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Un petit jeu à nous deux [Bastian & Flora][Lemon]

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Mer 7 Juin - 22:32



Rendez-vous...
Flora & Bastian

Cela faisait quelques jours qu'elle était rentrée de sa mission avec Anton, en colère comme jamais et la rage au ventre. Flora n'avait jamais détesté quelqu'un à ce point, certes elle n'apprécie pas certaines personnes, mais lui... c'était une autre histoire !
Elle avait mis un long moment à essayer de se calmer, très long, il lui a fallu une nuit blanche à refaire l'organisation de son atelier, hurler sur plusieurs clients qui ont essayé de marchande et boire une bouteille sur une après midi. Après ça, Flora s'était sentie un peu mieux, mais... pas assez, elle avait besoin de se changer les idées. Par chance, le lendemain elle vit Bastian et lui proposa d'aller avec elle au parc... maintenant il fallait voir s'il allait venir.

En tout cas la jeune femme était quand même déterminée à passer la journée et la nuit là, bas, armée de son sac avec toutes ses affaires et d'une tente qu'elle avait troqué auprès d'Eddy à la citadelle. Car même les gens ne s'en rendent pas compte, mais le parc est endroit tranquille où on peut poser ses armes et se détendre un peu. Bon, il vaut mieux avoir son arme à portée de main, car on ne sait jamais. Dans un tel monde, il vaut mieux rester prudent. Mais tout de même... un peu de repos ça fait du bien, non ?

Une fois préparée, elle prit la route tranquillement. Marchant calmement dans la ville, avec sa batte sur son épaule. Flora n'eut pas trop de difficultés pour arriver à parc Vincennes, quelques infectés calmés à coup de son arme et un ou deux groupes de survivants qu'elle s'est contentée d'esquiver tranquillement pour éviter les histoires. Elle en avait déjà eu assez avec l'autre con. Flora n'avait mis que trois heures pour arriver à destination...

Elle s'aventura dans le parc, tout de suite plus calme, mais restant sur ses gardes. La demoiselle était une femme prudente, malgré ce que certains pensaient. Après encore un moment de marche, Flora trouva enfin ce qu'elle cherchait : le petit lac. C'était un endroit isolé, avec une petite étendue d'eau, entourée de gros arbustes : tranquillité absolue, plus une solution d'entendre quoique ce soit approcher. Qui peut traverser des broussailles dans un bruit ?

Flora jeta le drap qu'elle avait pris par terre et posa son sac à côté. Elle s'étendit sur le tissus et s'étirer avec un sourire, même si elle n'avait pas les mains dans une machine, elle se sentait bien en ce moment, coupée de tout. La jeune femme sortit son bloc de son sac et gribouilla quelques schémas en attendant que Bastian arrive, enfin... s'il arrivait, sinon elle allait devoir passer le temps en solo.


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Bastian Vanhammer
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Mer 7 Juin - 23:28
Je m’en souviens clairement, de ce jour-là. Je me baladais tranquillement et j’ai croisé Flora. Je lui adressais un simple sourire, mais son humeur semblait limite, je ne suis donc pas allé plus loin. J’ai attendu qu’elle parle. Et je fus surpris de ce qu’elle avait à me dire.

Apparemment, elle me proposait un rendez-vous au parc Vincennes. Je ne lui ai pas donné de réponse, il fallait que je réfléchisse. Mais déjà, dans ma tête, je me suis dit pourquoi pas. Ça ne pouvait pas me faire de mal. Et à elle non plus, vu qu’elle proposait. Cependant, plutôt que de lui donner ma réponse, je me suis dit que j’allais lui faire la surprise.

Même si pour pouvoir y aller, ça signifiait que je devais aménager mon emploi du temps. En soi, ça n’était pas un problème, mais franchement, c’était chiant. Je suis donc rentré à la maison, assez rapidement, puisqu’auparavant, j’avais fini ce que j’avais à faire. J’ai prévenu mes supérieurs que j’étais pris, et que je ne pourrais pas « travailler ». Ça leur plaisait, tant mieux, ça ne leur plaisait pas, tant pis pour leur gueule.

Après, je suis allé me reposer. Me ressourcer, pour être précis. Parce que pour une raison que je ne comprenais pas, un sentiment, un ressenti, j’avais l’impression que j’allais avoir besoin d’être en forme. En même temps, je me disais qu’avec Flora, on pouvait très vite finir par faire des petits jeux intéressants, sans sous-entendre forcément une relation sexuelle. J’ai pris quelques instants pour m’étirer, puis j’ai fait un petit somme. Je savais qu’au réveil, il allait falloir que je prépare mes affaires. Même si je savais que je n’allais rien prendre, parce que par principe, je suis flemmard pour ces choses-là, et je préfère me démerder une fois sur place.

Je le conçois, ça peut paraître étrange, mais c’est comme ça que je fonctionne, et jusqu’à présent, ça ne m’a pas porté trop de préjudices. Quelques-uns, juste quelques-uns. Mais ça n’est pas important. Ce qui est important, c’est que je m’amuse. Que je profite de ma vie, comme si chaque jour, était le dernier. Chaque battement de mon cœur résonne comme le tout premier, car il pourrait être le dernier. C’est en me raccrochant à cette façon d’être que j’ai pu être celui que je suis aujourd’hui, et par extension, celui qui a réussi à charmer Flora. Je ne sais pas à quel point, je m’en fiche bien. Elle m’est sympathique. Elle est plutôt mignonne. Mais ça s’arrête là pour le moment. Je ne risquerai rien pour elle, ça, je le garantis.

M’enfin, ce n’est pas le plus important. Pour le moment du moins. Avant de penser à tout ça, il fallait que je me mette en route pour le parc Vincennes. Je crois que j’ai eu de la chance, parce que je n’ai pas croisé grand monde. Par contre, j’ai perdu du temps. Mon désir de faire le fou et de faire des cabrioles a pris le dessus sur le chemin que j’avais décidé de prendre, ce qui m’a fait faire un certain détour.

Mais, passer par ces endroits inaccessibles, ça me rappelle à quel point j’ai de la chance de pouvoir me mouvoir ainsi, comme un aigle qui slalome entre les arbres. Frôlant leurs cimes. Et respirant l’air frais de la liberté. Évidemment, comme à mon habitude quand je suis heureux, il a fallu que je m’exprime ouvertement. Je me suis donc mis à chanter. Une musique me vint en tête, celle d’un DJ français, Madeon, si je me souviens bien. Par contre, je n’ai chanté que le refrain, parce que je ne me souvenais pas du reste. Et le temps que je le chante, j’étais arrivé près du parc.

– I will come home, I will come home
I will come home in time
I will go home, back in part
It's all I'm told, you've found the sun
Oh, with our sleighs apart


Après, je me suis contenté de rentrer dans le parc, pour rejoindre Flora, calmement, agréablement surpris par la paix qui régnait dans ce lieu. C’était reposant, surtout pour quelqu’un comme moi, qui d’origine, était non-violent. Certes, je portais d’énormes poings américains, j’avais un look de rebelle, je le conçois. Pourtant, je jure être non-violent. Ou du moins, c’est l’effet que je veux donner. Parce que soyons d’accord, si quelqu’un me fait chier, je lui casse la gueule, que ce soit une femme, un enfant, un homme, un vieux, un handicapé, ou le président, ou même le pape, ne sait-on jamais.

C’est ainsi que je l’ai vue. Avec sa tente. Et son air tout mignon, tellement innocent de loin. Tellement mensonger. Mais c’était marrant à regarder. Je me suis approché, et tout sourire, je l’ai accostée, avec toute la simplicité dont je pouvais faire preuve.

– Salute mia bella ! Dis-je en riant.

Parce que soyons clairs, c’est la seule chose que je sais dire en italien, et c’est uniquement pour pouvoir draguer plus facilement…


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Jeu 8 Juin - 0:52



Bien le bonjour !
Flora & Bastian

Flora se redressa un peu en entendant des bruits de pas, la main sur son pistolet qui était posé à sa portée de main. Mais quand elle vit la carrure musclée et les cheveux longs blonds, elle se détendit et enleva la main de son arme. Il était venu... La jeune femme resta allongée et le regarda arriver près d'elle en lui disant bonjour en italien. Flora haussa un sourcil et lui dit :

-Bene ! E hi il mio stallone...

Bene... bene... c'était vite dit ! Il avait utilisé un accent si désastreux que ça ne ressemblait presque pas à sa langue et on voyait que c'était un chouïa surjoué. Son parrain et son père l'auraient certainement insultés. Cependant... elle trouvait ça quand même appréciable, le fait qu'il fasse ce petit truc pour elle et préférait l'encourager. Elle se redressa et s'assit, puis lui dit alors avec un sourire :

-Je suis contente que tu sois venu...

La demoiselle se releva d'un bond agile, le regarda fixement et s'avança vers lui. Elle se dressa sur la pointe des pieds et déposa un très léger baiser sur le coin de ses lèvres. Flora se disait qu'ils avaient le temps, donc autant commencer en douceur et voir plus tard pour ce genre de chose. Elle voulait voir s'ils pouvaient pas s'amuser de façon un peu plus fun... Puis retourna s'asseoir près de ses croquis. Flora lui demanda alors :

-Alors qu'en penses-tu ? C'est sympa, non ? Puis si tu es sage, j'ai même préparé un truc à manger pour ce soir... mais seulement si tu es sage !

Flora avait préparé une salade de pâtes, grâce à une boîte de tomates pelées, une boîte de maïs et un bocal de poivrons grillés dans lequel il y avait un assaisonnement pour préserver les poivrons. Un festin de roi par les temps qui court ! La jeune femme s'installa en tailleur et lui fit signe de s'installer avec elle sur le drap, puis lança :

-Et si on commençait un peu à s'amuser ? Tu as une idée de ce qu'on pourrait faire ? Je pensais à un petit jeu à boire ou à un action/vérité ou... je ne sais aps trop...


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Bastian Vanhammer
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Jeu 8 Juin - 20:05
- Je suis contente que tu sois venu...

C'était les premiers véritables mot auxquels j'avais droit de sa part. Car, pour ce qui est de sa salutation en italien, je n'avais rien compris. Mais je supposais fortement qu'elle eût trouvé mon interprétation italienne de piètre qualité. Après tout, je n'avais jamais fait l'effort de reproduire correctement leur accent. Parce que pour moi, tant que j'étais compréhensible minimum, ça me suffisait. J'espère que ça allait lui suffire aussi. Parce que je n'allais pas faire plus d'efforts. À moins qu'elle ne me paye. Peut-être en nature…

Blague à part, j'étais surpris qu'elle soit contente de me voir arriver. De mon point de vue, il est tout à fait naturel que j'arrive, puisqu'elle m'avait invité. Peut-être étais-je un petit peu en retard, je lui accorde. J'ai sans doute un peu perdu mon temps sur le chemin. Mais que voulez-vous, je me suis perdu dans mes pensées. Mon rythme a ralenti, je n'y pouvais rien. Surtout parce que je n'étais pas conscient de perdre mon temps. Il allait falloir que je m'excuse, je ne savais pas comment m'excuser...

Ou bien, seconde hypothèse, elle était surprise de me voir arriver, parce qu'elle pensait que j'allais peut-être lui poser un lapin, comme le dit l'expression. Même si je ne comprends pas cette expression, et que j'aimerais bien qu'on me l'explique. Dans tous les cas, je ne me serais pas permis. Et d'un point de vue plutôt macho, je dirais qu'il est impensable pour moi de laisser seule une si jolie femme, alors que je profitais de sa compagnie pour mon propre plaisir.

C'est alors qu'elle me surprit de nouveau, mais d'une autre façon. En effet, elle s'approcha de moi, tout proche, afin de déposer un baiser au coin de mes lèvres. Je ne m'attendais pas à cela de sa part. Mais, il faut croire que j'avais oublié à quel point elle pouvait être provocatrice et joueuse, même si je sentais très bien qu'elle ne voulait pas passer directement à vous savez quoi. Elle avait l'air de vouloir prendre son temps, et je n'étais pas contre. Pour appuyer ma pensée, les mots qui suivit, et qui sortirent de sa bouche, ne firent qu'affirmer ce que supposait mon esprit.

- Alors qu'en penses-tu ? C'est sympa, non ? Puis si tu es sage, j'ai même préparé un truc à manger pour ce soir... mais seulement si tu es sage !


Il me fallut un moment pour comprendre ce qu'elle me disait. Pas ses paroles, mais plutôt leur sens. Elle voulait savoir ce que je pensais, et si c'était sympa. C'était la première partie de sa phrase, et je me suis dit « mais de quoi parle-t-elle ? ». Du baiser ? Si c'était le cas, oui c'était sympa, et j'en pensais extrêmement de bonnes choses. Seconde hypothèse, elle me parlait du lieu en lui-même, et de l'ambiance autour de nous. Une ambiance étonnamment calme et apaisante, bucolique, fantaisiste, en digne contraste avec ce qui se passait à l'extérieur du parc. Je savais que je n'avais pas pouvoir lui répondre directement. Il allait falloir que je déballe tout d'un coup. Ce n'était pas un problème, j'avais juste intérêt à peser correctement mes mots, et à me faire comprendre de façon claire. Lui sortir un pavé ne serait pas intéressant. Il fallait que je sois rapide, clair, et net.

La deuxième partie de la phrase, c'était, pour me prévenir qu'elle avait fait à manger, mais que j'en aurai, que si j'étais sage. Seulement,0 toutes les femmes que j'ai connues le diront. Je suis un mauvais garçon. Je ne suis jamais sage. Et quand on me punit, je récidive avec le sourire. Donc je savais ce qui allait se passer, je n'allais pas manger de la soirée. Du moins, peut-être que je préférerais la manger elle. Si je décide de jouer à son petit jeu comme la dernière fois. Et d'ailleurs, en parlant de jeu, tandis que je réfléchissais, elle s'était assise en tailleur, et elle me proposait une petite distraction. Je me vis dans l'obligation d'accepter.

– Un petit action/vérité ne me déplairait pas. Je n'ai rien à cacher, et je suis prêt à tout. Surtout, si ça te concerne. Alors, je n'ai qu'une chose à te dire. Let's go !

Ce faisant, je suis allé m'asseoir à ses côtés...


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Jeu 8 Juin - 22:26



OK ! C'est parti !
Flora & Bastian

Un action / vérité... On pouvait dire qu'il choisissait le jeu le plus amusant. Bon ! C'était un chouïa enfantin et tout, mais ça pouvait vraiment être fun et donnait un résultat assez intéressant. Surtout avec lui... enfin, surtout avec ces deux là, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Flora haussa un sourcil quand elle entendit la partit "Je n'ai rien à cacher et je suis prêt à tout. Surtout, si ça te concerne." Une petite moue craquante se dessina sur son visage en lâchant un :

-Ah bon ? Tu es prêt à tout si ça me concerne ? J'ai presque très envie de te demander de me le prouver...

Flora lui lança un clin d'oeil et sortit deux bouteilles de bière de son sac, elle en glissa une juste à côté d'elle pour Bastian. Puis elle ouvrit la sienne et but une gorgée, ce n'était pas du tout l'alcool qu'elle préférait, mais c'était le moins fort et c'était mieux s'il voulait profiter de toute la journée sans être bourré. Flora regarda les alentours :

-Mouais, l'endroit à du potentiel pour jouer à ce jeu... on est tranquille...

Elle but une autre gorgée de sa boisson et la posa sur le côté, elle réfléchissait à toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête, elle pensait à tout ce qu'elle aimerait lui faire,
faire... et aussi à tout ce qu'il risquait de lui faire, faire. Flora sourit et lança alors :

-Bon ! Installe-toi ! J'vais commencer tranquillement : vérité. J'attends donc ta question mio stallone...


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Bastian Vanhammer
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Dim 11 Juin - 0:19
Était-elle en train de me filer une chance en or ? La possibilité de lui poser n'importe quelle question, sachant qu'elle était obligée de me répondre. Pour moi, c'était une mine d'or. Une mine d'or infinie. Surtout que, comme elle l'avait souligné plutôt , il n'y avait personne autour, ce qui me permettait d'oser comme jamais. D'oser aller loin, d'oser aller profond. Pour obtenir obligatoirement une réponse. Et c'est alors que mon cerveau se mit en marche.

Tout cela pour trouver la question ultime. La question qui la ferait vivement réagir, et qui me ferait rire jusqu'à la fin des temps. Cependant, pour que ça colle nos caractères semblables, il fallait que ça soit une question cocasse, voir coquine, et complètement déplacée. Plusieurs hypothèses me sont venues telles esprit, mais tandis que je la regardais siroter sa bière, une seule réussit à faire son chemin jusqu'à mon cerveau, ou plutôt, jusqu'à ma bouche.

Depuis quelques instants, j'avais le regard dans le vide, la bouteille de bière au bout des lèvres, en réalisant à quel point elle était fade par rapport aux bières de mon pays. Et tout en titillant le goulot, mon regard finit par se poser sur Flora, pour ensuite croiser le sien, et ne plus le lâcher tandis que j'affichais malice et plaisir sur le visage. Je laissais une tension digne de deux joueurs de poker de Las Vegas s'installer entre nous. Puis, dans un geste rapide, je posais ma bière sur le sol, avant de me rapprocher intimement d'elle, pour lui poser ma question, en face-à-face, en toute franchise.

– Tu veux une question ? Voilà une question ! Je veux connaître ton plus gros fantasme ! Dans les moindres détails !


Par la suite, puisqu'elle m'avait embrassé à la commission des lèvres, je me suis permis de lui faire la même chose en souriant, comme pour lui rendre son bonjour. Mais à l'instar d'elle, j'ai rajouté quelque chose de personnel. Disons que j'ai un peu plus placer mes lèvres sur les siennes que sur sa joue. Ou que sur le bord de ses lèvres. Cependant, ça n'avait rien de sexuel. C'était juste affectif. C'était provocateur avant tout. Ne l'oublions pas.

Ensuite, j'en profitais pour me lever, et pour dire ce qu'elle pouvait me faire. Car après tout, maintenant, c'était son tour.

– Bon ! Moi je prends action, princesse d'Italie. Donne des ordres, que je puisse m'exécuter avec plaisir. Et que tu puisses te venger. Par contre, n'abuse pas trop, tu pourrais me rendre maso. Mais ça, je le serai uniquement pour toi.


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Dim 11 Juin - 16:43



Un jeu tentant...
Flora & Bastian

-Mon fantasme ? Oh... Voyons... hum...

Elle aurait dû le voir venir, il semblait content juste avant d'avoir fait cette demande. Mais il l'avait quand même prise au dépourvu, elle s'était attendue à des questions simples sur elle, sur sa vie ou les relations qu'elle avait déjà pu avoir... Bon ça restait une question sur elle, mais apparemment il avait décidé de se rendre sur le terrain de la luxure directement et Flora était prête à jouer le jeu. Et comme pour l'inciter à se rendre sur ce terrain, il déposa un baiser sur le coin de sa lèvre, bien que ce fut plus sur ses lèvres qu'autre chose. Flora sourit bien qu'elle aurait voulu un peu plus que ça.

La jeune femme hésita quelques instants, se demandant quel état vraiment son "fantasme", jusqu'à maintenant elle n'y avait vraiment jamais pensé, elle faisait un peu ce qu'elle voulait, mais... est-ce qu'au fond elle désirait quelque chose de différent ? Autre chose que de le faire dans une chambre miteuse de la citadelle ou avec Bastian dans son atelier ? Autre chose que de faire ça sur un coup de ses hormones après une soirée arrosée ? Une chose était sûre elle n'aimait pas le SM, avoir mal ce n'était pas son truc et s'amuser à la dominatrice ça l'emmerderait vraiment. Puis il fallait oublier tous les trips de déguisements et tout avec elle...

Oui, dit comme ça, ça ne faisait pas vraiment rêver et elle comprit ce qu'au fond elle aurait aimé vivre. Un peu de normalité, un peu de romantisme, une touche érotique pour pas que ça soit plat, une touche d'émotion... Un peu de tout ça. C'était bizarre pour une fille comme elle... Flora rougit soudainement à cet idée, oui elle savait ce qui lui plairait vraiment et elle n'avait pas envie d'être mal jugée. Cependant, elle s'était engagée dans ce petit jeu et tenait à s'y tenir. Flora prit une profonde inspiration et se lança :

-Hum... ça peut paraître idiot dit comme ça, mais... j'aimerai bien faire ça chez moi, dans ma chambre tout simplement, avec quelqu'un que j'apprécie vraiment pour qu'il y ait certaines émotions, dans une ambiance vraiment romantique, moi dans une fine lingerie et... Flora se mit à rougir un peu... j'aimerai bien être attachée avec un bandeau sur les yeux, d'après ce qu'on m'a dit ça décuple le plaisir de faire confiance à un autre et de se fier qu'aux sensations.

Flora détourna la tête et fixa l'étang toute rouge et n'osant pas trop le regarder pendant quelques minutes. C'était bête, mais c'était comme ça. Puis quand elle se reprit, elle but une gorgée de sa bière et regarda alors Bastian en hésitant sur le gage. Son idée s'égara sur pas mal de plan plutôt salace, ainsi que sur cette étendue d'eau... Puis elle revint sur lui, en lui disant :

-Alors ton action sera de... hum... de... je sais ! Tu dois me faire quelques figures acrobatiques, il me semble que c'est ton truc d'après ce que tu m'as dit et j'aimerai bien voir ce dont tu es capable ! Oh... et moi ça sera action !


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Bastian Vanhammer
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Dim 11 Juin - 22:24
J'ai été surpris en entendant sa réponse. Plus par la deuxième partie, que par la première. Au début, je me suis dit qu'elle était innocente, beaucoup plus que ce que je pensais. Mais après avoir entendu la suite, son désir de devenir aveugle pour ressentir plus de plaisir, j'ai enfin pu reconnaître la jeune femme que j'avais rencontrée. Cependant, ma surprise ne s'arrêta pas là, et elle continua même à grimper, tout autant que mon amusement et mon envie de la provoquer avec sensualité...

En effet, sa demande à mon égard, fut quelque peu perturbante. Tandis qu'elle avait détourné le regard, toute rouge, elle se reprit rapidement pour me demander de faire des acrobaties, afin, sans doute, de l’amuser. J'avais omis de lui expliquer correctement mes capacités, ainsi que mon travail. Il allait falloir que je rectifie le tir. Et quoi de mieux pour cela que quelques mots à son égard, n’est-il pas ? D’ailleurs, si je continue à m’exprimer comme ça, tuez moi.

– Je suis désolé, mais je ne suis pas un acrobate. Par contre, je peux te montrer ce que je sais réellement faire. Des saltos, des vrilles, c'est pour les fangirls. Ne me fait pas rire… j'ai un rire horrible…

Sans attendre, j'ai regardé autour de moi. Le parc semblait parfait, dans son état quelque peu délabré, pour se transformer en un véritable terrain de parkour. J'ai pris la peine de me donner un léger sérieux. J'ai un peu marché, pour observer les lieux. C'est alors que j'aperçus un genre de pilier en pierre. Ça faisait un bon début. Pour le reste, il allait falloir que j'improvise. Un chemin, une ligne à suivre. Juste avant de commencer, je me suis permis de lancer une petite provocation pour Flora, pour camoufler un échauffement mental.

– Maintenant, si tu me le permets, je commence mon show !

Avant toute chose, soyons francs. Je suis un chimpanzé. C'est la métaphore la plus soft que je peux trouver pour me définir. Je grimpe partout et je suis agile. Ou alors, je suis le bon mélange entre un enfant, qui grimpe partout, et un contorsionniste, qui est agile. Enfin, surtout flexible. Mais bon je suis aussi flexible, donc ça va.

Dès lors, dès que je fus prêt, j'ai foncé vers le pilier en pierre, pour prendre appui dessus, de ma jambe droite, afin de me propulser pour pouvoir le grimper facilement. Ensuite, de mon piédestal improvisé, j'ai utilisé mes muscles pour me propulser au niveau d'un arbre auxquels je me suis agrippé, puis, avec assurance, je l'ai grimpé. Maintenant, il fallait que je prenne appui sur une branche, ça c’était simple. Par contre, la suite s’avérait plus technique, puisque je devais gérer la façon dont mon poids allait se répartir sur cette dernière.

Oui, je sais, ça semble long comme procédé intellectuel, mais ça ne représente rien en réalité. La belle Flora n’a pas eue à attendre bien longtemps avant que je m’élance d’arbre en arbre, en riant. En essayant de faire quelques petites folies pour mon propre amusement, comme des saltos, par exemple. Mais de toute façon, je n’allais pas courir indéfiniment. Cependant, il me fallait une fin digne de ce nom.

Heureusement, j’avais une petite idée. Pour mon finish, j’ai tout simplement atterri en face d’elle en exécutant le plus grand saut possible, mêlée à un salto arrière et à une vrille. Puis je l’ai embrassée, avant de lui parler.

- Bon ! Ton action ! Masse-moi tiens ! Avec sensualité. Si t’es gentille, je t’embrasserai encore… Et je prends Vérité... Ça me reposera.


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Lun 12 Juin - 0:46



Un jeu tentant...
Flora & Bastian

Flora s'installa en tailleur et l'observa en sirotant sa bière, pendant que Bastian lui expliquait ce qu'il n'était pas et lui disant qu'il allait lui montrer ce qu'il savait faire. Soudain intriguée, elle le regarda de plus en plus curieuse au fur et à mesure qu'il s'éloignait. Puis il s'exclama au loin qu'il allait commencer son "show", puis s'élança. Flora s'agita, se dressant, se penchant et tout, au rythme où il avançait. C'était remarquable.

Il se rapprocha toujours plus et termina avec une belle figure. Flora allait applaudir, mais elle fut coupée dans son élan par un baiser de Bastian. La jeune femme aurait bien aimer l'attraper et prolonger ça, mais il se redressa en lui donnant son gage en lui parlant d'un autre Baiser si elle était gentille. Flora lâcha avec un air faussement innocent :

-Mais je suis toujours gentille avec toi ! D'ailleurs je vais te le prouver.

Elle lui fit un clin d'oeil et l'attira à côté d'elle, la jeune femme lui adressa un sourire provocateur. Puis enleva sa veste elle-même, son sourire s'agrandit un peu quand elle posa ses mains sur son torse et les fit glisser vers le bas... jusqu'à à arriver au bas de son maillot et elle le releva pour lui enlever. Flora pencha la tête sur le côté en observant son torse, elle le caressa avec douceur du bout des doigts et souffla :

-Je dois avouer, qu'au début je te trouver un peu trop musclé, mais... je commence à apprécier ça finalement, mais juste sur toi. Bon ! A ton massage maintenant !

Elle lui adressa un sourire, puis le fit s'allonger sur le ventre. Flora fouilla dans son sac et sortit sa crème hydratante, elle n'avait rien de mieux sous la main pour que le massage soit agréable pour lui. La jeune femme s'installa à califourchon sur lui, sur le bas de son dos. Puis mit de la crème dans ses mains et commença à lui masser le dos. Doucement et avec sensualité, comme il lui avait demandé... ses mains se baladaient sur son dos et remontaient sur ses épaules... Flora le massa un moment avant de se pencher et de lui murmurer :

-J'espère que ça te plaît... je vais continuer un peu pendant que tu me répondes à ta question : Qu'est-ce que tu penses de moi ? et pour moi ça sera encore action. 

Flora se redresse et reprit son massage en attendant qu'il réponde, elle avait hâte qu'il réponde à sa question pour en apprendre un peu plus sur ce qu'ils partagent, l'avis de l'un sur l'autre, cela peut être très révélateur.


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Bastian Vanhammer
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Lun 12 Juin - 21:55
Comment dire ? Elle me faisait bien rire. Tout d’abord, son air faussement innocent était à croquer. Selon elle, elle était tout le temps gentille avec moi. Certes, ce n’était pas faux, mais connaissant la malice de cette dernière, j’étais d’avis que ça pouvait drastiquement changer au cours des prochaines minutes, si je faisais ne serait-ce qu’un micro pas de travers. Pourtant c’était plaisant. Car pour moi, l’idée d’avoir une femme capable de me résister, et capable de contre-attaquer, c’était merveilleux.

J’avais eu affaire à beaucoup de personnes dans ma vie, beaucoup de femmes. Mais toutes avaient fini par se soumettre, plus ou moins, et c’était d’un ennui absolu. Ou pouvait donc bien se trouver l’étincelle qui aurait le pouvoir de raviver la flamme de mon ennui. Pour le moment, j’avais l’impression qu’elle se trouvait en face de moi. J’espérais ne pas me tromper, car si jamais je me trompais, j’allais en souffrir. Puisque, dans le cas présent, j’étais en train de me rattacher à cette étincelle, comme jamais. Pour le moment, c’était plus du désir que de l’amour, mais je sentais que ce ressenti allait évoluer, dans une part de moi, je trouvais cela effrayant, et excitant à la fois.

Je ne pus donc m’empêcher d’afficher une moue déconcertée, lorsque j’entendis cette phrase sortir de sa bouche. Mais je n’eus pas le temps de riposter. Elle me fit un clin d’œil, puis me débarrassa de ma veste ainsi que de mon débardeur. Une sorte de maillot, si vous préférez. Très près du corps dans le style. Très sensuel. Il fallait bien que je sois efficace, n’est-ce pas ? Après tout, ça faisait partie de mon personnage. De la façon dont je me comportais. Et pour une raison que je ne pouvais m’expliquer, je sentais que j’allais bientôt devoir dévoiler une petite partie de ma part d’ombre.

Les quelques instants qui suivirent, elle me dit ce que je pris comme étant un compliment. Apparemment, elle n'aimait pas les hommes trop musclés, mais moi, ça avait l’air d’aller. Je supposais donc à juste titre, en espérant ne pas me tromper, qu’elle m’appréciait plus que les autres hommes. Et pour une raison que je ne compris pas, cela me fit extrêmement plaisir. C’était la première fois que j’étais heureux en apprenant de façon détournée qu’une femme s’intéressait à moi. Même si, soyons francs, ça semblait uniquement sexuel.

Ensuite, je vous passe les détails, disons qu’elle me força à m’allonger sur le ventre, afin de pouvoir me grimper dessus à califourchon, pour pouvoir me masser avec une sorte de crème. Quelques instants plus tôt, elle avait passé ses doigts sur mon torse, et j’avais apprécié ce contact. Maintenant qu’elle était en train de me masser, j’avais l’impression que j’allais atteindre le nirvana. Cependant j’espérais que la fin de mon histoire ne soit pas aussi triste que celle du groupe éponyme, ou plus notamment, de leur chanteur.

Et le moment tant attendu arriva. Elle me posa en fait une question, et je dois dire que pour pouvoir répondre, j’ai dû réfléchir sérieusement. Elle voulait savoir ce qu’elle représentait pour moi. Je devais choisir les mots de façon efficace, efficiente. Et je devais faire le point avec moi-même, afin de le découvrir. Mon instinct ne m’avait pas trompé. J’allais devoir sortir du rôle simple que je me donnais, volontairement, cela va de soi, pour prouver, ou plutôt, pour montrer que je n’étais pas un simple joueur qui ne faisait que parier sa vie chaque jour de sa propre existence.

D’ailleurs, de vous à moi, je pense que j’ai marqué un petit temps mort, avant de répondre, car j’ai dû faire le vide sur mes sentiments, sur mes ressentis. D’une façon basique, je pensais juste que je l’appréciais, pour son caractère, pour sa façon d’agir avec moi, et pour nos points communs. Avec le recul, il devint plus évident pour moi que la réponse allait s’avérer être plus compliquée. Je savais que j’étais attiré par elle, mais je pensais uniquement que c’était physique. Après avoir fait face à moi-même, je me suis rendu compte que ce n’était pas aussi simple.

Je développe. C’est une femme charmante avec un caractère bien trempé. Personne ne pourra dire le contraire, je pense, et j’imagine fortement que ceux qui la font chier, ils risquent très gros. Elle me ressemble sur de nombreux points. Je ne nie pas l’apprécier énormément. Même si certains risquent de la mettre dans le même panier qu’une simple pute. Elle avait pour moi, quelque chose de différent. Elle respirait la noblesse. Et je ne dis pas ça en l’air, étant noble. D’autant plus que, dans le cas présent, je parle d’une noblesse d’esprit, d’une noblesse de cœur, tandis que ma propre noblesse vient de mon sang. Ma noblesse, jusqu’à preuve du contraire, je ne l’ai pas méritée. Je l’ai même mise de côté, et j’en ai honte. Même si j’avoue que c’est bien pratique.

À côté de ça, vous avez Flora, qui elle, respire d’une certaine noblesse par ses actes. Peut-être que j’ai faux, ou bien, peut-être que je suis le seul à voir ça. Elle est noble dans sa façon de vivre, parce que sa noblesse se situe dans les règles qu’elle a décidée de suivre, et je suis persuadé qu’elle les suivra jusqu’à sa mort. Je la respecte pour ça. Pas beaucoup de femmes dans le monde ne sont comme elle. Ce sont des perles rares dans l’humanité. Quand on les trouve, il ne faut pas les étouffer entre nos mains. Sous prétexte de vouloir les protéger, même si à la base, c’est une bonne action. Il faut les laisser respirer. Les laisser s’épanouir. Pour qu’elles puissent trouver tout leur éclat.

C’est sans doute pour ça que Flora a autant d’effet sur moi. Parce qu’en ayant été libre, elle brille déjà de mille feux. Elle brille bien plus que tout ce que j’ai pu espérer briller dans ma vie, malgré ma célébrité, ma richesse, et mon patrimoine génétique. Après, ce que vous voyez là, c’est une autre facette de moi. Je ne prétends pas être un fêtard irresponsable. Je ne prétends pas être très intelligent. Je ne prétends rien. Je prétends juste être un simple homme, un point de plus dans la foule. Je suis insignifiant, par rapport à Flora. Croyez-moi.

Malgré tout, ce n’est pas uniquement ce que je ressens. Là, je n’ai exprimé que le respect. Il me reste à trouver les bons mots pour pouvoir exprimer l’affection, si ce n’est l’amour, que je lui porte. Je ne suis pas un Roméo, je ne suis pas doué pour ce genre de choses. J’ai plus l’habitude d’être franc, je ne pourrais pas l’exprimer autrement. Mais à la quelque chose en plus qui fait battre mon cœur d’une façon que je ne pourrais décrire. C’est comme si mon cœur était une dynamite, mais au lieu d’allumer la tige, et d’attendre que ça explose, elle vient me faire sauter à l’origine. Mon dieu… c’est sans doute l’amour. Mais je crains de devoir lui mentir, par peur de l’effrayer et de la faire fuir… et parce que dans un sens, ça m’effraie aussi de me dire que je suis amoureux.

Pourquoi suis-je effrayé ? Parce que l’amour est une émotion stupide qui pousse les gens à faire des choses inconsidérées pour une seule personne en oubliant automatiquement ce qui se passe autour. Quand les choses se passent bien, comme dans les films à l’eau de rose, ça va, je vous l’accorde. Mais quand on est dans un univers post Apocalypse, les choses ne devraient pas exactement se dérouler de la même façon. Je ne dis pas que je vais devenir responsable. Soyons clairs, je l’ai toujours été. Si vous ne l’avez pas vu, c’est votre problème.

Je n’en ai peut-être pas l’air, mais je suis beaucoup plus réfléchi que ce que vous pensez, et c’est cette réflexion qui me fait prendre conscience qu’avouer mes sentiments serait stupide, étant donné que je n’en suis pas complètement sûr.

Mais bon, il allait quand même falloir que je lui donne une réponse. Peut-être allais-je réussir à correctement mesurer mes propos, à peser mes mots au gramme près, afin que ça ne la mette pas en état de choc. Cependant, j’avais des doutes, soyez-en sûrs. Et encore une fois, une idée improbable me vint en tête. Je me suis demandé ce qui se passerait si elle comprenait, mais qu’elle ne me rejetait pas. Ce qui me forçait à me demander ce qu’elle ressentait. Et une petite voix dans ma tête, sans doute la voix de ma conscience, me dit alors que si elle s’intéressait à mes sentiments, c’est qu’il devait y avoir une raison. Alors autant l’exploiter. J’ai donc pris une légère inspiration, avant de commencer à parler…

– Je vais être franc… c’est une question qui me surprend énormément. Je ne m’attendais pas à ce genre de question de ta part. Je marquais une courte pause. Je vais sans doute sortir de l’idée que tu te fais de moi, mais j’estime que tu mérites une réponse digne.

Je n’avais pas pu m’empêcher d’arrêter de parler, j’essayais de trouver les mots. C’était beaucoup plus dur que ce que je pensais. Les secondes me paraissaient des minutes, les minutes auraient pu me paraître des heures, et les heures, des années. Tout cela renforcé par son massage. Le contact de ses mains sur ma peau, la douceur de ses gestes. Son souffle, que je pouvais sentir proche de moi, et la chaleur de son propre corps. J’étais en état de stress total...

Car, franchement, je n’avais pas l’habitude. Je sentais même des gouttelettes de sueur qui ruisselaient sur mon front, tandis que lui-même se contractait, faisant apparaître de légères « rides », tandis que j’essayais de retrouver mon calme, ce qui bien sûr était impossible. Je dus cependant me résoudre à continuer… en priant, pour la première fois de ma vie, parce que j’espérais du plus profond de mon cœur une réaction positive. Je ne voulais pas qu’elle me tombe dans les bras. Ça aurait été trop simple. Je pense, que je ne voulais juste pas la perdre.

– Tu ne peux pas imaginer à quel point ta question me stresse. Mais bon, je vais essayer de te répondre franchement. Je croisais mes bras devant moi, et j’appuyais ma tête dessus, pour cacher mon visage sensiblement vermeille. Je pense que je te voue un énorme respect, parce que de mon point de vue, tu le mérites largement, et tu es sans doute beaucoup plus noble par ta façon d’être que ce que je ne le suis par mon sang.

Mon dieu, c’est une blague. Depuis quand est-ce si dur de parler à une femme ? Je n’y arrive plus, je suis dans tous mes états, pourquoi ? C’est tellement chiant. Et je ne peux même pas faire de pause, je suis obligé de continuer. Et le pire, c’est que j’ai peur, qu’en étant sérieux, j’en devienne barbant pour elle. Et vous ne pouvez pas imaginer à quel point cette hypothèse m’effraie… Il a suffi d’une seule question pour qu’elle arrive à me mettre dans tous mes états. Et encore, je n’avais pas dit le plus important. J’allais donc m’assurer de bien faire passer le message, et puisqu’elle désirait faire une action ensuite, j’allais prendre ma vengeance, en quelque sorte.

– Je n’ai pas fini. C’est énervant pour moi. Tu as réussie à me faire exposer ma part d’ombre. Mon sérieux. Ça me frustre, de me dire que pour te répondre, j’ai été obligé de me remettre en question sérieusement. Je marquais une courte pause, se prolongeant dans un soupir, j’étais blasé. Je pense que j’éprouve quelque chose de plus pour toi. Mais je ne veux pas que tu interprètes mal mes paroles. J’ai peur de ta réaction, tout comme j’ai peur de ce que je ressens, car ce n’est pas habituel pour moi. Tout comme il n’est pas habituel pour moi d’être aussi sérieux que maintenant. Mais quitte à te le dire, je préfère te le dire en te regardant en face…

C’est donc pour cela, qu’après avoir saisi mon courage à deux mains, je me suis retourné de façon à ce qu’elle ne bouge pas, à ce qu’elle ne soit pas déséquilibrée, afin qu’elle puisse rester en position, tout en me retrouvant face à elle, pour qu’elle puisse s’apercevoir à quel point j’avais été ébranlé parce que j’étais en train de dire.

En effet, il aurait pu être étrange de constater mes joues rouges et mes yeux brillants. Des yeux humides. Des joues ardentes. Et pour agrémenter le tout, un cœur sur le point d’exploser qui subissait des petites palpitations semblables à de petits feux d’artifice que l’on faisait éclater tout autour de lui, et dont les fumées ne cessaient d’embrumer mon cerveau déjà à bout de souffle, est désormais incapable de raisonner convenablement. J’étais dans un état bien différent de ce qu’elle avait pu connaître. J’étais à la limite entre la honte et la joie. Honte, parce que j’étais un homme, et joie, parce que j’étais heureux de pouvoir montrer ce qui se situait sous ma carapace de joueur complètement gamin.

– Dans un sens, ça me dérange, que tu me vois comme ça. Je dois être en train de m’éloigner à grands pas de l’image que tu te faisais de moi. Pourtant, je peux te rassurer, je suis la même personne. Disons juste qu’il m’arrive d’être plus émotif. Tellement émotif que je me rends compte que je ressens sans doute de l’amour pour toi. Par contre, je ne suis pas sûr de mes émotions, et je ne veux pas t’effrayer. Mais au moins, j’ai trouvé quelle action te faire faire après ma confession, si on peut appeler ça une confession. Je voudrais tout simplement que tu réagisses à ce que je viens de dire. Mais plutôt que de le faire avec des mots, fait le par des actes. Ça sera beaucoup plus parlant pour moi.

Je ne rajoutais rien de plus, pour lui laisser le temps de digérer tout ça…


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Lun 12 Juin - 23:30



Oh... C'est...
Flora & Bastian

Flora observa son silence et continua de le masser, elle se pencha un peu sur le côté pour voir s'il ne s'était pas endormi. On ne sait jamais après tout, il est détendu et savoure un bon massage. Enfin, elle pensait qu'il était bien son massage, ce n'était tout à fait une pro pour ça. Mais elle s'appliquait pour lui... Mais Bastian ne dormait pas, il semblait réfléchir très fortement à la question.

Flora réalisa qu'il avait peut-être pris sa question autrement, elle qui songeait juste à savoir s'il la trouvait attirante et l'impact de sa personnalité... non, il semblait réfléchir, trop intensément pour cette simple question. La jeune femme voulu lui dire, mais elle se mordit la lèvre et se ravisa, trop curieuse de découvrir ça finalement... Flora attendit vraiment patiemment qu'il parle.

Puis quand il ouvrit enfin la bouche, la jeune femme se figea un peu. Il parla de surprise à propos de sa question, puis... la fin de sa phrase fit stresser Flora, elle fixait son dos sans plus bouger, arrêtant son massage. Elle voulait qu'il dise vraiment ce qu'il pense, c'était vraiment stressant d'attendre la suite...

Elle se détendit un peu quand Bastian lui parla du respect qu'il avait pour elle et du fait qu'il la trouvait noble à sa façon. Elle pencha la tête sur le côté, essayant de le comprendre, il s'était mis une telle pression pour ça ? Rien que pour dire qu'elle était digne d'être respectée et qu'elle avait quelque chose de "noble" ? Non... Flora commençait à connaître Bastian, même s'ils avaient passé q'une nuit ensemble et s'étaient croisés quelques fois à la citadelle.

Puis il reprit et cette fois la jeune femme eut un frisson et son coeur battit un peu plus fort en comprenant où il voulait en venir. D'ailleurs elle se mit à rougir... Flora le fixa songeuse, essayant de tout mettre en place dans sa petite tête et soudain il se retourna. Elle fut surprise, mais Bastian fit en sorte qu'elle ne bascule pas. A présent à califourchon sur lui, Flora le fixa et fut surprise. Il avait une expression si... sa façon de rougir et son regard... Montrant bel et bien qu'il ressentait quelque chose pour elle.

Flora sentit un vent de panique l'assaillir. Peut-être que vous allez la trouver ridicule, mais elle ne savait pas si elle l'aimait. Enfin, façon de parler... elle ne parvenait pas à se poser et à réfléchir à ça, car elle ne savait pas ce que c'était d'aimer. Puis... Flora avait peur d'aimer, elle avait peur de souffrir d'une rupture ou d'une déception et avoir peur de perdre l'autre dans un "accident", surtout dans un monde comme le leur.

Cependant, malgré ce que les gens pensent, elle était plus sentimentale qu'elle n'en avait l'air. Non seulement quand elle commençait à voir quelqu'un ça ne s'arrêtait pas à une seule nuit, elle aimait revoir ses partenaires qui ne sont pas si nombreux que ça. Puis, elle avait de la peine si ça terminait, la preuve elle a un peu de mal avec Massial, car il a partagé avec l'une de ses plus longues relations... enfin, la plus longue jusqu'à présent. Puis Flora n'était pas attiré que par le physique, certes ça joué une certaine importance, mais il y avait le truc en plus qui attirait son attention... Donc, il n'était pas juste un beau mec qu'elle se tapait.

Flora plongea son regard dans le sien alors qu'il continuait de parler, lui disant qu'elle pouvait agir comme elle le voulait à ce qu'il venait de lui avancer. Elle hésita en le fixant, ça lui mettait une certaine pression et son estomac se tordit. Puis, la jeune femme finit par lui dire avec une certaine franchise :

-Je ne sais pas si je partage tes sentiments, c'est quelque chose qui m'effraye et j'ai trop peur d'y penser, je n'ai pas ce courage. C'est au dessus de moi et voilà, je... c'est que... je ne sais pas ce que c'est et j'ignore ce que ça apporte contrairement à tous les risques de souffrir à côté... mais... je peux au moins t'assurer que tu ne me laisses pas indifférente et que ce n'est pas que physique. Et pour ce qui est de ma réaction.

La jeune femme le força à s'asseoir en l'attirant à elle et l'embrassa fougueusement en se serrant contre lui. Flora y mit une certaine ferveur et passion dans ce baiser, elle voulait qu'il se sente heureux et bien, qu'il savoure ce contact et qu'il sache qu'elle l'appréciait malgré ce qu'elle venait de dire. Puis elle s'écarta de lui en lui soufflant :

-Comme tu n'as pas dit ce que tu voulais, je choisis pour toi : action ! Alors... hum... Prouves moi ce que tu viens de me dire...

Flora voulait sentir ce qu'il disait, elle voulait comprendre et avoir une preuve que ce n'était pas des paroles en l'air. Car comme il le disait, faire quelque chose peut être plus parlant que dire quelque chose.


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Bastian Vanhammer
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Mar 13 Juin - 13:17
Tout se passa exactement comme je l’avais prévu. Ou plutôt, comme je l’avais imaginé. Il faut dire qu’il n’était pas difficile de la comprendre. Je ne lui en voulais pas. De toute façon, comme je lui avais dit, je n’étais moi-même pas sûr de mes sentiments, il n’y avait donc aucun problème notable, ou aucun quiproquo. C’était la vie. Il suffisait d’avancer et de voir ce que le temps allait nous faire. Car c’est une des choses auxquelles personne ne peut échapper. Le temps. Il passe, et nous fait changer, que nous le voulions ou non. C’est une forme d’évolution, et c’est plutôt beau à constater, même si nous ne nous nous en rendons pas compte.

Après, avec une telle façon de voir les choses, je ne pouvais que sourire. Cependant, de son côté, Flora semblait déterminée à me faire comprendre qu’elle tenait quand même à moi. Je le savais, mais peut-être avait-elle peur que je pense qu’elle m’utilisait comme jouet. Pour cela, elle se mit à m’embrasser, avec fougue. J’avais l’impression qu’elle voulait m’aider à faire passer la pilule, à sa façon. Je n’en avais pas besoin, mais je la remercie intérieurement pour le geste. C’était sympa de sa part. C’était plaisant.

Par contre, la suite fut un peu moins plaisante pour mes oreilles. Et encore, je choisis mal mes termes. En effet, elle voulait me faire faire une action, puisque je n’avais pas choisi. Elle avait raison, c’était le jeu, c’était son droit. Ce qui me posait problème, c’était ce qu’elle me demandait. Elle me demandait de lui prouver ce que je venais de dire par des actes. Et non pas par des mots. C’est à croire qu’elle avait retenu mes paroles. Avec une mémoire vachement sélective. Et ça ne me gênait pas. Pour moi, le problème était ailleurs, mais ce problème était visible uniquement de mon point de vue.

Car de mon point de vue, même le plus parfait des baisers ne pourrait retranscrire ce que je ressentais, ou, retransmettre ce que j’avais dit, parce que mon émotion n’était pas parfaite, déjà, mais aussi parce qu’un simple baiser ne suffirait pas. Pourtant je n’avais pas envie de lui sauter dessus directement. Je n’avais pas envie d’aller trop vite. C’est alors qu’une idée me vint à l’esprit, après une petite réflexion.

J’étais logique. Elle avait eu de nombreux hommes dans sa vie, et quand je dis nombre, je veux dire, pas beaucoup. Elle était un peu inaccessible. Comme une princesse en haut d’une tour. Et moi j’étais le pitre qui voulait grimper la tour. Pas pour me vanter de ma force, mais pour offrir un joli sourire la princesse, pour qu’elle se sente moins seule. Métaphore à part, je sous-entendais qu’elle n’avait jamais ressentie un véritable baiser empli d’amour. Et encore, si je voulais lui prouver mes sentiments, je savais que ça ne suffirait pas. Je ne pouvais pas lui montrer cet amour en cinq minutes. Mais je doute qu’elle puisse le comprendre, dans son innocence et sa candeur.

Bien plus enfantine que ce qu’elle veut montrer, je sentais qu’au fond de son âme, dans son subconscient, elle cherchait le véritable amour, sans le savoir, un amour de conte de fées, un amour qu’on ne peut pas perdre, et qu’on garde jusqu’à la fin. Mais puisque dans un monde comme le nôtre, ce genre d’amour n’existe pas, il avait dû être plus simple pour elle de ne pas aimer.

En pensant à cela, je me suis surpris à caresser son visage, non pas comme le ferait un amant, mais comme le ferait un père. Ou un protecteur. C’est ce qu’elle faisait ressortir chez moi. Un désir de la protéger. Qui n’était pas obsessionnel, certes, mais suffisamment puissant pour rester ancré au fond de mes pensées. Quelque chose de puissant, quelque chose d’ancré, comme je l’ai dit, quelque chose de stable, mais pas envahissant.

– Comment pourrais-je immédiatement te montrer ce que je ressens ? Même en une vie, je pense que je manquerai de temps pour te serrer dans mes bras, pour t’aimer, pour te chérir, et pour te protéger, toi et ton cœur si sensible. Je veux bien essayer maintenant, mais je ne te garantis rien.

Que vouliez-vous que je fasse ? Je n’avais qu’une seule option. En plus de caresser son visage, il fallait tout simplement que je l’embrasse, mais avec sincérité. Que je mette notre jeu de côté pendant quelques instants, pour qu’elle puisse ressentir jusqu’au fond de son être la teneur de mes sentiments.

C’est dans cette optique que j’ai fait le vide dans mon esprit, pour oublier ce que nous faisions jusqu’alors. J’ai ensuite lentement approché mes lèvres des siennes, et plutôt que de l’embrasser de force, ou, comme je le faisais d’habitude, j’ai laissé mes sensations me guider en profondeur. Mais dès lors, je ne pus quitter ses lèvres, tandis que mes mains glissaient le long de son visage, pour finir dans son dos, afin que je la presse contre moi avec affection. J’y mettais de la force, mais je savais que c’était différent, car mes gestes étaient beaucoup plus doux qu’à l’accoutumée. Je pense que c’était un choc, plus pour moi que pour elle.

Et évidemment, pour renforcer cet effet, pour essayer de créer un cocon entre nous, je ne pus m’empêcher de plonger mon regard dans le sien, au plus profond de son âme, pour aller chercher cette petite étincelle qui résidait en elle, ce besoin d’amour, afin d’allumer sa flamme… il ne restait plus qu’à espérer que mes sentiments l ’atteignent….


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Mar 13 Juin - 20:48



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Flora & Bastian

Flora le fixait réfléchir encore, comme s'il se doutait que c'était un terrain étrange qui risquait dans le fond d'effrayer la demoiselle et donc réfléchissait au meilleur moyen d'amener la chose... Ce dernier songeur posa sa main sur la joue de cette dernière. Elle ne bougea pas et trouvant ce simple contact agréable... C'était affectueux et naturel, vraiment rien du tout d'enjôleur dans cela.

Puis Bastian murmura des douces paroles, paroles que Flora n'avait jamais entendu dans sa vie, très peu d'hommes lui ont parlé ainsi... enfin... c'était différent, beaucoup disait des mots d'amour dans l'espoir de se la taper derrière, mais là... là Bastian l'avait déjà et il savait qu'il n'avait pas besoin d'en rajouter pour la garder, ce qui voulait dire que c'était sincère. Enfin, peut-être... En tout cas la jeune femme se sentait étrangement fondre devant de telles paroles, c'était si agréable à entendre. Avec ça, elle avait tout simplement envie de se jeter dans ses bras.

Bastian se pencha et l'embrassa tendrement. Flora frissonna légèrement et lui rendit son baiser sans la moindre hésitation. Mais elle pouvait le sentir que ce n'était pas pareil, ils étaient fougueux d'habitude et là c'était bien plus tendre. Elle sentit ses mains sur son visage, puis glisser jusqu'à son dos lui provoquant un nouveau frisson. Bien que Bastian la serrait contre lui, Flora ne put s'empêcher de passer ses bras autour de son cou et de se coller autant qu'elle le pouvait contre lui.

Puis le baiser fut couper que lorsqu'elle commençait à manquer d'air. Elle le regarda de nouveau, ses joues rouges comme jamais et son cœur battant rapidement. Si elle s'écoutait là tout de suite, elle le plaquerait sur le sol et coucherait avec. Elle plongea son regard dans le sien et souffla :

-Je comprends et j'aime assez ça...

Elle passa doucement sa main dans ses cheveux, tout en le fixant. Flora voulait bien croire qu'elle partageait ce qu'il ressentait, mais elle n'était pas encore prête à faire face à ça... ça viendra forcément un jour, peut-être rapidement avec lui... surtout s'il continuait à lui faire ressentir ce genre de chose. Elle lui sourit avec douceur, se leva en s'étirant et dit doucement :

-J'ai vraiment trop chaud d'un coup !

Flora lui fit un clin d'oeil et sourit de façon malicieuse, avant d'enlever ses bottes, son pantalon et son maillot. Elle s'approcha du bord de l'eau en sous-vêtement et plongea dans l'eau. L'eau était fraîche, mais ce n'était pas désagréable, elle se tourna vers Bastian et lui lança alors avec une moue taquine :

-Tu viens t'amuser un peu avec moi dans l'eau ?


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Bastian Vanhammer
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Mar 13 Juin - 23:11
Que disait-elle ? Avais-je bien entendu ? Elle aimait ça ? C’était plutôt une bonne nouvelle, pour moi. Apparemment, elle comprenait. J’avais des doutes sur la teneur de ses paroles. De mon point de vue, elle était encore perdue. Mais elle essayait du mieux qu’elle pouvait de me rassurer. C’était mignon, mais inutile. Je n’avais pas besoin d’être rassuré, mais ça, elle n’avait pas besoin de le savoir. À mon avis, elle avait suffisamment de problèmes à gérer, et je ne voulais pas devenir un poids pour elle.

Je ne pus m’empêcher de ricaner lorsqu’elle s’exclama qu’elle avait chaud, d’un coup. Tu m’étonnes, ce genre d’émotions, ça ne laisse pas indifférent, même quand on est comme elle. Et puis, de mon point de vue, ça révélait encore plus sa fragilité. Ça la rendait encore plus mignonne, et ça me donnait encore plus envie de la chérir. Cependant, je ne pus immédiatement le faire.

En effet, elle s’éloigna de moi et commença à se déshabiller, pour se retrouver en sous-vêtements. Il est évident que je me suis fait plaisir, en la regardant. Mes yeux étaient ravis. Mais d’abord, avant d’en arriver jusque-là, elle me servit un sourire malicieux, ainsi qu’un clin d’œil, comme pour me prévenir que quelque chose allait se produire. Je ne fus pas déçu, c’est ce que je peux affirmer.

Tout comme je ne fus pas déçu de la voir rentrer dans l’eau, pour qu’ensuite, elle m’invite à la rejoindre avec un air taquin sur le visage. Je n’ai pas refusé. Pourquoi aurais-je refusé ? Ça me permettait de dresser le drapeau de la séduction. J’étais doué pour ces choses-là, et je savais qu’elle en était consciente. À vrai dire pour moi, ça sonnait comme une provocation. Comme si elle voulait que je continue ce que j’avais entrepris plus tôt. Elle n’allait pas être déçue…

Sans un mot, je me suis lentement relevé, et j’ai retiré mes vêtements restants. Il en va de même pour mon caleçon. Pourquoi l’aurais-je gardé ? Il n’y avait personne. Et puisqu’elle m’avait déjà vu nu, je n’avais plus à me gêner. Tout comme je n’avais plus à avoir de quoi que ce soit.

Ensuite, rapidement, je l’ai rejointe dans l’eau. À mon avis, elle était venue dans cette eau fraîche pour pouvoir se détendre et se rafraîchir, mais elle avait dû oublier qu’en ma présence, la température risquait de monter à une vitesse effroyable. Actuellement, j’en faisais le serment. Tout cela au travers d’un jeu que j’avais décidé de jouer avec elle, à partir de maintenant, sans qu’elle le sache. Sauf que pour moi, ce jeu avait un enjeu bien important : Flora. Tout simplement.

– C’est bien beau, la petite baignade, ça fait du bien, je l’avoue. Mais, tu sais très bien ce qu’il va se passer, sinon tu ne m’aurais pas invité. Enfin, je suppose…

Pour appuyer mes propos, je me rapprochais un peu plus d’elle, tout en faisant en sorte que nos lèvres se rencontrent très légèrement. Tandis que je plongeai mon regard dans le sien, pour pénétrer son âme et y déceler son innocence. Une innocence que je comptais cueillir. Et à laquelle j’allais apporter une bonne dose de maturité, si vous voyez ce que je veux dire.

Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de la prendre dans mes bras à nouveau, sans restreindre ses mouvements. Elle était libre. Je ne la tenais pas. Je ne faisais qu’accompagner ses gestes avec douceur. Et puis de mon côté, je profitais de cette petite baignade pour détendre les muscles de mon corps qui avaient tant travaillé, quelques instants auparavant.

– Du coup, tu veux faire quoi ? Tu veux continuer ton petit jeu ? Ou tu préfères qu’avec ma tendresse, je m’occupe de toi, que je te chouchoute ? Je peux faire ce que tu veux. Mais sache que si tu préfères que je m’occupe de toi, tu recevras le meilleur que je puisse offrir, car toi seule mérite le meilleur à mes yeux…


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Mer 14 Juin - 20:08



Envie de s'amuser...
Flora & Bastian

La jeune femme n'eut pas attendre bien longtemps, elle le dévora du regard pendant qu'il se déshabillait et affichait un sourire triomphant. Bastian fonçait tête baissée... Enfin, comme elle l'aurait très certainement fait à sa place. Après tout, c'était à se demander lequel des deux étaient le plus joueurs et le plus provocateurs.

Flora l'écouta parlé et fit une petite moue ravie quand il parla de ce qui allait se passer et insinuer qu'elle l'avait certainement invité pour ça. Bon ! Faut pas la faire passer pour une sainte, Flora voulait coucher avec lui et elle y arriverait. Mais... Il fallait l'avouer que c'était aussi parce qu'elle aimait sa compagnie, Flora appréciait vraiment Bastian.

La jeune femme voulu lui dire, mais Bastian se rapprocha d'elle, Flora le fixa curieuse de voir ce qu'il allait faire... ce qu'il allait dire... s'il allait foncer pour atteindre ce qu'ils voulaient l'un comme l'autre. Mais ses lèvres s'arrêtèrent proches des siennes, leurs yeux se crisèrent et elle se retrouva légèrement dans ses bras... Ce fut agréable. Elle aurait pu rester comme ça, mais les paroles de Bastian réveillèrent son côté frivole et aguicheuse. Avec une moue elle recula en s'exclamant :

-Moi aussi je peux en faire autant !



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Bastian Vanhammer
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Ven 16 Juin - 22:59


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Sam 17 Juin - 21:57



Pas convaincue...
Flora & Bastian



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Bastian Vanhammer
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Mer 28 Juin - 22:01


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Lun 3 Juil - 22:56



Passion quand tu nous tiens...
Flora & Bastian



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Bastian Vanhammer
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Mar 4 Juil - 0:04


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Mer 5 Juil - 14:45



Un peu plus ?
Flora & Bastian



Puis elle se leva et s'étira. Elle regarda Bastian brièvement et se dirigea vers l'eau. La jeune femme y entra, la sensation fraîche était très agréable ayant chaud et étant toute en sueur. Flora plongea entièrement dans l'eau et nagea un peu. Puis son regard se posa de nouveau sur son amant, elle pencha la tête sur le côté et lui dit :

-Je me rends compte que... on ne se connait pas énormément. Tout ce que je sais, c'est ce que tu faisais avant tout ça, ainsi que ta personnalité proche de la mienne sur certains points, mais... c'est tout.

Flora devint soudainement songeuse, ce dernier disait l'aimer et pourtant il ne semblait pas prendre la peine de la connaître. Est-ce qu'il aimait juste son apparence ? Le fait qu'elle soit si ouverte d'un côté ? Ou alors ce n'était pas vrai...
Elle afficha une petite moue et lui dit alors :

-Comment peux-tu m'aimer sans me connaître vraiment ? Je veux dire... ça me plairait d'en apprendre plus sur toi, mais à côté je me demande aussi si tu m'aimes vraiment. Tu vois ce que je veux dire ?


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Bastian Vanhammer
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Mer 5 Juil - 18:23
Lorsque j’eus fini, elle resta encore un petit moment dans mes bras, comme pour savourer l’instant présent, puis elle m’embrassa. Sereinement, elle se leva en s’étirant, puis m’adressa un bref regard avant de se diriger vers le lac, comme pour nettoyer son corps. C’était mon point de vue. Je la regardais tendrement, tandis qu’elle nageait dans l’eau. Tout en cherchant quelque chose pour m’essuyer. Ensuite, sans la lâcher du regard, j’ai commencé à me rhabiller.

Je pensais qu’elle allait rester silencieuse, mais ce ne fut pas le cas. Son regard se tourna vers moi, et, en penchant sa tête sur le côté, elle s’adressa à moi. Ce qu’elle disait était évident. C’était un fait. Je ne pouvais le nier. Pendant que je l’écoutais, je ne pus qu’acquiescer à chacun de ses mots. Elle disait grosso modo que malgré notre relation, nous ne savions rien l’un de l’autre. Je comprenais le fait qu’elle puisse m’en vouloir. Cependant…

Comment dire. Elle n’a pas l’air d’être très portée sur la parole. Du moins, pas avec moi. Donc je ne trouve pas d’occasion de lui parler de moi, et puis, pour être franc, je n’ai ni envie de l’ennuyer, ni envie de ressasser un passé que j’essaie d’oublier, car certes, ça fait partie de mon histoire, et ça m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui, mais ce n’est pas forcément quelque chose dont je suis fier. Il est vrai que je ne peux pas lui en vouloir, puisqu’elle n’est pas au courant. Elle venait peut-être de me donner l’occasion de lui en parler. Avec franchise.

De l’autre côté, en effet, je ne savais rien d’elle. Mais qui étais-je pour lui poser des questions sur sa vie privée ? Même si j’ai des sentiments pour elle, avant de m’immiscer dans sa vie privée, je veux que notre relation évolue. Je ne veux pas me servir de mes sentiments comme d’une justification pour lui poser des questions qui n’ont pas lieu d’être. Après, c’est ma façon de penser. Elle est sans doute un peu trop noble, cette façon de penser. Mais je n’y peux rien, j’ai été élevé comme ça. Ou du moins, mes tuteurs ont essayé de m’élever comme tel.

Elle enchaîna alors sur les deux questions que j’attendais le plus. Et je me devais de lui répondre correctement. Tout en finissant de me rhabiller, je me suis approché du Bordeleau, je me suis assis, en face d’elle, pour lui répondre, sur un ton léger, absent de toute animosité, mais sans que je puisse me contrôler, celui-ci était aussi rempli d’amertume.

– Je vais commencer par le commencement. Alors oui, tu as raison, nous ne savons rien l’un de l’autre. Parce que, je ne parle jamais de mon passé, en ce qui me concerne, parce que je veux l’oublier. Mais aussi parce que je n’ose pas te poser des questions sur ta vie privée, parce que je me dis que pour le moment, tant que, notre relation n’a pas évoluée, je n’ai pas le droit de te demander de telles choses. Je marquais une légère pause. Excuse-moi si ma façon d’agir est trop noble à ton goût. Mais que je le veuille ou non, et que j’en ai honte ou pas, je suis noble. Un fichu aristocrate suédois a décidé d’avoir un fils il y a des années de cela, et j’en suis le résultat. Si je ne te parle pas de moi, c’est parce que j’ai presque honte d’être ce que je suis. Et en choisissant la voie que j’ai prise, la voie de la liberté, je suis devenu l’ennemi de ma propre famille. Je suis un déshonneur ambulant. À part ça, il n’y a rien à dire. J’ai beaucoup voyagé, je me suis amusé, j’ai vu des contrées magnifiques. J’aimerais pouvoir te faire parvenir ces émotions, partager avec toi ces souvenirs. Mais avant d’y arriver, il faut que j’arrive à prendre sur moi. Parce qu’il est triste pour moi d’admettre que je n’aurais pas pu connaître tout ça, si je n’avais pas eu le sang bleu. Et je dois admettre que si je n’en ai pas parlé, c’est parce que je voulais que tu m’apprécies pour ce que tu voyais, et non pour ce que j’étais réellement.

J’avais déballé tout ça sans une once de colère. Ma voix était monocorde, monotone. Je ne m’étais pas arrêté de parler, comme pour vider mon sac. Je venais littéralement de vider mon sac. Pour elle, ça ne représentait sans doute pas beaucoup de choses. Pourtant, elle était la première personne à qui je venais de me confier depuis le début. De mon point de vue, elle n’avait sans doute pas réalisé le bien que cela me faisait. Cependant, si elle était suffisamment observatrice, elle allait pouvoir se rendre compte que mon regard avait changé.

Maintenant, que j’avais déballé tout ça, j’allais pouvoir répondre à ces autres questions. Cette fois-ci, en lui adressant un sourire. Un sourire naturel, mon premier véritable sourire depuis des années. Par le passé, je m’étais toujours dit qu’à un moment ou un autre, il allait falloir que je me confie à quelqu’un. Maintenant, je me demandais pourquoi il fallait que ça tombe sur elle. Peut-être aurais-je la réponse dans quelques temps…

– Donc, pour en revenir au plus important, tu penses que je ne t’aime pas réellement, que c’est uniquement physique. Tu penses que puisque je ne sais rien de toi, et que parce que je ne te donne pas l’impression de m’intéresser à toi, je te mens ? Je ricanais légèrement. Tu me prends vraiment pour un enfoiré ? Est-ce que je ressemble à un enfoiré ? Est-ce que j’ai réellement besoin de savoir d’où tu viens, qu’est-ce que tu manges, qu’est-ce que tu aimes, qu’est-ce que tu détestes, et tout un tas d’autres choses, pour justifier un sentiment incontrôlable ? Je ne pense pas. Et pour te répondre, franchement, je suis extrêmement curieux en ce qui te concerne. Cependant, comme je l’ai dit un peu plus tôt, je n’ose pas, parce que vu notre relation actuelle, qui me semble relativement « instable », je n’ai pas envie d’attirer les foudres, d’attiser ta colère, ou ce genre de choses. Après, si tu veux te confier, je t’attends, mais je ne veux pas risquer de te perdre pour des raisons stupides, comme, par exemple un empressement trop visible de ma part.

Il ne me restait plus qu’à attendre sa réponse…


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Jeu 6 Juil - 16:08



D'accord !
Flora & Bastian

Alors qu'elle nageait tranquillement elle le regarda terminer de s'habiller et s'approcher du bord. Flora très curieuse d'écouter ce qu'il allait dire, se rapprocha doucement de lui et l'écouta avec attention. Bastian lui expliqua de nouveau ses origines et le fait qu'il n'apportait pas d'intérêt à son passé n'aimant ce qu'il était. Flora voulait lui dire quelque chose, mais elle préféra le laisser s'exprimer, après tout il ne lui coupait jamais la parole lui.

Quand il passait à l'aspect plus "délicat" des questions de Flora, elle l'écouta toujours, mais ne put s'empêcher de se rapprocher encore un peu. Plus il parlait et plus elle se rapprochait de lui. Quand il termina, Flora se retrouva tout près de lui. La jeune femme lui caressa la joue, pencha de nouveau la tête sur le côté en souriant doucement et l'embrassa tendrement. Flora n'y comprenait peut-être rien en ses propres sentiments et préférait ne pas trop y penser, mais Bastian avait le don de la toucher même avec son air effronté... c'était peut être aussi l'un des traits de sa personnalité qui plaisait à la jeune femme. Flora marmonna :

-D'accord, je te crois... même si j'ai encore du mal à comprendre.

Elle lui adressa un nouveau sourire, puis lui déposa un bref baiser avant de s'éloigner dans l'eau pour barboter un peu. Flora avait l'impression que ça faisait une éternité qu'elle ne s'était pas baignée. Quand elle jeta un coup d'oeil vers Bastian elle lui lança :

-N'empêche tu te plains pas mal de la vie que tu as eu. Mais au moins... toi, tu as eu une vie. Tu veux que je te dise un petit secret ?

Flora rigola doucement, à vrai dire elle n'en avait parlé à personne de ce qu'elle s’apprêtait à lui dire, mais... ça n'avait plus grand chose d'important à présent, la "menace" n'était plus là. La jeune femme se rapprocha de nouveau de Bastian et lui murmura à l'oreille :

-Ma famille et moi, nous avons passé notre vie à fuir la mafia. On a fini par se cacher ici et sbim "l'apocalypse" a frappé ! Mais bizarrement, je ne me suis jamais sentie aussi libre depuis qu'on a quitté la maison de mon enfance.

Elle lui adressa un clin d'oeil et se lassa tomber en arrière dans l'eau en rigolant et éclaboussant un peu Bastian au passage. Est-ce qu'il allait la croire ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Mais bon, au moins même si ça semblait fou, elle lui avait dit aussi. Puis c'était amusant, non ? Dans le fond, ils avaient passé une partie de leurs vies à fuir. Elle des criminels, lui des "nobles". Son regard se posa sur Bastian et elle lui fit une petite moue :

-Mais quand je parlais de ne rien savoir l'un sur l'autre, je parlais de nos vies actuelles, pas notre passé. N'empêche... tu sais que je suis bricoleuse et ingénieure de la citadelle, tu sais où est mon atelier. Bon ! Certes tu ne sais pas du tout où j'habite. Mais au moins tu sais quelques trucs... Mais toi... tu fais quoi au juste dans ce "nouveau monde" ? Où puis-je te trouver si jamais je veux te voir ? Au final, c'est moi qui ne sait rien de toi...


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Bastian Vanhammer
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Dim 9 Juil - 23:35
J’avoue avoir été surpris en apprenant son passé. On aurait dit un scénario de film. Vous savez, le genre de film que l’on peut catégoriser comme étant un thriller. Mais en noir et blanc, dans un univers digne de Sin City. J’ai d’ailleurs retenu un rictus de moquerie, en l’écoutant parler. Et puis, son histoire me semblait un peu trop stéréotypée. Là encore, la mafia. N’était-ce pas basique ? Sans doute, pour le commun des mortels. Pour un scénario de film à la noix. Mais bon, j’étais décidé, j’allais la croire. Pour ma propre satisfaction, pour mon propre amusement.

Par la suite, elle m’expliqua ce qu’elle voulait réellement dire, par, apprendre des choses. Elle avait raison. Elle ne savait rien sur moi. Et je n’en avais pas dit plus. Parce que ça n’était pas venu à l’esprit comme étant des choses importantes. Parce qu’il ne m’était pas venu à l’esprit l’idée qu’elle veuille savoir où elle pouvait me trouver. Parce qu’il ne m’était pas venu à l’esprit que ma vie soit suffisamment intéressante. Que mon travail soit intéressant. Que mon expérience soit intéressante. Et en plus, de vous à moi, je savais qu’elle n’aimait pas beaucoup quand je parlais trop. Je préférais donc éviter ce genre de sujet, puisque mon « sang bleu » m’avait habitué à beaucoup, mais alors, beaucoup parler.

En guise d’exemple, je ne citerai que mon père. J’espère qu’il est mort. Et dans ce cas-là, je suis loin de souhaiter la paix à son âme. C’était un fumier. Ma mère était une Salope. Avec un S majuscule. Elle a eu plus de maris que d’opérations chirurgicales. Et pourtant, il n’y a pas un endroit de son corps qui soit encore naturel, et je parle, au millimètre près. Donc, pour revenir sur ce que disait mon père, c’était très simple : « Si tu veux que les gens écoutent, contente-toi de dire beaucoup de choses, au bout d’un moment, ils seront obligés de faire attention à ta voix. Et alors, tu pourras leur exposer ton point de vue, et faire valoir des droits. Exposer la fortune est aussi une bonne idée, surtout avec les femmes. ». Je tiens à préciser que mon père n’a sans doute pas un QI très élevé. Pour un humain, pas pour un noble.

Donc, si j’avais suivi les conseils de mon père, j’aurais tout de suite déballé mes origines, j’aurais utilisé mon argent pour attirer Flora. Un argent que j’aurais eu du mal à utiliser, puisqu’il se trouve sur des comptes en Suisse. Même moi, qui ne suis pas très fort en économie, j’ai réussi, à une période de ma vie, à comprendre le système de l’évasion fiscale. Tout ça pour ça. Pour me retrouver coincé dans la ville lumière, en compagnie d’une jeune fille aux yeux de couleurs différentes, et à la chevelure rose bonbon sucé trois fois.

Et tout ça pour devoir lui expliquer que je suis passé de la célébrité absolue, pendant qu’elle était en train de fuir l’Italie, à un simple homme qui joue un éclaireur intrépide pour son propre plaisir et pour le simple fait de frôler la mort, parce que ça me file de l’adrénaline. Bien sûr, je suis aussi chez les humanistes, parce que je veux aider les gens, mais c’est aussi pour prouver que les nobles ne sont pas forcément des enfoirés. J’ai donc pris une petite inspiration, et j’ai commencé à parler, en affichant un sourire sincère. Je n’allais pas mâcher mes mots, j’allais sans doute papillonner dans mes paroles. Voguer d’un sujet à l’autre, sans qu’il y ait forcément un lien direct. Il allait falloir qu’elle s’y habitue.

– Très bien, Miss. Je vais t’en dire plus sur moi. Ma petite mafieuse. Je pouffais de rire, c’était nerveux. Désolé pour ça. Donc, avant d’en dire plus, je vais résumer la situation. Notre situation.

Je me levai, je m’étirais. J’ai essuyé la terre sur mes vêtements, de façon tellement exagérée, que ça aurait pu en devenir comique. Je me suis ensuite installé, de façon à pouvoir me rapprocher d’elle, quitte à faire un petit peu trempette.

– Donc, si notre histoire devait être un compte, ça serait « la Mafieuse et le Noble », ou bien, vu nos origines, un truc du style « le Nord et le Sud, une passion dangereuse ». Je pense que je résume bien. Je me raclai la gorge, comme si je prenais mon discours au sérieux pour le moment, et je continuais sur un ton tout aussi solennel. Maintenant, je vais te dire ce que je fais. Et tu as de la chance, je ne vais pas te mettre une courte page de pub. Je prenais volontairement un ton noble, stéréotypé au possible, pour que ça en devienne comique. Je suis un noble éclaireur, au service de Sa Majesté du royaume des Humanistes. Mon logis se situe dans leur demeure. De métier, je suis ce que tu peux appeler un Yamakasi. Je grimpe partout, et désormais, le partout a l’air de t’inclure. J’arrêtais d’utiliser cette voie horrible. Blague à part, moi je n’ai pas fui la mafia, j’ai fui la noblesse. Je ne sais pas si c’est pareil, mais en tout cas, je suis content d’être à côté de toi en ce moment. Désolé si tu n’en sais pas beaucoup. C’est juste que j’ai pas beaucoup de choses à raconter. Avant de te rencontrer, il ne m’arrivait pas beaucoup de choses.


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Sam 15 Juil - 20:00



Poser quelques limites
Flora & Bastian

Flora se redressa brusquement en l'écoutant parler d'elle, en la qualifiant de mafieuse. La jeune femme s'en foutait de s'il la croyait ou pas, mais c'était un terme qu'elle ne supportait pas. Il lui expliqua alors ce qu'il faisait de sa vie avec une façon de parler, qu'il semblait trouver amusante, mais ce n'était pas trop le cas. Flora le regarda et lui dit d'une voix ferme, mais pas méchante :

-Ne m'appelle plus la "mafieuse", je n'aime pas ça. Ils ont gâché ma vie, tué ma grand mère. Alors si tu oses m'appeler encore comme ça, je vais m'énerver et je ne veux pas m'énerver après toi. J'aime vraiment passer du temps avec toi, alors ne gâches pas tout en te moquant bêtement de moi.

La jeune femme n'avait pas du tout montré une seule pointe d'hostilité vis à vis de lui, elle était restée calme, un peu ferme certes, mais calme quand même. Elle le fixa quelques instants, puis soupira et se lui sourit légèrement. Flora se remit à nager un peu, la jeune femme avait l'impression de ne pas avoir fait ça depuis des années.

Elle se rappelait que petite, elle allait nager dans un beau grand lac avec sa famille... son grand père qui râlait avec son journal et qui lui courrait après quand elle l'arrosait, car elle aimait bien l'embêter... sa mère qui préparait tranquillement le pique nique avec sa grand-mère en riant... sa soeur qui faisait des colliers de fleurs en trempant ses pieds dans l'eau... son père et son frère qui faisaient des concours de plongeons. Que tout ça lui manquait cruellement par moment.

Flora fit mine de rien et retourna vers le bord, elle sortit de l'eau et s'essuya rapidement, avant de remettre ses vêtements. La jeune femme s'installa de nouveau sur le drap qu'elle avait étendu puis sortit de son sac un boîte en plastique avec sa préparation de pâtes à l'intérieur. Flora tendit une fourchette à Bastian et commença à manger dans la boîte :

-Bon appétit ! J'ai la dalle... si tu n'as pas faim, ne te forces pas.


by Moses


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