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"Interlude" ? Une brisure dans nos routines... [Anton & Aimie]

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Jeu 9 Mar - 22:38



Une nuit agitée
Aimie & Anton

Mais quelle journée ! Aimie était exténuée. Elle avait commencé tôt les cours des adolescents et elle s'était donnée à fond avec eux pour un cours de sport, quand il s'agissait de courir. Donc elle avait passé la matinée à courir, de l'après midi elle avait enchaîné avec des cours de Français et de mathématique, puis suivi d'une interro en science... Puis comme-ci ce n'était pas suffisant, Aimie dut assister à une longue réunion du conseil. Donc, elle était assez fatiguée et pourtant...

La jeune femme rentra dans sa chambre et s'installa à son bureau, puis commença la lourde tache de corriger les copies de ses ados. Aimie avait la tête appuyé sur sa main et corrigeait sans vraiment annoter, elle ferait une correction avec ses élèves. Alors qu'elle barrait les mauvaises réponses d'une copie, son esprit vagabonda en direction d'Anton...

Elle était très inquiète pour lui, il n'était revenu qu'une fois et pas très longtemps depuis qu'ils étaient ensemble. Et ce dernier lui avait parlé d'une mission qui ne s'était pas si bien passée, durant laquelle on ne lui avait pas donné ce qu'on lui devait et qu'il devait récupérer son dû. Anton n'avait pas peur, il ne manquait pas de courage et il était très obstiné, c'était des choses qu'Aimie admirait chez lui. Mais ça le mettait tellement en danger...

La jeune femme essaya de se reprendre et fixa les copies avec une concentration bien trop grande pour une telle tâche. Puis... une copie... deux copies... trois copies... et plus d'Aimie... Elle s'endormit le crayon à la main et sa tête glissa jusqu'à la pile de papiers.  Elle fit un rêve étrange, un peu trop étrange pour vraiment s'en souvenir, juste assez pour se dire que c'était tellement bizarre que ça l'avait réveillé dans un sursaut. Son regard se posa instinctivement sur sa montre et ça provoqua chez elle un soupire plaintif :

-Oh... déjà minuit... Bon ! Je corrigerai pendant la pause du midi, pas besoin d'insister.

Aimie se leva en s'étirant et attrapa ses affaires de toilette, ainsi que son peignoir. La jeune femme déambula dans les couloirs déserts à cette heure là, ça avait une atmosphère assez lourde... ce silence et la nuit. Aimie rencontra deux personnes de la garde, ils la saluèrent d'un simple sourire et continuèrent leur ronde. La jeune femme se glissa alors dans la "salle de bain" et alla prendre une bonne douche.

Une fois fini, elle se dépêcha de retourner dans sa chambre. Une fois ceci fait, elle ferma tranquillement ses rideaux et sortit une bougie qu'elle mit sur sa table de nuit, puis l'alluma. Aimie aimait ça, elle fixait la petite flamme pour s'endormir... ça l'apaisait et lui rappelait les soirées passées auprès du feu avec ses parents à la campagne. Puis elle se déshabilla totalement et mit de la crème hydratante qui sentait bon la framboise. Après ça, elle enfila un unique maillot pour elle dormir. C'était un maillot bien trop grand qui lui arrivé mi-cuisse, il était gris et... surtout c'était à Anton, elle lui avait chapardé la dernière fois qu'il était venu la voir. Suite à ça, elle se glissa dans son lit avec un livre, mais ne lut que quelques pages avant de sombrer...

On toqua à la porte et ça la réveilla en sursaut. Aimie regarda autour d'elle désorientée... la bougie était encore presque entière et il faisait toujours très noir. Un coup d'oeil à sa montre confirma que c'était toujours la nuit et d'ailleurs, il n'était même pas 02h00 du matin. Aimie se leva et hésita à ouvrir sa porte, mais... Sa curiosité était plus forte que le sommeil, donc elle ouvrit et la surprise s'afficha grandement sur son visage, en face d'elle : Anton. Aimie regarda dans le couloir et le fit rentrer avant que les gardes repassent, puis se méprennent sur la présence de ce dernier devant la porte de l'une des membres du conseil et en pleine nuit. Puis Aimie s'exclama :

-Je dois admettre que je suis vraiment très ravie de te voir, tu me manquais, mais... je... oh ! Anton...

Ses yeux s'agrandirent et elle ne put s'empêcher de pâlir en découvrant son état, il semblait mal en point. Mais ce n'était pas ça qui l'interpellait le plus... Non, c'était la colère dans son regard, l'expression furieuse qu'il affichait et la rage qu'il dégageait. Aimie se sentit très intimidée et effrayée. D'ailleurs, elle eut un frisson qui lui parcouru le dos. C'était la première fois qu'elle le voyait dans cet état et ce n'était pas vraiment un spectacle plaisant. Aimie se demandait si elle ne devait pas reculer, car elle ne se sentait pas le courage de le prendre dans ses bras. En faite... c'était ce qu'elle voulait, le câliner en lui murmurant son affection jusqu'à l'apaiser, mais elle ignorait comment Anton allait réagir. Mais elle ne pouvait le laisser comme ça, Aimie s'approcha doucement et lui prit avec tendresse la main, en lui disant d'une voix tremblante, mais pleine d'affection :

-Anton... Est-ce que... tu... tu veux en parler ? Je... je n'aime pas te voir comme ça... je peux faire quelque chose pour t'aider ?


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Anton Pendragon
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Ven 10 Mar - 12:23
Vous savez ce que j’aime ? J’aime l’idée de planter une lame crantée dans la gorge de Dole, qui m’a humilié. J’aime l’idée de tuer tous les soldats que je vais croiser sur mon chemin. Je vais également me consoler en faisant la peau de ces connards m’ayant balancé à l’espoir, j’ai déjà un plan pour leur faire payer. Journée de merde ! C’est assez évident que je suis furax ? J’ai mal partout car je me suis fait tabasser, j’ai froid et si ce n’est pas suffisant, mon fusil est endommagé ! Je venais à peine de le réparer qu’il va falloir que je retrouve des pièces.

Il faisait nuit maintenant, je n’avais ni le temps ni l’envie de rentrer à la citadelle. Téméraire avait pris un coup de crosse et lui aussi avait mal, je le voyais quand il marchait. En temps normal, j’aurais trouvé un coin tranquille pour passer la nuit, mais je savais que si je restais seul, je finirais par me lever et me mettre en chasse de Dole. Oui, je suis quelqu’un d’assez placide en temps normal, mais lui m’a réellement rendu furax. Il en faut beaucoup, énormément pour tomber dans la catégorie « ennemie » mais lui a explosé allégrement tous les records. Je lui en veux encore plus qu’aux mecs qui m’ont laissés entre ses pattes. Bien que je compte me venger et bien comme il faut, mais pas de la même façon. Eux, je vais les entrainer dans une guerre de gang, je n’irais pas me salir les mains avec leur sang.

Pendant que mes pensées morbides et revanchardes occupaient mon esprit, mon corps lui décidait de me conduire vers le lycée d’Aimie. Pourquoi lui plutôt que la citadelle ? Peut-être que mon instinct savait que je risquais de tomber sur des types en relations avec ceux que je veux tuer. Peut-être qu’Aimie pourrait m’aider à me calmer ou alors m’aider à accomplir ma revanche. Quand je toquais à la porte, le garde fit mine de ne pas vouloir me laisser rentrer. Je veux bien croire que je devais faire peur dans mon état. Mais quand il vit mon plaintif Téméraire, il comprit et se souvint que nous avions une ou deux attaches ici.

Je ne pris même pas la peine de le remercier ou de l’excuser. Aucun mot, je me sentais prêt à exploser, Téméraire s’enfuit dans le jardin et se cacha dans une planque qu’il s’était trouvé. Une sorte de petite niche, il serait bien là. Moi aussi j’avais besoin de ma petite niche, mes jambes allaient presque d’elles-mêmes à la rencontre d’Aimie. Ce n’est que lorsque j’ai frappé mécaniquement à sa porte que je me suis rendu compte que je risquais de lui faire peur… et que dans ma colère, je pourrais lui faire du mal ? J’eu envie de tourner les talons, mais le temps que je décide, une douce odeur de framboise et un tshirt familier avait ouvert la porte.

J’entrais tel un robot, presque sourd à ce que me disait celle qui m’aimait. Nos yeux se croisèrent, les miens brulant de colère et les siens de peur. Elle avait peur de moi à cet instant, elle ne m’approcha pas. Je ne répondis pas tout de suite, je me contentais de déposer mes affaires et de me déshabiller. J’avais des écorchures et des bleus un peu partout sur le corps. Je me retrouve pieds nues, ne portant que mon pantalon.

Je n’avais même pas envie de parler, je ne me sentais pas prêt à expliquer mes aventures. Je regarde Aimie, elle ne porte qu’un simple tshirt, celui qui manquait dans mon sac. Sa peau semble douce vu d’ici, je me lève et je m’approche. Elle avait eu peur de moi, mais la pauvre ne m’avait rien fait. Il fallait que je me calme, elle pouvait m’aider. Je m’approche d’elle et je pose une main sur sa joue avant de l’attirer vers moi pour l’embrasser. Le contact de sa peau me rassure et m’apaise, je me laisse aller dans un fougueux baiser, transformant ma rage en passion. Puis, au bout d’une éternité, je me retire et je dis :

- J’ai eu une journée bien merdique.

Je l’entraine sur le lit et je m’allonge. Dans la faible lueur, je parle. Je ne vois même pas le visage d’Aimie, je sens juste une main dans la mienne. Je lui explique la trahison de mes commanditaires, qui m’ont livrés à l’espoir. L’espoir qui m’a livré à Dole et Dole qui a décidé de me faire payer un mal nécessaire. Tuer un futur membre des élitistes, c’était sale, mais obligatoire pour la survie de la mission. Une fois terminé mon histoire, je rajoute à voix basse :

- Je vais tuer Dole, lui faire payer ce qu’il m’a fait. Même si pour ça je dois éliminer tous les militaires entre lui et moi. Je connais le terrain, j’en ai les capacités, je sais où trouver des alliés. Je vais lui faire la guerre, il m’a laissé pour mort. Je vais le tuer, lui planter mon couteaux dans la gorge. Prendre plaisir à le voir souffrir.

Je me redresse et je cherche le visage d’Aimie :

- En tant normal je ne prends pas de plaisir à l’idée d’un meurtre. Même dans le musée je ne voulais pas les tuer. Je DEVAIS les tuer, mais Dole, j’en ai envie. Je VEUX qu’il meurt. Ce n’est pas moi, normalement ce n’est pas moi. Mais j’en ai assez de le voir semer des emmerdes partout où il passe. Tu savais qu’il a foutu un merdier pas possible à la citadelle ? Il doit mourir et je veux que ce soit de ma main.

Sachant qu’Aimie est assez sensible, je me doute que le flippomètre doit atteindre des sommets à cause de ce que j’ai dit :

- Aimie, je tiens à toi et j’ai besoin de toi, aide moi et convainc moi de ne pas partir tout de suite à la traque de ce fumier. J’ai besoin de toi…


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Ven 10 Mar - 17:59



Une nuit agitée
Aimie & Anton

Aimie n’appréciait pas vraiment la situation, mais c’était ainsi dans un couple, il y avait les bons et mauvais moments. La jeune femme le laissa s’éloigner d’elle, puis l’observa silencieuse. Ce dernier déposa ses affaires et commença à se déshabiller, ce qui arracha un gémissement plaintif à Aimie. Pourquoi ? Bien que le corps bien sculpté d’Anton ne la laissait pas indifférente, elle ne supportait guère de voir les marques de la dure épreuve qu’il venait de traverser. Qu’est-ce qu’elle détestait le voir souffrir, elle voulait s’approcher pour caresser doucement son corps afin de l’apaiser et s’occuper de lui, mais il se tourna vers elle et elle se figea d’avantage. Leurs regards se croisèrent ce qui la fit frissonner, il avait toujours cette rage dans les yeux…

Mais ce dernier s’approcha d’elle et lui caressa la joue, elle posa sa main sur la sienne. Ce contact lui était si agréable. Aimie sentit son cœur s’emballer quand soudainement elle se retrouva dans ses bras et qu’il se mit à l’embrasser avec ferveur. Instinctivement, elle lui rendit et passa ses bras autour de son cou pour le serrer dans son étreinte… Aimie se retrouva submergée par la passion soudaine d’Anton, mais ça ne l’inquiétait pas. Au contraire, elle avait l’impression de prendre doucement sa colère pour soulage son cœur, ce qui était une façon de voir les choses tellement agréable. L’idée de l’aider rien qu’avec son amour…

Il brisa le baiser et avoua avoir passé une journée très compliquée et bien dure. Il était prêt à se confier. Aimie lui fit signe qu’elle était prête à l'écouter. Anton l’entraîna jusqu’à son lit en lui tenant la main, la perspective d’y être avec lui, serra doucement son ventre, mais elle ne laissa rien paraître. La jeune femme l’écouta et étrangement, pour la première fois… Aimie ressentit une rage incontrôlable envers l’homme qui avait traité de la sorte celui qu’elle aimait. Mais voir Anton parler de mort sans remord et d’étendre sa rage à tous les hommes de l’espoir. Aimie trouvait ça inquiétant, mais le laissa parler et donc malgré toute sa panique, ainsi que sa crainte, elle comprenait tout à fait sa colère. Qui ne le serait pas à sa place ? Soudainement il fit quelque chose d’assez surprenant. Il lui demanda son aide… il voulait qu’elle l’apaise. Elle murmura songeuse :

-D'accord... je comprends mieux maintenant. Hum...

Trouvant l’ambiance assez sinistre avec une seule bougie, elle se leva et en sortie plusieurs de son tiroir, les disposa sur les meubles et les alluma. Puis ça lui faisait gagner du temps pour réfléchir à ce qu’elle allait lui dire, car son avis allait être déroutant et plus que choquant venant de quelqu’un comme elle. La jeune femme se posa alors sur ses jambes avec douceur et en faisant attention à sa position ne portant rien d’autre que ce maillot. Puis elle lui dit alors d’une voix ferme :

-Occupe-toi de cet homme ! Il me semble vraiment trop dangereux et surtout, je ne veux plus jamais qu’il te fasse du mal. Mais s’il te plaît… n’étends pas ta colère aux autres. Sinon tu ne ferais que te rabaisser à son niveau et tu vaux tellement plus qu’un homme aussi mauvais et aussi instable. Car malgré tout, je sais que tu fais toujours ce qui est juste, je crois en toi Anton, plus qu’en n’importe qui. Enfin… il y a aussi David et Massial, mais ce n’est pas pareil.

Aimie s’arrêta de parler pendant quelques instants, le temps de laisser ses paroles l’atteindre. Elle n’allait pas le supplier de ne pas traquer cet homme, c’était inutile et elle le savait, Anton finirait tôt ou tard par lui mettre la main dessus. Puis s’il avait osé faire ça à Anton, alors que ce dernier passe son temps à aider les autres en échange de certaines choses, Aimie n’osait imaginer le nombre de personnes que ce fou avait pu tuer. La jeune femme se rappela d’Ed' de l’espoir et se promit intérieurement de le retrouver pour lui donner le nom de cet homme, ce dernier voulait vraiment éviter la corruption parmi les siens, surtout si ça salissait l’image du groupe et donc de sa femme. Aimie décida d’en parler à Anton :

-Puis, je dois avouer que je tiens à une personne de l’espoir… Enfin ! Tenir est un bien grand mot, on peut dire que je lui dois beaucoup et qu’il m’a sauvé la vie. J’essayais de retrouver un enfant errant qui est rentré dans l’hôpital abandonné, mais une horde se dirigeait vers moi et il m’a mise à l’abri, puis quand le danger fut passé il m'a raccompagné chez moi. Edward, il s’appelle Edward. Rencontre-le et tu verras que les soldats de l’espoir sont loin d’être tous des monstres comme ce… bref ! Il n’y a pas de mot pour le décrire.

Aimie caressa la joue d’Anton et le regarda avec tendresse, sa peur s’était calmée. La jeune femme décida de changer de position en s’installant sur lui à califourchon, toujours en faisant attention au maillot et en passant ses bras autour de son cou. Puis elle plongea son regard pétillant d’affection dans le sien en murmurant avec douceur :

-Je t’aime Anton…

Elle lui déposa un petit baiser sur ses lèvres, la jeune femme voulait tellement faire son maximum pour lui. Puis Aimie esquissa un sourire, elle ne voulait plus parler du sujet fâcheux… à moins qu'il le veuille bien sûr, car s'il en avait besoin elle était là pour ça, mais pour la jeune femme il avait besoin de réfléchir à tout ce qu’elle venait de lui dire, mais aussi de se reposer et se détendre... Après ce qu'il venait de subir, difficile de réfléchir vraiment. Puis doucement, elle lui demanda alors pour le distraire :

-Tu as besoin de quelque chose ? À manger ? À boire ? Une douche ? Un massage ? Des câlins ? Dormir un peu ? Ou tout ça ? Ou alors tu as une autre idée en tête ? J’ai envie de m’occuper de toi… Enfin, si tu le veux bien...


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Anton Pendragon
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Sam 11 Mar - 7:46
Aimie... Comment une femme aussi gentille pouvait avoir survécu aussi longtemps ? La réponse, elle est une débrouillarde et elle sait s'entourer. Peut-être que tuer tous les gens de l'espoir est un peu "trop". Même si j'en ai très envie et que je veux me croire capable de le faire, je sais que je ne le serais pas. Cependant, Dole ne sera pas le seul à mourir, loin de là. Mercier, Ayoub, au moins ces deux là passeront l'arme à gauche. Sans compter ceux qui étaient là hier, ils n'ont même pas cherché à protester, ils se sont lâchement cachés derrière le confort d'un ordre et d'un gradé. Je faisais le calcul... au moins 7 personnes sur ma liste. Sans compter les dommages collatéraux.

Entendu, Aimie... J'essayerais de limiter autant les pertes. Mais j'aurais du sang sur les mains, je te le dis d'avance. Ceux qui étaient là hier, ils sont aussi coupable que lui, celui qui m'a fait prisonnier est même pire que lui. Ce sont des cancers, j'épargnerais ton Edward et ceux que je juge bons. Mais eux, je serais sans pitié.

En disant ça, je m'étais instinctivement rapproché d'Aimie. Sa position n'était pas sans me rappeler certains moment avec Max. Je plaçais ma tête le long du cou d'Aimie, ça sentait bon la framboise. Un fruit que j'aimais particulièrement avant la fin du monde. Il m'arrive de temps en temps d'en trouver au détour d'une ruine et à chaque fois je me régale, mais il n'y en a jamais assez. Je n'ajoute rien, je me contente de me laisser bercé un peu par Aimie. Doucement, ma colère tonnante et ardente laisse place à une haine froide, beaucoup plus facile à supporter et qui permet de me concentrer un peu plus sur l'instant présent.

Je ne sais pas ce dont j'ai besoin... je sais que je ne pourrais pas dormir, je n'ai ni faim, ni soif, je ne sais pas... Si... je prendrais bien une douche en fait.

Je me sentais très sale et las, cependant je n'avais pas envie d'être seul, ne serait-ce que quelques minutes. Mais, appelez ça de la fierté masculine mal placée, je ne voulais pas l'admettre devant Aimie. Je voulais qu'elle me propose de me tenir compagnie. Sans que je ne réalise vraiment ce qui se passait, mais mes mains caressèrent doucement la peau nue de ses jambes. Je sentis une chaleur dans mon ventre grandir, je repoussais doucement Aimie en espérant qu'elle ne l'avait pas sentie.

Je remit mon t-shirt et je me retournais pour laisser à Aimie le temps de se changer. Allez à la douche dans cette tenue n'était peut-être pas l'idéal. Une fois devant l'entrée de la "salle de bain", j'hésitais encore un moment. J'avais la gorge un peu sèche, je voulais vraiment qu'elle m'accompagne, ne serait-ce que pour la voir et la savoir proche de moi. J'avais surtout peur de lui en demander trop, je savais bien qu'il fallait aller doucement avec elle:

Aimie... J'ai pas envie d'être seul. Je sais que c'est beaucoup te demander mais... Tu veux bien m'accompagner ?



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Dim 12 Mar - 21:59



Un pas de plus avec lui
Anton et Aimie

Elle le regardait avec une petite moue et fut surprise qu'il revint sur le sujet. Aimie redoutait un peu de reparler de ça, elle avait peur de ne pas avoir été assez convaincante. Mais ses paroles furent presque rassurante... Il n'allait pas chasser tous les membres de l'espoir, juste ceux qui le méritaient, mais du coup, Aimie savait que ça représentait tout de même un certain nombre de soldats et que ça allait être très dangereux pour lui. Ce qui lui promettait des longues journées et nuits d'inquiétude intense. Mais la jeune femme s'était promise de ne pas le brider, elle allait le laisser faire et espérer très fort que rien de dangereux ne lui arrive.

La jeune femme le sentit se rapprocher d'elle, elle était presque contre lui et sentait son souffle chaud caresser sa peau. Aimie eut un léger frisson et le regardait avec une certaine tendresse. Il posa sa tête au creux de son cou, la jeune femme rougit et serra Anton dans ses bras, comme pour l'apaiser et le rassurer. Elle aimait tellement ce genre de geste, pourtant si simple... non... en fait elle aimait sa relation avec Anton, tout ça lui semblait tellement naturel avec lui. Aimie frissonna en sentant son souffle dans son cou et sentit son coeur battre à la chamade. Doucement elle passa sa main dans ses cheveux et les caressa. Puis le contact fut rompu...

Il voulait aller se laver. Aimie hocha la tête et sourit, ça allait lui faire du bien de se laver et ça va le détendre surtout. La jeune femme se releva et alla enfiler des vêtements, si les gens la voyaient comme ça... et bien... voilà... Elle mit des sous vêtements propre, son maillot et short de tout à l'heure. Puis l'accompagna jusqu'à la douche, alors qu'Aimie allait attendre tranquillement devant, Anton lui demanda de venir avec lui. Elle aurait pu refuser, d'ailleurs c'était ce qu'elle s'apprêtait à faire, mais... le regard d'Anton et son "j'ai pas envie d'y aller seul", la convainc de renoncer et d'y aller. Elle lui dit alors sans cacher sa légère hésitation :

-D'accord, on a qu'à rester en sous-vêtement alors...

Elle lui adressa un sourire timide et entra dans la salle de bain. Rien que cette situation la faisait se sentir... toute chose. Elle avait les mains un peu moites, le cœur qui battait vite et la chaleur de son visage indiquait à quel point elle rougissait. Lui tournant le dos, Aimie enleva son maillot et son short, les mains un peu tremblantes. Etant désormais avec des sous-vêtement noir, devant lui... Ce qui laissait apparaître une partie de son tatouage au niveau de sa fesse, mais ça lui sortait complètement de la tête pour le moment. Aimie était plus occupée par le fait que c'était le premier homme qui la voyait en sous vêtement.

Aimie le regarda et lui sourit timidement, il s'était déshabillait en attendant. Ils étaient très proches l'un de l'autre. La jeune femme lui prit avec douceur la main et alluma la douche, puis l'emmena sous le jet d'eau chaude. Aimie aimait l'eau, du moins l'eau chaude... Donc même si elle s'était déjà lavée plus tôt, ça ne la gênait pas de reprendre une autre douche. Elle attira Anton sous l'eau et rougit à la vue de l'eau glissant doucement sur son torse... Torse assez bien taillé... Bon ! Très bien sculpté en réalité... Elle aurait été une menteuse de se dire le contraire.

Tendrement elle posa sa main sur sa peau et parcouru avec délicatesse son torse, ses doigts s'arrêtant aux zones un peu amochées. Aimie s'assurait qu'il n'avait rien de grave par la même occasion, même si... elle avait beaucoup de mal à se concentrer sur ça. La jeune femme arrêta de le toucher en enlevant sa main et le regarda timidement, se demandant si elle devait se dépêcher de se laver où s'il voulait profiter un peu de ce moment pour le rendre plus affectueux.

son tatouage:
 


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Anton Pendragon
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Lun 13 Mar - 12:52
Heureusement qu’il faisait sombre, car je réussis à dissimuler ma surprise et ma satisfaction quand Aimie accepta de venir avec moi sous l’eau. Même si ce n’est pas exactement ce que je lui demandais, je lui demandais juste si elle pouvait rester dans la pièce. Mais je n’allais pas me plaindre, pour une femme qu’une dame acceptait de faire ça pour moi, en plus une dame à qui je tiens. Je retirais mes vêtements, gardant juste le strict minimum. Je ne pus m’empêcher de jeter un œil sur Aimie pendant qu’elle faisait de même.

Je distinguais vaguement qu’elle avait une tache sur une fesse, à moitié caché par sa culotte. Un tatouage ? Il faudrait creuser la question, mais pas tout de suite. Je me contentais de profiter de l’eau qui coulait en tachant de contrôler certaines pulsions qui pourraient venir en moi. Ce qui n’était pas facile quand quelqu’un vous toucher le torse de façon délicate. Je ferme les yeux pour ne pas trop me perdre en contemplation. Je sais qu’elle est là et ça me suffit et je sais aussi que j’aurais du mal à retenir un geste très déplacé et à m’arrêter. De temps en temps, de la peau se frottait contre le tissu…

- C’est très agréable, merci Aimie. Tu sais, quand j’en aurais terminé avec cette histoire, je prendrais un bain. Je sais que la citadelle propose ce genre de service, c’est très cher, mais ça fait tellement de bien ! Tu viendrais avec moi évidement. J’essayerais juste de te trouver un maillot de bain.


J’eu un rire puis je pris Aimie dans mes bras, que ça faisait du bien de sentir un contact doux !

- Ce n’est pas que je n’aime pas ce que tu portes là tout de suite, au contraire, mais ça ne passe pas très bien à l’eau si tu vois ce que je veux dire.

Je serais bien resté des heures là, rien ne pouvait m’arriver sous l’eau chaude, avec Aimie contre moi. Cependant, ma conscience m’interdisait de gâcher autant d’eau. Je finis par me laver rapidement et je coupais court à la douche. Du coin de l’œil je voyais une jeune et charmante dame ruisselant d’eau. Agréable pour les yeux. Et si je cédais à une pulsion ?

Je me « précipitais » sur Aimie puis je la plaquais au mur pour l’embrasser avec fougue et chaleur. J’avais toujours eu envie de faire ça, depuis que j’étais tout petit, mais je n’avais jamais trouvé quelqu’un pour partager ce petit délire. Ma mains glissa le long de son corps avec le même feu puis je finis par rompre l’étreinte, content de moi et heureux comme un roi.

- Aimie, j’ai envie de beaucoup de chose avec toi, ce soir, dormir contre toi est en tête de ma liste. Allons-nous coucher si tu veux bien… et rend moi mon t-shirt vilaine voleuse. Si tu le veux, il faut le mérité !

Encore une fois je ris avant de me rhabiller. Le retour dans la chambre se fit main dans la main et dans le silence. Ma colère brûlante partait peu à peu, laissant place à une détermination froide et implaccable contre Dole. Je retrouvais mes pensées et je pourrais bientôt trouver une stratégie efficace pour l’éliminer. Merci Aimie, merci pour tout.


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Mar 14 Mar - 2:59



Une certaine complicité
Aimie & Anton

Aimie ne put s'empêcher de sourire quand il lui confia à quel point c'était agréable, elle en était tellement ravie. Être capable de faire plaisir à celui à qui elle tenait, voilà qui était très plaisant... Par contre le coup du bain et du maillot de bain lui fit ouvrir des gros yeux. Apparemment elle avait beaucoup à apprendre sur la citadelle, avec un sourire taquin elle rajouta alors :

-D'accord, j'ai hâte de découvrir ça avec toi ! Mais s'il te plaît... pas de maillot de bain blingbling ou fluo ! Sinon j'irais avec mes sous-vêtement et ce même si ça colle à la peau...

Elle sentit les bras d'Anton s'enroula autour d'elle, comme aimantée Aimie se blottit contre lui en passant ses bras autour de lui. La jeune femme prenait tellement goût à ça, mais ils devaient éviter d'user trop d'eau et durent briser leur étreinte, bien trop rapidement selon Aimie, pour se laver. La jeune femme se rinça juste rapidement étant déjà propre.

Puis, elle sortit de la douche et tordit un peu ses cheveux, avant de se diriger vers sa serviette. Mais avant qu'elle puisse réagir, elle se retrouva plaquée au mur et Anton qui l'embrassait avec un fougue impressionnante. Le coeur d'Aimie s'emballa, ton son corps et son visage s'embrasa, puis un frisson lui parcouru doucement le long de son dos. Elle posa ses mains sur son torse, sa tête lui disait de le repousser inquiète d'un tel élan, mais... Son corps en décida autrement, posant une main sur sa nuque et gardant l'autre sur son torse, Aimie lui rendit son baiser avec passion, le corps réagissant à la moindre caresse passionnée d'Anton. Puis quand il s'écarta d'elle fier de lui, Aimie grommela dans ses dents :

-Cet homme va me rendre dingue...

Mais un sourire accompagna ses paroles, preuve que ça lui plaisait assez... voire un peu trop. Aimie commença à s'essuyer et à enfiler ses vêtements quand il lui disait qu'il voulait dormir avec elle dans ses bras. Mais rajoutant derrière qu'elle devait lui rendre son maillot ne l'ayant pas mérité. Aimie ricana et se tourna vers lui, avant de s'approcher de lui avec une démarche féminine. Elle posa sa main sur sa joue et s'approcha de lui au point que ses lèvres étaient proches des siennes, elle le regarda avec une pointe de malice dans le regard. Mais elle ne l'embrassa pas et lui dit avec un sourire taquin :

-Rien que pour l'avoir pris sans que tu t'en rendes compte, me donne le mérite pour le garder. Mais si tu insistes...

La demoiselle avait une petite idée derrière la tête, elle lui caressa la joue avec tendresse et lui déposa un baiser sur ses lèvres. Aimie s'écarta de lui et se dirigea vers la porte, en lui lança soudainement :

-Si j'arrive la première à la chambre, je le garde !

Puis avant qu'il puisse réagir, elle lui tira la langue et se sauva en courant. Aimie était non seulement très rapide, elle ne portait rien et en plus elle avait de l'avance. Donc ce fut tout naturellement qu'elle arriva la première à sa porte. Aimie lui lança un sourire taquin et victorieux. Puis le fit rentrer dans sa chambre et referma derrière eux. La jeune femme lui fit signe de se tourner pour se changer, elle ne voulait pas garder les sous-vêtements humides sur elle... Elle remit le maillot d'Anton, mais cette fois elle rajouta un boxer blanc en dessous, puis elle brossa rapidement ses cheveux regardant en même temps la longueur. Aimie refusait de les garder long depuis qu'elle avait vu une femme se faire attraper les cheveux par des infectés.

Une fois prête, elle se tourna vers Anton et alla rallumer deux bougies car elle avait tout éteint en partant, remettant ensuite précieusement les autres dans son tiroir. Aimie aimait les bougies et elle en prenait soin, même si ça ne durait guère longtemps, mais David lui en ramenait dès qu'il le pouvait, au plus grand plaisir de la jeune femme. La jeune femme éteignit la lumière et se rapprocha de son lit. Elle prit la main d'Anton et l'attira jusqu'au lit avant de lui dire avec tendresse :

-J'ai tout de même une petite surprise pour toi, alors laisse toi faire... d'accord ?

Aimie le fit s'allonger sur le ventre et torse nu, si il y a bien une chose pour laquelle elle était douée c'était les messages. Comment une fille timide pouvait-elle l'être ? Eh bien c'est simple, elle avait une mère intrépide, une mère qui s'adonnait à des sports dont son corps ne voulait absolument s'accorder. Aimie passait donc son temps à masser sa mère dès qu'elle essayait un truc pas pour elle...

Elle prit donc sa crème à la framboise, la jeune femme n'avait pas d'huile de massage et n'était pas certaine de réussir à mettre la main sur une telle chose. Aimie s'installa sur Anton, puis mit une noisette de crème dans ses mains et commença à masser ce dernier. Aimie sentait les muscles tendus sous ses mains, elle entreprit de les détendre les uns après les autres avec beaucoup de douceur et de tendresse, mais également avec assez de vigueur pour dénouer correctement les nœuds. Quand elle eut fini de lui masser la nuque, les épaules et son dos, Aimie se glissa à côté de lui en murmurant :

-Voilà... tu te sens mieux ?


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Anton Pendragon
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Ven 17 Mar - 17:59
-J'ai tout de même une petite surprise pour toi, alors laisse toi faire... d'accord ?

Ça plus le fait qu'elle me tire doucement vers le lit me faisait me poser quelques questions. Avais-je éveillé un désir soudain de la part d'Aimie ? Un désir qui pourrait conduire à une étreinte passionnée ? Sachant que j'étais sur la béquille depuis le musée, ce serait très appréciable. J'ai déjà un afflux de sang rien qu'à cette idée.

Mais il semblait qu'Aimie n'avait pas du tout la même idée, à plat ventre, je subis donc ce geste d'affection avec beaucoup de plaisir. Surtout que maintenant je sentais la framboise, àa fait plaisir ça, j'adore la framboise. Même si ce n'est pas très viril. Mes muscles, très douloureux se détendaient doucement et je ronronnais presque tant ça faisait du bien. Mes tensions disparaissaient et la fatigue commençait à reprendre ses droits sur mon corps. Je dormais à moitié quand Aimie se glissa contre moi. Sa question se perdit dans un demi-sommeil. Je crois avoir répondu un vague grognement avant de la saisir et de ne plus la lâcher. Morphé me tomba dessus avec force et je plongeais dans un sommeil sans rêve.

Ce fut le soleil qui me réveilla, à en juger par sa position, il devait bien être midi. Aimie dormait à poing fermé, blottie contre moi. Je la repoussais doucement et je sortis du lit. J'avais mal partout, mais je me sentais beaucoup mieux. Ma colère s'étaient enfin calmée, je n'avais plus besoin de répéter "je vais le tuer", maintenant je pouvais réfléchir à "comment je vais le tuer". Foncer tête baissée dans le territoire de l'espoir serait suicidaire. Même si j'avais plus de pratique et d'entrainement que la plupart d'entre-deux, je ne devais pas sous-estimer le danger qu'ils représentaient.

Je sortis de mon sac un plan de Paris, c'était une carte militaire plastifiée que j'avais lourdement modifiée et mise à jour. Je vous l'avais peut-être déjà dit, mais c'est mon bien le plus précieux. Je ne savais pas exactement où se trouvait le centre de recherche, mais j'avais bien étudié le quartier et je pensais être en mesure de trouver des positions idéal pour des embuscades. je me mit à murmurer pendant que j'échafaudais mon plan. La carte étalée sur le sol, je voyais déjà comment ça se passerait. Un bruit derrière moi indiqua qu'Aimie se levait:

Coucou ma jolie. Excuse moi un instant, je suis en train de travailler.


En guise de réponse, une petite blonde s'installa à côté de moi et posa sa tête sur mon épaule.

Les militaires sont dans un quartier pas mal amochés, il n'y a pas des centaines de chemins pour passer entre les ruines. L'idée que j'ai c'est de me placer à un de ses couloirs et de tomber sur la première patrouille que je croise. Mon but serait d'obliger les militaires à enquêter. Je sais d'expérience qu'ils passeront par la citadelle et je pourrais utiliser mes contacts sur place pour attirer ces salauds dans un piège.

Je montrais un square particulièrement bien placé dans le centre du quartier.

Placement idéal pour une embuscade. Une fois ça fait, je laisse un survivant et j'attends qu'ils passent à la citadelle. Je demanderais à Max ou Sarrah de m'aider et de monter un mensonge suffisamment crédible pour pousser notre bon commandant Dole à l'erreur.

Si j'avais eu un contact au sein de l'espoir, ça aurait été beaucoup plus simple et facile. Mais ce n'était hélas pas le cas, alors il allait falloir que j'improvise comme je pouvais:

Les militaires se déplacent par patrouilles de quatre, trois morts pour la première patrouille et une seule et unique balle pour Dole. Si ça se passe au mieux, quatre morts. Je vais tout faire pour que ça se passe au mieux.


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Lun 20 Mar - 0:02



Le silence...
Aimie & Anton

Fière de le voir si détendu et bien, Aimie se blottit contre lui entourée de ses bras comme dans un cocon protecteur. Puis s'endormie en très peu de temps, c'était tellement agréable et cela faisait des lustres qu'elle ne s'était pas sentie aussi bien pour dormir... même pas un cauchemar ne parvint à se frayer un chemin. Juste quelqu'un qui cogna à la porte de sa chambre... Aimie ouvrit les yeux et se glissa des bras d'Anton, puis alla ouvrir. C'était Amandine, une femme qui s'occupait des jeunes avec elle :

-Aimie... tu es en retard d'une demie-heure.
-En retard ? Oh ! C'est vrai les cours... Hum... je suis désolée, j'ai veillé tard et j'ai de la visite. Hum... tu crois que tu pourras me remplacer pour la journée ?
-Oui bien sûr ! Martine est déjà là, on va s'occuper des jeunes à deux... Euh... une visite ? Je n'ai pas entendu dire que l'un des lits du dortoir des visiteurs était pris...
-Eh bien... euh... c'est... bref !
-Oh ! Je vois... et bien, reposez vous bien avec votre "ami".


Amandine haussa un sourcil et affichait un air rieur en voyant Aimie rougir, mais ne rajouta rien et partit avec un grand sourire sur le visage. Même s'ils avaient voulu garder leur couple secret, chez les humanistes c'était impossible. Tout se savait rapidement et tout le monde parlait du solitaire qui avait réussi à conquérir le cœur de la petite Bunny... Ils étaient tous heureux pour elle, même s'ils se méfiaient d'Anton, ils avaient peur qu'elle ait le cœur brisé ou qu'il ne soit pas à la hauteur. Même David prenant son rôle de père de substitution trop au sérieux, avait essayé de lui parler de couple et de sexualité, mais à chaque fois elle s'était sauvée aussi vite qu'elle le pouvait. Il n'y avait qu'une personne avec qui elle se voyait en parler : Alice, qui était devenue sa confidente.

Elle soupira et reverrouilla sa porte, avant de retourner se glisser dans les bras d'Anton. La jeune femme le regarda un peu et caressa même son visage avec une grande douceur. Aimie rougit rien qu'en songeant au fait qu'elle le trouvait séduisant... puis glissa sa tête contre son torse, elle finit par s'endormir bercée par les battements du cœur d'Anton...

Aimie se réveilla en entendant des marmonnements, puis glissa sa main à côté d'elle. La place était vide. La jeune femme ouvrit les yeux, s'étira et se redressa, son regard se posa sur le dos d'Anton qui était installé à son bureau. Ce dernier s'excusa de devoir faire quelque chose en lui donnant le petit surnom de "ma jolie". Aimie se leva et alla s'installer à ses côtés, puis posa sa tête sur son épaule. Mais... ce qu'il dit n'était pas très joyeux, Anton planifiait déjà sa vengeance. Aimie fit une moue en l'écoutant et fronça les sourcils frustrée. Ne voulant pas l'interrompre ou le gêner, elle se leva et enfila quelques vêtements. La jeune femme n'aimait pa son plan... mais pas du tout... Elle mit ses chaussures et se dirigea vers la porte en disant pour simple réponse :

-Je vais prier pour qu'Edward et Paul ne soient pas les dommages collatéraux pour que tu puisses obtenir ta vengeance. Si tu tues une partie d'une patrouille au hasard, ça peut être eux...

Puis elle partit en claquant presque la porte, elle était pour qu'il tue ce Dole, mais pas que des innocents soient tués. Pas des hommes qui n'avaient rien fait et qui ne faisaient que leur travail. Et Anton comptait tuer les premiers venus pour attirer sa proie... Cela pouvait être Edward qui l'avait protégée et sauvée, ainsi que Paul celui qui était venu en renfort pour la mettre à l'abri...

Aimie traversa le lycée silencieusement, avec un air songeur... S'il faisait déjà des plans, cela voulait dire qu'il allait partir. Elle était d'accord pour lui laisser toute sa liberté, mais... jamais elle ne s'était imaginée qu'il ne ferait que des passages éclairs ! Depuis qu'ils étaient ensemble, il n'avait passé qu'une fois quelques heures et cette nuit. Mais est-ce qu'il serait venu s'il ne s'était pas retrouvé dans cet état ? Aimie sentit son coeur se serrer avec toutes ces interrogations assez négatives.

Elle fit un crochet par la cantine et parvint à avoir deux parts de nourriture. Aimie retourna dans sa chambre avec les deux assiettes de pâtes à la sauce tomate. Une fois de retour elle posa une assiette avec une fourchette devant Anton et alla s'asseoir silencieusement sur son lit. Aimie commença à manger en silence sa portion de nourriture, un peu confuse. Elle ne savait pas quoi dire à Anton.


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Anton Pendragon
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Mar 21 Mar - 21:44
Aimie me planta là avec une remarque acerbe. J’eu un mouvement pour la retenir avant de me raviser, ce serait inutile… Raaaah, t’es un champion Anton ! Toujours le bon mot avec les femmes ! Je ne savais pas combien de temps j’allais rester tout seul, mais je décidais de m’allonger sur le lit et d’attendre qu’elle revienne. Durant ce laps de temps, il fallait que je trouve de quoi la calmer et désamorcer la situation. Je me relevais et je fis les cents pas. La question était de savoir ce qui l’avait énervée le plus ? Le meurtre de sang froid ? ou le fait que je veilles partir d’ici quelques jours.
Le mieux serait de lui poser la question directement. Quand elle revint avec deux assiettes, elle se mit à manger dans son coin, me regardant d’un air maussade. Mes yeux se posèrent sur ma propre assiette puis allèrent sur Aimie. Je me sentais un peu gêné de manger ça alors que je ne savais pas d’où ça venait. De plus, je ne méritais pas ce repas… ça peut vous sembler ironique, mais depuis la fin du monde. Soit je trouve ma nourriture et je me la prépare, soit je paye pour l’avoir. Ce n’est pas dans mon habitude de bénéficier de la « charité » des gens.

Je jouais les pâtes mais je n’avais pas du tout envie de manger. Sans tomber dans le misérabilisme, je me rendais compte des efforts que faisait Aimie pour moi. Peut-être que je devais attendre encore un peu ? Partir chasser Dole aussi vite ne serait peut-être pas gentil envers elle. Allez, Anton ! Essaye donc de dire quelque chose d’intelligent ?

- Il faut que j’apprenne à parler aux dames. Tu as l’exemple parfait de mon manque de savoir vivre et de tact. Je me comporte encore comme-ci personne ne m’attendait. Attaquer vicieusement ses hommes est peut-être pas la meilleure stratégie en fait. J’ai peut-être une autre idée, une autre façon de faire. Mais ce serait plus long à mettre en place et disons que pour l’éthique et la dignité humaine, c’est moyen.

Je m’assis sur le lit, juste en face d’une Aimie qui semblait perplexe :

- Certains des militaires fréquentent le bordel de la citadelle. J’ai… une amie qui travaille là-bas. Beaucoup de ses clients font des confidences sur l’oreiller. Si je me sers de ce qu’elle peut apprendre et ce qu’elle peut tirer de ses collègues. Je pourrais peut-être réunir assez d’information et éviter le massacre aveugle.

Si je pouvais épargner au moins les « amis » d’Aimie. Le seul souci que ça me posait c’est qu’il faudrait que je sois « statique » quelques temps. En d’autre terme, sois je me posais à la citadelle. Ce qui serait logique, soit je me posais ici. En regardant les jambes d’Aimie, je me dis que ce serait une bonne idée de rester et puis il fallait bien approfondir la relation si je voulais qu’elle m’attende avec impatience.

- De plus, ça m’obligerait à rester un peu avec toi. Ce ne serait que quelques jours, deux semaines maximum. Pendant ce temps je pourrais rouler pour vous. J’ai de nombreuses compétences, j’aurais forcément toujours quelques chose à faire ici. En plus, je crois que j’ai un monstre à poils longs qui voudrait bien un peu d’affection et de détente.

Je posais ma main sur la joue d’Aimie :

- Tu crois qu’on pourrait me trouver une petite place pendant que je mets ça en place ? Mon compromis te convient-il ?


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Dim 26 Mar - 12:29



Comment dire ?
Aimie & Anton

Aimie mangea tranquillement son assiette, mais elle avait l'estomac qui n'avait pas trop envie. Elle avec même la gorge nouée en posant son regard sur Anton, se disant qu'elle devrait plutôt s'expliquer avec lui, plutôt que de faire la tête comme une gamine. Mais en même temps... elle avait peur de se disputer avec lui ou qu'il prenne mal son point de vue, qu'il la laisse pour leurs divergences d'opinions... La jeune femme pouvait tenir tête à des tas de personnes sans craindre quoique ce soit, mais quand il s'agissait d'Anton, elle perdait totalement ses moyens. Aimie le regarda venir vers elle et s'asseoir sur son lit, rapidement elle posa son assiette et se redressa pour l'écouter.

Il lui proposa un nouveau plan, elle fut attentive et bien que l'aspect... le "aime au bordel" provoqua un pincement de jalousie à Aimie, et ce même si elle trouvait le plan bien plus intéressant. Mais des vies humaines étaient bien plus importantes que de laisser sa jalousie le repousser vers le premier plan. Puis... Aimie voulait vraiment lui faire confiance, c'était ce qui faisait la base d'un couple et elle croyait en Anton. Alors pourquoi s'en faire ? Il allait certainement la revoir avec courtoisie... A la place elle hocha la tête simplement en restant silencieuse...

Puis quand il évoqua alors de rester quelques voire deux semaines, un sourire pétillant vint éclairer le visage d'Aimie abattant la moindre envie de continuer à faire la tête... C'était l'une des choses qui lui tenait à coeur : passer un peu de temps avec lui. Elle n'avait pas du tout changé d'avis sur l'idée de lui laisser sa liberté de solitaire partant à l'aventure, mais elle le voulait juste un peu plus pour elle que quelques heures. Aimie ne parvenant pas à tenir alla se loger droit dans ses bras toujours souriante en lançant :

-Bien sûr que tu peux avoir une place ! Déjà pour dormir tu l'as déjà ! Puis... les enfants adorent Téméraire et quelques personnes commencent à t'apprécier ! J'suis sûre que tout le monde accueillera ton aide avec plaisir !

Même si... Aimie pensait que ce serait bien de ne pas le laisser trop longtemps avec David. Ce dernier serait prêt à jouer le rôle de père un peu trop au sérieux, donc elle ne voulait pas le voir le choper pour le mettre en garde et d'autres trucs de ce genre... Puis elle devait aussi éviter qu'il se retrouve seul avec Massial, après tout elle avait fait la boulette de partir toute seule entre deux, donc il valait mieux qu'Anton ignore ce genre de choses... Aimie évita de penser à tout ça, puis se mit à fixer Anton et d'un coup elle décida alors de lui dire avec franchise ce qui l'avait poussé à sortir de la chambre en grognant :

-Tu sais Anton... je ne fais pas ça pour être chiante ou pour que tu fasses les choses comme je le veux. Je trouvais juste ça tellement pas juste de tuer des innocent au hasard pour attirer celui qui le mérite. Puis j'avais peur que des personnes que je connaisse se trouvent parmi ces innocents... Puis... j'ai eu peur que tu veuilles partir tout de suite après avoir fait ton plan... Je veux toujours te laisser autant de liberté, mais... je pense que nous deux on a tout de même besoin d'un peu plus que quelques heures tous les X jours pour construire notre relation...

Elle rougit un peu en baissant la tête et alla cacha son visage contre Anton... Elle en profita pour l'étreindre et resta un petit moment comme ça. Puis fixant son cou, Aimie eut envie de l'embrasser... elle y déposa alors un baiser timide, puis elle en déposa un autre et encore, jusqu'à remonter doucement vers sa joue et trouver le chemin de ses lèvres. Là, la jeune femme l'embrassa avec une certaine tendresse et brisa le baiser avant de le regarder avec un sourire, en lui disant :

-Hum... il est un peu tard pour commencer à aider aujourd'hui... donc je pense que ça veut dire qu'on a le reste de la journée pour nous deux. Tu veux faire quelque chose en particulier ?


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Anton Pendragon
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Jeu 30 Mar - 16:54
Je crois que finalement, les filles ce n’est pas si complexe à gérer. Il suffit de dire ce qu’elles veulent entendre et pouf, elles se calmes et retrouvent le sourire. Vous trouvez ça macho et sexiste ? C’est probablement le cas, mais dans le cas présent, c’est tout à fait approprié. Ce fut quand j’ai parlé de rester quelques temps qu’Aimie se dérida complètement. Elle se précipita contre moi comme une furie pour m’enlacer et ne pas me lâcher. Pas désagréable du tout, surtout quand elle proposa de rester dans notre petit coin pour faire des choses justes entre nous.

Forcément, à cette évocation, j’avais un grand nombre d’idée plus ou moins sage en tête. Par exemple, on pourrait discuter, regarder un film ou lire un livre ensemble. Mais d’autres idées ne pouvaient s’évoquer de façon si direct et je savais que ce serait aller vite en besogne. Je me contentais donc de lui rendre son baiser avant de répondre :

J’ai bien quelques idées, mais ce n’est pas des choses à faire à la légère. Du coup… et si on allait marcher un peu. J’ai besoin de me dégourdir les jambes et de voir Téméraire. Tu connais bien le lycée, je suis certains que tu pourrais nous trouver un petit coin tranquille pour qu’on puisse se poser.

Notre câlin se prolongea quelques minutes avant que je le brise et que je finisse de me préparer. C’était assez étrange, en temps normal j’ai toujours tout mon équipement sur moi et je suis toujours lourdement armé. Là, je laissais mon sac, mon lourd manteau et mon fusil, pour simplement me contenter d’un t-shirt et de mon pistolet.
A peine eu-t-on fait quelques pas en dehors de la chambre d’Aimie qu’un énorme chien noir et marron poursuivit par une demi-douzaine d’enfant passa dans mon champs de vision. Il semblait bien s’amuser, le de « je fuis tu me suis » était un de ses favoris. Quand il m’aperçut, il stoppa net et me regarda d’un air intense. La horde de petits monstres fit de même, scène profondément comique quand je vis tous ces petits yeux pointés sur moi.

Téméraire ! Aux pieds mon grand !

Le monstre de poils se jeta sur moi pour me câliner avec toute sa force. Une habitude chez lui, à chaque fois je manquais de tomber à la renverse. Les enfants s'approchèrent de nous, l'air curieux. Une petite fille de sept ou huit ans me demanda timidement:

C'est ton chien monsieur ? On peut jouer avec, ça t'embête pas ?


C'était très attendrissant de voir tant d'innocence. Je posais ma main sur sa petite tête avant de répondre:

Oui, tu peux jouer avec, ça ne me dérange pas. Mais n'oubliez pas, s'il veut pas, n'insistez pas.


Je fis un petit signe à mon chien et il se remit à gambader, suivit par une horde hurlante. Aimie et moi reprirent notre petite balade de couple. Je la laissais guider pendant que je profitais de quelques instants de paix, trop rare de nos jours.


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Sam 1 Avr - 2:59



Bêtise ?
Aimie & Anton

Comment dire ? Aimie fut surprise qu'Anton veuille seulement se balader tranquillement alors qu'ils avaient l'occasion d'être à deux, comme l'autre fois il avait en second plan d'autres idées le concernant. Bien qu'elle venait de prendre l'air toute seule, elle ne s'opposa à pas à l'idée de se promener si c'était ce qu'il voulait. Aimie le laissa se préparer et le suivit tranquillement, un peu dans ses pensées. Se demandant comment se comporter avec lui... si elle pouvait lui tenir la main ou si c'était déplacé... s'il allait se passer quelque chose alors qu'ils allaient passer plusieurs nuits ensembles...

Plein de choses travaillaient son esprit, quand soudain Anton s'arrêta, Aimie regarda face à eux Téméraire et plusieurs enfants. La jeune femme regarda tranquillement la scène toujours aussi calme et silencieuse. C'était adorable et attendrissant, Anton semblait vraiment à l'aise ici et même lorsqu'il parlait avec des enfants. Aimie regarda le chien repartir en courant avec les enfants à ses trousses. Elle sourit et fit un geste timide pour lui prendre la main, mais esquissa un autre mouvement et fit semblant de se frotter le bras.

Décidément, elle n'était pas vraiment douée avec lui. Aimie lui adressa un sourire calme et se dirigea vers la cour, quand quelque chose attira son attention. Des cris... ce qui était plutôt rare. Bon, il fallait admettre que ce n'était pas impossible... Ils vivaient les uns sur les autres et tout le monde n'était pas du même avis ici. Aimie se dépêcha pour voir enfin d'où venait les cris, deux hommes se chamaillaient... l'un d'eux était de la sécurité et l'autre était de ceux qui aidait Mariame aux cultures. D'après ce qu'elle entendait, ils se chamaillaient à propos de l'enfant de l'homme qui aidait aux cultures... le garde le mettait en garde que son fils avait encore essayé de sortir et le père ne voulait pas le croire. Aimie se glissa parmi la foule et s'interposa entre les deux en s'exclamant :

-Stop ! Maintenant ça suffit ! Regardez autour de vous... vous ne faites qu'attiser des problèmes !

L'homme qui cultivait attrapa alors le bras d'Aimie et le serra vraiment très fort en la regardant méchamment. Puis lui dit d'une voix vraiment mauvaise :

-Voyez vous ça ! Je n'en ai rien à faire des réflexions d'une gamine qui se croit au dessus de tout. Cet homme s'en prend à mon gosse et l'accuse injustement, et ce n'est pas une petite ingrate dans ton genre. Il y a encore peu de temps, tu t'es barrée seule, sans escorte, pendant quelques jours et tu as causé un vent de panique. Donc tu es mal placée pour ce qui est de faire des leçons sur le fait de causer des problèmes.

Oh ! Il n'y allait pas de main morte cet homme. Mais Aimie malgré sa gentille ne devait pas se laisser faire et se laisser piétiner, après tout elle était membre du conseil. Elle devait représenter le clan et l'autorité... Aimie le regarda avec un air déterminé et lui attrapa les doigts de la main qui serrait son bras et lui tordit très fort jusqu'à ce qu'il la lâche. C'était David qui lui avait montré ça l'autre jour quand elle lui avait expliqué ce qu'il s'était passé au musée. Puis devant tout le monde elle lui dit avec fermeté :

-Maintenant vous allez arrêter tout de suite ton cinéma ! Vous voulez savoir si votre enfant a été injustement accusé ? Très bien, on va le convoquer et les membres du conseil vont interroger cet enfant et il mettra peu de temps à nous dire toute la vérité. Si le garde à raison, vous serez convoqué aussi pour votre insubordination. Ou alors je dis au garde de ne plus faire gaffe à votre enfant et s'il se fait dévorer après avoir joué le pitre, vous ne pourrez que vous en vouloir à vous-même. Alors ? Que préférez-vous ?
-Je... non c'est bon... je crois que je me suis un peu énervé sur le coup, j'étais sur les nerfs et... bon ok... je suis vraiment désolé, je vais en toucher deux mots avec mon fils et avoir une petite conversation avec lui, pour... je ne sais pas pourquoi il essaye de sortir... une discussion va être nécessaire.
-Bien ! Expliquez lui sérieusement les dangers de dehors et s'il le faut faites lui peur ! Et nous, nous allons quand même le convoquer. On ne peut pas laisser un enfants sortir comme ça au risque de le voir entraîner d'autres enfants. Oh ! et si vous m'agressez encore une seule fois comme ça et je demande aux gardes de vous enfermer quelques jours dans la cellule, avant de décider d'une sanction et je peux me montrer créative pour trouver des tâches ingrates.


Aimie lui tint un regard sérieux et strict. Après tout, généralement elle passait son temps à garder des adolescents et il fallait savoir les gérer. Puis à la citadelle, elle devait aussi se montrer ferme par moment pour certains marchandages. Et pour finir, quand Aimie sortait, elle devait réussir à maintenir les hommes autour d'elle pour pouvoir faire ce qu'elle voulait. L'homme baissa son regard et s'éloigna, la foule se dispersa et le garde la remercia avant de retourner à son poste.

Son bras avait des marques rouges, il l'avait vraiment serré fort. Elle frotta doucement son bras et redressa la tête pour observer autour d'elle. Son regard se posa sur Anton et soudain, elle se rendit compte qu'il avait entendu qu'elle était sortie seule sans prévenir personne. David l'avait fortement sermonné, Massial avait ronchonnait un long moment et elle avait redoutait bien plus la réaction d'Anton. Aimie se passa nerveusement la main dans ses cheveux et marcha en direction d'un coin tranquille en faisant genre de rien. Elle s'installa et regarda discrètement Anton, guettant sa réaction.


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Anton Pendragon
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Sam 8 Avr - 8:49
Il ne manquait pas de courage ou d’inconscience le type ! Hurler comme dément et se montrer agressif envers les gens qui veulent simplement calmer le jeu. Voilà qui me donne envie de lui aplatir le nez à coup de pelle ! Soudain il prit directement les bras d’Aimie et la secoua comme un petit prunier. Mon premier réflexe fut de m’avancer pour m’interposer mais l’homme dit des choses intéressantes. Au final, le temps qu’il finisse et que je me décide à bouger, Aimie l’avait promptement remit en place et s’expliquait avec lui.

Et bien ! C’est qu’elle sait se défendre des fois la miss ! On finit par se remettre en marche de notre côté. Aimie semblait bien silencieuse, j’imagine qu’elle se montait un scénario de moi lui faisant un foin de ses actes ou alors des quelques traces qu’elle portait sur le bras. On finit par trouver une petite planque où nous pourrions discuter en paix. Un silence un peu lourd s’étira avant que je me décide à parler. Je pris son bras et je l’examinai de plus près :

Tu marques vite on dirait. Il a serré fort le bougre, mais rien de bien dramatique. Ça aura disparu très bientôt. Par contre, je constate que des fois c'est "faites ce que je dis et pas ce que je fais".


A ces mots, Aimie rougit violement et semblait très mal à l'aise. Elle devait s'imaginer que j'allais m'énerver contre elle. Je mentirais en disant que je n'y avais pas pensé, cependant, je ne me sentais pas le droit de m'énerver contre ses actions alors qu'elle même me laissait une marge de manœuvre presque totale. Il faut avouer que ce serait une sacrée hypocrisie de ma part.

Tu fais bien ce que tu veux, je ne suis pas ton père. Même si c'était le cas, je n'ai pas à te critiquer ni à juger. Tu es libre de sortir et de partir en vadrouille dans ton coin.


En disant ça je lui caressait doucement la joue pour montrer que je ne lui en voulait pas et que je n'étais pas en colère.

J'ose cependant croire que tu fais attention à toi quand tu sors. Je l'aurais vraiment mauvaise si j'apprenais que tu mettais ta vie en danger pour rien. D'ailleurs, ça me fait penser ! Tu portes bien ton manteau quand tu sors ? Vu le prix qu'il m'a couté et la passion que j'ai mit à le préparer, j'espère qu'il te sert souvent !

Enfin ! Je m'étire un peu, j'ai autre chose à faire que polémiquer. Je suis en vacances en fait, autant me détendre autant que je peux et peut-être transférer une partie de mon savoir à mes hôtes:

Demain, j'aimerais que tu me présentes un peu à tout le monde.si je viens plus souvent, il serait bon que les gens me connaisent mieux. Tu n'es pas d'accord ? Et au fait, si le gars recommence, je m'occupe de lui.


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Dim 21 Mai - 23:04



Tranquillement à deux
Aimie et Anton

Aimie regarda alors Anton prendre son bras en constatant qu'elle marquait vite et avec la fameuse expression du "faites ce que je dis, pas ce que je fais". La jeune femme fit une légère grimace en rougissant. Puis essaya d'esquiver le sujet :

-Oui, je marque très rapidement et c'est assez long à partir... Puis...

Anton la rassura en lui disant qu'il ne lui en voulait pas du tout, puis lui caressa la joue ce qui la troubla un peu et la fit taire. Aimie sourit tendrement et posa sa main sur la sienne. Mais il lui demanda si elle faisait attention et surtout si elle gardait son manteau. La jeune femme rigola doucement en lui soufflant gentiment :

-Ton manteau ne me quitte jamais en dehors du lycée... j'ai l'impression que j'ai une partie de toi avec moi, ça me rassure en plus de me protéger.

Aimie le regarda s'étirer et un autre sourire se dessina sur ses lèvres pour une raison totalement inconnue, c'était comme ça... parfois elle le regardait et ne pouvait s'empêcher de sourire. Puis il lui parla enfin de son souhait de rencontrer un peu tout le monde ici. Aimie lui dit alors avec son sourire chaleureux :

-Bien sûr ! Demain on ferra le tour et je te montrerai un peu les différents endroits, puis j'en profiterai pour te présenter un peu tout le monde. Massial est de sortie avec Alice, c'est dommage... j'aurai aimé te présenter mon amie, elle est vraiment sympathique. Bon il y a certaines personnes qui ne vont pas être chaleureuse, certains ont du mal avec les étrangers, mais... je suis sûre que personne ne pourra te résister.

Elle rigola doucement et alla se loger dans ses bras. En tout cas Aimie ne pouvait pas du tout lui résister, ça s'était une certitude. Mais du coup elle réfléchit quelques instants, puis lui dit alors d'un air songeur :

-Plus sérieusement...L'homme que tu as vu tout ça l'heure, il est froid et mauvais, mais... je ne lui en veux pas, il a perdu sa femme et très récemment sa fille. Je pense que sa colère est là pour lutter contre son chagrin, il faut passer outre, mais pas trop le laisser faire. Ensuite... prépare toi à avoir un peu moins de nourriture les premiers jours, Mamie... enfin je veux dire Ariette, on l'appelle mamie car c'est la plus ancienne et elle est du genre je râle, mais je vous couve, bref ! elle est septique avec les inconnu et les sert moins généreusement... hum... après David va t'observer très attentivement et prépare toi à des leçon ou des réflexions... il me couve un peu... pour les autres on verra bien !

Aimie regardait autour d'elle, puis en songeant à toutes les personnes qu'il y avait à cet endroit, elle se disait que finalement... la vie n'était pas si horrible. Les liens se tissaient et ils finissaient par former une famille. David était comme un père pour elle, Ariette même si elle en ronchonnait, adorait qu'Aimie la surnomme Mamie, puis Massial qui commençait peu à peu à prendre la place d'un frère... sans compter Alice si protectrice et amusante... ainsi que la petite Mélodie... Puis maintenant il y avait Anton dans sa vie... Alors qu'Aimie était perdue dans ses réflexions, quelqu’un arriva en courant avant de lui dire :

-Aimie ? On vous cherche depuis un bon moment !
-Oh ! Mince... j'étais... Euh... saviez-vous qui me cherche et pourquoi ?
-David, il a regroupé les quelques chefs de sécurité dans la salle de réunion et il vous cherche. Apparemment il cherchait aussi les autres membres du conseil un peu plus tôt, mais apparemment vous avez le don de tous vous rendre discrets.
-Normal, Massial est à la citadelle avec Alice, Mariame est partie quelques jours pour se ressourcer… Bref ! David est encore dans la salle du conseil ?
-Affirmatif mademoiselle.
-Bon... dans ce cas je vais y aller. Merci de m'avoir prévenue.


Aimie regarda Anton et poussa un grognement de frustration. Puis se leva, pris la main de ce dernier et l’emmena avec elle, peut-être qu’il pourrait rencontrer quelques membres du clan pendant cet échange....  Ils se dépêchèrent, mais quand ils arrivèrent à la porte, deux gardes barrèrent le chemin d’Anton avec un air grave :

-Seuls les membres du conseil sont attendus.

Aimie regarda les gardes et une sensation de panique la gagna, ça semblait terriblement grave pour que de telles consignes soient données. Elle lança un regard à Anton, puis lui fit signe de l’attendre avant de rentrer dans la pièce et quand elle vit l'air grave de David, elle eut une boule à l'estomac... quelque chose n'allait vraiment pas. Aimie s'approcha timidement :

-Euh... je suis désolée, j'ai...
-Pas le temps pour ça ! On a besoin de quelques membres du conseil pour une décision importante, mais il n'y a que toi de disponible.
-Que moi ? Il n’y a que Massial, Thibaut et Mariame qui sont de sorties ! Il reste encore Roger, Maxence et Gabriel qui sont là. On devrait attendre les autres alors, je ne suis pas la plus qualifiée.
-Tu vas arrêter de dire des bêtises Aimie ! Tu es l'une des personnes les plus qualifiées ! Tu fais toujours passer le bien du clan avant tout et même avant toi-même... Tu n'as pas remarqué que les membres du conseil ont tendance à t'écouter et à te suivre assez facilement ? Massial grogne un peu, mais souvent il approuve tes idées ... Les membres de ce clan on confiance en toi, alors tu vas prendre tes responsabilités et nous aider.


Il lui lança un regard sévère et elle n'osa pas du tout le contredire. Certes tout ça était bien flatteur, mais Aimie pensait qu'il lui donnait bien trop d'importance. Cependant elle soupira, hocha de la tête et s'installa à la table la mine grave :

-Je t'écoute.
-La situation a rarement été aussi grave. On s'est fait avoir, attaquer et dépouiller Aimie.
-Pardon ?!
-Tu as remarqué que depuis quelques semaines quelques solitaires bien utiles viennent nous rejoindre ?
-Oui... je n'étais pas là, mais on m'en a parlé et j'ai demandé plus de renseignements, Gabriel m'a dit qu'il s'en chargé. Massial aussi semblait pas vraiment satisfait par ces arrivées, il m'a dit que quelque chose le tracassé.
-Il avait raison...Ils ont tous disparu, avec une partie de nos stocks ! Les gardes qui surveillaient la réserve ont été blessés, Gabriel le membre du conseil qui s'occupait des stocks s'est fait tuer et Maxence aussi, mais par contre ce bon vieux Roger a réussi à en tuer un, ainsi qu'en blesser un autre avant d'être blessé à son tour. Le garde de l'infirmerie a été retrouvé inconscient, mais sans plaie, on espère que ce n'est pas trop grave. Ils ont profité que les gens étaient dans la cour par ce temps. On a perdu une partie de nos armes, une grosse partie de notre nourriture et pratiquement tous nos médicaments.


Aimie le regarda horrifiée, elle se leva brusquement et attrapa les papiers qu'il avait dans les mains. Feuilleta les rapports, la liste des choses volées, les fiches des victimes. Un mélange de tristesse et de rage la submergeait. Très vite, elle lança au garde d’une voix autoritaire :

-Faites rentrer Anton, je vais avoir besoin de lui ! Maintenant !

La jeune femme étala les feuilles devant elle pour tout observer en même temps, elle ordonna d’une voix ferme qu’on lui passe les fiches qu’on avait sur les "nouveaux". Anton fut rentré à ce moment-là, Aimie lui lança un regard, un regard qui voulait bien dire qu’elle avait peur, qu’elle était triste et qu’elle était en colère… Tout ça pouvait se lire tant ses émotions étaient fortes. Mais pourtant, elle ne laissait rien passer d’autres, la jeune femme portait une expression sérieuse et autoritaire. Le clan… elle devait le sauver. Aimie regarda froidement l’homme qui se trouvait en face d’elle :

-Vous n’avez rien vu de bizarre en complétant ces fiches ?
-Je… euh… non… c’est que…
-Ils étaient trop parfaits ! Regardez bien ! Un ancien médecin, un policier, un homme de la sécurité, une cuisinière, un mécanicien, un gars du bâtiment, une infirmière… Ils ont profil pour chaque secteur !  Il n’y a pas un civile normal, autant de solitaires d'affilés avec ces profils c’est statistiquement impossible ! Ils ont fait leurs profils de façon à ce qu'ils ont l'air trop importants pour être repoussés. Bon…


Elle examina les fiches, regrettant qu’il n’y a pas de photos… encore un point qu’elle allait s’occuper quand ce sera arrangé, si tout s’arrange. C’était à Aimie de faire en sorte que ça se passe comme il le faut. Les hommes la regardaient silencieux attendant des ordres… La jeune femme inspira, comprenant la situation elle fit un plan de ce qu’il fallait faire et finit par dire :

-Vous allez augmenter le nombre de patrouille et le nombre de gardes, pour la surveillance mettez les volontaires du clan. A mon avis, maintenant qu’ils ont pris ce qu’ils voulaient ils ne reviendront pas, mais ne tentons pas le diable. Demandez aux bricoleurs de réparer la brèche le plus rapidement possible, ce n’est pas le moment d’avoir des infectés qui se baladent parmi nous. Regroupez les enfants dans l’amphi et demandez à quelques adultes de les distraire, on n’a pas besoin d’eux qui traînent dans le lycée pour le moment. Il faut… il faut transporter les corps à l’infirmerie… ainsi que les blessés, demandez à l'apprentie de Massial de commencer à s'occuper des blessés et mettait deux gardes devant l'infirmerie. David… il va falloir que tu formes quatre unités ! Trois qui vont se lancer dans des maraudes, il nous faut trouver un maximum de choses au cas où et une dont tu feras partie attendra les ordres d’Anton.

Le regard d’Aimie se posa sur lui, certains semblaient vexés par cette situation… un solitaire qui mène leurs hommes. Mais la jeune femme savait très bien sur qui elle pouvait compter, ce n’était pas ses sentiments qui parlaient cette fois, c’était sa tête… elle savait très bien ce que valait cet homme. Aimie expliqua à Anton :

-Un groupe de faux réfugiés ont piégé le clan, ils se sont infiltrés chacun leur tour en tant que solitaires isolés et ils ont attendu que tout le monde est le dos tourné. Ils ont tué et blessé plusieurs personnes, puis ils ont volé une grande partie de nos ressources… Les autres membres du conseil sont à l’extérieur. C’est mieux ainsi, il y aurait eu plus de morts… Ce ne sont pas les élitistes, on sait qu’ils sont marqués et ces hommes ne l’étaient pas… Les cannibales auraient pris des gens pas des boîtes de conserves et la citadelle n’aurait jamais osé ça… Donc il nous reste la possibilité qu’un groupe se planque dans le secteur, ils étaient trop bien renseigné et cela implique ça faisait un moment qu’ils surveillaient le clan. Puis avec ce qu’ils ont pris, ils n’ont pas pu aller bien loin… Anton… s’il te plaît, retrouves les pour nous… le clan ne tiendra pas une semaine sans ce qu’ils ont pris et si tu peux... prends tout ce qu'ils ont ! Qu'ils apprennent ce que ça fait d'être volé ! David t'aidera c'était un bon chasseur et c'est un bon pisteur du coup, ils ont un blessé donc ça doit laisser des traces, enfin je l'espère... Moi je dois rester ici, je suis la dernière du conseil à être vivante et sur place…

Elle le regarda avec un air grave et sérieux, le regard presque implorant. Aimie ne pouvait compter sur personne d’autre pour le moment, elle était seule au commande. Une pression énorme pour elle. La jeune femme attendit sa réaction.


by Moses


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Anton Pendragon
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Mar 6 Juin - 13:19
Je ne dis rien quand on me fit rentrer dans la salle du conseil. Il ne fallait pas être scientifique pour comprendre que ce ne serait pas pour ma compagnie qu’on m’avait appelé. Le regard de tous et en particulier de celui d’Aimie me fit clairement comprendre que la situation était grave. Le rapide briefing qui suivit me conforta dans mon idée. Cependant, ce qui se dit me posait problème :
Alors, j’avais promis de d’aider à aider les humanistes, à se défendre ou à s’étendre, mais certainement pas à lancer une expédition punitive contre une force aux forces et effectifs inconnus. Je pris la parole, regardant Aimie et les autres :

- Aimie, je vais te parler sans détours. C’est de la folie pure et simple. J’ETAIS un soldat, ce n’est plus le cas, j’affronte les menaces et le danger quand il vient à moi. La plupart du temps. Tu me demande de me jeter dans une mission, une traque, contre des gens qui semblent visiblement très remontés et très organisés.

Je regarde le dit David :

- Les retrouver ne sera pas un souci. Téméraire, à défaut d’être entrainé pour ça, il est naturellement bon traqueur. Non, le problème serait de les attaquer assez vite et fort pour qu’ils soient taillés en pièce. Je ne doute pas que David soit tireur, mais franchement, j’ai un doute sur nos chances de réussites.

Je m’approche d’Aimie et je jette un coup d’œil aux fiches qu’elle tenait :

- Ce sont les infiltrés ? ils sont tous là ? Putain, ça fait déjà beaucoup. Je suis prêt à parier qu’ils ne sont pas les seuls.  Quelqu’un les as vus ? Je veux dire, quelqu’un les a affrontés et est encore vivant pour en parler ?

David s’éclaircit la gorge :

- On te dit qu’il y a des blessés, c’est évident que des gars les ont affrontés. Cependant, il y a que Roger qui en ait tué un et qui puisse en parler.

- Il faudra aller le voir après.

Je commence à faire les cents pas.

- Le souci ça sera d’avoir assez de puissance de feu, je me répète un peu, mais c’est ça qui me préoccupe le plus. Moi j’ai un pistolet et un fusil, vous avez quoi ?

- Des pistolets, quelques pistolets. La plupart de nos armes  étaient à l’armurerie… qui a été pillée.


Je marque le pas à l’annonce de cette nouvelle. Mes yeux se portent sur Aimie, voilà la copine qui envoie son tout nouveau copain à la mort ! J’en ai fait des trucs à la con dans ma vie, mais ça, je le mets dans le top 3 des idées les plus stupides. Je me frotte le visage :

- Aimie… tu pourrais aller me chercher les munitions de ton arme ? Ta vraie arme. David, si certains de tes gars ont des armes longues, fusil de chasse, carabines ou autre. Enrôle en autant que tu peux. Dans la limite de la sécurité du clan, bien évidement. Pendant ce temps, je voudrais parler à Roger.

***

Moins d’une demi-heure plus tard, je me retrouvais de nouveau dans la salle du conseil. Aimie était toujours là, forcément, vu qu’elle est la seule du conseil sur le coup. David aussi, mais accompagné de trois autres hommes. Il y avait un blond, assez petit mais il tenait avec assurance un superbe M870. Une vraie trouvaille, vue de la rareté de l’arme par les temps qui courent. Le deuxième, une grande perche maladive portant un pistolet mitrailleur. Le dernier, un type avec un tatouage dans le cou, tenait une sorte de carabine à verrou.

Ils n’avaient certainement pas la tête de militaires, mais le fait qu’ils portent de telles armes voulait bien dire quelque chose. On ne confiait pas une telle puissance de feu à des incapables. Ce serait déjà moins hasardeux. J’entrepris donc d’expliquer la situation aux nouveaux venus, qu’on devrait partir à la chasse à 5 et avec visiblement très peu de munitions. Une vrai partie de rigolade tout ça !

Je leur donnais 30 minutes pour se préparer et j’en profitais pour retourner vers Aimie :

- Je ne serais pas contre une statue à mon effigie à mon retour.


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