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Un marché épineux ! [Flora & Anton]

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Mer 29 Mar - 14:20



Un coup de main ?
Flora & Aedan

Bon ! Les choses commençaient à se corser pour Flora, quelqu'un avait osé voler son fournisseur. Pas elle bien sûr... son atelier était trop dangereux pour que quelqu'un s'amuse à essayer d'y pénétrer. Mais toute fois, elle avait besoin de ce qu'elle avait demandé au gars dépouillé et battu à mort. Donc ! L'atelier de Flora allait devoir resté fermer, c'était des choses difficiles à avoir. Sauf qu'elle ne voulait pas fermer trop longtemps et s'il le fallait, elle allait chercher tout ce qu'il lui fallait elle-même.

Vous imaginez une fille comme elle, furieuse ? Ce n'était pas beau à voir, elle a crié un bon moment au bureau de la sécurité pour avoir des informations sur les agresseurs. Personne ne volait sa famille ! Personne ! Elle récupéra quelques informations et alla les refiler à son parrain qui allait s'occuper ce que ça faisait de s'en prendre à une famille d'italiens. Chez eux, l'honneur c'est sacré et les voleurs n'ont pas d'honneur.

Ensuite, elle fit le tour de quelques revendeur, mais elle fit mouche. Rien d'intéressant, Flora avait besoin de choses assez particulière. Donc elle se mit en quête d'un bon guide, la jeune femme était déterminée à y aller elle-même. Du coup elle s'était mise debout sur une caisse et avait hurlé qu'elle cherchait un bon guide. C'est là qu'on lui proposa un point de rendez-vous deux jours plus tard, pas loin d'un endroit plutôt prometteur et qu'on lui enverrait un gars qui se débrouillait plus que bien. Un certain Anton, l'un des meilleurs guide. Mais même si c'était le petit-ami d'une jolie blondinette qu'elle convoitait, désespérée Flora accepta.

Deux jours... ce fut long pour une fille comme elle, Flora n'était pas vraiment une femme d'une très grande patience. Donc elle en avait profité pour faire une enquête sur le vol, plusieurs fois on lui parla de cannibales. Peut-être que si le guide qu'on lui avait déniché n'était pas trop lâche, elle pourrait lui demander de l'aider à retrouver sa marchandise en plus du reste. Flora avait de quoi payer et même faire des arrangement de réparations ou autre si ça l'intéressait.

En tout cas quand le jour-j arriva enfin, elle fut une vraie pile électrique ne tenant plus du tout en place. Elle se dépêcha de se préparer et de s'équiper pour l'extérieur, puis fila au point de rendez-vous. Et bien que la route fut assez mouvementée par quelques cadavres ambulants, Flora arriva au point de rendez-vous indemne. Alors qu'elle attendait tranquillement, elle vit un homme approcher, sa démarche était trop assurée pour que ce soit un cadavre ambulant. Flora se leva, serrant sa batte dans sa main au cas où et lui demanda alors incertaine :

-Anton ?


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Anton Pendragon
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Ven 31 Mar - 10:57
Vous savez ce que je n'aime pas ? Je n'aime pas la gueule de bois ! Et là, je m'amuse bien ! Mon cerveau fonctionne au ralentit depuis que j'ai ouvert les yeux. Rah... ça m'apprendra à fêter une victoire au deadly avec autant d'alcool. J'avais signé ma dixième victoire dans cette arène, c'était relativement facile quand les têtes n'étaient pas là. Enfin, dans tous les cas je m'étais bien lâché. Sur le coup ça me semblait être une bonne idée, ça semble toujours être une bonne idée. Sauf que là, c'était légèrement différent.

Je me hâtais comme je pouvais dans les rues pour rejoindre le point de rendez-vous que Max avait eu la bonté de fixer pour moi avec une cliente. Ouais, j'allais devoir jouer le guide pour pisseuse tout en me tapant un mal de crâne d'enfer. Pour vous dire à quel point je me sentais mal, j'étais partit sans mon sac et en laissant la moitié de mon équipement chez Max. En gros, je n'avais que mon pistolet, deux couteaux, ma veste légère et une petite sacoche avec une journée de provisions. C'était mécaniquement que j'avançais et que je fracasser les quelques marcheurs qui croisaient ma route. Heureusement, j’avais un énorme chien qui corrigeait mes nombreuses erreurs et qui m’avertissait quand je ne repérais pas assez vite un mort.
Finalement je trouvais le point de rendez-vous et la miss, petite, le regard pleins de vie et une batte de base ball à la main. Elle semblait méfiante, ce qui est logique soit dit en passant, mais je sentais également qu'elle n'allait pas arrêter de bouger et parler. Je le sentais que j'avais affaire à une souris sous crack. Il faut dire aussi qu’elle avait une réputation assez sulfureuse à la citadelle. Ce serait une colérique et une marie-couche-toi-là. Je passai la main sur mon visage avant de répondre à sa question. Je parlais lentement et péniblement:

• Ouais, Anton. Tu dois être Flora j'imagine. Bon, je t'avoue que j'ai mal compris ce que tu attendrais de moi. Je dois t'escorter et te guider quand tu te perdras si je ne me trompe pas. Bien, passe devant.

Je n’avais même pas utilisé le conditionnel, pour moi, elle allait forcément se perdre.C'est en dissimulant un bâillement avec ma main que je me mis en marche. En temps normal, j'aurais certainement reluqué, mais là j'étais à peine foutu de mettre un pied devant l'autre. Je ne rêvais que de me poser dans un coin et de pioncer jusque demain soir. Téméraire lui, avait beaucoup plus d’énergie, il s’amusait à tourner autour de Flora curieux comme un chiot. Il me donnait le tournis avec son manège. Je le rappelait sèchement et il reprit son rôle d’éclaireur. Un silence pesant s’étira entre nous.

Pour faire au moins semblant de ne pas être un zombie, j'entrepris un rapprochement par une banalité. J'avais plusieurs possibilité, soit lui faire remarquer son arme, la même que la mienne, soit je pouvais lui parler de ses...yeux. C'était étrange, ils étaient de deux couleurs différentes.
Mais dans les deux cas, ça faisait gars qui cause pour causer, voir même dragueur maladroit ou même lourd. Du coup, peut-être essayer de me creuser encore un peu plus la tête. Je pourrais peut-être lui demander autre chose…

• Tu bosses dans quoi à la citadelle ? Je ne crois pas t’avoir déjà vu. Max me disait que tu étais une sorte d’ingénieur.


Ouais, c’est déjà un peu mieux Anton, ça fait moins gros lourd dragueur. Ce n’est pas encore fou, mais il y a du progrès par rapport à « t’as de beaux yeux ». J’eu un énorme bâillement et je me frottais les yeux. A la citadelle, je me payais la réputation d’être le meilleur des guides. Un homme d’action et efficace, en tout cas c’est les échos que j’en avais. Mais pour le coup, je crois que je ne faisais pas DU TOUT honneur à cette réputation.

Soudain, Téméraire se fixa, il avait repérer quelque chose.


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Sam 1 Avr - 3:56



Quel professionnalisme !
Flora & Anton

Flora regarda l'homme, le détailla minutieusement. Oh ! Dans d'autre circonstance elle aurait pu admettre qu'il était pas mal, mais... pas assez intéressant. De toute façon pour le moment c'était son état qui la préoccupait. Ce type avait une sacrée gueule de bois et ça ne l'aiderait pas d'avoir un boulet comme guide. Il ne lui parla pas d'accord, il ne lui parla pas vraiment de son utilité et tout. Flora trouvait ça tellement... Bref ! Elle marcha près de lui en continuant de l'observer discrètement, totalement frustrée par ce qu'elle avait sous les yeux. Quand le chien se figea, un zombie sortit de l'angle. Flora soupira et rapidement, elle se dirigea vers le cadavre ambulant et lui fracassa la tête avec sa batte à pics. La jeune femme vérifia qu'il n'y en avait pas d'autres et se tourna vers le fameux Anton et commença à lui dire :

-Bon ! Je n'aime pas du tout ça autant être claire. Pour commencer, je n'ai pas juste besoin d'un gars pour me mettre sur le bon chemin, j'ai cherche des produits chimiques et j'ai besoin d'être orientée vers des endroits où je peux en trouver. Tu ne veux pas être payé ? Tu n'as pas parlé du contrat. Très pro, bravo ! J'allais te proposer un second contrat mais vu la bonne gueule de bois que tu as, je vais éviter ça tu vas juste nous faire tuer... et dire qu'on m'a dit que tu étais le meilleur ! Pff !

Flora regarda autour d'elle, le chien semblait détendu et il n'y avait pas d'autres signes d'infectés. Sa voix ne semblait pas en avoir attiré, en même temps elle parlait d'une voix basse, malgré la pointe d'agacement bien évidente. Puis elle rajouta alors :

-Je suis ingénieure pour la citadelle, le moindre système vient de moi depuis quelques mois et j'ai une boutique de bricolage avec mon parrain, ainsi que mon père. Cette escapade me permettra de récupérer des produits pour mes prochaines expériences et inventions.

Toujours aux aguets Flora regarda autour, prête à donner un coup de batte à la première chose suspecte. Elle se remémora alors qu'il avait parlé Max, encore une prostituée, mais l'une des rares que Flora pouvait supporter dans la même pièce sans la traiter. Mais elle se rappela aussi de la jolie blondie qui avait refusé parce qu'elle était avec un certain "Anton". Flora afficha un sourire de coin en rajoutant :

-Max, hein ? C'est étrange, elle m'a dit mot pour mot "l'un de mes clients  conviendra parfaitement". Client ? Hum... plus ta gueule de bois... Est-ce la jolie blondie sait que tu passes ton temps à boire et dans le lit d'une prostituée ? Ou alors tu gardes des jolies histoires d'aventures et de trucs de ce genre pour la belle signorina ? Cela expliquerait l'admiration qu'elle a pour toi... car là, quand je te regarde je ne vois rien qui pourrait attiser tout son engouement pour toi...

Elle le regarda avec un air neutre. Flora était comme ça, franche, emmerdeuse et obstinée. Donc si elle devait l'énerver pour qu'il ait la tête sur ses épaules et qu'aucun d'eux ne se fassent tuer et bien, ce rôle était fait pour elle. Car Flora ne voulait pas crever à cause d'un incompétent qui ne savait pas boire. Elle rajouta en jetant un coup d'oeil derrière elle pour s'assurer que rien n'était autour d'eux :

-Bon ! On y va ? J'ai pas mal de produits à trouver...


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Anton Pendragon
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Dim 2 Avr - 14:02
Aie ! Je l'avais prédit... la miss n'avait pas la langue dans la poche, elle se trouvait dans sa bouche et elle savait s'en servir. Elle l'utilisait même un peu trop à mon gout. Je la laissais parler et cracher sa bile, je n'avais pas l'énergie de me lancer dans une joute verbale. Non pas que j'apprécie ce qu'elle me disait et la façon dont elle m'insultait. Car oui, elle m'insultait de façon gratuite, sans que j'ai fait quoi que ce soit de mal envers elle. Ou alors c'était une façon de me tester et de voir comment je réagissais à la provoc'. Le fait qu'elle parle d'Aimie était très étrange, il faudrait que j'interroge la miss en rentrant. Mais en attendant, une voix dans ma tête me disait:

*Reste calme Pendragon*

Je passais la main dans ma nuque, la seule réponse qui me venait à l'esprit fut:

Rien à foutre de ton opinion. Tu veux tes produits, on va au campus Pierre et Marie Curie. C'est l'ancienne fac de science de paris, tu devrais y trouver de quoi faire joujou. Téméraire. Passe devant

Il n'y avait aucune agressivité dans ma voix, j'utilisais ce ton impersonnel et détaché qui m'avait tant été utile par le passer. Je lui tournais le dos et je me mit en marche, le campus n'était pas très loin, mais il avait pas mal morflé durant les bombardements Pour ne rien rajouter, c'était une zone très fréquenté par les gangs et les zombies... Putain, si j'avais su j'aurais évité de picoler comme un ado hier soir. Si j'avais du bol, on tomberait sur une brigade d'algérien ou d'élitiste. J'étais en bon rapport avec les deux. Mais si la chance n'était pas là... on pouvait tomber sur des cannibales ou sur des anarchistes. Là, il faudrait jouer du pistolet pour s'en sortir...

Mais nous n'y étions pas encore ! Il y avait bien deux petites heures de marche. Elle avait raison sur un point cependant. On n'avait pas parlé de paiement ou de contrat, en temps normal c'est la première chose dont je parles avec un client. Il n'était pas trop tard pour négocier, nous avions encore un peu de temps. Toujours sur un ton monocorde:

Quand tu auras tout tes trucs chimiques, quand on aura finis et qu'on sera de retour à la citadelle. Tu pourras me payer en me fabricant un composé chimique soporifique, volatile de préférence, et que tu m'en fasse une des grenades. Si t'es pas capable de faire ça, on trouvera bien autre chose.

Vous vous demandez probablement ce que je pourrais foutre avec des grenades soporifiques. Je vous ait déjà dit que je voulais assassiner un commandant de l'armée ? Mais comme il est commandant, il ne se déplace jamais seul, il faudra se débarrasser de ses subordonnés. Je ne suis pas un monstre, je me vois mal tuer des "innocents" alors je cherches des alternatives.

Sur la route, on croisa quelques marcheurs morts. Des coups de battes et de couteaux repoussèrent les plus entreprenants. Je me faisais d'ailleurs une réflexion, après tout ce temps, les bombardements, les survivants bien vénères... Comment ça faisait qu'il y avait autant de zombies ? Je regardais un peu la Flora à la dérobé, elle était pas mal, mais elle semblait avoir un caractère de merde. Encore pire que celui de Sarrah !

On finit par arriver au campus. C'était un lieux autrefois magique où la science faisait foi et loi. Mais maintenant, c'était juste un lieux moribond. Un refuge provisoire pour un grand nombre de gens perdus et pour les bandes. J'espérais juste que sa taille considérable aurait découragé les pillards. En baillant encore à m'en décrocher la mâchoire, je dis:

Faut qu'on trouve l'emplacement des labos de chimie et des réserverves.




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Dim 7 Mai - 22:41



Quel boulet !
Flora & Anton

-Rien à foutre de mon opinion ? Pff ! Tous ceux qui ont un truc à se reprocher disent ça.

Flora préféra rien dire de plus agacée par ce type, non seulement il n'était pas en état pour être assez compétant pour leur mission, mais en plus... s'il se tapait vraiment la prostituée, ce n'était vraiment pas acceptable. Flora était en relation libre et les gens savaient à quoi s'attendre avec elle, mais elle ne trouvait ça pas admissible de mentir et de trahir réellement les autres. Eh oui ! Malgré les apparences Flora a des principes plutôt respectueux.

La jeune femme était aux aguets et surveillant les alentours aux moindres bruits. Le silence lourd et pensant, fut brisé par Anton qui lui demanda ce qu'il voulait en échange de cette mission. Flora écouta et fronça les sourcils. C'était qu'il était exigeant en plus et surtout... il ne tenait pas en compte certaines choses. Elle lui lança alors sur un ton professionnel, après tout cette fois il s'agissait de business :

-Faut voir, il faudra qu'on s'accorde sur la quantité. Enfin... Hum... le produit est faisable, j'ai déjà pas mal d'idées sur comment m'y prendre et sur quoi mélanger... le côté volatile c'est possible. Je vais avoir besoin de vieux sprays, si je bidouille un peu correctement les choses, il y a moyen de faire un système pour en faire des grenades... hum... oui ça me paraît pas mal comme système...

Flora commençait à parler de moins en moins fort, marmonnant des formules et des idées de systèmes. La jeune femme s'égara même sur d'autres idées, son esprit en ébullition. Si ça ne tenait qu'à elle, la jeune femme s'installerait dans un coin et se mettrait à gribouiller ses idées. Elle sortit de ses pensées une fois arrivée sur place, retrouvant son instinct de vigilante Flora observa les lieux. La structure semblait en avoir pris un sacré coup, ils allaient devoir être prudents... Alors qu'elle était un peu calmée, son regard se posa sur Anton qui bailla à s'en décrocher la mâchoire. Agaça Flora lui reclaqua :

-Fais quelque chose pour te réveiller correctement, sinon je t'en fous une pour te stimuler un peu. Je tiens à la vie, je veux vivre, OK ? Rah ! J'espère que tu n'emmènes jamais gueule d'ange en exploration, je n'aimerai pas qu'elle meurt à cause de ton incompétence.

Flora le fusilla du regard très en colère, en affaire et à l'extérieur, elle était une femme stricte. Pour elle, il était loin d'être pro et leurs vies étaient en jeu, à tout moment ils pouvaient se faire tuer s'il ne réagissait pas comme il fallait.


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Anton Pendragon
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Dim 14 Mai - 9:01
Bien, on dirait que j'ai tapé juste. L'attention de la petite fleure semblait s'être légèrement détournée de mon attention. Elle murmurait et semblait réfléchir sur la meilleure façon de créer ces dites grenades. Pendant ce temps j'en profitait pour trouver un plan du lieux. Je n'étais presque jamais venue et je ne savais pas où l'on planquait les machins rigolos. Un antique panneau d'affichage à moitié effacé attira mon attention. Si au moins je pouvais voir où se trouvait les labos de chimie, ça nous avancerait un peu ! Le temps que j'examine cela, la bourdonnante voix de Flora revint vers moi, acide et exaspérante. Je répondit a ses remarques avec un agacement dans la voix

Non, je l'emmène pas avec moi. Maintenant boucle là, plus tu parleras, plus on risquera de se faire repérer.

Je repris mes recherches sur la carte. Je finis par trouver, les labos se trouvait à l'autre bout du campus. Ce qui voulait dire que les réserves aussi ! J'émis un grognement à mi-chemin entre le soupire et l'agacement. Il y en avait bien pour 15 minutes de marche à pied tant le campus était grand. J'étouffait un énorme bâillement et j'indiquais le chemin à ma cliente. Si elle pouvait me lâcher quelques instants, ce serait merveilleux !

Je pris la tête du groupe, il y avait certainement des gens dans les ruines du campus. C'était un lieux facile à défendre et une bonne planque, proche de tout. Heureusement, Téméraire connaissait la manœuvre et savait comment repérer les ennuis avant qu'ils ne nous tombent dessus. Ce serait presque une balade de santé sans Flora...

On finit par trouver les labos après vingt bonnes minutes de recherches. À peine plus que ce que j'espérais. Comme prévu, les réserves se trouvaient à proximité. Je laissais le soin à la miss de chercher ses produits pendant que je patrouillait dans les couloirs et explorait un peu. Qui sait, peut-être qu'un mec s'était foutu en l'air avec un fusil à pompe. Ce ne serait pas la première fois que j'en trouverais un. Ce serait une magnifique plus-value.

Mais manque de bol pour moi, la seule chose qui aurait eu de la valeur était une vielle télé LED qui trainait dans un carton. Téméraire de son côté, marquait son territoire et continuait à veiller sur moi. Je prit le temps de me poser à une fenêtre pour respirer un bon coup, j'en avais besoin. Ma tête me faisait toujours mal mais ça passait doucement. Je décidais de retrouver Flora, voir comment avançait sa quête. Je la trouvai en train de marmonner en italien. Elle en serait presque mignonne la miss, mais le soucis c'est qu'elle avait le plus mauvais caractère de tout les temps. Téméraire alla se coucher dans un coin de la pièce et bientôt ses ronflements accompagnèrent les bruits de Flora.

En baillant à moitié, je dis:

Bon, le coin est vide, pas l'ombre d'un truc utile pour nous. En dehors des labos j'entends. J'ai fait aussi une petite ronde, rien de particulier à signaler, pas un seul truc de vivant à part nous.

Mais j'eu à peine eu le temps de dire cela que des bruits de pas se firent entendre. Pas des bruits de zombie, mais plus des bruits genre des pas de courses organisés. Le genre de bruit que je ne voulais pas DU TOUT entendre, surtout aujourd'hui ! Je dégainais mon pistolet et je fis signe à Flora de ne pas faire de bruits. Mes vieux reflexes étaient encore là, cependant j'étais pas réellement en forme et, par mégarde, je bousculais une table. Plusieurs fioles et béchers tintèrent et tombèrent au sol.

Des chuchotements se firent entendre puis un bruit assourdissant retentit. Trois hommes firent irruption dans la pièce. Ils portaient des armes lourdes... aussi le calcul fut vite fait. Je me contentais d'un:

Et merde.

Un des gaillards me prit mon arme et me dit avec un sourire:

T'as pas idée mon gars !

Un fusil à pompe dans le dos et quelques minutes plus tard. Je me retrouvais assis, les mains attachés à celles de Flora, dos à dos. Téméraire se trouvait non loin de nous, le pauvre portait une muselière et était solidement attaché à une chaine. Je me permis de glisser quelques mots à Flora calmement, presque blasé:

Bon. Vu l'haleine du mec, je crois qu'on est tombé sur des cannibales. On a de la chance, enfin, toi tu en as. Je t'expliques, moi demain, ils vont commencer à me découper. Toi, la seule chose qu'ils vont découper c'est un trou au niveau de ton entre-cuisse.
Je soupirais:
Bah. Demain je trouverais une solution. D'ici là, s'il te plait. Ferme ta gueule, n'allons pas les provoquer et changer leurs plans.


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Lun 15 Mai - 15:43



BOULET !
Flora & Anton

Quand ils trouvèrent enfin une réserve, Flora s'écarta de lui et le regarda surveiller les alentours, pendant qu'elle fouillait les armoires. Elle trouva pas mal de produits en tout genre et emballa les flacons dans des chiffons avant de les glisser dans son sac. Quand il revient, Flora lui dit d'une voix distraite et presque sans amertume :

-C'est la réserve de base, pour les petites expériences de laboratoire. Il doit y avoir une réserve plus sécurisée, mais qui contiendrait des produits plus "dangereux". J'aimerai vraiment mettre la main sur certains d'entre eux, ça me permettrait de faire des sacrées...

Anton lui coupa la parole l'air ailleurs, comme s'il n'avait pas remarqué qu'elle lui parlait. Chose terriblement frustrante. Il lui annonça qu'ils étaient tranquilles, mais pile à ce moment là un bruit vint du couloir. Flora regarda son "guide" d'un oeil très critiques, elle se dépêcha de glisser ses affaires dans un coin sous un meuble, pour éviter que ça soit cassé ou qu'on lui prenne. La jeune femme se redressa en entendant des bruits de verre et se retourna vers Anton qui venait de signaler leur position par "accident", enfin aux yeux de Flora c'était plus de l'incompétence. Elle grommela :

-Mais ! Quel boulet !

Puis peu de temps après, ils se retrouvèrent attachés comme deux imbéciles et ce malgré la forte résistance de Flora. Elle lançait des regards mauvais à tout le monde, fulminant comme jamais. Alors qu'elle cherchait une solution pour se sortir de là, Anton lui parla alors de la situation comme-ci cela était normal. Puis il osa lui dire d'attendre demain qu'il trouve un plan et de se la fermer. C'est là que Flora eut une idée, pas question qu'elle attende que son boulet de service ait une idée. Quand un homme arriva, elle s'exclama à voix haute :

-Comment ça fermer ma gueule ? Tu te prends pour qui est-ce de crétin prétentieux ! Monsieur je me crois au dessus de tout, ton ego est tellement gros qu'on s'est fait prendre comme des amateurs !

Les deux hommes qui montaient la garde riaient d'Anton et commentait le sale caractère de Flora. Pendant ce temps elle avait glissé la lame de bracelet et commençait à couper le gros scotch industriel, comme elle bougeait pour insulter, ils pensaient qu'elle se débattait furieuse, sans se douter de ce qu'elle faisait vraiment. La jeune femme les regarda et commença à les insulter :

-Alors comme ça, ça vous fait rire ! Vous vous croyez meilleur peut-être ? Regardez-vous ! Bande de raclures ! Déchets de l'humanité ! Résidus de capotes ! Vous êtes pourris, dans tous les sens du terme, franchement je ne sais pas comment vous faites pour être encore vivants... avec l'haleine que vous avez je suis surprise que vous ne vous auto-asphyxiez pas !
-Espèce de sale garce ! Je vais t'apprendre à te taire !


Il s'approcha d'elle pour la frapper, mais elle venait de réussir à couper ses liens. Elle dégagea ses mains et donne un grand coup de poing dans l'entre-jambe de l'homme, il se pencha de douleur et elle en profita pour planter sa lame dans sa gorge. Elle repoussa l'homme agonisant à terre et quand le deuxième se jeta sur elle, Flora choppa un tabouret et lui claqua en pleine figure, il tomba à la renverse et elle en profita pour lui donner plusieurs coups jusqu'à ce qu'il ne bouge plus... La jeune femme se tourna vers Anton en rajoutant :

-Je n'aime pas qu'on me dise ce que je dois faire et j'aime encore moins jouer le rôle de la jouvencelle en détresse. Alors maintenant tu te lèves et tu bouges tes fesses pour nous sortir de ce merdier !

Elle se dirigea vers lui et coupa le reste de ses liens qui le bloquait, lui entaillant accidentellement un peu la main. Puis elle libéra automatiquement le chien également,
lui enlevant cette foutue muselière et Flora sortit une pince de son sac pour couper la chaîne. La jeune femme choppa son sac et sa batte, prête à en découdre, en espérant que cette fois Anton allait réagir comme il le fallait.


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Anton Pendragon
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Sam 20 Mai - 19:09
Raaaaah... Tu peux pas te tenir tranquille une seconde ? Et... Aie ! Putain d'italienne. Je me demande ce qui est compliqué à comprendre dans la phrase: " ne les provoques pas".

Je regarde la petite coupure à ma main, rien de bien méchant mais ça fait mal ! Je continue à grogner dans ma barbe en fouillant ma ceinture. J'avais un petit couteau caché dans l'épaisseur de celle-ci. Idéal quand on était attaché, mais ça c'était un autre problème vu que l'emmerdeuse m'avait libéré. J'espérais réellement gagner un peu de temps et faire passer un peu ma gueule de bois, mais visiblement... il faudrait éliminer ces mecs avec un petit nain dans le crâne.

Pour moi ils n'étaient pas que trois, je ne sais pas pourquoi mais je sentais qu'on avait affaire avec un groupe relativement important. Venir ici à trois, ça semblait suicidaire, surtout quand on avait ce genre de régime alimentaire. Par acquis de conscience, je fouille les cadavres. Pas d'arme à feu ni de petites surprises dissimulées... voila qui faisait bien chier car avec un simple couteau, je n'irais pas loin si ça tournait à la bataille rangée. Il faudrait la jouer fine si on voulait s'en sortir. Flora avait peut-être toujours son flingue, mais je sentais qu'elle refuserait de me le prêter.

Mes pensées furent interrompue par des bruits de pas et un voix, mais elle ne venait pas d'un gars qu'on avait rencontré:

Hé Tom, Franck ! Ça va ?

Je me rapprochais doucement de la porte, le couteau au poing. Je me plaquais contre le mur, juste à côté de la porte, puis doucement, je toquais à la porte. Ça peut vous sembler idiot, mais c'était la meilleure façon pour moi de le faire rentrer et de garder l'effet de surprise. La poignet de la porte se baissa et celle-ci tourna. Une main, puis un bras apparu dans l'entrebâillement.

Mon premier coup se planta dans le dos de la main, la clouant à la poignée. Puis mon poing s'écrasa sur le nez de mon adversaire. Le choc le fit reculer a tel point que sa main clouée se déchira. Je fis taire son hurlement naissant par un violent coup à la gorge avant de le trainer dans la salle. La perte de sa main, car oui, je voyais bien qu'elle était foutue. Plus que la violence de mes coups avait rendu le pauvre gars presque catatonique. Il se retrouva là, au milieu de la pièce, à regarder sa main sans bouger. Il avait une arme à la cuisse, un petit revolver, je le délestais promptement. Un calibre .25, pas très puissant, mais ça ferait l'affaire.

J'avais des questions à lui poser. Flora le regardait et me regardait avec un drôle d'air. Je ne fit aucune remarque. Toute mon attention était concentrée sur le cannibal:

J'imagine que tu as mal. Mec, regarde moi ! Si tu veux pas que je te bousille l'autre main, dis moi combien vous êtes.

Je parlais doucement, mais fermement. Devant son silence, je lui colle une petite gifle pour le faire réagir.

Je t'écoute.

Un long silence suit, mais finalement, le gars ouvre la bouche et me dit:

On est sept.

Quoi comme arme?

Le chef à un fusil à pompe. Nous, on a un peu ce qu'on peut. Des petits pistolets...

Où ?

Dans la grosse réserve avec les produits chimiques et les bombonnes de gaz.


Je ne dis rien de plus. Il semblait tellement choqué que, pour moi, il était impossible qu'il mente. Je respire un grand coup, puis je me décide d'éliminer une bonne fois pour toute la menace. Un coup de couteau bien placé dans la gorge et le voilà au sol, rependant son sang partout. Je me redresse, m'étire et dit d'une voix acide à Flora:

Plus que quatre. Tu ne pouvais pas attendre hein ! Naaaan. Fallait que tu t'agites ! On aurait pu attendre demain matin, j'aurais eu l'esprit claire et toutes mes capacités. De plus, on aurait pu en savoir plus sur eux, mais non ! Toi, tu voulais n'en faire qu'à ta tête !
Maintenant, on va devoir affronter quatre gars avec un .25 de merde, ma gueule de bois et une batte de baseball en alu ! Enfin, si tu veux toujours continuer ta récolte
.


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Lun 5 Juin - 18:55



Il est sérieux ce type ?
Flora & Anton

-Rester tranquille ? Tu te fous de ma gueule ? Genre j'allais rester immobile, attachée à un boulet, prisonnière de cannibales... le tout parce "monsieur le boulet" doit se remettre de sa gueule de bois pour pouvoir réfléchir. J'suis pas stupide ! Et la putain d'Italienne t'emmerde !

Flora le fusilla du regard, pendant qu'il se dépatouillait comme un crétin maladroit... Une envie de le cogner la gagna, mais la demoiselle ne fit rien, se contenta de le fixer méchamment. Flora aurait tellement préféré qu'il reste couché ce matin et qu'il lui mette un lapin. Certes elle l'aurait détestait pour ça, mais pas autant qu'à cet instant et ça lui aurait évité autant de galère.

Une voix s'éleva dans le couloir et elle se figea, un autre de ces raclures venait voir ce qu'il se passait. Flora voulait sortir par la porte du fond et contourner les lieux pour frapper le type un bon coup à la tête. Mais Monsieur le boulet se plaça derrière la porte et la jeune femme compris que ça ne servait à rien de se prendre la tête, réfléchir ça ne semblait pas être dans la nature de ce type.

Frustrée et surtout blasée, elle s'installa dans un coin assise à califourchon sur une chaise retournée. Observant tout de loin, grimaçant en voyant que l'abruti ne mit pas l'autre type KO et qu'il préféra le maîtriser de façon très sanglante et brutale, manquant plus d'une fois le faire hurler de douleur. Flora poussa un long soupire de frustration, et pour se changer les idées, elle imagina plutôt la force brute de Sarrah et comment elle mettait les gens KO avec classe, contraire à ce type.

Monsieur le boulet opta pour un interrogatoire forcé... Comme-ci ces gens là savaient dire la vérité ! Même sous la force ils mentaient. Quand il annonça qu'ils étaient sept, Flora grommela devinant sans problème qu'ils étaient bien plus nombreux. Anton reprit ses critiques vis à vis d'elle, Flora fronça les sourcils et lui reclaqua :

- C'est bon, tu as fini ? Est-ce que ça t'arrive un peu de temps en temps de fermer ta gueule et de te soucier d'autre chose que ton ego ? Imbecille !

Flora se leva et le regarda avec toujours autant de froideur, puis pris sa batte et mit en évidence que ce n'était pas qu'une simple batte, qu'elle avait des pics soudés dessus. Puis elle voulait rajouter qu'elle avait son arme à feu, mais jamais de la vie elle ne lui prêterait. Pour elle ce n'était qu'un gros incompétent.

Déterminée, elle se rapprocha de la seconde porte, quand des bruits de pas se firent entendre. Flora sortit de la pièce et vit à temps les cinq autres types rentrer et se jeter sur Anton. La jeune femme n'hésita pas à s'échapper, elle courut et s'éloigna de l'endroit rapidement. Puis finit par se cacher dans un autre petit laboratoire avec deux portes. Haussant les épaules, elle prit le temps de fouiller les lieux et récupéra quelques produits, avant de s'installer dans cette pièce.

Assise tranquillement en tailleur, Flora bidouillait quelques truc dans le calme et sans se stresser. L'idée de se barrer et de laisser l'autre type c'était tentant... vraiment très tentant... Mais non, personne ne méritait de finir bouffé et même pas ce crétin arrogant. Puis enfin l'opportunité qu'elle attendait se produit, un gars faisait une ronde et passa devant sa salle. Flora décida de le suivre tranquillement, ayant prévu quelques trucs, dont un très simple et radical.

Une fois sur place, elle vit Anton attaché sur une chaise et vit les hommes tourner autour aux aguets. Flora ricana silencieusement en se disant qu'il faisait une belle jouvencelle en détresse. Elle sortit deux trucs de son sac, puis glissa ce dernier dans un coin. Elle avait juste besoin de ses deux préparations et de sa batte. Les choses sérieuses allaient à présent commencer.

Elle recula et claqua le premier flacon par terre. Les produits en contact de l'air libre se mirent à fumer... Profitant de la panique, elle alluma son cocktail Molotov et le balança sur celui qui possédait une arme à feu. L'homme hurla de douleur et s'enflamma comme une torche... Il courut au travers la pièce, hurlant la mort et dégageant une odeur épouvantable... Ses hommes essayèrent de le sauver et Flora pour le foutre un bon coup de batte. Ils tombèrent comme des mouches, hors service. Puis l'homme qui brûlait s'écroula et ne bougea plus, elle le regarda avec une mine dégoûtée et un peu de culpabilité, mais...
Combien de personne il avait tué et fait cuir ? Elle venait certainement de sauver quelques vies en le tuant. Son regard se posa sur Monsieur le boulet et lui dit avec sarcasme :

-Comment va ma belle jouvencelle en détresse ?

Flora le détacha avec sa lame et quand il fut enfin libéré, un homme choppa la jeune femme et lui mit une lame sous la gorge. La jeune femme soupira et se mit à râler sur Anton :

-Tu vois ton interrogatoire a été une perte de temps ! Il y en avait deux de plus que le nombre donné. Il faut être bête pour leur faire confiance !

L'homme raffermit sa prise sur Flora et serra un peu plus sa lame contre sa gorge et recula de quelques pas. La jeune femme voulait sortir sa lame et le planter, mais si elle faisait un mauvais mouvement, il pouvait l'égorger sous l'effet de son coup. L'homme lança à Anton :

-Rends-toi ou je la bute !
-Bah tiens ! Comme c'est original ! Tu iras plus vite à me tuer maintenant. Franchement on peut pas se saquer, il s'en fout littéralement de moi. En même temps c'est réciproque... Bref ! Eh dis lui le boulet que tu en as rien à foutre ? Cela nous fera gagné un peu de temps...


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Anton Pendragon
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Mar 6 Juin - 15:09
Putain de putain, v’là la lâche ! cinq mecs me saute dessus et la belle met les voiles comme si elle partait faire une régate. Je vais être honnête, aussi bon combattant que je sois, 5 contre 1, je ne m’en sors pas. Il n’y a que Jason Statham qui puisse mettre des roustes à la chaine. J’ai juste le temps de casser un nez avant de me retrouver sous deux types plus gros que moi et de me prendre un méchant coup sur la tête. Je me réveille quelques temps plus tard, le cul sur une chaise.

J’en avais un peu marre d’avoir mal à la tête aujourd’hui, mais pour le coup, ce n’était pas le même genre de douleur. Ce n’était pas le mal de tête dû à une gueule de bois mais plus dû à un gros bleu. Au moins quelque chose de bien dans cette journée.  Un type qui semblait être le chef se posa juste devant moi et rigola un coup :

- Alors, ta copine s’est barrée ? On doit s’attendre à ce qu’elle vienne te chercher ?
- Franchement ? Je n’espère pas, elle est à moitié folle. A la base, moi je voulais attendre la nuit pour me libérer et vous tuer pendant votre sommeil, mais elle n’a pas voulu attendre.
- Ça aurait été plus malin en effet. Du coup, ça veut dire qu’on doit te tuer avant la nuit, sinon tu tenteras de te libérer.
- On dirait… hé ! Toi ! C’est mon flingue ! arrêtes de jouer avec la mire, elle est parfaite !


Le chef regarda par-dessus son épaule et vit que je fusillais du regard un de ses larbins. Il était en train de tripatouiller la mire de mon pistolet, mire que j’avais laborieusement réglée sur ma façon de tirer. Le chef et tous les autres se mirent à rire devant mon air furieux :

- On parle de te tuer et toi tu te préoccupes que de ton arme ? Et le chien d’ailleurs ! il est où ?
- En train de se taper ta mère.


Bon cette réponse n’était pas très maligne mais ça faisait du bien.  Le chef eut un petit sourire :

- J’espère qu’il ne lui arrivera rien, c’est un bel animal.
- Ouais c’est clair. Tu sais, c’est un chien policier en plus. Il est super obéissant et très bon traqueur.
- Tu n’essayerais pas de me le vendre ?


J’eu pas le temps d’en dire plus que Flora, qui avait muté en Chuck Pas Norris entra dans la pièce et fit des trucs de Flora. Fumigène, feu et fumée, coup de battes et remarques; La pièce fut bientôt vide de toute vie. J'aurais bien répliqué quelque choses, mais je commençais à en avoir marre de ce petit jeu.  Elle eut à peine le temps de me libérer qu’elle se retrouva une lame sous la gorge. Je ne retins pas un sourire goguenard en disant :

- Trois visiblement.

Je fis quelques pas pour m’étirer et savourer l’instant présent. En ce qui me concernait, j’étais libre et hors de danger. Le seul souci c’est que je n’avais pas mon arme et je me refusais de partir sans.

- Oui, bah ça ne change rien au fait que c'était débile de fracasser le gars pour avoir des infos, ce sont des pourris, il ne fallait pas s'attendre à la vérité. Tu as perdu du temps et on aurait pu se barrer. Tu sais quoi ? Va te faire foutre ! J'en ai marre de toi !
- Pas de soucis, je verrais ça avec Aimie.


Le Type me regarda avec un drôle d’air et répéta sa menace :

- Rends-toi où je l’égorge.
- Ah mais fait-le ! Moi ça m’arrange ! comme ça, je récupère son sac et je pourrais en tirer un bon prix. DO IT comme dirait certains !

Le gars semblait à deux doigts de réellement le faire. Je commence à marcher un peu dans la pièce, je dois dire que ça m’amusait :

- Un bouclier humain doit avoir de la valeur pour être efficace, donc je vais te poser une équation. Tu as une chienne sans valeur entre nous, question ! L’importance que tu apportes à ta vie est-elle plus ou moins importantes que celles que j’accorde à la sienne ?
-Mais bien sûr ! Arrête de pavaner comme un paon et te donner une telle importance, ce n'est pas un crédible un seul instant avec ta tête de lendemain de cuite. Si tu pouvais être aussi intelligent que bavard, ça serait vraiment pratique Boulet.

Je ris à cette nouvelle et balaye l’insulte d’un revers de main. Durant ce geste, je vis que mon pistolet trainait non loin du cadavre cuit à point, l’homme cachait l’arme de ses restes. Ils ne pouvaient pas le voir d’où ils étaient :

- Ouais ouais, je me demande juste ce qui pèse le plus, la réputation d’un gars fiable presque tout le temps et capable de mettre au tapis Joséphine et Sarrah ou les paroles d’une fille ayant mis en danger la citadelle en faisant sauter un mur et se traînant plus de MST qu’une prostituée.
-Très pertinent venant de quelqu'un qui se tape une prostituée, on voit le niveau de ton QI comme ça et à quel point tu es un putain de sexiste. En parlant de Sarrah, tes couilles se sont remises ? Alors écoute bien mon connard, tu ne sais rien de moi, tu ne sais qui je suis et tu ignores ce dont je suis capable alors j'en ai rien à foutre de ton avis.


Plusieurs autres insultes fusèrent dans la pièce, le type semblait perdu et tenta de nous calmer à plusieurs reprises :

- J’ai un cou…

Flora et moi lui hurlèrent :

- LA FERME !

Je me rapprochais de mon pistolet doucement, l’air de rien. Il ne semblait pas abimé. Je me place juste à côté de l’arme.  Je regarde bien l’homme et j’essaye de déterminer si un tir est possible. Oui, il n’est pas loin et bouge à peine.

- Bon, je vais te proposer un deal, chef, tu lâches la miss et je te laisse partir.

Flora me rallia d’une voix moqueuse et bien sarcastique :

-Mais oui, bien sûr... genre ce type va t'écouter, tu es tellement impressionnant qu'on a tout de suite envie de t'obéir.

Je ne répondis pas, fatigué de me battre avec elle, à la place, je me penchais pour prendre mon arme. La sensation de l’avoir en main me fit beaucoup de bien. Je l’examine tranquillement en faisant mine de les ignorer.  A tel point que le preneur d'otage finit par tousser pour attirer mon attention. Je le regarde et d’un air presque négligeant, je pointe mon arme sur lui :

- Pot de terre contre pot de fer. Tu es certains de pas vouloir la lâcher ? Ah ! et te planquer derrière ne changera rien, tu es plus large qu’elle.

Je n’attendais pas vraiment de réponse, je voulais juste le faire cogiter un peu. La seconde qu’il perdit à comprendre ce que je disais me suffit pour aligner son œil et ma mire. Le coup partit et un « sploch » accompagna la chute du corps.  Je remis l’arme à ma ceinture et entrepris de siffler Téméraire.

- On fait quoi maintenant ?


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Dim 11 Juin - 18:02



STOP ! Ça suffit !
Flora & Anton

Flora se crispa et sursauta quand le coup de feu partit. Par chance elle eut le réflexe d'écarter le bras qui serré le couteau contre sa gorge, mais elle avait tout de même une légère entaille. Elle fusilla Anton du regard, cet homme... il était un danger publique, il était un connard arrogant, prétention, imbu de lui même, macho pour couronner le tout et elle le détestait ! Que dis-je ? Elle le haïssait comme jamais elle avait haït quelqu'un !

Flora regarda une arme au sol, celle qui avait tant impressionné Anton au début de tout ça. La jeune femme l'attrapa, l'observa quelques secondes et pointa l'arme sur le crétin. Elle le fixait avec une telle rage dans le regard. Flora appuya et... une bille claqua sur la jambe d'Anton. La jeune femme avait su dès l'instant qu'elle l'avait eu dans les mains que ce n'était pas une vraie arme, elle avait côtoyé suffisamment Booker pour ça, mais elle voulait lui faire peur. Elle le toisa froidement en lui disant :

-Oh ! Tu n'avais pas vu que c'était une arme d’Air-soft ? Surprenant venant d'un gars qui semble être le plus compétant du monde si on écoute ce qu'il dit ! Pff !

Flora lui jeta l'arme dessus s'en foutant qu'il récupère ce truc, puis elle tourna les talons et fouilla dans la pièce d'à côté et récupéra son sac. La jeune femme avait mal au ventre tellement elle était énervée. La jeune femme vérifia qu'elle avait bien tout, puis se tourna vers Anton en lui disant d'une voix froide et tranchante :

-Ce qu'on fait ? Toi, tu retournes voir ta pute à la citadelle et te bourrer la gueule, je brise notre accord. A partir de maintenant je vais me débrouiller toute seule et n'espère même pas un seul instant être payé pour se désastre total. J'ai gaspillé des produits et la bouteille d'alcool que je voulais offrir à Sarrah, pour sauver ton cul de là, considère que c'est ce que je te dois.

Elle fouilla dans son sac et lui balança l'une des munitions de son pistolet, ayant remarqué un peu plus tôt qu'ils avaient le même model. Bon pas le même design, mais la même arme. Puis Flora lui balança froidement :

-Voilà, on est quitte. Après tout tu as usé une balle pour moi, je te l'ai rendu. Au plaisir de ne plus jamais te revoir !

Puis elle tourna les talons dans le bâtiment sans se retourner une seule fois sur lui. Elle dénicha un plan d'évacuation et s'en servit pour s'orienter vers la réserve qu'elle convoitait. Une fois sur place, Flora prit tout ce qu'elle pouvait et qui lui serait utile. Une fois qu'elle fit le tour des quelques autres petits labos, qu'elle eut rempli au maximum son sac, elle sortit du bâtiment enfin prête à rentrer chez elle. Elle s'aventura tranquillement dans les rues, prudentes et fulminante encore furieuse par ce qu'il venait de se passer.

Une chose était sûre, elle allait ébruiter tout ça et elle savait par où commencer : Eddy, celui avec qui elle faisait beaucoup de marchés en tout genre. Flora savait qu'il appréciait beaucoup gueule d'Ange et lui, il était très, très, très "fiable" selon les critère de l'autre débile. Donc s'il s'y mettait aussi, ça pouvait avoir un minimum d'impact. Mais bon... ça, ça ne sera qu'un début ! Flora allait le faire tomber de son piédestal.


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