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Un passé commun ? [Aimie & Aiden]

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Mer 27 Sep - 17:44



Besoin de souffler
Aimie & Aiden

Voilà quelques semaines qu'Aimie enchaîne responsabilité sur responsabilité. Elle avait géré la crise de son clan, elle avait pris les choses en main et avait montré ses preuves, participé plus qu'activement au déménagement du clan... Mais du coup, avec tout ça, on lui laissait beaucoup plus de choses à prendre en main. Elle prenait tout sur elle, malgré sa "rupture", l'orpheline dont elle s'occupe et d'autres épreuves. Aimie était restée forte, la tête haute, concentrée et déterminée...

Bien sûr, quand on met trop de poids sur les épaule d'une petite praline comme elle, les choses finissaient par arriver à un point de saturation. On pouvait dire qu'Aimie l'avait atteint. La jeune femme avait laissé une lettre, confiée Mélodie à Massial (indirectement sinon il l'aurait empêché de partir) et était partie quelques jours pour souffler un peu. Surtout, qu'il faut savoir que ne sachant pas se battre, ceux de son clan n'aimaient pas la laisser sortir seule.

Du coup, voilà qu'Aimie était partie à un moment où tout le monde était occupé, s'aventurant discrètement dans les rues chaotiques. Esquivant ce qui était vivant et surtout "non-vivant". Elle était retournée dans un vieil appartement abandonné où elle avait vécu quelques jours bloquée avec d'autres survivants. Un endroit sécurisé en quelque sorte où elle était sûre d'être à l'abri si un infecté essayé de la suivre.

Voilà deux jours qu'elle était seule et étrangement, elle ne parvenait pas à "apaiser" le poids qui pesait sur elle. Aimie ne faisait que ressasser sans cesse. Du coup, elle avait décidé de prendre l'air. Elle était assise sur le toit d'un immeuble, les pieds dans le vide, regardant la ville en ruine... Son regard se posait souvent sur des infectés qui erraient sans but.

Mais soudain, quelque chose de trop vif pour être "mort" bougea non loin d'elle. Quelqu'un d'autre était sur le toit. Aimie se releva rapidement avec agilité et attrapa son taser, prête à s'en servir si quelqu'un tentait de s'en prendre à elle. Après tout, ça ne serait pas la première fois qu'un vivant l'agresse, entre les cannibales, les voleurs et les élitistes, elle avait été servie. Tendue et silencieuse, elle attendit de voir qui était là et surtout ce qui allait se passer...


by Moses


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Aiden Woods
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Jeu 28 Sep - 17:35
Aujourd’hui était l’un de ces jours où Aiden avait envie de juste sortir de cet univers. La survie en solitaire avait beau lui être profitable dans un cadre de survie, il plaignait quand même tous ces changements et par moment le manque de contact humain se faisait ressentir dans son cœur. Il avait pour habitude de se rendre sur un toit et observer l’horizon en se plongeant dans des réflexions contemplatives et c’était exactement pour ça qu’il se préparait. Un petit sachet de viande séchée accompagnait ses armes à sa ceinture, il observa l’extérieur de sa tanière quelques minutes pour s’assurer que tout cela était sans risque avant de sortir.

Quelques morts rodaient autour de lui. Dégainant silencieusement sa hachette, Il se mit à voyager rapidement et silencieusement en gardant des distances respectables avec les monstres. Lorsqu’il passait près de l’un d’entre eux, il préférait être loin des autres au cas où il se ferait repérer et qu’il devait se taper un sprint.

Finalement en vue du bloc appartement, il traversa la route de quelques pas vifs, il commençait à entendre des grognements un peu plus sonores donc il préférait se mettre en sécurité le plus rapidement possible. Il monta les escaliers, vérifiant les quelques sécurités qui n’avaient pas bouger et qui étaient là avant même qu’il explore ce bloc et fini par arriver sur le toit.

En approchant de son perchoir, il aperçut une femme. Pendant un dixième de seconde il bloqua. Elle avait les cheveux blancs, ou presque, mais pourtant elle semblait avoir son âge. Il leva les mains en l’air, laissant son regard vaguer ver les yeux bleus de la femme et vers son arme. Il reconnut le taser pour en avoir vu quelques-uns en action lors des émeutes, elle pouvait le tuer avec ce truc, mais il ne sentait pas une telle volonté chez elle tant qu’il ne jouait pas au con. « Woh, woh … tout doux, je ne suis pas dangereux. » Commença-t-il sur un ton calme. « Je vais rengainer mon arme doucement sur la droite de ma taille, ne paniquez pas. » Aiden s’exécuta lentement sans quitter la femme des yeux. Une fois fait il remonta les mains au-dessus de sa tête en les montrant toujours bien en évidence. « Je ne pensais pas que mon petit coin était utilisé par quelqu’un d’autre, ici c’est comme sacré pour moi alors je vous prie, ne nous battons pas et gardons ce toit pur … » Aiden tenta un pas vers elle.
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Lun 2 Oct - 19:01



Méfiance, méfiance...
Aimie & Aiden

Aimie le regarda l'inconnu qui venait d'arriver, c'était vraiment étrange, elle avait une sensation de déjà vue, mais sans parvenir à se souvenir qui il était ou même où elle avait pu le voir. Quand il lui parla, il semblait posé, calme et pas enclin à violence. Mais... Comment savoir si elle pouvait lui faire confiance ?

Après tout, les élitistes étaient sournois et usaient de ce genre de ruse pour enlever les gens. Cependant Aimie le regarda ranger son arme, elle fronça des sourcils et hésita de la faire à son tour. Elle était petite, frêle et ne savait pas se battre, s'il voulait la chopper au corps à corps, même si elle était très rapide, ça ne serait pas un problème pour un type de cette carrure. Aimie soupira et baissa son taser, en lui disant :

-Si vous tentez quoique ce soit, je n'hésiterai pas à vous taser !

Elle glissa le taser à sa taille, pour qu'il soit facile à attraper, car dans sa poche ça aurait été bien trop long. Aimie dévisagea un peu l'homme, elle savait que ce n'était pas très poli, mais il lui disait vraiment quelque chose et ça l'agaçait de ne pas s'en rappeler. Elle était certaine que ce n'était pas à la citadelle. La jeune demoiselle baissa les yeux et lui dit alors :

-Très bien, donc gardons cet endroit loin de la violence, si c'est vraiment votre refuge. De toute façon je ne suis que de passage pour quelques jours, après je rejoindrai mon clan, enfin sauf s'ils viennent me retrouver avant.

C'était pour bien insister sur le fait qu'elle n'était pas seule et qu'elle faisait parti de l'un des clans s'étant formé sur Paris... au cas où. Aimie se montrait méfiante et ça se voyait. La dernière fois que son clan avait fait confiance à des gens, ils ont eu beaucoup de problèmes et même des blessés, ainsi quelques morts... Depuis, la confiance qu'Aimie plaçait dans autrui en avait pris un sacré coup. Son regard croisa de nouveau celui de cet inconnu et encore une fois, un sentiment de déjà vue la gagna. Curieuse, elle lui demanda alors :

-C'est ridicule, mais vous me dites quelque chose et je n'arrive pas à me rappeler où j'ai pu vous voir. Vous, vous appelez comment ? Vous êtes d'un autre clan ?


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Aiden Woods
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Lun 2 Oct - 23:48
Sur ce coup, Aiden était vraiment désavantagé. Un seul mouvement brusque, incluant la fuite, lui garantissait un électrochoc possiblement mortel et il ne pouvait pas porter une attaque efficace à distance. Note à soi-même : s’entrainer au lancer de sa hachette. Il joua la carte de la diplomatie, c’était son dernier recours mais bon. Déjà qu’il n’aimait pas rencontrer d’autres survivants en général, il essayait de ne pas agir que dans la violence. Bien-sûr au lieu de faire un mouvement d’approche il aurait pu tout simplement partir lentement, mais qui sait ? Elle pourrait le suivre et disons que si Aiden voulait montrer son abri à quelqu’un, ce serait à Rida.

Il se détendit en la voyant baisser son arme. « Oui, je n’en doute pas. Et il se trouve que j’ai d’autres projets de vie plutôt que de devenir légume sur un toit. » Lança-t-il en rigolant un peu. Elle le dévisageait, mais le solitaire ne lui en porta pas rigueur. Il l’avait surement surprise dans un moment contemplatif et elle devait se demander s’il était digne de confiance. De plus elle semblait aller dans la direction de la paix elle aussi, Aident serait ravi si la demoiselle n’avait pas évoqué son groupe. Il grogna. « Tu n’es pas une solitaire alors. Est-ce que je dois m’inquiéter de voir l’un des groupes de survivants investir ce coin ? » Aiden cacha au mieux son inquiétude. Si un groupe venait par ici, il devait partir.

Celle qui se présentait devant lui restait méfiante, Aiden devait donc faire le premier pas pour briser cette drôle de tension qui flottait dans l’air. Il avança dans sa direction d’un pas tranquille et fini par s’asseoir sur le bord du toit, les jambes dans le vide. La nouvelle question de la femme aux cheveux blancs l’intrigua. Sur ses gardes, Aiden répondit évasivement. « Depuis tout ça j’ai rencontré personne à proprement parler, je fais cavalier seul … Mais je m’appelle Aiden. Avant la catastrophe je venais de recevoir mon diplôme universitaire de Vincennes en littérature. » Il tendit alors la main vers elle.  « Et à qui ai-je l’honneur ? »

Bon il lui avait un peu menti, il connaissait Rida depuis un bon moment, mais si elle représentait un danger de près ou de loin il ne souhaitait pas impliquer la plus jeune là-dedans.
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Dim 8 Oct - 0:01



Bah voilà !
Aimie & Aiden

Aimie l'écouta parler, lui demander si elle faisait parti d'un groupe qui allait s'installer dans le coin. Elle allait lui expliquer de quel clan, elle était. Mais il s'installa sur le rebord où elle se trouvait avant son arrivée, puis il répondit à ses dernières questions. Quand il mentionnait ses études en littérature à l'université, Aimie s'exclama soudainement :

-Oh ! Voilà qui explique tout !

La jeune femme s'installa à côté de lui, avec un grand sourire et un entrain soudain. Cela faisait quelques jours, non quelques semaines ou plutôt quelques mois, qu'elle n'avait pas affiché cet enthousiasme à la Aimie. Elle commença à lui dire alors avec ses yeux pétillants et son fameux sourire jovial :

-J'étais aussi à cette université ! Par contre je venais de finir ma première année de licence en littérature... On a dû se croiser plusieurs fois là bas, certainement.

Aimie se remémora avec une certaine nostalgie sa bonne année à l'université,
tous les livres qu'elle avait lu, les cours passionnant, la tranquillité de cette époque et Fanny... comme elle lui manquait ! La jeune femme le regarda et décida de faire les présentations, après tout il s'était présenté :

-Je m'appelle Aimie Evans et... rassures-toi, je ne suis pas d'un petit groupe qui va venir ici. Non, je suis une humaniste. On vient de quitter ce secteur, on ne risque pas de revenir.

La jeune femme regarda le vide en balançant un peu ses jambes, elle attendait de voir ce qu'il allait dire à ce qu'elle venait de lui annoncer.


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Aiden Woods
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Dim 8 Oct - 0:53
L’exclamation de la jolie femme aux yeux bleus surprit Aiden. Il haussa un sourcil, interrogateur en la voyant s’asseoir à côté de lui sans hésiter. L’homme considéra le fait qu’ils étaient tous les deux sur le bord du gouffre, une situation intéressante en de nombreux points. Il considéra la nouvelle confiance de cette personne à côté de lui qui était arrivée si subitement ainsi que son air jovial qui avait envoyé sa méfiance dans le néant. Ce changement de facette aussi subite qu’inattendue arracha un sourire à Aiden. « Maintenant que tu le dis, ton visage me dit quelque chose également, en même temps tu n’es pas le genre de personne qu’on peut oublier facilement. Et je dis ça avec toute la gentillesse du monde. »

Savoir qu’elle était dans le même programme que lui rassura Aiden. Il pourrait sûrement comprendre plus facilement cette personne et il savait qu’elle était intelligente et cultivée. Avoir un petit quelque chose de son passé lui faisait du bien aussi, son petit groupe lui manquait terriblement par moment, donc cette femme pourrait éponger cette solitude. Le solitaire fût rassuré d’apprendre qu’il ne risquait pas d’avoir un clan dans les pattes. Il savait très peu de choses sur les humanistes, juste quelques rumeurs entre les branches. Un clan s’occupant des enfants et de l’éducation ou un truc du genre. Il tendit la main vers elle pour scellée leur rencontre. « Enchanté Aimie. Ça me fait plaisir de rencontrer quelqu’un qui était dans les mêmes études que moi. » Ils observèrent le silence quelques secondes, de nombreuses questions brûlaient les lèvres d’Aiden au sujet des Humanistes, mais il s’imaginait bien qu’Aimie ne pourrait pas dire grand-chose, mais de toute façon il avait rien à perdre. « Donc les Humanistes, c’est ce groupe qui s’assure que l’on mérite de survivre plutôt que d’essayer de survivre à tout prix, c’est ça ? Parle-moi de vous un peu je te prie. » Évidement tout cela irait dans les deux sens, mais Aiden savait être évasif sur sa manière de survivre.
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Dim 8 Oct - 19:23



Ravie
Aimie & Aiden

La jeune femme sourit de plus bel en le voyant se détendre aussi et sourire. Apparemment, lui aussi ça lui plaisait de voir quelqu'un avec qui il a eu un moment de sa vie en commun... un moment avant tout ça... Quand il lui tendit la main, Aimie la saisit doucement avec un sourire en lui disant :

-Enchantée Aiden. Inutile de préciser que ça me fait également plaisir, je crois que ça se voit suffisamment.

Tout de suite après, la jeune femme remarqua qu'il était sur le point de lui poser une question. Elle attendit quelques secondes. Très vite, Aiden lui demanda de lui parler un peu des humanistes. Aimie réfléchit quelques secondes en l'examinant,
après ce que venait traverser le clan, il fallait qu'ils soient tous prudents. Elle fit rapidement le trie dans sa tête de ce qu'elle devait dire et ne pas dire... des choses qu'elle préférait garder sous secret pour le bien des siens. Aimie finit par lui expliquer ce qu'elle pensait être le nécessaire :

-En faite... les gens nous voient souvent pour des idiots d'idéalistes, mais... moi, je vois en notre clan l'espoir. Chez nous, l'humain est très important. On s'entraide et se soutient... une vraie communauté... on fait en sorte d'avoir une vie convenable, avec un minimum de confort et on veut préparer les plus jeunes à prendre le relais. A être prêt pour tout ça...

Elle avait dit sa dernière phrase en faisant un geste en direction des ruines. Puis elle sourit timidement à Aiden, pour le moment elle n'avait pas l'intention de lui en dire plus. Déjà qu'elle avait percé trop de choses à son goût avec son ex, elle n'avait pas envie de recommencer et de se sentir coupable. Car depuis l'attaque, elle avait soupçonnait plus d'une fois le fait qu'Anton ait pu vendre des informations sur leur clan à quelqu'un. Aimie un peu curieuse demanda à son tour à Aiden :

-Du coup... Tu vis seul ? Ce n'est pas trop dur comme vie ?

Elle n'avait pas demandé des détails précis, car Aimie respectait la vie privée des gens et dans le fond... si elle se sentait méfiante envers les inconnus, cela était très certainement réciproque.


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Aiden Woods
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Lun 9 Oct - 16:04
Aimie et Aiden partagèrent un sourire. Trouver un point commun dans ce chaos était surprenant et la bonne humeur de l’Humaniste réchauffa le cœur d’Aiden, mais malgré cela il coupa peut-être le contact un peu trop rapidement et détourna le regard sur le paysage en ruine pour cacher à moitié son rire franc. Il est vrai que cette jeune femme état remplie d’énergie positive et qu’elle savait comment l’exprimer. « En effet je ne pensais pas trouver quelqu’un de si content de me voir dans cet univers. » …. Parce que plus personne le connaissait surtout, mais c’était peut-être mieux de vivre seul plutôt que de voir des proches souffrir dans cette situation où les désastres étaient courants.

Le solitaire écouta attentivement et patiemment tout ce qu’elle voulait bien révéler sur son clan. Il respectait les moments de silences qui naissaient le temps qu’elle réfléchisse ainsi que les zones d’ombres qu’elle semblait éviter. Aiden voyait bien que la femme aux cheveux blancs était prudente, voir un peu trop, comme si elle avait déjà eu des moments comme ceux-ci et qu’ils s’étaient mal terminés. Lorsqu’elle termina son tableau de son clan, Aiden reprit la parole sans gêne. « Ces gens qui vous trouve idiots sont stupides. Les idéaux c’est crucial dans ce genre de monde, en plus vous les utilisez bien. L’éducation est la base d’une société saine et vous visez l’adaptation, contrairement à ces idiots d’Espoir qui travaillent encore sur un remède. Vous prenez en compte la stabilité mentale, chose que les Élitistes ne font pas. À force de vouloir la survie avant tout, ça fini en désastre. Pour être honnête si je devais désigner un clan qui réussirait à faire prospérer la race humaine : C’est vous. Vous êtes un peu comme la Grèce Antique. Vous détruire serait une grave erreur. » Son regard accompagna le geste d’Aimie. En effet, personne était prêt pour vivre ça. Le nombre de morts et de personnes qui sont surement tombé dans la folie en était bien la preuve. Aujourd’hui les gens tenaient avec l’espoir, les idéaux, l’acharnement ou la conviction de faire partie des plus forts. C’était triste de se dire que les prochaines générations verraient ce monde comme étant normal, mais il fallait rester réaliste.

Aimie manifesta alors son intérêt pour le mode de vie d’Aiden. Il n’était pas sûr comment aborder le sujet, il l’avait fait avec Rida mais elle vivait la même chose que lui … « Je vis seul depuis un sacré moment même. Avant que le monde s’écroule on était quatre grands amis, 3 hommes et une femme. On s’était tous rencontré en cours de littérature, je pense que lors de toute ma vie c’est les seuls que j’ai pu qualifier d’amis. Ils ont tous disparu un à un avant les bombardements ... Ce n’était du genre « Je dois partir », non : ils disparaissaient, littéralement. Depuis ça je suis seul, je m’en sors bien mais à force c’est lassant. J’évite bien les problèmes en général malgré mes nombreuses pulsions à vouloir me moquer ouvertement des bandits. Aiden sortit son sachet de viande séchée et l’ouvra pour le mettre entre Aimie et lui. Voici mon régime principal, c’est ce qui a de plus facile à trouver, tu peux goûter ça ne me dérange pas, ça te fera changement de la merveilleuse cuisine Humaniste ! » Termina-t-il sur un air taquin. Pour l’instant il évitait de trop s’étaler sur la difficulté de sa vie, il ne savait pas si c’était par sécurité ou par soucis d’emmerdé la femme devant lui. « Et toi, tu as vécu des choses pas très plaisantes avec des gens à l’extérieur des Humaniste, je me trompe ? » C’était sûrement bien trop personnel comme question, mais dans le pire des cas Aimie refuserait d’en parler.
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Mar 10 Oct - 0:41



C'est facile de parler avec...
Aimie & Aiden

La jeune femme le regarda parler. C'était agréable d'entendre quelqu'un parler si positivement de son clan, trop peu de gens les voyaient ainsi.  Pendant un instant, elle s'imagina le convaincre de la suivre pour lui faire découvrir à quel point son clan était aussi bien qu'il le disait, surtout qu'il avait insinué que c'était un clan qui pourrait potentiellement l'attirer. Mais, Aimie ne le connaissait pas suffisamment pour ça...

Du coup, elle continua de l'écouter et quand il parla de ses défunts amis de l'université... Aimie ne put s'empêcher de mettre sa main sur son avant bras, par compassion. Elle comprenait tellement ça. Elle avait perdu sa meilleure amie, une fille avait qui elle avait partagé la plus forte amitié de sa vie... Elle retira rapidement sa main, trouvant ça déplacé et le regarda continuer de parler.

Ensuite, il lui demanda quelque chose qui laissa Aimie perplexe. Est-ce que cela se voyait tant que ça ? Enfin... peut-être qu'il l'avait deviné, car tout le monde avait vécu des tas d'événements dramatiques. Elle resta quelques secondes silencieuse, repensant à certaines choses. Puis lui dit alors :

-Oui et pas qu'une seule fois, avant et après que j'ai rejoins les humanistes. Avant j'ai perdu ma meilleure amie, elle s'est sacrifiée le temps que je me mette à l'abri, alors que j'étais mordue... elle ignorait que j'étais immunisée et pourtant... elle a pris le risque pour me donner une chance.

Elle fit une petite pause pensive, repensant à Fanny et à son regard triste. Aimie était sûre qu'elle s'était sacrifiée pour ne pas affronter sa transformation en infecté et de devoir l'affronté. Si seulement, elle avait su qu'Aimie était immunisée... La jeune femme se concentra sur autre chose, pour ne pas se mettre à pleurer, c'était un sujet qui restait sensible et ce malgré les années. Elle reprit alors :

-Après j'ai vécu plusieurs épreuves, mais j'ai rejoins des survivants et on a formé ensemble les humanistes... Mais, malgré tout, j'ai encore l'impression que l'humain continue de vouloir détruire et ce malgré ce qu'on a tous traversé. J'ai même été capturé par des cannibales, heureusement que mon clan est là. Puis il n'y a pas longtemps j'ai rencontré un homme, il me plaisait beaucoup... le genre d'homme débrouillard qui sait se battre et survivre, qui semblait aider les autres. Mais ce n'était qu'une façade, il était égoïste et manipulait tout le monde pour ses propres intérêts, moi y compris... Parfois, ce genre de choses me font douter. Mais il me suffit de regarder mon clan, les enfants qui jouent, qui apprennent et ça me donne envie d'avancer de nouveau...

Elle le regarda et lui lança un sourire timide, mais pas que... c'était un sourire gêné et désolé, elle avait peur de l'ennuyer avec tout ça. Mais que ça lui faisait du bien de parler. Aimie lui dit alors :

-Désolée de t'ennuyer avec mes soucis. En tout cas, j'ignore comment tu fais... je n'arriverai pas à survivre seule.


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Aiden Woods
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Mar 10 Oct - 1:46
Repenser à ses trois amis était difficile, à chaque fois il avait un goût d’amertume qui lui brouillait l’esprit. D’une part il se sentait abandonné et de l’autre il se disait que c’était sûrement mieux ainsi. Il sentit la main d’Aimie se poser sur son bras, Aiden ne réagit pas. Cela semblait parfaitement naturel et il trouva même dommage qu’elle la retire si rapidement, par gêne sûrement. En voyant la légère surprise naitre dans l’iris des deux petites pupilles azurées qui le fixait, Aiden ne put retenir un léger sourire énigmatique, il était à moitié content de voir qu’il pouvait comprendre les gens comme avant et l’autre moitié il se sentait mal de faire revivre ce genre d’histoires à l’Humaniste. Il la laissa parler, gardant toujours ce même respect face au rythme d’Aimie, elle avait vécu un évènement semblable mais en bien pire en plus d’avoir le courage de monter un clan avec d’autres personnes et se faire trahir par quelqu’un qui ressemblait beaucoup à Aiden, à l’exception que le cœur d’Aiden est rempli de bonnes intentions. Ils s’échangèrent un nouveau regard, Aimie affichant un sourire à la fois gêné et désolé et Aiden préférant un sourire compréhensif et rassurant.

Il prit quelques minutes pour intégrer toute ces informations et les comprendre, cette personne était impressionnante. « Tu ne m’ennuie pas, au contraire. Ce serait injuste de ma part d’être agacé d’entendre tes états d’âme tandis que moi-même il y a de nombreux moments où je serais content d’avoir une oreille attentive à mes côtés. » Il espérait l’avoir rassurée, ce n’était pas du tout le moment pour elle de se sentir exclue, elle s’ouvrait à un pur inconnu ce qui était à la fois légèrement stupide et digne de respect. « Ça peut sembler horrible à dire, mais j’ai eu de la chance de perdre mes amis avant, je ne pense pas que dans ta situation je m’en serais sorti aussi bien. Les Élitistes sont bien la preuve de ton impression, malheureusement, pour ça nous pouvons remercier notre ancienne société qui nous poussait à toujours être meilleur que les autres. En ce qui concerne cet homme, tu es encore capable de faire un minimum confiance à un solitaire lambda, c’est remarquable. » Ses mots n’étaient peut-être pas curatifs, mais Aiden sentait que c’était la bonne chose à faire, comme s’il entretenait une flamme tant inespérée dans ce monde. Si cette femme avait confiance aux Humanistes, c’est parce que les Humanistes en valaient la peine.

La question à un million de dollars : Comment Aiden faisait-il pour survivre seul ? Il s’était souvent posé la question sans réponse. Il haussa donc les épaules en soupirant. « Comment je fais ? Un rire jaune sortit doucement de ses lèvres. J’en ai aucune idée moi-même. Au départ c’était une bonne préparation, mais maintenant j’imagine que sa se joue dans ma tête. C’est peut-être l’habitude, si je rejoins un clan il est fort possible que je dorme toujours avec mes armes et que je me réveille en sursaut au moindre bruit, que je sois toujours sur le qui-vive. Je suis un funambule sur un mince fil de tranquillité, la sûreté m’appelle toujours à en débarquer au moindre risque. » En s’écoutant parler, Aiden trouvait qu’il allait nulle part, poussant un rire gêné se rapprochant de celui d’Aimie, il chercha ses mots. « Je ne sais pas si je suis immunisé et je ne sais même pas comment je réagirais si j’apprends que je le suis, est-ce une bénédiction ou une malédiction ? » Il divaguait toujours donc il prit une pause pour remettre ses idées en place, pas étonnant qu’il ne réussisse pas à mettre de réponse sur cette question vu son manque de clarté en essayant de l’exprimer. Il se sentait nu, c’était désagréable, elle avait un avantage sur lui et il n’avait pas moyen de reprendre le dessus. Poussant un nouveau soupir il continua. « Ce qui viendra à bout de moi ce sera sûrement ma putain de gentillesse qui me mettra dans de beaux draps en voulant sauver quelqu’un, ce qui me tient en vie c’est sûrement … mon entêtement. Un nouveau soupir. … Je ne sais pas … »

Il se releva, agacé, et fit les cent pas sur le toit. Son cœur battait rapidement, ses pensées brûlaient au même rythme que l’impuissance qu’Aiden sentait envers lui-même. Il reprit sa position assise un peu plus loin le temps de redevenir maitre de ses émotions, qu’Aimie le rejoigne si elle le souhaite.
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Mer 11 Oct - 0:04



Ne t'en fais pas...
Aimie & Aiden

Aimie l'écouta de nouveau parler et remarqua vite son changement léger d'attitude. Certes, ce n'était pas violent ou défensif, mais elle sentit la nervosité monter en lui. La jeune femme le regarda sans rien oser lui dire, elle voulait le rassurer, mais préféra attendre qu'il termine ce qu'il avait envie de dire... D'ailleurs, il était tellement agacé qu'il s'en leva et commença à tourner en rond. La jeune femme se leva et se mordit la lèvre hésitante, puis finit par lui attraper le bras pour le calmer en lui adressant un sourire qui se voulait rassurant, puis lui dit calmement :

-Ne t'en fais pas ça se comprend, après tout tu as dû vivre pas mal de choses qui ont fait que ce n'est pas évident pour toi... Elle rajouta en rigolant. Tu es même plutôt sain pour quelqu'un qui a vécu aussi longtemps seul dans ce monde chaotique.

La jeune femme l'incita doucement à s'arrêter de tourner en rond, cela ne faisait qu'augmenter sa nervosité et ça n'allait pas du tout l'aider. Aimie lui tenait toujours doucement le bras et rajouta avec une sourire :

-Je connais quelqu'un dans notre clan qui justement a vécu en solitaire et a gardé ces réflexes, le fait de garder une arme avec lui et tout ça... mais ça ne l'empêche pas de s'intégrer et être l'un de mes amis... un ami sacrément râleur et entêté, mais un ami quand même.

Elle se rappela de toutes les fois où elle et Massial s'étaient tenus tête, des leçons de moral qui lui faisait quand il la trouvait trop naïve/inconsciente. On pouvait dire que Aiden semblait être un tendre à côté de lui. Aimie lui fit signe pour qu'il se rassoit au bord avec, elle lui lâcha le bras et s'installa. Elle regarda le paysage et soupira... ça lui faisait du bien d'être là à parler avec un inconnu avec qui elle a un passé commun, sans penser à toutes ses responsabilités et tout ce qu'elle venait de traverser. Elle regarda Aiden et sourit en lui disant :

-Hum... en ce moment, j'aimerai bien être installée dans un lit moelleux, avec une couverture douce, un bon bouquin et surtout une tasse de chocolat chaud à la main. Et toi ? Qu'est-ce que tu aimerais ?

C'était une façon de détourner la conversation pour le calmer et rêvasser un peu en pensant à des bonnes choses. Parfois, rêver ça pouvait faire beaucoup de bien selon Aimie... puis ça pouvait donner suite à des conversations amusantes ou donner des idées de choses à faire.


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Aiden Woods
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Jeu 12 Oct - 2:02
Quelque chose ressemblant à un brouillard noir emmêlait en même temps de bloquer les pensées d’Aiden, il n’avait presque plus conscience réelle de son environnement. Lorsque Aimie lui prit le bras, ce fût come une intrusion. Manquant de contrôle, il leva instinctivement le poing. Le geste n’était pas agressif ou autre, il retint son acte avant qu’il devienne réellement menaçant. La voix de la femme fût perçue comme un écho tentant de percer cet abîme de trouble qui aveuglait les pensées du solitaire. Il la laissa l’emmener avec elle et se laissa asseoir à nouveau. Il garda les yeux fermés, le visage orienté vers le ciel, en prenant de grandes respirations. Une fois ses idées redevenues claires, Kieran sembla entendre réellement ce que l’humaniste venait de dire. Il rigola pendant quelques secondes. « J’ai envie de te croire, mais j’ai aucun réel moyen de prouver que je suis toujours un minimum sain d’esprit. » Malgré une grande lassitude, il écouta le récit d’Aimie sur un de ses amis Humaniste qui était comme Aiden. Il ne voulait pas paraitre ingrat, mais en ce moment il s’en foutait totalement de cet ami et il était possible que ça se voit un peu sur son visage. « Dans ce cas il serait envisageable qu’un nouvel ami rejoigne, dans le futur, ton clan et qu’il soit compréhensif et légèrement cynique sur les bords ? » L’homme aurait pu mieux maquiller le sous-entendu, mais l’épuisement qu’il ressentait lui retirait ce léger plaisir qu’il avait à garder constamment son air mystérieux. « Il fallait bien que tout ça sorte un jour où l’autre. » se dit-il avec amertume.

Les revoilà côtes à côtes, comme si la crise d’Aiden n’était jamais arrivée. Il trouva le ciel encore plus beau qu’il y a quelques secondes, finalement cette crise était peut-être un mal pour un bien ! Le nouveau petit jeu d’Aimie l’amusa et il décida de joeur lui aussi. « Hum … Un bon cappuccino accompagné d’un recueil de poésie ou d’une œuvre remplie de phrase coup de poing et quelqu’un pouvant l’apprécier avec moi. D’ailleurs il y a un livre dans ma planque, je suis prêt à te parier ce que tu veux que tu l’aies jamais lu ou même vue de toute ta vie ! » Il accompagna ce défi, qu’il savait déjà avoir gagné, d’un grand sourire. De plus, avec les multiples mouvements, ils étaient maintenant assis un peu plus près l’un de l’autre. Aiden ressentit la vive tentation de simplement poser sa tête sur l’épaule d’Aimie. Était-il si las ou si en manque de contact humain que ça ? L’homme résista à cette tentation, il n’oserait jamais faire quelque chose d’aussi stupide, épuisé moralement ou pas.
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Sam 14 Oct - 2:39
Aimie fut vraiment contente que son petit jeu de rêverie marcha, car elle avait remarqué qu'il avait commencé à se lasser à un moment et avait vraiment peur de l'ennuyer. La jeune femme l'écouta parler de cappuccino, d'un bon livre et... De quelqu'un avec qui partager ce moment. Cela laissa Aimie songeuse, mais pas longtemps car sa curiosité fut piqué au vif... Un livre qu'elle n'avait jamais lu ou vu ? C'était plus que possible vue le nombre de livres écris et publiés... Mais du coup elle se posait plein de questions, comme... Quel genre ? Ancien ou récent ? Épais ? Tant de questions qui auraient une réponse si elle acceptait de le suivre.

Mais est-ce que cela n'était pas trop risqué ? Elle ne le connaissais pas du tout après tout, elle l'avait juste croisé plusieurs fois à l'Université, mais ça s'arrêtait là. Combien de fois c'était-elle mise dans une galère totale en faisant quelque chose de totalement irréfléchi ? Trop souvent peut-être... Ou pas assez... Après tout, elle était encore capable d'être tentée par l'inconnu, tiraillée par sa curiosité. Quel vilain défaut ! Mais bon... On ne pouvait pas la refaire, c'était en elle et bien là.

Aimie resta silencieuse un petit moment, réfléchissant un peu au pour et au contre. Elle fut surprise de remarquer que depuis qu'ils s'étaient rassis, ils s'étaient rapprochés naturellement de l'autre. Si bien que d'un coup, elle se mit à rougir et se leva en faisant mine de s'étirer. Ce n'était pas que ça la gênait, Aiden était quelqu'un de fort plaisant et sympathique si on oublie son petit moment de panique. Juste que... Les rapprochements ça la mettait toujours mal à l'aise et ce n'est pas sa courte histoire avec l'autre erreur qui allait changer ça. Elle sourit timidement, les joues une peu rosies :

-Tu as gagné ! J'ai vraiment très envie de voir ce livre ! Alors après toi... Je te suis !

Bah voilà ! Elle avait encore craquée pour laisser place à l'irresponsabilité et la curiosité. Déjà que sortir seule de son clan alors qu'elle ne sait pas se battre, c'était de la folie, mais la voilà qui suivait un inconnu... Inconnu fort agréable... Mais inconnu quand même...


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Aiden Woods
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Lun 16 Oct - 14:28
La demande d’Aiden était pour le moins inusitée, voir complètement déplacée et ce autant dans l’intérêt d’Aimie que pour le sien. Dans son cas, elle prendrait le risque de tomber dans un piège et pour lui, il révélait l’endroit où il cachait ses provisions : où il vivait. Mais à quoi bon vivre si notre seule guide est la méfiance ? L’homme fût tout de même surpris en la voyant réfléchir à cette éventualité. Malheureusement, il n’avait aucune idée à quel élément de la proposition elle pouvait bien réfléchir, mais un sourire taquin apparu sur les lèvres du solitaire en voyant les joues de son amie rosir. En la voyant se lever, il fit de même. « Tu sais Aimie, c’est loin d’être une demande officielle. » Une affirmation remplie de double sens en tout genre, Aiden disait ça pour la gêné un peu plus. Ces taquineries était l’une des choses de son ancienne vie qu’il lui manquait.

Agréablement surpris en voyant l jeune femme acceptée son offre, il lui offrit un sourire sincère. « Parfait alors, tu seras ma première lectrice à vie ! » En bon gentleman, il la laissa passer d’abord en ouvrant la porte menant jusqu’en bas du bâtiment. Une fois dans la rue, Aiden laissa place à ses instincts. « Reste près de moi et si je dis « cours » ne me perds pas de vue et tout ira bien. » Il dégaina sa hachette et longea le bâtiment dans lequel le duo se trouvait il y a quelques secondes, évitant les quelques morts qui rôdaient. Heureusement, ils s’étaient énormément dispersés depuis la rencontre des deux survivants.

Au bout d’une demi-heure de marche rapide, durant laquelle Aiden gardait toujours un œil sur Aimie pour être sûr qu’elle suivait, ils arrivèrent devant un bloc appartement. Une fois à l’intérieur, le solitaire retira des débris devant une porte encore en bon état avant de l’ouvrir. « Honneur aux dames ! » Une fois la porte fermée derrière lui, Aiden souffla un peu. Rien avait bougé, parfait. « Désolé si c’est poussiéreux, je prends à peine le temps de tout mettre en ordre, donc je ne vois pas l’importance de faire constamment le ménage dans un endroit que je pourrais quitter demain. Il libéra un siège du bazar qui l’encombrait Tu peux t’asseoir ! Je peux te donner à boire si tu veux, j’ai … de l’eau. » Ce n’était pas le grand luxe, mais il faisait de son mieux. Offrant un sourire désolé à Aimie pour le manque de choix et de confort, il chercha son livre quelques minutes pour ensuite le tendre à la jeune femme. « L’Avenir, un Paris risqué par Aiden Woods. Oui, mes amis sont sans doute encore en train de rire de ma blague nulle, j’ai écrit ça avant les bombardements pour présenter comment je voyais notre avenir … Si seulement j’avais eu tort. » Il prit place devant Aimie, attendant patiemment son verdict.
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Dim 22 Oct - 0:03



Curiosité littéraire
Aimie & Aiden

Aimie fut contente de le voir sourire, il semblait gentil et elle n’arrivait pas à être méfiante avec lui. Elle sentait venir d’ici les sermons de ses proches s’ils l’apprennent un jour… Ce qui risque fortement d’arriver avec elle. Après tout, ce qu’il se passait dans sa vie avait le don de jaillir aux yeux et aux nez de ses proches dans son clan, donc ça serait étonnant. Mais bon… Aimie était Aimie, on n’allait pas la refaire, elle croyait encore en l’humain et en l’avenir, même après tout ce qu’elle venait de vivre. Bon certes avec un cran de prudence en plus quand même.

La jeune femme le regarda s’éloigner et le suivit donc discrètement, comme pour se fondre dans l’ombre de l’homme. Ils n’eurent aucun souci pour sortir du bâtiment, mais une fois dehors quand Aiden lui expliqua de bien le suivre et de courir s’il fallait, elle ne put cacher un sourire de fierté. Si Aimie parvenait à sortir de son clan souvent pour les expéditions, maraudes ou autre, c’était bien parce qu’elle était discrète, agile, rapide et une bonne grimpeuse. Donc elle n’allait avoir aucun souci sur ça. Ce qui fut le cas, pas un écart, pas distancée et toute silencieuse. Aimie fut tout de même soulagée d’arriver enfin, elle n’avait pas envie de vivre quelque chose de très mouvementé. Elle était sortie du clan pour se ressourcer après tout.

Quand il la fit rentrer, Aimie observa l’endroit en se demandant s’il vivait bien ici. C’était… assez encombré et poussiéreux. Tout ça ne devait pas être très sain pour la santé d’Aiden. Il dégagea un endroit où elle put s’asseoir, elle s’y installa sans aucune réticence, se disant qu’elle ne devait pas juger cet endroit, cet homme vivait seul depuis un moment ici et faire le ménage n’était certainement pas dans ses priorités. Quand il lui proposa de l’eau, Aimie sourit en lui disant :

-Un verre d’eau c’est très bien !

La jeune femme le vit alors lui tendre le livre en question et lui présenter. Mais elle fut très surprise que c’était un livre qu’il avait écrit lui-même. Enfin, le thème du livre la surpris encore plus. Personnellement Aimie avait commencé un roman tout ça, mais c’était très différent de ça. La jeune femme feuilleta le début et le regarda, son regard allait plusieurs fois du livre à Aiden. Elle finit par le refermer avec un frisson.

-C’est juste tristement prédis tout ça, il serait sûrement très intéressant à étudier en profondeur… En tout cas c’est très bien écris, j’aime beaucoup ton style d’écriture. Tu aimes écrire sur la civilisation et ce genre de thématique ? Je suis curieuse, j’aimerai bien que tu me parles un peu plus de tes genres littéraires, tes études et tout ça… Enfin, si ça ne te gêne pas de parler de tout ça.


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Aiden Woods
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Dim 22 Oct - 23:42
L’expression qui se peinturait sur le visage d’Aimie en rentrant dans la planque d’Aiden le désola un peu. Ce n’est pas comme s’il attendait de la visite non plus. Ses légers doutes se dissipèrent lorsqu’elle lui sourit, acceptant un verre d’eau. La laissant avec son livre, le barbu prépara deux verres d’eau, plaçant l’un d’entre eux sur la petite table à côté du siège d’Aimie avant de prendre place devant elle. L’homme observa les traits de l’Humaniste pendant sa lecture, il aimait bien son petit froncement de sourcil lorsqu’elle était concentrée et les légères phases de surprise qui animaient ses pupilles azurées et ses pommettes.  

La jeune femme referma soudainement le livre, tirant violement Aiden de son observation. Il écouta les commentaires d’Aimie d’un ai neutre, elle se montrait intéressée, voire curieuse. Il s’Attendait plutôt à ce qu’elle se foute de lui, qu’elle soit apeurée et qu’elle veuille éviter d’en parler, mais il n’en fût rien. Elle voulait même étudier ses écrits ! Bien qu’il soit flatté de voir une étudiante universitaire vouloir saisir les petites nuances du texte, malgré l’honneur que cela représentait venant de quelqu’un si connaissant en analyse littéraire, mais il ne voulait pas s’en séparer : c’était son dernier souvenir de l’ancienne vie. « Ça me ferait plaisir d’avoir quelqu’un qui étudie l’œuvre, mais elle ne me quittera pas. Si mon livre rentre chez les Humanistes, je rentre chez le Humanistes. D’ailleurs, parlant d’eux, ils savent que tu es ici ? Dans la maison d’un inconnu armée d’une dague et d’une hache ? » Demanda-t-il simplement, continuant simplement le fil de la conversation.

La curiosité d’Aimie, bien qu’inattendue, souleva plusieurs questions dans la tête d’Aiden. Il n’avait pas vraiment réfléchi à ce qu’il aimait écrire, si ce genre l’intéressait ect. Croisant ses doigts, il garda un air pensif pendant plusieurs minutes pour essayer de trouver une réponse juste. Aimie aurait pu décider de partir qu’il ne l’aurait même pas remarqué. Il sortit finalement de son air contemplatif, sans plus de réponse. « Je ne sais pas si j’aime écrire là-dessus, j’étais inspiré par la situation et ce fût mon premier jet … Je n’ai pas encore eu la chance de trouver ma thématique qui me va bien, mais je me vois bien comme un Existentialiste. J’ai surtout étudié ce genre d’écrits, que ce soit des œuvres venant de romanciers ou de dramaturges. J’ai toujours eu un intérêt pour l’absurde, la vie, la mort tout ça. Ça explique sûrement pourquoi j’ai bien comprit avant l’heure ce qui allait nous arriver. Parce qu’on s’entend que tout ça Il fit un geste des bras pour montrer tout ce qui l’entourait. C’est sacrément absurde ! Et toi ? Comment ce sont passées tes études ? tu écris ? Qu’est-ce que je dois savoir sur la jolie littéraire, voire l’écrivaine, qui se trouve devant moi ? »
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Mar 7 Nov - 13:32



Très agréable...
Aimie & Aiden

Quand Aiden lui signala, que ça lui plairait une étude de son livre, mais qu'il irait là où ira ce bouquin, quitte à aller chez les humanistes, ça fit sourire Aimie. L'idée que quelqu'un d'aussi sympa et qui soit un peu comme elle, aille chez les humanistes était assez plaisant. Mais par contre quand il lui demanda si les siens savaient où elle était et surtout s'il savait qu'elle était chez un inconnu armé, la jeune femme grimaça en rougissant, tout en lui marmonnant :

-C'est à dire que... euh... compliqué.

Aimie n'allait pas lui dire qu'elle s'était sauvée car elle avait eu un peu trop de pression d'un coup sur ses épaules avec toutes les épreuves qu'ils ont traversé et qu'elle voulait souffler quelques jours, afin d'assurer son nouveau rôle auprès de son clan sans craquer.

Heureusement qu'il changea de sujet en répondant à sa question, elle l'observait avec curiosité tandis qu'il semblait pas certain du genre qu'il préfère écrire. Puis soudainement, il lui retourna la question, en lui demandant également pour ses études. Mais ce qu'il lui sauté rapidement aux oreilles, c'était son "jolie littéraire" et naturellement, elle se sentit rougir fortement. C'était vraiment flatteur... Aimie sourit timidement, puis essaya de répondre sans bredouiller :

-Mes études... eh bien... j'avoue qu'au début j'ai un peu de mal. J'étais la fille très timide, qui venait de la campagne et qui était impressionnée de tout. Tout me semblait grand et tout, les élèves venaient principalement de grandes écoles et moi... d'un petit lycée d'un patelin inconnu. Mais heureusement, j'ai rencontré Fanny qui m'a aidé à gagner en assurance et à pointer mon potentiel du doigt. Après ça, on va dire que je me suis mise à m'épanouir dans mes études, bien qu'elles se soient arrêtées au cours de la deuxième année à cause de tout ce qu'il s'est passé...

Aimie se rappela de ses cours d'amphi, avec Fanny qui marmonnait à côté d'elle et qui criait sur les profs à chaque fois que l'un d'eux était contre l'avis d'Aimie. Sa meilleure amie était du genre l'amie fidèle, protectrice et impitoyable. La jeune femme essaya de ne pas trop penser à ce qu'elles avaient traversé ensemble après et ce qu'il était arrivé à Fanny. Aimie passa sa main dans ses cheveux et reprit ce qu'elle disait :

-J'étais et je le suis toujours passionnée, par tout ce qui tien de l'imagination. Le fantastique, la science-fiction, le fantasy, les contes, les mythes et tout ça. Je faisais ma thèse sur l'étude des contes d'originel, l'impact qu'ils avaient et la différence avec ceux de notre époque. J'espérais un jour pouvoir prouver que ces genre littéraires étaient aussi importants que les autres, je les trouve sous estimés, alors qu'ils poussent énormément de gens à lire... Puis j'avoue que Fanny me poussait à écrire mon roman, je l'ai commencé et... dans ma chambre, j'ai toujours mes vieux cahiers avec mes notes, mes idées et le début de ce que j'avais écris. Mais avec tout ce qui se passe en ce moment, je n'ai pas pu continuer à écrire.

Aimie lui sourit toujours timidement, beaucoup de gens de sa classe s'étaient moqués de son projet, y compris son professeur de littérature moderne. Mais elle n'avait pas démordu et elle en avait même été plus déterminée que jamais. La jeune femme le regarda, ne sachant pas quoi dire de plus.


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Aiden Woods
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Ven 10 Nov - 18:56
La réponse et le marmonnement d’Aimie fit sourire Aiden. Il y avait tellement de choses chez elle qui la rendait mignonne et la voir cacher sa culpabilité, comme s’il venait de la prendre la main dans le sac, en faisait partie. « Compliqué ? Il ria. Ça répond à ma question, petite rebelle. » Il n’allait pas insister, bien que sa curiosité soit piquée. Aimie avait sûrement une bonne raison d’être partie comme ça et il n’allait pas la pousser à lui répondre. Cela devait venir d’elle, pas de lui.

Ce moment gênant, bien que partiellement amusant pour le solitaire, s’interrompit rapidement avec le changement de sujet de ce dernier. Il écouta attentivement l’Humaniste. Il s’imaginait bien comment Paris pouvait être impressionnante, elle l’était déjà pour lui. De plus, cette Fanny semblait être une très bonne personne. Aimie était intéressée par la fantaisie, ce qui était plutôt rare parmi les gens qu’il connaissait. La fantaisie n’était pas son style, mais c’était un genre littéraire comme un autre. C’était un genre plutôt solide d’ailleurs, il a eu le luxe de traverser les âges et ça, très peu de monde prenait en compte ce point qui prouve à quel point l’être humain est attaché à la fantaisie de par leur nature. « Je n’ai jamais rencontrer quelqu’un passionné de fantaisie, c’est rafraîchissant ! Comme tu l’as sûrement compris je suis plutôt du genre à saisir les multiples facettes de la vie pour les embellir ou les noircir selon ma volonté, mais je crois que nos deux cerveaux mit sur un texte pourrait donner un truc extra. Cette Fanny, elle t’aide avec ce livre ? Elle a l’air d’être le genre d’amie à la fidélité infinie, ça me surprend de ne pas la voir avec toi, ai-je un fusil sniper visant ma tête depuis le départ ? » Si seulement le noiraud s’était douté du destin tragique de Fanny, il n’aurait pas osé faire une petite blague sur ce sujet, mais il était réellement étonné de savoir qu’Aimie était seule à l’extérieur des murs Humanistes sans elle.

Le silence s’installait doucement, Aiden ne savait plus trop quoi dire et ça semblait être la même chose pour Aimie. Le Solitaire regarda par l’une des rares fenêtres qu’il n’avait pas barricadées pour avoir de la lumière, offrant une vue sur un bâtiment en ruine. L’homme se releva, offrant sa main à Aimie pour qu’elle se relève à son tour. Il l’attira vers la fenêtre, un sourire ironique trônant sur son visage. Il désigna les ruines « Paris t’impressionne-t-elle toujours ? Si jamais je devais définir un devoir que je devrais accomplir dans ce nouveau monde, ce serait de décrire à la lettre avec tout le réalisme du monde ce à quoi nous avons fait face. Nous sommes les porte-étendards d’une nouvelle civilisation, c’est à nous de choisir si les prochaines générations vivent dans l’ignorance, ou si on va les ébranlées avec l’horrible vérité. Il bloqua ses yeux bruns dans le regard bleuté d’Aimie. Qu’en penses-tu ? »
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Mer 15 Nov - 22:38



Une autre balade ?
Aimie & Aiden

Aimie sourit quand il parla de cette passion qu'avait la jeune femme et en se comparant rapidement lui. Alors qu'il abordait le fait que ça pourrait être intéressant que deux personnes comme eux écrivent ensemble, il lui demanda alors si Fanny l'aidait à écrire. Le sourire d'Aimie s'effaça tout de suite et lui enleva par la même occasion l'envie de parler. C'était un peu de sa faute, elle aura dû lui souffler la perte de son amie pour éviter ce genre de questions douloureuses. Mais elle avait tellement de mal à le dire.

C'est alors qu'Aiden lui tendit sa main pour l'aider à se lever, Aimie le regarda et lui prit doucement. Une fois debout il la dirigea vers la fenêtre et se mit à lui faire un sacré discours qui lui arracha une moue souriante. Elle ne put s'empêcher de lui dire à son tour :

-On t'a déjà dit que tu parlais comme un humaniste ?

Aimie remarqua alors qu'il tenait toujours sa main et elle ne put s'empêcher de serrer un peu la sienne, tout en regardant Paris. Est-ce qu'il l'impressionnait encore ? C'était une bonne question, la jeune femme finit par dire doucement :

-Paris ne m'impressionne plus, il m'effraie pour être honnête. Quand on sort, c'est avec l'incertitude de revenir. On ne sait jamais si on va survivre dehors. Ces monstres... mais pas que. L'humain me fait bien plus peur qu'un infecté. J'ai failli me faire tuer tellement de fois par des humains... J'ai déjà été enchaînée par des cannibales... j'ai déjà failli me faire enlever par les élitistes, car ils pensent que je ferait une merveilleuse porteuse. Le monde est devenu tellement dangereux et effrayant. Alors oui, j'essaye de changer ça avec mon clan, mais pourtant le temps à beau passer, j'ai toujours cette boule au ventre quand je sors...

Elle regardait la ville avec une moue triste. Toute cette vie... jamais elle n'aurait souhaité la moindre de ces choses. Aimie regarda alors le jeune homme et lui dit alors :

-Les seuls endroits où je suis bien, sans vivre la peur au ventre. C'est chez moi, là où est mon clan. Puis quand je suis dans la bibliothèque que David a trouvé, des moments quand il va en expédition, il me prend avec lui et m'y dépose, mais il la sécurise avant de partir. J'ai pris plusieurs livres pour moi, mais il y en reste énormément. Tu veux la voir ?


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Aiden Woods
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Jeu 16 Nov - 0:41
C’était un moment très spécial à vivre, hors du temps. Les deux jeunes littéraires se tenaient devant une fenêtre à moitié barricadée à regarder une ville en ruine et l’ambiance était pourtant … tendre et sereine. Qui aurait pu penser que le monde allait chute et qu’eux, d’eux étudiants de la même université qui se sont sûrement frôler l’épaule dans les couloirs une ou deux fois, allaient survivre pour se retrouver dans la même planque à parler philosophie main dans la main ? Chance ou fatalité ? C’était difficile à dire. L’humain était-il tombé dans cette catastrophe où y avait-il sauté à pieds joins ? Aimie lui confia qu’il parlait comme un Humaniste, ce qui fit hausser un sourcil à l’homme ? « Vraiment ? Dis-moi qu’il y a ce chef mystérieux que personne ne connait pour que je te fasse croire que c’est moi et que je te mets à l’épreuve pour devenir mon assistante ! » Il regarda l’Humaniste d’un regard joueur, s’attendant à une tape sur le front comme Claire, la seule femme qui faisait partie de leur groupe littéraire, faisait tout le temps lorsque le barbu racontait des conneries.

En écoutant Aimie parler de son vécu pendant l’épidémie, Aiden réalisa à quel point il avait eu de la chance. Pas d’attaque de cannibales affamés, peu d’altercations avec les Élitistes ou d’autres barges. Il ne le remarquait pas assez souvent, ma sa rigueur à l’auto-préservation fonctionnait extrêmement bien. « Dans ce cas c’est à vous à apprendre aux jeunes que l’humain n’est pas supposé être sauvage ainsi. Ce n’est pas pour rien que nous sommes doués de réflexion complexe. Si c’est ce qui nous différencie des autres animaux, ça veut dire que c’est notre force. Il faut en profiter au maximum, pas la laisser pourrir dans un coin de notre être. » En voyant la moue de l’Humaniste s’attrister, Aiden essaya de trouver quelque chose pour l’égayer à nouveau, ce qui était loin d’être simple dans ce monde de merde. Heureusement, Aimie prit les devants en suggérant de montrer au Solitaire une bibliothèque. Bien sûr qu’il était pour ! Il plaça une main sur l’épaule d’Aimie. « Au moins, maintenant, tu as un troisième endroit où tu peux te sentir chez toi. »

Prenant les devants, Aiden ouvrit la porte pour laisser passer la jeune femme avant de tout barricader derrière lui. Une partie de lui n’aimait pas trop l’idée, il ne sortait jamais autant de fois dans une journée, il était désormais impossible de savoir où se trouvait les légères concentrations d’infectés. Beaucoup plus sur ses gardes que d’habitude, il suivi au pas sa nouvelle amie, lui offrant toute sa confiance. Elle n’avait pas répondu pour son amie, Fanny, ce serait ironique qu’après tout ça il se prenne une balle de sniper dans le crâne. Malheureusement pour le duo, ils débouchèrent sur une rue avec énormément de morts, trop pour pouvoir les compter en quelques secondes. Aiden saisit l’épaule d’Aimie pour la faire reculer, mais se faisant, il trébucha sur un bout de métal qui créa un son horrible sur le sol, attirant l’attention des morts. Dégainant ses deux armes, le Solitaire tandis sa hachette à Aimie. « Prend ça, un coup vertical sur le crâne et c’est fini, tu es prête pour te dégourdir les jambes ? » Il fit tourner sa dague dans sa main, se préparant à abattre le premier mort qui serait à porter.
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