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Bon... VDM validée. [Massial & Aimie]

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Mer 29 Mar - 14:33



Au début tout va bien !
Aimie & Massial

Un groupe plus imposant que d'habitude c'était formé pour une nouvelle expédition. Cette fois, il était une question de nourriture, le clan en avait grand besoin, ils n'avaient que des réserves que pour quelques semaines et ils devaient remédier à ça. Aimie eut du mal à laisser Mélodie, le bébé du clan qu'elle avait baptisé ainsi car elle se calmait quand la jeune femme lui chantait une chanson. Mais il le fallait, elle voulait justement trouver des choses pour le nourrisson que beaucoup considéraient comme la petite d'Aimie à la mort de la mère.

Oui, Aimie rejoignait l'expédition. Une fois de plus. Mais il lui fallait de la poudre pour bébé et à la citadelle c'était une horreur pour en trouver, puis c'était très cher, vraiment très cher... Même Eddy avait du mal à trouver des choses pour les nourrissons, mais il ne démordait pas et cherchait de son côté. Donc la jeune femme n'hésita pas, une fois de plus à se mettre en danger. Cette fois-ci l'objectif était bien plus éloigné que d'habitude et plus dangereux. C'était le centre ville. 

La route s'était déroulée avec quelques attaques d'infectés, mais rien qui pouvait terrasser les "soldats" du groupe. La jeune femme s'était placée au centre, selon les instructions de David pour qu'Aimie puisse être facile à protéger et qu'elle ne gênerait pas trop en cas d'attaque. Ils ont marchés un long moment avant d'être vraiment sur place, la jeune femme trouvait cet endroit triste. Tous les monuments qui faisaient autre fois le charme de Paris, étaient la représentation même de leur vie : détruite.

Le groupe se sépara en trois, Aimie se retrouva dans celui qui devait aller dans le centre commercial, là où elle aurait le plus de chance de trouver de la poudre de bébé et autre choses pour Mélodie, les gens ne se jetaient pas sur ça lors de cette période. Une fois à l'intérieur et vue la taille du bâtiments le "chef" du groupe décida alors de faire des duos pour que le groupe ait plus de chances à trouver des choses et qu'ils aient le temps de tout faire. 

-Bon ! On va faire des groupes de deux. Comme ça on aura le temps de fouiller la zone entière. Thomas, tu vas venir avec moi, on va fouiller le bas. Justin, avec Marc au premier étage et... Massial avec Aimie, vous allez au dernier.

Aimie regarda les escaliers à gravir, deux étages d'escalators encombrés. Puis elle regarda son équipier et lui adressa un sourire. C'était vraiment très excitant l'idée de faire équipe avec Massial, elle l'appréciait beaucoup et c'était rare... très rare qu'ils sortent en même temps, elle ne se souvenait même pas si elle était déjà sortie du bâtiment en même temps que lui. Au moins, elle avait une bonne compagnie pour ce périple. Elle alla vers lui et lui lança avec bonne humeur :

-Bon... au moins on est à deux. Tu es prêt ? On y va maintenant, sinon on risque de se mettre en retard.

Sur ces mots, elle se dirigea silencieusement vers un escalator hors service et regarda les débris, ça semblait praticable, enfin elle espérait que ça ne serait pas gênant pour Massial, elle n'était jamais partie en mission avec lui, donc elle ignorait ses capacités... Sinon dans le pire des cas, elle trouverait un autre chemin. Aimie le regarda et lui demanda gentiment : 

-Est-ce que ça va aller pour grimper ? Sinon... on va chercher les escaliers de service, mais je ne garantis pas un meilleur état.


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Massial Jordan
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Ven 12 Mai - 1:00
Les y voilà. Ce n’était pas que le blond sautait de joie, mais la répartition des groupes avait été faite et bien que David (un homme compétent et expérimenté) ne soit plus avec eux… dans l’ensemble il percevait le résultat comme raisonnable. Evitant de s’éloigner, il fit quelques pas avant de caler son pied sur les restes d’un banc et de resserrer sèchement ses lacets.

« Bon ! On va faire des groupes de deux. Comme ça on aura le temps de fouiller la zone entière. Thomas, tu vas venir avec moi, on va fouiller le bas. Justin, avec Marc au premier étage et... Massial avec Aimie, vous allez au dernier. »

Sans un mot, le regard de Massial passa de leur « chef » d’expédition à son équipière, puis se leva vers les escalators non loin, inexpressif.

Génial…

Visiblement, Aimie semblait plus emballée que lui par la grimpette en perspective… A moins que cela soit par celle d’être coincée avec lui. Ce qu’il voyait surtout, c’est qu’avec une batte pour deux, ils avaient intérêt à éviter les bavures. Massial avait entendu parler d’elle en expédition et de sa grande agilité, mais n’avait jamais pu en juger par lui-même et il espérait pouvoir s’appuyer également sur une sacrée dose de bon sens de la part de la petite blonde. Il hocha simplement la tête en guise de réponse à la question de l’autre jeune responsable. Oui, il était prêt, ils n’allaient pas s’endormir là.

Approchant d’un des escalators aux côtés de sa camarade du conseil, l’humaniste observa plus attentivement le passage, dans la pénombre, tout en l’écoutant.

« Est-ce que ça va aller pour grimper ? Sinon... on va chercher les escaliers de service, mais je ne garantis pas un meilleur état. »

Ils l’étaient, il y avait plusieurs mois… Et sans doute les aurait-il préférés dans d’autres circonstances. Mais ils avaient choisi cette entrée et le passage semblait relativement stable, partiellement éclairé par une des quelques brèches parcourant le toit. Cet accès les mènerait sans détour à l’étage souhaité, du surcroît sans avoir à emprunter certaines des galeries noires comme un four du bas.  

« Vous allez passer par là ? »

Justin s’arrêta à leurs côtés, zieutant d’un œil critique l’état d’encombrement des marches mécaniques, alors que lui-même pesait à vitesse grand V les risques et meilleures options.

« Je crois bien. A première vue, c’est praticable… » confirma-t-il avant de se tourner vers son équipière du jour, ne jugeant pas utile de préciser que le silence restait le bienvenu, s’ils ne désiraient pas de comité d’accueil avant même de mettre pied aux niveaux souhaités. « Allons-y »

Enjambant les premiers débris, l’ancien solitaire laissa passer Aimie avant de prendre à son tour appuie sur le premier bloc conséquent et débuter avec souplesse l’ascension à la suite de l’institutrice. Prenant garde à la stabilité de ses prises suivantes, il put admirer l’aisance de celle ouvrant la voie, se glissant plus d’une fois sur ses pas.

« Attention ici » chuchota-t-il en se tournant vers l’homme derrière lui, se calant davantage dans les gravats pour s’assurer une bonne position, il tendit la main, aidant Justin à se hisser avant de lui laisser le soin de faire de même avec son binôme et de reprendre la montée.

Les deux équipes se séparèrent au premier, et les deux membres du conseil poursuivirent leur avancée.

Lorsque Aimie jeta un regard en arrière, le blond lui fit signe de l’attendre, se désignant, puis de deux doigts pointa ses propres yeux et lui fit comprendre qu’il irait ensuite en premier, une fois qu’ils auraient maté le tableau. Aussitôt dit, aussitôt fait, le plus silencieusement possible, le jeune homme rompit la distance, puis s’aida de la rampe pour s’immobiliser auprès d’elle sans la déséquilibrer et jeter un regard appuyé aux ombres et puits de lumières, ainsi qu’aux allées et rangées de vitrines.

« Très bien… Tu m’attends. Je me fais les deux-là et on voit si ça bouge… Une fois là haut, tu ouvres les yeux et les oreilles, et tu ne t’éloignes pas. On est ok ? »

Sa voix n'avait été qu'un murmure et il ne bougerait pas sans confirmation qu'ils s'entendaient sur les points cités.



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Dim 4 Juin - 1:01



C'est parti !
Aimie & Massial

Quand Massial confirma qu'il pouvait y arriver, la jeune femme hocha la tête et décida de grimper la première. C'était mieux ainsi. Comme ça, elle pouvait vérifier la stabilité du passage et guider les autres sur le bon chemin. Car Aimie était légère et agile, ce qui lui permettait facilement de changer rapidement de prise ou d'appui si ce n'était pas assez stable. Un avantage non négligeable pour les autres... Puis ainsi, la demoiselle se sentait utile.

La jeune femme avançait tranquillement, avec aisance, souplesse et agilité. Elle guidait les autres en leur signalant les débris qui bougeait trop, se retournant de temps en temps pour voir si les autres s'en sortait et si elle n'allait pas trop vite. Aimie fut ravie de voir que Massial s'en sortait plutôt bien et la suivait sans problème. Très rapidement, ils furent au premier niveau et le groupe qui les suivaient s'arrêta là. Aimie leur souhaita bonne chance et se remit à grimper avec son coéquipier.

Alors qu'elle se concentrait lors d'un passage plus étroit, Aimie se remémora un bref instant quand elle avait fait de l'escalade pour la première fois. C'était lors de ses 9 ans, pendant des vacances familiales dans les alpes. Sa mère avait à tout prix voulu essayer ce sport. Bon ce fut un échec pour elle, mais Aimie, elle, elle s'était montrée douée. D'ailleurs quand le monde était parti en vrille, la jeune femme s'était réjouie de constater qu'elle était toujours aussi douée...

La jeune femme revint à la réalité en arrivant à leur étage qui était le dernier. Elle jeta discrètement un regard interrogateur à Massial qui passa devant elle. Aimie n'avait pas les épaules pour passer devant et affronter l'inconnu... Non, c'était la fille utile qu'on gardait prudemment derrière. Ce dernier lui murmura des instructions et semblait attendre qu'elle acquiesce. Bien que ça l'embêtait de le laisser partir seul devant, Aimie savait que c'était plus sûre, elle se contenta de murmurer après avoir hoché la tête :

-D'accord, je vais t'attendre perchée ici. Je ne bougerai pas et je serai vigilante.

Aimie lui lança un regard qui montrait clairement qu'elle tiendrait parole. Elle se mit un peu plus en hauteur pour avoir meilleure vue et être vraiment hors de portée au cas où, puis fixa d'un air concentré le couloir. C'était tellement sombre et silencieux... une atmosphère totalement lugubre, ce qui la fit frissonner... De là où elle était, elle ne pouvait voir que les vitrines du bord qui étaient brisées et retournées. Aimie lança un dernier regard à Massial et ne put s'empêcher de souffler :

-Sois prudent...

C'était étrange à dire, mais d'un coup Aimie avait un mauvais pressentiment. Mais ça, la jeune femme préféra le garder pour elle, sinon Massial risquait vraiment de la prendre pour une pessimiste. Ou pire ! Il pourrait aussi bien la prendre pour une folle.


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Massial Jordan
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Dim 23 Juil - 22:28
« D'accord, je vais t'attendre perchée ici. Je ne bougerai pas et je serai vigilante. »

La fixant intensément, le regard que lui renvoya Aimie pour appuyer sa réponse arracha un mince sourire à l’homme blond et il la laissa se positionner hors d’atteinte. Bien. Pour le moment, ils étaient au clair tous les deux. Pourvu que ça dure. Levant brièvement les yeux vers la nouvelle position de sa partenaire, Massial aperçut son expression concentrée et tendue avant de s’extirper des derniers débris, après un « hm » pour toute réponse à la recommandation de la jeune femme. Être prudent… Il avait tout intérêt à l’être, surtout avec elle sous sa responsabilité. Il tira son arme blanche principale de l’étui où elle reposait.

Peu après, les pas de l’ancien solitaire foulèrent rapidement le carrelage fendu du dernier étage en direction de la première silhouette mouvante, sûrs et silencieux. Quelle connerie quand même…

Tu parles d’une guigne.

Il soupçonnait David de ne pas être étranger à sa présence dans le groupe d’Aimie. Seulement, Massial n’avait jamais eu le loisir de l’observer sur le terrain. L’institutrice et ses réactions restaient donc un nid de surprises à découvrir. Et, s'il appréciait sincèrement sa camarade, ce n'était pas le cas des surprises. Le centre commercial n’était sans doute pas le lieu le plus adéquat pour ça. Clos, immense et sombre, il y avait mieux pour débuter en équipe. Assurer sa propre sécurité était une chose. Protéger également quelqu’un en était une autre, mais il s’y était rôdé avec le temps et par la force des choses. Protéger quelqu’un aux réactions inconnues ou imprévisibles… pour l’avoir déjà expérimenté, il savait que ça pouvait vite devenir la merde. A eux de faire en sorte que ça ne le devienne pas.

Et de un. Eliminé par derrière et dans un silence relatif, le premier infecté goûta promptement à un repos définitif. Le second corps s’affaissa peu après, l’os temporal droit perforé. Retenant le cadavre par le col, l’ancien solitaire contint également la chute de ce dernier et l’étendit au sol avant d’essuyer grossièrement la lame souillée sur les haillons du mort. Ce n’était pas qu’il s’encombrait régulièrement d’autant de « délicatesse » dans les ruines mais, dans ce genre d’endroit, le moindre son pouvait résonner loin et il restait difficile d’évaluer le nombre d’oreilles susceptibles de l’intercepter. Trop. Alors s’ils voulaient avoir le temps de faire leur fouille, sans se faire des tas de copains gourmands, la discrétion restait sa grande favorite.

Après une courte poignée de minutes et une inspection sommaire des alentours immédiats, ses pas le ramenèrent vers la position de sa partenaire du jour qui avait pu suivre une partie de ses déplacements du haut de son perchoir. La suite se ferait à deux…
Se rapprochant de la blonde, le jeune responsable lui tendit la main afin de l’aider à descendre, malgré l’agilité déjà démontrée par l’institutrice.
Hors de question que Massial s’éloigne davantage en la laissant plantée là.

« Le plan de l’étage a été emporté, mais si mes souvenirs sont exacts la pharmacie se trouve à une intersection de cette allée. » annonça-t-il à voix basse.

D’un signe du menton, l’humaniste désigna la fameuse allée d’un air neutre, masquant à merveille le sentiment d’inconfort que lui laissait leur nouvel environnement.

« Allons-y. »

Ils n’en avaient pas parlé au préalable, mais il lui semblait évident que l’officine était leur priorité première. C’était l’unique local de leur étage où ils étaient susceptibles de trouver de quoi remplir l’estomac du nourrisson, ainsi que d’autres éléments manquants, même si le supermarché du bas contenait encore sans aucun doute une part de ces derniers… Mais pas forcément tous, ni les plus importants. Les autres boutiques venaient ensuite.
S’enfonçant à nouveau dans la noirceur du bâtiment avec vigilance, les faisceaux lumineux de leur lampe torche perça les ténèbres en direction du sol lorsqu’elles se firent trop opaques, le laissant deviner les noms et devantures éclatées de ce qu’ils dépassèrent. De brefs battements d’ailes, quelque part en arrière troubla momentanément le lourd silence sépulcral à travers les ombres s’étant refermées derrière eux, comme désireuses de les avaler et de ne laisser nulle trace de leur passage. Et à leurs pieds, des restes de marchandise pas toujours identifiables à travers l’épaisse poussière. Là, un mannequin aux membres brisés. Plus loin, deux corps fortement décomposés… Ici, une paire de lunettes. A gauche, un photomaton invitait à se faire tirer le portrait avec la schtroumpfette pour 5€... Alors qu’à droite, une ombre au visage aveugle errant derrière un reste de vitrine se renfonça dans une obscurité encombrée d’où il n’irait pas la débusquer, inconsciente de leur présence.

Fantômes égarés parmi d’autres fantômes.

C’est la pensée qui accompagna le sentiment le traversant. Des ombres d'un passé envolé. Un sentiment parfois récurrent.
Il la balaya pour se concentrer sur le moment présent, ses yeux continuant de fureter avec vigilance.

Une boutique de téléphonie. Inintéressante… Un coiffeur. Hm. Une boutique de lingerie… Suivante. Il lui traversa vaguement l’esprit qu’à sa place d’autres auraient pu en profiter pour glisser une blague lourde à sa partenaire. Il la ferma. Une boutique de vêtements plus tard, et les trois infectés pas très frais qu’elle leur cracha à la gueule, et enfin les néons éteints de la pharmacie se dévoilèrent. Par acquis de conscience, ils entrèrent avant dans la sandwicherie se présentant entre elle et eux, sachant qu’il n’était pas dit qu’ils reviendraient par ce chemin. Passant derrière le comptoir où rien de pertinent leur sauta aux yeux, le blond s’assura qu’Aimie le suivait bien avant de passer à l’arrière et s’assurer que l’espace était libre de toute menace, puis d’entamer avec elle une fouille des diverses placards et tiroirs, oubliant volontairement les espaces réfrigérés.

Rien de folichon de son côté.
C’est finalement avec un regard moqueur qu’il déposa royalement deux pots de cornichons entre eux.

« Survie assurée » ironisa-t-il.



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Lun 31 Juil - 14:52



Cornichons à la tomate ?
Aimie & Massial

Aimie resta silencieuse et calmement perchée pendant que Massial avancé dans l'obscurité. Ses yeux commençant à s'habituer à ce noir, elle parvenait à le distinguer, sans pour autant vraiment discerner totalement ce qu'il faisait. La jeune femme retenait son souffle à chaque fois qu'il s'approchait d'une autre ombre, elle sentait son cœur battre à la chamade à chaque fois. Mais Aimie remarqua qu'il s'en sortait vraiment bien, cela lui rappela qu'il était arrivé dans le clan depuis pas si longtemps et qu'il avait vécu longtemps avec son petit groupe en solitaire.

La jeune femme ne bougea quand le revoyant revenir vers elle, elle accepta la main qu'il lui offrit, ça lui permettait de se glisser silencieusement de son perchoir. Si elle aurait bondi, Aimie aurait pu faire accidentellement un bruit. Elle l'observa pendant qu'il chuchotait précisant où devait se situer la pharmacie, il eut pour simple réponse un léger murmure :

-D'accord, je te suis...

Aimie était rarement venue ici avant tout ça et ne connaissait pas bien les lieux, puis, avec les infectés, l'obscurité et tout le reste, elle était mal placée pour guider le groupe. La jeune femme le suivit alors aussi discrète et silencieuse qu'une ombre. Elle était nerveuse et inquiète, la jeune femme avait vraiment un mauvais pressentiment et ce n'était ni l'ambiance lugubre, ni le silence pesant, qui allaient l'aider à se détendre. On aurait dit le digne décor de l'un des livres de Stephen King, le roi de l'horreur. Elle sursauta même une fois en voyant une ombre, avant de soupirer de soulagement en voyant que ce n'était qu'un vieux mannequin...

La jeune femme observa les boutiques tout le long de l'allée, puis regarda la boutique de vêtements avec envie. Ces derniers temps, elle avait perdu une partie de sa "garde-robe" avec toutes les missions... à chaque fois, Aimie se retrouvait dans des situations pas possibles qui donnait pour résultat : les vêtements déchirés et tâchés de sang, donc irrécupérables. Mais elle ne préféra rien dire, ce n'était pas le moment de passer pour une fille du genre à se soucier plus des vêtements qu'au reste.

Ils échangèrent un regard en voyant une sandwicherie, c'était bien sûr inévitable. Le duo entra dans la boutique et se glissèrent derrière le comptoir. Chacun fouilla automatiquement des placards, puis quand elle releva la tête, Massial déposa avec un certain humour deux pots de cornichons. Aimie pouffa silencieusement, en posant un lot de quatre petites boîtes un peu rouillée de concentré de tomate et murmura :

-L'honneur est sauf ! On a de quoi faire des cornichons à la tomate...

Le reste n'était que denrées périssables ne ressemblant plus à rien, elle n'arrivait même pas à distinguer ce que c'était d'origine. Aimie glissa le bocaux et les petites boîte dans son sac et quand elle fit pour passer au dessus du comptoir, elle se figea en entendant des bruits de pas et se glissa de nouveau derrière en attirant Massial avec elle. Silencieusement ils entendirent des bruits de pas approcher et des voix d'hommes :

-Tu es sûr qu'il y en a à cet étage ?
-Oui, on a surveillé jusqu'à ce que le groupe se sépare et que ça soit plus facile pour agir. On a clairement vu, la silhouette de deux personnes grimper, mais on ne serait dire qui c'était, il fait trop sombre ici pour bien voir.
-Bien, la priorité reste les deux filles, la petite minette blonde et la roussette qui était armée. Nous avons besoin de porteuses et elle semble en avoir le potentiel.


Aimie resta silencieuse et tendue, écoutant les deux hommes s'éloigner. Elle se souvenait de ce mot "porteuse", jamais elle ne l'oublierait. La mère de Mélodie avait été enlever par des hommes alors qu'elle était sortie pour se rendre à la citadelle et c'était pour servir de porteuse à un groupe extrémiste. Heureusement qu'elle a réussi à s'enfuir, mais il était trop tard, elle était enceinte et le voyage mouvementé jusqu'au lycée l'avait trop affaiblie. Aimie posa sa main sur le bras de Massial en souffla doucement :

-Des élitistes...

C'était un gros problème. Tout le monde s'était séparé pour couvrir plus de terrain, mais les voilà en petits groupes en plein territoire d'élitiste. Aimie ne savait même pas qu'ils étaient dans le centre ville... Ils ont peut-être déménagé après la fuite de la mère de Mélodie... Quand les bruits pas furent si éloignés au point de ne plus les entendre la jeune femme se redressa doucement, en demander dans un murmure à Massial :

-Qu'est-ce qu'on fait ? Tu crois qu'on peut réussir à prévenir les autres pour qu'ils fassent attention ?


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