, ils prennent les plus belles pour en faire des poules pondeuses et les autres les gardes comme esclave.

La voix de Cassandre s’était noircie, la haine et l’incompréhension pour ce groupe se lisaient dans son regard, c’était peut-être la seule émotion nette et claire qu’elle avait exprimée jusqu’ici.

Quand Yolandi parla de l’origine de Cassandre, celle-ci changea d’air pour reprendre son ton et son doux visage. Elle afficha un petit sourire amusé.

– Oh? Je vois que mon accent n’a toujours pas disparu, cela faisait longtemps qu’on ne m’avait pas posé de question… Comme je vous ai dit, je suis épidémiologiste, je ne pouvais pas résister de venir au cœur de l’épidémie. Quand l’armée canadienne a été rappelée, je suis resté. Avant que nous perdions la communication, avant les bombardements, il n’y avait que des cas isolés. Il n’y avait rien avant mon arrivée ici. Je n’aurais pas pu venir jusqu’ici, si la situation avait été pareille.

Elle rangea la première seringue adéquatement dans son sac et en prit une nouvelle seringue pour répéter avec la deuxième fiole. Elle passa rapidement un coton avec de l’alcool sur les deux places où elle avait vacciné et se mit à ranger le stock dans son sac avec précaution.

– Vous avez d’autres questions? Nous avons à présent tout notre temps. Je n’entends pas de zombi, la zone a été dégagée, il y a quelques jours et étant donné que c’est vide, les morts-vivants ne sont pas revenus...


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Yolandi Odua
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Mer 10 Jan - 10:20
Yolandi Odua
Yolandi écoutait la présentation des nombreux clans que lui offrit Cassandre, très peu étonnée de constater que les hommes se divisaient toujours, même en cas de catastrophe telle que celle ci ... :

- Ah ... Je vois. Commenta t-elle simplement songeuse.

S'il y avait autant de groupes, comment allait-elle faire pour retrouver son fils ? Par quoi commencer ? Et s'il était en danger ? La piqure du médecin la fit tressallir, elle eut ausssi quelques détails en plus au sujet d'un camp appelé "les élitistes", rien que le mot lui fit grincer des dents :

– Et puis… les élitistes… Tenez-vous très, très, très loin d’eux. À leurs yeux, seuls ceux qui sont immunisés et assez forts et beaux doivent survivre. Des nazis de notre époque quoi, en plus d’être mixé avec une secte. Remplacer blond aux yeux bleus par beaux et immunisés. C’est un groupe violent et armé qui n’a pas froid aux yeux pour capturer femmes et enfants, ils prennent les plus belles pour en faire des poules pondeuses et les autres les gardes comme esclave.

Tout comme l'expression de Cassandre, Yolandi resta bouche bée en entendant ce qu'elle venait d'apprendre. Une sueur froide la fit frissonner soudainement : Et si son enfant se trouvait là bas ? Le désespoir d'une mère pouvait se lire dans ses yeux et la colère dans ceux de celle qui l'avait sauvée. Puis la médecin lui expliqua les raisons de sa venue sur Paris tout en rangeant son attirail et finissant par dire :

– Vous avez d’autres questions? Nous avons à présent tout notre temps. Je n’entends pas de zombi, la zone a été dégagée, il y a quelques jours et étant donné que c’est vide, les morts-vivants ne sont pas revenus...

Malgrés le sourire sympathique de Cassandre, Yolandi ne pouvait s'empêcher de penser à toutes les informations qu'elle avait put recevoir. Au contraire, elle n'avait plus le temps...La jeune femme fondit en larmes :

- Et merde ! Je n'y arriverai jamais ....
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Cassandre Francoeur
Modératrice
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Date d'inscription : 24/11/2017
Age : 35
Jeu 18 Jan - 1:20
Cassandre Francoeur
Elle finit par ranger tous ses articles de médecine soigneusement dans son sac, elle s’écarta brièvement pour s’appuyer l’épaule contre un mur et regarder vers l’extérieur par une petite fissure dans le mur. Cassandre croisa les bras, c’est alors que son attention se porta sur la jeune femme qui se mit à pleurer.

La scientifique de son point d’observation resta immobile, son attention qui sembla s’être portée vers la jeune femme en souffrance mentale. Elle prit un air un peu étonné.

– Et puis quoi encore ? Vous n’y arriverez pas? C’est stupide comme remarque.

Cassandre porta son regard de nouveau sur l’extérieur et retira ses lunettes pour les poser sur sa tête. Elle garda le silence, un bref moment, puis reprit la parole sans quitter l’extérieur du regard.

– Si vous ne pouviez pas y arriver, vous seriez déjà morte. La vie ne fait jamais échouer les gens. C’est les gens qui échouent. Peu importe ce que vous vivez, pleurer ne vous apportera aucune réponse.

Son regard vert était toujours posé sur l’extérieur. Était-elle insensible au pleur de la femme? Était-elle simplement incapable de s’apitoyer sur le sort de quelqu’un? Ou n’était-elle tout simplement pas en mesure de gérer ce genre d’émotion chez une autre personne? Personne ne pouvait le savoir au fond du regard de la scientifique qui avait préféré s’égarer vers l’extérieur son travail maintenant fait.

Cassandre lui avait probablement donné beaucoup trop d’information à digérer. Cassandre pouvait-elle comprendre que cela pouvait provoquer un choc qui était difficile à gérer pour certaines personnes? Avait-elle moindrement conscience des sentiments des autres ou avait-elle de l’empathie?

La scientifique dont le sourire amusé s’était dissipé quand la jeune femme s’était mise à pleurer quitta enfin le mur pour grimper sur un bloc de béton et grimper l’escalier menant à l’étage supérieur.

– Je serai au dernier étage si vous avez besoin.

Était-ce de la fuite devant les pleurs de la jeune femme qui aurait certainement préféré une présence plus maternelle et tendre que la froideur distante du médecin. Malheureusement, la bonne samaritaine semblait avoir une limite à ce qu’elle pouvait soigner…

Le regard froid et perdu dans le vide, Cassandre monta marche par marche l’escalier de béton qui avait résisté en grande partie à un bombardement. Elle arriva rapidement au sommet pour voir le ciel dégager et les traces du sauvetage au travers des débris des rues voisines.

Autour du bâtiment où les deux femmes avaient trouvé refuge, tout était toujours calme. Les trois feus qu’elle avait provoqué semblait toujours actif et l’un c’était étendu à un bâtiment qui offrait un spectacle de son et lumière. Un bref sourire n’acquit sur les lèvres de la femme, alors qu’elle s’assied sur le sol un avant-bras sur son genou et l’autre main derrière elle pour tenir un équilibre.


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