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Courir après un fantôme [Charlie & Bastian]

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Charlie Renarde
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Jeu 6 Juil - 19:32



Mon fantôme
Charlie & Bastian

Enfin un peu de temps pour elle, Charlie avait dû travailler plusieurs jours d'affilés pour couvrir une unité lors de diverses missions. Elle avait de plus en plus de missions à présent que l'espoir avait décidé de "nettoyer" un peu les rue en plus de chercher un remède. Charlie n'était pas contre et ça ne lui faisait rien de travailler. Mais elle était un peu triste de ne pas avoir plus de temps pour chercher après Fred...

Voilà plus d'un an qu'il avait disparu, pourtant elle espérait toujours le retrouver. Charlie était une fille pleine d'espoir et s'accrochait à l'idée qu'il soit en vie quelque part, que quelque chose le retient quelque part loin d'elle...

-Mais oui ! C'est ça continue à croire ça pauvre fille !
-C'est pas très sympa de parler comme ça.
-Je parle comme je veux la bécasse !


Charlie regarda le méchant Fred, il marchait à côté d'elle. Il ressemblait à Fred, mais avait la peau grisâtre, les yeux rouges, les dents pointues et habillé tout en noir. Puis elle haussa les épaules, se moquant totalement qu'il soit là et encore plus qu'il soit méchant avec elle. Charlie savait qu'il n'existait pas vraiment et que c'était dans sa tête. Elle était un peu stressée et cette hallucination en avait profité pour apparaître. La jeune femme sourit en soufflant :

-Je vais devoir trouver un coin calme pour méditer un peu et te faire partir. Tu n'es pas assez gentil pour que j'apprécie ta compagnie.
-Tss ! Pauvre cruche, tu sais que je suis tout ce qui reste de ton pauvre petit Fred chéri ?


Elle chantonna et l'ignora en regardant autour d'elle. Charlie s'imaginait seule marchant dans un endroit calme, paisible, sans monstres. Son regard se posa sur un mont de grava et elle s'émerveilla devant, avec la couleur du ciel et les rayons de soleil, le tout semblait "magique". Avec un sourire, elle grimpa malgré le peu de stabilité. Une fois en équilibre, elle se mit en tailleur et pouffa un peu. Pour le coup, elle s'imagina comme un grand sage qui méditait même face à la fin du monde. Son regard se posa sur le méchant Fred qui lui fit un geste grossier. Elle lui dit presque avec affection :

-A bientôt. Te connaissant, tu reviendras quand tu en auras l'occasion.

Charlie ferma les yeux et essaya de faire le vide dans son esprit. Elle resta comme ça un moment, silencieuse, détendue et calme. Quand elle ouvrit les yeux, elle était enfin seule. Soulagée, elle soupira et descendit distraitement le mont de gravas et trébucha. Elle atterrit pile sur quelque chose ou plutôt quelqu'un, vu que ça bougeait.


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Bastian Vanhammer
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Sam 8 Juil - 0:16
Tout a commencé par une belle journée. D’ailleurs, en ce qui me concerne, je pensais que ce serait une journée comme les autres, sans réels tracas. Après tout, je servais juste d’éclaireur. Pour mon propre amusement, je me comparais à une unité de reconnaissance d’élite, au fond de ma tête. Au final, ça n’avait rien de glorieux. Ou du moins, pas au premier abord. En fait, le simple fait de savoir que mes trouvailles pouvaient sauver des vies, ça suffisait à me stimuler. Ça suffisait à me rendre heureux. Ça suffisait à me donner une raison de vivre. C’était une raison noble, selon moi. J’étais fier de la défendre. Mais bon, je ne donnerai pas ma vie pour une cause pareille, il ne faut pas abuser. N’oublions pas que je suis avant tout un joueur, mais si le jeu devient trop difficile ou trop dangereux, je peux très bien décider de me retirer.

C’est ce que j’aurais dû faire, lorsqu’on m’a demandé d’aller dans les ruines. Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté. Je sais juste qu’à partir de ce moment-là, j’ai vécu de belles péripéties. Pas parce que je me suis fait courser par des zombies, ou parce que j’ai rencontré des gens, des fous, ce genre de personne. En l’occurrence, j’ai rencontré une personne. Une jeune fille. Avec un air innocent. Si vous la croisez vous, vous diriez qu’elle est folle. Moi, je préfère dire qu’elle est différente. Suffisamment différente pour s’attirer ma sympathie, et non pas mon dégoût ou ma pitié. D’ailleurs, rien que sa façon de m’aborder fut différente. Et sans doute non désirée…

Je m’explique, car en effet, je n’avais sans doute rien prévu, et elle non plus. Elle me tomba littéralement sur la gueule. J’étais à côté d’un monticule, et d’un coup, je me retrouve écrasé par je-ne-sais-quoi. La chose en question, c’était elle. Mais mon Dieu, qu’est-ce qu’elle était légère… trop légère. C’en était presque perturbant. Du coup, j’ai bougé un petit peu, et ça a dû la faire réagir. Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher une petite insulte, ce que j’aime appeler une petite boutade, ou plutôt, une protestation involontaire.

– C’est une blague ? Demandais-je en grommelant. Je suis désolé, je sais pas qui vous êtes, mais je ne suis pas un pouf. Si ça ne vous gêne pas, je me redresse, en essayant de ne pas vous faire tomber. J’espère que vous n’êtes pas un zombie, sinon je me sentir con. Remarque, vous m’auriez déjà bouffé. Du coup, tant que vous êtes sur moi, je suis réduit à l’état de chaise mobile. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?


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Charlie Renarde
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Dim 9 Juil - 23:24



Plus bizarre que moi...
Charlie & Bastian

A peine atterrie sur la chose qui bouge, Charlie attrapa son couteau militaire dans un geste vif et se prépara à le planter dans le crane de ce qu'elle pensait être l'un des morts vivants. Mais il parla juste à temps, elle se stoppa la lame à moins d'un centimètre de lui. Puis elle ne comprit pas trop où il voulait en venir avec tout ce qu'il disait.

Dans geste agile, Charlie se releva et s'écarta de lui et l'observa attentivement. C'était un homme très grand, avec une carrure imposante et une tignasse bonde. Il était habillé d'une façon très étrange, un peu rebelle même. Elle, elle portait un pantalon marron souple, une maillot gris et une veste assortie avec son pantalon. Ses cheveux étaient attachés dans une simple queue de cheval pas trop haute et elle n'avait aucune trace de maquillage ou autre. Une fille dans toute sa simplicité... la seule note bien féminine c'était son ras-du-cou en soie noir avec le petit médaillon en argent.

Toujours son couteau à la main, la jeune femme le regardait toujours fixement, avec un visage serein. Le fait d'être tombé sur un inconnu ne la préoccupait pas plus que ça, mais elle n'était pas non-plus naïve. S'il faisait un faux pas, il apprendrait qu'il ne faut pas se fier aux apparences, car elle savait se défendre sous ses airs bien doux. De sa petite voix tranquille, elle lui répondit :

-Je n'ai pas compris ce que vous vouliez me dire monsieur, vous avez une étrange façon de vous exprimer. Sans vouloir vous vexer bien sûr.

Elle afficha un très bref sourire, pour montrer qu'elle ne disait pas ça avec moquerie et qu'elle ne lui reprochait pas vraiment. Charlie était juste sincère... Puis reprenant la parole, la jeune femme rajouta :

-Je suis vraiment désolée d'être tombée sur vous monsieur, ce n'était pas dans mes intention. Je ne voulais pas vous importuner, vous faire peur ou vous faire mal. D'ailleurs, j'espère que vous n'avez pas eu mal.

Charlie le regarda pour voir s'il avait une égratignure ou autre, mais rien. Elle hocha la tête et attendit de voir la réaction qu'il allait avoir à tout ça, pour savoir si elle devait ranger son couteau ou s'en servir.


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Bastian Vanhammer
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Lun 10 Juil - 0:04
D’accord, d’accord. Plus jamais, je ne m’en prendrai à mon karma. La personne qui m’est tombée dessus, c’était une jeune fille. Très consciencieuse, vu les paroles qu’elle me servait. Du coup, pendant qu’elle parlait, je me suis redressé pour la regarder. Elle avait un couteau dans les mains. Elle devait attendre, pour voir si j’étais dangereux ou pas. Personnellement, je ne pense pas être dangereux.

Certes, j’ai des poings américains. Mais c’est plus pour de l’autodéfense que pour de l’attaque. Je ne suis pas porté sur la violence, et même si ce que je vais dire est très stéréotypé, je suis encore moins porté sur la violence quand il s’agit de femmes. Non pas que la femme fasse parti d’un soi-disant sexe faible, ce qui est absolument faux, il suffit de voir Flora, pour le comprendre, ou bien Aimie, dans un autre registre. Et il n’y a que les puristes machos qui le pensent de toute façon. Et je n’en fais pas parti malgré ma carrure. Je suis un sportif, pas un bodybuilder bourré d’amphétamines et de Viagra.

Du coup, il allait falloir que je lui fasse comprendre que je n’étais pas dangereux. Et par ailleurs, je devais tracer ma route, au risque de me faire taper sur les doigts en revenant à la maison. J’ai rapidement regardé autour de moi. Et au-dessus de la jeune fille, qui mignonne comme tout, me donnait envie d’avoir une petite sœur. On aurait dit une poupée. Le genre d’objets de porcelaine que vous achetez, vous faites tout pour éviter de le briser, vous arrivez chez vous, vous ratez votre marche, ça s’éclate sur le sol, et vous avez huit cents euros qui vous rentrent dans le cul en mode « sodomies impromptue ». Comme quoi, la vie, ça peut être triste…

Par contre, avant de lui répondre, allait falloir que je prenne plusieurs choses en compte. Notamment son sourire. Il n’y avait pas une once d’animosité visible de sa part. Moi, j’ai pris ma pause habituelle, quand je suis debout, la pose du décontracté. J’ai eu un petit sourire, comme d’habitude. Un sourire enfantin. Le sourire d’un gamin qui veut jouer avec sa sœur, ou avec ses amis, dans la cour de l’école. Celui qui veut jouer aux billes, celui qui veut courir dans les champs, celui qui colle à ce stéréotype horrible. La base, quoi.

Sinon, blague à part, j’ai bien aimé la façon dont elle s’est excusée. Elle ne voulait pas m’importuner, elle ne voulait pas me faire peur, ce genre de choses. C’était évident. Quand on voit une fille comme ça, on reste bouche bée. Même si j’avais la bouche fermée. Intérieurement, j’étais bouche bée. J’ai même frotté mon front, comme pour essuyer ma sueur, du revers de ma main, mais c’était du stress. Avec ma carrure, j’avais l’impression d’être Gaston, face à Belle. Vous savez, dans le Disney « la Belle et la Bête ». Du coup, j’ai parlé, pour évacuer. Avec mon naturel alarmant. J’espère qu’elle n’allait pas me prendre pour un fou.

– Déjà, je vais me présenter. Je suis Bastian. Je ne t’oblige pas à te présenter. Ensuite, j’aimerais que tu retires tes excuses. Non pas que je les refuse, mais elles n’ont pas de raison d’exister. Je souriais gentiment. N’importe qui comprendrait que tu viens de te casser la figure involontairement. Ça ne pouvait pas être volontaire. Sauf si c’était du sadisme. Je marquais une petite pause, comme pour m’étirer, en réalité. Et pour faire craquer quelques os. Ensuite, désolé si je m’exprime d’une façon bizarre, mais tu vas vite te rendre compte que je suis bizarre. Et enfin, si ça ne te dérange pas, je vais reprendre ma route avant de me faire taper dessus. Et je peux t’assurer que tu ne reverras plus jamais ma tête, petite princesse. Ou peut-être, petite poupée de porcelaine. Je ne sais pas.

Mon visage affichait sans doute ma perplexité, car en effet, j’étais en train de réfléchir sur la façon de l’appeler. Elle me faisait penser à ce genre de princesse de conte de fée qui est poursuivie par des esprits démoniaques. Elle avait une aura étrange. Moi qui ne suis pourtant pas porté sur le spiritisme, je le sentais. Je vous jure, c’était une impression étrange. Du coup, sans pouvoir me contrôler, je n’ai pas pu m’empêcher de lui poser la question, parce qu’inconsciemment, je voulais une réponse, bordel de merde.

– Sinon, excuse-moi te poser la question, mais… comment dire… t’es médium ? Je veux dire, je ne sais pas si c’est correct de ma part, mais tu as une aura bizarre. Je ne suis pas effrayé, je suis même curieux, pour être franc. Mais je n’ai pas envie de te causer des problèmes, alors si tu me le demandes, je me la ferme et je m’en vais. On va dire qu’au fond de moi, je ne sais pas pourquoi, j’ai envie de t’aider. Même si j’ai envie d’aider toutes les personnes que je croise, parce que je suis sans doute un peu taré. Au pire, oublie ce que je raconte, et laisse-moi partir…

Vous voyez, il y a des moments où je me déteste. Et ce moment en fait partie…
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Charlie Renarde
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Mar 11 Juil - 19:03



Folie ou alcoolémie ?
Charlie & Bastian

Plus il parlait et plus Charlie écarquillait les yeux. Il était assez dur à suivre,
pourtant Charlie était une personne qui était assez compréhensive et patiente, mais la logique de cet homme lui échappait totalement. Elle essayait de rassembler ses paroles et comprendre ce qu'il voulait dire. Apparemment il ne voulait pas qu'elle s'excuse, car elle n'était pas tombée sur lui volontairement et... après elle se perdit dans son discours. Mais elle recula d'un pas en l'entendant la qualifier de princesse et de poupée en porcelaine. Affichant un sourire gêné, elle bredouilla :

-Est-ce que c'était des compliments ? Si c'est le cas, bien que ce soit bizarre et un peu gênant dit comme ça, je vous remercie.

Alors qu'il avait arrêté de parler, il la fixait bizarrement. Gênée, elle se retourna un peu pour voir s'il n'y avait rien derrière elle. Puis reporta son attention sur lui. Cet homme la stressait un peu, c'était déroutant et elle avait l'impression qu'il ne jouait pas la comédie, qu'il était sincère. C'était peut-être encore plus effrayant, mais... Ce n'était pas on genre de juger les gens ! Après tout, elle voyait des choses que personne ne peut voir. Alors qui était-elle pour juger les autres ?

Puis soudain, il lui demanda si elle était médium ou un truc comme ça. Les yeux de Charlie s'écarquillèrent un peu plus et soudainement la jeune femme se mit à rire. C'était vraiment drôle de la prendre pour une voyante et c'était la première fois de sa vie... rien qu'à s'imaginer avec plein de grigris, des châles colorés et plein de bijoux breloques, cela la fit rire davantage. Quand son fou rire se calma, elle essuya ses yeux et répondit d'une voix tremblante :

-Oh grand dieu ! Non, je ne suis pas du tout une médium. C'est bien la première fois qu'on me dit une chose comme ça. Est-ce vous buvez ou vous parlez comme ça naturellement ? Oh ! Je... je suis vraiment désolée... Je... J'espère que je ne vous ai pas offensé avec mon fou rire et mes paroles, monsieur...

Quand elle regarda vers lui, elle afficha un regard désolée. Car d'un côté c'était pas très poli de rire comme ça de quelqu'un ou de lui parler ainsi. Charlie rougit de gêne se sentant mal et baissa la tête en jouant nerveusement avec la manche de sa veste.


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Bastian Vanhammer
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Mar 11 Juil - 19:55
Au cas où vous le demandiez, moi aussi, je n’étais pas bien. En plus, la voir s’excuser comme ça, toute rouge de gêne. Quelque part, moi aussi, j’étais gêné. Et puis, après avoir fait attention à ses paroles, je me suis rendu compte que j’avais été très étrange. Je pense que je n’ai pas su agir naturellement, parce que cette jeune fille avait le don de me perturber. De ce que j’en voyais, elle représentait quelque chose d’étonnant. Elle semblait sortir du tableau, si vous voyez ce que je veux dire. J’avais l’impression, malgré son accoutrement, malgré son équipement, qu’elle n’avait pas réellement sa place dans ce monde fermé que représentait désormais Paris, ce monde apocalyptique. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être, d’ailleurs, que je me fourvoyais. C’était sans doute fort probable. Pourtant, cette idée ne cessait de se faire un chemin dans mon esprit.

J’avais envie de corriger le tir, de lui faire comprendre que je n’étais pas étrange. Mais je ne savais pas comment m’y prendre. J’ai levé les yeux au ciel en soupirant légèrement, retenant le soupir, si je puis dire, de façon à ce qu’elle ne puisse pas l’entendre. C’était un soupir que je m’adressais. Ça ne la concernait pas, et puis, je ne voulais pas qu’elle interprète mal cette réaction de ma part. Après ça, j’ai baissé les yeux pour la regarder, et j’ai enchaîné, en essayant d’être réellement naturel, cette fois-ci.

– Tu sais, tu devrais arrêter de t’excuser. Et puis de toute façon, t’as raison. Je suis bizarre.

J’avais juste affirmé ce qu’elle avait dit pour qu’elle soit rassurée. Même si je ne pensais pas être bizarre. Maintenant, il allait falloir que je trouve une façon d’enchaîner, en essayant de me retirer cette étiquette « d’homme bizarre ». Ça n’allait pas être facile. Mais je devais essayer. Alors, j’ai tout simplement posé une question. Sans réellement attendre de réponse, je préfère le préciser.

Je l’ai contournée, ou plutôt, je me suis amusé à bouger un petit peu, parce que je n’aimais pas être statique. Cependant, comme pour la rassurer, je suis toujours resté suffisamment loin d’elle, et dans son champ de vision. Je ne voulais pas qu’elle est l’impression que mon objectif soit de l’attaquer par derrière, en traître.
Je ne peux pas faire ça. Parce que je ne suis pas violent, et parce que je ne tolère pas ce genre de comportement déloyal. Après, à notre époque, c’est peut-être stupide de parler de loyauté, mais que voulez-vous, la noblesse coule en moi, elle suinte par tous les pores de ma peau.

– Maintenant, permets-moi de te poser une question. Est-ce que tu penses qu’une jeune fille comme toi, malgré ton équipement, malgré ce qui lui arrive, est faite pour vivre dans un tel environnement ?

Je connaissais sans doute sa réponse. Ça allait probablement être un non. Mais cette question, au final, ne me servait qu’à rebondir, pour dire ce que je souhaitais réellement dire depuis le début. Pour lui expliquer que je n’étais pas bizarre.

Certes, c’était une façon très étrange d’agir, mais puisque selon elle, j’étais bizarre, peut-être que j’allais m’amuser à jouer le jeu. Ne serait-ce que pour la voir rire encore une fois. Non pas par perversité, mais parce que le rire est quelque chose de précieux. Surtout par les temps qui courent. Et ça fait toujours bien de voir un sourire sur un visage, surtout quand, même si ce n’est que pour quelques secondes, celui-ci est sincère.

– Je pense que je sais déjà la réponse que tu vas donner, mais voici la mienne, non. C’est pour ça que j’ai réagi bizarrement, parce que pour moi, si je devais employer une expression française, ou du moins, dans la langue française, je dirais que tu sors du « tableau ». Et ça fait du baume au cœur, c’est tout. Je ne suis pas bizarre. Je suis attendri.


Maintenant, j’allais pouvoir m’amuser, à attendre sa réaction, en affichant un sourire que je rendais involontairement fraternel, voire paternel, sans le réaliser…


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Charlie Renarde
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Jeu 13 Juil - 16:40



Divergence d'opinion
Charlie & Bastian

Charlie le regarda s'égarer dans ses pensées, à moins qu'il n'était en train de réfléchir. Elle serra un peu plus son couteau, cet homme ne la mettait pas à son aise et elle se sentait en danger pour le moment... donc elle ne voulait pas ranger son arme. Après tout, la jeune femme ignorait tout de lui, il pouvait être très bien l'un de ces élitistes à la noix ou alors un monstrueux cannibale. Dans ce monde, on ne pouvait pas faire confiance facilement aux gens qu'on croisait... Ce dernier confirma qu'il était bizarre et elle ne put s'empêcher de rajouter :

-Oui, ce n'est pas une mauvaise chose en soi. Mais il faut avouer que ce n'est pas évident à accepter, surtout quand on vous agissez comme ça alors que c'est la première fois qu'on vous voit.

Charlie le regarda alors qu'il faisait une nouvelle pause, serrant son couteau comme pour se rassurer, elle attendit calmement qu'il réagisse. L'inconnu dénommé Bastian, lui demanda alors s'il pouvait se permettre de lui poser une question. Jugeant que ce n'était pas à elle de l'empêcher de parler, elle hocha la tête sans rien rajouter de plus.

Puis il lui demanda si elle se trouvait à sa place ici. Charlie le regarda bizarrement ne voyant pas trop où il voulait en venir. Avant qu'elle puisse lui répondre, la jeune femme l'écouta marmonner qu'il ne la jugeait pas à sa place, qu'il savait que c'était sa réponse et tout. Charlie fronça les sourcils puis lui répondit tout simplement :

-Tu ne peux pas savoir ce que je pense. Si je suis là, c'est que j'ai ma place ici, sinon je ne serai plus de ce monde. J'ai vu des enfants se débrouiller et se défendre dans ce monde, j'ai vu des femmes porter des choses pour aider et prendre les armes, j'ai vu des hommes se battre pour leurs vies et celles des autres... Pourquoi serais-je différente de ces personnes ? Le monde est cruel, certes, mais on a tous notre place. Si vraiment je n'ai pas ma place, alors personne n'y a sa place.


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Bastian Vanhammer
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Lun 17 Juil - 16:54
Moi qui pensais m’amuser au vu de ses réactions, le destin fut tout autre. Mais je ne me suis pas braqué pour autant. Il fallait que je prenne les choses avec volupté. Et avec le recul, il était facile de comprendre son point de vue, mais que voulez-vous, comme elle l’avait dit plutôt, j’étais quelqu’un de bizarre. Autant que je collant encore un peu à cette image, parce que c’est amusant. Plus pour moi que pour les autres. Et puis bon, était-ce si grave ? Au moins, ça favorise la communication entre nous, non ?

Toujours est-il que, du coup, je ne savais pas comment enchaîner les choses. Je me sentais très mal. Parce que j’avais mal exprimé mon ressenti, au final. Je n’allais pas essayer de me rattraper. Devant une fille comme ça, faisant preuve de niveau de mignonnerie extrême, je me sens obligé d’abdiquer. Je me sens obligé de déposer les armes, et d’admettre que j’ai perdu la partie. Intérieurement, j’étais en train de me dire qu’il valait mieux que je ne joue jamais contre elle, au risque de perdre, que ce soit de l’argent, ou ma dignité. Toutefois, cela ne m’empêchait pas de lui poser une question.

– Donc, si je suis ton raisonnement, moi aussi, j’ai une place ici ? Alors que je ne devrais même pas être ici ? Alors que ce n’est même pas mon pays ? Parce que personnellement, ça me surprendrait beaucoup.

Après, avec une réflexion personnelle, il était clair que ma place était bien évidemment décidée. Ici, mon métier m’avait permis d’être réellement utile. Je n’existais plus pour faire du spectacle, j’existais pour aider les gens, voir même pour les sauver. C’était gratifiant, je ne peux le nier, mais sur le principe, je ne peux m’empêcher de me demander si le fond de tout ceci est réellement logique, réellement palpable, réellement stable. Pouvoir courir partout, grimper les immeubles, me glissait n’importe où, oui c’est pratique. Je ne le nie pas, mais à la longue, ça ne me mènera à rien. Je veux bien penser aux autres, il n’y a pas de problème, mais j’en fais quoi, de mon accomplissement personnel ?

Pour le moment, il était clair que je n’en faisais rien. A parlé quelquefois vous aller jouer à la citadelle, ou les quelques moments tendres et émotionnels que je passe avec Flora, ma vie n’a rien de particulier. Ma vie stagne. Elle stagne en attendant que la nouvelle génération ou la génération actuelle trouve une solution, pour que je puisse retourner chez moi. D’ailleurs, je crois bien que, si ma relation se concrétise avec Flora, comme je l’espère secrètement, une fois tout ceci terminé, j’irai réclamer mes terres, je lui proposerai une vie cool et amusante. Avec une fortune à la clé. Je n’aime pas me dire que je suis riche, et pourtant, je le suis que je le veuille ou non.

– Du coup, jeune fille, qu’est-ce que tu veux faire ? Parce que, je ne veux pas être méchant, mais, quitte à te parler, j’aimerais aussi t’aider. Vois ça comme une façon de me faire pardonner. Mes propos étaient déplacés, sensiblement injustes. J’en ai conscience. Tu n’es pas obligée de me pardonner, d’ailleurs…

Tiens, au final, je me suis excusé… chassez le naturel, il revient au galop !


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Charlie Renarde
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Lun 28 Aoû - 14:03



Changement de sens
Charlie & Bastian

Charlie ne savait pas trop sur quel pied danser avec ce type, il était imprévisible en quelque sorte. Elle attendit et quand il se mit à parler, en disant qu'il ne pensait pas avoir sa place ici, elle ne put s'empêcher de ricaner et de souffler :

-Les gens ont tous tendances à juger qu'ils n'ont pas leurs places dans le malheur, nier les difficultés et ne pas leur faire face, c'est le meilleur moyen de se lamenter et de penser que la vie est injuste. Il faut juste se dire que... rien n'arrive au hasard, il y a forcément quelque chose de bon dans tout ça. Il suffit juste d'ouvrir les yeux pour voir la beauté des choses au lieu de regarder que dans la direction des problèmes.

C'était un aperçu de la façon dont elle percevait le monde qui l'entour, certes parfois ce n'était pas évident de voir les bonnes et belles choses, mais Charlie avait ce truc... ce don de voir la beauté caché dans tout ce qui l'entour et il ne lui fallait guère longtemps pour trouver quelque chose qui la fasse sourire. Pourtant, la vie était bien cruelle avec elle, mais la jeune femme restait elle-même malgré tout.

Son regard se posa sur l'homme quand il parla de l'aider et de se faire pardonner. Charlie hésita un petit instant, avant de sortir une photo de sa poche, elle la regarda quelques instants avec un pincement au coeur et lui tendit en lui disant :

-Je cherche cet homme. Je quadrille des zones de recherches parmi les ruines, c'est ici qu'on a été séparer il y a plusieurs mois. Est-ce que vous l'avez déjà vu ?

Charlie s'accrochait à la lueur d'espoir qu'il était encore vivant quelque part, mais malheureusement elle avait déjà exploré pas mal d'endroits, interrogé pas mal de gens et commençait à douter. Elle regardait l'homme avec une certaine appréhension, Charlie avait peur de sa réponse.

Note de l'auteur : Celui qu'elle recherche est bel et bien mort depuis des mois.


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