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Ces liens qui nous unissent [ Sarrah et Anton]

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Anton Pendragon
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Sam 4 Mar - 18:55
Je soupirais en voyant enfin la bouche de métro de châtelet. Je revenais d'une très pénible excursion avec un étrange étranger. Non pas que le gars, Aedan ait été chiant. Mais j'avais livré un long combat exténuant contre une bande de dingues tatoués comme des marins. J'avais réussit à en réchaper sans blessures grave, mais j'étais épuisé. Physiquement, mais surtout mentalement, outre ma dernière expédition, les temps ont été durs pour moi.

L'histoire au musée, Dole et ses saloperies envers moi, Larkin et notre duel de sniper. Voilà un mois que le seul réconfort que je m'étais accordé c'était d'ouvrir mon cœur à quelqu'un.  
Non pas que ma relation avec Aimie ne me déplaise, au contraire, j'ai énormément d'affection pour elle et elle fut un vrai soutiens quand je suis revenue de ma mission avec Dole. Elle avait usée de nombreux charmes pour tenter de me convaincre de ne pas me venger. Avec un succès relatif, soyons honnêtes. Pourquoi je vous parle de ça  ? En fait, il faut que vous compreniez mon affection pour Aimie et que vous ne vous mépreniez pas sur mes actions à venir. Je pourrais essayer de me ressourcer avec elle, mais je sais que ça ne suffira pas pour moi.  

Je veux aller dans mon perchoir, ma planque, mon lieu de paix. Ce lieu, seule une personne, à part moi, sait qu'il existe: Sarrah. Je ne peux expliquer la relation que j'ai avec elle, mais si je devais essayer de mettre un mot dessus, elle serait en quelque sorte ma confidente. Elle connait mes sombres secrets, je connais les siens. Il y a entre nous un équilibre sentimental instable mais que j'aime. Je ne la vois pas souvent et je n'essaye pas de la coller car elle pourrait mettre un terme à notre amitié. Depuis notre première rencontre, j'ai du la croiser une douzaine de fois. Parfois je la croise simplement dans les galeries de la citadelle et je la salut simplement, presque comme-ci nous étions des étrangers.

Mais je l'ai croisé plusieurs fois au deadly également et c'est là que j'avais l'impression de la connaitre. Dans ce milieu de violence, de sueur et de sang et de combats, nos barrières tombaient et on parlait, que ce soit de par nos coups ou nos paroles. J'essaye de vous expliquer pourquoi je tiens tant que ça à lui montrer mon perchoir. Je lui ait promis de lui montrer le monde comme je le voyais et je tiens toujours mes promesses.

Je savais que je ne pouvais pas débarquer dans les quartiers des gardes et dire à Sarrah "suis-moi". Déjà il était tard, le soleil commençait à se coucher à l'ouest et puis elle avait des responsabilités. De toute façon, j'avais largement de quoi m'occuper en attendant. J'allais confier mon fusil à Booker pour une maintenance, j'avais également plusieurs livraisons à effectuer dans les divers commerces du lieu et j'avais une nuit de sommeil à rattraper.  
Mon brave Téméraire était tout content de revenir à la citadelle, il gambadait joyeusement, allant  à la rencontre des gens qu'il aimait bien. Je riais en le voyant comme ça, j'avais besoin d'innocence et lui m'apportait cela. Mes affaires furent vites expédiées, Booker râla un moment sur l'état de mon arme et me dit de revenir le lendemain matin. Les livraisons faites, je pris une chambre au new-born, vu qu'il fait également office d'hôtel, mais pour une fois je ne dormis pas avec Max. J'avais également promis d'être fidèle et je comptais aussi tenir celle-ci.  

Ma nuit fut longue et reposante, en dépit de l'odeur se sexe qui régnait dans le lit. Un énorme bouvier se chargea de changer ça pendant que j'enfilais mes habits. J'ignorais l'heure qu'il était mais je me mit en quête de Sarrah. Je sais que la citadelle n'est pas très grande, mais il y avait de nombreux endroits où se cacher. J'ai tourné pendant bien une heure avant de tomber sur quelqu'un susceptible de me dire où aller. Une grande femme dans un imper' noir, Annaelle.  Son regard perturbant faillit presque me convaincre de me taire. J'ai du m'y reprendre à deux fois avant de pouvoir lui parler:

Annaelle. Tu peux m'aider et me dire où je peux trouver Sarrah ?

Comme à chaque fois que je l'ai rencontré, ses mots furent rares et lapidaire. Mais ce sont ses yeux qui parlaient le plus. J'avais le sentiment qu'elle se méfiait de moi:

Elle est en salle d'entrainement. Pourquoi ?

On en avait parlé quand tu m'as retrouvé dans une ruelle.

Pas un mot de plus, on se sépara comme ça, elle continuait sa ronde, car elle semblait en service et moi je me dirigeais vers la salle d'entrainement des gardes, je ne sais pas si j'avais le droit d'être là, mais personne ne vint me dire "fais demi-tour". Je la trouvais déserte à l'exception d'une touffe de cheveux blancs qui boxait rageusement un pauvre sac de frappe. J'intimais, d'un geste, à Téméraire de ne pas faire de bruit. Je me trouva une petite place où j'attendis avec patience que Sarrah ait finie son œuvre. Ça dura un long moment, où je pu détailler à loisir les muscles de son  corps qui bougeait, elle était très belle dans sa violence, c'était certains et je profitais du spectacle.  

Quoi ? J'avais promis à Aimie de ne plus toucher de filles, pas de ne plus en regarder. Quand finalement, Sarrah finit ses exercices, je vins à sa rencontre. Je savais que ça n'aurait rimé à rien de l'interrompre. Elle avait en plus la réputation d'être très agressive si on l'ennuyait.

Salut. Si tu es toujours intéressée, je vais partir pour mon petit coin de paradis. Ça va
dépendre de toi, mais on pourrait partir d'ici deux ou trois heurs si tout va bien et tu serais rentré dans deux jours, au plus tard.


C'était un peu abrupte de balancer ça comme ça, mais bon, on n'en était plus à ça entre nous.

Si tu veux savoir où on va aller, on va grimper la tour eiffel, ensemble jusqu'au troisième étage, du moins ce qu'il en reste. J'ai cachés quelques objets de valeurs là-bas, dans une vielle poutrelle creuse. Ensuite, on se posera dans une sorte de plateforme créée par le bombardement. Qu'en dis-tu?


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Sarrah
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Dim 12 Mar - 19:28

ft.Anton

ft. Sarrah

「 Ces liens qui nous unissent. 」



Une semaine de repos !




Ça ne m’était jamais arrivé, mais après cette dernière mission au Port de l’Arsenal et sa réussite difficile, Big Boss avait jugé préférable de me donner du repos.

Vu dans l’état dans lequel j’étais apparue devant lui, ça n’avait rien d’étonnant… Brulures, diverses entailles plus ou moins épaisses, multiples hématomes, je ne m’étais pas ratée. Même Annaëlle, d’habitude si taciturne, m’avait fait la morale pendant de longues minutes. Son discours m’avait laissé pantoise, ce n’était pas comme si nous étions véritablement proches et que nous nous soucions l’une de l’autre. Visiblement, pour elle ce n’était pas le cas. Et j’en restais hébétée. J’en restais d’autant plus hébétée que je commençais à me rendre compte du nombre de personnes qui avait eu ce genre de réaction ces derniers temps… Massial, Anton, Annaëlle, même Sonia, personne à laquelle je n’aurais jamais cru me lier. Et pourtant,… Et pourtant, force était de constater que malgré mon caractère et la distance instinctive que je maintenais avec autrui, certains individus parvenaient à s’attacher à moi. Mes barrières pourtant érigées bien hautes, s’abaissaient faces à eux durant quelques instants. Et alors,… Et alors, je laissais s’échapper des bribes de moi. Des bribes de ma vie, de mes envies.


L’Homme n’est-il pas un animal social ?

Sauf que je ne voulais pas me lier davantage à eux. Je ne voulais pas commencer à m’attacher à eux. Je ne voulais plus recommencer... Rien que d’imaginer revivre ce que j’avais vécu avec la perte d’Eric, m’effrayait. Je n’avais qu’une envie à cette idée, me rouler en boule dans un coin et fermer les yeux. Non, vraiment, plus de liens, plus de souffrance. N’était-ce pas aussi une forme de trahison envers Eric ? Je restais persuadée que je ne pourrais jamais plus m’attacher à quelqu’un avec la même force. Que je ne pourrais plus tout court. Une fois. Une seule fois. Une fois de trop. Une certitude. Encore une.

Alors quand Annaëlle m’avait déclamé toute l’imprudence de mes actes, que j’avais perçue dans l’intonation de sa voix et la lueur de son regard, toute l’inquiétude qu’elle ressentait, je m’étais refermée. Complétement. Tétanisé, mon masque habituel a recouvert mes traits et je me suis levée. Sans un mot, sans un regard vers ma compagne d’armes, les poings seulement serrés à en blanchir mes phalanges, je m’en suis allée. J’ai fui ce que je sentais être arrivée avec Annaëlle. J’ai fui ce dont j’ai le plus peur.

Je suis partie me cacher. Je suis partie.

Partie dans les profondeurs de Châtelet. Je me suis enfoncée dans les restes de la fange humaine qui se terrait ici-bas. Les ténèbres devenaient de plus en plus épaisses, l’air était de plus en plus rance et lourd. Je suais à grosses gouttes. Quand enfin, je ne croisais plus personne dans ce puits de noirceur, je m’arrêtais. J’étais si fatiguée. Si lasse de tout. J’avais envie de tout détruire autour de moi, tout autant que de me terrer pour longtemps dans mon trou. Depuis cette soirée dantesque avec Anton, j’avais la furieuse impression que tout foutait le camp. Que les bases de mon univers changeaient irrémédiablement. Je m’ouvrais à d’autres et ça allait à l’encontre de ce que je souhaitais. De ce que je m’étais promis.

Un premier coup parti dans un des murs. Ça me fit mal. Très mal, mais la rage dans mon cœur était plus forte. Toujours plus forte. Mon monde changeait. Les règles que je m’étais édictée, qui me permettait de contrôler ma vie, commençait à m’échapper. Parce que d’autres entraient maintenant dans l’équation. Facile de vivre égoïstement. Le rester était plus difficile. Ma douleur, elle, restait. Toujours aussi incisive. Les crises se poursuivaient à intervalles de plus en plus courts. A part Anton et Annaëlle, personne ne savait pour elles... Je voulais que ça reste ainsi. Je voulais éviter qu’en me découvrant trop, je ne ré-ouvre certaines portes défendues... Certaines portes obscures dans mon esprit. Car au final, n’étais-je pas semblable à ce refuge ténébreux et précaire dans lequel je me trouvais ?

La réponse me fit hurler. Hurler dans le noir. Hurler face au changement. Hurler tout ce que je gardais sur le cœur.

De l’ironie. De la pure ironie. Moi qui m’étais toujours targuée d’être plutôt réceptive et adaptative aux événements que je rencontrais dans ma vie, force était de constater que face à ceux plus insidieux, je ne faisais pas le poids. Plus le poids. Pas davantage. Je hurlais de plus belle. Je maudissais tout, n’importe quoi. Je pleurais aussi. J’étais si fatiguée. Je sentais certaines plaies qui s’étaient réouvertes. Le sang coulant sur mes membres. Je repensais à tant de choses. À tous ces moments passés depuis l’apocalypse. Depuis que j’étais à la Citadelle. Toutes ces missions, tous ces morts. Je repensais à Eve. À cet être si semblable, si torturé. Si semblable. Enfoncée dans une solitude forcenée. À Massial, devenant de plus en plus sombre au fil de notre route commune. À Annaëlle et ses yeux hantés. À Anton et ses luttes intestines. À Big Boss, noyé dans ses ambitions dévorantes. Le monde était fou. Le changement inévitable et incertain. Si fatiguée. Je rouvre mes yeux sans distinguer quoique ce soit autour de moi. Ma joue, en contact avec une surface plane et froide, est si glacée. Suis-je sur le sol ?

Un bruit sordide qui se répercute.

Je me tends immédiatement. Il ne faut pas que je reste là. Qui sait ce qui se terre ici-bas ?

« Vis. »

Courir. Recommencer à courir. Se lever, puis enchaîner. Avancer, sans se retourner. Toujours. Je cours. Je rase le conduit, tente de retrouver le chemin que j’ai pris. Je suis aveugle. Le bruit se rapproche. Mes yeux exorbités ne perçoivent rien. Un étau puissant serre mon cœur. La peur. Elle est là. Galopante. Il y a quelque chose ici. Je tombe. Je me relève. De la lumière au loin. Mes foulées s’allongent. Je cours si vite. Le vent entre mes doigts sous ma course. La sortie n’est pas loin. La chose est derrière moi. Elle est là. Je sens son souffle sur ma nuque. Un frisson incontrôlable me prend. Quelque chose sur ma peau. Des doigts froids. Si froids. Comme la mort. La sortie est là. La lumière est là. Je la vois. Elle est là. Je ne sais pas ce qu’il y a derrière moi, mais intérieurement, je le sais. Je le sens. Si-si je me retourne, ça va me faire du mal. Si-si...

Quand enfin, je débouche dans la lumière blafarde, dans cette lumière aseptisée, mais oh combien rassurante, je me retourne.


Je crie une dernière fois et me redresse. Le souffle court, une personne à mon côté. Un lit de fortune, le visage du doc cinglé de La Citadelle.

« Putain ! J’ai failli te foutre un truc sale dans ta putain de bouche pour te faire taire ! »

Je me retourne en tout sens. La chose n’est plus là. Allongée, dans des draps en désordre, je suis complétement sonnée.

« Que-que... »

« Ferme, ta putain de gueule. Tu t’es évanouie. Et tu t’es mis à brailler, tout autant que brûler d’ailleurs. On t’a amené ici, t’as dû te choper un truc à cause de tes conneries lors de ta dernière mission. Une fièvre de tous les diables ! J’ai bien cru que t’étais infectée. Ça n'aurait pas arrangé les affaires de Big Boss. Mais putain, comment tu délirais ! »

Je couvre mes yeux de mes mains pour me recentrer, ignorant les palabres de l’autre fou.

« Combien de temps ? » Fis-je tendue.

Le toubib se stoppe en plein élan et me regarde, soudain bien silencieux.

« Deux jours. »

« Fait chier ! »

Ma colère ne semblait pas être retombée. Je tentais alors de me redresser davantage, remarquant alors que mes poignets étaient attachés aux barreaux du lit. Je lançais un regard assassin au doc.

« Mesure de précaution et puis, purée, plus d’une fois, j’ai cru que t’aller m’étriper. »

Je soupirais. Sans attendre, il me détacha. Frottant mes poignets, je lui fis un signe de tête reconnaissante. Je me sentais faible. Affaibli. Un ricanement s’échappa de mes lèvres et l’homme à mes côtés m’observa, inquiet.

« Mange. »

Annaëlle. Un plateau dans les mains, venait d’apparaitre dans la pièce. Les yeux brillants d’une émotion que je ne voulais pas percevoir.

« Putain. »

Je détournais les yeux d’elle, mâchoires serrées. Tout cela n’était qu’une simple illusion, pourtant, le mal était fait. Sans un mot, je mangeais, puis imperceptiblement, je replongeais dans les limbes du sommeil.


Cette fois, aucun rêve ne troubla mon repos.







Ras le bol.



Mes coups s’enchaînaient sans difficultés sur le punching-ball.

Annaëlle était partie à mon réveil. Sans doute devait-elle reprendre le service. Ça m’arrangeait bien. Honnêtement, j’appréhendais le moment où nous nous retrouvions ensemble et seule, dans un face-à-face des plus déplaisants. Connaissant ma partenaire, un long silence gêné précéderait des paroles lapidaires et rares avant que je ne claque la porte. Peut-être serait-ce plus violent... Ça nous était déjà arrivé de nous battre. De vraies gosses.

Alors que ça faisait bien trente minutes que je m’acharnais sur ce pauvre sac de sable, un individu entra dans la salle d’entraînement.

Un ou deux. Du coin de l’œil, je vis un chien collé à une paire de grandes jambes. Un chien à nul autre pareil dans mes connaissances : Téméraire. Anton. Dieu seul savait comment il savait où je me trouvais et comment il était parvenu sans encombre ici, mais il était bien là. Bien ma veine... Je n’étais tout simplement pas d’humeur. Pas d’humeur pour parler. Pas d’humeur pour des questions. Pas d’humeur pour une visite impromptue. Plusieurs fois au cours des dernières semaines, nous nous étions croisés au sein de la Citadelle. Au cours de combat au sein du Deadly, dans les rues avec de simples saluts. De prime abord comme de parfaits étrangers, mais en creusant plus, comme un étrange lien qui nous unissait. Ça aussi ça m’horripilait. Mes coups redoublèrent. Je sentais sur moi le regard d’Anton. Il m’observait. Que lisait-il dans mes mouvements ?

Finalement, après un dernier enchaînement, je me stoppai. Le silence bienvenu et maintenu par Anton me fit du bien. Collant mon front au sac devant moi, j’attendis de reprendre mon souffle avant d’aller attraper une bouteille d’eau posée dans un coin sur le sol. Buvant goulûment, je vis Anton se relever et venir vers moi. Instinctivement, je me raidis : la présence physique d’autres personnes, aujourd’hui, m’était particulièrement pénible...

« Salut. Si tu es toujours intéressée, je vais partir pour mon petit coin de paradis. Ça va dépendre de toi, mais on pourrait partir d'ici deux ou trois heures si tout va bien et tu serais rentré dans deux jours, au plus tard. Si tu veux savoir où on va aller, on va grimper la Tour Eiffel, ensemble jusqu'au troisième étage, du moins ce qu'il en reste. J'ai cachés quelques objets de valeurs là-bas, dans une vielle poutrelle creuse. Ensuite, on se posera dans une sorte de plateforme créée par le bombardement. Qu'en dis-tu ? »

Je le fixais quelques instants sans rien dire, pesant le pour et le contre. J’avais donné ma parole de l’accompagner et ça me ferait sans doute du bien de partir de la Citadelle. Le problème Annaëlle serait donc ainsi réglé... Il me semblait en plus qu’elle ne l’apprécia pas des masses... Cependant, je sentais que ce moment « privilégié » passé en sa compagnie, m’amènerait sur une pente glissante qui ne m’attirait pas. Anton avait dans mes souvenirs embrumés laissé entendre qu’il voulait m’aider. M’aider à aller mieux. Sauf que je ne voulais pas de son aide... La tour Eiffel... C’était tentant. Rien que pour aller voir la dame de fer. La contempler de nouveau, après tout ce temps...

« Je viens. On se retrouve dans deux heures devant l’entrée principale de la Citadelle. »

Sans un mot de plus, je sortis de la pièce avant de me diriger vers les douches publiques et me préparer.

À l’heure convenue, je me dirigeais sans hésiter vers Anton et Téméraire qui étaient déjà là. Il semblait en grande discussion avec une femme. Il me semblait l’avoir déjà vu au New Born... Tiens donc. Leur conversation semblait bien animée... Restant à l’égard, je repassais mentalement le matériel que j’avais dans mon sac à dos. Mon couteau cranté était bien calé dans mon dos et mes poings américains bien placés sur mes mains. Téméraire se dirigeait vers moi. Mettant un pied-à-terre, je lui carrossais gentiment son pelage. Qu’il était beau ce chien.


Lorsqu’une ombre nous recouvrit, je relevais les yeux. Anton était là et prêt.



Allons-y joyeux larrons, allons-nous amuser : direction la Dame de fer !





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Anton Pendragon
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Mer 15 Mar - 21:11
Une énorme gifle me surpris comme les allemands ont surpris la Pologne. La joue droite en feu, je recule d’un pas et je vois une jeune femme furax qui me regarde d’un air très mauvais au quel quelques larmes semblaient perler : « Max ». Je n’avais pas cherché à prendre contact avec elle lorsque je suis arrivé hier et je crois qu’elle n’avait pas aimée.

Alors, c’est ça Anton quand il est en couple ? Il ignore royalement les gens avec qu’il a partagé des moments fort ? Je ne suis qu’une pute, je ne suis pas assez bien pour ta nouvelle chérie ?


Je regardais la rousse d’un air interdit avant de comprendre, c’est vrai que jusqu’à présent j’étais passé voir Max à chaque passage dans la citadelle et même si je ne profitais pas toujours de ses services, j’avais presque toujours dormis avec elle. Peut-être que je n’avais pas réalisé l’attachement qu’elle avait envers moi ?

Je…

TU ne prends même pas le temps de venir me voir, ne serait-ce que pour savoir comment je vais ? un petit bonjour ce matin « salut Max, comment ça va ? Les clients ne sont pas trop chiant ? » Par contre tu trouves le temps d’aller sympathiser avec une tarée ! Elle est au courant ta copine ? Et crois-moi…

Pendant qu’elle disait cela, la tarée en question venait dans notre direction. Heureusement, elle ne prêtât attention qu’à Téméraire. Lui, alla la queue haute vers la nouvelle venue, me privant d’un soutient qui aurait pu être bienvenue. Il fallait que je mette un terme à cette conversation avant que ça aille trop loin et que des mots blessants partent :

Max ! Ok, je suis désolé de ne pas être passé te voir. Je, je pensais que tu ne serais pas disponible et il aurait fallu que je passe par la patronne et tu sais à quelle point elle est chiante avec moi.

La patronne passait en effet son temps à me demander de l’aide et se montrer très difficile quand je devais refuser. Alors juste parler à Max, alors qu’elle pourrait travailler, c’était impensable si je n’acceptais pas un service :

Mais tu avais une chambre… Tu aurais pu me laisser un mot. Tu es mon ami pourtant

La jeune fille eu un petit sanglot et quand elle constata que Téméraire ne venait pas la voir pour la consoler, ce qu’il faisait régulièrement. Elle commença à pleurer franchement.

Et… tu vas où là ?

Je vais dans le centre-ville, dans mon petit coin.

Téméraire vient avec toi ce coup-ci ? et la garde aussi ?

Non, je vais aller déposer Téméraire aux humanistes. Sarrah m’accompagne par contre.
Max lança un regard venimeux à Sarrah. J’avais toujours refusé d’emmener Max là-bas prétextant, à raison, que c’était trop dangereux.

Laisse-moi Téméraire, ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu. Tu me dois bien ça !

… Bon d’accord, je vais te le laisser. Attends une seconde.

Je me détournais de la rousse pour revenir vers Sarrah, elle se releva et semblait prête à partir. Moi aussi je l’étais, j’avais mon Mas36, avec lunette de précision s’il vous plait, dans le dos qu’il partageait avec un sac bien remplit. J’avais reteint mon manteau en kaki, pour dissimuler les renforts de kevlar ( blanc à la base), ses poches regorgeaient de produits utiles. Munitions, fils de fer et ficelle. Je vous passe l’inventaire exact de ce que j’avais en stock. Pour finir, mon beretta tenait ma cuisse droite, accompagné de la baïonnette de mon fusil. En un mot comme en cent, j’étais lourdement armée et équipé.

Tu es très ponctuelle. On va bientôt parti.

Je mis un genou au sol et je gratouillais Téméraire sous le menton.

Tu vas rester avec Max mon grand. D’accord ? Allez, va voir Max !

Mon ami de toujours se précipita vers la rouquine pour presque la renversée. Celle-ci retrouva son sourire quand ils tournèrent les talons. Je me retournais vers Sarrah, un sourire et un signe de tête plus tard, nous étions sur la route pour passer une soirée et une nuit qui ne manquerait pas de marquer son esprit, du moins je l’espérais.

Depuis l’apocalypse, aller de châtelet aux champs de mars prenait un temps considérable, entre les débris, les ruines, les morts et les vivants, nous ne manquions pas d’ennemis. Sans compter que j’avais volontairement fait un détour pour esquiver le territoire des soldats de l’espoir. Non pas que j’avais peur d’eux, mais ma vengeance pour Dole n’était pas encore prêt et je ne voulais pas gâcher ma couverture, celle qui disait que j’étais mort.

C’était assez rigolo de marcher avec Sarrah, au deadly elle était chez elle, mais dans les rues, c’était mon domaine. Vous savez à quoi on différencie un dur comme Sarrah, d'un coureur de ruines comme moi ? L'équipement. Moi je portes une tenue faite pour durer et je suis très lourdement armé. Elle n'est équipée que de poings américains et porte une doudoune avec un col roulé. En cas d'attaque, elle serait très mal protégée, j'allais devoir faire attention. Ce serait dommage qu'elle se fasse infecter.

On avançait à un bon rythme, vu que la miss était très sportive, elle ne se fatiguait pas. Ce n'était pas plus mal car je voulais arriver au sommet de la tour avant le coucher du soleil. Autant escalader la dame de fer ne me faisait pas peur, autant le faire dans le noir n'était pas mon but premier. J'avais bien une lampe frontale mais pour la discrétion on repassera. J'entrepris de faire un peu la conversation, il faut dire qu'on marchait dans un quasi-silence depuis un moment:

J'ai eu des moments bien merdiques depuis quelques temps. J'ai vraiment besoin de me détendre et d'oublier un peu tout le temps d'une soirée. D'ailleurs, si je fais correctement mon job, on aura pas besoin de l'irlandais que j'ai récupéré pour toi. Enfin si, mais pas au point de tout oublier.

Le centre ville se rapprocher à grand pas et j'avais maintenant un franc sourire sur le visage. Sarrah était une très agréable compagne de route. Jusqu'à présent, nous n'avions croisés que quelques morts de loin en loin. Un peu avant d'arriver au niveau du champs de mars, on fit une petite pause pour que j'explique la stratégie d'approche à ma camarade de galère. Une ruine nous protégeant et un coca circulant entre nous m'offrit un petit havre de paix.

Le plus dangereux sera d'atteindre la tour. Ça grouille tellement de morts qui marchent qu'il est impossible de tous les éviter. Heureusement pour nous, ce sont des vieux cadavres, pas très vifs, pas très forts. Mais vu qu'ils sont très nombreux, il faut se méfier. Attends, je crois que j'ai un truc pour toi.

Je fouillais dans mon sac pour sortir ma seconde veste. Elle était toute froisée et un peu grande pour Sarrah, mais ça devrait faire l'affaire le temps de notre course jusqu'à la tour.

Les endroits sensibles sont en kevlar, ça évitera que tu te fasse bouffer vivante. Tu me la rendras quand on en aura terminé. Bon, je te fais vite fait le plan d'attaque. On longe les ruines le plus possible, On va viser le pied sud de la tour, ce n'est pas le plus proche, mais d'expérience il est le plus facile à escalader. Ensuite on monte jusqu'au premier. Une petite pause puis direction de sommet.



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Sarrah
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Sam 13 Mai - 14:37

ft.Anton

ft. Sarrah

「 Ces liens qui nous unissent. 」



Un paysage lapidaire, quasi-lunaire. Qui aurait pu penser que l’humanité finirait par tomber aussi brutalement de son piédestal. Personne…



Et il ne restait ici-bas que les vestiges des anciennes grandes villes mondiales, que les vestiges de leurs habitants…

Des mégapoles aussi immenses et vertigineuses que brisées et vidées. Tel le reflet des pauvres âmes qui erraient parmi ses veines, Paris étendaient son immensité violentée. L’horizon violacé de cette journée maussade ne présageait rien de bon pour le militaire et moi-même. Un orage dantesque s’annonçait, l’air était lourd et un calme sur réel régnait dans les rues que nous parcourions silencieusement. Déjà ici et là, je voyais le changement de visage qui s’opérait au sein de la ville : la nature reprenait ses droits et s’infiltrait partout. Des taches de verdures tranchaient avec la grisaille urbaine, avec la rouille des véhicules qui parsemaient les routes ainsi que la noirceur des murs brûlés. Une vraie palette de couleurs fauves, violentes et virulentes à l’œil. Des couleurs chaotiques bien loin des lumières aseptisées que j’avais connues durant toute mon enfance. Bien loin des couleurs de la nuit. Bien plus vraie et sans fard…

Anton, devant moi cheminait, évitant les nombreux débris parsemant le sol, les carcasses de voitures, les vitrines brisées, les lieux à découverts. Il se mouvait en ses lieux avec une telle aisance… C’était là son monde. Un univers où son expérience était sa plus formidable arme et faisait de lui un prédateur hors pair dans cette jungle urbaine. Rien qu’en l’observant de dos, je le sentais plus sûr de lui, plus confiant, plus tranquille. En un mot plus lui-même. Il regardait la plupart du temps vers l’horizon, mais quand il se retournait et croisait mon regard, ses yeux scintillaient d’une lueur sauvage que je ne lui connaissais pas. Il ne déméritait pas de sa réputation de coureur des ruines. Pour autant, l’absence de Téméraire n’avait pas l’air d’être habituelle pour lui. Certains gestes le trahissaient… Moi-même, j’aurais préféré qu’il vienne, ses sens tellement plus affûtés que les nôtres auraient été bien utiles.

Nous avancions vite, sans marquer une pause, une hésitation. Pour autant, la trajectoire que nous prenions ne me paraissait pas être des plus directes. Une menace que je n’avais jamais perçue dans le coin ? Ou alors était-ce dû à la présence d’un groupe de survivants précis ? Étrange. Je gardais le silence. Il y avait un temps pour tout et actuellement, les questions ne feraient que le distraire. Autant attendre qu’il prenne la parole. Et puis, je sentais que si je commençais à parler, il sentirait la tension dans ma voix et la colère dans mes yeux. Un terrain glissant et miné. Pour tous les deux. Une fois de plus, le militaire se retourna vers moi. La marque rouge sur sa joue commençait à s’estomper. Était-elle due à cette femme ? À cette rousse ? Une claque ? Un souvenir nébuleux resurgit alors de ma mémoire. Un souvenir lié à notre fameuse soirée. Il avait, à un moment, parlé d’une certaine Max. Sans doute était-ce elle. L’éclat de ses yeux m’avait marqué : la détresse d’un espoir qui venait d’être brisé. Anton ne semblait pas avoir remarqué l’attitude de cette femme envers lui.

De l’amour. À sens unique.

Je ricanais. Alors ce grand gaillard était de ce genre-là… Un Don Juan de l’apocalypse, aussi improbable que la présence des infectés parmi nous. Peut-être avait-il réussi de cette manière à nouer des liens plus que privilégiés avec les autres clans… J’espérai sincèrement pour lui qu’il ne s’attachait pas. Dans le cas contraire, il avait fait une grave erreur. À notre époque, les sentiments n’étaient qu’une épée de Damoclès, pointée en toutes occasions sur nos têtes fragiles de pauvres survivants insipides. Il finirait forcément par s’en mordre les doigts. Comme lors de notre discussion après notre premier combat. Perdre Téméraire le changerait définitivement et profondément, survivrait-il à la perte d’un autre être aimé ? Je jetais un œil perçant à Anton. Il deviendrait un monstre. Il mourrait et ce qu’il en resterait ne serait pas beau à voir. Vraiment pas beau.

Le militaire me sortit du cheminement de mes pensées, aussi tortueux que la route que nous prenions pour nous diriger vers la grande dame de fer.

Je relevais les yeux vers lui. Son visage ne me fixait pas, il était perdu dans la contemplation d’un lointain brumeux et incertain. De sa voix transparaissait une fatigue et une tension que je ne lui connaissais pas. Une pointe d’inquiétude noua mes tripes, mais je tachais de garder mon masque impassible.

« J'ai eu des moments bien merdiques depuis quelque temps. J'ai vraiment besoin de me détendre et d'oublier un peu tout le temps d'une soirée. D'ailleurs, si je fais correctement mon job, on n’aura pas besoin de l'irlandais que j'ai récupéré pour toi. Enfin si, mais pas au point de tout oublier. »

« Bien merdiques ? » Fis-je, interrogatrice.

Il continuait de fixer l’horizon et son expression, c’était durci comme s’il tentait de refouler les souvenirs des événements dont il parlait. La mâchoire et les poings crispés, il ne semblait pas vouloir en dire plus. Je soupirais et fermais un instant les yeux. En les rouvrant, je repris la parole sur un ton acerbe.

« Bah, t’es pas le seul. Vive cette expédition de bras cassés… Et ton Irlandais ! »

Un frisson me vint alors. Au loin vers les champs de mars, au milieu des immeubles à demi-effondrés, il me semblait discerner une silhouette fugitive. Une silhouette à la démarche familière. Ma respiration se coupa au fur et à mesure que je reconnaissais cette personne. Une douleur sourde pulsait entre mes tempes et je restais figer sans pouvoir bouger. Elle me fixait. Cette chose me fixait. La main d’Anton s’abattit sur mon épaule et je sursautais à son contact. Le militaire me fit signe qu’il fallait reprendre la route.

Quand je reposais les yeux sur la silhouette, elle avait disparu. Mon inquiétude grandit.

La reprise de notre marche semblait faire le plus grand bien à Anton. Un sourire avait fait son apparition sur son visage et sa démarche était redevenue légère et souple. Il ouvrait la route, sa tête furetant à droite à gauche, curieux de tout et des changements qui s’étaient opérés depuis la dernière fois qu’il était passé dans le coin. Pointant le doigt ici ou là, il me racontait ses aventures, ses découvertes et déconvenues. Comparé à ce qu’il avait traversé les premières fois où il était venu, notre petite équipée semblait être une promenade de santé. C’était bien vrai.

Les infectés restaient de vagues fantômes lointains perdus dans la brume qui nous entourait. Cette dernière facilitait notre avancée tout en conférant aux lieux que nous traversions une atmosphère des plus lugubres. Elle me rendait tendue. Rien que la brusque venue de ce brouillard étrange me filait les chocottes. Comme une impression confuse d’être perdue dans un autre monde. Un monde de limbes où les spectres dans ma tête pouvaient surgir à tous moment. Je serais spasmodiquement le poing. Le temps était vraiment déglingué et la fin du monde n'avait rien arrangée. Il était fort possible que ce nuage ne soit pas ce qu'il semblait être...

Finalement, Anton se dirigea vers une ruine offrant un bon abri et s’assit à même le sol. Je le suivis. Il souhaitait que nous parlions de la suite. Un silence ouaté nous environnait et l’air humide me fit du bien, me refroidit un peu après cette longue marche. Anton farfouilla quelque temps dans son sac avant de me tendre une canette de coca. Une vraie rareté. Elle s’ouvrit dans un spchiit sonore qui me rendit nostalgique. Je pris une gorgée reconnaissante avant de la rendre à mon compagnon de route.

« Le plus dangereux sera d'atteindre la tour. Ça grouille tellement de morts qui marchent qu'il est impossible de tous les éviter. Heureusement pour nous, ce sont des vieux cadavres, pas très vifs, pas très forts. Mais vu qu'ils sont très nombreux, il faut se méfier. Attends, je crois que j'ai un truc pour toi. »

Oui, accéder à la dame de fer n’allait pas être une mince affaire. Les alentours de la Tour Eiffel avaient été sauvagement bombardés, mais la concentration en civils morts debout était restée très importante. Les Champs de mars… L’un des derniers bastions à être tombés de l’armée. Ou de ce qu’il en restait à l’époque. La fin de ce camp avait condamné un nombre important de Parisiens qui restaient dans le sillon des militaires depuis le début de l’apocalypse. Anton me tendit alors une veste semblable à celle qu’il portait. Grande et froissée, elle pesait un certain poids. Je l’enfilais de suite. Elle ne me ralentirait pas trop, c’était là le principal. À certains endroits, elle semblait renforcer, je lançais un regard interrogateur à Anton.

« Les endroits sensibles sont en kevlar, ça évitera que tu te fasses bouffer vivante. Tu me la rendras quand on en aura terminé. Bon, je te fais vite fait le plan d'attaque. On longe les ruines le plus possible On va viser le pied sud de la tour, ce n'est pas le plus proche, mais d'expérience il est le plus facile à escalader. Ensuite, on monte jusqu'au premier. Une petite pause puis direction de sommet. »

« Ok, merci. » Je sortis le couteau de combat qui ne me quittait plus depuis ma rencontre avec Eve de mon sac avant de continuer parler. « Mais dis-moi, n’y-a-t ’il pas dans le coin un groupe de survivants pas très net ? Les Élitistes ? Pas de risque de ce côté-là ? »

Ce nouveau clan semblait être particulièrement belliqueux, bien organisé et avec des idées bien arrêtées sur l’avenir de l’Humanité… Il faisait de plus en plus parlé de lui et au sein du Service de Sécurité, on commençait à craindre une possible attaque de leur part sur la Citadelle. Autant vous dire que Big Boss était sous haute tension, l’ambiance devenant de plus en plus détestable et les gardes étaient en état de siège. Même le Conseil semblait plus fébrile qu’à l’accoutumer. Les commerçants commençaient même à faire des réserves, à prévoir des plans de secours pour l’avenir. Rien de bien bon à prévoir, je le sentais dans mes tripes.

Anton pris le temps de me répondre, puis dans un même mouvement, nous nous levâmes.

Réajustant mes poings américains et fermant ma nouvelle veste, je me lançais à la suite du militaire.



La lame dans ma main brillait rassurante tandis que nous nous enfoncions dans la brume, prêts à en découdre avec toutes les rencontres spectrales que nous ferions en chemin.





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Anton Pendragon
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Dim 28 Mai - 20:22
Je faillis tomber à la renverse quand Sarrah me parla des élitisites. Je veux dire, c'est une question très directe et pas évidente pour moi. Enfin, si, elle me demandait s'ils étaient dangereux et tout. Le souci c'est que je n'aime pas parler d'eux avec les autres. J'ai peur de trahir ma relation avec eux et du coup de me faire griller. Je choisis avec précision mes mots:

• Pour nous, ils ne seront pas une menace. Nous sommes trop forts pour eux. En route.

Réponse laconique et qui ne répond pas vraiment à sa question. Mais vous pensez vraiment que j'allais lui expliquer que j'étais "pote" avec eux et que jamais ils ne seraient une menace pour moi ? Au vu de leur réputation, ça risquerait de mal se terminer pour moi. Le fusil à la main et la crosse à l'épaule, je me lançais dans la course pour la tour. Quand un zombie s'approchait trop de moi, il finissait avec une lame dans la tête. Bien que le plus souvent, un solide coup d'épaule suffisait à l'envoyer paitre dans un coin. Finalement, la traversée me sembla relativement facile. Il faut dire que deux bons combattants ont moins de mal à passer qu'un seul.

Cependant, vers la moitié du chemin, la densité des zombies augmenta d'un coup. Comme s'ils étaient attirés par quelques choses. Je sentais plusieurs bras infâme palpant mon manteau. L'un d'entre eux se glissa le long de mon cou et faillit me faire tomber. Heureusement, j'entendis le bruit d'une lame dans la chair. Sarrah venait de me sauver la vie en tranchant le bras du mort.

Je tentais d'attirer les monstres en lançant une bouteille de verre un peu plus loin. J'en avais toujours une ou deux dans mon sac... mais on dirait qu'ils s'en moquaient. Aussi je serrais les rangs avec Sarrah et je lui glissais:

• Va falloir courir. Surtout tu me suis et tu ne me lâches pas.

Je remis mon fusil dans mon dos et sortit mon pistolet. Quatre cups partirent et autant de morts tombèrent. Je me mit à courir aussi vite que possible dans la masse, je ne cherchais même plus à être discret. Quand un mort ne pouvait être sortit d'un coup d'épaule, je lui collait une balle dans la tête. La masse devenait de plus en plus compacte mais finalement, le béton salvateur du pylone sud apparu.

On se précipita dedans, l'entrée était partiellement détruite, si bien que ce fut une gymnastique assez étrange. Mais au final, ce fut dans cette relative sécurité que je respirais un coup et sourit à Sarrah:

• Ah, bah putain ! C'est rare qu'ils soient aussi vénèrent les zombars ! Tu veux mon avis ? Quelqu'un est passé un peu avant nous et s'est fait découper puis manger.

Je soufflais encore un coup, puis je fis mine de me diriger vers la cage de l'ascenseur. La cabine était toujours là, bloquée pour le reste de la longue vie au rez-de-chaussée. Elle avait un temps servi de refuge, comme en témoignait les débris qu'on voyait au travers des vitres.

- Il y a une échelle dans la cage de l'ascenseur. On devrait pouvoir monter jusqu'au premier. Ça à l'air de rien comme ça, mais crois moi, tu vas le sentir passer. Une fois au premier, on pourra prendre l'escalier. Il est endommagé mais c'est faisable.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Je me retrouve à monter sur l'échelle de métal froid. Ce ne fut pas très amusant. Mes bras commencèrent à me faire mal dès la moitié du trajet. L'arrivé au premier fut une bénédiction. Je m’étirais comme si je venais de me lever et j’enlevais mon manteau. Par la vitre crasseuse de la cage d’ascenseur, je voyais les restes du premier. La cafet’, le restaurant et le salon. Avant, il y avait du monde ici, on avait une super vue et des jambon-beurres pour 13 euros sans le coca. La pluie et le vent balayait la place, j’étais bien content d’être relativement à l’abri.

- Merci pour en bas au fait, je t’en dois une. Quand je t’avais dit que ça serait dangereux je ne t’avais pas mentit.

Je rigole sèchement, en rechargeant mon fusil. Le reste de l’ascension serait probablement plus tranquille, il était physiquement impossible de trouver un infecté et les probabilités qu’un mec fasse du tourisme comme nous devaient approcher le 1%. Je regardais Sarrah, elle ne semblait pas avoir spécialement souffert de la montée. Ça change des larves que je traine en temps normal. Je me rééquipe et sort de la cage d’ascenseur. Le centre du premier étage était un énorme vide sur lequel avançait un liseré de verre blindé, à l’époque, on marchait dessus pour voir dans le vide et on s’appuyait contre les parois transparentes.

Mais les bombes avaient fissuré le verre et détruit certaines parcelles. Du coup, on pouvait maintenant, en ayant le bras assez long et en étant inconscient, atteindre les poutrelles qui se trouvaient en dessous et cacher des objets. Dans mon cas, je chercher un sac noir, assez gros, contenant un vieux poste à pile et quelques menus objets. Tout content, je retire le sac de sa planque et je le met sur mon épaule.

- Bien, il ne nous reste plus qu’à monter. Ensuite on se planque dans le restaurant et tu commenceras par me dire ce que tu ressens d’être venu jusqu’ici, simplement car tu en avais envie et ce que tu penses de la vue.



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