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L'union face au danger [Charlie & Samuel]

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Charlie Renarde
Survivant
Jeu 31 Aoû - 0:59
Charlie Renarde



De l'orage dans l'air
Charlie & Samuel

Charlie regardait le ciel, perdue dans ses pensées. Elle fixait les nuages vraiment très sombres, pendant un bref instant elle s'était amusée à voir des dessins dans ces derniers... Mais une voix la sortie de cette contemplation :

-Ouais, c'est moche. D'après moi, ça sent l'orage et des fortes pluies. Faut qu'on se magne, les montres sont agités avec le bruit de l'orage et deviennent imprévisibles.
-Oui, je le sais bien. Mais on n'a pas fini.
-Bah ! Dépêche-toi de trouver ton prochain perchoir ! J'ai un mauvais pressentiment.


Le duo devait repérer les lieux et le trajet pour la prochaine mission. Charlie étant tireuse de précision, elle couvrait les groupes à une certaine distance, du coup il lui fallait les meilleurs emplacement où elle aurait une visibilité totale sur le groupe en mouvement. Victor quant à lui, on pouvait dire que pendant qu'elle sauvait les fesses des autres, lui sauvait les siennes.

Charlie lui montra du doigt un immeuble à moitié délabré, qui tombait en ruine, mais qui semblait être assez haut pour couvrir le secteur, enfin, si on pouvait accéder au toit. Victor poussa un soupire et ouvrit la marche. Charlie le suivait calment, quand soudain... Le grondement de l'orage fit trembler la jeune femme. Ce n'était pas un petit orage. Oh ça non ! On pouvait s'attendre à des gros problème. Victor marmonna :

-Eh voilà ! Je m'en doutais ! Grouille-toi gamine !

Il lui empoigna le bras et l'entraîna dans la ruelle la plus proche avant de la lâcher et de prendre son arme en main. Instinctivement Charlie prit son pistolet, le chargea et regarda autour d'elle. Elle sentit une goutte de pluie lui tomber sur le front et lança un regard inquiet vers son équipier, lui disant :

-On n'aura jamais le temps d'atteindre le QG, on devrait se trouver un abri et le sécuriser, puis attendre que le problème passe.

Dans seul coup, un second coup de tonnerre gronda. Charlie entendait l'agitation des infectés dans les rues, ils étaient attirés par le bruit, mais comme l'orage raisonnait partout, ils allaient dans tous les sens agités et surtout affamés. Un bruit de pas résonna derrière eux, Charlie braqua son arme dans cette direction, tendue et le coeur battant à la chamade.


by Moses


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Dim 3 Sep - 3:46
Samuel L. Taylor

   
Q
uel jour étions-nous ? Est-ce qu'il s'agissait de lundi ou bien mercredi ? Je n'avais pas posé les yeux sur un calendrier depuis une éternité à vrai dire. Et en y réfléchissant, il faut avouer que cela ne servait plus à grand-chose. Toutes les contraintes habituelles n'avaient plus lieu d'être, la routine avait changé, il suffisait d'être en vie à la fin de sa journée pour être satisfait et, s'il était possible d'y arriver, il fallait espérait que celle-ci dure encore quelque temps. Pourtant, ne pas connaître le jour exact avait quelque chose de perturbant. Ce n'est pas comme s'il fallait se souvenir d'un anniversaire, néanmoins, c'était un repère qui manquait cruellement à l'appel. Ça, en plus de beaucoup de choses. Une pensée qui disparut bien vite quand le bruit grinçant d'une porte me ramena à la réalité.

Un sourcil levé en direction de Mégane, il m'est difficile de comprendre si son acharnement contre la vieille portière de voiture de police allait réellement servir à quelque chose. Quelque chose d'autres qu’un bruit monstrueux en vue d’attirer l’attention. Même Ally sagement assise dont la queue remuée dans tous les sens, pencha la tête sur le côté tout aussi curieuse de sa recherche. Notre rue était pour le moment assez calme, on avait croisé plusieurs infectées deux rues plus hauts, mais leur élimination n’avait pas trop causé de problème. Cependant, ce n’était pas là une raison de tenter le diable et d’alerter toute une horde de monstres à quelques bâtiments de là. Sa bataille fut remportée quand celle-ci s'ouvrit en grand et, après un rapide coup d’œil à droite et à gauche en étant rassuré que personne n’était dans les parages, j’attendis bras croisés qu’elle termine son petit manège à l’intérieur.

Cela faisait quelques heures que nous tournions dans la ville dans l'espoir de trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour les prochains jours et pas que ; bien qu'elle jouât les dures à cuir, Mégane avait tendance à perdre facilement la tête en faisant un petit tour impromptu dans les pommes. Un point sur lequel je ne pouvais y faire grand-chose à moins de lui trouver un vrai repas à lui mettre sous la dent. Et encore. Même en lui donnant ma part cela n'était pas assez, il y avait le doute qu'elle couve quelque chose. Malheureusement la chasse à la nourriture était jusqu'à présent loin d'être concluante. Même pour celle du chien. On avait bien une réserve d'eau qui, bien utilisé pouvait très certainement nous faire une semaine, mais là encore, mieux valait avoir un petit stock de secours au cas où. Ma fille finit par lâcher un petit soupire exalté et ressorti un bras qui agitait à son bout un vieux magasine poussiéreux. Et donc ? On avait fait une halte pour prendre une pause-thé, journal people et petit gâteau ? Elle en ressortit quelques secondes plus tard en étant sûr de n'avoir rien oublié, puis c'était presque en sautillant qu'elle reprit la route normalement. Levant les yeux au ciel, je ne cherchais pas à savoir davantage et la suivie en silence.

« ━ Pourquoi tu fais cette tête de six pieds de long ? Demanda-t-elle en me lançant un petit regard moqueur.
J'ai un regard tout à fait normal, répondis-je en haussant nonchalamment les épaules.
Non, tu as le regard d'un père désespéré. Tu voulais peut-être le journal d'image pour adultes ? Quelques-unes étaient déchirées, mais en soient, il était de bonne qualité. Je retourne le chercher si tu veux.
Hein ? Non mais… Meg !
Je déconne papa. Détends-toi. Enfin, sauf pour le journal, parce qu'il y en avait vraiment un caché sous la BD. »

Je ne sais quoi répondre. Le réflexe le plus logique fut de secouer la tête à plusieurs reprises pour ôter l'image de Mégane avec en main un magazine qui n'était plus en fabrication depuis bien longtemps. Ce qui la fit presque rire aux éclats. Non pas que l'on pouvait m'imaginer comme étant une personne “prude”, mais il y avait des limites à l'imagination quand cela atterrissait entre ses mains. Au moins elle avait choisi de quoi agrandir sa collection de bandes dessinées - à en juger par la moitié du nom encore visible sur la couverture - et non de quoi reprendre ses cours de S.V.T ou Dieux sait quoi encore. Enfin, au moins sa bêtise, mais plus particulièrement son sourire devint rapidement contagieux. De quoi me faire mettre un bras autour de sa taille et de déposer un baiser sur le haut de son front. Un instant presque magique qui finit par s'effacer quelque peu quand le tonnerre se mit à manifester son mécontentement. Ce n'était pas à proprement parler, le bon moment pour supporter un bruit pareil. Mais, le temps tournait dangereusement depuis peu qu'il fallait s'attendre à ce qu'il éclate. J'aurais simplement voulu que ceci arrive quand il ne nous restait plus que quelques mètres à parcourir pour rejoindre notre abri. Là, nous avions bien trop à remonter pour s'estimer hors de portée des infectées.

« ━ Oh fait chier, putain, y commence à pleuvoir.
Non mais, hé, ton langage.
Quoi ?
Comment ça “quoi”, est-ce qu'elle s'entendait au moins ? Même majeur, j'en venais toujours à me dire que les petites fessées se perdaient en grandissant. En particulier avec un vocabulaire aussi fleuri. À qui la faute tient ?
Tu sais que ta mère me tuerait si elle t'entendait parler comme ça.
Pour ma défense, j'ai eu un bon exemple.
… C'est bien ce que je dis. Elle me tuerait. Alors, fait un effort. »

Je me suis littéralement cassé le cul avec sa mère pour lui donner une bonne éducation, ce n’était pas pour qu’elle la foute en l’air parce que nous sommes actuellement en période de fin du monde. Si cela avait pu être possible, ma femme m’aurait déjà incendié bien comme il le faut. Un jour, il faudra vraiment que j’applique moi-même le “surveille ton langage”, mais on connaît tous le petit dicton “fait ce que je dis et pas ce que je fais”.
Enfin, il nous fallait faire vite avant que notre zone passablement paisible, devienne un nid de monstres affolé cherchant la provenance du brouhaha, accompagnée de viande fraîche. Elle troqua vivement sa BD pour son arme et j’en fis de même, rappelant le chien à venir au pied, alors que nous pressions le pas pour tenter de rejoindre notre bâtiment. Passant par un chemin que nous n’avions pas l’habitude de prendre d’ordre général, le temps de se repérer permis à deux infectés de se promener au bout de la rue. Deux qui, fort heureusement, furent éliminés sans attendre, mais avec de fortes chances d'attirer davantage l’attention. On continua ainsi jusqu’à reprendre un embranchement plus ou moins familier, quand d’un coup, nos armes se braquent sur les individus à la seconde même où ils entrèrent dans notre champ de vision. Même Ally eut le réflexe de montrer les crocs, je pouvais l’entendre grogner derrière moi. Et je pus rapidement constater que la méfiance fut de même de l’autre côté. Il n’est pas encore venu le jour où les habitants de cette ville allaient se tomber dans les bras au lieu de se viser le sommet du crâne.

« ━ Je vois que l'accueil est très chaleureux par ici. »

Les petites gouttes commençaient rapidement à se transformer en une pluie plus intense. Le tonnerre se mit à éclater une fois encore, bien plus brutal que la précédente et, j'étais presque sûr d'avoir entendu quelques infectées non loin. De quoi ne pas avoir envie d'éterniser la rencontre.

« ━ Si vous voulez bien nous excuser, ce n'est pas que votre compagnie nous déplaît, mais on aimerait avoir la possibilité de rester en vie encore quelque temps. Donc si vous voulez bien dégager le chemin. »

HRPS:
 

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Charlie Renarde
Survivant
Mar 5 Sep - 15:15
Charlie Renarde



Que des humains...
Charlie & Samuel

Elle regarda les deux personnes qui venaient de débarquer dans la ruelle, puis en remarquant que ce n'était que des "civiles", elle baissa doucement son arme, mais pas Victor, qui lui lança même un coup d'oeil critique. La jeune femme posa sa main, sur la sienne et lui baissa doucement le bras, mais il lui rétorqua :

-On doit rester sur nos gardes, le danger peut venir des infectés comme des humains.
-Soyons, un peu humain, ce ne sont que des survivants... comme nous... Ce monde est déjà assez triste et chaotique, il n'a pas besoin que nous perdons tous espoir.
-Ta naïveté te tuera.
-Pas tant que tu seras avec moi.


Elle adressa un sourire à son équipier, qui marmonna de beaux jurons, avant de baisser son arme. Charlie savait que ça lui pesait beaucoup, Victor était du genre hyper méfiant avec les autres. Mais elle savait pourquoi, il s'était fait attaquer par des survivants et son ancien équipier en est mort. La jeune femme ne doutait pas un instant qu'il mettrait quelques secondes avant de dégainer. La jeune femme se tourna vers les inconnus et leur dit :

-Nous, ne vous voulons pas de mal comme vous pouvez le voir. La zone grouille d'infectés et on est sur nos gardes, l'orage les rend fous et plus dangereux. Je vous déconseille fortement de vous diriger vers les grandes rues et...

Alors qu'elle donnait des conseils, avant de les laisser passer. Elle se stoppa dans son dialogue, du coin de l'oeil, Charlie vit quelque chose bouger et avant que quelqu'un ne réagisse, la jeune femme leva son arme et tira en direction des civiles. La balle passa entre eux et alla se loger droit dans la tête de l'infecté qui déboulait en courant derrière eux. Victor avait ressaisi son arme, et la pointa derrière eux, d'autres infectés venaient dans leur direction attirés par le coup de feu. Charlie ouvrit la porte la plus proche en lançant à tout le monde :

-Vite à l'intérieur ! Vous aussi !

Elle fit signe aux civiles de rentrer à l'intérieur, tout en tirant sur un nouvel infecté. Victor se rapprochait d'elle, il la couvrait en attendant qu'elle rentre à l'intérieur, mais elle attendait les civiles, ne voulant pas les laisser dans la rue face à tout ce danger.

HRP:
 


by Moses


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Mer 6 Sep - 15:29
Samuel L. Taylor

   
I
ls étaient là, tout proche. Ce n'était en aucun cas ni le lieu, ni le moment de se prendre la tête avec d'autres survivants pour avoir la possibilité de nous laisser passer sur ce chemin, en sachant que les infectés n'allaient pas tarder à envahir la zone. Néanmoins, il était hors de question que nous fassions la route inverse, c'était comme se vendre volontaire aux monstres sur un plateau. Et j'aimai à me dire que ces deux individus étaient un tant soit peu humains pour ne pas nous laisser crever comme des chiens. À moins qu'ils ne soient du genre à nous fouiller les poches avant de partir se mettrait à l'abri, mieux valait rester un minimum sur vigilant. Sauf que, la demoiselle paraissait un peu moins sur ses gardes, car, je vis son arme s'abaissait sans montrer un signe d'hostilité. J'en fis doucement de même, mais on ne pouvait en dire autant de Mégane qui les gardaient précieusement dans son viseur. Même Ally ne cesser de montrer les crocs. On ressemblait bien plus au méchant de l'histoire, mais il y avait de quoi être prévenant avec des inconnus.

Elle défendit sa cause et celle de son partenaire, mais ses explications n'eurent guère le temps d'avoir une fin, qu'un léger sifflement retentit à mon oreille. Son geste avait été rapide et précis, ce qui m'obligea à me retourner pour voir que la balle avait atterri chez un infecté. À cela je lui devais très certainement une fière chandelle, mais le temps n'était pas au remerciement. Reprenant à mon tour fermement l'arme entre les mains, une balle partie rapidement sur un monstre supplémentaire. L'appel de la demoiselle se fit entendre et, d'un simple signe de tête, Mégane s'en alla dans sa direction. J'éliminai un nouvel infecté en provenant de la droite, puis sans m'attarder davantage, j'abandonnais la pluie pour me mettre a l'intérieur..

Une fois a dans le bâtiment, j’eus à peine le temps d'apercevoir un grand escalier central donnant sur un étage très certainement inondé d’infecter, que ma fille qui me demanda de l’aider pour refermer le volet de la fenêtre. Moins ils avaient de chance d’entrer, mieux nous étions protégés. Mais, même si cette entrée était condamnée, j’avais bien moins confiance en la porte principale.

« ━ J’espère que celle-ci tiendra s’ils s’acharnent dessus… »

L’orage fit gronder le tonnerre brutalement et cette fois, on pouvait entendre la pluie s’écraser violemment au sol. Non seulement nous étions en vie, mais a évité un début de pneumonie, que demander de plus ? Le chien lâcha un léger couinement, elle n'a jamais apprécié les orages et je m’accroupis à son niveau pour lui caresser le museau. Tandis qu’une autre restait toujours aussi méfiante même après ce coup de main.

« ━ Vous êtes qui ?  »

Il me semble que le tact n’a jamais été son point fort. Ou alors, cela remonte à bien trop longtemps.

« ━  … Ce qu’elle essaie de dire avec un peu plus d’amabilité, c’est "merci". Mademoiselle, Monsieur …? »

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Charlie Renarde
Survivant
Dim 24 Sep - 17:47
Charlie Renarde



Sous tension !
Charlie & Samuel

Apparemment, les civiles savaient bien se défendre. Charlie attendit et rentra après eux, puis vint le tour de Victor. Action, réaction, aussitôt la porte fermée, aussitôt la porte bloquée. La jeune femme espérait vraiment que ça tienne. Un coup de tonnerre fit trembler le bâtiment, les deux soldats échangèrent un regard inquiet. Cette tempête promettait d'être redoutable.

Charlie se tourna vers la jeune fille qui venait de parler, avec une certaine hargne. Mais l'homme d'un certain âge rattrapa le coche, en les remerciant et en lançant une approche subtile pour faire les présentations. La jeune femme sourit alors, mais avant qu'elle puisse le faire, son charmant collègue lança froidement :

-Soldat Barton et Soldat Renarde. Le reste ne vous regarde pas.

Charlie poussa un léger soupir, entre la petite et Victor, ce n'était pas gagné niveau cordialité. La jeune femme ramena l'une de ses mèches de cheveux derrière son oreille et sourit un peu gênée par la situation. Puis rajouta :

-Mais pour moi, Charlie ça fera amplement l'affaire. Ne vous en faites pas pour mon équipier, il est toujours comme ça et même avec moi.

Elle regarda un vieux meuble et le tira devant la porte, car on n’est jamais trop prudent dans ce monde. Mais malgré son inquiétude, Charlie était incroyablement calme. Avec ses problèmes de « santé », elle avait pris l’habitude de travailler beaucoup sur le contrôle de ses émotions… un écart, une pression de trop et elle se retrouverait à gérer non seulement les problèmes face à elle, mais aussi ses hallucinations. Autant rester détendue…

Victor s’avança et inspecta les autres pièces du rez-de-chaussée, tandis qu’elle surveillait que rien ne descend par les escaliers. La jeune femme en profita alors pour demander aux deux inconnus accompagnés par leur compagnon à quatre pattes :

-Alors… Nous vous avons dit qui nous sommes et vous ? Cela serait sympa de connaitre avec qui on est coincé dans une telle galère.

Elle entendit un bruit venant de l’étage, mais le bruit semblait un peu distant et ne semblait pas venir vers eux. Peut-être un infecté coincé dans un coin ou dans une pièce. Ce n’était pas rare de trouver des infectés enfermés, les humains ont tendance à s’enfermer pour se mettre à l’abri et ceux même s’ils sont contaminés, le suicide est apparemment une épreuve trop dure à surmonter pour certains… L’espoir de l’immunité. Victor revient en râlant :

-On est coincé, les fenêtres sont condamnées et de toute façon on dirait  que le secteur est plein d’infectés ça serait risqué de tenter de sortir.
-Hum… Eh bien allons à l’étage, peut-être qu’une fenêtre donnera sur un autre bâtiment. Mais il y a une présence suspecte à l’étage, j’ai entendu un bruit.
-D’accord ! On y va.


Charlie hocha la tête, puis prépara son arme ayant entendu un bruit. La jeune militaire, jeta un coup d’œil vers les inconnus et avec un sourire leur demanda :

- Vous venez ?


by Moses


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Sam 30 Sep - 0:39
Samuel L. Taylor
Boulette ! J'ai fait "éditer" >_<
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Charlie Renarde
Survivant
Mar 3 Oct - 0:46
Charlie Renarde



Retranchement
Samuel & Charlie

Quand il donna leurs prénoms, Charlie observa rapidement la réaction de la fille qui semblait un peu surprise. Même si elle se doutait, qu'il avait menti ou quelque chose comme ça, elle ne leur en voulait pas et ne le leur reprocha pas. Après tout, dans ce moment, beaucoup de monde préféraient se méfier d'autrui. Charlie n'était pas de ce genre, elle voulait encore croire que l'humanité avait une chance et qu'il y avait du bon en chacun. Naïve, certes, mais c'était plus agréable de vivre dans l'espoir que dans la crainte.

La demoiselle monta alors à l'étage et une fois en haut en voyant les nombreuses portes, "Lucas" proposa de se séparer. Eux à gauche, les autres à droite. Avant de pouvoir accepter Victor était parti à droite et les deux civiles à gauche. Ce n'était jamais vraiment bon signe de se séparer... est-ce qu'ils ont déjà regardé des films d'horreur dans leurs vies ? Elle oui, elle en avait regardait plusieurs avec... John... Hop ! Elle chassait tout de suite cette pensée de sa tête, penser à lui la rendait si triste et faisait venir le mauvais.

Charlie releva son arme et avança à la suite de Victor, se concentrant sur l'objectif : fouiller l'endroit, éliminer l'infecté et trouver un moyen de sortir. Surtout que dehors, on pouvait encore entendre la pluie, les orages et les nombreux grognements d'infectés. Première porte RAS, deuxième porte RAS, troisième porte RAS et...

Les cris derrière elle attira aussitôt son attention, l'homme appelait une certaine "Meg". Elle vit alors l'homme sur le corps de la gamine et quelque chose bouger derrière eux... sortant de l'une des portes qui avait dû s'ouvrir quand il a rejoint la petite. Vive et agile, elle tira droit dans la tête de l'infecté. Heureusement que sa spécialité c'était les tirs de précision.

Victor marmonna des jurons en voyant la scène, mais elle l'ignora et se dépêcher d'aller auprès de la gamine. Elle se pencha au dessus d'elle et posa sa main sur son front, inquiète. Elle était brûlante et semblait malade. Charlie regarda rapidement pour voir si elle n'avait pas de morsure, mais ne semblait rien avoir de ce genre. Elle poussa un soupir et regarda l'homme en lui disant d'une voix ferme :

-On va la porter jusqu'à l'une des pièces et la mettre dans un lit. Elle n'a pas l'air d'être mordue, elle doit être malade du coup. Victor, va renforcer la sécurité des lieux et bloquer les escaliers.
-On n'a pas le temps pour...
-Victor, notre devoir est de protéger les civiles. Je m'en fiche que la plupart des gens de la base l'ont oublié ! Moi, je ne l'ai pas oublié et c'est pour ça que j'ai accepté d'être militaire. Alors, on va les protéger. C'est d'accord ?
-C'est bon, c'est bon... pas besoin de t'énerver ma p'tite. J'vais m'occuper de l'endroit.


Il s'éloigna en marmonnant de nouveau quelques jurons et en grommelant des choses sur l'entêtement de Charlie. Pendant ce temps, la jeune femme ouvrit la pièce la plus proche, vérifia la pièce et sortit pour aider l'homme à mettre la jeune fille sur le lit, puis dit à "Lucas" :

-On va avoir besoin de matériel pour s'occuper d'elle. Quelque chose comme une bassine ou un bac, de l'eau et des torchons. On doit faire retomber sa fièvre. D'accord ?


by Moses


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Dim 15 Oct - 11:30
Samuel L. Taylor

   
B
ordel ! J'aurais dû être vigilant, je le savais. Mais notre situation actuelle ne nous a aucunement aidés pour faire aussi attention que d'habitude. Si elle couvrait autre chose que de la fièvre, je ne sais comment j'allais gérer ça sans médicaments sous la main. Le pire ne pouvait être imaginé, une morsure ne pouvait passer inaperçu et depuis le temps, je me souviens encore des symptômes une fois atteints. Or, cette fois, c'était totalement différent. Elle n'était pas clouée au lit à ne pas pouvoir bouger et souffrir le martyre. Elle avait simplement perdu connaissance avec une forte température qui n'allait pas descendre aussi facilement.

Mais, le calme devait rester de mise et la panique n'avait pas à frapper à la porte maintenant. Un attrait qu'il fallait d'ores et déjà mettre en pratique quand un coup de feu retentit et que le corps d'un infecté fini soudainement au sol. J'étais tellement obnubilé par l'état de Mégane, que j'en avais oublié que les lieux n'étaient pas encore sûrs à cent pour-cents. À cela, je pouvais une nouvelle fois remercier la demoiselle pour nous avoir sauvé la vie. À force, j'allais devoir lui être on ne peut plus reconnaissant, si ce n'ait lui rendre la monnaie de sa pièce. À son tour, Charlie examina rapidement ma fille avant d'en venir à la même conclusion, le seul bémol était forcément son coéquipier, qui soit dit en passant, je préférais ignorer. À l'entendre elle pouvait rester à l'agonie sur le sol que cela n'allait guère changer quoi que ce soit à sa vie. Un peu plus et j'aurai eu de gros doutes sur sa place dans un secteur militaire. En soi, je ne pourrais dire si ceci était réellement rassurant ou non.

Tandis que lui vérifie les alentours, je pris la petite dans mes bras et l’emmenai dans la pièce qui ressortait comme étant la plus sûre, avant de la déposer délicatement sur le lit. Il n’y avait pas trente-six solutions, la faire revenir à une température normale était primordial. À cela, je ne pouvais aller à l’encontre de ses consignes et, sans attendre davantage, je me précipitais déjà à la recherche d’eau. Ce qui au passage était bien compliqué, car la moitié des tuyauteries étaient encombrées et ne répondaient clairement pas. Cependant, j’eus un coup de chance en entrant dans une ancienne salle de bain, un petit trou dans le plafond laisser filer l’eau de la pluie et il ne me restait plus qu’à prendre né vieille bassine, la nettoyer rapidement avant de m’en service. Au fond, c’était sûrement le seul moyen pour obtenir de quoi la rafraîchir. Puis, je revins auprès des demoiselles, fouillant dans le sac j'en sortis deux vieux t-shirts l’un que je déposais sur son front et l’autre dont j’utilisais pour tamponner délicatement son haut torse.
On ne pouvait faire plus, il ne nous restait plus qu’à attendre.

« ━ Elle n'a pas été mordue, je le sais. Mais, cela fait déjà quelque jour qu’elle manque de fatigue. On est en pénurie de médicaments en plus de nourriture, je n’ai pas pu l’aider à tenir le coup convenablement… »

Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait au mieux. Quitte à la privilégiée sur le peu que nourriture que nous avions et m’en priver. Elle était ma priorité. Mais, même avec ça, cela n’avait guère été suffisant. Je m’en maudirais presque pour ne pas avoir pu réagir plus tôt. Néanmoins, il y avait peut-être un espoir de s’en sortir. Au moins, elle n’avait pas perdu connaissance en plein milieu de la rue avec la horde d’infecter qui ne cesse de s’agiter avec le tonnerre. On avait un toit plus ou moins en sécurité et des compagnons armés qui pour le moment ne nous avaient pas encore abandonnés à notre sort. Des militaires, hein ? Peut-être qu’à comparaison de ceux qui sont en dehors de Paris, ils ne pensent pas qu’à leur survie en priorité. À cela, j’avais quelque réticence les concernant.

« ━ De ce que j’ai compris, vous êtes militaire n’est-ce pas ? Vous avez un camp bien à vous avec tout un régiment, ou vous êtes simplement les derniers survivants ?  »

Est-ce que cela changeait réellement quelque chose qu'ils soient deux, trois, six, vingt ? À moins de nous sortir de cette situation par miracle, s'ils étaient effectivement plusieurs, j'ose espérer qu'ils ne sont pas tous aussi infect que ce sergent Barton. Dans le cas contraire, je pleins sincèrement la pauvre demoiselle. Mais, la curiosité à ce propos n'était pas que pour entamer une discussion en attendant que Mégane se remette sur pied. Il y a plus que ça :

« ━ Je ne cache pas le fait que, si vous avez ce qu'il faut pour elle, médecin, ou même simplement des médicaments, je vous suivrai. Qu'importe ce que cela me coûtera, même si je doute avoir grand-chose à vous offrir, il y a toujours des manières de s'arranger. »

©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'


   
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Charlie Renarde
Survivant
Mer 8 Nov - 2:05
Charlie Renarde



Pincement au cœur
Charlie & Samuel

Il l'aida à porter se fille jusqu'à un lit et sans discuter, il partit chercher ce dont elle avait besoin pour la gamine. Pendant ce temps là, elle s'occupa d'elle en la mettant bien dans le lit et en mettant bien l'oreiller, puis surtout en évitant de la couvrir pour le moment. Il revint avec un bac d'eau et Charlie le laissa rafraîchir le front de sa fille. Elle le regarda et eut une bouffée de nostalgie... quand elle était malade c'était Fred qui se tenait à son chevet à lui rafraîchir le front ou essayer de la faire manger. Comme il lui manquait, le vide qu'il avait laissé depuis sa disparition commençait à se creuser et son absence se faisait de plus en plus douloureuse.

Charlie sentit alors son mal la gagner et elle le chassa rapidement. Non, ce n'était pas le moment de se laisser gagner par les émotions et par les hallucinations qui allaient avec. Alors qu'elle commençait à reprendre le contrôle de ses pensées, l'homme lui posa plusieurs questions sur son statut militaire, sur sa base et sur leurs ressources. Cela fit automatiquement grimacer la jeune femme. Avant qu'elle puisse répondre Victor qui était arrivé silencieusement, cassé le silence :

-On est des vrais militaires, on est loin d'être les seuls. On a une base sûre et très sécurisée. Si on tient et vit bien depuis le début, c'est parce qu'on a des règles strictes. Comme ne pas céder aux civiles. Si on commence à donner tous les médocs et la nourriture, on n'aura plus rien pour nous et tous nos efforts seront vain.

Charlie sentit une bouffée de culpabilité et de colère monter en elle. Son regard se posa sur Victor et se fit dur. Avant qu'elle ne puisse lui faire la moindre réflexion, il leva les mains en marmonnant :

-C'est bon, c'est bon... j'ai compris, je suis vilain et je dois aller voir ailleurs.

Il sortit de la pièce en marmonnant plein de choses à propos de la naïveté et la sensibilité de Charlie. La jeune femme soupira et s'installa sur le fauteuil qui avait dans le coin. Elle ne savait pas du tout quoi dire après ce que venait lâcher Victor, car même si c'était injuste, c'était la vérité. Charlie n'osait même pas regarder l'homme, tout ce qu'elle put faire ce fut lui dire avec une petite voix :

-Je suis désolée... si je pouvais vous aider, je le ferai, mais... Il a dit la vérité, on ne me laissera pas vous faire rentrer dans la base et on me laissera encore moins sortir des vivres / médicaments. Navrée.


by Moses


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Jeu 23 Nov - 19:41
Samuel L. Taylor

   
L'
argent n'est plus vraiment quelque chose qui compte désormais. Au vue de l'état du monde un billet n'a plus autant de valeur qu'une bouteille d'eau potable, des denrées ou encore des médicaments. Même si j'en avais tout autant besoin que les autres, j'étais bien prêt à sacrifier le peu qu'il pouvait rester contre des soins pour la petite. Même des munitions pouvaient être monnayables. Que sais-je encore, des services plus risques s'ils tenaient tant à garder leur précieuse vie. Qu'importe du moment qu'il y avait le simple soulagement de la voir sur pied. Elle restait de manière générale bien plus importante que ma propre vie. Mais, alors que je continuais doucement à la faire descendre en température, la dure réalité des mots du sergent Barton me frappa si fort de pleins fouets que, s'il n'y avait pas un lit et Mégane dessus pour nous distancer, je l'aurais cogné avec ce tissu humide avec une joie plus que malsaine. C'était sûrement dans sa nature d'être ainsi. Casse pied en soi.

Et puis, merde, c'était quoi ça comme raisonnement stupide . C'est comme ça que les militaires travaillent maintenant ? Ne pas céder aux civils... Justement, n'était-ce pas le but de leur existence, où est-ce que j'avais loupé un mémo qui disait que les militaires étaient devenus aussi pourris que les survivants ? C'est à croire qu'ils étaient bien loin de l'aspect respectable que j'avais d'eux. On dira que ça, c'était avant. Pourtant, j'avais un maigre espoir de me tromper et voyant ça comme de la provocation pour que je ne mette pas mon nez partout. En observant la demoiselle, je cherchais désespérément quelque chose de réconfortant, quelque chose qui en prouvait le contraire. Mais il n'y avait rien. Absolument rien, tant elle fuyait avec soin mon regard. Et la confirmation provenant de sa bouche ne me fit que serrer les poings davantage avant de pester à mon tour. « Ouais, je vois le genre. Tu parles de militaires. » Si on ne peut même plus compter sur le peu soutient qu'à l'autorité, pour le peu qu'ils en restent, autant en finir complément maintenant. J'ose à peine me demander à quoi ils peuvent bien servir dans cette ville s'ils ne pensent qu'à leur propre sécurité.

« ━ Ne voyez rien de personnel, mais, c'est un procédé littéralement stupide. Vous n'êtes pas censé vous battre pour les citoyens ? Leur venir en aide ? Où, votre petit groupe importe bien plus que la vie de qui se soit, ne serait-ce qu'un enfant ? »

Foutu pour foutre, qu'ai-je de plus à perdre en prononçant tout haut ce qui me passe par la tête ? Ah, si elle avait été réveillée, il y aurait eu bien moins de délicatesse. Mais là, elle restait encore dans son inconscient bien que la température semblât se calmer en cessant au moins d'augmenter. Ce qui était déjà un bon point, même si cela restait loin pour se sentir soulagé.

« ━ Notre monde est foutu et, là où les êtres humains devraient s'entraider pour survivre, ils s'entre-tuent pour un morceau de pain. Ceux qui ont un plus de moyens que d'autres, traitent les plus démunies comme des moins que rien. Vous trouvez cela normal ? Oh non, je vous en prie, ne vous donnez pas la peine de répondre. Je suis sûre que je connais déjà la réponse. »

©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'


   
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Charlie Renarde
Survivant
Lun 27 Nov - 1:56
Charlie Renarde



Défendre sa cause
Charlie & Samuel

Cette colère et ces questions... elle les connaissait que trop bien. Charlie les avait toutes posées à son ancien beau-père qui est du conseil de l'espoir. Quand elle était partie pour sa première mission et qu'elle avait vu de nombreux civils blessés, malade, tués... comme elle avait pu s'emporter en rentrant. Comme elle avait hurlé, comme elle s'était emporté... comme elle avait été dans une colère noire. Son regard se posa sur Samuel, elle était partagée entre la compassion et l'envie de le secouer pour lui faire comprendre qu'elle n'y était pour rien. Charlie soupira et fronça les sourcils, sont expression devint un peu plus dure. La jeune femme lui expliqua :

-Je sais ce que tu ressens et ne me dis pas que je peux pas le comprendre, car tu ignores ce que j'ai vécu. Toutes tes questions... toute ta colère... je suis passée par là. D'un côté je trouve ça terriblement injuste, mais d'un autre côté je les comprends. On a des scientifiques qui travaillent des heures et passent des nuits blanches régulièrement quand ils recherchent quelque chose. Parfois on a des militaire dans les rues quand les infectés sont trop nombreux dans les zones. On fait ce qu'on peut, mais on ne peut pas se sacrifier totalement. Imagine qu'on aurait donné à tout le monde nos vivres et nos médicaments, on en serait où aujourd'hui ? On n'a pas le temps de fouiller pour trouver de la nourriture, on n'a pas de terrain pour cultiver et tout ça. On doit rester en vie, on doit continuer à se battre. On n'a pas le choix ! On est le dernier espoir pour trouver un vaccin pour protéger les survivants contre le virus et on n'abandonnera pas ! On doit trouver un remède, car à quoi ça sert d'aider les gens s'ils continuent à tomber malade et à se faire tuer par ces monstres ?

Charlie fut surprise par ses propres paroles, elle ne se savait pas autant investie dans la cause. Elle qui au début était si réticente, se sentant différente et tout ça. Peut-être que c'était à cause de tous les combats qu'elle avait mené et surtout des personnes qu'elle y avait rencontré. Elle finit par pousser dans un soupir :

-Je sais que ce n'est pas évident à comprendre d'un point vue civil et que voir votre fille dans cet état ne fera que vous convaincre que vous avez raison de nous voir de cette façon... je suis désolée pour vous.

La jeune femme croisa les bras et réfléchit à une solution qui pourrait convenir, mais qui surtout ne la ferait pas aller à l'encontre des règles de la base. Charlie commençait à se sentir enfin chez elle là bas,
elle ne voulait pas tout gâcher et être recluse. D'un seul coup, elle se rappela de quelque chose, enfin de quelqu'un. La jeune femme se leva d'un bond et appela le moins fort possible pour pas attirer des problèmes, mais juste assez pour se faire entendre :

-Victor ! Viens tout de suite ! J'ai besoin de toi...

Elle entendit des bruits de pas dans les escaliers, peu de temps les marmonnements de son équipier lui venait aux oreilles. Elle avait deux équipiers, de temps en temps elle avait Victor quand il n'était pas en mission importante et surtout quand Jacob avait atteint son cota de mission sur la semaine. Il fallait admettre que Jacob était une compagnie bien plus agréable que Victor, mais elle pouvait tout de même compter sur lui. Son coéquipier arriva dans la pièce et lui lança un regard interrogateur :

-Quoi ?
-Tu vas surveiller la petite et très sérieusement ! Je veux que tu veilles sur elle, comme tu veilles sur moi.
-Pourquoi ?
-Doc Elie... On va partir à sa recherche.
-Elle est dure à trouver et tu es une militaire, elle ne voudra pas t'aider.
-Cette femme a quitté l'espoir pour soigner les gens et sauver les civils. S'il y a bien quelqu'un qui va pouvoir aider cette fillette c'est elle. Puis, il va venir avec moi comme témoin, il pourra la convaincre lui.
-Mais tu as vu le temps dehors ?
-Victor... pour sauver la vie de cette fillette ça vaut le coup.


Le militaire grogna, mais hocha la tête. Charlie prit son sac et son arme. Puis elle fit signe à l'homme de la suivre pour aller dehors. C'était leur seule chance. La jeune militaire regarda l'homme et lui dit alors avec assurance :

]-Ma base ne peut pas vous aider, mais je vais vous conduire à quelqu'un qui peut vous aider. Je vous jure de vous aider et de tout faire pour soigner votre fille. Mais il faut me faire confiance, ne vous inquiétez pas votre fille est en sécurité avec lui, je lui confierai ma propre vie... en fait, c'est ce que je fais souvent. Bon ! Prêt à vous mouiller ?


Hors RP :
 


by Moses


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Dim 3 Déc - 17:57
Samuel L. Taylor

   
L
a réponse, elle est déjà toute écrite. Tout le monde la connaissait, tout le monde l'avait déjà vécu. Il fallait savoir survivre pour avoir un minimum d'importance. Il fallait être débrouillard et certainement ne pas avoir un tant soit peu de pitié envers son prochain, parce que c'était ainsi que notre monde avait basculé, chacun ne pouvant que s'occuper de sa propre poire. Celui qui n'avait pas les moyens de se relever pouvaient toujours attendre qu'une main soit tendue face à lui pour l'aider. Et pourtant, nous étions tous un peu naïf, on s'attendait à ce que ceux qui étaient censés nous protéger, nous apporte un certain soutien. Un espoir qu'il valait mieux oublier rapidement. Qu'est-ce qu'on pouvait bien ajouter à tout ça ? Avant, on se battait pour arriver premier, pour être le meilleur, reconnu et apprécié, maintenant… l'être humain est près de tuer de sang-froid pour un morceau de pain. Une différence presque ironique.

J’entendais bien ses mots, sa conviction et la défense qu’elle avait envers eux. Et je suis bien loin de celui qui clame haut et fort avoir une vie si particulière que personne ne peut la comprendre. Elle est comme tout le monde, merdique avec une fin qu’on aimerait effacer, des erreurs à oublier et des actes impardonnables. Et pourtant… L’image que j’ai désormais des militaires serait à deux doigts de me rendre malade. La compréhension pour eux a bien du mal à voir le jour. Autant, je pourrais leur être reconnaissant de nous trouver un remède et retrouver un monde en paix, autant… En imaginant qu’ils y arrivent un jour… « À quoi servira votre vaccin s’il n’y a plus de civils pour continuer à vivre sur cette terre... » Ce ne fut qu’un murmure, mais, même pour moi, il resserra un peu plus la boule au ventre que crée cette situation. Un jour, il ne restera plus rien. Rien mise à part un merveilleux médicament que seuls les rescapés et soigneusement protégé des militaires pourront utiliser. Une fin des plus heureuses en quelque sorte.

En soi, je n'avais rien de plus ajouter, ni même l'envie de débattre sur un tel sujet une éternité. L'État de Mégane restait ma seule priorité bien que je me sentisse terriblement impuissant. Qu'est-ce que je pouvais bien faire de plus à par rester à son chevet ? L'idée de farfouiller les maisons alentour à la recherche de quoi que ce soit qui pouvait servir pouvait me tenter et même temps… Je doute pouvoir la laisser toute seule. Quand bien même il y aurait Sergent A et Sergent B à ses côtés, ce n'est pas ce qui me met le plus en confiance. C'est alors au même moment que je l'entendis appeler son cher coéquipier comme si quelque chose de sérieux venait d'arriver. Est-ce qu'elle avait entendu un bruit suspect ? Finalement, non, une discussion eut lieu et Mégane en était le centre. Que devais-je comprendre sur cette histoire de Docteur introuvable ? Un moyen d'avoir de l'aide malgré ce qu'elle venait de raconter ? Au fond, je ne comptais pas rechigner sur les petits détails du moment que l'aide était présente, mais… Je ne pus cacher ma légère grimace à l'idée de laisser celui-ci en compagnie de la petite.

Je ne mets pas en doute ses talents de militaire et très certainement pas la dévotion dont il fait preuve pour prendre soin de sa partenaire, mais, jusqu'à présent, il ne m'avait pas réellement convaincu. Les choses semblaient en ordre de leur côté et on attendait que moi. Je me fis violence pour accepter le deal et confier sa vie entre les mains d'un parfait inconnu, en particulier dans un état aussi faible. Néanmoins, il s'agissait là de faire en sorte de la soigner, avec une opportunité qui avait bien de maigre chance de refaire surface aussitôt. Elle était toujours inconsciente bien qu'une température plus basse, mais cela ne pouvait présager que c'était mieux pour autant sans un expert à disposition. Je me penchais à son oreille pour y murmurait la promesse que je ne serais pas long et que j'allais revenir. Il le fallait. Puis, je rassemblais mes affaires rapidement, sac ensuite sur le dos, je pris place un instant en face de monsieur Barton pour énoncer de manière suffisamment claire et concise sans pour autant être méchant. Du moins, c'est ainsi que je le voyais.

« ━ Mieux vaut pour vous qu'elle reste en sécurité et en vie jusqu'à mon tour. »

Évidemment ça sonnait comme une menace, le contraire aurait été étonnant. Et évidemment, j'étais prêt à le poursuivre dans toute la ville et même dans sa base si quoique ce soit lui arrivé durant mon absence. Et forcément, le fait qu'on vienne de milieu différent avec des entraînements qui n'avaient rien à voir, ne comptais pas m'arrêter en si bon chemin s'il lui manquait ne serait-ce qu'une mèche de cheveux. J'espérais avoir été bien compris. Et, comme pour me rassurer davantage, j'ordonnais au chien de rester sagement avec elle. Qui sait peut-être qu'entre-temps elle allait reprendre conscience et avoir ne serait-ce que la vue du chien à ses côtés pouvaient la rassurer sur mon absence.

Fin près, je ne pus m'empêcher de me demander si le choix était réellement bon, mais je mis dans un coin toute hésitation en ouvrant la marche jusqu'au rechausser. Le bâtiment nous protège peut-être de l'orage, mais une fois la porte passée, on se jetait littéralement dans la gueule du loup. Les rues n'allaient pas être sûres et rien que sortir d'ici me sembler être une partie quasiment perdue d'avance. À peine en bas, je pouvais en entendre quelques-uns bien trop proche à mon goût de la porte d'entrée. Ô joie, on va en chier.

« ━ Qui est Doc Élie ? Pour ce que vous en dites, elle ne semble pas apprécier grand monde. Ni même être du genre facile à trouver, si encore elle souhaite qu'on la trouve. »

C'est là tout ce que j'avais retenu de leur brève conversation. Un nom qui honnêtement ne me disait absolument rien, sur un visage qu'il était fort probable que je n'avais encore jamais croisé. Mais, il n'y avait que sa fonction qui pouvait réellement m'intéresser. En espérant qu'elle n'était pas du genre Docteur en tant que bénévole parce qu'il faut quelqu'un pour se dévouer à cette tâche. Mais, si elle cherchait à être si discrets et fuir les petits radars de certains, j'ose imaginer que c'était pour ses talents un peu trop convoités.

« ━ D'ailleurs, pourquoi est-ce que vous faites ça pour moi, pourquoi est-ce que vous m'emmenez la voir ? Tout le monde aurait besoin d'un médecin et de médicament. Mais pourquoi subitement vous décidez de me venir en aide ? N'est-ce pas contraire aux règles de votre base, ou quelque chose comme ça ? »

Spoiler:
 

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Charlie Renarde
Survivant
Mer 6 Déc - 21:24
Charlie Renarde



Un peu d'empathie
Charlie & Samuel

LA jeune femme alla jusqu'en bas avec l'homme, elle regarda la porte et fit un signe de non de la tête. Elle regarda autour d'elle après une autre sortie et à ce moment, il la questionna à propos de la femme médecin et aussi à propos d'elle... lui demandant pourquoi elle voulait l'aider. Charlie le regarda et lui répondit à ses premières questions :

-Franchement ? Elle était médecin pour l'espoir, mais elle n'a pas adhéré aux idées du clan concernant les civils et elle a déserté pour aider les gens comme toi. Je l'ai toujours défendu, je me retrouvais beaucoup en elle. Je ne sais même pas pourquoi j'ai défendu comme ça les miens, car à la base j'ai accepté de prendre les armes pour protéger les gens... les personnes comme ma mère. Bref ! C'est une vraie médecin qui dévoue sa vie à sauver les gens. Elle met un drap blanc avec une croix rouge dessus où elle se trouve pour que les gens puissent la retrouver s'ils ont besoin d'elle...

Charlie s'approcha d'une fenêtre et regarda entre les planches, elle grimaça en voyant un infecté juste devant à avancer lentement. La jeune femme recula d'un pas et regarda quelques fenêtres plus loin, c'était le même spectacle. Elle finit par soupirer et lui dire :

-Et si j'ai envie de t'aider, c'est parce que... je défends mon groupe car ils sont devenus un peu comme une famille pour moi et mon père était militaire, celui que j'aime était... est militaire, son père qui m'a élevé est militaire aussi, j'ai beaucoup de mal à laisser quelqu'un traiter/rabaisser les militaires... mais dans le fond, je suis toujours la jeune femme pétillante qui adore l'art et qui pense fort que chaque personne peut donner le meilleur d'elle si on lui donne sa chance. Je crois encore que l'humain est capable du meilleur, donc ça serait ignoble que je ne donne pas le meilleur de moi-même en retour. Donc, oui je risque de me faire un peu tirer les oreilles en rentrant de me mettre ainsi en danger et de mettre du temps à rentrer, mais ça en vaut la peine. Cela me fait sentir encore humaine. Bon !
Suis moi, on va pas passer par là...


Charlie remonta les escaliers, elle vit Victor passer la tête pour vérifier ce qui approchait. Elle lui fit signe que ça allait bien et continua de monter vers les autres étages. Une fois sur le toit et surtout sous la pluie, Charlie mit sa capuche, puis regarda autour d'elle. La jeune femme prit une planche et s'en servit pour faire un petit pont pour aller sur le toit de l'autre bâtiment qui semblait être en mitoyenneté avec plusieurs bâtiments... ça les permettrait de s'éloigner de cette zone par le haut.
Charlie passa la première avec prudence. Une fois sur l'autre bâtiment, elle lui fit signe :

-C'est bon Lucas c'est assez solide pour passer. On va longer ses bâtiments sur ce toit en faisant attention à ne pas voir ce fameux drapeau à une fenêtre.


by Moses


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Mar 2 Jan - 16:44
Samuel L. Taylor



Not alone
Puisqu'ils tiennent tant à leur précieuse sécurité, offrir un tel service à un inconnu qui ne fait pas partie de leur régiment est littéralement contraire à leurs règles. Règles que je ne me lasse pas de trouver on ne peut plus stupide. Mais ça doit être ça, ou bien la chance de se voir bannir d'un endroit qui offrait tout ce qu'un survivant pouvait espérer. Nourriture, toit et armes, avec un peu de réconfort envoyant d'autres humains. À choisir, moi aussi, je prendrais soin de respecter les lois, quand bien même je n'aurais pas tenu longtemps avant d'aller dans son contraire et n'en faire qu'à ce que ma tête trouve bien plus juste est non égoïste. Cependant, après avoir entendu ses explications, je m'en voudrais presque de l'avoir traité comme si chacune de ses décisions était une grave erreur, alors qu'elle avait des raisons on ne peut plus respectables. En soi, je pouvais mieux comprendre, qui n'en ferais pas autant pour protéger les siens en les suivants aveuglements… Peut-être devrais-je apprendre à tourner sept fois ma langue dans la bouche avant de parler quand la colère monte. Mais ce serait littéralement une perte de temps.

J'aurais d'ailleurs voulu m'excuser, car au fond, je n'ai pas été tendre et je n'ai fait que sortir les crocs en me préoccupant que de ce qui importait pour moi. Mais je n'en eus guère le temps alors qu'elle repartait déjà à l'étage pour trouver une autre sortie. L'entrée étant condamnée et avec de forte de chance toute issue allant derrière aussi, il ne restait par conséquent que le toit. En espérant que les quelques morts-vivants qui traînent dessus soient bien moins nombreux que ceux d'en bas. Dans un soupir qui espère sincèrement que tout cela se termine rapidement, je la rattrape pour ne pas la perdre.

Une fois en haut, je me félicite de ne pas avoir le vertige au vu de ce qui nous attend. Finir dans un état de crêpe au sol avec des monstres pour finir le travail ne me tente que très peu. Elle passe la première sans vraiment de difficulté malgré le temps qui nous offre un obstacle fort déplaisant et une planche avec de fortes chances d'être glissante. Puis mon tour arrive et l'entendre prononcer mon “nom” me fait légèrement grincer des dents. Un point que je me dis que je dois remettre en ordre. Alors, une fois le bâtiment enjambé en évitant de justesse la chute sur le côté, une main posée sur son épaule une fois à sa hauteur pour la retenir avant qu'elle ne reprenne le chemin en direction du drapeau, il serait peut-être temps de jouer cartes sur table non ? Si son aide ne semble pas aussi sincère, il y a bien longtemps qu'elle nous aurait abattus en compagnie de son coéquipier qui je suis sûr en rêve déjà. Dans le cas contraire, je ne pourrais que m'en mordre les doigts d'avoir ôté toute prudence. Mais pour l'heure, je me dis que je préfère partir du principe qu'ils ne sont pas aussi mauvais que tout le reste de son clan militaire.

« ━ Attendez... Sam... Je m'appelle Sam. Enfin Samuel. »

La franchise n'est sûrement pas au même titre que son aide, mais n'est-ce pas déjà un bon début ? Pour le moment, nous n'avons pas vraiment d'autre choix que de s'entre-aider même si dans leur cas, ils pouvaient facilement se passer la nôtre sans crainte.

« ━ Le monde d'aujourd'hui m'a appris à être méfiant. Même sur un tel détail sûrement insignifiant. Mais puisque vous prenez des risques pour moi... Je peux bien être honnête envers vous. Et la petite se nomme Mégane. Ne m'en voulez pas trop ce ne sont que des précautions. »

Qui n'en prendraient pas ? J'inspire en me passant une main négligemment derrière la nuque. Les excuses n'ont pas toujours été un point fort.

« ━ Je comprends le fait de se dévouer autant pour les militaires. Ils ont été là quand vous en aviez besoin et respecter leur règle c'est surement une façon des remerciers. Si je vous ai offensé avec ce que j'ai dit… Veuillez m'en excuser. Quand… Quand il s'agit Mégane… Je ne cherche qu'à tout faire pour qu'elle reste en vie et la protéger, quitte à être désagréable envers autrui, si ce n'est pire. Mais… avec ce que vous faites pour moi actuellement, les risques que vous prenez, je n'en vois pas la peine de vous mépriser. Alors, est-ce que vous… Est-ce que tu veux bien qu'on reparte d'un bon pied ? »

Main tendue en avant, j'attends de voir si elle compte la prendre pour que nous repartions sur quelque chose de neutre, ou si tout cela avait réellement entaché toute possibilité de bien s'entendre même si rien ne garantit que cela pouvait durer au-delà de notre situation. Ne serait-ce que pour être d'accord qu'aucun ne plantera un couteau dans le dos de l'autre.

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Charlie Renarde
Survivant
Dim 28 Jan - 19:19
Charlie Renarde



Petite explication
Charlie & Sam

Alors qu’elle allait avancer Charlie sentit une main se poser sur son épaule, elle lança un regard à celui qu’elle accompagnait. La pluie faisait qu’il avait le visage mouillé et plein de gouttes d’eau sur ses cheveux, ainsi que sa barbe. Charlie s’imaginait elle aussi les cheveux trempés, dégoulinant et collant sur son visage. Ils devaient avoir l’air fin comme ça, trempaient de la tête au pied, dehors en pleine tempête, sur les toits d’immeubles entourés de zombies. Un scénario digne d’un grand film de catastrophe, enfin, ça l’aurait été s’il y avait encore eu des films de tourné. Non, maintenant c’était juste la réalite… la vie de tous les jours.

Charlie le regarda se demandant alors ce qu’il lui voulait, surtout dans une telle situation. C’est alors qu’il lui apprit qu’il s’appelait Sam, elle le regarda et sourit, ravie qu’il veuille enfin donner son vrai prénom. Charlie avait vu le regard de sa fille lors des présentations et elle l’avait entendu appeler la fille autrement lors de son malaise, donc ça n’avait pas été bien compliqué de deviner qu’il mentait. Il prit également la peine de se justifier et de dire le vrai prénom de sa fille également. Sam continua sur sa lancée, disant qu’il comprenait son point de vue pour les militaires et continua ainsi de se justifier jusqu’à ce qu’il arrive enfin au moment de lui demander si elle voulait bien le pardonner et repartir sur une bonne base. Charlie agita les mains devant elle en souriant et lui disant :

-C’est bon, c’est bon… Pour commencer je ne t’en veux pas, je comprends également ton point de vue. Donc inutile de te justifier et t’excuser autant, tu n’as pas fait ça en pensant à mal, c’est donc le principal à mes yeux. Puis…

Charlie le regarda dans les yeux et afficha soudainement un sourire malicieux, pour le taquiner un peu et alléger l’ambiance. Elle rajouta alors :

-De toute façon je savais que ce n’était pas votre identité, ça se voyait à votre façon de vous comporter, ça ne semblait pas naturel pour vous ces prénoms…

Elle lui fit un clin d’œil et regarda autour d’elle. Toujours aucun signe du fameux drapeau qui pourrait les aider à localiser Elie. Charlie espérait vraiment qu’elle était dans le coin, sinon cela serait plus compliqué que prévu pour la trouver. Sinon elle pouvait très bien être dans un autre arrondissement ou à la citadelle, elle ne savait pas si elle était du genre à braver la tempête ou non. Après ce regard autour d’elle, Charlie lança alors à Sam :

-Bon ! On doit bouger, déjà que je suis sûre qu’on va tomber malade avec ce temps, inutile de rester plus longtemps que nécéssaire sous cette pluie.

Comme pour approuver ces paroles un coup de tonerre retenti. Elle grimaça, plus il y avait de l’orage et plus les infectés s’agitaient. Elle soupira et se remit en marche vers un autre toit qui semblait pouvoir être accessible sans difficulté…


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Sam 3 Fév - 0:45
Samuel L. Taylor



Not alone
Est-ce que j'avais ruiné toutes mes chances d'avoir un allié avec toute cette histoire ? Aussi court qu'aurait pu durer cette entente. Au fond, j'étais plus près mentalement à me faire refouler comme jamais, à ce que ce ne soit possible de repartir du bon pied, mais ce sentiment était ben faux et loin de la réalité qui me fit lâcher un soupir de soulagement sans le cacher. La réaction fut sans appel, elle était bien loin de m'en vouloir et aussi surprenant que cela puisse être je me sentais soudainement très con ; mais n'était-ce pas mieux ainsi ? Au moins nous étions d'accord et un quelconque malaise qui aurait pu s'instaurer venait de disparaître en un seul éclair, nous permettant maintenant de plus avoir ni besoin de s'étaler sur le sujet ni même de revenir simplement dessus. Plus besoin de mentir à ce sujet, quand bien même ce n'était pas totalement le cas, mais ce n'était que des petits détails insignifiants sans vraiment de réelle importance. Pour l'heure, il était désormais possible de revenir à des choses bien plus urgentes et primordiales.

C'est bien beau d'être sur un toit, sous la pluie mouillée comme pas possible avec une grippe doublée d'une pneumonie en approche, mais cela ne nous avance en rien concernant notre recherche. Qu'est-ce que nous allions faire maintenant et comment est-ce qu'on été censé se débrouiller pour la trouver ? Il fallait chercher un drapeau certes, mais encore fallait-il avoir une petite idée d'où commencer à chercher, dans quelle direction partir. Nous aurions pu aller devant comme derrière, comme à droit ou encore à gauche. Les choix étaient bien trop multiples pour ne pas se prendre la tête sur la question. Une main vint plaquer mes cheveux en arrière en faisant un tour des horizons du regard, c'en était à vouloir abandonner tant la ville était vaste et que l'envie de crapahuter sur tous les toits n'étaient pas au rendez-vous.

« ━ Elle est doué pour jouer à cache-cache dis-moi. »

Peut-être même un peu trop. Mais puisqu'elle a décidé de quitter son groupe pour venir en aide à sa façon, c'est sûrement mieux qu'elle ne soit pas trouvable facilement par le premier venu. Il n'empêche que dans cette situation-là, ça ne nous aide absolument pas. Quitte a prendre un chemin, j'essaie au mieux de ne pas trop me casser la tête en allant tout droit. Il fallait bien débuter quelque part non ? Peut-être qu'avec un peu de chance son signe serait visible derrière deux pâtés de maisons ce qui faciliterait l'idée de la ramener au plus vite auprès de Mégane. Et si elle était à l'autre bout de la ville ? Une question que je n'avais pas vraiment envie de poser là maintenant, mais dans l'éventualité j'espérais que l'état de la petite ne serait pas en train de se dégrader davantage. Je ne sais si elle serait suffisamment robuste pour tenir à un long aller-retour. Nom de Dieu fait qu'elle le sera.
J'inspire profondément en essayant de plus y penser, traversant une autre planche pour atteindre un toit suivant alors que le tonnerre recommence à éclater soudainement.

« ━ Quand tu as dit qu’il fallait la convaincre, j’imagine qu’un simple sourire charmeur ne sera pas suffisant n’est-ce pas ? Ta présence, en sachant que vous avez un passer commun serait un frein pour la ramener avec nous, tu penses ? »

De ce que j'ai compris de leur histoire tout ce n'est pas aussi bien passer entre tout le monde. Est-ce qu'elles sont restées en bon terme après ça malgré tout, je ne saurais le dire. Néanmoins, c'était un petit détail que j'avais besoin de prendre en considération pour savoir à quel point je devais la convaincre de bien vouloir faire la route inverse avec nous. Après tout, je ne suis pas le seul qui ait besoin d'aider et très certainement pas une priorité à ses yeux. Mais qui ne tente rien n'a rien n'est-ce pas ?
Une pensée qui s'arrête d'un coup alors que mon regard reste fixé au loin. Je prends un certain temps à l'analyser et à être sûr de ce que je vois avec le temps qui s'acharne avant de faire signe à ma coéquipière :

«━ Hé, regarde, ça ne serait pas son signe ça ? Du doigt, je montre au loin sur deux bâtiments un drapeau quasiment blanc flottant dans l’air en luttant contre la pluie. Elle n’était peut-être pas si introuvable, mais… on va avoir un autre problème. »

Et même un gros. Ce qui nous sépare de notre sauveuse n’est autre qu’un toit rempli d’infecter qui marche dans tous les sens à la fois attiré et excité par le tonnerre. Un obstacle qu’il semble insurmontable, quand bien même on atteindrait ce toit, je doute que nos armes soient fournies de suffisamment de balles pour tous les abattre. À vue de nez, on dirait qu’il y en avait une vingtaine. Si ce n’était même plus.

«━ Comment est-ce qu’on traverse l’émeute sans se faire prendre au piège… Tu penses qu’on pourrait abandonner les toits pour traverser par l’intérieur des bâtiments ? C’est peut-être moins dangereux... Sauf si tu préfères foncer tête baissée dans le tas et croiser les doigts pour que ça marche... »

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Charlie Renarde
Survivant
Mer 7 Fév - 23:08
Charlie Renarde



Une dose d'espoir ?
Charlie & Samuel

Samuel et Charlie avancèrent un petit moment, il lui posa des questions sur cette Elie. Elle repensa à ce que les autres avaient dit sur cette femme. Certains la voyaient comme une déserteuse, une vraie traitresse et donc la détestait… puis d’autres la voient comme une pauvre fille qui se voue à une cause perdue. Mais… n’est-ce pas pas leur cas à eux aussi ? Charlie elle, elle avait une vision bien différente d’elle, d’ailleurs elle expliqua à Samuel :

-Je ne sais pas si je vais devoir la convaincre étant une militaire ou si elle va nous suivre facilement s’il s’agit d’une enfant. Et pour être franche, je ne la connais pas directement. J’étais en formation militaire, je suis arrivée un peu après elle et quand ils ont vu mes compétences, ils m’ont proposé une formation militaire. Donc je n’allais pas en mission quand elle était encore là… je la voyais juste passer, on ne pouvait pas la louper, elle est vraiment une belle femme, en plus d’être une bonne femme. La plupart des militaires la voyeaient comme une traitresse ou comme une folle. Moi j’admire ce qu’elle a fait et ce qu’elle fait encore.

Elle sourit en pensant à cette belle femme blonde incendier les militaires à leurs retours de mission, car ils l’avaient empêché de soigner quelqu’un. Cette femme était une vraie battante, rien ne pouvait l’empêcher de faire ce qui lui semblait juste. C’est à ce moment là que Samuel lui montra du doigt un drapeau. Il aurait pu être accessible si seulement, il n’y avait pas un toit avec une vintaine d’infectés qui les séparaient de leurs objectifs.

Charlie s’accroupit et observa calmement. Effectiment les infectés étaient bien trop nombreux et surtout, certains étaient plus rapidement que les moues qu’ils croisaient dehors. Donc il y avait quelques infectés frais, des vrais dangers aux sens qui fonctionnent bien. Charlie fit signe à Samuel de se baisser et lui montra la trappe a incendie du bâtiment. Il fallait surtout pas que ces infectés les entendent parler. La jeune femme s’y dirigea discrètement et ouvrit la trape le plus silencieusement possible. Il faisait noir à l’intérieur, mais bon ils n’avaient pas le choix. Elle murmura :

-J’y vais la première et je te fais un signal si c’est bon.

Elle prit une profonde inspiration et se glissa dans le trou en s’accrochant au bord, puis elle lâcha. Elle attérit sans se faire mal, ce n’était pas trop haut. Elle resta silencieuse, l’oreille tendue pour essayer d’entendre la moindre chose vivante. Mais rien ne vint sur elle malgré le bruit de son atterisage. Charlie sortit sa lampe de poche et appuya rapidement dessus en éclairant le sol comme signaux pour Samuel. Une fois qu’il l’eut rejointe, Charlie lui expliqua :

-On va se déplacer d’un bâtiment à l’autre, la menace est trops grande sur le toit. Il y a des infectés de niveau 1… Je vais t’expliquer ça pourra peut-être t’aider un jour… niveau 1 c’est des infectés fraichement transformés, ils sont rapides et ils ont tous les sens en état… niveau 2, ils sont encore en bon état, mais leurs sens sont défaillants et ils sont un peu plus lent… puis niveau 3, ils sont très lent et se déplacent molement, ayant perdu leurs sens… Par contre par les bâtiments, on va dire que le seul avantage c’est d’être au sec. Il fait noir, on ne peut pas trop éclairer avec nos lampes et le moindre bruit peu résonner, donc attirer tous les infectés du secteur.

Charlie lui fit signe de la suivre et commença à descendre silencieusement les escaliers en fixant le noir total dans l’espoir que c’est yeux s’habitue à cette obscurité. Alors qu’elle était arrivée au huitième étage, quelque chose la plaqua violement au sol dans un bruit bestial et enragée. Charlie se débattait et essayait d’attraper son couteau, mais l’infecté qui essayait de la mordre était trop agité… un niveau 1…


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Mer 28 Fév - 18:48
Samuel L. Taylor



Not alone
Petite pointe d'humour, mais on ne le relèvera pas. Évidemment que foncer dans le tas était une idée on ne peut plus suicidaire et au fond j'espérais qu'elle ne prendrait pas cette remarque au sérieux. Forte heureusement pour moi la demoiselle était bien plus futée que ça pour ne pas se laisser prendre si facilement, passer par ailleurs tant que c'était possible nous permettait de faire une grosse économie de balle en plus de rester entier. Que demander de plus ? Ma coéquipière ne perdit pas le temps et m'invita à la rejoindre à la même hauteur. Mieux valait éviter qu'ils nous entendent et s'excitent davantage pour si peu.

Si ce chemin n'était guère possible, elle avait résolu la solution à notre problème en un rien de temps en soulevant la trappe. J'hoche la tête à ses dires et la laisse passer en première. Je guette durant ce laps de temps qu'aucun infecté n'en profiterait pour surgir de nulle part qu'on aurait oubliée sur le toit, mais par chance rien ne me surprend et je peux rapidement la rejoindre en bas une fois le signa reçu. Pour le coup, je suis assez ravie d'avoir pensé à prendre la lampe une foi dans le noir. Certes, je ne l'utilise pas pour faire le tour de la pièce où quoi que ce soit d'autre d'ailleurs par précaution, mais la braque à mes pieds, forçant les yeux à s'habituer à la pénombre ce qui est loin d'être une partie de plaisir. Mon oreille avait écouté ses explications, mais mon attention fut bien trop portée sur les alentours. Ces petits craquements entendus, en plus des gouttes d'eau de nos vêtements qui finissaient sur le sol, pouvaient aussi bien venir d'un rat errant qu'autre chose. Mais en fin de compte, j'aurais dû me fier à mon premier instinct en restant sur mes gardes. J'avais à peine relâché la pression que quelques secondes plus tard, j'entendais le son charismatique d'un infecté. Pas le choix, la lampe se braqua droit devant pour voir celui-ci s'en prendre à Charlie.

Pas le temps de réfléchir une éternité, je sortis le couteau aussi rapidement que possible et, en évitant tant bien que mal d'être la nouvelle cible de me prendre un coup, je le plantais à deux reprises dans la cervelle avant de jeter son corps au plus loin. Lâchant, un soupire, je tends la main en avant pour l'aider à se relever :

«━ Dis-moi qu'il ne t'a pas mordu. »

Parce que ça me ferait chier de devoir lui plantait un couteau d'ici quelques heures pour rester en vie. Ce n'était clairement pas le moment de perdre quelqu'un de plus. Au-delà de ça, j'en venais à me demander si passait par l'intérieur était réellement la meilleure idée. Ma lampe fit finalement le tour de la pièce où nous nous trouvions, hors de question de se faire avoir une deuxième fois. Heureusement, il n'y avait rien mise à part tout un tas de cartons et babiole sans nom. Très certainement un débarras, mais il y avait au moins une porte qui n'était pas condamnée de notre côté, il ne restait plus qu'à espérer qu'elle ne le soit pas de l'autre. C'était de toute manière le seul endroit pour sortir de là. Je dégageais le passage des quelques cartons postés devants, puis ouvris par chance, délicatement la porte. Passant la tête, le couloir était éclairé par la lumière extérieure qui se faufilait maladroitement par la fenêtre, puis j'énonçais en chuchotant la situation évaluée.

«━ Bon, je vois deux infectés à gauche, je dirais de type deux, voire trois. À droite ça suit le prolongement du bâtiment en direction du suivant par la porte de secours. Mais il est bloqué par un meuble. Ce serait trop risqué de l'atteindre sans se débarrasser d'eux. »

Même si l'espace entre les deux était vachement large, le temps de déplacer l'obstacle était une perte de temps ainsi qu'un risque qu'il valait mieux éviter. S'il avait la possibilité de courir, nous étions foutus.

«━ On ne peut pas y aller à coup de balles, on prendrait le risque d'en alerter d'autres dans le coin, mais peut-être qu'à coup de barre en métal, on pourrait s'en sortir ? Y en a qui traînent dans le coin. Tiens regard. »

Je me décale pour lui laisser la place pour observer et se faire sa propre idée sur la situation. Nous sommes de toute manière partie pour surmonter plusieurs obstacles jusqu'à l'arrivée au drapeau, j'espérais au moins que la zone du Doc était bien plus en sûreté qu'ici.

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Charlie Renarde
Survivant
Jeu 8 Mar - 19:47
Charlie Renarde



Pas à pas
Charlie & Samuel

Charlie se débattait de toutes ses forces, alors qu’elle parvint à faire une prise et bloquer les bras de l’infecté, son partenaire d’aventure l’attaqua et l’acheva. La jeune femme avait écarté sa tête à temps pour éviter de recevoir trop de sang dans le visage. Elle dégagea le corps et elle sentit la poigne de Sam’ la relever. Essouflée, Charlie se pencha en avant et prit de profondes respirations. Il lui demanda alors si elle n’avait pas été mordue. La jeune femme le rassura de suite :

-Non ça va… j’ai réussi à éviter ses dents… il s’en est fallu de peu. Merci !

Elle fut presque aveuglée quand Samuel alluma sa lumière brièvement pour éclairer les alentours. Ce fut assez pour qu’ils repèrent une porte. Son partenaire d’aventure fit les repérages et signala le problème, puis lui donna son avis en lui proposant de regarder à son tour. Charlie se faufila jusqu’à la porte en lui disant :

-Attends que je jette un coup d’œil…

La jeune femme observa à son tour le couloir, par chance il était un peu éclairait contrairement aux escaliers. Charlie observa à son tour la situation, il avait raison… pour atteindre la porte, ils devaient s’occuper des infectés et en silence pour ne pas attirer ceux des autres étages ou de l’extérieur. Charlie regarda alors Samuel, sortit son couteau de combat, puis lui murmura alors :

-Je prends celui qui se trouve plus à droite et toi celui vers la gauche. Élimination rapide et silencieuse, au risque de se faire repérer comme tu l’as précisé.

La jeune femme tira légèrement sur la porte pour essayer de l’ouvrir un peu plus, pour qu’ils puissent passer. Mais naturellement c’était sans compter sur un grincement raleur des gondes de la porte. Charlie grimaça en se figeant, tout en voyant les infectés se tourner vers eux. Pas le choix, ils allaient devoir affronter celui face à face en confrontation directe. Elle remarqua rapidement qu’ils étaient moues et ça la rassura, ça n’allait pas être trop compliqué. Elle lança alors à Samuel :

-Maintenant !

Puis, elle chargea à sa façon. Charlie opta pour la rapidité, elle se glissa dans l’ouverture se précipita vers celui qui lui était destiné, esquiva le mouvement que l’infecté fit vers elle et lui planta son couteau dans la tempe. Vite fait, bien fait. Elle laissa Samuel se chargea de l’autre, la jeune femme avait largement confiance aux compétences de l’homme, surtout qu’il venait de lui sauver la vie. Une fois finis, elle se dirigea vers la porte et grimpa sur le meuble qui barrait la porte. Quelque chose chargea violement la porte, la faisant tomber à la renverse sur le coup de la surprise. Un infecté de niveau 1. Elle gromella en se relevant, puis regarda Samuel :

-Bon ! Tu crois qu’on peut s’occuper de lui ? Ou s’est trop risqué ? Sinon, on va devoir vérifier s’il y a un passage à un autre étage…


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Jeu 5 Avr - 21:02
Samuel L. Taylor



Not alone
Bon, deux infectés ce n'est pas la mort non plus, si ? C'est facilement gérable à partir du moment qu'on ne fait pas un boucan monstrueux. Le tout était simplement de savoir s'y rendre sans être pris au piège avant. Une question que la demoiselle ne perdit pas de temps pour y trouver une réponse et j'acceptais l'idée d'un simple hochement de tête. Prenant l'une de ces barres métalliques, grande mais assez maniable, elle allait faire office d'une arme jusqu'à nouvel ordre. Elle pouvait s'avérer utile avec assez de force et bien planter. Plus encore avec cette pointe légèrement fendue, rendant le tout plus dangereux. Charlie ouvrit doucement la porte, mais le grincement nous trahissait déjà. Tant pis pour la discrétion, restait plus qu'à foncer dans le tas. Le temps qu'elle passe, puis, je suivi le mouvement sans attendre. La barre pointée droit devant, je visais l'oeil de l'infecter et l'enfoncé sans demander mon reste une fois à sa hauteur. L'impact fut si fort que dans l'élan, je l'amenais au sol, mais par acquis de précaution, je sortis vivement un couteau de la poche en le plantant dans le haut de son crâne, pas de doute, cette fois il était mort.

Ceci fait, les deux n'étant plus un problème, nous pouvions tranquillement nous rendre en direction de la porte pour l'ouvrir. Néanmoins, je ne m'attendais pas à ce que nous ayons de la visite qui nous attendent déjà de l'autre côté. Pas moyen d'avoir cinq minutes de paix dans cette ville, hein ? Heureusement qu'il n'avait fait que la renverser sans pouvoir réellement l'atteindre, à croire qu'il s'était donné le mot pour se positionner en tant qu'obstacle en étant plus compliqué à combattre une fois sur deux.
Journée de merde.

«━  On le fait et on avance. On perdra trop de temps à chercher une autre sortie, on ne sait pas combien il nous en reste. »

Et j'en ai franchement ma claque. Je veux simplement trouver ce docteur et soigner Meg. Tout ce temps qu'on a perdu à être là... Je ne veux même pas imaginer le pire.

«━ Je bouge le meuble et on lui saute dessus. Tiens, prend ça »

Je lui tends la barre qui m'avait servi et qui était encore utile, puis, je pris place auprès du meuble pour le déplacer. Au fond, j'aurais très bien pu ne rien faire au vu de l'acharnement de l'infecter contre la porte, celui-ci aurait pu l'ouvrir à lui tout seul à force de persévérance. Je le tire vers moi suffisamment pour que la porte s'ouvre soudainement, suivi du monstre près à nous dévorer. Fort heureusement, le meuble l'empêchait de courir droit sur nous, mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne le contourne. Alors, de notre côté aussi nous n'en perdions pas davantage. Une combinaison parfaite et improvisée qui le mit rapidement au sol. Un nouveau problème en moins.

Derrière son cadavre, se trouvaient des escaliers et par chance une zone sans danger. Enfin, j'imagine qu'elle le restait à partir du moment qu'on ne se rendait ni sur l'étage d'en dessous, ni celui-ci d'au-dessus. Sauf qu'on avait de monter. Je pris la marche en avant prudemment en grimpant les escaliers. Pas un bruit à l'horizon à part l'orage, mais c'était justement ce qui rendait le lieu encore bien plus effrayant. L'étage d'en haut était pour le moins desert, mais ce qui m'attira réellement fut cette grande fenêtre dans une chambre ouverte et abandonnée. Elle avait un balcon qui donnait directement sur celui-ci d'en face. Pile là où nous avions besoin d'aller, je l'aurais reconnu entre miles. Me précipitant à l'intérieur, j'évalue rapidement la distance entre les deux ; avec la pluie, ce serait littéralement suicidaire de faire un simple saut, l'un de nous pouvait glisser et ce serait une mort certaine qui nous attendrait.

«━ C'est ce bâtiment-là. Il ne reste plus qu'à savoir comment on y entre et à quel endroit elle se trouve à l'intérieur. On pourrait utiliser cette planche pour passer de l'autre côté déjà, dis-je en montrant l'a concerné sagement caler contre un mur et assez longue, permetant de passer d'un balcon à un autre.  En espérant que celle-ci soit assez solide pour nos poids... Enfin... je ne dis pas que tu sois grosse loin de là... Tu es parfaite... enfin je veux dire... Il y a plus de risques avec moi... »

Tu voulais te taper la honte ? Voilà, on ne peut pas faire mieux mon vieux. Bravo ! Il ne manquerait plus que je ne passe pour un goujat maintenant.

«━ ….Ahem… Bon… tu… tu veux passer en première au cas où, ou bien ? »


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Charlie Renarde
Survivant
Sam 7 Avr - 1:04
Charlie Renarde



Objectif atteint !
Charlie & Samuel

Charlie suivit alors l'avis de Samuel. Même si les militaires avaient tendances à être plus prudents en général. Pour elle, c'était mieux de perdre un peu de temps que de perdre une vie... enfin, après ce n'était qu'une question de point de vue. Charlie se donna à fond et frappa au bon moment, esquiva plusieurs fois l'infecté et lui cassa une rotule ce qui le fit flancher quelques instant, juste assez pour permettre à Samuel de l'achever.

Puis leur chemin continua, ils finirent par arriver au bâtiment face à l'endroit à atteindre, mais malheureusement pour eux la distance était trop importante. Charlie alors l'espace essayant de voir si elle pouvait au moins réussir à bondir, pendant ce temps Samuel trouva une idée et bredouilla quelques paroles qui firent sourire la militaire, mais elle ne releva pas pour pas gêner davantage cet homme. Elle posa sa main sur son épaule en lui répondant :

-Je vais poser la première, mais on va se sécuriser avec ma corde en l'attachant autour de notre taille. Je vais m'attacher, comme ça si elle cède sous moi, tu pourras me rattraper... si ça cède... Une fois de l'autre côté j'attacherai la corde au pilier, comme ça si la planche cède sous ton poids, tu seras sécurisé.

Charlie attrapa la planche et la posa de la façon la plus stable possible. Puis elle sortit sa corde de son sac, elle la noua autour de sa taille et entreprit de la nouer autour de la taille de Samuel. La jeune femme faisait un nœud qu'elle avait appris lors de ses missions... Elle se mit debout sur la balustrade du balcon, pris une profonde respiration en regardant le vide et lança comme pour s'auto encourager :

-Bon ! Aller... c'est parti !

Charlie s'élança sur la planche qui bougeait légèrement, elle avançait prudemment et essayait d'ignorer la pluie qui lui fouettait le visage. La jeune femme finit tant bien que de mal, par atteindre le balcon d'en face. Elle sauta rassurée d'être arrivée de l'autre côté sans tomber et rapidement elle enleva la corde autour de sa taille pour l'attacher autour du pilonne.

Alors qu'elle venait de finir de faire son noeud de sécurité, elle entendit le cliquetis d'une arme derrière elle. Charlie dégaina son pistolet en pivotant rapidement pour viser la personne qui la visait... La femme qu'il recherchait. La médecin se tenait déterminée et armée, elle lâcha à Charlie :

-Alors comme ça les militaires m'ont retrouvé ! Ne compte pas sur moi pour te suivre gamine !
-Je ne suis pas là pour ça. J'ai amené un civile à vous, vous devriez l'écouter. Je sais que vous vous méfiez des militaires, mais au moins écoutez le !


La femme recherchait regarda Samuel et hocha la tête comme pour accepter de l'attendre, mais pas de baisser sa garde. Les deux femmes se tenaient en joue.


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Dim 8 Avr - 13:57
Samuel L. Taylor



Not alone
Je n'ai même pas envie de savoir ce qui m'est passé par la tête pour dire ça. Je ne pensais clairement pas à mal, mais, c'était comme si l'espace d'un instant, j'étais obligé de me justifier, de peser mes mots avant de sortir une connerie. Même si en fin de compte elle a fini par sortir. Résultat, cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas senti aussi ridicule, j'aurais pu trouver cela drôle si la situation n'était pas aussi critique. Fort heureusement pour moi, la demoiselle ne m'en tenait pas rigueur ce qui permit de passer rapidement à autre et de faire taire ce malaise naissant au-dessus de ma tête. J'hoche la tête à son idée qui nous valait une bonne sécurité à tous les deux, puis la laisser me passer la corde autour de la taille.

Je pris place sur le balcon en tenant la corde qui se déroulait au fur et à mesure qu'elle avançait dans mes mains, prêt à retenir sa course si elle venait à glisser subitement. Chose que je n'espérais sincèrement pas. Mais après avoir été très prudente, elle arriva de l'autre côté dans une sécurité presque total. Et d'une. Maintenant, c'était mon tour. En douceur, je me mis sur la planche et avec tout autant, je traverse l'espace qui me sépare de l'autre côté. Prenant soin de ne surtout pas regarder en bas, ni même en haut avec les bruits de grognement des infectés. Mon cœur faillit louper un battement à la seconde ou mon pied se mit à déraper sur le côté, cependant, j'eus la chance de me rattraper de justesse et d'enjamber l'espace restant pour finir sur le balcon. Le temps de laisser échapper un soupir et d'être soulagé d'avoir une vie sauve, que de nouveaux ennuis ne perdirent pas de temps à nous tomber dessus.

Les mains levées pour ne pas paraître hostile, je ne pris même pas la peine d’essayer d’enlever la corde. Avoir deux femmes qui se tenaient en joue prête à tirer au moindre faux pas, ça donnait de quoi se tenir tranquille. J’étais à la fois rassuré de l’avoir trouvé – si on peut dire – aussi facilement, qu’inquiet qu’elle ne désire pas venir avec nous pour des malvenue qui ne me concernaient même pas.

«━ Ne tirez pas. Je ne suis pas là pour vos histoires, je ne fais pas partie des militaires. J’ai simplement besoin de votre aide. »

Ni plus ni moins, c’est tout ce que je demandais. Pour le reste, j’estime qu’elles sont assez grandes pour se débrouiller toute seule. Je me risquais à faire un pas en avant, quitte à être plus exposé en cas de balle perdue, mais ma demande était sincère et je voulais qu’elle le comprenne. Je n’étais pas là pour la piéger.

«━ Il s'agit de ma fille. Elle... Elle n'était pas au mieux de sa forme dernièrement, mais là... ça n'a fait que s'aggraver. Elle était brûlante de fièvre, puis elle a perdu dangereusement connaissance. Elle n'a pas été mordue, je le sais, mais... je ne peux rien faire pour l'aider. Je vous en prie, vous êtes ma seule chance sans vous... je ne veux pas imaginer le pire si le tout continue à dégringoler. »

Le simple fait de le dire m'arrache la gorge, suivi d'un nœud dans le ventre qu'il me semble impossible à me débarrasser.

«━ S'il vous plaît, je vous en supplie. Je serai prêt à vous rendre l'appareille d'une manière ou d'une autre... Tout ce que vous voulez du moment que vous la sauvez. »

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Charlie Renarde
Survivant
Dim 29 Avr - 16:52
Charlie Renarde



Un marché honorable
Charlie & Samuel

Les choses se passèrent comme Charlie l'avait prévu... La médecin baissa rapidement sa garde en entendant parler d'une enfant malade. Même si elle tenait toujours son arme braquée sur Charlie, la soldat pouvait sentir que sa vigilance était baissée, c'était un bon pas en avant. La médecin regarda la jeune militaire méfiante et fronça les sourcils, avant de lui dire/demander :

-Tu me sembles bien jeune pour être militaire...
-Je ne le suis que depuis 3 ans.
-Étrange qu'ils aient accepté une non militaire pour la former, ils doivent commencer à être à court de soldats. Ma pauvre... C'est quoi ton nom ? Car apparemment tu me connais, mais moi pas.
-Je m'appelle Charlie Renarde.


En entendant son prénom et son nom, le visage de la médecin afficha clairement une surprise et un tout autre intérêt. Elle semblait la connaître de nom apparemment... Charlie haussa un sourcil, mais la médecin finit juste par rajouter :

-D'accord. Je viens ! J'irai contre mon principe de ne pas suivre des militaire, mais à deux conditions. La première que toi et certainement un coéquipier me laisse repartir. Puis la seconde je veux une discussion avec toi jeune soldate.
-D'accord.


Charlie se demandait ce qu'elle lui voulait, piquée par la curiosité. La médecin baissa son arme et la militaire fit de même. La jeune femme se tourna vers Samuel et lui adressa un sourire soulagé, ils avaient réussi ! La petite allait être soignée. La médecin leur dit alors :

-Je vais prendre ma trousse de soin et on y va.

Elle rentra quelques minutes. Le chemin de retour allait être plus rapide, ils savaient par où passer et ils avaient éliminé quelques obstacle. Très vite la doc ressorti du bâtiment, prête à les suivre.


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Samuel L. Taylor
Rescapé
Dim 6 Mai - 15:57
Samuel L. Taylor



Not alone
J’aurai été prêt à lui donner un demi-million – si encore l’argent avait de valeur aujourd’hui et que cela existait encore – ne serait-ce que pour sa vie. Et quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Elle était une priorité non négociable, qu’importe ce que cela pouvait me couter physiquement ou non. Et j’espérais sincèrement que mes mots étaient suffisants pour la convaincre. Si c’était le seul médecin disponible, hors de question qu’elle m’échappe avant d’avoir prodigué un miracle médical.
Sa garde baissa un peu, peut-être l’avais-je attendri avec mon histoire, loin d’un guet-apens formé par les militaires, il faut croire que j’avais l’air assez convainquant pour qu’elle décide d’accepter pleinement. Non sans contrepartie, mais à ce niveau-là cela ne me regardait plus, puisque je n’étais pas le principal concernait pour une discussion entre deux jeune femme. Discussion qui me passait bien au-dessus et dont je n’avais aucune envie de connaître les détails dans les tous les cas. Elle avait dit oui, c’est tout ce qui importait pour moi.

«━  Je ne saurai comment vous remercier suffisamment d’accepter. »

C’était beaucoup demander, ce n’était sûrement en aucun cas la seule fille qui avait besoin de soin. Mais qu’elle lui accorde un peu de temps était aussi précieux qu’avoir le joyau le plus rare entre les mains. Un soulagement m’envahit, même si pour le moment rien n’était joué. Le temps qu’elle récupère ses affaires me parut interminable alors qu’elle n’avait dû prendre que trois minutes tout au plus. Chaque seconde perdue paraissait de trop. Puis, qu’en elle fut prête c’est attendre que je pris les devants, traversant cette maigre plate-forme et assurant sa sécurité une fois de l’autre côté pour que les demoiselles me rejoignent. Il avait l’avantage d’avoir fait le chemin il y a peu pour qu’il soit encore bien libre et dégagé. Sans l’ombre d’un infecté dans le coin, quand bien même on n’est jamais à l’abri de mauvaise surprise.

Le temps, de redescendre les escaliers, d’emprunter le couloir, d’entrer l’espèce de cagibi où nous étions dessus pour remonter à la surface. Je fis la courte échelle aux demoiselles pour les monter sur le toit, puis me débrouiller à attraper cette main tendu qui me permettait de me hisser non sans mal à mon tour. Oui, je fais mon poids, désolé, tirer un haut vers le haut n’es pas ce qu’il y a de plus simple, mais faisable puisque je pouvais sentir la pluie s’abattre de nouveau sur mon visage une fois sorti. Celle-ci ne m’avait pas non plus manqué. A mon avis, je demanderais très certainement des antibiotiques au docteur, histoire de m’éviter une bonne pneumonie. Après ça, il ne restait plus qu’à traverser les toits et retrouver la porte qui menait à l’intérieur du bâtiment

Protéger de la pluie une fois à l’intérieur, il ne me fallut guère longtemps pour retrouver la chambre exact où je l’avais laissé. Et malheureusement de ce que je pouvais en juger en entrant, toujours dans le même état. Mais elle était là, c’était déjà ça. Une main se posa sur l’épaule de Barton et j’en laissé échapper un petit « Merci, de l’avoir surveillé. »  des plus sincères. Parce qu’après tout, il aurait pu partir, l’abattre ou Dieu sait quoi en ne nous voyant pas revenir. Mais, il avait eu la patience de rester à ses côtés, à cela je ne pouvais que l’en remercier.
Abandonnant mes affaires d’un côté, je pris place au chevet de Mégane en lui serrant la main.

«━ Est-ce que je peux faire quelque chose… ? Dite-moi qu’elle n’est pas en danger… »

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Charlie Renarde
Survivant
Mer 20 Juin - 0:59
Charlie Renarde



Un monde qui s'écroule !
Charlie & Samuel

Charlie avait donc escorté Samuel et la médecin jusqu’au bâtiment. Malgré le temps, ce fut bien plus facile que l’allée… naturellement, puis ce que les obstacles avaient été détruits pour la plus grande partie. Puis sans compter que la médecin était bien débrouillarde et suivait le rythme sans problème, mais surtout sans traîner. On voyait qu’elle avait l’habitude de survivre seule dans ce monde. Bref !

En tout cas, ils arrivèrent rapidement bien que trempée. La médecin alla directement dans la chambre au chevet de la jeune fille malade et pendant ce temps là, Charlie préféra rester hors de la pièce pour leur laisser l’intimité dont ils ont besoin. La jeune femme s’appuya contre un mur en poussant un long soupir, Barton vint la voir :

-Tout s’est bien passé ?
-Oui, on a eu quelques obstacles, mais ça va… ça aurait pu être pire.
-Bien. Je m’inquiétais, j’étais à deux doigts d’abandonner la gamine à son sort pour te retrouver.
-Je t’en aurai voulu et le père t’aurait certainement tué.
-Ouais, je sais. J’ai préféré te faire confiance. Enfin bref ! Comment tu as réussi à la convaincre de te suivre ? Je me souviens d’elle. Je pensais qu’elle ne pouvait pas saquer les militaires et que jamais elle voudrait nous aider.
-Ce n’est pas moi qui a réussi à la convaincre, c’est Samuel. Il lui a expliqué pour l’état de sa fille et elle a tout de suite cédé.


Charlie n’osa pas lui dire qu’elle avait accepté si elle voulait s’entretenir avec elle, mais apparemment elle n’était pas totalement convancante, car Barton la fixa et haussa un sourcil. Elle soupira de nouveau et fut surprise de voir Barton sortir une veste sèche de son sac pour lui donner. Charlie le remercia et l’enfila puis lui dit alors :

-Bon… je vais me reposer un peu, ça va aller ?
-Oui ne t’en fais pas.


Elle s’éloigna et s’installa sur l’appui de fenêtre, elle regarda l’extérieur pensive et tracassée par ce que cette femme pouvait bien lui vouloir. Les minutes s’écoulèrent et Charlie piqua un peu du nez, commençant à somnoler… Puis au bout d’un bon moment, la médecin semblait avoir fini puisse qu’elle vient s’installer devant elle. La jeune militaire en sursauta, puis demanda à la femme médecin :

-La petite va bien ?
-Elle va s’en sortir, oui.
-D’accord.
-Bon ! Inutile de passer par plusieurs chemins. Il y a presque deux ans, j’ai trouvé un homme agonisant. Un militaire. Il était blessé et mordu à plusieurs endroit. Il était plein de fièvre et se vidait de son sang. J’ai essayé de faire tout ce que j’ai pu pour l’aider, mais après il est décédé plusieurs jours plus tard.


La médecin la fixait avec un air grave et sérieux. Charlie elle fut parcouru d’un frisson, une boule commença à se former au creux de son estomac et son cœur s’emballa. Elle avait compris, elle savait ce qu’elle allait lui annoncer, mais elle refusait d’y croire… Elle refusait d’accepter qu’elle parlait bel et bien de lui, n’était pas du tout prête à accepter cela. Non, ça ne se pouvait pas… pas lui… pas son Fred… La militaire prit une inspiration avec difficulté et retient son souffle quand la médecin reprit la parole :

-Malgré la fièvre et ses blessures, il restait très éveillé et même vraiment très conscient. Il n’arrêtait pas de répéter la même chose, enfin, plutôt le même prénom : Charlie. Quand il délirait, il bafouillait qu’il allait tout faire pour te faire quitter cette ville et te ramener en Amérique, là où vous avez été les plus heureux. Ses derniers mots ont été : « dites à Charlie que j’ai échoué, mais qu’elle doit tout faire pour être heureuse ». Puis il m’a donné ça.

Charlie avait les larmes aux yeux, la bouche entre ouverte et elle avait du mal à respirer. Non. Pas Fred ! Pas lui… il était là depuis son enfance, il a été tellement tout pour elle. Son frère, son protecteur, son meilleur ami, son confident, son premier amour et son premier amant… C’était aussi douloureux que quand on lui a annoncé la mort de sa mère. A cause des larmes elle voyait flou, mais elle vit un petit objets coloré en laine posé dans sa main. C’était le bracelet qu’elle avait fait à la main pour lui… La voix de la médecin résonnait en elle :

-Je suis vraiment désolée pour cette perte tragique. Il a été fort et courageux jusqu’au bout.

Puis elle se leva et s’éloigna… enfin c’était ce que pensait Charlie, car elle entendait les bruits de façon étrange. Comme si tout bourdonnait autour d’elle… Tout semblait si loin, comme si elle tombait. Oui, elle tombait dans un trou profond, lugubre et noir. Charlie tomba à genoux et pleura en sanglot en serrant le bracelet contre elle. Elle avait vu des corbeaux de fumées noirs, signe qu’elle était gagnée par des hallucinations tant elle avait perdu le contrôle de ses émotions. Elle n’arrivait plus à bouger, juste pleurer…

-Charlie !!!

La voix de Barton résonnait en elle, comme un écho lointain. Elle sentit des mains l’attraper et la soulever du sol. Quelqu’un la portait. La voix de son coéquipier lui parvint alors qu’elle sanglotait comme si sa vie en dépendait :

-Je vais te ramener à la base… ça va aller Charlie…



by Moses


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