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Une nouvelle coéquipière [Annaelle & Sarrah]

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Annaelle
Nouvel arrivant
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Date d'inscription : 13/07/2017
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Lun 17 Juil - 13:42
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Sarrah
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Messages : 52
Date d'inscription : 22/11/2016
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Mar 18 Juil - 13:50

ft.Annaëlle

ft. Sarrah

「 Une nouvelle coéquipière 」



Le vent. La vitesse. Mes longues foulées. Mes yeux écarquillés.




Les ténèbres. La moiteur de l’air. Solitude complice. Une fille faite d’ébène.

Le cliquetis aigu des grelots d’un homme fuyant les cendres vivaces du système.

Sentiment ambivalent. Malaise persistant.

Que faire ?

L’ombre noire me souffle : “On l’aura.

Inéluctable.

Le destin semble scellé.



Malaise persistant.








" La prochaine fois que tu touches à mes affaires, que tu oses ouvrir ta sale gueule en ma présence, je t'ouvre le ventre et je te pends avec tes boyaux de sale petit merdeux. Compris !?“




L'espèce de gros abruti qui se prenait pour le caïd du coin déglutis difficilement et lâcha un râle affolé.

Au-dessus de lui, je reste impassible et accentue la pression que j'exerce sur sa trachée.

Compris ? “ Achevais-je plus durement.

Il tape frénétiquement de sa main gauche le sol en signe de forfait pour seule réponse. Je me relève et dans un dernier accès de rage, lui envoi un coup de pied en plein visage.

Traînez-le à l'infirmerie.” Ordonnais-je.

Sans plus attendre ni dévisager personne, je brisais alors le cercle des curieux venus assister à la scène et m'éloignait.

L’adrénaline restant maîtresse de mon corps, je me dirigeais ensuite d'un pas rapide vers la salle d'entraînement.

Quelques types s’y trouvaient sans faire attention à moi et ça m'arrangeait. Je soupirais bruyamment et sans attendre un coup parti sur le punching-ball en face de moi. Puis deux, puis trois. Suivis d’une multitude. Méthodiquement, je revois mes enchaînements préférés et cessais enfin de penser. Si la boxe est la grande passion de ma vie, ce n'est pas pour rien. La douleur, la passion, le sang, les chocs, la sueur, tout ces petits rien inhérents à la pratique de la boxe m'ont rendu accro. Rien de mieux pour me vider la tête et me calmer. Ces derniers temps, je venais ici me défouler plusieurs heures par jour…

Déjà quelques mois…

Quelques mois que je suis ici, à la Citadelle. Et je ne peux pas dire que l’acclimatation soit simple… Toute mon enfance, je l'ai passé en internat en vivant avec d'autres. D’une certaine manière, c'est la même chose ici au sein des dortoirs des gardes de la Citadelle. Sauf qu'en lieu et place de gosses, ce sont des adultes. Parfois, j'ai l'impression d'être parquée dans une prison surpeuplée. Je partage ma chambre avec trois autres personnes… Et ce n'est pas fameux. Les nuits sont longues, les agressions et vols constants. Aucune discipline ne s'applique ici, seul compte la loi du plus fort. Alors, forcément, lorsqu'un petit nouveau débarque, il a intérêt à ne pas s'écraser et à faire front… Ceux qui n'y parviennent pas ne font pas long feu. Je suis persuadée que le grand patron se sert de l'enfer des dortoirs pour faire passer un dernier test à ses recrues.

J'ai dû montrer les crocs très souvent au cours des premières semaines et encore maintenant, certains viennent me chercher des noises. Mal leur en prend, ça se termine dans un bain de sang. Maintenant que je traîne au Deadly plusieurs fois par semaine, les choses se tassent enfin et on commence à me foutre la paix.

L’un de mes problèmes outre celui de la promiscuité avec mes congénères venait de l'affectation de mon binôme. En règle générale, les missions particulières qui pouvaient être confiées par nos grands pontes se faisaient à deux. De même, certains secteurs de la Citadelle était quadrillé par des groupes de deux gardes tandis que pour d'autres, nous étions en escouade entière. La volonté de Big Boss était de laisser le moins possible ces agents seuls. Or, depuis mon arrivée ici, mon binôme ne cessait de changer. Ça se passait souvent mal, parfois certains m'insupportais tant que l'on en arrivait aux mains. Bref, il n'était pas rare que je me retrouve dans le bureau de Big Boss à subir de sacrer savons. Je restais de marbre, expliquant mes raisons quand il me laissait la parole. S'il me la laissait… Ces moments de pugilat avaient beau se répéter le problème demeurait au grand dam de Big Boss.

Au fond, j'espérais sincèrement qu'il finisse par abandonner.

Sarrah !

Je me fige sur place reconnaissant cette voix de matador éternellement revêche. J'ai juste le temps d'éponger mon front en sueur avant qu'une ombre immense me recouvre.

Chef.” Fis-je simplement, me demandant ce qu'il avait bien à me dire.

Vous ! Dégagez ! “ Beugla Big Boss à l'encontre des autres personnes présentes.

D'aucuns ne dirait que certains se mirent à courir pour éviter le courroux de cette montagne aux yeux bleus perçants. Le spectacle de cette fuite éperdue me tira un léger sourire qui s'effaça bien vite devant l'air menaçant du grand ponte. Avec Big Boss, on ne rigolait pas. Jamais.

Quartier libre cet après-midi pour vous. Demain vous partez en mission avec votre nouveau partenaire.

L'intonation qu'il prit pour sortir cette dernière phrase contenait toutes les menaces du monde. J'allais devoir faire très attention cette fois-ci.

Une mission délicate, agent. Une mission entre nos murs.

Je fronçais des sourcils plus alertée qu'intriguer. Sur le qui-vive, j'attendais la suite. Se rapprochant d'un coup, il prit un air de connivence avant de poursuivre, me désarçonnant d'autant plus.

Sais tu pourquoi je m'entretiens d'un sujet si sensible que ça ici ?

Je secouais la tête.

Lève les yeux.” Une bouche d'aération qui sifflotait assez bruyamment se trouvait au-dessus de nous. “C'est l'un des seuls endroits au Service de Sécurité où les murs n'ont pas d'oreille. Même mon bureau est une vraie souricière.” Il fit une courte pause, me décortiquant du visage. “L'affaire dont je vais te parler est hautement sensible, car tu ne peux faire confiance à personne. Je veux que tu règles le compte d'un homme ou d'une femme. En fait, il se fait appeler par un surnom. Nous ne savons pas qui il est. Le danger étant que cette enflure se prend pour un Robin des bois des temps modernes. Il se dit porteur des revendications des loques faiblardes de la Citadelle.” Courte pause.



“On le nomme Helleking ou plus communément Arlequin.”









“Salut…”




Une femme. Des cheveux ébène noués en une queue-de-cheval. Un imper noir. Des yeux d'onyx.

Ce furent les premières choses que je perçus de ma nouvelle compagne d’armes.

Un visage pareil à du papier glacé. Un masque. Une lueur étrange qui brille dans son regard.

Intrigante. Juste intrigante.

Similaires et pourtant diamétralement différentes.

Même taille, un âge proche.

Et pourtant…

L’une est bicolore, l’autre multicolore. L’une porte un masque lisse tandis que l’autre est pleine d’aspérités. Des vêtements couvrants, d’apparence si cachée, secrète. Un corps surexposé, musclé, couvert de tatouages.

Le contraste est si saisissant que je me mets à sourire. L’image est belle…

Lui rendant enfin son salut d’un hochement de tête, je me rapproche d’elle en lui tendant la main.


Sarrah.

Regardant au préalable les personnes aux alentours, je poursuis tranquillement :
On doit retrouver et éliminer une cible. Une cible qui n’est désignée que par un sobriquet et qui se prend pour un justicier post-apocalyptique. Un défenseur des plus faibles.” Ma voix se fait ironique, mordante. “Il veut mener sa révolution. Il parle de redistribution des richesses aux loques les plus moisies de la Citadelle et ça marche. Les tréfonds des galeries s’agitent, les revendications sont de plus en plus nombreuses, les riches font dans leur froc. Bref, c’est une éternelle ritournelle qui se répète même maintenant.” Je deviens amère. “ Le problème principal de ce type, c’est qu’il fédère et que pour que les rumeurs parviennent jusqu’à nous, c’est qu’il est déjà devenu un gros poisson. C’est là que nous intervenons. Nous devons le trouver. Ce qui implique de se mêler au bas-fond et d’y rester le temps de le débusquer. C’est la partie la plus difficile. Le reste et bien…” Je n’achève pas ma phrase, tout est dit.

C’est une mission difficile. Je ne suis pas particulièrement douée pour les missions d’infiltrations, surtout que le temps joue contre nous… La colère gronde, la foule d’anonymes et de petites mains devient ainsi de plus en plus imprévisible. La Citadelle tremble sur ses propres fondations.

Je lâche un ricanement. Arlequin. Un esprit malicieux, Helleking au Moyen-âge, les tréfonds se réveillant et se déversant à la surface… Encore une belle image...

Qui sait ce que nous allons découvrir dans ces profondeurs ?




“T’es prête ? Allons trouver des lambeaux à nous mettre sur la peau.”






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