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Un monsieur squelette ?!

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Teddy
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Dim 1 Jan - 20:38
Un monsieur squelette ?!

Feat. Moses Wolff






Lapinou, j'ai si peur...



La petite fille était à bout de souffle, bien cachée en dessous de gros débris entre les ruines. Elle claquait des dents, visiblement trempée par la pluie qui se faisait pesante au dehors. Pour tout dire, elle aurait pu faire une crise d’hyperventilation tellement sa respiration était saccadée.
Elle avait si peur, seule avec son doudou plaquée contre sa poitrine, les cheveux qui lui collait au visage ainsi que la boue qui décorait ses habits ça et là.
Pourtant, ce matin elle dégustait son premier repas depuis des lustres et s'était même fait un géant comme ami.
Jamais, l’idée de se retrouver dans une telle situation durant ce même jour ne l'aurait effleurée.

Le sol était dur et froid, elle sentait des petits cailloux au travers de sa fine robe. Mais elle ne s’attardait pas sur l’inconfort de sa cachette, non, elle tendait l’oreille. Chaque craquements ou bruits la faisait sursauter.
Le méchant monsieur la cherchait...elle le savait. Elle l’avait vu lui courir après alors qu’elle s’enfuyait.

Et M.Géant alors ?? Il était mort ? Teddy ne le savait pas, elle l’avait vu tomber au sol après un gros bruit.
Des larmes chaude roulèrent sur ses petites joues. Elle ne voulait pas qu’il meurt Anton, c’était un bien gentil géant, il fallait pas qu’il meurt…
La fillette se recroquevilla sur elle même et plongea sa tête dans sa peluche trempée pour pleurer sans faire de bruits.
Tout allait si bien ! M.Géant lui avait promis qu’il allait chercher sa maman et l’emmenait voir des gentilles personnes quand des méchants était venu…

Elle avait pas tout compris à ce qu’ils disaient mais ils ont tout d’un coup commencé à les attaquer avec des objets dangereux !
De peur, elle s’était enfuie en pleurant mais fut vite rattrapée par un très grand méchant (celui qui lui faisait le plus peur…).
Heureusement qu’elle avait eu le réflexe de lui mordre très fort la main. Il avait poussé un cri terrifiant, il résonnait encore aux oreilles de la brunette.
La fillette serra un peu plus Lapinou contre elle, quelqu’un approchait….
Elle savait qu’il ne fallait pas qu’elle fasse un seul bruit, sinon elle allait se faire manger toute crue !
ou pire….
Le gout de la main du méchant était encore dans sa bouche,celui ci s'intensifiait si elle avait le malheur de toucher ses petites dents avec sa langue. Un goût métallique et dégoûtant que la petite fille ne pouvait l’identifier. Une chose était sûre, ça lui donnait envie de vomir ses raviolis…

Les bruits se rapprochèrent..

Elle déglutit en fixant “l’entrée” de sa cachette, son champ de vision restreint à ne voir que des chaussures et des mollets.  Son coeur tambourinant dans sa poitrine et un mal de ventre qui n’arrangeait rien.
Elle voulait sa maman, lui faire un câlin et se cacher le visage dans son cou qui sentait si bon. L’odeur de maman...une odeur qui ne changeait jamais, Teddy la reconnaîtrait entre mille.
Maintenant, la seule chose qui dégageait encore l’odeur de maman c’était son écharpe rouge.
Les bruits de pas était tout près maintenant, une seconde plus tard, Teddy sentait son coeur exploser en reconnaissant les bottes crasseuses et toutes moche du méchant. Mais ce ne fut pas la seule chose qu’elle reconnue, l’homme parlait.

“Petite ? Allez je suis pas d’humeur à jouer à cache-cache, je vais me fâcher tu sais. Et crois moi que tu ne veux pas me voir énerver ~”

Il avait ce ton joueur malsain qui terrifiait Teddy. Elle se cacha le visage dans son doudou, tremblante et misérable. Quelques minutes s’écoulèrent, minutes qui durait une éternité pour la jeune enfant. Pour tout dire, si elle buvait plus souvent elle se serait fait pipi dessus. Ce fut avec un léger soulagement qu’elle entendit l’homme pousser un très mauvais mot, la rage dans la voix, puis s’éloigner. Lorsqu’elle releva la tête, les bottes sales avait disparue. Après être sûre de n’entendre que le son de la pluie (et avoir réuni assez de courage..), elle ressortie à quatre pattes de sa cachette. Les petits cailloux s’enfoncèrent dans ses genoux, au travers des mailles de sa robes et ses mains étaient sale mais Teddy s’en fichait.
Non.
Elle était tellement terrifiée qu’elle ne remarquait même pas qu’elle s’égratignait les jambes. Le pauvre Lapinou était en piteux état aussi.
Trempé et sale comme sa “maman”, la peluche était toujours serrée contre la fillette, pendant tristement sous le poids de l’eau.
Teddy regarda à gauche et à droite, l’allée était vide.

Aucun signe de méchants monsieur en vue. Elle se releva péniblement et se remit à courir. Elle ne savait pas où elle allait mais il fallait qu’elle parte loin d’ici.
Très loin.
Ses souliers se remplissait d’eau à chaque pas, le “spouic, spouic” des chaussures trempées classique résonnait à ses oreilles.
Elle s’engagea dans une rue et regarda en arrière pour s’assurer que personne ne la suivait encore quand elle heurta une personne de pleins fouet.
La petite fille poussa un petit cri de surprise alors qu’elle tomba bien vite sur les fesses, lâchant sa peluche qui fit un beau vol plané avant de s’écraser mollement dans une flaque d’eau.
Les lèvres tremblantes, elle releva la tête pour regarder la personne qu’elle avait bousculé.
C’était un monsieur, il était grand lui aussi mais plus fin qu’Anton.
Teddy ne chercha pas à le regarder plus longtemps, elle recula, toujours les fesses au sol, trempée comme jamais et se recroquevilla un peu, comme pour se protéger.
Elle se remit à pleurer franchement.
Et si il était avec les autres méchants ?
Cette fois elle avait vraiment envie de vomir.
Teddy voulait appeler sa maman mais tout ce qui sortait de sa gorge c’était des pleurs.

On va me manger ?






Eh bah, Tonton Moses, c'est le meilleur tonton de la terre !
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Mar 3 Jan - 3:33
T'es bien trop petite pour être une humaine.

Moses était perdu. Enfin, il était toujours un peu égaré, comme garçon, mais là, il était géographiquement confus. Peut-être aurait-il dû attendre de dessaouler complètement avant de quitter la citadelle. Et puis qu'elle idée de venir chercher le cirque d'hivers... La dernière fois qu'il y avait fait un tour, les choses avaient prit un tournant imprévu. Le jeune homme avait perdu quelque chose après sa première visite : un snood en bon état et assez doux, en laine sûrement grise à l'origine, maintenant beigeâtre. Moses était loin d'être une fashion victime, mais cet accessoire lui avait plut, de par sa douceur et son confort. Avec le froid qui commençait à arriver, ce n'était pas de refus.

Les rues étaient calmes. Heureusement pour lui, car, malgré son sentiment de contrôle, ses sens n'avaient pas totalement récupéré leur capacité depuis ses derniers verres. La pluie n'avait pas encore traversé ses vêtements, bien que ceux ci s'alourdissaient en s'engorgeant. Les mauvaises conditions commençaient à avoir raison de sa bonne humeur lorsqu'il finit par retrouver le tour de cou. Il le prit, le secoua pour le débarrasser des graviers et de la poussière. Il l’essora également, du mieux qu'il put, avant de le fourrer dans son sac à dos. Moses sentit la satisfaction lui mordiller le corps et un immense sourire naquit sur son visage. Haaaaa, ça faisait du bien d'atteindre ses objectifs, si petits soit-ils. En se disant qu'il devrait essayer ça plus souvent, le jeune fils de Jean rebrousse chemin à la recherche d'un point de repère lui permettant de retrouver sa route. Il lui sembla voir un homme, au loin, s'éloigner. N'ayant aucune confiance en les mecs chelous qui marchent tout seul de façon détendu dans un univers post-apocalypse, le garçon jugea qu'il était préférable de partir dans la direction opposée. Oui, c'était sans aucun doute une décision sage et dieu seul sait que Moses n'en prenait pas souvent. Tournant à un angle, il sentit un petit objet lui rentrer dedans. Hmmm ? Il chercha du regard ce qu'il avait bien pu ainsi bousculer.

Ses yeux bleus se stoppèrent sur une petite silhouette, bien plus petite que tout ce qu'il avait vu jusqu'alors depuis son accident, avant de s’écarquiller. C'était quoi ça ? Une gosse ? Mon dieu, ça existe encore ? Bien sûr que Moses savait que les enfants, ça existaient, mais comme les prostituées sans maladie ou encore les bébés pigeons, il n'avait jamais songé en rencontrer un, encore vivant qui plus est. La petite (ou le petit, il n'était pas vraiment sûr vu comment l'enfant était recroquevillé) se mit à pleurer et le jeune homme perdit toute contenance.

« Je... Heu... »

Il resta planté là, tout badaud, à la regarder en clignant des yeux comme s'il pensait qu'elle allait soudainement disparaître. Merde quoi. Il devait faire quelque chose, même lui l'avait comprit, mais il devait encore trouver quoi...

« Y'avait de gros crocodiles et des orang outangs... »

D'une voix mal assurée, il se mit à chanter la comptine. Moses ignorait d'où elle provenait, sûrement encore un de ses vieux souvenirs qui lui revenait soudainement. "Plus c'est vieux, plus y'a des chances que ça revienne", lui avait dit sa sœur, mais elle n'était pas experte en la matière et Moses ne savait pas s'il pouvait lui faire confiance là-dessus.

« ...Des vilains reptiles et des jolis moutons blancs... »

Il se mit à faire les gestes, le reptile qui ondule au sol, la jolie laine du mouton...

« Y'avait des CHATS ! des RATS ! et des éléphants. Il ne manquait personne, pas même la licorneuh ! »

Une fois fini, il resta immobile un instant, observant autours de lui afin de vérifier que personne d'autres ne l'avait vu. Les rues étaient toujours aussi calme. La pluie avait du dissuader les survivants dans leurs projets de sorties diurnes.

« Tu veux que je recommence ? Sinon je peux t'en chanter une autre, attends... »

'avait parlé trop vite ! Il ne connaissait aucune autre musique adaptée aux enfants. Il leva les yeux au ciel, il lui semblait que ça l'aidait à réfléchir parfois. Si les paroles étaient en anglais, elle n'allait pas comprendre. Si elle réclamait autre chose ou si elle ne se calmait pas, il pourrait toujours aller avec du Die Antwoord, il avait retenu les paroles à force d'observer les danseuses se déshabiller sur ces airs...




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Teddy
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Mer 4 Jan - 0:28
Un Monsieur squelette ?!

Feat. Moses Wolff






Orange Orangs-outans ?


Teddy s’attendait à se faire sauvagement attrapée comme le vilain méchant l’avait fait un peu plus tôt, elle avait toujours sa position de “défense” et fermait les yeux.

Après tout, ses épaules lui faisait toujours mal et la petite sentait encore la pression qu’avait exercé l’homme en la saisissant comme un saucisson.
Elle devait sûrement avoir deux grosse marques qui commençait à bleuir sous ses vêtements trempé mais la fillette ne s’en souciait pas vraiment pour le moment.

Avez-vous donc oublié qu’elle venait de vivre une terrible passe pour une enfant de son âge ?

Voilà quelques minutes qu’elle “attendait” quand elle entendit la voix de l’inconnu s’élever sous la pluie battante.
Teddy baissa ses bras, le visage trempé par la pluie et ses larmes qui coulaient encore malgré elle et le regarda.
Il était là, debout devant elle et au lieu de l’attaquer comme elle le pensait, il s’était mis à chantonner une comptine.
Comptine que l’enfant n’avait jamais entendue qui plus est, ce qui eut don de la calmer assez pour tarir sa voix au fond de sa gorge mais pas assez suffisant pour stopper les litres de larmes qui s’écoulaient de ses grands yeux.
Totalement muette, la fillette eut droit au spectacle que donnait l’homme en mimant et se dandinant au rythme de sa chansonnette.

Habituellement, elle aurait éclatée de rire et pour cause, le pauvre homme n’en menait pas large et semblait assez perdu, ce qui accentuait le côté  “comique” de la scène.
Mais là, la petite fille était morte de peur.
De plus, l’apparence du drôle de monsieur qu’elle avait bousculé était pas des plus rassurante…
Cela dit, les bottes en cuir crasseuses de son poursuivant lui faisait bien plus d’effets. La pluie continuait son ascension, imperturbable et froide alors que l’inconnu finissait sa chanson. Il resta là, debout comme un “i”, ne sachant visiblement pas quoi faire d’autre en face du petit bout de femme qu’était Teddy.

“Tu veux que je recommence ? Sinon je peux t'en chanter une autre, attends…”

Il regarda ensuite le ciel comme pour mieux réfléchir.
Pendant tout ce temps, la petite l’avait bien observée et les yeux du monsieur avait retenu son attention.
Ils étaient bleu. Comme sa maman.
Même plus intense que sa maman, Teddy les trouvait bien jolis.
Elle avait aussi remarqué ses drôles de dessins sur son visage, au début ils lui faisaient peur mais maintenant elle n’y faisait (presque !) plus attention, omnibulée par les iris d’azur.

Il avait pas l’air “méchant”

mais on ne savait jamais.

”...V-v-vous êtes un m-méchant m-monsieur ?”

Elle tremblait, elle claquait des dents qui plus est !
On pouvait bien entendre le bruit de ses petites dents de lait s’entrechoquer alors qu’elle finissait sa phrase d’une toute petite voix.
Instinctivement, elle lança quelques regards autour d’elle pour voir si le méchant était toujours dans le coin mais ne vit rien.
Elle remarqua Lapinou dans une flaque à portée de bras et eut le coeur serré.
Son ami en peluche était dans un piteux état (comme elle mais ça elle ne le savait pas), elle le rattrapa bien vite, ignorant sa lourdeur dû à son rembourrage gorgée d’eau et regarda le monsieur aux yeux bleu. Il n’avait vraiment pas l’air méchant. Peut-être qu’il pourrait l’aider ?

”M-monsieur G-géant est tombé….l-les m-méchants...Je m-m-me s-suis cachée…”

La fillette était tellement secouée qu’elle n‘arrivait plus à expliquer ce qui c’était passé correctement mais le fait d’en “parler” lui fit revivre le moment où Anton s’était effondré au sol et le bruit, grand dieu ce bruit atroce !
Elle avait jamais au grand jamais entendu un aussi vilain bruit.
Elle baissa son visage et sentit de nouvelles larmes se former. D’abord Judy, ensuite maman puis monsieur géant...
Pourquoi ?
Teddy se frotta les yeux de ses petites mains gelées.

Et maintenant ?






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Ven 6 Jan - 18:32
T'es bien trop petite pour être une humaine.

La petite créature sembla, si ce n'est totalement apaisée, calmée pour le moment. Moses pouvait sentir son regard humide sur lui. Est-ce que lui-même avait déjà été aussi petit ? Non. Il ne s'en souvenait pas, Sofia ne s'en souvenait et tous les autres témoins éventuels, à sa connaissance, étaient mort. Si personne ne s'en souvient, alors ça n'a jamais existé. C'était devenu sa devise, depuis son réveil. A quoi bon chercher à retrouver ce qui n'était pas réel ?  Ce n'était pas important pour personne, pas même pour lui.

« ...V-v-vous êtes un m-méchant m-monsieur ? »

En entendant cela, Moses souleva un sourcil. C'était bien la première fois qu'on lui posait la question. Il pinça ses lèvres le temps de trouver quoi répondre. Pour être honnête, il trouvait ça totalement abrutis comme question, mais eux l'intelligence de ne pas le dire à voix haute.  

« M-monsieur G-géant est tombé….l-les m-méchants...Je m-m-me s-suis cachée… »

Super, des histoires d'enfants. Le froid devait la faire délirer, ou alors elle avait fait une mauvaise rencontre plus tôt dans la journée. En tout cas, elle y croyait et ça semblait la perturber. Moses s'accroupit en face d'elle et la prit contre lui. Elle était mouillée, glacée. Vu sa corpulence, elle n'allait pas tarder à crever de froid. Il la tenait fermement, de telle que même si elle voulait partir, elle n'aurait pas pu.

« Ca existe plus les méchants, petites. Il ne reste que les purs et les impurs. »

Pourquoi disait-il ce genre de connerie ? Parce que c'était ce qu'on lui avait dit à lui lors de son réveil et qu'il n'avait aucune autre réplique à sortir. Peut être qu'en s'y prenant tôt, cette petite pourrait plus facilement croire en tout ça. mon dieu gars, tu fais du prosélytisme auprès d'une gosse perdue maintenant ? T'es même pas sûr de croire en ces conneries ! Mais il voulait qu'elle y croit. Parce qu'elle était trop mignonne pour passer le reste de sa vie à avoir des doutes, comme les siens. La tenant toujours contre lui, mais desserrant son étreinte pour qu'elle puisse bouger à son aise, il la regarda dans les yeux :

« Est-ce que tu es seule ? »

Il espérait sincèrement que non. Si elle n'était pas seule, il pourrait la laisser à la citadelle et quelqu'un viendrait la récupérer. Après tout, tous les adultes du coin venait s'y ravitailler, donc elle finirait bien par les retrouver. Mais si elle était seule, même Moses qui n'était pas le premier des niais ne pourrait se résoudre à l'abandonner. Faut dire qu'elle était vraiment attendrissante, avec ses cheveux collés au visage, ses petites bottes et ses grands yeux innocents.


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Teddy
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Dim 8 Jan - 0:57
Un monsieur squelette ?!

Feat. Moses Wolff






Les nuages pleurent...

Les larmes continuaient de rouler sur ses joues rougies par le froid, se perdant dans l’eau de pluie qui les décoraient.
La fillette commençait à se sentir pas vraiment bien, elle avait bobo à la tête.
Un début de fièvre passagère ? Sûrement.
En tout cas, elle n’aimait pas ça.
Le ciel était si couvert qu’on ne savait si on était en début ou fin d’après-midi, à vrai dire, elle avait perdue la notion du temps (qu’elle n’avait pas vraiment avant non plus), tout était aller à la fois trop vite et trop lentement pour elle.

Ses yeux bleus gris étaient concentrés sur le sol qui se remplissait de flaques au fur et à mesure que l’eau céleste s’écoulait, toujours aussi imperturbablement. Son reflet déformé par les petites vagues retenait son attention.
Elle voulait tellement pouvoir se réveiller et constater que tout ça n’était qu’un mauvais rêve. Malheureusement, tout ceci n’était que réalité et elle ne le savait que trop bien, petite ou pas.

Il n’allait pas s’arrêter de pleuvoir de sitôt, on pouvait même deviner que le mauvais temps perdurait durant la nuit, au vu de son imposance. La petite fille se frotta les yeux puis éternua.
Elle se demandait ce qui allait lui arriver maintenant.
Un peu plus tôt dans la journée, elle aurait tenté de s’enfuir pour continuer les recherches ou aller s’abriter mais elle n’avait plus de forces.
Le vent se levait alors qu’elle pouvait entendre le monsieur se mettre à  marcher, ses pas faisant des *plof* *plouf* dans les flaques, éclaboussant un peu les alentours.

Teddy regarda ses chaussures un instant, il avait des sortes de bottes noire un peu abimés, son cerveau mis un petit moment avant de comprendre qu’il venait vers elle.
La petite releva lentement la tête pour poser ses yeux sur lui alors qu’il s’accroupissait pour se mettre à sa hauteur.
Elle en profita pour observer un peu mieux la victime de sa course effrénée.
C’était la première fois qu’elle voyait quelqu’un qui avait des cheveux blancs.
Dans son livre, c’était juste les grand’pas et les grand’mas qui avait de tels chevelures.
C’était pas un papy ce monsieur si ?
Il avait l’air bien plus jeune qu’Anton (même Teddy pouvait le remarquer)  et même si il était beaucoup plus grand qu’elle, il semblait moins imposant que monsieur géant. Elle eut pas le temps de mieux le regarder car à sa grande surprise, il étendit ses longs bras et prit la fillette pour la ramener contre lui, sans lui laisser le temps de réagir.

Teddy eut un petit couinement de douleur et de surprise alors qu’il la tenait fermement, il avait effleuré une de ses épaules endolories et celle-ci s’était mise à lui lancer tout la partie supérieur de son bras.
Elle eut un mouvement de recul mais impossible, il était bien plus fort qu’elle. La fillette se contenta alors de se faire encore plus petite pour éviter un autre contacte avec ses épaules, l’homme aux bottes lui avait bien fait mal !

”Ca existe plus les méchants, petites. Il ne reste que les purs et les impurs.”

La petite fille ne comprit pas tout, mais... Les méchants n'existent plus ? mais et les messieurs qui avaient attaqué M. Géant et elle alors ?

Ils n’étaient définitivement pas gentils.
Mais la petite ne dit rien, la tête contre le torse du monsieur qui chantait des comptines rigolotes.
Elle pouvait sentir une petite odeur d’alcool mais n’y faisait pas attention, ça ne la dérangeait pas plus que ça. Après avoir senti l’odeur du méchant botté, rien ( ou presque) ne la dérangerait.
Son souvenir la faisait frissonner une nouvelle fois, elle avait bien envie de fourrer son visage quelque part comme pour se cacher loin de ce monde triste et de ces im...purs (?) et choisit donc la première choses proche de son visage a.k.a le torse de cet homme.
Elle avait plus la force de pleurer aujourd’hui, de plus si Anton était mort (?), elle allait devoir chercher sa famille par elle-même sauf que maintenant, elle avait peur de marcher dans les rues, complètement seule.
Allait-elle revoir sa famille un jour ? Elle fit de son mieux pour ne pas penser à des choses triste.
Pas maintenant en tout cas, Lapinou avait confiance en elle.
D’un coup, elle s’aperçut que le monsieur avait adouci son étreinte, elle pouvait arrêter d’être aussi crispée sans crainte d’avoir une nouvelle fois mal à l’épaule. Elle releva timidement la tête, toujours contre lui et remarqua qu’il la regardait. Teddy eut du mal à garder ses yeux sur les siens, intimidée par la situation. C’était un peu gênant dans un sens, surtout pour une enfant aussi timide qu’elle.

”Est-ce que tu es seule ?”


Il semblait préoccupé et attendait visiblement une réponse de sa part. Que faire ? Tout lui raconter de A à Z avec ses mots d’enfants ? Il avait pas compris ce qu’elle lui expliquait un peu plus tôt. La petite ne s’en rendait pas compte mais elle n’avait pas été des plus claires. De plus, elle était beaucoup trop fatiguée et traumatisée pour recommencer.
Elle n’avait pratiquement plus de voix lorsque son ”Oui” sortit faiblement de sa gorge, ressemblant à un petit couinement.

Heureusement qu’il était aussi près d’elle, sinon il n’aurait pas pu l’entendre et Teddy ne se sentait pas la force de faire le perroquet comme lui faisait faire sa maman parfois.
Sentant qu’elle pouvait à présent bouger à sa guise, elle s’écarta un peu de lui non sans lui jeter des petits regards timides, attendant une réaction de sa part.
Son petit nez se mit à picoter une nouvelle fois et une seconde plus tard elle éternua, ses petites mains se plaquèrent contre son nez par réflexe.

Fort heureusement, son nez était vide donc elle n’avait pas besoin de mouchoirs (pour le moment) mais elle subit un coup de froid presque tout de suite après.
Ses dents recommencèrent à s’entrechoquer et la petite décida donc de revenir contre le monsieur aux cheveux blancs. Elle ne réfléchissait pas vraiment à son acte un peu déplacé, elle avait juste très froid et contre le monsieur il faisait plus chaud.

Et puis quand elle avait le visage caché dans ses vêtements, elle se sentait en sécurité (?) C’était toujours mieux que rester “visible” alors que son bourreau la cherchait sûrement encore...

Maman si tu savais...




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Jeu 12 Jan - 22:55
T'es bien trop petite pour être une humaine.

La petite ne semblait pas à l’aise dans les bras du jeune homme. Normale, il était un parfait inconnu et la tenait avec sûrement un peu trop de force. Moses était loin de la voir comme un objet fragile, ou une poupée en porcelaine. S’il ressentait le besoin de la protéger et la réchauffer, l’enfant restait pour lui une version miniature d’un humain normal. L’étreinte était un peu gauche de son côté, particulièrement tendue de l’autre. Il senti ses petits yeux le regarder et le fils de Jean chercha à lui rendre son regard.

« Oui »

Moses lui fit un joli sourire, comme il en faisait rarement. Quand ça lui arrivait, son visage ressemblait à un biscuit de l’ancien monde composé de chocolat prit en sandwich entre deux biscuits carrés représentant un visage débile. Si elle était seule, il se devait de l’adopter, un peu comme un chiot trouvé dans un carton « gratuit ». D’ailleurs, il avait un sentiment très proche de celui qu’on a lorsqu’on s’occupe d’un animal : une grande fierté à être responsable d’une créature pas assez intelligente et développer pour survivre par elle-même. Arroser une plante tous les jours et vous aurez le sentiment d’avoir réussi votre vie en la voyant fleurir. Si Teddy atteignait ses dix ans, Moses serait le plus heureux des amnésiques du nouveau Paris. Alors que la petite chose se lovait dans ses bras, les mèches blanchâtres collées à ses tempes par la pluie et obstruant son champ de vision lui rappela qu’il était temps de se mettre à l’abris. Sans lui demander son avis, le jeune homme enveloppa la petite dans sa veste humide mais chaude et la porta comme un bébé panda, se relevant.

« Si je te fais mal, ou si tu ne veux pas venir à l’abris avec moi, fais le moi savoir petite. »

Il baissa la tête pour lui adresser une nouvelle fois ce sourire de BN. Sa main ne soutenant pas le poids de l’enfant vint lui caresser le crâne, retirer les mèches noirs et humides de ses jolis yeux. Si Moses avait un peu honte de faiblir si rapidement devant une petite créature sortie de nulle part. Peut-être que c’était la nouvelle technique des cannibales pour trouver des proies : envoyer un appât mignon qui leur servira par la suite d’apéritif, lorsqu’il aura ramené assez de personne pour le plat principal. Malgré les questions qui trottaient dans sa tête, pas un instant le jeune idiot ne songea à l’abandonner et rentrer seul avec son beau snood tout neuf (ou presque). Non, à la place il voulait la ramener, lui brosser les cheveux, l’envelopper dans plein de couverture avant de montrer à tout le monde qu’il était parti petit con et qu’il était revenu Papa. Enfin, peut-être avait-il un vrai enfant quelque part, sorti du corps d’une prostituée ayant mal positionner la poire de lavement lors de sa douche vaginale. Mon dieu, heureusement qu’il ne prononçait pas ce genre de penser à voix haute…

« Au fait, moi c’est Moses, tu peux m’appeler… il marqua une pause, le temps de trouver un terme plus approprié que papa qui allait sûrement rendre la petite confuse… tonton Moses, ou tonton Mo’, même, si tu préfères petite. Ça roule ?»

Sa marche était plus lente qu’à l’accoutumé, à cause du poids de la marchandise. Il se montrait également plus prudent, observant bien ce qui se passait dans les rues perpendiculaires lorsqu’il traversait un carrefour afin de ne pas se laisser surprendre par une horde, l’obligeant de leur jeter l’enfant en distraction le temps de s’enfuir.



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Teddy
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Lun 16 Jan - 0:19
Un monsieur squelette ?!
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Atchoum !



Le visage toujours fourré contre l’inconnu, Teddy gardait ses yeux clos, tentant de gagner le peu de chaleur présente.

Elle ne bougeait pas, son corps s'était comme engourdi tout d’un coup, maintenant qu’elle se relâchait de sa tension petit à petit. Elle remarqua à quel point elle était épuisée de sa course et ses émotions.

Elle pouvait sentir son propre coeur battre si fort, qu’elle s’imaginait le voir s’enfuir hors de son maigre torse, son maux de tête n’arrangeait pas les choses, elle avait l’impression que son cerveau dansait aux mêmes rythmes des pulsions de son organe vital. Le fait d’y penser ne fit qu’accentuer cette douloureuse impression.

Elle faisait de son mieux pour ne pas faire attention à ses habits qui lui collaient à la peau de façon assez désagréable, la fillette qui commençait à se calmer petit à petit n’avait pas fait attention à ce genre de détails quelques instants plus tôt.

La vue obstruée, elle concentrait ses autres sens autour d’elle ;
le “pic ploc” de la pluie, le sifflement du vent à ses oreilles, ce goût dégoûtant de main de méchant encore présent dans sa bouche, les odeurs de la terre humide et des ruines délabrées sous la pluie se mêlant à la légère odeur de l’alcool qui émanait du monsieur aux yeux bleus et les frissons qui lui parcourait tout le corps, le froid semblant vouloir faire geler ses petits os.

Il se passa quelques minutes, laissant la petite fille s’abandonner à ce fouilli de sens et perceptions diverses.
Elle essayait de s’enfuir mentalement de cet endroit qu’elle n’aimait pas.
Quel ne fut pas son soulagement lorsque l’inconnu eut le bon sens de se relever, la couvrant et l’enveloppant dans sa veste, coupant un peu l’accès au vent sur le petit être qu’était Teddy.

Ses épaules lui faisaient encore mal, surtout saucissonnée de la sorte mais le fait de garder son visage plaqué contre quelque chose, notamment le torse de cet homme en ce moment même, l’aidait à ne pas gémir et à “supporter un peu la douleur”.

Bien sûr ça ne l’empêcha pas de tressaillir un peu sur le coup mais peu à peu, elle semblait s’y habituer.
De toutes façons, c’était mieux que rien, au moins elle avait un minimum de chaleur.
La petite fille pouvait sentir qu’elle se faisait soulever dans les airs alors qu’il se relevait, toujours contre lui, ses bruits de pas résonnant dans sa petite tête.

Il l’emmenait quelque part.


C’est avec un effort assez forcé que son visage quitta sa cachette pour se tourner vers la lumière grisâtre, éblouissant la vue de l’enfant qui s’était habituée au noir complet.
Ses yeux mirent un certain temps d’adaptation avant de pouvoir voir clairement ce qui se passait autour d’elle.
En une seconde, elle comprit qu’ils s’éloignaient de l’endroit où la petite Anglaise avait passé les pires heures de sa vie, lui procurant un soulagement notoire.
Elle se détendit un peu plus dans les bras de l’inconnu, posant timidement ses yeux bleus grisâtre sur son visage pour l’étudier du regard.

De son point de vue, elle ne voyait pas grand-chose, il était concentré à inspecter les lieux et les chemins, Teddy voyait juste son grand nez muni de ses fines narines, son cou, ses cheveux blancs et son menton un peu barbu, barbe blanche qui plus est !
Si ça se trouve c’était le père Noël !
Sa soeur lui avait expliqué que le père Noël était très gentil et reconnaissable par sa barbe blanche et son manteau rouge.
Sauf qu’après mûres réflexions, il n'avait pas de manteau rouge le monsieur.
Peut-être qu'il le lavait ? ou qu’il était cassé .

Elle se demandait si elle pourrait lui demander plus tard, pour le moment, elle voulait ne plus jamais revenir dans ces ruines maudites et était bien contente qu’il l’emmène loin.

“Si je te fais mal, ou si tu ne veux pas venir à l’abris avec moi, fais le moi savoir petite.”

Il baissait la tête pour lui adresser un gentil sourire (assez rigolo et singulier, surtout à cause de ses dessins sur le visage), ses yeux bleus se posant une nouvelle fois sur les siens.
De si près Teddy les trouvait rassurants malgré leur côté intimidant.
était-ce parce qu’elle voulait leur trouver un côté bienveillant ?
Parce qu’elle se sentait perdue et abandonnée ?
Qu’elle avait besoin de faire confiance à un grand et qu'inconsciemment elle cherchait à se sentir en sécurité ?

Parce que oui, il s’était passé presque deux jours sans les traces de maman, son nouvel ami tout aussi disparu.
La petite fille ne pouvait ignorer le gros chagrin qui grossissait lentement et douloureusement dans son petit coeur.
Comme le monsieur la regardait encore avec son drôle de sourire, elle hocha la tête sur un autre petit ”O-oui...”.

Toujours aussi timide, elle décida de se laisser aller contre lui et de s’y vautrer comme un bébé.
Il amena alors sa main libre pour lui retirer ses longues mèches de chevelure brune de ses yeux, ses doigts effleurant le front glacé de l’enfant.
Elle avait eu le réflexe de fermer ses yeux et de rentrer un peu la tête dans ses épaules alors qu’il s’occupait de dégager les cheveux trempés de son visage mais sentant la douceur de ses gestes, elle leva une nouvelle fois son regard vers lui.

Il était gentil.


Elle en avait la preuve (?)

En tout cas, dans sa logique d’enfant, elle commençait à se sentir de moins en moins crispée auprès de lui et le voyait de plus en plus comme un gentil monsieur.
Elle baissa sa petite tête et regarda ses mains qui serrait son doudou (qui était un peu une éponge au vu de l’eau de pluie qu’il absorbait.)

”Merci…”

Elle l’avait dit, sa voix qui gardait un aspect de bébé était presque aussi inaudible que ses précédente réponses.
Son nez décida de la chatouiller à ce moment même et lui arracha un autre éternuement. Elle se frotta une main contre celui-ci et commençait à sentir le besoin d’un mouchoir. Cependant, elle ne dit rien.
La petite renifla un peu avant de fermer lentement les yeux.  

”Au fait, moi c’est Moses, tu peux m’appeler… tonton Moses, ou tonton Mo’, même, si tu préfères petite. Ça roule ?

Teddy rouvrit ses paupières pour lui lancer un petit regard curieux.
Tonton ?
Elle ne connaissait pas ce terme, à vrai dire, elle ne connaissait que Maman et Papa.
Personne ne parlait de leur famille en Angleterre donc elle ne connaissait pas grand-choses. Mais il était amusant à entendre.
Elle s’humidifia les lèvres avant de répondre, la voix toujours faible et fatiguée mais à présent assaisonnée d’une pincée de curiosité enfantine.

”Mo-ses ? Tonton Moses ? c’est joli et...rigolo”

Elle marqua un temps de pause avant de reprendre.

”Eh ben moi, c’est Teddy…eum...dit Tonton Moses...euh...où est-ce que on va ?”

Elle parlait tout doucement et un peu craintivement, surtout pour sa question. Elle attendait la réponse de Tonton Moses, pendue à ses lèvres...

Tonton Moses est gentil




Eh bah, Tonton Moses, c'est le meilleur tonton de la terre !
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Mer 18 Jan - 22:38
T'es bien trop petite pour être une humaine.
La petite semblait fatiguée, frigorifiée mais calme. La tenant contre elle de la sorte, Moses pouvait même sentir son cœur battre malgré les couches de tissus entre eux. Teddy hein ? Ça faisait nom de peluche. Il ne lui dit pas, de peur de la faire pleurer ou de la vexée. Il manquait plus que ça, qu’elle ne veuille plus rentrer, qu’elle se débatte et qu’elle se fasse croquer au prochain carrefour. Le fils de Jean aurait surement un pincement au cœur. Il avait toujours voulu d’une petite créature de compagnie, le genre fidèle et sage, le suivant partout et sautant à la gorge de ses ennemies. Il doutait que Teddy puisse remplir ce dernier critère, mais c’était un début. Ça viendra avec le temps, s’il l’éduquait bien.   Un jouet ? Oui, pour lui c’était un peu ça. Une sorte de sculpture en pâte à sel, modulable à volonté jusqu’à ce qu’elle soit sèche, assez vieille, et qu’elle ait prit sa forme définitive (hormis membre brisées et/ou arrachés).

« Je t’emmène chez moi, c’est comme une Eglise mais en mieux, tu y rencontreras Tata Sofia, Le Père Adélie, c’est un pasteur, je ne sais pas si tu connais ça. Il y fait chaud et on a même un jardin derrière où on fait pousser des choses. »

Le jeune homme avançait le plus vite possible malgré le paquetage, ayant pitié du manque de confort que la petite devait ressentir à ce moment précis. Il n’y avait qu’une vingtaine de minute de marche jusqu’au repère de la secte, mais avec des vêtements humides et si peu te couche de graisse, elle allait vite devenir bleue comme un mort-né.

« On n’est pas très nombreux, une trentaine je crois. Sofia, c’est ma sœur. Elle a les cheveux blancs comme moi, elle est plus petite mais elle est très jolie. Elle a pas beaucoup de temps, donc je ne pense pas qu’elle jouera avec toi. »

Il marqua une pause, le temps de reprendre son souffle. Il lui parlait pour la rassurer et lui faire penser à autre chose qu’au froid et au voyage. Une fois arrivé, il lui sèchera les cheveux avec une serviette, l’envelopperait dans son plus gros pull, la brossera et lui fera des tresses et hop, au lit pendant que les grands discutent. Oui. Ça sera bien. Cette idée fit naître un petit sourire sur la bouche de Moses.

«Et puis il y a Max. Il est plutôt vieux, mais il est très gentil. En fait, il ne parle pas beaucoup, mais il est très intelligent et très cultivé. Sa copine fait très bien la cuisine. Tu verras, tu mangeras bien avec nous, ça sera super. T’auras un lit pas loin du mien, comme ça, si tu as peur ou si tu as froid, si tu es malade, tu pourras dormir avec moi. Parfois je dois travailler, ou parfois je dois aller voir des amis, mais je te confierais à des personnes de confiance. J’en connais une poignée. Elles vont t’adorer d’ailleurs, tu ressembles à une grosse poupée. Je ne suis pas sûr que tata ait déjà joué à la poupée. Elle ne s’en souvient pas. Elle a du caractère, faudra pas l’embêter. Tu ne feras pas de bêtise hein ? Tu le promets ? »

Meeeuh non. Elle avait l’air mignonne à en mourir. Mais il savait que lorsqu’on ramenait un membre, on en était responsable au début. Cette loi s’appliquai-t-elle à ceux n’ayant pas fini leur croissance ? Il l’ignorait et parti du principe que oui. D’un autre côté, il n’avait aucune envie de sévir ou de punir une peluche ambulante. Sofia sera sûrement plus douée que lui sur ce point. Voila. Quand il faudra gronder Teddy parce qu’elle n’a pas priée, bah il enverra sa sœur et il ferma les yeux pour pas voir ça.

Vous trouvez qu’il se projetait trop, vous ?



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