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Un petit jeu à nous deux [Bastian & Flora][Lemon]

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Bastian Vanhammer
Nouvel arrivant
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Lun 17 Juil - 15:20
Ça risque d’en surprendre certains, mais je pouvais parfaitement comprendre sa réaction. Parce que je pouvais avoir la même. Lorsqu’il s’agissait du mot « noble ». Les gens ont souvent tendance à prendre cela à la légère. Comme si c’était simple.

Mais ça ne l’est pas, pour aucun « noble ». Même si de mon propre point de vue, je considère que la noblesse, c’est quelque chose qui s’acquiert, et non pas quelque chose que l’on possède, j’ai eu droit à quelques débordements dans ma vie sociale passée. Moi qui pensais avoir réussi à passer au-dessus, et a gagné en maturité, je venais de me rendre compte grâce à Flora, que sur certains points, j’étais toujours le gamin pitoyable imbu de sa personne et sûr de lui au point d’en devenir désagréable et extrêmement lourd.

Je me suis retenu de répondre. Ma réaction risquait d’être beaucoup trop vivace, beaucoup trop expressive, et ma colère, ma rancœur, c’était des émotions négatives que je ne souhaitais pas diriger vers elle. Avec sa remarque justifiée et pleine de droiture, elle m’a ramené dans un combat contre moi-même que je pensais avoir gagné depuis longtemps. Et bien évidemment, puisque je pensais avoir gagné, j’avais déserté le champ de bataille au fond de mon âme depuis des lustres, à tel point que la poussière avait pu s’y déposer. Un amoncellement de doutes, de regrets, présents pour me rappeler mes erreurs, mais impossible à effacer, même devant le Seigneur.

Ce genre de conflit n’est pas visible à l’œil nu, et on essaie de le cacher de tous, pourtant il est là. Il nous ronge patiemment, comme un rat au milieu de cadavres, ou un vautour au-dessus du charnier. Et lorsque nous lâchons prise, il nous dévore.

À la fin, nous ne sommes plus que l’ombre de nous-mêmes, et nous nous laissons tomber dans la souffrance, dans la drogue, et dans l’alcool, pour essayer de sortir de ce trou béant, de ce trou noir, chaotique, ténébreux, qui nous emprisonne. Je sais que ça n’a aucun rapport avec la situation, je sais que ça ne vous avancera à rien de le savoir, mais je préfère en parler pour prévenir ceux qui sont au bord du gouffre : si vous voulez vous en sortir, n’hésitez pas à attraper la première main qui se trouve à portée, peu importe à qui elle appartient.

Du coup, moi personnellement, vu la situation actuelle, la seule chose que j’ai faite, physiquement, c’est resserrer mon poing. Fermement, avec une légère dureté. Jusqu’à planter les ongles dans la peau, jusqu’à me faire saigner légèrement. Au même instant, je pensais : « comment peux-tu la traiter ainsi ? Tu es monstrueux. Tu ne fais que reporter ta souffrance sur elle, alors qu’elle a vécu bien pire que toi. Comment peux-tu te regarder dans la glace, n’est-ce pas, Bastian Vanhammer ? ». Je n’avais pas la réponse. Et de toute façon, je ne me regardais pas. Je ne faisais que m’esquiver depuis que j’avais quitté le cocon familial.

Pourquoi ? Pour oublier ce que je suis. Pour oublier ce que j’ai fait, et pour oublier comment le monde dans lequel je suis né fonctionne. Un monde que je n’ai cessé de rejeter, par dégoût, par égoïsme. Et au final, ce choix me fait regretter mes agissements. C’est le karma. Une chute de dominos, incontrôlée, virulente, et destructrice.

J’ai frappé légèrement de mon poing sur mon cœur, pour ne pas oublier, pour ne pas retomber dans la souffrance. Et pour essayer de remonter la pente. Elle était en train de m’aspirer à nouveau. Il fallait que je remonte, il fallait que je m’excuse convenablement, il fallait que je change les choses. Parce que j’étais devenu le Bastian actuel pour avoir une chance de pouvoir changer les choses. Je n’allais pas abandonner ce rêve si facilement.

En frappant mon poing, j’ai entendu un léger tintement métallique. Curieux, j’ai reporté mon regard sur ma main, et je l’ai ouverte lentement. J’ai alors vu ma pièce fétiche dans ma main. Celle avec laquelle je remettais ma vie en jeu à chacune de mes décisions. Mon regard se porta successivement vers elle, puis vers Flora, à plusieurs reprises. Je me suis mis à la regarder attentivement, en la tenant entre deux doigts. Puis je l’ai jetée près de nos affaires en disant pour moi-même quelques mots très significatifs…

– Det finns saker du inte spelar med ! Åh, skit… Jag är en idiot.

J’avais dit cela en soupirant. Je n’étais pas fier de moi. Et pour ceux qui se demandent, ça veut dire : « Il y a des choses avec lesquelles on ne joue pas !... Merde. Je suis con... ». Je m’en voulais, ça ne faisait aucun doute. Par contre, falloir que je réfléchisse à la façon d’arranger les choses. Si possible avec douceur. Il y a longtemps, j’ai appris à mes dépens, que l’agressivité ne menait jamais à rien.

Pendant ce temps, j’observais toujours Flora du coin de l’œil, qui depuis le temps s’était rhabillée. Elle semblait prête à manger. Je souriais très légèrement devant cette scène. J’avais encore le goût amer de ma propre haine envers moi-même, en bouche. Je me suis approché, tandis qu’elle me parlait. Je me suis assis tranquillement à côté d’elle, avant de répondre. D’ailleurs, d’un geste rapide, j’ai récupéré ma pièce, qui traînait non loin de là, pour la ranger dans ma poche. Le fait qu’elle m’étendue une fourchette pendant ce temps, pour que je commence à manger, c’était amusant pour moi.

– Bah je te remercie pour la proposition !

Je ne faisais que feindre la joie et l’excitation. Légèrement, je me suis rapproché d’elle. Pour lui murmurer quelque chose au creux de l’oreille. Avec une douceur inhabituelle et sincère. Je n’avais pas l’habitude de faire ça, mais je sentais que c’était le bon moment.

– Je suis désolé Flora. Vraiment. Ça n’arrivera plus, je te le promets.

Et comme si de rien n’était, j’ai commencé à manger, en lui affichant un sourire naturel. Comme si rien ne s’était passé. Comme si je n’avais rien fait. Mon côté joueur était revenu pour quelques instants. J’espérais profondément que ça lui avait plu…


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Mar 1 Aoû - 1:44



Adorable
Flora & Bastian

Flora leva les yeux pour le regarder, il semblait prise dans une remise en question ou quelque chose de ce genre. Elle le regarda silencieusement et sans rien dire, il marmonna même quelque chose dans sa propre langue. Bien sûr, elle n'en comprit pas un mot... sa langue semblait si compliquée, qu'elle n'était même pas sûre de pouvoir comprendre quoique ce soit un jour. Elle reporta son attention sur son plat, pour lui laisser de "l'intimité" dans ses réflexions, même si ce n'était pas trop le cas.

Elle lui adressa un sourire quand il s'installa auprès d'elle pour manger et se figea quand il se pencha. La jeune femme s'attendait à un baiser sur la joue pour la remercier son repas. Mais à la place, il lui chuchota des excuses et lui promit de ne plus recommencer. Flora le regarda quelques secondes comme pour essayer de deviner s'il était sincère ou pas. Puis, elle se pencha vers lui et déposa un baiser sur sa joue en lui lâchant :

-Je te pardonne pour cette fois... mais si tu recommences, je serai dans l'obligation de te casser la tête !

La jeune femme lui pinça la joue et rigola un peu, sachant qu'elle ne lui casserait pas la tête pour si peu... certes, elle risquait de le traiter, mais pas de lui casser la figure pour si peu. Flora mangea encore un peu et s'arrêta, ne voulant pas abuser du plat et en garder pour plus tard... un plat cuisiné était vraiment quelque chose de très rare à leur époque. Elle attendit qu'il mange à sa faim et rangea le reste dans son sac.

Ensuite, elle regarda autour d'elle cherchant quelque chose à dire ou à faire, pour briser le silence qui s'était installé. La jeune femme bailla et s'étira, puis décida de s'installer dans les bras de Bastian. Elle s'installa sur ses genoux, passa les bras de ce dernier autour d'elle et posa sa tête contre son torse. Flora lui demanda alors :

-Tu peux rester combien de temps avec moi ici ? Il y a quelque chose que tu aimerais faire ?


by Moses


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