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L'union face au danger [Charlie & Samuel]

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Charlie Renarde
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Jeu 31 Aoû - 0:59



De l'orage dans l'air
Charlie & Samuel

Charlie regardait le ciel, perdue dans ses pensées. Elle fixait les nuages vraiment très sombres, pendant un bref instant elle s'était amusée à voir des dessins dans ces derniers... Mais une voix la sortie de cette contemplation :

-Ouais, c'est moche. D'après moi, ça sent l'orage et des fortes pluies. Faut qu'on se magne, les montres sont agités avec le bruit de l'orage et deviennent imprévisibles.
-Oui, je le sais bien. Mais on n'a pas fini.
-Bah ! Dépêche-toi de trouver ton prochain perchoir ! J'ai un mauvais pressentiment.


Le duo devait repérer les lieux et le trajet pour la prochaine mission. Charlie étant tireuse de précision, elle couvrait les groupes à une certaine distance, du coup il lui fallait les meilleurs emplacement où elle aurait une visibilité totale sur le groupe en mouvement. Victor quant à lui, on pouvait dire que pendant qu'elle sauvait les fesses des autres, lui sauvait les siennes.

Charlie lui montra du doigt un immeuble à moitié délabré, qui tombait en ruine, mais qui semblait être assez haut pour couvrir le secteur, enfin, si on pouvait accéder au toit. Victor poussa un soupire et ouvrit la marche. Charlie le suivait calment, quand soudain... Le grondement de l'orage fit trembler la jeune femme. Ce n'était pas un petit orage. Oh ça non ! On pouvait s'attendre à des gros problème. Victor marmonna :

-Eh voilà ! Je m'en doutais ! Grouille-toi gamine !

Il lui empoigna le bras et l'entraîna dans la ruelle la plus proche avant de la lâcher et de prendre son arme en main. Instinctivement Charlie prit son pistolet, le chargea et regarda autour d'elle. Elle sentit une goutte de pluie lui tomber sur le front et lança un regard inquiet vers son équipier, lui disant :

-On n'aura jamais le temps d'atteindre le QG, on devrait se trouver un abri et le sécuriser, puis attendre que le problème passe.

Dans seul coup, un second coup de tonnerre gronda. Charlie entendait l'agitation des infectés dans les rues, ils étaient attirés par le bruit, mais comme l'orage raisonnait partout, ils allaient dans tous les sens agités et surtout affamés. Un bruit de pas résonna derrière eux, Charlie braqua son arme dans cette direction, tendue et le coeur battant à la chamade.


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Samuel L. Taylor
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Dim 3 Sep - 3:46

   
Q
uel jour étions-nous ? Est-ce qu'il s'agissait de lundi ou bien mercredi ? Je n'avais pas posé les yeux sur un calendrier depuis une éternité à vrai dire. Et en y réfléchissant, il faut avouer que cela ne servait plus à grand-chose. Toutes les contraintes habituelles n'avaient plus lieu d'être, la routine avait changé, il suffisait d'être en vie à la fin de sa journée pour être satisfait et, s'il était possible d'y arriver, il fallait espérait que celle-ci dure encore quelque temps. Pourtant, ne pas connaître le jour exact avait quelque chose de perturbant. Ce n'est pas comme s'il fallait se souvenir d'un anniversaire, néanmoins, c'était un repère qui manquait cruellement à l'appel. Ça, en plus de beaucoup de choses. Une pensée qui disparut bien vite quand le bruit grinçant d'une porte me ramena à la réalité.

Un sourcil levé en direction de Mégane, il m'est difficile de comprendre si son acharnement contre la vieille portière de voiture de police allait réellement servir à quelque chose. Quelque chose d'autres qu’un bruit monstrueux en vue d’attirer l’attention. Même Ally sagement assise dont la queue remuée dans tous les sens, pencha la tête sur le côté tout aussi curieuse de sa recherche. Notre rue était pour le moment assez calme, on avait croisé plusieurs infectées deux rues plus hauts, mais leur élimination n’avait pas trop causé de problème. Cependant, ce n’était pas là une raison de tenter le diable et d’alerter toute une horde de monstres à quelques bâtiments de là. Sa bataille fut remportée quand celle-ci s'ouvrit en grand et, après un rapide coup d’œil à droite et à gauche en étant rassuré que personne n’était dans les parages, j’attendis bras croisés qu’elle termine son petit manège à l’intérieur.

Cela faisait quelques heures que nous tournions dans la ville dans l'espoir de trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour les prochains jours et pas que ; bien qu'elle jouât les dures à cuir, Mégane avait tendance à perdre facilement la tête en faisant un petit tour impromptu dans les pommes. Un point sur lequel je ne pouvais y faire grand-chose à moins de lui trouver un vrai repas à lui mettre sous la dent. Et encore. Même en lui donnant ma part cela n'était pas assez, il y avait le doute qu'elle couve quelque chose. Malheureusement la chasse à la nourriture était jusqu'à présent loin d'être concluante. Même pour celle du chien. On avait bien une réserve d'eau qui, bien utilisé pouvait très certainement nous faire une semaine, mais là encore, mieux valait avoir un petit stock de secours au cas où. Ma fille finit par lâcher un petit soupire exalté et ressorti un bras qui agitait à son bout un vieux magasine poussiéreux. Et donc ? On avait fait une halte pour prendre une pause-thé, journal people et petit gâteau ? Elle en ressortit quelques secondes plus tard en étant sûr de n'avoir rien oublié, puis c'était presque en sautillant qu'elle reprit la route normalement. Levant les yeux au ciel, je ne cherchais pas à savoir davantage et la suivie en silence.

« ━ Pourquoi tu fais cette tête de six pieds de long ? Demanda-t-elle en me lançant un petit regard moqueur.
J'ai un regard tout à fait normal, répondis-je en haussant nonchalamment les épaules.
Non, tu as le regard d'un père désespéré. Tu voulais peut-être le journal d'image pour adultes ? Quelques-unes étaient déchirées, mais en soient, il était de bonne qualité. Je retourne le chercher si tu veux.
Hein ? Non mais… Meg !
Je déconne papa. Détends-toi. Enfin, sauf pour le journal, parce qu'il y en avait vraiment un caché sous la BD. »

Je ne sais quoi répondre. Le réflexe le plus logique fut de secouer la tête à plusieurs reprises pour ôter l'image de Mégane avec en main un magazine qui n'était plus en fabrication depuis bien longtemps. Ce qui la fit presque rire aux éclats. Non pas que l'on pouvait m'imaginer comme étant une personne “prude”, mais il y avait des limites à l'imagination quand cela atterrissait entre ses mains. Au moins elle avait choisi de quoi agrandir sa collection de bandes dessinées - à en juger par la moitié du nom encore visible sur la couverture - et non de quoi reprendre ses cours de S.V.T ou Dieux sait quoi encore. Enfin, au moins sa bêtise, mais plus particulièrement son sourire devint rapidement contagieux. De quoi me faire mettre un bras autour de sa taille et de déposer un baiser sur le haut de son front. Un instant presque magique qui finit par s'effacer quelque peu quand le tonnerre se mit à manifester son mécontentement. Ce n'était pas à proprement parler, le bon moment pour supporter un bruit pareil. Mais, le temps tournait dangereusement depuis peu qu'il fallait s'attendre à ce qu'il éclate. J'aurais simplement voulu que ceci arrive quand il ne nous restait plus que quelques mètres à parcourir pour rejoindre notre abri. Là, nous avions bien trop à remonter pour s'estimer hors de portée des infectées.

« ━ Oh fait chier, putain, y commence à pleuvoir.
Non mais, hé, ton langage.
Quoi ?
Comment ça “quoi”, est-ce qu'elle s'entendait au moins ? Même majeur, j'en venais toujours à me dire que les petites fessées se perdaient en grandissant. En particulier avec un vocabulaire aussi fleuri. À qui la faute tient ?
Tu sais que ta mère me tuerait si elle t'entendait parler comme ça.
Pour ma défense, j'ai eu un bon exemple.
… C'est bien ce que je dis. Elle me tuerait. Alors, fait un effort. »

Je me suis littéralement cassé le cul avec sa mère pour lui donner une bonne éducation, ce n’était pas pour qu’elle la foute en l’air parce que nous sommes actuellement en période de fin du monde. Si cela avait pu être possible, ma femme m’aurait déjà incendié bien comme il le faut. Un jour, il faudra vraiment que j’applique moi-même le “surveille ton langage”, mais on connaît tous le petit dicton “fait ce que je dis et pas ce que je fais”.
Enfin, il nous fallait faire vite avant que notre zone passablement paisible, devienne un nid de monstres affolé cherchant la provenance du brouhaha, accompagnée de viande fraîche. Elle troqua vivement sa BD pour son arme et j’en fis de même, rappelant le chien à venir au pied, alors que nous pressions le pas pour tenter de rejoindre notre bâtiment. Passant par un chemin que nous n’avions pas l’habitude de prendre d’ordre général, le temps de se repérer permis à deux infectés de se promener au bout de la rue. Deux qui, fort heureusement, furent éliminés sans attendre, mais avec de fortes chances d'attirer davantage l’attention. On continua ainsi jusqu’à reprendre un embranchement plus ou moins familier, quand d’un coup, nos armes se braquent sur les individus à la seconde même où ils entrèrent dans notre champ de vision. Même Ally eut le réflexe de montrer les crocs, je pouvais l’entendre grogner derrière moi. Et je pus rapidement constater que la méfiance fut de même de l’autre côté. Il n’est pas encore venu le jour où les habitants de cette ville allaient se tomber dans les bras au lieu de se viser le sommet du crâne.

« ━ Je vois que l'accueil est très chaleureux par ici. »

Les petites gouttes commençaient rapidement à se transformer en une pluie plus intense. Le tonnerre se mit à éclater une fois encore, bien plus brutal que la précédente et, j'étais presque sûr d'avoir entendu quelques infectées non loin. De quoi ne pas avoir envie d'éterniser la rencontre.

« ━ Si vous voulez bien nous excuser, ce n'est pas que votre compagnie nous déplaît, mais on aimerait avoir la possibilité de rester en vie encore quelque temps. Donc si vous voulez bien dégager le chemin. »

HRPS:
 

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Charlie Renarde
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Mar 5 Sep - 15:15



Que des humains...
Charlie & Samuel

Elle regarda les deux personnes qui venaient de débarquer dans la ruelle, puis en remarquant que ce n'était que des "civiles", elle baissa doucement son arme, mais pas Victor, qui lui lança même un coup d'oeil critique. La jeune femme posa sa main, sur la sienne et lui baissa doucement le bras, mais il lui rétorqua :

-On doit rester sur nos gardes, le danger peut venir des infectés comme des humains.
-Soyons, un peu humain, ce ne sont que des survivants... comme nous... Ce monde est déjà assez triste et chaotique, il n'a pas besoin que nous perdons tous espoir.
-Ta naïveté te tuera.
-Pas tant que tu seras avec moi.


Elle adressa un sourire à son équipier, qui marmonna de beaux jurons, avant de baisser son arme. Charlie savait que ça lui pesait beaucoup, Victor était du genre hyper méfiant avec les autres. Mais elle savait pourquoi, il s'était fait attaquer par des survivants et son ancien équipier en est mort. La jeune femme ne doutait pas un instant qu'il mettrait quelques secondes avant de dégainer. La jeune femme se tourna vers les inconnus et leur dit :

-Nous, ne vous voulons pas de mal comme vous pouvez le voir. La zone grouille d'infectés et on est sur nos gardes, l'orage les rend fous et plus dangereux. Je vous déconseille fortement de vous diriger vers les grandes rues et...

Alors qu'elle donnait des conseils, avant de les laisser passer. Elle se stoppa dans son dialogue, du coin de l'oeil, Charlie vit quelque chose bouger et avant que quelqu'un ne réagisse, la jeune femme leva son arme et tira en direction des civiles. La balle passa entre eux et alla se loger droit dans la tête de l'infecté qui déboulait en courant derrière eux. Victor avait ressaisi son arme, et la pointa derrière eux, d'autres infectés venaient dans leur direction attirés par le coup de feu. Charlie ouvrit la porte la plus proche en lançant à tout le monde :

-Vite à l'intérieur ! Vous aussi !

Elle fit signe aux civiles de rentrer à l'intérieur, tout en tirant sur un nouvel infecté. Victor se rapprochait d'elle, il la couvrait en attendant qu'elle rentre à l'intérieur, mais elle attendait les civiles, ne voulant pas les laisser dans la rue face à tout ce danger.

HRP:
 


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Samuel L. Taylor
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Mer 6 Sep - 15:29

   
I
ls étaient là, tout proche. Ce n'était en aucun cas ni le lieu, ni le moment de se prendre la tête avec d'autres survivants pour avoir la possibilité de nous laisser passer sur ce chemin, en sachant que les infectés n'allaient pas tarder à envahir la zone. Néanmoins, il était hors de question que nous fassions la route inverse, c'était comme se vendre volontaire aux monstres sur un plateau. Et j'aimai à me dire que ces deux individus étaient un tant soit peu humains pour ne pas nous laisser crever comme des chiens. À moins qu'ils ne soient du genre à nous fouiller les poches avant de partir se mettrait à l'abri, mieux valait rester un minimum sur vigilant. Sauf que, la demoiselle paraissait un peu moins sur ses gardes, car, je vis son arme s'abaissait sans montrer un signe d'hostilité. J'en fis doucement de même, mais on ne pouvait en dire autant de Mégane qui les gardaient précieusement dans son viseur. Même Ally ne cesser de montrer les crocs. On ressemblait bien plus au méchant de l'histoire, mais il y avait de quoi être prévenant avec des inconnus.

Elle défendit sa cause et celle de son partenaire, mais ses explications n'eurent guère le temps d'avoir une fin, qu'un léger sifflement retentit à mon oreille. Son geste avait été rapide et précis, ce qui m'obligea à me retourner pour voir que la balle avait atterri chez un infecté. À cela je lui devais très certainement une fière chandelle, mais le temps n'était pas au remerciement. Reprenant à mon tour fermement l'arme entre les mains, une balle partie rapidement sur un monstre supplémentaire. L'appel de la demoiselle se fit entendre et, d'un simple signe de tête, Mégane s'en alla dans sa direction. J'éliminai un nouvel infecté en provenant de la droite, puis sans m'attarder davantage, j'abandonnais la pluie pour me mettre a l'intérieur..

Une fois a dans le bâtiment, j’eus à peine le temps d'apercevoir un grand escalier central donnant sur un étage très certainement inondé d’infecter, que ma fille qui me demanda de l’aider pour refermer le volet de la fenêtre. Moins ils avaient de chance d’entrer, mieux nous étions protégés. Mais, même si cette entrée était condamnée, j’avais bien moins confiance en la porte principale.

« ━ J’espère que celle-ci tiendra s’ils s’acharnent dessus… »

L’orage fit gronder le tonnerre brutalement et cette fois, on pouvait entendre la pluie s’écraser violemment au sol. Non seulement nous étions en vie, mais a évité un début de pneumonie, que demander de plus ? Le chien lâcha un léger couinement, elle n'a jamais apprécié les orages et je m’accroupis à son niveau pour lui caresser le museau. Tandis qu’une autre restait toujours aussi méfiante même après ce coup de main.

« ━ Vous êtes qui ?  »

Il me semble que le tact n’a jamais été son point fort. Ou alors, cela remonte à bien trop longtemps.

« ━  … Ce qu’elle essaie de dire avec un peu plus d’amabilité, c’est "merci". Mademoiselle, Monsieur …? »

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Charlie Renarde
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Dim 24 Sep - 17:47



Sous tension !
Charlie & Samuel

Apparemment, les civiles savaient bien se défendre. Charlie attendit et rentra après eux, puis vint le tour de Victor. Action, réaction, aussitôt la porte fermée, aussitôt la porte bloquée. La jeune femme espérait vraiment que ça tienne. Un coup de tonnerre fit trembler le bâtiment, les deux soldats échangèrent un regard inquiet. Cette tempête promettait d'être redoutable.

Charlie se tourna vers la jeune fille qui venait de parler, avec une certaine hargne. Mais l'homme d'un certain âge rattrapa le coche, en les remerciant et en lançant une approche subtile pour faire les présentations. La jeune femme sourit alors, mais avant qu'elle puisse le faire, son charmant collègue lança froidement :

-Soldat Barton et Soldat Renarde. Le reste ne vous regarde pas.

Charlie poussa un léger soupir, entre la petite et Victor, ce n'était pas gagné niveau cordialité. La jeune femme ramena l'une de ses mèches de cheveux derrière son oreille et sourit un peu gênée par la situation. Puis rajouta :

-Mais pour moi, Charlie ça fera amplement l'affaire. Ne vous en faites pas pour mon équipier, il est toujours comme ça et même avec moi.

Elle regarda un vieux meuble et le tira devant la porte, car on n’est jamais trop prudent dans ce monde. Mais malgré son inquiétude, Charlie était incroyablement calme. Avec ses problèmes de « santé », elle avait pris l’habitude de travailler beaucoup sur le contrôle de ses émotions… un écart, une pression de trop et elle se retrouverait à gérer non seulement les problèmes face à elle, mais aussi ses hallucinations. Autant rester détendue…

Victor s’avança et inspecta les autres pièces du rez-de-chaussée, tandis qu’elle surveillait que rien ne descend par les escaliers. La jeune femme en profita alors pour demander aux deux inconnus accompagnés par leur compagnon à quatre pattes :

-Alors… Nous vous avons dit qui nous sommes et vous ? Cela serait sympa de connaitre avec qui on est coincé dans une telle galère.

Elle entendit un bruit venant de l’étage, mais le bruit semblait un peu distant et ne semblait pas venir vers eux. Peut-être un infecté coincé dans un coin ou dans une pièce. Ce n’était pas rare de trouver des infectés enfermés, les humains ont tendance à s’enfermer pour se mettre à l’abri et ceux même s’ils sont contaminés, le suicide est apparemment une épreuve trop dure à surmonter pour certains… L’espoir de l’immunité. Victor revient en râlant :

-On est coincé, les fenêtres sont condamnées et de toute façon on dirait  que le secteur est plein d’infectés ça serait risqué de tenter de sortir.
-Hum… Eh bien allons à l’étage, peut-être qu’une fenêtre donnera sur un autre bâtiment. Mais il y a une présence suspecte à l’étage, j’ai entendu un bruit.
-D’accord ! On y va.


Charlie hocha la tête, puis prépara son arme ayant entendu un bruit. La jeune militaire, jeta un coup d’œil vers les inconnus et avec un sourire leur demanda :

- Vous venez ?


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Samuel L. Taylor
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Sam 30 Sep - 0:39
Boulette ! J'ai fait "éditer" >_<
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Charlie Renarde
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Mar 3 Oct - 0:46



Retranchement
Samuel & Charlie

Quand il donna leurs prénoms, Charlie observa rapidement la réaction de la fille qui semblait un peu surprise. Même si elle se doutait, qu'il avait menti ou quelque chose comme ça, elle ne leur en voulait pas et ne le leur reprocha pas. Après tout, dans ce moment, beaucoup de monde préféraient se méfier d'autrui. Charlie n'était pas de ce genre, elle voulait encore croire que l'humanité avait une chance et qu'il y avait du bon en chacun. Naïve, certes, mais c'était plus agréable de vivre dans l'espoir que dans la crainte.

La demoiselle monta alors à l'étage et une fois en haut en voyant les nombreuses portes, "Lucas" proposa de se séparer. Eux à gauche, les autres à droite. Avant de pouvoir accepter Victor était parti à droite et les deux civiles à gauche. Ce n'était jamais vraiment bon signe de se séparer... est-ce qu'ils ont déjà regardé des films d'horreur dans leurs vies ? Elle oui, elle en avait regardait plusieurs avec... John... Hop ! Elle chassait tout de suite cette pensée de sa tête, penser à lui la rendait si triste et faisait venir le mauvais.

Charlie releva son arme et avança à la suite de Victor, se concentrant sur l'objectif : fouiller l'endroit, éliminer l'infecté et trouver un moyen de sortir. Surtout que dehors, on pouvait encore entendre la pluie, les orages et les nombreux grognements d'infectés. Première porte RAS, deuxième porte RAS, troisième porte RAS et...

Les cris derrière elle attira aussitôt son attention, l'homme appelait une certaine "Meg". Elle vit alors l'homme sur le corps de la gamine et quelque chose bouger derrière eux... sortant de l'une des portes qui avait dû s'ouvrir quand il a rejoint la petite. Vive et agile, elle tira droit dans la tête de l'infecté. Heureusement que sa spécialité c'était les tirs de précision.

Victor marmonna des jurons en voyant la scène, mais elle l'ignora et se dépêcher d'aller auprès de la gamine. Elle se pencha au dessus d'elle et posa sa main sur son front, inquiète. Elle était brûlante et semblait malade. Charlie regarda rapidement pour voir si elle n'avait pas de morsure, mais ne semblait rien avoir de ce genre. Elle poussa un soupir et regarda l'homme en lui disant d'une voix ferme :

-On va la porter jusqu'à l'une des pièces et la mettre dans un lit. Elle n'a pas l'air d'être mordue, elle doit être malade du coup. Victor, va renforcer la sécurité des lieux et bloquer les escaliers.
-On n'a pas le temps pour...
-Victor, notre devoir est de protéger les civiles. Je m'en fiche que la plupart des gens de la base l'ont oublié ! Moi, je ne l'ai pas oublié et c'est pour ça que j'ai accepté d'être militaire. Alors, on va les protéger. C'est d'accord ?
-C'est bon, c'est bon... pas besoin de t'énerver ma p'tite. J'vais m'occuper de l'endroit.


Il s'éloigna en marmonnant de nouveau quelques jurons et en grommelant des choses sur l'entêtement de Charlie. Pendant ce temps, la jeune femme ouvrit la pièce la plus proche, vérifia la pièce et sortit pour aider l'homme à mettre la jeune fille sur le lit, puis dit à "Lucas" :

-On va avoir besoin de matériel pour s'occuper d'elle. Quelque chose comme une bassine ou un bac, de l'eau et des torchons. On doit faire retomber sa fièvre. D'accord ?


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Samuel L. Taylor
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Dim 15 Oct - 11:30

   
B
ordel ! J'aurais dû être vigilant, je le savais. Mais notre situation actuelle ne nous a aucunement aidés pour faire aussi attention que d'habitude. Si elle couvrait autre chose que de la fièvre, je ne sais comment j'allais gérer ça sans médicaments sous la main. Le pire ne pouvait être imaginé, une morsure ne pouvait passer inaperçu et depuis le temps, je me souviens encore des symptômes une fois atteints. Or, cette fois, c'était totalement différent. Elle n'était pas clouée au lit à ne pas pouvoir bouger et souffrir le martyre. Elle avait simplement perdu connaissance avec une forte température qui n'allait pas descendre aussi facilement.

Mais, le calme devait rester de mise et la panique n'avait pas à frapper à la porte maintenant. Un attrait qu'il fallait d'ores et déjà mettre en pratique quand un coup de feu retentit et que le corps d'un infecté fini soudainement au sol. J'étais tellement obnubilé par l'état de Mégane, que j'en avais oublié que les lieux n'étaient pas encore sûrs à cent pour-cents. À cela, je pouvais une nouvelle fois remercier la demoiselle pour nous avoir sauvé la vie. À force, j'allais devoir lui être on ne peut plus reconnaissant, si ce n'ait lui rendre la monnaie de sa pièce. À son tour, Charlie examina rapidement ma fille avant d'en venir à la même conclusion, le seul bémol était forcément son coéquipier, qui soit dit en passant, je préférais ignorer. À l'entendre elle pouvait rester à l'agonie sur le sol que cela n'allait guère changer quoi que ce soit à sa vie. Un peu plus et j'aurai eu de gros doutes sur sa place dans un secteur militaire. En soi, je ne pourrais dire si ceci était réellement rassurant ou non.

Tandis que lui vérifie les alentours, je pris la petite dans mes bras et l’emmenai dans la pièce qui ressortait comme étant la plus sûre, avant de la déposer délicatement sur le lit. Il n’y avait pas trente-six solutions, la faire revenir à une température normale était primordial. À cela, je ne pouvais aller à l’encontre de ses consignes et, sans attendre davantage, je me précipitais déjà à la recherche d’eau. Ce qui au passage était bien compliqué, car la moitié des tuyauteries étaient encombrées et ne répondaient clairement pas. Cependant, j’eus un coup de chance en entrant dans une ancienne salle de bain, un petit trou dans le plafond laisser filer l’eau de la pluie et il ne me restait plus qu’à prendre né vieille bassine, la nettoyer rapidement avant de m’en service. Au fond, c’était sûrement le seul moyen pour obtenir de quoi la rafraîchir. Puis, je revins auprès des demoiselles, fouillant dans le sac j'en sortis deux vieux t-shirts l’un que je déposais sur son front et l’autre dont j’utilisais pour tamponner délicatement son haut torse.
On ne pouvait faire plus, il ne nous restait plus qu’à attendre.

« ━ Elle n'a pas été mordue, je le sais. Mais, cela fait déjà quelque jour qu’elle manque de fatigue. On est en pénurie de médicaments en plus de nourriture, je n’ai pas pu l’aider à tenir le coup convenablement… »

Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait au mieux. Quitte à la privilégiée sur le peu que nourriture que nous avions et m’en priver. Elle était ma priorité. Mais, même avec ça, cela n’avait guère été suffisant. Je m’en maudirais presque pour ne pas avoir pu réagir plus tôt. Néanmoins, il y avait peut-être un espoir de s’en sortir. Au moins, elle n’avait pas perdu connaissance en plein milieu de la rue avec la horde d’infecter qui ne cesse de s’agiter avec le tonnerre. On avait un toit plus ou moins en sécurité et des compagnons armés qui pour le moment ne nous avaient pas encore abandonnés à notre sort. Des militaires, hein ? Peut-être qu’à comparaison de ceux qui sont en dehors de Paris, ils ne pensent pas qu’à leur survie en priorité. À cela, j’avais quelque réticence les concernant.

« ━ De ce que j’ai compris, vous êtes militaire n’est-ce pas ? Vous avez un camp bien à vous avec tout un régiment, ou vous êtes simplement les derniers survivants ?  »

Est-ce que cela changeait réellement quelque chose qu'ils soient deux, trois, six, vingt ? À moins de nous sortir de cette situation par miracle, s'ils étaient effectivement plusieurs, j'ose espérer qu'ils ne sont pas tous aussi infect que ce sergent Barton. Dans le cas contraire, je pleins sincèrement la pauvre demoiselle. Mais, la curiosité à ce propos n'était pas que pour entamer une discussion en attendant que Mégane se remette sur pied. Il y a plus que ça :

« ━ Je ne cache pas le fait que, si vous avez ce qu'il faut pour elle, médecin, ou même simplement des médicaments, je vous suivrai. Qu'importe ce que cela me coûtera, même si je doute avoir grand-chose à vous offrir, il y a toujours des manières de s'arranger. »

©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'


   
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