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La Dame [Terminée].

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Mariame
Nouvel arrivant
Messages : 16
Date d'inscription : 12/01/2017
Age : 22
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Jeu 12 Jan - 15:40

Âge : 25 ans.
Groupe : Humanistes.
Nationalité/origines : Française.
Immunisé : Ne sais pas.
Situation conjugale : Deux amours.
Situation familiale : Deux frères de cœur: Alex et Maxime.
Place dans le clan/tâche : Responsable de l'agriculture, herboriste professionnelle.
Arme : Un couteau à la manche en bois ouvragé.

Carnation : Blanche.
Taille : 1 mètre 68.
Corpulence : 50 kg.
Cheveux : Dreadlocks longs et bruns.
Yeux : Marrons foncés.
Style vestimentaire :
-Vêtements aux teintes naturelles et neutres. Affectionne sa robe ample marron échancrée au buste et sous laquelle elle porte un caraco d'une douce teinte lilas.
-Nombreux bijoux ethniques aux bras, aux doigts, en boucles d'oreilles ou dans les cheveux.
Signe distinctif : Dreadlocks, nombreuses bagues en argent aux doigts, un bracelet de bras en or serti d'une émeraude, d'un saphir et d'un rubis, un vieux livre qu'elle garde toujours à porter de mains.

ft. ... de ...
Mariame, surnommée La Dame.

On ne pourra sans doute pas qualifier ma personnalité de chaleureuse, ni de douce ni de gentille. Je suis quelqu'un de froid, de distant. Non pas que les contacts sociaux me déplaisent, mais je préfère la solitude et le calme. C'est dans ma nature. Le bruit, l'agitation, le chaos sont autant de choses que j'exècre. Difficile pourtant d'être en paix au sein du lycée avec tous ces enfants babillant de ci, de là et les sollicitations constantes de mon équipe pour des conseils, de l'aide, des soins, des informations...

D'humeur très souvent contemplative, il n'est pas rare de me croiser assisse à l'extérieur dans un coin plus tranquille à observer le ciel, à observer la vie du clan de loin, à me réjouir de ses petites joies comme regretter ses peines. J'aime être sous les rayons du soleil ou sous l'ombre des arbres, un livre à la main, à surveiller la poussée de mes protégées. De mes cultures. Celles-ci sont comme des bébés pour moi et je les garde jalousement. Gare à celui ou celle qui n'en prendrait pas soin dans mon équipe.

Stricte et organisée, je ne laisse passer aucune erreur. Le savoir des plantes demande de la patience, de la persévérance et de l'exigence. Je suis donc intransigeante avec les membres des Humanistes qui s’occupent des plantations. Ça ne plaît pas à tout le monde, loin sans faux. Mes « ambitions » pour le clan sont aussi souvent mal perçues, mais je n’en ai cure. Une partie des Humanistes les partagent et cela me suffit. Ma position au sein du Conseil me permet de les mettre en avant et je défends mes idées becs et ongles face à mes collègues. Les relations avec ces derniers sont parfois houleuses, mais à force de discussions, nous arrivons à nous mettre d’accord. Après tout, nous poursuivons le même but.

Que voulez-vous, je suis quelqu’un d’entier. Malgré tout ça, je n’hésite pas à aider mon prochain, à me donner à 200 % pour la communauté. Parfois, jusqu’à m’oublier. Je ne vous accueillerais certes, pas toujours avec le sourire, mais vous pourrez compter sur moi si vous appartenez aux Humanistes. Oui, une personne de confiance. Une oreille attentive également. J’aime écouter les autres, connaitre leur histoire, leurs moments de bonheur comme de malheur, la manière dont ils perçoivent le monde. J’aime ça. Mais je réserve ces moments à ceux que j’estime, que je considère comme amis.

Eprise d’indépendance, vous me trouverez souvent dans le Parc de Vincennes près des ruines d’une vieille cabane en bois. Au fil de mes visites, je la reconstruis. Il s’agit de notre ancien refuge jusqu’à ce que nous soyons obligés de fuir, Maxime, Alex et moi. C’est en ces lieux que je trouve la majorité des plantes médicinales qui me sont utiles pour la confection de mes onguents et remèdes. Inconscient, dangereux, tels sont les mots que mes frères et amours ne cessent de me répéter quand je reviens. Je n’en ai rien à faire. Bien que ma présence n’y soit que sporadique, c’est mon refuge, ma bulle. Quand la vie de groupe me pèse trop, je m’y évade. Je connais si bien ce parc que je n’y perçois plus les dangers. Un jour, ça me jouera des tours. Cependant, ces moments de quiétude me ressourcent et me sont indispensables. Écouter le bruit du vent dans les branches des arbres et les bruits de la vie des bois me procurent une délicieuse sensation de vertige. De paix, de plénitude.

La dame. C’est ainsi qu’on me surnomme au sein des Humanistes. La gravité et le calme dont je fais preuve me vieillissent aux yeux de mes compatriotes. Ce n’est pas plus mal, mon autorité en transparait que davantage.


Ma vie a débuté dans un petit village de campagne, perdu dans le creux d’une vallée, au milieu de bois ancestraux. Un havre de paix préservé me direz-vous ? Pas tout à fait. Comme ici ou ailleurs, des drames naissaient en son sein, entrainant chagrin, désillusion et colère.

Je suis un de ces drames. Ma mère ne souhaitait pas m’avoir ni m’élever, mais allez savoir, elle n’avait pas pour autant souhaité avorter. Paradoxe qui décrivait bien la vie décousue de ma génitrice. Mon père n’avait pas connaissance de mon existence, fruit d’une union éphémère et alcoolisée. Ce fut donc ma grand-mère, ma Mamie Jo, qui me recueillit et qui fit en grande partie ce que je suis aujourd’hui.

Elle m’éleva dans un environnement stable, chaleureux et joyeux, seulement troublé par les passages éclairs de ma mère. J’eus donc une enfance heureuse. C’est à cette époque que je fis la connaissance d’Alex et de Maxime. Mes voisins qui devinrent mes camarades de jeux puis mes frères de cœur. Nous étions toujours fourrés ensemble, à parcourir les bois, à espionner ma grand-mère qui nous fascinait. Elle était alors si mystérieuse, à parler aux plantes qu’elle faisait pousser avec amour dans son jardin et dans son potager. Intrigante quand elle confectionnait des décoctions dont elle seule avait le secret. Pour nous, il s’agissait là de l’œuvre d’une magicienne. Notre cirque la faisait sourire et elle aimait rajouter une part de mysticisme en prononçant ici ou là une série de mots étranges. Que de bons souvenirs qui réchauffent mon cœur malgré les événements actuels.

C’est à peu près à cette période que Mamie Jo commença à m’enseigner son savoir : celui des plantes et de leurs vertus cachées. Très vite cet apprentissage devint une passion et je ne manquais pas d’accompagner ma grand-mère à chacune de ses sorties dans la forêt. Nous en revenions couvertes de terre, de feuilles, nos paniers remplis de fleurs et d’herbes. Bientôt, elle m’initia à la préparation de ses remèdes maison qu’elle tenait de sa mère et de la mère de sa mère avant elle. Un savoir ancien, probablement suranné à vos yeux, mais qui aujourd’hui constitue un trésor. Le mien. Cataplasmes, infusions, onguents, j’apprenais tout et vite.

En parallèle, je débutais l’école. Accompagnée de mes deux comparses, je complétais mes connaissances. Nous sommes restés entre nous jusqu’au lycée. Ne nous mêlant à nos camarades que superficiellement. D’ailleurs, ces derniers nous considéraient avec complaisances et scepticismes : nous n’étions que des sauvageons des bois. De notre côté, nous considérions nos pairs comme des rustauds, stupides et refermés sur eux-mêmes. Ce fossé ne se résorba jamais.

Arriva l’adolescence. Période de recherche de soi, d’identité nouvelle, tout en conservant ses racines anciennes. Pour moi, cette quête fut tournée autour de mes parents biologiques et de leur rôle. Pourquoi n’était-ce pas eux qui m’élevaient ? Où était mon père ? Pourquoi n’était-il pas resté ? Pourquoi ne connaissais-je pas ma mère ? Étais-je seulement une enfant souhaitée ? Pour la plupart de mes questions, Mamie Jo gardait le silence, n’arrivant pas à savoir quoi dire. Elle m’assurait de son amour et de son affection pour moi, ce dont je ne doutais pas. Seulement, elle n’était pas ma mère. Ma maman.

Cherchant des réponses, je me tournais vers ma mère. J’espérais également me rapprocher d’elle. Peine perdue. À chacune de nos rencontres, elle n’eut de cesse de se servir de moi pour obtenir de l’argent de ma grand-mère. Tant et toujours plus. Elle se montrait ainsi souriante et agréable tant que je lui rapportais ce qu’elle voulait. M’avisais-je de ne pas répondre à ses attentes et elle me rabaissait continuellement, m’humiliait. Durant cette période, je me refermais sur moi-même. Je voyais moins Maxime et Alex, partis dans des filières différentes de la mienne. Ce manège dura un petit moment jusqu’à ce que ma grand-mère me surprenne à la voler. Effondrée devant mon acte, je lui avouais tout ce que ma mère me faisait subir ainsi que mon mal-être intérieur. Il y eut alors une terrible confrontation entre ma mère et ma grand-mère. Beaucoup de choses furent dites. Toutes furent blessantes et m’ont marqué. Encore aujourd’hui, cette funeste soirée reste un sujet sensible à aborder. Même mes deux frères évitent d’en parler, sentant combien la plaie n’est toujours pas refermée.

Suite à cette dispute, ma mère et ma grand-mère ont coupé les ponts. Jusqu’au bout, ce choix qu’a fait Mamie Jo lui pesa. Je ne revis plus jamais ma mère. Une fois mon bac professionnel agroéquipement obtenu, je suivis une formation par correspondance pour obtenir le diplôme d’Herbaliste en trois ans par l’École Lyonnaise de Plantes Médicinales et des Savoirs naturels. J’ai ainsi pu professionnaliser ma passion des plantes. Des années fastueuses, mais où Mamie Jo déclinait progressivement. Elle finit par mourir au cours d’une de nos ballades dans les bois.

La plus belle des morts. Adossée à un vénérable chêne, le visage doucement caressé par une brise printanière, un sourire sur ses lèvres, je la découvris ainsi, paisible comme à son habitude. La plus belle des morts. Au milieu de ces bois tant chéris. Au milieu du bruissement des feuilles vertes, de l’odeur d’humus et du gazouillis des oiseaux. Au milieu des bourgeons fraichement éclos et des jeunes pousses. Dernier vestige de l’hiver qui cède place à la renaissance du monde... Je suis restée ainsi pendant plusieurs heures. À la contempler et contempler les arbres. Les larmes coulaient librement sur mes joues, tandis qu’un sentiment totalement inconnu s’enracinait en moi. De la vénération. Vénération face à cette scène qui, bien qu’elle me déchire de tristesse, m’inspirait un profond respect face à l’équilibre de la Nature. Mort, vie. Jeunesse et vieillesse.

Depuis ce jour, une gravité et un calme à toute épreuve m’animent. Je ne suis jamais mieux qu’au milieu d’une forêt, loin des hommes et de leur futilité. Après avoir enterré ma Mamie Jo aux côtés d’Alex et Maxime ainsi que quelques personnes du village, nous sommes partis tout trois en direction de la capitale française. Pas par plaisir, mais parce que nous avions pour projet d’amasser un joli pécule avant d’acheter un terrain au milieu de nulle part. Je déteste Paris. La pollution, le béton. Pourtant, c’est là où en tant qu’herboriste, j’avais le plus de débouchés. Malheureusement, l’épidémie a débuté quelque temps plus tard.

Nous nous sommes tous les trois enfuis, cachés dans les bois. Au sein du Parc de Vincennes. Au cours de notre longue traversée de Paris, Alex fut mordu par un zombie. Avec Maxime, nous l'avons trainé avec nous dans ce lieu, terrain le plus proche qui nous sembla le plus sécurisé. C'est au milieu de cet espace arboré que je tentais, vaille que vaille, de soigner mon frère de cœur. Malgré ma très grande connaissance des plantes médicinales, je ne pouvais rien faire. L'infection le rongeait. Maxime et moi, nous étions résolus à le perdre quand l'impensable se produisit. L'état d'Alex s'améliora jusqu'à guérir. C'est au cours de cette période que nous observâmes impuissant les bombardements. Paris était mort. C'était la fin du monde. Qui aurait pu la prédire quelques mois plus tôt ?

Reclus au milieu des fourrés, des broussailles et des pins, nous assistâmes à la reconquête de la Nature sur cette construction humaine. Notre longue expérience due à notre enfance, nous permit de nous en sortir. Nous avions construit une cabane, je commençais à cultiver certaines plantes. Étrangement, nous nous sentions bien. C'était la vie que nous avions toujours rêvé de mener. J'étais à deux doigts d'oublier les événements récents... Nous eûmes pourtant plusieurs fois la visite d'autres personnes, qui se soldait le plus souvent par leurs morts...

Chacune d'entre elles m'attristaient, pourtant, elles étaient nécessaires. Alex et Maxime s'en chargeaient toujours, me protégeant en m'éloignant. Je leur en étais reconnaissante. Durant quelques mois, nous vécurent ainsi, jusqu'à ce qu'au cours d'une chasse, Alex tomba sur une jeune femme blessée. La réalité venait alors de nous rattraper, mais nous n'en étions pas conscients. Elle semblait poursuivie par un groupe d'individus aux intentions peu louables. Elle s'appelait Lise. Ses blessures étaient sévères. Elle délirait, ne cessant de répéter qu'ils arrivaient, qu'ils arrivaient. Elle racontait aussi par bribes sa vie, ce qui se passait à Paris depuis la fin des bombardements. L'horreur, les violences, les zombies, la famine. Et une lueur d'espoir : de nouveaux groupes apparaissaient, certains avec l'envie de faire table rase du passé et de commencer à construire une nouvelle société basée sur des valeurs d'altruisme, d’honnêteté, de respect et de solidarité. Pour autant, d'autres étaient effrayants... Elle disait aussi qu'il fallait mieux rejoindre un groupe, la vie de solitaire allait devenir de plus en plus difficile, les ressources de plus en plus éparses. Et l'hiver approchait...

Face à mon impuissance et à ses souffrances, je pris alors la plus dure des décisions de ma vie : celle d'abréger ses souffrances. Je lui fis boire une décoction à base de colchiques et quelques heures plus tard, elle n'était plus. Je restais à son chevet, sonnée par mon choix. Ce sont les éclats de voix d'hommes inconnus qui me firent me redresser. Ce que fuyait Lise était finalement parvenu jusqu'à elle. Le rêve, le nôtre pris fin. Face à leur trop grand nombre, nous nous enfuîmes. Nous fuîmes les bois qui nous avaient si bien accueillis... Nous passâmes une semaine dans les ruines de Paris avant de tomber sur un groupe d'Humanistes qui nous firent bonne impression. Prenant quelques jours pour réfléchir à ce que nous voulions, nous décidâmes de rejoindre ce clan. Il était temps de bâtir quelque chose de nouveau, de mieux. Il était temps d'avancer. Temps d'arrêter de se cacher, de s'affamer, d'avoir peur, de fuir. Tous les possibles s'ouvrent à nous grâce à ce clan. À nous de décider dans quelle direction aller.

Dès lors, je mis à profit mes connaissances agricoles et en herboristeries pour rendre le clan autonome au niveau alimentaire. Très vite, je gravis les échelons et au bout de neuf mois, je devins Responsable de l'agriculture. Pour le moment, nous manquons d'espace, de soleil, mais toute mon équipe travaille dur pour trouver des solutions, des contournements. Tout arrive à point à qui sait attendre n'est-ce-pas? Je le sais, je le sens, être capable de cultiver, de préparer un semblant de soins médicinaux est l'avenir. Et je compte bien aider le clan des Humanistes à devenir une des puissances de Paris. Nous pèserons dans la balance, j'en fais le serment.


Pseudonyme : ...
Âge : 21 ans.
Blabla : Dc de Sarrah.
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Dim 26 Fév - 1:45

validée


Wouah ! Elle est finie !

Alors je n'ai vraiment rien à dire en dehors de : c'est vraiment une belle histoire et c'est agréable à lire. Tout est bon et il ne manque rien...

Donc je te valide et te rajoute ta couleur bleu (vive le bleu !)

Bon jeu !



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Mariame
Nouvel arrivant
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Dim 26 Fév - 11:02
Validation

Ok, super! Merci pour la validation =)

ft. Aimie
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