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L'union face au danger [Charlie & Samuel]

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Jeu 31 Aoû - 0:59



De l'orage dans l'air
Charlie & Samuel

Charlie regardait le ciel, perdue dans ses pensées. Elle fixait les nuages vraiment très sombres, pendant un bref instant elle s'était amusée à voir des dessins dans ces derniers... Mais une voix la sortie de cette contemplation :

-Ouais, c'est moche. D'après moi, ça sent l'orage et des fortes pluies. Faut qu'on se magne, les montres sont agités avec le bruit de l'orage et deviennent imprévisibles.
-Oui, je le sais bien. Mais on n'a pas fini.
-Bah ! Dépêche-toi de trouver ton prochain perchoir ! J'ai un mauvais pressentiment.


Le duo devait repérer les lieux et le trajet pour la prochaine mission. Charlie étant tireuse de précision, elle couvrait les groupes à une certaine distance, du coup il lui fallait les meilleurs emplacement où elle aurait une visibilité totale sur le groupe en mouvement. Victor quant à lui, on pouvait dire que pendant qu'elle sauvait les fesses des autres, lui sauvait les siennes.

Charlie lui montra du doigt un immeuble à moitié délabré, qui tombait en ruine, mais qui semblait être assez haut pour couvrir le secteur, enfin, si on pouvait accéder au toit. Victor poussa un soupire et ouvrit la marche. Charlie le suivait calment, quand soudain... Le grondement de l'orage fit trembler la jeune femme. Ce n'était pas un petit orage. Oh ça non ! On pouvait s'attendre à des gros problème. Victor marmonna :

-Eh voilà ! Je m'en doutais ! Grouille-toi gamine !

Il lui empoigna le bras et l'entraîna dans la ruelle la plus proche avant de la lâcher et de prendre son arme en main. Instinctivement Charlie prit son pistolet, le chargea et regarda autour d'elle. Elle sentit une goutte de pluie lui tomber sur le front et lança un regard inquiet vers son équipier, lui disant :

-On n'aura jamais le temps d'atteindre le QG, on devrait se trouver un abri et le sécuriser, puis attendre que le problème passe.

Dans seul coup, un second coup de tonnerre gronda. Charlie entendait l'agitation des infectés dans les rues, ils étaient attirés par le bruit, mais comme l'orage raisonnait partout, ils allaient dans tous les sens agités et surtout affamés. Un bruit de pas résonna derrière eux, Charlie braqua son arme dans cette direction, tendue et le coeur battant à la chamade.


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Samuel L. Taylor
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Dim 3 Sep - 3:46

   
Q
uel jour étions-nous ? Est-ce qu'il s'agissait de lundi ou bien mercredi ? Je n'avais pas posé les yeux sur un calendrier depuis une éternité à vrai dire. Et en y réfléchissant, il faut avouer que cela ne servait plus à grand-chose. Toutes les contraintes habituelles n'avaient plus lieu d'être, la routine avait changé, il suffisait d'être en vie à la fin de sa journée pour être satisfait et, s'il était possible d'y arriver, il fallait espérait que celle-ci dure encore quelque temps. Pourtant, ne pas connaître le jour exact avait quelque chose de perturbant. Ce n'est pas comme s'il fallait se souvenir d'un anniversaire, néanmoins, c'était un repère qui manquait cruellement à l'appel. Ça, en plus de beaucoup de choses. Une pensée qui disparut bien vite quand le bruit grinçant d'une porte me ramena à la réalité.

Un sourcil levé en direction de Mégane, il m'est difficile de comprendre si son acharnement contre la vieille portière de voiture de police allait réellement servir à quelque chose. Quelque chose d'autres qu’un bruit monstrueux en vue d’attirer l’attention. Même Ally sagement assise dont la queue remuée dans tous les sens, pencha la tête sur le côté tout aussi curieuse de sa recherche. Notre rue était pour le moment assez calme, on avait croisé plusieurs infectées deux rues plus hauts, mais leur élimination n’avait pas trop causé de problème. Cependant, ce n’était pas là une raison de tenter le diable et d’alerter toute une horde de monstres à quelques bâtiments de là. Sa bataille fut remportée quand celle-ci s'ouvrit en grand et, après un rapide coup d’œil à droite et à gauche en étant rassuré que personne n’était dans les parages, j’attendis bras croisés qu’elle termine son petit manège à l’intérieur.

Cela faisait quelques heures que nous tournions dans la ville dans l'espoir de trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour les prochains jours et pas que ; bien qu'elle jouât les dures à cuir, Mégane avait tendance à perdre facilement la tête en faisant un petit tour impromptu dans les pommes. Un point sur lequel je ne pouvais y faire grand-chose à moins de lui trouver un vrai repas à lui mettre sous la dent. Et encore. Même en lui donnant ma part cela n'était pas assez, il y avait le doute qu'elle couve quelque chose. Malheureusement la chasse à la nourriture était jusqu'à présent loin d'être concluante. Même pour celle du chien. On avait bien une réserve d'eau qui, bien utilisé pouvait très certainement nous faire une semaine, mais là encore, mieux valait avoir un petit stock de secours au cas où. Ma fille finit par lâcher un petit soupire exalté et ressorti un bras qui agitait à son bout un vieux magasine poussiéreux. Et donc ? On avait fait une halte pour prendre une pause-thé, journal people et petit gâteau ? Elle en ressortit quelques secondes plus tard en étant sûr de n'avoir rien oublié, puis c'était presque en sautillant qu'elle reprit la route normalement. Levant les yeux au ciel, je ne cherchais pas à savoir davantage et la suivie en silence.

« ━ Pourquoi tu fais cette tête de six pieds de long ? Demanda-t-elle en me lançant un petit regard moqueur.
J'ai un regard tout à fait normal, répondis-je en haussant nonchalamment les épaules.
Non, tu as le regard d'un père désespéré. Tu voulais peut-être le journal d'image pour adultes ? Quelques-unes étaient déchirées, mais en soient, il était de bonne qualité. Je retourne le chercher si tu veux.
Hein ? Non mais… Meg !
Je déconne papa. Détends-toi. Enfin, sauf pour le journal, parce qu'il y en avait vraiment un caché sous la BD. »

Je ne sais quoi répondre. Le réflexe le plus logique fut de secouer la tête à plusieurs reprises pour ôter l'image de Mégane avec en main un magazine qui n'était plus en fabrication depuis bien longtemps. Ce qui la fit presque rire aux éclats. Non pas que l'on pouvait m'imaginer comme étant une personne “prude”, mais il y avait des limites à l'imagination quand cela atterrissait entre ses mains. Au moins elle avait choisi de quoi agrandir sa collection de bandes dessinées - à en juger par la moitié du nom encore visible sur la couverture - et non de quoi reprendre ses cours de S.V.T ou Dieux sait quoi encore. Enfin, au moins sa bêtise, mais plus particulièrement son sourire devint rapidement contagieux. De quoi me faire mettre un bras autour de sa taille et de déposer un baiser sur le haut de son front. Un instant presque magique qui finit par s'effacer quelque peu quand le tonnerre se mit à manifester son mécontentement. Ce n'était pas à proprement parler, le bon moment pour supporter un bruit pareil. Mais, le temps tournait dangereusement depuis peu qu'il fallait s'attendre à ce qu'il éclate. J'aurais simplement voulu que ceci arrive quand il ne nous restait plus que quelques mètres à parcourir pour rejoindre notre abri. Là, nous avions bien trop à remonter pour s'estimer hors de portée des infectées.

« ━ Oh fait chier, putain, y commence à pleuvoir.
Non mais, hé, ton langage.
Quoi ?
Comment ça “quoi”, est-ce qu'elle s'entendait au moins ? Même majeur, j'en venais toujours à me dire que les petites fessées se perdaient en grandissant. En particulier avec un vocabulaire aussi fleuri. À qui la faute tient ?
Tu sais que ta mère me tuerait si elle t'entendait parler comme ça.
Pour ma défense, j'ai eu un bon exemple.
… C'est bien ce que je dis. Elle me tuerait. Alors, fait un effort. »

Je me suis littéralement cassé le cul avec sa mère pour lui donner une bonne éducation, ce n’était pas pour qu’elle la foute en l’air parce que nous sommes actuellement en période de fin du monde. Si cela avait pu être possible, ma femme m’aurait déjà incendié bien comme il le faut. Un jour, il faudra vraiment que j’applique moi-même le “surveille ton langage”, mais on connaît tous le petit dicton “fait ce que je dis et pas ce que je fais”.
Enfin, il nous fallait faire vite avant que notre zone passablement paisible, devienne un nid de monstres affolé cherchant la provenance du brouhaha, accompagnée de viande fraîche. Elle troqua vivement sa BD pour son arme et j’en fis de même, rappelant le chien à venir au pied, alors que nous pressions le pas pour tenter de rejoindre notre bâtiment. Passant par un chemin que nous n’avions pas l’habitude de prendre d’ordre général, le temps de se repérer permis à deux infectés de se promener au bout de la rue. Deux qui, fort heureusement, furent éliminés sans attendre, mais avec de fortes chances d'attirer davantage l’attention. On continua ainsi jusqu’à reprendre un embranchement plus ou moins familier, quand d’un coup, nos armes se braquent sur les individus à la seconde même où ils entrèrent dans notre champ de vision. Même Ally eut le réflexe de montrer les crocs, je pouvais l’entendre grogner derrière moi. Et je pus rapidement constater que la méfiance fut de même de l’autre côté. Il n’est pas encore venu le jour où les habitants de cette ville allaient se tomber dans les bras au lieu de se viser le sommet du crâne.

« ━ Je vois que l'accueil est très chaleureux par ici. »

Les petites gouttes commençaient rapidement à se transformer en une pluie plus intense. Le tonnerre se mit à éclater une fois encore, bien plus brutal que la précédente et, j'étais presque sûr d'avoir entendu quelques infectées non loin. De quoi ne pas avoir envie d'éterniser la rencontre.

« ━ Si vous voulez bien nous excuser, ce n'est pas que votre compagnie nous déplaît, mais on aimerait avoir la possibilité de rester en vie encore quelque temps. Donc si vous voulez bien dégager le chemin. »

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Mar 5 Sep - 15:15



Que des humains...
Charlie & Samuel

Elle regarda les deux personnes qui venaient de débarquer dans la ruelle, puis en remarquant que ce n'était que des "civiles", elle baissa doucement son arme, mais pas Victor, qui lui lança même un coup d'oeil critique. La jeune femme posa sa main, sur la sienne et lui baissa doucement le bras, mais il lui rétorqua :

-On doit rester sur nos gardes, le danger peut venir des infectés comme des humains.
-Soyons, un peu humain, ce ne sont que des survivants... comme nous... Ce monde est déjà assez triste et chaotique, il n'a pas besoin que nous perdons tous espoir.
-Ta naïveté te tuera.
-Pas tant que tu seras avec moi.


Elle adressa un sourire à son équipier, qui marmonna de beaux jurons, avant de baisser son arme. Charlie savait que ça lui pesait beaucoup, Victor était du genre hyper méfiant avec les autres. Mais elle savait pourquoi, il s'était fait attaquer par des survivants et son ancien équipier en est mort. La jeune femme ne doutait pas un instant qu'il mettrait quelques secondes avant de dégainer. La jeune femme se tourna vers les inconnus et leur dit :

-Nous, ne vous voulons pas de mal comme vous pouvez le voir. La zone grouille d'infectés et on est sur nos gardes, l'orage les rend fous et plus dangereux. Je vous déconseille fortement de vous diriger vers les grandes rues et...

Alors qu'elle donnait des conseils, avant de les laisser passer. Elle se stoppa dans son dialogue, du coin de l'oeil, Charlie vit quelque chose bouger et avant que quelqu'un ne réagisse, la jeune femme leva son arme et tira en direction des civiles. La balle passa entre eux et alla se loger droit dans la tête de l'infecté qui déboulait en courant derrière eux. Victor avait ressaisi son arme, et la pointa derrière eux, d'autres infectés venaient dans leur direction attirés par le coup de feu. Charlie ouvrit la porte la plus proche en lançant à tout le monde :

-Vite à l'intérieur ! Vous aussi !

Elle fit signe aux civiles de rentrer à l'intérieur, tout en tirant sur un nouvel infecté. Victor se rapprochait d'elle, il la couvrait en attendant qu'elle rentre à l'intérieur, mais elle attendait les civiles, ne voulant pas les laisser dans la rue face à tout ce danger.

HRP:
 


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Samuel L. Taylor
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Mer 6 Sep - 15:29

   
I
ls étaient là, tout proche. Ce n'était en aucun cas ni le lieu, ni le moment de se prendre la tête avec d'autres survivants pour avoir la possibilité de nous laisser passer sur ce chemin, en sachant que les infectés n'allaient pas tarder à envahir la zone. Néanmoins, il était hors de question que nous fassions la route inverse, c'était comme se vendre volontaire aux monstres sur un plateau. Et j'aimai à me dire que ces deux individus étaient un tant soit peu humains pour ne pas nous laisser crever comme des chiens. À moins qu'ils ne soient du genre à nous fouiller les poches avant de partir se mettrait à l'abri, mieux valait rester un minimum sur vigilant. Sauf que, la demoiselle paraissait un peu moins sur ses gardes, car, je vis son arme s'abaissait sans montrer un signe d'hostilité. J'en fis doucement de même, mais on ne pouvait en dire autant de Mégane qui les gardaient précieusement dans son viseur. Même Ally ne cesser de montrer les crocs. On ressemblait bien plus au méchant de l'histoire, mais il y avait de quoi être prévenant avec des inconnus.

Elle défendit sa cause et celle de son partenaire, mais ses explications n'eurent guère le temps d'avoir une fin, qu'un léger sifflement retentit à mon oreille. Son geste avait été rapide et précis, ce qui m'obligea à me retourner pour voir que la balle avait atterri chez un infecté. À cela je lui devais très certainement une fière chandelle, mais le temps n'était pas au remerciement. Reprenant à mon tour fermement l'arme entre les mains, une balle partie rapidement sur un monstre supplémentaire. L'appel de la demoiselle se fit entendre et, d'un simple signe de tête, Mégane s'en alla dans sa direction. J'éliminai un nouvel infecté en provenant de la droite, puis sans m'attarder davantage, j'abandonnais la pluie pour me mettre a l'intérieur..

Une fois a dans le bâtiment, j’eus à peine le temps d'apercevoir un grand escalier central donnant sur un étage très certainement inondé d’infecter, que ma fille qui me demanda de l’aider pour refermer le volet de la fenêtre. Moins ils avaient de chance d’entrer, mieux nous étions protégés. Mais, même si cette entrée était condamnée, j’avais bien moins confiance en la porte principale.

« ━ J’espère que celle-ci tiendra s’ils s’acharnent dessus… »

L’orage fit gronder le tonnerre brutalement et cette fois, on pouvait entendre la pluie s’écraser violemment au sol. Non seulement nous étions en vie, mais a évité un début de pneumonie, que demander de plus ? Le chien lâcha un léger couinement, elle n'a jamais apprécié les orages et je m’accroupis à son niveau pour lui caresser le museau. Tandis qu’une autre restait toujours aussi méfiante même après ce coup de main.

« ━ Vous êtes qui ?  »

Il me semble que le tact n’a jamais été son point fort. Ou alors, cela remonte à bien trop longtemps.

« ━  … Ce qu’elle essaie de dire avec un peu plus d’amabilité, c’est "merci". Mademoiselle, Monsieur …? »

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Dim 24 Sep - 17:47



Sous tension !
Charlie & Samuel

Apparemment, les civiles savaient bien se défendre. Charlie attendit et rentra après eux, puis vint le tour de Victor. Action, réaction, aussitôt la porte fermée, aussitôt la porte bloquée. La jeune femme espérait vraiment que ça tienne. Un coup de tonnerre fit trembler le bâtiment, les deux soldats échangèrent un regard inquiet. Cette tempête promettait d'être redoutable.

Charlie se tourna vers la jeune fille qui venait de parler, avec une certaine hargne. Mais l'homme d'un certain âge rattrapa le coche, en les remerciant et en lançant une approche subtile pour faire les présentations. La jeune femme sourit alors, mais avant qu'elle puisse le faire, son charmant collègue lança froidement :

-Soldat Barton et Soldat Renarde. Le reste ne vous regarde pas.

Charlie poussa un léger soupir, entre la petite et Victor, ce n'était pas gagné niveau cordialité. La jeune femme ramena l'une de ses mèches de cheveux derrière son oreille et sourit un peu gênée par la situation. Puis rajouta :

-Mais pour moi, Charlie ça fera amplement l'affaire. Ne vous en faites pas pour mon équipier, il est toujours comme ça et même avec moi.

Elle regarda un vieux meuble et le tira devant la porte, car on n’est jamais trop prudent dans ce monde. Mais malgré son inquiétude, Charlie était incroyablement calme. Avec ses problèmes de « santé », elle avait pris l’habitude de travailler beaucoup sur le contrôle de ses émotions… un écart, une pression de trop et elle se retrouverait à gérer non seulement les problèmes face à elle, mais aussi ses hallucinations. Autant rester détendue…

Victor s’avança et inspecta les autres pièces du rez-de-chaussée, tandis qu’elle surveillait que rien ne descend par les escaliers. La jeune femme en profita alors pour demander aux deux inconnus accompagnés par leur compagnon à quatre pattes :

-Alors… Nous vous avons dit qui nous sommes et vous ? Cela serait sympa de connaitre avec qui on est coincé dans une telle galère.

Elle entendit un bruit venant de l’étage, mais le bruit semblait un peu distant et ne semblait pas venir vers eux. Peut-être un infecté coincé dans un coin ou dans une pièce. Ce n’était pas rare de trouver des infectés enfermés, les humains ont tendance à s’enfermer pour se mettre à l’abri et ceux même s’ils sont contaminés, le suicide est apparemment une épreuve trop dure à surmonter pour certains… L’espoir de l’immunité. Victor revient en râlant :

-On est coincé, les fenêtres sont condamnées et de toute façon on dirait  que le secteur est plein d’infectés ça serait risqué de tenter de sortir.
-Hum… Eh bien allons à l’étage, peut-être qu’une fenêtre donnera sur un autre bâtiment. Mais il y a une présence suspecte à l’étage, j’ai entendu un bruit.
-D’accord ! On y va.


Charlie hocha la tête, puis prépara son arme ayant entendu un bruit. La jeune militaire, jeta un coup d’œil vers les inconnus et avec un sourire leur demanda :

- Vous venez ?


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Samuel L. Taylor
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Sam 30 Sep - 0:39
Boulette ! J'ai fait "éditer" >_<
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Mar 3 Oct - 0:46



Retranchement
Samuel & Charlie

Quand il donna leurs prénoms, Charlie observa rapidement la réaction de la fille qui semblait un peu surprise. Même si elle se doutait, qu'il avait menti ou quelque chose comme ça, elle ne leur en voulait pas et ne le leur reprocha pas. Après tout, dans ce moment, beaucoup de monde préféraient se méfier d'autrui. Charlie n'était pas de ce genre, elle voulait encore croire que l'humanité avait une chance et qu'il y avait du bon en chacun. Naïve, certes, mais c'était plus agréable de vivre dans l'espoir que dans la crainte.

La demoiselle monta alors à l'étage et une fois en haut en voyant les nombreuses portes, "Lucas" proposa de se séparer. Eux à gauche, les autres à droite. Avant de pouvoir accepter Victor était parti à droite et les deux civiles à gauche. Ce n'était jamais vraiment bon signe de se séparer... est-ce qu'ils ont déjà regardé des films d'horreur dans leurs vies ? Elle oui, elle en avait regardait plusieurs avec... John... Hop ! Elle chassait tout de suite cette pensée de sa tête, penser à lui la rendait si triste et faisait venir le mauvais.

Charlie releva son arme et avança à la suite de Victor, se concentrant sur l'objectif : fouiller l'endroit, éliminer l'infecté et trouver un moyen de sortir. Surtout que dehors, on pouvait encore entendre la pluie, les orages et les nombreux grognements d'infectés. Première porte RAS, deuxième porte RAS, troisième porte RAS et...

Les cris derrière elle attira aussitôt son attention, l'homme appelait une certaine "Meg". Elle vit alors l'homme sur le corps de la gamine et quelque chose bouger derrière eux... sortant de l'une des portes qui avait dû s'ouvrir quand il a rejoint la petite. Vive et agile, elle tira droit dans la tête de l'infecté. Heureusement que sa spécialité c'était les tirs de précision.

Victor marmonna des jurons en voyant la scène, mais elle l'ignora et se dépêcher d'aller auprès de la gamine. Elle se pencha au dessus d'elle et posa sa main sur son front, inquiète. Elle était brûlante et semblait malade. Charlie regarda rapidement pour voir si elle n'avait pas de morsure, mais ne semblait rien avoir de ce genre. Elle poussa un soupir et regarda l'homme en lui disant d'une voix ferme :

-On va la porter jusqu'à l'une des pièces et la mettre dans un lit. Elle n'a pas l'air d'être mordue, elle doit être malade du coup. Victor, va renforcer la sécurité des lieux et bloquer les escaliers.
-On n'a pas le temps pour...
-Victor, notre devoir est de protéger les civiles. Je m'en fiche que la plupart des gens de la base l'ont oublié ! Moi, je ne l'ai pas oublié et c'est pour ça que j'ai accepté d'être militaire. Alors, on va les protéger. C'est d'accord ?
-C'est bon, c'est bon... pas besoin de t'énerver ma p'tite. J'vais m'occuper de l'endroit.


Il s'éloigna en marmonnant de nouveau quelques jurons et en grommelant des choses sur l'entêtement de Charlie. Pendant ce temps, la jeune femme ouvrit la pièce la plus proche, vérifia la pièce et sortit pour aider l'homme à mettre la jeune fille sur le lit, puis dit à "Lucas" :

-On va avoir besoin de matériel pour s'occuper d'elle. Quelque chose comme une bassine ou un bac, de l'eau et des torchons. On doit faire retomber sa fièvre. D'accord ?


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Samuel L. Taylor
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Dim 15 Oct - 11:30

   
B
ordel ! J'aurais dû être vigilant, je le savais. Mais notre situation actuelle ne nous a aucunement aidés pour faire aussi attention que d'habitude. Si elle couvrait autre chose que de la fièvre, je ne sais comment j'allais gérer ça sans médicaments sous la main. Le pire ne pouvait être imaginé, une morsure ne pouvait passer inaperçu et depuis le temps, je me souviens encore des symptômes une fois atteints. Or, cette fois, c'était totalement différent. Elle n'était pas clouée au lit à ne pas pouvoir bouger et souffrir le martyre. Elle avait simplement perdu connaissance avec une forte température qui n'allait pas descendre aussi facilement.

Mais, le calme devait rester de mise et la panique n'avait pas à frapper à la porte maintenant. Un attrait qu'il fallait d'ores et déjà mettre en pratique quand un coup de feu retentit et que le corps d'un infecté fini soudainement au sol. J'étais tellement obnubilé par l'état de Mégane, que j'en avais oublié que les lieux n'étaient pas encore sûrs à cent pour-cents. À cela, je pouvais une nouvelle fois remercier la demoiselle pour nous avoir sauvé la vie. À force, j'allais devoir lui être on ne peut plus reconnaissant, si ce n'ait lui rendre la monnaie de sa pièce. À son tour, Charlie examina rapidement ma fille avant d'en venir à la même conclusion, le seul bémol était forcément son coéquipier, qui soit dit en passant, je préférais ignorer. À l'entendre elle pouvait rester à l'agonie sur le sol que cela n'allait guère changer quoi que ce soit à sa vie. Un peu plus et j'aurai eu de gros doutes sur sa place dans un secteur militaire. En soi, je ne pourrais dire si ceci était réellement rassurant ou non.

Tandis que lui vérifie les alentours, je pris la petite dans mes bras et l’emmenai dans la pièce qui ressortait comme étant la plus sûre, avant de la déposer délicatement sur le lit. Il n’y avait pas trente-six solutions, la faire revenir à une température normale était primordial. À cela, je ne pouvais aller à l’encontre de ses consignes et, sans attendre davantage, je me précipitais déjà à la recherche d’eau. Ce qui au passage était bien compliqué, car la moitié des tuyauteries étaient encombrées et ne répondaient clairement pas. Cependant, j’eus un coup de chance en entrant dans une ancienne salle de bain, un petit trou dans le plafond laisser filer l’eau de la pluie et il ne me restait plus qu’à prendre né vieille bassine, la nettoyer rapidement avant de m’en service. Au fond, c’était sûrement le seul moyen pour obtenir de quoi la rafraîchir. Puis, je revins auprès des demoiselles, fouillant dans le sac j'en sortis deux vieux t-shirts l’un que je déposais sur son front et l’autre dont j’utilisais pour tamponner délicatement son haut torse.
On ne pouvait faire plus, il ne nous restait plus qu’à attendre.

« ━ Elle n'a pas été mordue, je le sais. Mais, cela fait déjà quelque jour qu’elle manque de fatigue. On est en pénurie de médicaments en plus de nourriture, je n’ai pas pu l’aider à tenir le coup convenablement… »

Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait au mieux. Quitte à la privilégiée sur le peu que nourriture que nous avions et m’en priver. Elle était ma priorité. Mais, même avec ça, cela n’avait guère été suffisant. Je m’en maudirais presque pour ne pas avoir pu réagir plus tôt. Néanmoins, il y avait peut-être un espoir de s’en sortir. Au moins, elle n’avait pas perdu connaissance en plein milieu de la rue avec la horde d’infecter qui ne cesse de s’agiter avec le tonnerre. On avait un toit plus ou moins en sécurité et des compagnons armés qui pour le moment ne nous avaient pas encore abandonnés à notre sort. Des militaires, hein ? Peut-être qu’à comparaison de ceux qui sont en dehors de Paris, ils ne pensent pas qu’à leur survie en priorité. À cela, j’avais quelque réticence les concernant.

« ━ De ce que j’ai compris, vous êtes militaire n’est-ce pas ? Vous avez un camp bien à vous avec tout un régiment, ou vous êtes simplement les derniers survivants ?  »

Est-ce que cela changeait réellement quelque chose qu'ils soient deux, trois, six, vingt ? À moins de nous sortir de cette situation par miracle, s'ils étaient effectivement plusieurs, j'ose espérer qu'ils ne sont pas tous aussi infect que ce sergent Barton. Dans le cas contraire, je pleins sincèrement la pauvre demoiselle. Mais, la curiosité à ce propos n'était pas que pour entamer une discussion en attendant que Mégane se remette sur pied. Il y a plus que ça :

« ━ Je ne cache pas le fait que, si vous avez ce qu'il faut pour elle, médecin, ou même simplement des médicaments, je vous suivrai. Qu'importe ce que cela me coûtera, même si je doute avoir grand-chose à vous offrir, il y a toujours des manières de s'arranger. »

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Mer 8 Nov - 2:05



Pincement au cœur
Charlie & Samuel

Il l'aida à porter se fille jusqu'à un lit et sans discuter, il partit chercher ce dont elle avait besoin pour la gamine. Pendant ce temps là, elle s'occupa d'elle en la mettant bien dans le lit et en mettant bien l'oreiller, puis surtout en évitant de la couvrir pour le moment. Il revint avec un bac d'eau et Charlie le laissa rafraîchir le front de sa fille. Elle le regarda et eut une bouffée de nostalgie... quand elle était malade c'était Fred qui se tenait à son chevet à lui rafraîchir le front ou essayer de la faire manger. Comme il lui manquait, le vide qu'il avait laissé depuis sa disparition commençait à se creuser et son absence se faisait de plus en plus douloureuse.

Charlie sentit alors son mal la gagner et elle le chassa rapidement. Non, ce n'était pas le moment de se laisser gagner par les émotions et par les hallucinations qui allaient avec. Alors qu'elle commençait à reprendre le contrôle de ses pensées, l'homme lui posa plusieurs questions sur son statut militaire, sur sa base et sur leurs ressources. Cela fit automatiquement grimacer la jeune femme. Avant qu'elle puisse répondre Victor qui était arrivé silencieusement, cassé le silence :

-On est des vrais militaires, on est loin d'être les seuls. On a une base sûre et très sécurisée. Si on tient et vit bien depuis le début, c'est parce qu'on a des règles strictes. Comme ne pas céder aux civiles. Si on commence à donner tous les médocs et la nourriture, on n'aura plus rien pour nous et tous nos efforts seront vain.

Charlie sentit une bouffée de culpabilité et de colère monter en elle. Son regard se posa sur Victor et se fit dur. Avant qu'elle ne puisse lui faire la moindre réflexion, il leva les mains en marmonnant :

-C'est bon, c'est bon... j'ai compris, je suis vilain et je dois aller voir ailleurs.

Il sortit de la pièce en marmonnant plein de choses à propos de la naïveté et la sensibilité de Charlie. La jeune femme soupira et s'installa sur le fauteuil qui avait dans le coin. Elle ne savait pas du tout quoi dire après ce que venait lâcher Victor, car même si c'était injuste, c'était la vérité. Charlie n'osait même pas regarder l'homme, tout ce qu'elle put faire ce fut lui dire avec une petite voix :

-Je suis désolée... si je pouvais vous aider, je le ferai, mais... Il a dit la vérité, on ne me laissera pas vous faire rentrer dans la base et on me laissera encore moins sortir des vivres / médicaments. Navrée.


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Samuel L. Taylor
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Jeu 23 Nov - 19:41

   
L'
argent n'est plus vraiment quelque chose qui compte désormais. Au vue de l'état du monde un billet n'a plus autant de valeur qu'une bouteille d'eau potable, des denrées ou encore des médicaments. Même si j'en avais tout autant besoin que les autres, j'étais bien prêt à sacrifier le peu qu'il pouvait rester contre des soins pour la petite. Même des munitions pouvaient être monnayables. Que sais-je encore, des services plus risques s'ils tenaient tant à garder leur précieuse vie. Qu'importe du moment qu'il y avait le simple soulagement de la voir sur pied. Elle restait de manière générale bien plus importante que ma propre vie. Mais, alors que je continuais doucement à la faire descendre en température, la dure réalité des mots du sergent Barton me frappa si fort de pleins fouets que, s'il n'y avait pas un lit et Mégane dessus pour nous distancer, je l'aurais cogné avec ce tissu humide avec une joie plus que malsaine. C'était sûrement dans sa nature d'être ainsi. Casse pied en soi.

Et puis, merde, c'était quoi ça comme raisonnement stupide . C'est comme ça que les militaires travaillent maintenant ? Ne pas céder aux civils... Justement, n'était-ce pas le but de leur existence, où est-ce que j'avais loupé un mémo qui disait que les militaires étaient devenus aussi pourris que les survivants ? C'est à croire qu'ils étaient bien loin de l'aspect respectable que j'avais d'eux. On dira que ça, c'était avant. Pourtant, j'avais un maigre espoir de me tromper et voyant ça comme de la provocation pour que je ne mette pas mon nez partout. En observant la demoiselle, je cherchais désespérément quelque chose de réconfortant, quelque chose qui en prouvait le contraire. Mais il n'y avait rien. Absolument rien, tant elle fuyait avec soin mon regard. Et la confirmation provenant de sa bouche ne me fit que serrer les poings davantage avant de pester à mon tour. « Ouais, je vois le genre. Tu parles de militaires. » Si on ne peut même plus compter sur le peu soutient qu'à l'autorité, pour le peu qu'ils en restent, autant en finir complément maintenant. J'ose à peine me demander à quoi ils peuvent bien servir dans cette ville s'ils ne pensent qu'à leur propre sécurité.

« ━ Ne voyez rien de personnel, mais, c'est un procédé littéralement stupide. Vous n'êtes pas censé vous battre pour les citoyens ? Leur venir en aide ? Où, votre petit groupe importe bien plus que la vie de qui se soit, ne serait-ce qu'un enfant ? »

Foutu pour foutre, qu'ai-je de plus à perdre en prononçant tout haut ce qui me passe par la tête ? Ah, si elle avait été réveillée, il y aurait eu bien moins de délicatesse. Mais là, elle restait encore dans son inconscient bien que la température semblât se calmer en cessant au moins d'augmenter. Ce qui était déjà un bon point, même si cela restait loin pour se sentir soulagé.

« ━ Notre monde est foutu et, là où les êtres humains devraient s'entraider pour survivre, ils s'entre-tuent pour un morceau de pain. Ceux qui ont un plus de moyens que d'autres, traitent les plus démunies comme des moins que rien. Vous trouvez cela normal ? Oh non, je vous en prie, ne vous donnez pas la peine de répondre. Je suis sûre que je connais déjà la réponse. »

©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'


   
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Lun 27 Nov - 1:56



Défendre sa cause
Charlie & Samuel

Cette colère et ces questions... elle les connaissait que trop bien. Charlie les avait toutes posées à son ancien beau-père qui est du conseil de l'espoir. Quand elle était partie pour sa première mission et qu'elle avait vu de nombreux civils blessés, malade, tués... comme elle avait pu s'emporter en rentrant. Comme elle avait hurlé, comme elle s'était emporté... comme elle avait été dans une colère noire. Son regard se posa sur Samuel, elle était partagée entre la compassion et l'envie de le secouer pour lui faire comprendre qu'elle n'y était pour rien. Charlie soupira et fronça les sourcils, sont expression devint un peu plus dure. La jeune femme lui expliqua :

-Je sais ce que tu ressens et ne me dis pas que je peux pas le comprendre, car tu ignores ce que j'ai vécu. Toutes tes questions... toute ta colère... je suis passée par là. D'un côté je trouve ça terriblement injuste, mais d'un autre côté je les comprends. On a des scientifiques qui travaillent des heures et passent des nuits blanches régulièrement quand ils recherchent quelque chose. Parfois on a des militaire dans les rues quand les infectés sont trop nombreux dans les zones. On fait ce qu'on peut, mais on ne peut pas se sacrifier totalement. Imagine qu'on aurait donné à tout le monde nos vivres et nos médicaments, on en serait où aujourd'hui ? On n'a pas le temps de fouiller pour trouver de la nourriture, on n'a pas de terrain pour cultiver et tout ça. On doit rester en vie, on doit continuer à se battre. On n'a pas le choix ! On est le dernier espoir pour trouver un vaccin pour protéger les survivants contre le virus et on n'abandonnera pas ! On doit trouver un remède, car à quoi ça sert d'aider les gens s'ils continuent à tomber malade et à se faire tuer par ces monstres ?

Charlie fut surprise par ses propres paroles, elle ne se savait pas autant investie dans la cause. Elle qui au début était si réticente, se sentant différente et tout ça. Peut-être que c'était à cause de tous les combats qu'elle avait mené et surtout des personnes qu'elle y avait rencontré. Elle finit par pousser dans un soupir :

-Je sais que ce n'est pas évident à comprendre d'un point vue civil et que voir votre fille dans cet état ne fera que vous convaincre que vous avez raison de nous voir de cette façon... je suis désolée pour vous.

La jeune femme croisa les bras et réfléchit à une solution qui pourrait convenir, mais qui surtout ne la ferait pas aller à l'encontre des règles de la base. Charlie commençait à se sentir enfin chez elle là bas,
elle ne voulait pas tout gâcher et être recluse. D'un seul coup, elle se rappela de quelque chose, enfin de quelqu'un. La jeune femme se leva d'un bond et appela le moins fort possible pour pas attirer des problèmes, mais juste assez pour se faire entendre :

-Victor ! Viens tout de suite ! J'ai besoin de toi...

Elle entendit des bruits de pas dans les escaliers, peu de temps les marmonnements de son équipier lui venait aux oreilles. Elle avait deux équipiers, de temps en temps elle avait Victor quand il n'était pas en mission importante et surtout quand Jacob avait atteint son cota de mission sur la semaine. Il fallait admettre que Jacob était une compagnie bien plus agréable que Victor, mais elle pouvait tout de même compter sur lui. Son coéquipier arriva dans la pièce et lui lança un regard interrogateur :

-Quoi ?
-Tu vas surveiller la petite et très sérieusement ! Je veux que tu veilles sur elle, comme tu veilles sur moi.
-Pourquoi ?
-Doc Elie... On va partir à sa recherche.
-Elle est dure à trouver et tu es une militaire, elle ne voudra pas t'aider.
-Cette femme a quitté l'espoir pour soigner les gens et sauver les civils. S'il y a bien quelqu'un qui va pouvoir aider cette fillette c'est elle. Puis, il va venir avec moi comme témoin, il pourra la convaincre lui.
-Mais tu as vu le temps dehors ?
-Victor... pour sauver la vie de cette fillette ça vaut le coup.


Le militaire grogna, mais hocha la tête. Charlie prit son sac et son arme. Puis elle fit signe à l'homme de la suivre pour aller dehors. C'était leur seule chance. La jeune militaire regarda l'homme et lui dit alors avec assurance :

]-Ma base ne peut pas vous aider, mais je vais vous conduire à quelqu'un qui peut vous aider. Je vous jure de vous aider et de tout faire pour soigner votre fille. Mais il faut me faire confiance, ne vous inquiétez pas votre fille est en sécurité avec lui, je lui confierai ma propre vie... en fait, c'est ce que je fais souvent. Bon ! Prêt à vous mouiller ?


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Samuel L. Taylor
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Dim 3 Déc - 17:57

   
L
a réponse, elle est déjà toute écrite. Tout le monde la connaissait, tout le monde l'avait déjà vécu. Il fallait savoir survivre pour avoir un minimum d'importance. Il fallait être débrouillard et certainement ne pas avoir un tant soit peu de pitié envers son prochain, parce que c'était ainsi que notre monde avait basculé, chacun ne pouvant que s'occuper de sa propre poire. Celui qui n'avait pas les moyens de se relever pouvaient toujours attendre qu'une main soit tendue face à lui pour l'aider. Et pourtant, nous étions tous un peu naïf, on s'attendait à ce que ceux qui étaient censés nous protéger, nous apporte un certain soutien. Un espoir qu'il valait mieux oublier rapidement. Qu'est-ce qu'on pouvait bien ajouter à tout ça ? Avant, on se battait pour arriver premier, pour être le meilleur, reconnu et apprécié, maintenant… l'être humain est près de tuer de sang-froid pour un morceau de pain. Une différence presque ironique.

J’entendais bien ses mots, sa conviction et la défense qu’elle avait envers eux. Et je suis bien loin de celui qui clame haut et fort avoir une vie si particulière que personne ne peut la comprendre. Elle est comme tout le monde, merdique avec une fin qu’on aimerait effacer, des erreurs à oublier et des actes impardonnables. Et pourtant… L’image que j’ai désormais des militaires serait à deux doigts de me rendre malade. La compréhension pour eux a bien du mal à voir le jour. Autant, je pourrais leur être reconnaissant de nous trouver un remède et retrouver un monde en paix, autant… En imaginant qu’ils y arrivent un jour… « À quoi servira votre vaccin s’il n’y a plus de civils pour continuer à vivre sur cette terre... » Ce ne fut qu’un murmure, mais, même pour moi, il resserra un peu plus la boule au ventre que crée cette situation. Un jour, il ne restera plus rien. Rien mise à part un merveilleux médicament que seuls les rescapés et soigneusement protégé des militaires pourront utiliser. Une fin des plus heureuses en quelque sorte.

En soi, je n'avais rien de plus ajouter, ni même l'envie de débattre sur un tel sujet une éternité. L'État de Mégane restait ma seule priorité bien que je me sentisse terriblement impuissant. Qu'est-ce que je pouvais bien faire de plus à par rester à son chevet ? L'idée de farfouiller les maisons alentour à la recherche de quoi que ce soit qui pouvait servir pouvait me tenter et même temps… Je doute pouvoir la laisser toute seule. Quand bien même il y aurait Sergent A et Sergent B à ses côtés, ce n'est pas ce qui me met le plus en confiance. C'est alors au même moment que je l'entendis appeler son cher coéquipier comme si quelque chose de sérieux venait d'arriver. Est-ce qu'elle avait entendu un bruit suspect ? Finalement, non, une discussion eut lieu et Mégane en était le centre. Que devais-je comprendre sur cette histoire de Docteur introuvable ? Un moyen d'avoir de l'aide malgré ce qu'elle venait de raconter ? Au fond, je ne comptais pas rechigner sur les petits détails du moment que l'aide était présente, mais… Je ne pus cacher ma légère grimace à l'idée de laisser celui-ci en compagnie de la petite.

Je ne mets pas en doute ses talents de militaire et très certainement pas la dévotion dont il fait preuve pour prendre soin de sa partenaire, mais, jusqu'à présent, il ne m'avait pas réellement convaincu. Les choses semblaient en ordre de leur côté et on attendait que moi. Je me fis violence pour accepter le deal et confier sa vie entre les mains d'un parfait inconnu, en particulier dans un état aussi faible. Néanmoins, il s'agissait là de faire en sorte de la soigner, avec une opportunité qui avait bien de maigre chance de refaire surface aussitôt. Elle était toujours inconsciente bien qu'une température plus basse, mais cela ne pouvait présager que c'était mieux pour autant sans un expert à disposition. Je me penchais à son oreille pour y murmurait la promesse que je ne serais pas long et que j'allais revenir. Il le fallait. Puis, je rassemblais mes affaires rapidement, sac ensuite sur le dos, je pris place un instant en face de monsieur Barton pour énoncer de manière suffisamment claire et concise sans pour autant être méchant. Du moins, c'est ainsi que je le voyais.

« ━ Mieux vaut pour vous qu'elle reste en sécurité et en vie jusqu'à mon tour. »

Évidemment ça sonnait comme une menace, le contraire aurait été étonnant. Et évidemment, j'étais prêt à le poursuivre dans toute la ville et même dans sa base si quoique ce soit lui arrivé durant mon absence. Et forcément, le fait qu'on vienne de milieu différent avec des entraînements qui n'avaient rien à voir, ne comptais pas m'arrêter en si bon chemin s'il lui manquait ne serait-ce qu'une mèche de cheveux. J'espérais avoir été bien compris. Et, comme pour me rassurer davantage, j'ordonnais au chien de rester sagement avec elle. Qui sait peut-être qu'entre-temps elle allait reprendre conscience et avoir ne serait-ce que la vue du chien à ses côtés pouvaient la rassurer sur mon absence.

Fin près, je ne pus m'empêcher de me demander si le choix était réellement bon, mais je mis dans un coin toute hésitation en ouvrant la marche jusqu'au rechausser. Le bâtiment nous protège peut-être de l'orage, mais une fois la porte passée, on se jetait littéralement dans la gueule du loup. Les rues n'allaient pas être sûres et rien que sortir d'ici me sembler être une partie quasiment perdue d'avance. À peine en bas, je pouvais en entendre quelques-uns bien trop proche à mon goût de la porte d'entrée. Ô joie, on va en chier.

« ━ Qui est Doc Élie ? Pour ce que vous en dites, elle ne semble pas apprécier grand monde. Ni même être du genre facile à trouver, si encore elle souhaite qu'on la trouve. »

C'est là tout ce que j'avais retenu de leur brève conversation. Un nom qui honnêtement ne me disait absolument rien, sur un visage qu'il était fort probable que je n'avais encore jamais croisé. Mais, il n'y avait que sa fonction qui pouvait réellement m'intéresser. En espérant qu'elle n'était pas du genre Docteur en tant que bénévole parce qu'il faut quelqu'un pour se dévouer à cette tâche. Mais, si elle cherchait à être si discrets et fuir les petits radars de certains, j'ose imaginer que c'était pour ses talents un peu trop convoités.

« ━ D'ailleurs, pourquoi est-ce que vous faites ça pour moi, pourquoi est-ce que vous m'emmenez la voir ? Tout le monde aurait besoin d'un médecin et de médicament. Mais pourquoi subitement vous décidez de me venir en aide ? N'est-ce pas contraire aux règles de votre base, ou quelque chose comme ça ? »

Spoiler:
 

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Mer 6 Déc - 21:24



Un peu d'empathie
Charlie & Samuel

LA jeune femme alla jusqu'en bas avec l'homme, elle regarda la porte et fit un signe de non de la tête. Elle regarda autour d'elle après une autre sortie et à ce moment, il la questionna à propos de la femme médecin et aussi à propos d'elle... lui demandant pourquoi elle voulait l'aider. Charlie le regarda et lui répondit à ses premières questions :

-Franchement ? Elle était médecin pour l'espoir, mais elle n'a pas adhéré aux idées du clan concernant les civils et elle a déserté pour aider les gens comme toi. Je l'ai toujours défendu, je me retrouvais beaucoup en elle. Je ne sais même pas pourquoi j'ai défendu comme ça les miens, car à la base j'ai accepté de prendre les armes pour protéger les gens... les personnes comme ma mère. Bref ! C'est une vraie médecin qui dévoue sa vie à sauver les gens. Elle met un drap blanc avec une croix rouge dessus où elle se trouve pour que les gens puissent la retrouver s'ils ont besoin d'elle...

Charlie s'approcha d'une fenêtre et regarda entre les planches, elle grimaça en voyant un infecté juste devant à avancer lentement. La jeune femme recula d'un pas et regarda quelques fenêtres plus loin, c'était le même spectacle. Elle finit par soupirer et lui dire :

-Et si j'ai envie de t'aider, c'est parce que... je défends mon groupe car ils sont devenus un peu comme une famille pour moi et mon père était militaire, celui que j'aime était... est militaire, son père qui m'a élevé est militaire aussi, j'ai beaucoup de mal à laisser quelqu'un traiter/rabaisser les militaires... mais dans le fond, je suis toujours la jeune femme pétillante qui adore l'art et qui pense fort que chaque personne peut donner le meilleur d'elle si on lui donne sa chance. Je crois encore que l'humain est capable du meilleur, donc ça serait ignoble que je ne donne pas le meilleur de moi-même en retour. Donc, oui je risque de me faire un peu tirer les oreilles en rentrant de me mettre ainsi en danger et de mettre du temps à rentrer, mais ça en vaut la peine. Cela me fait sentir encore humaine. Bon !
Suis moi, on va pas passer par là...


Charlie remonta les escaliers, elle vit Victor passer la tête pour vérifier ce qui approchait. Elle lui fit signe que ça allait bien et continua de monter vers les autres étages. Une fois sur le toit et surtout sous la pluie, Charlie mit sa capuche, puis regarda autour d'elle. La jeune femme prit une planche et s'en servit pour faire un petit pont pour aller sur le toit de l'autre bâtiment qui semblait être en mitoyenneté avec plusieurs bâtiments... ça les permettrait de s'éloigner de cette zone par le haut.
Charlie passa la première avec prudence. Une fois sur l'autre bâtiment, elle lui fit signe :

-C'est bon Lucas c'est assez solide pour passer. On va longer ses bâtiments sur ce toit en faisant attention à ne pas voir ce fameux drapeau à une fenêtre.


by Moses


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