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Entrainement au petit matin (PV Aimie)

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Alexandre Fontaine
Nouvel arrivant
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Dim 3 Déc - 4:56
Alexandre Fontaine
Il faisait beau, même s’il ne faisait pas très chaud en ce début de décembre. Le soleil brillait depuis peut-être une heure, il était encore très tôt, mais Alexandre était déjà debout. Ce matin, il avait une mission importante, de la plus haute importance depuis qu’il était arrivé chez les Humanistes. Il n’avait aucune idée s’il était vraiment à la hauteur, mais il le saurait bientôt.

C’était un petit défi ou un test, il ne le savait pas trop, mais il était prêt. Sur son emplacement d’entraînement habituel, il avait installé un petit parcours de gymnastique et avait apporter des armes d’entraînement en bois conçu main. Le même qu’il aurait fait pour les jeunes enfants en format pour adulte. Il devait donner un peu de force, d’énergie et d’entraînement à Aimie…

Aimie… elle était probablement l’une des personnes les plus importantes dans le groupe, mais elle ne savait pas se défendre. De ce qu’il savait, elle paniquait totalement au sujet de devoir affronté ces créatures. Beaucoup avait tenté leur chance de la faire combattre sans aucun succès, alors le gymnaste allait passer par un autre chemin.

Si tu n’es pas confiant pour foncer, il faut savoir fuir. Alexandre savait faire les deux, mais il était entraîné depuis qu’il était tout petit. Pas nécessairement à ce fait précis, mais il avait quand même eu une carrière assez sportive, même s’il aurait préféré avoir une médaille dans sa vie comme accomplissement, s’il arrivait à donner quelques tuyaux à cette chère Aimie ça serait peut-être aussi bien!

Il regarda autour de lui de son regard azur. Il ne voulait pas exposer Aimie au regard des autres et avait fait cet entraînement beaucoup plus tôt qu’à l’habituelle, soit quand la plupart des gens dormaient encore. En espérant qu’elle ne soit pas trop endormie… Si elle était comme Sylvestre, son chat, elle aurait beaucoup de misère à se lever sans être grognonne. Était-il vraiment en train de comparer son chat à une jeune femme comme Aimie? Il n’avait décidément pas de classe...

L’homme se gratta l’arrière de la tête en répétant dans sa tête ce qu’il avait préparé. Il pensait être prêt à tout. Lui donner de l’assurance ne se ferait pas en un jour, mais au moins s’il savait vers quoi l’enligner, il aurait une meilleure idée. Il n’avait jamais enseigné à part au jeune enfant pour les faire bouger et penser à autre chose qu’à ce monde cruel. Tout était plus beau avec le regard des enfants.

Une jeune femme qui donne autant d’elle est loin d’être une enfant, c’était une femme accomplie. Une femme accomplie qui ne savait pas qu’elle pouvait transmettre cette confiance partout où elle le voulait.

Le silence régnait depuis le début de ses atrocités sur Paris, même les oiseaux avaient fui. Ceux qui étaient restés avaient appris à garder le silence. Il eut un bref instant une pensée pour sa famille. Un pincement au cœur lui vint qu’il tenta de chasser dans un long soupir.

Il finit par entendre le son de pas dans le silence du lieu et se tourna pour voir qui venait vers lui...
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Aimie Evans
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Lun 4 Déc - 1:38
Aimie Evans



Fraîche comme la rosée
Aimie & Alex

Aimie grommela en se redressant et en lançant un regard mauvais au réveil qui se trouvait sur l'étagère à l'autre bout de la pièce. Elle avait fait exprès de le mettre hors de sa portée pour l'obliger à se lever et ne pas se rendormir. Elle sortit de son lit et s'étira longuement, elle était rentrée depuis quelques jours... David l'avait sermonné comme jamais sur le fait qu'elle ait osée partir quelque jour, seule. Quand Aimie avait essayé de se défendre, il avait grommelé qu'elle devait apprendre à se défendre étant entêtée comme pas possible.

Le lendemain, elle eut le droit à un petit mot avec une heure et une date, pour son "premier" cours d'auto-défense, avec un prof qu'elle n'avait pas encore eu... Inutile de dire que ça ne l'enchanté pas de masses et en plus il semblait adepte des heures très matinales. Aimie essayait de se rappeler qui était ce fameux Alex, mais ce n'était pas évident. Elle espérait juste qu'il soit compréhensif ou la laisse rapidement tranquille en comprenant qu'elle est une cause perdue.

Après un dernier marmonnement, elle commença à se préparer. Elle coinça ses cheveux avec un élastique, ils étaient tout juste assez longs pour être attachés. Puis, elle enfila l'une de ses tenues de sport. Car elle courrait de temps en temps et en avait donc de côté. Pantalon gris, brassière de sport noir et la veste grise assortie au pantalon. Après s'être rincé le visage pour se réveiller, elle poussa un soupir et se résigna à sortir.

Il faisait frais dehors, l'hiver commençait doucement à arriver, mais le temps restait plus doux que l'année précédente. La jeune femme mit ses mains dans ses poches et traversa les lieux pour rejoindre le point de rendez-vous. Comme tout lui semblait grand au château, elle avait encore du mal à croire qu'ils aient fini par venir dans un tel lieux. Et dire que quelques semaines plus tôt, les humanistes étaient entassés dans un lycée...

Aimie s'approcha enfin de l'endroit et pu voir qui était son professeur, du moins sa silhouette. Mais plus elle avançait et plus elle put le distinguer. La jeune femme se souvint alors de lui... c'était l'homme qui donnait des cours au plus jeunes et dont Alice lui avait montré du doigt en le qualifiant de "pas mal du tout"... bien qu'Aimie n'ait jamais vraiment fait attention. Elle s'approcha timidement et avec un léger sourire la jeune femme le salua :

-Bon matin...

Elle n'osa rien dire de plus et encore moins lui demander ce qu'ils allaient faire. La jeune femme se contenta de regarder ce qu'il avait préparé avec une certaine appréhension.


by Moses


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Alexandre Fontaine
Nouvel arrivant
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Mar 5 Déc - 2:21
Alexandre Fontaine
Alex afficha un beau sourire voyant la jeune femme s'approcher. Il était content de voir qu'elle était arrivée à l'heure et avec presque de l'énergie. Il s'attendait au pire, donc cet air lui convenait. Il se frotta légèrement les mains un peu excitées par la journée.

« Bon matin, Aimie, je suis content de te rencontrer. On m'a dit beaucoup de bien de toi! »

Il afficha un grand sourire, mais un peu gêné quand même et la regarda dans les yeux tentant de ne pas la regarder de la tête au pied. Un simple regard pouvait le faire passer pour un pervers, alors bon, valait mieux éviter ce genre de pensée lors de la première rencontre, même si c'était pour voir si elle était habillée en condition.

« Malheureusement, on m'a aussi dit que tu avais quelques problèmes pour te défendre et que... »

Il ria, un peu nerveusement, en se grattant l'arrière de la tête.

« Tu avais des problèmes à te défendre et que tu, pour reprendre les mots de la personne, qui a voulu que je tente de te trouver un moyen de défense, t’entêtais à partir seule et à t'attirer des ennuies… »

Il était clairement mal à l'aise de lui dire de cette façon, elle semblait si gentille et innocente, il était vrai qu'elle pourrait mourir en dehors des murs. On l'avait aussi partiellement menacé de l'obliger à sortir pour la retrouver s'il ne tentait rien. C'était plus tôt motivant au fonds. Il n'aimait pas sortir à la recherche de gens, même si ça lui était déjà arrivé et que ça se reproduirait sans doute encore dans le futur. Il avait tendance à retrouver les gens en vie et ça plaisait beaucoup à ses supérieurs. Alexandre aurait peut-être pu devenir enquêteur dans une autre vie qui sait!

Le gymnaste fit un tour sur lui même se demandant par quoi il allait commencer. Ce n'était pas un enfant, il ne pouvait pas simplement lui demander de sauter et faire quelques cambrioles pour voir son niveau d'agilité ou d'aisance.


« Bon, pour être très honnête, j'ai compris que je n'étais pas le premier. Je ne peux pas simplement te dire de prendre une arme et de taper. »

Pourquoi n'y avait-il pas pensé plutôt hier à ça? Peu importe, il était trop tard. Il s'assied au sol en tailleur pour penser. Les mains posées sur ses genoux les yeux fermés.

« Si tu veux bien m'aider, on va faire un peu de psychologie pour débuter… La question est stupide, mais … Tu paniques quand? À quel instant ton cerveau s'emballe, si je puis dire… Car, si tu oses sortir, c'est que le monde extérieur ne te fait pas si peur, donc ce n'est pas le déclencheur. »

S'ils pouvaient répondre à cette brève question, ils pourraient mettre le doigt sur le souci et travailler dessus. Il y avait une glace à trouver et à briser. Avec un peu de chance, ce serait rapide et il n'aurait pas besoin de la voir très longtemps. EN FAIT NON, ce n'est pas ça qu'il voulait dire, mais il était mal à l'aise de lui donner des cours à elle, se pillier du groupe qu'il avait en profond respect.
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Aimie Evans
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Dim 10 Déc - 2:22
Aimie Evans



Un bilan avant ?
Aimie & Alexandre

Aimie ne put s'empêcher de sourire timidement quand il lui dit qu'il avait entendu beaucoup de bien d'elle et qu'il était content de la rencontre. Sauf que ce sourire se changea en grimace quand il parla en général du fait qu'elle ne savait pas se battre et qu'elle s'attirait des ennuis en sortant seule. Aimie se passa une main dans les cheveux nerveusement, en s'empourprant. Elle ne savait pas quoi répondre à ça, après tout c'était vrai donc rien ne servait de le nier.

Ensuite il commença à tourner et à lui parler de... psychologie ? Aimie haussa les épaules et écouta ce qu'il avait à lui demander. La jeune femme s'installa près de lui et réfléchit à ce qu'il venait de lui demander. Elle prit un air songeur pour essayer de se rappeler ses réactions :

-Hum... c'est faux. J'ai peur tout le temps, rien qu'à l'idée de sortir j'ai parfois une boule à l'estomac. Mais je passe au dessus de ça, je ne m'écoute pas et j'y vais en me rassurant. Après tout je suis très rapide et je suis douée en escalade, ce qui me permet de survivre à ma façon... Mais concernant les situations de "combat"...

Elle se revit utiliser misérablement la hache d'Aiden... ou encore la fois où elle avait dû tirer pour protéger Anton qui allait se faire tuer par un infecté, cette fois-ci elle en avait fait une vraie crise d'angoisse et il avait mis un moment pour la calmer...Aimie regarda son prof d'un cours et lui dit avec un sourire :

-Le danger me fait peur, mais je réagis quand même. Pour protéger quelqu'un, j'avoue que je suis capable de me mettre bêtement en danger. Je suis malheureusement, le genre de fille capable de sauter sur le dos d'un infecté s'il s'apprête à mordre quelqu'un que j'apprécie. Non... le moment où je suis vraiment tétanisée, c'est quand j'ai une arme entre les mains et... je ne sais pas pourquoi... j'ai l'impression que je perds le contrôle et je fais n'importe quoi, je peux même m'auto-blesser par accident. Puis avec les armes à feu, c'est pire... soit je reste tétanisée, soit je tire une fois, mais après je suis... je ne sais comment l'expliquer... sous le choc ?


Aimie rougit un peu et se mordilla nerveusement la lèvre du bas, en baissant la tête. Franchement... elle avait l'air d'un cas désespéré dit comme ça. La jeune femme attendit alors le jugement de ce dernier, s'attendant tout simplement à un "je ne peux rien faire pour toi alors".


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Alexandre Fontaine
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Dim 10 Déc - 3:34
Alexandre Fontaine
Alexandre écouta attentivement la jeune femme qui s’était assise non loin de lui. Attendait-elle qu’il la juge? Qu’il la critique? Elle osait partir avec la peur au ventre. Comment pouvait-elle être sereine? Impossible. Son regard azur la regardait tendrement avec compréhension. Cette femme était mille fois plus forte et peut-être qu’elle était tellement refoulée qu’elle était aveuglée par elle-même...

Tendrement, alors qu’elle baissa la tête, il s’approcha pour prendre les mains de Aimie entre ses doigts pour lui parler tout bas.


« Tu paniques… Aimie… C’est normal, tu es normale, tu es humaine. »

Il serra lentement ses mains autour de celle de la jeune femme pour lui donner un peu de courage et de soutien. Il pencha légèrement la tête pour tenter d’aller chercher le regard de la jeune femme.

« Aimie… Je sais ce que c’est de faire n’importe quoi pour tenter de sauver quelqu’un. Ça a failli me coûter la vie, mon corps me rappellera jusqu’à la fin des jours que je me suis oublié. Quand tout ce chaos a commencé, j’ai trouvé un groupe de personne âgée et d’enfants qui avaient été laissés à leur sort. J’ai défendu ce groupe bec et ongle, j’ai fini par me faire attaquer par un groupe de morts-vivants qui a eu le dessus pour moi. J’étais tellement obsédé de protégé que je me suis oublié… J’ai failli me faire tuer, j’ai passé à un cheveu d’y rester. »

Il flatta tendrement le dessus de la main de la jeune femme avec son pouce. Au fond, Alexandre ne voulait pas que Aimie soit nécessairement plus forte, car à ses yeux elle se mettait déjà beaucoup trop pression sur les épaules. Avait-elle confiance en elle-même? Avait-elle eu un choc émotionnel qui la faisait paniquer? Était-elle tout simplement dépasser par la situation même inconsciemment?

Alexandre se leva lentement tirant doucement sur les mains de la jeune femme pour qu’elle se lève avec lui. Il lâcha doucement les mains de la jeune femme, prit un long bâton et lui mit entre les mains.


« Ceci n’est qu’un bâton, si tu me frappes avec, le pire qu’il pourra arriver c’est que tu me fasses un bleu. Ne t’en fais pas, je ne te demande pas de me frapper, mais de frapper ce poteau »

Il pointa avec son index un grand poteau qui servait à la base à grimper.

« Je veux juste que tu te défoules dessus, ce n’est qu’un poteau. Il n’y a pas de méthode pour frapper. Il n’y a que deux règles : tu tapes aussi fort que tu le souhaites, sans sentir que tu perds le contrôle et la deuxième que tu me dises tout haut ce qui te motive dans la vie, pour qui tu veux vivres, pour quoi veux-tu tant sortir alors que la peur te ronge… Je veux que tu battes tes peurs et que tu motives tes envies et tes buts. Respire, prends le temps qu’il faut, mais dis tout haut tout ce que tu penses... »

Doucement, avant qu’elle ne commence, il plaça les mains de la jeune femme pour éviter que le morceau de bois lui revienne sur la tête avec le mouvement, faisant avancer l’un des pieds de celle-ci avec sa propre jambe pour lui donner une posture un peu plus sécuritaire sans même lui dire pour éviter qu’elle ait besoin de penser à autre chose que les deux règles qui lui avait donné. Il recula de quelques pas, croisant les bras pour voir la réaction de celle-ci et espérer qu’elle puisse agir un peu. Si elle n’arrivait pas à frapper, au moins l’entendre s’exprimer clairement.
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Aimie Evans
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Dim 10 Déc - 23:55
Aimie Evans



Lâcher prise
Aimie & Alexandre

Elle sentit ses mains prendre les siennes et le regarda alors avec surprise, elle ne s'attendait pas à une telle réaction. La jeune femme ne put s'empêcher de lui sourire timidement en retour, puis écouta son histoire. Sur le coup elle ne s'en était plus souvenu, mais c'est vrai qu'il y a un moment, ils avaient sauvé juste à temps un jeune homme salement amoché et son groupe. Aimie comprenait que trop ce genre de réflexe "idiot". Elle rougit un peu en sentant qu'il lui caressait un peu ses mains et n'osa plus bouger ou dire quoique ce soit.

Puis il l'aida à se relever et lui donna un bâton. Aimie le serra et se sentit soudainement nerveuse, une légère boule commença à se former au niveau de son estomac. Elle écouta ses consignes et regarda le bâton, puis le poteau... Dire ce qu'elle ressentait en frappant ? Sérieusement, elle ne savait même pas quoi dire. Elle le laissa placer ses mais et la mettre dans une bonne posture, elle lui lança un regard nerveux, puis fixa le poteau.

Elle regarda fixement tétanisée quelques instants. Aimie essaya de faire abstraction de la présence d'Alexandre et de se concentrer sur tout ce qui lui passait en tête. Elle le savait, elle devait se lancer... elle devait taper un peu pour se donner le courage de parler. La jeune femme murmura pour elle-même :

-Tu peux le faire Aimie...


Aimie ignora la boule qu'elle avait au ventre et donna le premier coup dans le poteau. C'était maladroit et pas fort du tout, mais le premier coup était parti. Elle se sentait tellement ridicule ! Cependant, elle fronça les sourcils comme pour se concentrer et donna un autre coup. Tout aussi ridicule... Mais elle recommença plusieurs fois, sans rien dire. Elle ne parvenait pas du tout à parler pour le moment. Mais très vite, ses coups allaient de plus en plus vite et de plus en plus fort. Aimie avait toujours les sourcils froncés cherchant la première chose qui lui pesait, puis d'un coup elle finit par lâcher :

-Je dois survivre pour mon clan... il faut que je fasse tout pour eux, même si j'suis faible !

Ses sourcils se froncèrent un peu plus et le mot faible lui avait arraché une grimace. C'était comme ça qu'elle se voyait, une petite chose faible et fragile. D'ailleurs c'était ce qu'on lui faisait souvent comprendre.

-Je dois me débrouiller, car j'en ai marre qu'on me considère juste comme une petite chose mignonne et fragile ! Je ne veux plus être ça !

Très vite, elle fit le rapprochement avec ça et le début de l'épidémie... Fanny. Sa meilleure amie, si pétillante, si forte et si pleine d'assurance. Celle qui l'avait poussé à avancer la tête haute, celle qui la faisait sortir en boîte, celle qui avait réussi à lui faire faire du pole-danse, celle qui avait réussi à la cuiter au point qu'elles étaient assez saoule pour se faire un tatouage assorti, celle avec qui elle passait des heures à manger de la glace devant les films, celle qui avait cassé la figure à un prof qui avait osé rejeter le projet d'Aimie... celle qui avait changé sa vie, sa première amie... elle était comme une soeur pour elle et le sera à jamais.

Elle avait tout fait pour protéger la jeune femme de ce qu'il se passait, plus d'un an à se cacher à deux. Fanny repoussait les menaces à coup d'hache, elle avait caché toute la nourriture de la cafette de l'université pour elles se nourrir... elle avait évité qu'Aimie croise le moindre infecté pendant presque un an, tout ça parce qu'elle voulait préserver la "fragile et adorable" Aimie de l'extérieur. Résultat ? Fanny s'est faite tuée par une horde d'infecté, en se jetant dans la gueule du loup pour laisser assez de temps à Aimie pour fuir. La jeune femme avait réussi à rentrer à temps dans le bâtiment, ayant écouté l'ordre de courir de son ami. Mais elle était encore hantée par les hurlements de son amie qui se faisait dévorer. Parfois elle se réveillait encore en hurlant... Les larmes aux yeux, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle tapait de façon incontrôlée sur le poteau. La jeune finit par lâcher d'une voix plus forte :

-Car si je n'avais pas été comme ça... elle serait toujours vivante... je dois être aussi forte qu'elle... elle méritait de vivre ! Pas moi !

Elle tapa trop fort pour elle au dernier coup et en fit tomber le bâton. Haletante, Aimie fixait le poteau, le visage se remplissant de larmes. Elle finit par s'accroupir, enrouler ses bras autour de ses jambes et à se mettre à pleurer pour de bon.


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Alexandre Fontaine
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Ven 15 Déc - 3:24
Alexandre Fontaine
Alexandre s’était reculé pour lui laisser de l’espace et l’observait les bras croisés. Il ne se focalisait pas si la force ou sur la posture. Rien de ça n’avait de l’importance pour le moment. C’était peut-être bel et bien d’une thérapie que cette femme avait besoin. Le jeune homme regardait intensément pour éviter tout problème respectant une certaine intimité avec la jeune femme et ce qu’elle exprimait. Il n’était pas psychologue, mais il savait ce que le mental pouvait faire sur le physique, si elle n’était pas en paix avec son esprit, comment pourrait-elle l’être avec ses capacités?

Il regardait la jeune femme se battre contre un monstre bien particulier… Celui de la culpabilité, ce monstre aussi terrifiant pourrait mettre au sol n’importe qui.

Le vent s’engouffrait dans les cheveux et dans les vêtements du gymnaste et il ne bronchait pas. Le froid ne semblait pas l’atteindre, il était concentré, focuser sur Aimie. Puis, il eut le coup, le dernier coup, les dernières paroles qui dévoilèrent enfin le monstre de culpabilité qui se cachait dans les tréfonds de la jeune femme.

Le bâton avait à peine eu le temps de tomber au sol que le jeune homme avait foncé, tête première, vers la jeune femme. Il la vit s’écouler au sol les yeux remplis de larme.

Rapidement, mais tendrement, il passa ses bras autour d’elle posant une main derrière la nuque d’Aimie et l’autre autour d’elle. Alexandre la colla contre lui. Il n’allait pas lui dire de cesser de pleurer, hors de question. Il s’adressa à elle d’une voix douce.


« Aimie… J’ai appris depuis très longtemps que le mental est beaucoup plus fort que le physique. Qu’il fallait voir dans les gens toute leur bonté pour comprendre la vraie force. J’ai aussi appris que quand on se torture avec des remords on peut se blesser bien plus qu’avec une arme... »

Il se mit lentement à flatter les cheveux de la demoiselle en levant son regard azur vers le ciel. Il croyait profondément ce qu’il disait et il n’en démordrait pas, de toute façon, mentir à cette fille ne servirait ni à elle ni à lui.

« Je ne sais pas ce qui s’est passé pour toi et ton amie… Pour ma part, tout le monde mérite de vivre et rien au monde ne mérite de dire qu’il vaut mieux être mort. Rien du tout, te torturer ne la fera pas revenir, tu ne peux plus rien changer. Elle est morte, tu ne pourras jamais y changer quoi que ce soit à ce sujet… Mais as-tu au moins regarder trois secondes ce que toi tu as créé? Réalises-tu ce que toi tu fais?  T’es-tu seulement arrêté pour comprendre ce qu’être en vie t’a fait réaliser? Peut-être qu’elle aurait pu en faire autant, mais la vie en a décidé autrement. »

Peut-être au fond aurait-il voulu comprendre la peine qu’elle vivait pour mieux comprendre ce qu’elle vivait comme deuil. Il eut une boule à l’estomac et prit un grand respire pour libérer ce sentiment.

Alexandre était assis au sol au milieu du terrain d’entraînement, le silence était les lieux avec le vent comme seul ami.


« Tu peux me dire que je ne peux pas comprendre ce que tu vis, tu aurais raison… Tu aurais tout à fait raison, je ne peux pas comprendre, je ne pourrai jamais comprendre la souffrance que tu vis. Même si cela peut être cruel, la vie ne cessera jamais, elle n’a pas cessé au moment où elle t’a laissée et elle ne cessera pas à nos morts. Nous ne pouvons que prendre soin de cette chance que nous avons encore de vivre… Tu es forte, tu es extrêmement forte, mais tu ne pourras jamais être parfaite, personne n’est parfait. Tu n’auras pas le choix de l’accepter si tu veux avancer… Comme d’accepter qu’elle soit partie et que tu es encore là. »

Il aurait aimé en faire plus pour elle, pouvoir débarrasser ce démon, qui la grugeait de l’intérieur, quitte à le prendre sur ces épaules pour qu’elle réalise la chance incroyable qu’elle avait de vivre encore et de pouvoir rendre hommage à cette femme décédée. Il ne pouvait pas savoir ou voir l’ampleur du démon de remords et de passé qui hantait tous les jours, toutes les nuits la pauvre Aimie.
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Aimie Evans
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Mer 27 Déc - 2:53
Aimie Evans



Tourmentée
Aimie & Alexandre

Aimie apprécia fortement l'étreinte d'Alexandre, elle se sentit protégée et rassurée. C'était tellement apaisant, elle se laissa aller contre lui et à pleurer... ses larmes ne s'arrêtaient plus du tout de couler, un peu comme-ci elles avaient attendu ce moment pour jaillir d'elle depuis tout ce temps. Ses larmes coulaient, encore et encore... la voix d'Alexandre lui semblait lointaine, un peu comme un lointain écho.

Soudainement elle prit conscience de ses paroles, petit à petit elles firent le chemin. Il avait des paroles tellement posées, censées et véridique. Mais ça faisait mal. Aimie s'écarta un peu de lui, en restant tout de même serrée contre lui et fronça les sourcils, ne semblant pas comprendre où il voulait en venir. Elle regarda autour d'elle quand il lui demanda si pendant un seul instant, elle réalisait ce qu'elle avait réussi à accomplir. Aimie ouvrit la bouche et la referma en regardant autour d'elle, finissant par marmonner :

-Non pas vraiment...

En plus de ne pas avoir confiance en elle, la jeune femme ne se rendait pas compte de tout ce qu'elle pouvait accomplir ou de tout ce qu'elle apportait aux autres. Aimie passait son temps à tout affronter, à se mettre en danger pour les autres et à essayer de faire toujours plus, le tout sans se rendre compte de l'importance de tout ça... de l'importance qu'elle pouvait avoir. La jeune femme baissa la tête, elle ne savait pas quoi dire de plus à tout cela.

Quand il lui lâcha qu'elle n'avait pas le choix d'accepter la mort de Fanny, elle ne put s'empêcher de sentir une vague de colère s'infiltrer en elle. Redressant la tête sourcils froncés, Aimie le poussa alors qu'elle était toujours contre lui, le faisant tomber à la renverse. Elle lui lâcha alors :

-J'accepte sa mort ! Mais... c'est juste que... en fait... je... ce sont... parce que... je ne... je... désolée...

Aimie n'arrivait pas trop à parler, puis soudain elle se sentit coupable de son geste et l'aida à se redresser. La jeune fille s'installe en tailleur et soupira les yeux tellement remplit de tristesse. Elle finit par le regarder la mine pleine de souffrance, la jeune femme commença alors à lui expliquer :

-C'est juste que je n'accepte pas qu'elle soit morte par ma faute. Elle m'a tout le temps protégée, même avant le début de la maladie. Quand ça a commencé, on s'est retranchée à deux dans les chambres d'étudiants de la fac, puis elle repoussait les rares menaces qui s'approchaient. Sur la première année, j'ai à peine vu à quoi ressemblaient ces monstres tant elle était tenace. Puis quand on n'avait plus du tout de vivres, on a dû se résigner à partir et affronter le monde. Très vite on s'est retrouvées dans la galère. J'ai fini par me faire mordre... Elle s'en voulait tellement, rien qu'à partir de ce moment, j'avais l'impression qu'elle avait baissé les bras. On a tenu une journée, mais j'étais malade, mon état s'aggravé d'heure en heure. Je crois qu'elle s'attendait à me voir me transformer d'un moment à l'autre. Alors quand on a décidé de se mettre à l'abri pour que je me repose, une horde d'infectés nous est tombée dessus. Elle m'a poussé dans la direction du bâtiment, en criant de courir et de mettre à l'abri. J'allais refusé, mais quand j'ai croisé son regard... j'ai vu quelque chose qui m'a dissuadé... j'ai couru jusqu'au bâtiment le visage noyé de larmes, alors que je l'entendais hurler... ils la dévoraient vivante... aujourd'hui encore quand je ferme les yeux, je peux entendre ses cris...

Aimie baissa la tête en frissonnant d'horreur, les larmes recoulaient de nouveau, mais cette fois elles n'étaient pas accompagnées de sanglots.


by Moses


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Alexandre Fontaine
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Mer 27 Déc - 4:08
Alexandre Fontaine
Alexandre la laissa pleurer posant ses yeux vers l’infini du ciel, avant de les fermer lentement. Que pouvait-il faire d’autre de toute façon? Elle en avait besoin et il pouvait bien prendre un peu. Il avait eu une chance incroyable de ne pas avoir perdu sa famille et elle, elle avait tout perdu et tentait de reconstruire un monde en château de cartes. Au moindre coup de vent, tout ce qu’elle avait créé pourrait s’envoler, cela devait la peser énormément aussi.

Alors qu’il pensait reprendre la parole, elle l’écarta de lui tombant à la renverse ouvrant les yeux revenant de ses pensées pour se faire battre par la réalité. Il se redressa sur un coude en premier pour pouvoir la regarder, puis, se rassied en tailleur face à elle, les deux paumes de main sur ses propres genoux.

Son air habituellement jovial avait laissé place à un air sérieux, alors qu’il écouta la femme attentivement. Il avait le cœur serré entre l’empathie et l’incapacité de chasser le démon qui hantait cette pauvre demoiselle qui n’avait jamais demandé à dieu de vivre ce qu’elle vivait.

Alexandre chercha sur lui lentement s’il avait un mouchoir et n’avait rien bien entendu, il était venu les mains vides. Le gymnaste sans hésitation retira son bandeau en le détachant pour lui tendre et lui offrir pour qu’elle puisse sécher ses larmes. Les personnes âgées utilisaient bien des mouchoirs en tissus après tout. Ses cheveux noir ébène s’éparpillèrent sur sa tête dévoilant un peu plus ses cheveux lui arrivant presque aux épaules et recouvrant un peu ses yeux.


« Je vais être peut-être trop terre-à-terre, Aimie, mais à l’inverse, si c’était elle qui s’était fait mordre, il y aurait eu des chances qu’elle aurait été infectée. Tu aurais fait ce qu’elle a fait pour toi en la protégeant, elle se serait peut-être transformée et vous seriez peut-être toutes les deux mortes. Que tu le veuilles ou non, tu es vivante, le destin en a voulu ainsi. Comme le destin a voulu que je survive à une horde… »

Il se leva lentement poussant sa chevelure envahissante vers l’arrière de mouvement de main rapide et tendit l’autre vers Aimie pour l’aider à se lever si elle souhaitait. Au fond de lui, Alex espérait de tout son cœur qu’elle accepte sa main pour lui offrir en ce mouvement un nouveau départ.

« Aimie… Tu ne peux pas t’empêcher de vivre, car elle ne peut plus vivre. Tu dois vivre pour elle, avancer, courir, foncer. Tu peux faire vivre sa mémoire, mais tu ne pourras jamais remonter le temps pour inverser les rôles. Si elle souhaitait ta mort, c’est qu’elle n’aurait pas été une amie. Une amie souhaiterait te voir vivre… Moi je souhaite que tu vives, je ne voudrais pas te remplacer. Dans le fond, sans toi, je serais peut-être mort à l’heure actuelle... »

Son regard azur était doux et rempli de confiance. Confiance en ce qu’il disait, mais encore plus de confiance en la femme qui avait besoin d’avancer. C’était soit le destin ou d’incroyable circonstance qui avaient fait qu’il soit toujours vivant. Après tout, si Aimie avait été tué cette journée-là, le clan n’aurait probablement pas existé comme il l’est, le clan n’aurait pas envoyé des gens en vadrouille et ils n’auraient pas pu intervenir pour lui sauver la vie. Sa vie, mais aussi celle de toutes les personnes présentes entre ces murs.

Il ne pourrait jamais rendre à Aimie ce qu’il lui devait pour tout ce qu’elle avait créé de ses mains, mais il ferait de son mieux pour lui apporter tout le soutien qu’il pouvait.

Alex n’était pas du genre à faire dans les belles paroles qui s’envolent avec le vent. Le genre de parole trop belle pour être vrai. Il ne pouvait pas lui dire que lui ne mourrait jamais puisqu’il savait que c’était possible. Il n’allait pas lui dire que son amie était toujours vivante avec elle, sinon il y aurait beaucoup trop de fantômes.

L’espoir c’était une fine lumière fragile qu’il fallait chérir. Il espérait pouvoir faire naître cette lumière au cœur du démon de tristesse qui suivait Aimie.
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Aimie Evans
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Dim 31 Déc - 1:04
Aimie Evans



Un peu confuse
Aimie & Alexandre

Alors qu'elle pleurait encore, elle vit un morceau de tissus apparaître dans son champ de vision. Elle le prit et l'examina, elle reconnue le foulard qu'il utilisait comme bandeau. La jeune femme lui jeta un coup d'oeil, il semblait vouloir lui laissait pour qu'elle puisse essuyer ses larmes. Après un dernier regard à ce bandeau qui semblait propre, la jeune fille essuya doucement ses joues et ses yeux.

Plus il parlait et plus Aimie décrochait à ce qu'il disait, ses paroles glissaient doucement sur elle sans vraiment l'atteindre. Enfin, au début... Quand il lui dit alors qu'il voulait qu'elle vive et que sans elle, il ne serait peut-être pas là, la jeune femme le regarda alors avec surprise. Pendant quelques secondes elle cherchait où il voulait en venir, son regard se posa autour et soudain Aimie comprit un peu plus ce qu'Alex voulait lui faire comprendre...

Elle était l'une des personnes à l'origine de ce clan, elle se remémora quand elle avait rejoint un petit groupe de personnes et qu'elle avait réussi à motiver tout le monde pour avancer et trouver un abri. Elle se souvint de son arrivée au lycée et comment elle avait mis la main à la pâte... elle se souvint de s'être occupée d'enfants... d'avoir convaincu plusieurs personnes de se joindre à eux... d'avoir pris des risques lors de maraudes pour trouver des choses hors de portée... d'avoir accepté un poste... d'avoir pris les choses en main lors de l'attaque et bien d'autres choses... Aimie était importante pour ce clan, elle devait l'admettre même si ça l'embêter de se donner plus de "valeur" qu'elle ne voudrait en avoir.

Alors que la jeune femme était plongée dans toutes ses réflexions, son regard se posa alors sur la main d'Alexandre. Aimie leva les yeux vers son visage et lui prit doucement la main pour se relever. Une fois debout, elle regarda Alexandre avec la mine toujours un peu triste et les yeux humides, mais les larmes ne coulaient plus à flot. Aimie demanda alors :

-Qu'est-ce qu'on fait à présent ?


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Alexandre Fontaine
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Age : 24
Mar 2 Jan - 16:39
Alexandre Fontaine
Le vent provoquait une pagaille sans nom dans sa crinière ébène, alors qu’il regardait l’administratrice des lieux avec le regard penché dans le néant. Elle réfléchissait, clairement, elle réfléchissait aux paroles qu’il avait dites. Même si un centième de ce qu’il avait dit se rendait jusqu’à son cerveau et pouvait changer sa façon de penser, il aurait réussi quelque chose de formidable ce matin.

Il n’allait pas chercher à la changer en claquant des doigts, ce n’était pas une poupée dont on changeait la robe au gré de ses envies.

Le gymnaste adressa un sourire doux et fier à la femme, quand elle lui saisit la main pour qu’elle se lève. Il aurait aimé chasser le démon du revers de la main, mais ce n’était pas possible. Il sera un peu la main, sans lui faire mal, n’ayant pas envie de la lâcher et finit par libérer les doigts délicats de son emprise.

Il se tourna lentement, suivant tant qu’il put le regard de Aimie, pour ramasser le bâton qui avait permis de libérer le démon de sa colère refoulé. Alexandre l’examina et confirma qu’il n’était pas endommagé pour tendre le bout opposé avec lequel elle avait frappé, il y a quelques minutes.


« À présent, tu vas de nouveau frapper avec le bâton, maintenant que tout le mauvais est sorti, tu devrais pouvoir canaliser sur quelque chose de bien. »

Alexandre lui mit le bâton dans les mains et passa derrière elle et posa ses mains sur ses bras et lui parla lentement. Voulant qu’elle se concentre. Il la fit avancer doucement vers l’ennemi, monsieur poteau, et la replaça dans une position de sécurité pour éviter une blessure pour lui et pour elle.

« Concentre-toi, sois calme, respire. Ferme les yeux. Tu dois apprendre maintenant que de tenter d’avancer avec les mauvaises pensées ne te fera jamais avancer. Tu ne pourras jamais te concentrer et garder l’équilibre si tu focalises sur ce qui pourrait mal se passer. Si tu focalises que les gens autour de toi pensent que tu n’y arriveras pas. Aimie, tu n’as rien à prouver à qui que ce soit. Sois fière, soit grande, soit forte pour toi et toi seule. Pendant cet instant, soit simplement là pour toi. Oubli, le monde entier, oubli qui tu es, ton passé, ton horaire, ta vie. “ 

Il parlait tout bas, il voulait qu’elle se concentre. Quelque chose qu’elle ne devait pas faire souvent. C’était peut-être un peu de relaxation qui lui ferait du bien. Elle était là l’arme à la main, lui derrière elle, mais il n’allait pas bouger l’arme et encore moins lui dire de frapper. Sans initier de mouvement pour frapper, le gymnaste recula continuant à lui parler doucement et tendrement pour qu’elle se concentre, qu’elle se ressaisisse sur les bases de sa vie, d’elle-même.

« Tu tiens tout ce qui te ronge dans tes mains. Tu le tiens, tu le maîtrises. Rien ni personne ne peut te contraindre à quoi que ce soit. Tu es libre. Tu dois t’aimer et t’accepter. Tu es forte bien plus que tu ne le penses. Tu dois canaliser cette force pour maîtriser tes propres démons. »

Alex l’observait attentivement à une distance sécuritaire et en même temps pas trop loin d’elle. Il voulait voir ce qu’elle allait faire, voir si elle allait décrocher de ses pensés, s’il lui restait quoi se défouler ou si les coups remplis de rage laisseraient place à un manque de mouvement, d’autres coups remplis de rage ou à des coups sec et centré. Dans la première et la dernière possibilité, ils pourraient avancer d’une manière ou d’une autre. Dans le cas du milieu, il y aurait un autre démon à débusquer.
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Aimie Evans
Admin
Messages : 331
Date d'inscription : 13/11/2016
Age : 25
Jeu 18 Jan - 3:26
Aimie Evans



Pas de talent
Aimie & Alex

Aimie ne s'attendait pas à ce qu'il veule qu'elle recommence à frapper ce poteau en bois. Elle recommença à appréhender un peu ce qu'il allait se passer. Il se glissa derrière elle et la mit dans une bonne posture, en plaçant bien ses mains et en lui parlant doucement pour la guider, mais surtout l'apaiser. Aimie écouter ce qu'il disait en essayant de se concentrer, quand il eut fini de parler, elle ne put s'empêcher de murmurer aussi bas que lui :

-D'accord, je vais essayer...

Aimie mit moins longtemps qu'avant pour taper et elle avait un meilleur contrôle de ses coups. Bon, c'était vraiment pas très bon, elle avait du mal à maintenir fermement le bâton, ses coups étaient maladroits et elle n'avait pas du tout un bon rythme pour taper... si elle avait eu vraiment quelqu'un en face d'elle, il aurait eu le temps de bien la maîtriser entre deux coups. Mais au moins cette fois elle gardait le contrôle d'elle-même. Elle s'arrêta essoufflée et regarda Alex en grimaçant :

-C'était pathétique... mais bon...

Elle haussa les épaules et se dirigea vers sa gourde. Après avoir bu quelques gorgée et reprit son souffle, elle regarda autour d'elle. La jeune femme remarqua quelques personnes passer au loin, elle n'avait pas remarqué que le temps avait passé si vite. Avant de crier ouf, un groupe d'adolescents la remarquèrent et se précipitèrent vers elle. Aimie leur fit signe de la main et les accueillit avec un grand sourire. Parfois ses cours avec eux lui manquaient, être médiatrice et organisatrice ce n'était pas de tout repos. L'un d'eux lui demanda alors :

-Tu veux venir courir avec nous Aimie ? Cela fait longtemps qu'on n'a pas fait un peu de sport avec toi !
-Euh... Je ne sais pas trop... Alexandre, tu crois que j'ai un peu le temps pour courir avec eux ? Enfin... tu peux courir avec nous aussi si tu veux...


by Moses


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