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Un petit jeu à nous deux [Bastian & Flora][Lemon]

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Mer 5 Juil - 14:45



Un peu plus ?
Flora & Bastian



Puis elle se leva et s'étira. Elle regarda Bastian brièvement et se dirigea vers l'eau. La jeune femme y entra, la sensation fraîche était très agréable ayant chaud et étant toute en sueur. Flora plongea entièrement dans l'eau et nagea un peu. Puis son regard se posa de nouveau sur son amant, elle pencha la tête sur le côté et lui dit :

-Je me rends compte que... on ne se connait pas énormément. Tout ce que je sais, c'est ce que tu faisais avant tout ça, ainsi que ta personnalité proche de la mienne sur certains points, mais... c'est tout.

Flora devint soudainement songeuse, ce dernier disait l'aimer et pourtant il ne semblait pas prendre la peine de la connaître. Est-ce qu'il aimait juste son apparence ? Le fait qu'elle soit si ouverte d'un côté ? Ou alors ce n'était pas vrai...
Elle afficha une petite moue et lui dit alors :

-Comment peux-tu m'aimer sans me connaître vraiment ? Je veux dire... ça me plairait d'en apprendre plus sur toi, mais à côté je me demande aussi si tu m'aimes vraiment. Tu vois ce que je veux dire ?


by Moses


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Bastian Vanhammer
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Mer 5 Juil - 18:23
Lorsque j’eus fini, elle resta encore un petit moment dans mes bras, comme pour savourer l’instant présent, puis elle m’embrassa. Sereinement, elle se leva en s’étirant, puis m’adressa un bref regard avant de se diriger vers le lac, comme pour nettoyer son corps. C’était mon point de vue. Je la regardais tendrement, tandis qu’elle nageait dans l’eau. Tout en cherchant quelque chose pour m’essuyer. Ensuite, sans la lâcher du regard, j’ai commencé à me rhabiller.

Je pensais qu’elle allait rester silencieuse, mais ce ne fut pas le cas. Son regard se tourna vers moi, et, en penchant sa tête sur le côté, elle s’adressa à moi. Ce qu’elle disait était évident. C’était un fait. Je ne pouvais le nier. Pendant que je l’écoutais, je ne pus qu’acquiescer à chacun de ses mots. Elle disait grosso modo que malgré notre relation, nous ne savions rien l’un de l’autre. Je comprenais le fait qu’elle puisse m’en vouloir. Cependant…

Comment dire. Elle n’a pas l’air d’être très portée sur la parole. Du moins, pas avec moi. Donc je ne trouve pas d’occasion de lui parler de moi, et puis, pour être franc, je n’ai ni envie de l’ennuyer, ni envie de ressasser un passé que j’essaie d’oublier, car certes, ça fait partie de mon histoire, et ça m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui, mais ce n’est pas forcément quelque chose dont je suis fier. Il est vrai que je ne peux pas lui en vouloir, puisqu’elle n’est pas au courant. Elle venait peut-être de me donner l’occasion de lui en parler. Avec franchise.

De l’autre côté, en effet, je ne savais rien d’elle. Mais qui étais-je pour lui poser des questions sur sa vie privée ? Même si j’ai des sentiments pour elle, avant de m’immiscer dans sa vie privée, je veux que notre relation évolue. Je ne veux pas me servir de mes sentiments comme d’une justification pour lui poser des questions qui n’ont pas lieu d’être. Après, c’est ma façon de penser. Elle est sans doute un peu trop noble, cette façon de penser. Mais je n’y peux rien, j’ai été élevé comme ça. Ou du moins, mes tuteurs ont essayé de m’élever comme tel.

Elle enchaîna alors sur les deux questions que j’attendais le plus. Et je me devais de lui répondre correctement. Tout en finissant de me rhabiller, je me suis approché du Bordeleau, je me suis assis, en face d’elle, pour lui répondre, sur un ton léger, absent de toute animosité, mais sans que je puisse me contrôler, celui-ci était aussi rempli d’amertume.

– Je vais commencer par le commencement. Alors oui, tu as raison, nous ne savons rien l’un de l’autre. Parce que, je ne parle jamais de mon passé, en ce qui me concerne, parce que je veux l’oublier. Mais aussi parce que je n’ose pas te poser des questions sur ta vie privée, parce que je me dis que pour le moment, tant que, notre relation n’a pas évoluée, je n’ai pas le droit de te demander de telles choses. Je marquais une légère pause. Excuse-moi si ma façon d’agir est trop noble à ton goût. Mais que je le veuille ou non, et que j’en ai honte ou pas, je suis noble. Un fichu aristocrate suédois a décidé d’avoir un fils il y a des années de cela, et j’en suis le résultat. Si je ne te parle pas de moi, c’est parce que j’ai presque honte d’être ce que je suis. Et en choisissant la voie que j’ai prise, la voie de la liberté, je suis devenu l’ennemi de ma propre famille. Je suis un déshonneur ambulant. À part ça, il n’y a rien à dire. J’ai beaucoup voyagé, je me suis amusé, j’ai vu des contrées magnifiques. J’aimerais pouvoir te faire parvenir ces émotions, partager avec toi ces souvenirs. Mais avant d’y arriver, il faut que j’arrive à prendre sur moi. Parce qu’il est triste pour moi d’admettre que je n’aurais pas pu connaître tout ça, si je n’avais pas eu le sang bleu. Et je dois admettre que si je n’en ai pas parlé, c’est parce que je voulais que tu m’apprécies pour ce que tu voyais, et non pour ce que j’étais réellement.

J’avais déballé tout ça sans une once de colère. Ma voix était monocorde, monotone. Je ne m’étais pas arrêté de parler, comme pour vider mon sac. Je venais littéralement de vider mon sac. Pour elle, ça ne représentait sans doute pas beaucoup de choses. Pourtant, elle était la première personne à qui je venais de me confier depuis le début. De mon point de vue, elle n’avait sans doute pas réalisé le bien que cela me faisait. Cependant, si elle était suffisamment observatrice, elle allait pouvoir se rendre compte que mon regard avait changé.

Maintenant, que j’avais déballé tout ça, j’allais pouvoir répondre à ces autres questions. Cette fois-ci, en lui adressant un sourire. Un sourire naturel, mon premier véritable sourire depuis des années. Par le passé, je m’étais toujours dit qu’à un moment ou un autre, il allait falloir que je me confie à quelqu’un. Maintenant, je me demandais pourquoi il fallait que ça tombe sur elle. Peut-être aurais-je la réponse dans quelques temps…

– Donc, pour en revenir au plus important, tu penses que je ne t’aime pas réellement, que c’est uniquement physique. Tu penses que puisque je ne sais rien de toi, et que parce que je ne te donne pas l’impression de m’intéresser à toi, je te mens ? Je ricanais légèrement. Tu me prends vraiment pour un enfoiré ? Est-ce que je ressemble à un enfoiré ? Est-ce que j’ai réellement besoin de savoir d’où tu viens, qu’est-ce que tu manges, qu’est-ce que tu aimes, qu’est-ce que tu détestes, et tout un tas d’autres choses, pour justifier un sentiment incontrôlable ? Je ne pense pas. Et pour te répondre, franchement, je suis extrêmement curieux en ce qui te concerne. Cependant, comme je l’ai dit un peu plus tôt, je n’ose pas, parce que vu notre relation actuelle, qui me semble relativement « instable », je n’ai pas envie d’attirer les foudres, d’attiser ta colère, ou ce genre de choses. Après, si tu veux te confier, je t’attends, mais je ne veux pas risquer de te perdre pour des raisons stupides, comme, par exemple un empressement trop visible de ma part.

Il ne me restait plus qu’à attendre sa réponse…


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Jeu 6 Juil - 16:08



D'accord !
Flora & Bastian

Alors qu'elle nageait tranquillement elle le regarda terminer de s'habiller et s'approcher du bord. Flora très curieuse d'écouter ce qu'il allait dire, se rapprocha doucement de lui et l'écouta avec attention. Bastian lui expliqua de nouveau ses origines et le fait qu'il n'apportait pas d'intérêt à son passé n'aimant ce qu'il était. Flora voulait lui dire quelque chose, mais elle préféra le laisser s'exprimer, après tout il ne lui coupait jamais la parole lui.

Quand il passait à l'aspect plus "délicat" des questions de Flora, elle l'écouta toujours, mais ne put s'empêcher de se rapprocher encore un peu. Plus il parlait et plus elle se rapprochait de lui. Quand il termina, Flora se retrouva tout près de lui. La jeune femme lui caressa la joue, pencha de nouveau la tête sur le côté en souriant doucement et l'embrassa tendrement. Flora n'y comprenait peut-être rien en ses propres sentiments et préférait ne pas trop y penser, mais Bastian avait le don de la toucher même avec son air effronté... c'était peut être aussi l'un des traits de sa personnalité qui plaisait à la jeune femme. Flora marmonna :

-D'accord, je te crois... même si j'ai encore du mal à comprendre.

Elle lui adressa un nouveau sourire, puis lui déposa un bref baiser avant de s'éloigner dans l'eau pour barboter un peu. Flora avait l'impression que ça faisait une éternité qu'elle ne s'était pas baignée. Quand elle jeta un coup d'oeil vers Bastian elle lui lança :

-N'empêche tu te plains pas mal de la vie que tu as eu. Mais au moins... toi, tu as eu une vie. Tu veux que je te dise un petit secret ?

Flora rigola doucement, à vrai dire elle n'en avait parlé à personne de ce qu'elle s’apprêtait à lui dire, mais... ça n'avait plus grand chose d'important à présent, la "menace" n'était plus là. La jeune femme se rapprocha de nouveau de Bastian et lui murmura à l'oreille :

-Ma famille et moi, nous avons passé notre vie à fuir la mafia. On a fini par se cacher ici et sbim "l'apocalypse" a frappé ! Mais bizarrement, je ne me suis jamais sentie aussi libre depuis qu'on a quitté la maison de mon enfance.

Elle lui adressa un clin d'oeil et se lassa tomber en arrière dans l'eau en rigolant et éclaboussant un peu Bastian au passage. Est-ce qu'il allait la croire ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Mais bon, au moins même si ça semblait fou, elle lui avait dit aussi. Puis c'était amusant, non ? Dans le fond, ils avaient passé une partie de leurs vies à fuir. Elle des criminels, lui des "nobles". Son regard se posa sur Bastian et elle lui fit une petite moue :

-Mais quand je parlais de ne rien savoir l'un sur l'autre, je parlais de nos vies actuelles, pas notre passé. N'empêche... tu sais que je suis bricoleuse et ingénieure de la citadelle, tu sais où est mon atelier. Bon ! Certes tu ne sais pas du tout où j'habite. Mais au moins tu sais quelques trucs... Mais toi... tu fais quoi au juste dans ce "nouveau monde" ? Où puis-je te trouver si jamais je veux te voir ? Au final, c'est moi qui ne sait rien de toi...


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Bastian Vanhammer
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Dim 9 Juil - 23:35
J’avoue avoir été surpris en apprenant son passé. On aurait dit un scénario de film. Vous savez, le genre de film que l’on peut catégoriser comme étant un thriller. Mais en noir et blanc, dans un univers digne de Sin City. J’ai d’ailleurs retenu un rictus de moquerie, en l’écoutant parler. Et puis, son histoire me semblait un peu trop stéréotypée. Là encore, la mafia. N’était-ce pas basique ? Sans doute, pour le commun des mortels. Pour un scénario de film à la noix. Mais bon, j’étais décidé, j’allais la croire. Pour ma propre satisfaction, pour mon propre amusement.

Par la suite, elle m’expliqua ce qu’elle voulait réellement dire, par, apprendre des choses. Elle avait raison. Elle ne savait rien sur moi. Et je n’en avais pas dit plus. Parce que ça n’était pas venu à l’esprit comme étant des choses importantes. Parce qu’il ne m’était pas venu à l’esprit l’idée qu’elle veuille savoir où elle pouvait me trouver. Parce qu’il ne m’était pas venu à l’esprit que ma vie soit suffisamment intéressante. Que mon travail soit intéressant. Que mon expérience soit intéressante. Et en plus, de vous à moi, je savais qu’elle n’aimait pas beaucoup quand je parlais trop. Je préférais donc éviter ce genre de sujet, puisque mon « sang bleu » m’avait habitué à beaucoup, mais alors, beaucoup parler.

En guise d’exemple, je ne citerai que mon père. J’espère qu’il est mort. Et dans ce cas-là, je suis loin de souhaiter la paix à son âme. C’était un fumier. Ma mère était une Salope. Avec un S majuscule. Elle a eu plus de maris que d’opérations chirurgicales. Et pourtant, il n’y a pas un endroit de son corps qui soit encore naturel, et je parle, au millimètre près. Donc, pour revenir sur ce que disait mon père, c’était très simple : « Si tu veux que les gens écoutent, contente-toi de dire beaucoup de choses, au bout d’un moment, ils seront obligés de faire attention à ta voix. Et alors, tu pourras leur exposer ton point de vue, et faire valoir des droits. Exposer la fortune est aussi une bonne idée, surtout avec les femmes. ». Je tiens à préciser que mon père n’a sans doute pas un QI très élevé. Pour un humain, pas pour un noble.

Donc, si j’avais suivi les conseils de mon père, j’aurais tout de suite déballé mes origines, j’aurais utilisé mon argent pour attirer Flora. Un argent que j’aurais eu du mal à utiliser, puisqu’il se trouve sur des comptes en Suisse. Même moi, qui ne suis pas très fort en économie, j’ai réussi, à une période de ma vie, à comprendre le système de l’évasion fiscale. Tout ça pour ça. Pour me retrouver coincé dans la ville lumière, en compagnie d’une jeune fille aux yeux de couleurs différentes, et à la chevelure rose bonbon sucé trois fois.

Et tout ça pour devoir lui expliquer que je suis passé de la célébrité absolue, pendant qu’elle était en train de fuir l’Italie, à un simple homme qui joue un éclaireur intrépide pour son propre plaisir et pour le simple fait de frôler la mort, parce que ça me file de l’adrénaline. Bien sûr, je suis aussi chez les humanistes, parce que je veux aider les gens, mais c’est aussi pour prouver que les nobles ne sont pas forcément des enfoirés. J’ai donc pris une petite inspiration, et j’ai commencé à parler, en affichant un sourire sincère. Je n’allais pas mâcher mes mots, j’allais sans doute papillonner dans mes paroles. Voguer d’un sujet à l’autre, sans qu’il y ait forcément un lien direct. Il allait falloir qu’elle s’y habitue.

– Très bien, Miss. Je vais t’en dire plus sur moi. Ma petite mafieuse. Je pouffais de rire, c’était nerveux. Désolé pour ça. Donc, avant d’en dire plus, je vais résumer la situation. Notre situation.

Je me levai, je m’étirais. J’ai essuyé la terre sur mes vêtements, de façon tellement exagérée, que ça aurait pu en devenir comique. Je me suis ensuite installé, de façon à pouvoir me rapprocher d’elle, quitte à faire un petit peu trempette.

– Donc, si notre histoire devait être un compte, ça serait « la Mafieuse et le Noble », ou bien, vu nos origines, un truc du style « le Nord et le Sud, une passion dangereuse ». Je pense que je résume bien. Je me raclai la gorge, comme si je prenais mon discours au sérieux pour le moment, et je continuais sur un ton tout aussi solennel. Maintenant, je vais te dire ce que je fais. Et tu as de la chance, je ne vais pas te mettre une courte page de pub. Je prenais volontairement un ton noble, stéréotypé au possible, pour que ça en devienne comique. Je suis un noble éclaireur, au service de Sa Majesté du royaume des Humanistes. Mon logis se situe dans leur demeure. De métier, je suis ce que tu peux appeler un Yamakasi. Je grimpe partout, et désormais, le partout a l’air de t’inclure. J’arrêtais d’utiliser cette voie horrible. Blague à part, moi je n’ai pas fui la mafia, j’ai fui la noblesse. Je ne sais pas si c’est pareil, mais en tout cas, je suis content d’être à côté de toi en ce moment. Désolé si tu n’en sais pas beaucoup. C’est juste que j’ai pas beaucoup de choses à raconter. Avant de te rencontrer, il ne m’arrivait pas beaucoup de choses.


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Sam 15 Juil - 20:00



Poser quelques limites
Flora & Bastian

Flora se redressa brusquement en l'écoutant parler d'elle, en la qualifiant de mafieuse. La jeune femme s'en foutait de s'il la croyait ou pas, mais c'était un terme qu'elle ne supportait pas. Il lui expliqua alors ce qu'il faisait de sa vie avec une façon de parler, qu'il semblait trouver amusante, mais ce n'était pas trop le cas. Flora le regarda et lui dit d'une voix ferme, mais pas méchante :

-Ne m'appelle plus la "mafieuse", je n'aime pas ça. Ils ont gâché ma vie, tué ma grand mère. Alors si tu oses m'appeler encore comme ça, je vais m'énerver et je ne veux pas m'énerver après toi. J'aime vraiment passer du temps avec toi, alors ne gâches pas tout en te moquant bêtement de moi.

La jeune femme n'avait pas du tout montré une seule pointe d'hostilité vis à vis de lui, elle était restée calme, un peu ferme certes, mais calme quand même. Elle le fixa quelques instants, puis soupira et se lui sourit légèrement. Flora se remit à nager un peu, la jeune femme avait l'impression de ne pas avoir fait ça depuis des années.

Elle se rappelait que petite, elle allait nager dans un beau grand lac avec sa famille... son grand père qui râlait avec son journal et qui lui courrait après quand elle l'arrosait, car elle aimait bien l'embêter... sa mère qui préparait tranquillement le pique nique avec sa grand-mère en riant... sa soeur qui faisait des colliers de fleurs en trempant ses pieds dans l'eau... son père et son frère qui faisaient des concours de plongeons. Que tout ça lui manquait cruellement par moment.

Flora fit mine de rien et retourna vers le bord, elle sortit de l'eau et s'essuya rapidement, avant de remettre ses vêtements. La jeune femme s'installa de nouveau sur le drap qu'elle avait étendu puis sortit de son sac un boîte en plastique avec sa préparation de pâtes à l'intérieur. Flora tendit une fourchette à Bastian et commença à manger dans la boîte :

-Bon appétit ! J'ai la dalle... si tu n'as pas faim, ne te forces pas.


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Bastian Vanhammer
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Lun 17 Juil - 15:20
Ça risque d’en surprendre certains, mais je pouvais parfaitement comprendre sa réaction. Parce que je pouvais avoir la même. Lorsqu’il s’agissait du mot « noble ». Les gens ont souvent tendance à prendre cela à la légère. Comme si c’était simple.

Mais ça ne l’est pas, pour aucun « noble ». Même si de mon propre point de vue, je considère que la noblesse, c’est quelque chose qui s’acquiert, et non pas quelque chose que l’on possède, j’ai eu droit à quelques débordements dans ma vie sociale passée. Moi qui pensais avoir réussi à passer au-dessus, et a gagné en maturité, je venais de me rendre compte grâce à Flora, que sur certains points, j’étais toujours le gamin pitoyable imbu de sa personne et sûr de lui au point d’en devenir désagréable et extrêmement lourd.

Je me suis retenu de répondre. Ma réaction risquait d’être beaucoup trop vivace, beaucoup trop expressive, et ma colère, ma rancœur, c’était des émotions négatives que je ne souhaitais pas diriger vers elle. Avec sa remarque justifiée et pleine de droiture, elle m’a ramené dans un combat contre moi-même que je pensais avoir gagné depuis longtemps. Et bien évidemment, puisque je pensais avoir gagné, j’avais déserté le champ de bataille au fond de mon âme depuis des lustres, à tel point que la poussière avait pu s’y déposer. Un amoncellement de doutes, de regrets, présents pour me rappeler mes erreurs, mais impossible à effacer, même devant le Seigneur.

Ce genre de conflit n’est pas visible à l’œil nu, et on essaie de le cacher de tous, pourtant il est là. Il nous ronge patiemment, comme un rat au milieu de cadavres, ou un vautour au-dessus du charnier. Et lorsque nous lâchons prise, il nous dévore.

À la fin, nous ne sommes plus que l’ombre de nous-mêmes, et nous nous laissons tomber dans la souffrance, dans la drogue, et dans l’alcool, pour essayer de sortir de ce trou béant, de ce trou noir, chaotique, ténébreux, qui nous emprisonne. Je sais que ça n’a aucun rapport avec la situation, je sais que ça ne vous avancera à rien de le savoir, mais je préfère en parler pour prévenir ceux qui sont au bord du gouffre : si vous voulez vous en sortir, n’hésitez pas à attraper la première main qui se trouve à portée, peu importe à qui elle appartient.

Du coup, moi personnellement, vu la situation actuelle, la seule chose que j’ai faite, physiquement, c’est resserrer mon poing. Fermement, avec une légère dureté. Jusqu’à planter les ongles dans la peau, jusqu’à me faire saigner légèrement. Au même instant, je pensais : « comment peux-tu la traiter ainsi ? Tu es monstrueux. Tu ne fais que reporter ta souffrance sur elle, alors qu’elle a vécu bien pire que toi. Comment peux-tu te regarder dans la glace, n’est-ce pas, Bastian Vanhammer ? ». Je n’avais pas la réponse. Et de toute façon, je ne me regardais pas. Je ne faisais que m’esquiver depuis que j’avais quitté le cocon familial.

Pourquoi ? Pour oublier ce que je suis. Pour oublier ce que j’ai fait, et pour oublier comment le monde dans lequel je suis né fonctionne. Un monde que je n’ai cessé de rejeter, par dégoût, par égoïsme. Et au final, ce choix me fait regretter mes agissements. C’est le karma. Une chute de dominos, incontrôlée, virulente, et destructrice.

J’ai frappé légèrement de mon poing sur mon cœur, pour ne pas oublier, pour ne pas retomber dans la souffrance. Et pour essayer de remonter la pente. Elle était en train de m’aspirer à nouveau. Il fallait que je remonte, il fallait que je m’excuse convenablement, il fallait que je change les choses. Parce que j’étais devenu le Bastian actuel pour avoir une chance de pouvoir changer les choses. Je n’allais pas abandonner ce rêve si facilement.

En frappant mon poing, j’ai entendu un léger tintement métallique. Curieux, j’ai reporté mon regard sur ma main, et je l’ai ouverte lentement. J’ai alors vu ma pièce fétiche dans ma main. Celle avec laquelle je remettais ma vie en jeu à chacune de mes décisions. Mon regard se porta successivement vers elle, puis vers Flora, à plusieurs reprises. Je me suis mis à la regarder attentivement, en la tenant entre deux doigts. Puis je l’ai jetée près de nos affaires en disant pour moi-même quelques mots très significatifs…

– Det finns saker du inte spelar med ! Åh, skit… Jag är en idiot.

J’avais dit cela en soupirant. Je n’étais pas fier de moi. Et pour ceux qui se demandent, ça veut dire : « Il y a des choses avec lesquelles on ne joue pas !... Merde. Je suis con... ». Je m’en voulais, ça ne faisait aucun doute. Par contre, falloir que je réfléchisse à la façon d’arranger les choses. Si possible avec douceur. Il y a longtemps, j’ai appris à mes dépens, que l’agressivité ne menait jamais à rien.

Pendant ce temps, j’observais toujours Flora du coin de l’œil, qui depuis le temps s’était rhabillée. Elle semblait prête à manger. Je souriais très légèrement devant cette scène. J’avais encore le goût amer de ma propre haine envers moi-même, en bouche. Je me suis approché, tandis qu’elle me parlait. Je me suis assis tranquillement à côté d’elle, avant de répondre. D’ailleurs, d’un geste rapide, j’ai récupéré ma pièce, qui traînait non loin de là, pour la ranger dans ma poche. Le fait qu’elle m’étendue une fourchette pendant ce temps, pour que je commence à manger, c’était amusant pour moi.

– Bah je te remercie pour la proposition !

Je ne faisais que feindre la joie et l’excitation. Légèrement, je me suis rapproché d’elle. Pour lui murmurer quelque chose au creux de l’oreille. Avec une douceur inhabituelle et sincère. Je n’avais pas l’habitude de faire ça, mais je sentais que c’était le bon moment.

– Je suis désolé Flora. Vraiment. Ça n’arrivera plus, je te le promets.

Et comme si de rien n’était, j’ai commencé à manger, en lui affichant un sourire naturel. Comme si rien ne s’était passé. Comme si je n’avais rien fait. Mon côté joueur était revenu pour quelques instants. J’espérais profondément que ça lui avait plu…


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Mar 1 Aoû - 1:44



Adorable
Flora & Bastian

Flora leva les yeux pour le regarder, il semblait prise dans une remise en question ou quelque chose de ce genre. Elle le regarda silencieusement et sans rien dire, il marmonna même quelque chose dans sa propre langue. Bien sûr, elle n'en comprit pas un mot... sa langue semblait si compliquée, qu'elle n'était même pas sûre de pouvoir comprendre quoique ce soit un jour. Elle reporta son attention sur son plat, pour lui laisser de "l'intimité" dans ses réflexions, même si ce n'était pas trop le cas.

Elle lui adressa un sourire quand il s'installa auprès d'elle pour manger et se figea quand il se pencha. La jeune femme s'attendait à un baiser sur la joue pour la remercier son repas. Mais à la place, il lui chuchota des excuses et lui promit de ne plus recommencer. Flora le regarda quelques secondes comme pour essayer de deviner s'il était sincère ou pas. Puis, elle se pencha vers lui et déposa un baiser sur sa joue en lui lâchant :

-Je te pardonne pour cette fois... mais si tu recommences, je serai dans l'obligation de te casser la tête !

La jeune femme lui pinça la joue et rigola un peu, sachant qu'elle ne lui casserait pas la tête pour si peu... certes, elle risquait de le traiter, mais pas de lui casser la figure pour si peu. Flora mangea encore un peu et s'arrêta, ne voulant pas abuser du plat et en garder pour plus tard... un plat cuisiné était vraiment quelque chose de très rare à leur époque. Elle attendit qu'il mange à sa faim et rangea le reste dans son sac.

Ensuite, elle regarda autour d'elle cherchant quelque chose à dire ou à faire, pour briser le silence qui s'était installé. La jeune femme bailla et s'étira, puis décida de s'installer dans les bras de Bastian. Elle s'installa sur ses genoux, passa les bras de ce dernier autour d'elle et posa sa tête contre son torse. Flora lui demanda alors :

-Tu peux rester combien de temps avec moi ici ? Il y a quelque chose que tu aimerais faire ?


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Bastian Vanhammer
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Dim 8 Oct - 19:07
Bastian, il pouvait être sincère des fois. Et beaucoup plus mature. Bien souvent, d'ailleurs, il n'en avait juste pas envie. La flemme d'être sérieux. Le désir de se montrer pitre, pour faire sourire. Quitte à se tourner lui-même en dérision. Le problème, avec ce genre de comportement, c'est que tôt ou tard, ça nous retombe dessus. C'est plus ou moins ce qui lui arriva avec Flora à ce moment-là. Seulement, à force de jouer idiot, on finit par oublier certaines choses. Notamment comment régler les problèmes que l'on cause. C'est sûr, il s'était excusé. Il savait que c'était louable. Mais il savait aussi que ça ne suffirait pas. Parce que des mots ne peuvent pas tout exprimer.

Il écouta patiemment, calmement, ce que lui dit Flora, prêt à recevoir une punition quelconque. Il savait qu'il la méritait. Il savait qu'il devait arrêter de se prendre pour un joueur, ne serait-ce que pour quelques instants. Il était peut-être gamin la majeure partie du temps, mais il n'en restait pas moins un homme, pas un enfant. Il portait un masque, comme tout le monde, mais lorsqu'on échoue, lorsqu'on se retrouve au pied du mur, ce masque a tendance à s'effriter. À se briser. Et lorsqu'il tombe, et que l'on se retrouve « nu » devant les autres, il faut savoir redresser la tête et faire face à l'adversité. Avec ce que nous sommes réellement au fond de notre cœur, et pas avec ce que nous montrons.

Beaucoup peuvent penser que ce n'est qu'une esquive de plus, mais tandis que Flora parlait, Bastian réfléchissait. Pour prouver qu'il regrettait vraiment, il voulait agir. Rendre service, sérieusement. Ou faire quelque chose qui aurait une importance suffisante pour combler son erreur. La question, c'était de trouver quoi…

- Tu peux rester combien de temps avec moi ici ? Il y a quelque chose que tu aimerais faire ?

Voilà les mots qui sortirent notre jeune ami de sa torpeur mentale. Du coup, il dut se reconcentrer sur le présent. Et réfléchir à nouveau, non pas pour trouver comment s'excuser, mais pour savoir quoi répondre à une jeune femme qui venait de s'installer sur ses genoux, posée contre lui. D'ailleurs, plutôt que de s'enquiquiner à chercher une réponse beaucoup trop compliquée est beaucoup trop barbante, il se décida à se laisser aller, et répondit quasiment du tac au tac, avec un léger sourire affiché sur le visage, et un ton plus doux qu'à l'accoutumée.

– Je peux rester aussi longtemps que tu veux. Je ne suis pas une victime du temps. Je suis juste victime de ma bêtise à ton égard, et envers moi-même. J'ai presque envie de te dire d'oublier tout ce que j'ai dit avant. De faire comme si je n'avais rien dit. Quant à ce que nous pouvons faire, je n'en ai aucune i

Il marqua une courte pause, ponctué par plusieurs petits rires nerveux. Qu'il était énervant de se retrouver acculé, de perdre sa protection. Surtout dans une telle situation, devant une femme qu'on apprécie particulièrement, au point de confondre affection et amour. Car après tout, l'amour ne peut pas venir si vite. Et il était clair que Flora avait autre chose à foutre que de se consacrer à l'amour.

Et d'un autre côté, notre jeune ami se demanda pourquoi il avait pensé à une telle chose. Sans doute à cause de l'ambiance bucolique quoique sinistre de l'endroit. Il ferma les yeux et lâcha un léger soupir, inaudible, puis les ouvrit à nouveau et embrassa le front de Flora, une lueur de doute dans les yeux. Doute dont les bases étaient profondes, les causes obscures, et les explications lointaines.

– Au final, moi je suis bien, comme ça, juste pour te faire un câlin



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Jeu 12 Oct - 15:37



Lassitude
Flora & Bastian

Flora était gentille avec lui et lui montrait pas mal d'intérêt, mais en l'observant réagir, elle commençait à se dire que c'était peut-être trop. Il avait ENCORE changeait de comportement et ça commençait sérieusement à l'agacer et la lasser. Un jour c'était le parfait provocateur/joueur, un autre jour il se montrait être plongé en plein amour intense et l'instant d'après, il affichait une sorte d'air neutre, comme si cela était banal finalement. Flora perdait donc patience et lui lâcha froidement :

-Est-ce que tu es bipolaire ? Parce que c'est vraiment l'impression que tu me laisses.

Puis se glissa hors de ses bras, refusant de donner plus d'affection à un gars qui jouait avec elle. Flora était peut-être franche et provocante, mais elle ne faisait pas semblant. Elle ne lui avait jamais dit que c'était une relation exclusive, elle avait été claire sur le fait que les sentiments n'étaient pas vraiment là et tout. Mais lui, il changeait tout le temps d'attitude et Flora ne voulait pas que ces relations soient prises de tête, la vie l'était suffisamment.

D'ailleurs les nerfs commençaient de plus en plus à monter, donc elle préféra commencer à ranger ses affaires pour ne pas tenter de lui casser la tête en lui demandant s'il se fout de sa gueule. La tente fut rapidement emballée, ses affaires dans son sac et sa batte à sa main. Flora le regarda froidement alors, en lui disant :

-Je n'aime pas quand ça me prend la tête et tu me prends sérieusement la tête, tu es tellement faux que je ne sais même pas quoi penser de toi. Tu changes tout le temps et je n'ai pas de temps à perdre avec tout ça. Je vais rentrer.

Elle partit dans la direction du centre ville, voulant retourner à la citadelle et se défouler sur un appareil à réparer. Sa décision était prise : avec ce type, ça s'arrêtait là.


by Moses


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