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A chaque problème: une solution [Aimie, Massial & Mariame]

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Dim 25 Déc - 23:04



A chaque problème: une solution.
Aimie, Massial & Mariame

Aimie s'était réveillée en sursaut à cause de l'un de ses nombreux cauchemar, puis en voyant l'heure de sa montre elle paniqua davantage. Le conseil était dans pas longtemps et c'était elle qui devait le préparer. La jeune femme bondit alors de son lit, elle se changea car il y avait des tâches de sang sur sa tenue à cause de son accident dans l'après midi. Puis fouilla dans ses papiers, Aimie regroupa tout ce dont elle avait besoin et sortit de sa chambre.

La jeune femme se dirigea vers l'avant du bâtiment, là où se trouvait le bureau principal et la salle de réunion. Une fois dans celle-ci, Aimie s'assura que la carafe d'eau était remplie, car ça promettait d'être long et disposa des fiches à la place de chacun. Il y avait différents sujets importants à traiter à cette réunion, Aimie les avait noté correctement sur la fiche, liste qu'elle vérifia pour la énième fois au cas où :

  • Trouver une solution au problème de nourriture.
  • Régler les problèmes de l'épuisement des médicaments.
  • Choisir les nouveaux aménagements à faire pour donner du travail aux bricoleurs et ingénieurs.
  • Voir les matériaux manquants.
  • Régler le problème avec celui qui a été surpris à voler dans les réserves.
  • Mélodie, l'orpheline de quelques jours. Il faut déterminé ce qu'il adviendra d'elle et qui doit s'en occuper.

La jeune femme satisfaite posa les fiches à chaque place, on voyait bien qu'elle gérait l'éducation rien qu'à l'organisation des réunions quand c'était à son tour de préparer. Elle s'installa juste au moment où la première personne arriva. Aimie prit la peine de sourire et saluer chaque personne qui rentrait. Puis elle attendit que tout le monde soit là. Comme c'était à son tour de présenter la réunion, bien qu'elle avait un peu le trac, elle se lança :

«-Bon... je vous ai fait des fiches sur chaque soucis et je vous ai tout listé sur la première page. Donc... euh... je propose qu'on commence par le premier point et le principal de cette réunion : Le problème de nourriture. Comme vous le savez, nos récoltes commencent tout juste et on s'est rendu compte que ça sera bien insuffisant pour être indépendants. Donc il faut qu'on trouve une solution, sinon on ne tiendra que 5 ou 6 mois tout juste et on ne peut pas se permettre de réfléchir au dernier moment. Euh... Massial tu veux commencer à donner ton avis ?»

Aimie le regarda calmement, mais avec la boule au ventre. Elle n'aimait pas que ce soit à son tour de donner la parole et de gérer le déroulement, la demoiselle redoutait toujours qu'on se moque d'elle ou de dire quelque chose de travers. Donc Aimie attendit sa réponse.

by Moses


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Massial Jordan
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Mar 27 Déc - 23:11
« Je vais y aller, ça va bientôt être l'heure » annonça-t-il à Hayden, vautré non loin dans un coin du gymnase, alors qu'ils observaient deux gars de la sécurité s'entrainer en récupérant.

Des autres secteurs, c'était sans aucun doute de celui-là qu'il était le plus proche. Sans son rôle médical, dans le clan, c'est très probablement parmi eux que le blond aurait trouvé sa place.
S'essuyant le visage avec son t-shirt qu'il n'allait pas tarder à changer, Massial attrapa au vol la gourde lancée par son cousin et en prit de longues gorgées avant de la faire glisser en retour à l'envoyeur.
Il n'y avait vraiment que ça qui lui permettait de faire redescendre la tension : la fatigue physique de l'effort. Evacuer, pour mieux se détendre ensuite, moins bouillir intérieurement et se poser...
Se redressant, le jeune homme adressa un signe de la main aux deux « collègues » de son cousin et prit la porte après quelques grattouilles énergiques à leur chien, suivi d'un lancé de balle le renvoyant vers Hayden.

Retournant à la chambre qu'il partageait avec l'autre jeune homme, et quelques fois avec Calypso, Massial empila ses notes pour la réunion à venir avant de passer à la douche, puis de se presser de rejoindre la salle habituelle, avec la satisfaction de ne pas être dernier.
D'un signe de tête, l'ancien solitaire salua les membres du conseil déjà présents avant de s'installer, feuilletant les fiches mises à leur disposition. Ce soir, c'était du lourd. Ils n'allaient pas chômer, il leur fallait des solutions.
Profitant de l'attente en cours, il jaugea discrètement l'organisatrice de la réunion et patiente de la journée.

Aucun signe alarmant.

Bien.

Il reporta son attention sur les fiches, patientant jusqu'à l'arrivée du dernier de leurs compagnons et qu'Aimie prenne la parole, leur exposant les outils mis à leur disposition par ses soins, le premier point à traiter en priorité et les faits. Leur sujet principal était donc la nourriture à moyen et long terme. Et effectivement, il était préférable d'anticiper le problème qui finirait par se présenter. Ils allaient pouvoir commencer. Le responsable du secteur médical soutint le regard de la jeune femme, indéchiffrable, lorsqu'elle le désigna avant de simplement acquiescer de la tête.
Il fallait bien commencer par quelqu'un, lui ou un autre, ça ne changeait rien au fond. Ils n'étaient pas à l'époque des classes de collégiens, ou chacun évitait le premier passage aux évaluations orales. Ils n'étaient pas en évaluation. Ils étaient entre adultes. Et ils étaient là pour échanger de manière constructive.

« Bien... Alors en effet, le problème de la nourriture a été soulevé à la dernière réunion. Je dirais qu'on peut encore adapter des salles, mais même ainsi on restera largement déficitaires par rapport à nos besoins sur la durée, même avec le rationnement le plus strict possible. Si nous voulons rester, il faut produire davantage. »

"Si nous voulons rester" ; ce qui soulevait deux options : Rester ou quitter la zone. Sachant que quitter soulevait le point qu'il était terriblement dangereux de déplacer autant de personnes, dont autant de vulnérables dans leurs rangs, de trouver et sécuriser un autre lieu en accord avec leurs besoins. Seulement, s'ils ne parvenaient pas à répondre à leurs besoins, aussi sûrs que soient les murs de l'endroit les pierres ne remplissaient pas l'estomac et ils finiraient forcément par ramener de moins en moins des excursions. Si les paroles ne furent pas prononcées, celles précédentes lui semblaient assez implicites.

« Le toit ne se prête pas aux cultures en hauteur que nous aurions pu nous permettre sur une surface plane. Ce qui signifie que si nous voulons produire, ça sera hors du lycée. Seulement, j'ai eu beau consulter nos plans de ce qui reste de la ville et étudier les zones cultivables les plus proches, ce n'est tout de même pas la porte à côté dans les conditions d'aujourd'hui. De plus, ça inclurait un lieu supplémentaire à occuper et à sécuriser, donc de diviser nos effectifs. Ce qui me semblerait irraisonné, sachant que nous occupons déjà un établissement imposant avec une proportion assez conséquente de personnes vulnérables et dépendantes à notre protection. Pour moi, nous sommes à la fois trop nombreux à nourrir et pas assez en mesure d'agir pour scinder nos défenses, et assurer des sorties en parallèle. »

Sur ces derniers mots, il chercha calmement du regard celui de la personne en charge du secteur sécurité, qu'elle l'arrête tout de suite si elle le pensait dans l'erreur sur ces points visant son domaine d'action. Ne rencontrant pas d'objection, l'ancien solitaire poursuivit :

« En somme, pour l'instant, à part proposer d'étendre notre champ d'excursions, je ne vois pas, mais on finira tôt ou tard par stagner, si nous restons sur cette position. En attendant, il reste des zones fournies en dehors de nos zones de confort. Comme le XIIè, entre autres. Plus dangereux, mais ce sont des options pouvant nous permettre de reculer pour mieux sauter, si nous décidons de les exploiter plus activement, avec des équipes solides. »

Un murmure parvint à ses oreilles, comme quoi le XIIè arrondissement et d'autres lieux étaient excessivement risqués pour sa concentration d'infectés. Le jeune homme blond tourna la tête vers l'auteur des paroles lui étant parvenues.

« Je sais... » hésita-t-il, marquant un court silence, comme calculant et anticipant les réticences justifiées face à la dernière proposition qu'il pouvait avoir à exposer. « Je sais... Mais qu'il y ait cultures ou non, en 5 à 6 mois, nous ne saurons probablement pas leur faire atteindre leur rendu optimal. Ou... Les boutiques ont été largement pillées, mais je pense que les réserves en sous-sol de la partie super marché du centre commercial doivent être encore relativement intactes. »

Il se tut, conscient des protestations légitimes qui pourraient suivre. Le centre commercial grouillait. Et en surface y régnait déjà une obscurité opaque. Or, il suggérait de s'enfoncer dans ses profondeurs les plus noires. Là où la marchandise pour probablement la moitié au moins était autrefois entreposée par palettes entières sur une ossature métallique prenant de la hauteur nécessitant des appareils électriques hors d'usage depuis longtemps maintenant pour les y loger ou les descendre au sol, mais ils pourraient avoir la certitude de rentrer avec des sacs pleins...



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Mariame
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Sam 10 Juin - 14:13
A chaque problème sa solution.


Une caresse sur l’une de mes joues me réveilla de la plus belle des manières.

Un nouveau jour s’était levé. Un nouveau jour de dur labeur.

Lovée contre la poitrine d’Alex, sa barbe picotant mon front, je rechignais à quitter notre nid. La douceur de la scène à le voir si apaiser me réchauffa le cœur. Un sourire naquit sur mes lèvres et je me blottis de plus belle contre lui. Son cœur battait si tranquillement, alliance parfaite avec le monde tout autour. C’est d’ailleurs ce silence qui me mit la puce à l’oreille. Pas de cris de la part des gnomes, personne ne venant frapper à notre porte, pas de bruits extérieurs. Pourquoi m’avait-on réveillé aussi tôt ? La main de Maxime revint une nouvelle fois se poser sur ma peau. Je me retournais, interrogatrice.

« Il est temps Clochette. Ta réunion va bientôt commencer. »

Ah. Mon sourire se fana. Tant de choses à voir et à faire. Je n’avais pas de temps à perdre. Relevant les yeux vers Maxime, je m’approchais de lui et déposais sur ses lèvres un léger baiser avant de me lever.

« Merci. » Fis-je en murmurant.

Ce dernier se leva également et m’attirant vers lui, m’étreignît. L’entourant de mes bras fins, je profitais de sa chaleur pour y puiser de la force. Force dont j’avais cruellement besoin au vu de la réunion interminable qui m’attendait. Être enfermée durant plusieurs heures m’horripilait d’avance ayant l’habitude de passer mes journées à l’air libre.  

Pas mal de choses devaient y être abordées. Nécessaires pour développer le clan des Humanistes et renforcer son poids dans l’échiquier que représentait Paris. Nous avions notamment besoin de développer la surface de terre cultivable. Les parcelles que moi et mon équipe gérions commençaient à produire quelques légumes de base comme des salades et des pommes de terre. Les quantités n’étaient pas suffisantes pour satisfaire les besoins de l’ensemble des Humanistes, mais nous étions partis de zéro avec des personnes ayant peu ou pas d’expérience. Seul mon second avait des connaissances poussées en agriculture. Les premiers essais avaient été catastrophiques, mais nous nous étions acharnés et finalement, ça avait payé. Après plusieurs mois de dur labeur, quelques légumes avaient fait leur apparition, pour notre plus grand bonheur et fierté. Mais les efforts étaient à poursuivre, les parcelles à agrandir. Il me paraissait aussi nécessaire de produire des céréales comme du blé ou de l’orge. Parvenir à l’autosuffisance alimentaire, voilà quel était l’objectif que je vissais à moyen terme. Ensuite, produire suffisamment pour exporter vers les autres clans et enfin, produire des plantes médicinales avec des soins de bases, à l’ancienne. J’avais le temps. Tous ces buts dépendaient aussi de la capacité du groupe à s’agrandir, à se renforcer, notamment au niveau de la sécurité... Et ce n’était pas avec tous ces enfants que nous y parviendrons pour le moment. Autant faire profil bas en attendant...

« Tes yeux brillent, douceur. Le futur nous attend, mais il nous faut déjà construire le présent.» Chuchota Maxime.

Ses yeux noirs me fixant remplis d’amour semblaient décrypter la moindre de mes pensées. Mon sourire se fit sensuel, mes mains le rapprochèrent davantage, je fermais les yeux et posais mes lèvres sur les siennes, une nouvelle fois, passionnellement.




Différentes feuilles nécessaires à certaines explications bien en main, j’avançais d’un pas énergique vers la salle du Conseil.

Peu de personnes traînaient dans les couloirs, chacun commençant à peine sa journée de travail pour le clan. J’appréciais le calme passager qui régnait en ces lieux. Ils étaient bien plus habitués aux bruits des cavalcades et des rires des enfants. M’arrêtant à une fenêtre, je pris le temps d’observer au-dehors. À cet étage, il était possible d’apercevoir une des zones de plantations. De timides touches de verts la parsemaient. De la salade. Lors d’une expédition de récupération, j’avais pu accompagner le groupe pour nous rendre dans une jardinerie à quelques kilomètres du Lycée Voltaire. Nous avions alors fait le plein de documents et de graines à semer. Malheureusement, les premiers essais s’étaient soldés en catastrophes suites aux maladies et insectes...

« Mariame ! » Cria une voix.

Tournant la tête vers mon second, je n’attendis pas qu’il arrive près de moi pour lui dire :
« Richard, quel est le problème ?»

À peine essoufflé, il me tendit une feuille de laitue. Son visage grave n’annonçait rien de bon. Un poudrage blanc et laiteux y était apparent. La retournant, je vis que c’était la même chose. Mon visage se figea.

« Du mildiou. Beaucoup de plants sont atteints ?»

« Peu pour ce que j’en ai vu.»

« Alors dis à l’équipe de passer au crible chaque laitue. Enlevez les feuilles atteintes et si le plant l’est complètement, ne prenez pas de risques, allez les brûler. Il faut attendre que le soleil refasse son apparition pour que les températures s’élèvent et ralentissent le développement du champignon. Profitez-en pour vérifier qu’il n’y ait pas de limaces. Les pommes de terre ne présentent pas d’anomalies pour le moment ? De même pour les choux-fleurs et les navets ? »

Ces deux derniers légumes étaient en expérimentations, nous en avions d’ailleurs que très peu de graines.

« Rien à signaler pour le moment.»

Je soupirais.

« Retournes-y vîtes, j’ai peur de ce que pourrais faire Henriette et Sébastien sans toi.»

Il me sourit et me souhaita bon courage pour la réunion. Mon regard restait accroché à son dos alors qu’il repartait de là où il était venu. Un nouveau coup dur. Le mildiou pouvant ravager toute une récolte aussi facilement qu’une armée de limaces...




La réunion tant attendue débuta par la prise de parole de la fluette Aimie.

La voix douce et posée de la Responsable de l’éducation semblait plus tendue que d’habitude. Elle m’avait toujours fait penser à un farfadet avec sa petite taille, ses cheveux presque blancs et ses yeux azurés. Pas étonnant qu’elle soit devenue la coqueluche du clan. Bien qu’elle paraisse bien inoffensive et innocente, elle m’avait plus d’une fois surprise par son caractère affirmé lorsqu’il s’agissait de défendre ses idées et la difficulté de la duper. Quelqu’un de fiable et qui savait parfaitement utiliser à son avantage l’image qu’elle renvoyait, surtout lors des pourparlers avec la Citadelle. Pour autant, elle restait une jeune fille sensible, au grand cœur, ayant peut-être vite tendance à s’épuiser à force d’aider tout un chacun. Enfin, elle était, mine de rien, sympathique et vive d’esprit.

« Bien... Alors en effet, le problème de la nourriture a été soulevé à la dernière réunion. Je dirais qu'on peut encore adapter des salles, mais même ainsi, on restera largement déficitaires par rapport à nos besoins sur la durée, même avec le rationnement le plus strict possible. Si nous voulons rester, il faut produire davantage. »

La voix grave de Massial, Responsable de la Santé, résonna dans la salle et ses dires enlevèrent les dernières miettes de jovialité sur les visages des membres du Conseil. Les choses sérieuses commençaient et rien de tel que ce grand blond taciturne pour mettre les pieds dans le plat. J’appréciais son honnêteté franche, sa dureté due à son caractère terre-à-terre et son sérieux. C’était l’un des rares à savoir réagir aux situations urgentes et dangereuses, bien loin du reste du troupeau qui commençait à un peu trop prendre ses aises et à s’habituer au confort relatif que nous avions. Sauf que cette partie du clan avait tendance à oublier que notre situation était précaire et qu’un rien pouvait ébranler le château de cartes. Mes yeux se durcirent.

Il reprit la parole, développant son propos autours du manque de surface cultivable au sein du lycée et aux alentours. Toutes les options avaient déjà été plusieurs fois envisagées, mais finalement écarté. En effet, les problèmes techniques et de sécurité nous en empêchaient. Réécouter une énième fois cet enchaînement d’idées m’ennuya. Ce qu’il nous fallait, c’était des solutions…

« En somme, pour l'instant, à part proposer d'étendre notre champ d'excursion, je ne vois pas, mais on finira tôt ou tard par stagner, si nous restons sur cette position. En attendant, on favorise actuellement le XIè, mais le XIIè reste bien fourni. Plus dangereux, mais il peut nous permettre de reculer pour mieux sauter, si nous décidons de l'exploiter plus activement.»

Certes, mais ça ne suffirait pas… Ou en tout cas, ça ne durerait qu’un temps. De plus, le risque de pertes lors de ces expéditions ne deviendrait que plus important. Massial argua également dans ce sens. Il développa alors une idée qu’il avait : celle de s’intéresser aux réserves du supermarché. Et plus exactement à son entrepôt de stockage au sous-sol… Une idée folle, dingue… Qu’est-ce qui se cachait dans les ténèbres de ce lieu ? Un frisson involontaire me vint à la pensée qu’Alex puisse être du nombre pour cette expédition. Mais que nous restait-il de toute manière ? Pas grand-chose… J’avais bien une idée, mais elle restait bancale et incertaine.

« Une idée bien loin de tes habitudes de terre-à-terre… » Commençais-je plus sarcastique que je ne souhaitais l’être. « Mais qu’avons-nous d’autre à tenter ? Rien. » D’un geste fluide, je fis glisser la feuille que Richard m’avait donnée. « D’une part, je n’ai pas assez d’espace pour développer suffisamment de plants. D’autre part, nous sommes malchanceux : les températures ne grimpent pas beaucoup, le soleil est assez rare et donc les maladies et les insectes prolifèrent. » Du doigt, je désignais les taches blanches présentes sur le végétal. « Du mildiou. C’est la troisième fois. J’espère simplement que cette fois-ci, l’ensemble des plants ne sera pas à brûler.» Mon visage s’assombrit. « C’est pour ça que ta suggestion, Massial, est tout ce qu’il nous reste. Ça sera très dangereux et au-delà des infectés et des groupes peu pacifiques qui rôdent dans les parages, la plus grande inconnu reste ce qui se trouve dans ces fameux sous-sols. Sans parler des ténèbres permanentes au sein de ses lieux. Pourquoi ne pas contacter un solitaire qui connaît bien les lieux pour nous aider dans nos explorations ? Je suis sure que votre carnet d’adresses vous aidera. » Achevais-je incisive en dévisageant tour à tour Aimie et Massial.

Leur fricotage avec cet Anton ne me plaisait guère. Cet homme semblait être capable d’entrer n’importe où que ce soit chez les Humanistes, la Citadelle et peut-être même des groupes encore moins fréquentables. Il n’était qu’un mercenaire et il devait être traité comme tel. Une fouine achetable sur commande, voilà comment je décrivais les hommes comme Anton. Et bien, qu’il joue donc son rôle de manière officielle et uniquement son rôle. S’il souhaitait se lier davantage aux Humanistes, qu’il en devienne un membre. Je me méfiais particulièrement des personnes extérieures qui traînaient dans le sillage du clan. Il était normal de les aider si besoin, mais les laisser fourrer leur nez dans les affaires sensibles comme ce qui semblait être le cas avec cet Anton, non. Définitivement non.

Un silence gêné régna quelques minutes dans la pièce avant que je ne reprenne la parole.

« Sinon, pour développer notre surface cultivable, je me demandais s’il ne serait pas possible d’utiliser les anciennes lignes de métro. Il faudrait bien entendu vérifier l’état des souterrains et éliminer toute menace, mais ça pourrait être un formidable outil pour se déplacer dans Paris et qui sait, peut-être rejoindre des terres arables que nous aurions repérées. En barricadant les embranchements des lignes et en faisant garder les entrées stratégiques, il serait alors possible pour des groupes restreints de se déplacer de lieux en lieux sans pour autant devoir être escorté. Il ne s’agit encore que d’une idée qui demande à être étudiée, mais les possibilités qui pourraient nous être offert sont très nombreuses. Il n’y a pas de solution miracle à notre problème de nourriture et nos options sont limitées. Toute idée est donc à prendre à l’instar de celle de Massial. »

Je fis une courte pause. Depuis quelque temps, je réfléchissais à cette possibilité qui m’apparaissait toujours plus intéressante à tenter. Je n’avais malheureusement pas eu le temps de la développer davantage, mais vu la situation, autant la partager le plus vite possible.

« Qu’en pensez-vous ? »
 




 

ft. Massial & Aimie


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Ven 14 Juil - 13:21



Divergences
Amie, Massial et Mariame

Aimie écoutait attentivement le tour de table, elle restait calme et semblait posée. Mais au fond d'elle, la jeune femme paniquait à chaque idée ou chaque mauvaise nouvelle... Elle repensait à son idée de déménagement, toujours facilement repoussée et préféra ne pas concentrer ses arguments sur ça, ça allait encore être repoussé d'un revers de la main. Aimie attendit que tout le monde parle et quand les regards se posèrent sur elle, la jeune femme rassembla son courage et dit d'une voix posée :

-Tenter de monopoliser d'autres salles pour les cultures, ça serait perdre du temps, du terreau et des graines, vous avez bien remarqué qu'on n'a pas un grand succès avec cette méthode. Mariame est douée, mais elle n'est pas magicienne, elle ne peut pas faire de miracles. De plus, si on commence à monopoliser plus de salles, nous allons finir par avoir un soucis de place... tout comme l'idée d'aplanir le toit, les dortoirs des enfants et des adolescents sont dans des greniers bien aménagés. Si on doit les transférer dans des chambres, même en les mettant à plusieurs, au risque d'avoir un soucis de place... donc non, l'idée de faire des travaux sur le toit et de réquisitionner plus de salles ne sont pas des solutions justes pour moi.

Elle ravala sa salive nerveusement, tous la regardaient encore sachant qu'elle n'avait pas du tout fini de parler. La jeune femme se sentait toujours gênée quand elle était ainsi au centre de l'attention et quand on attendait des superbes idées d'elle, alors qu'il n'y avait pas de solutions miracles. Aimie reprit alors :

-Trouver un terrain cultivable, ça nous demanderait trop d'efforts et ça serait trop risqué. Il faudrait une partie de nos combattants sur place pour le protéger, il faudrait que ceux de l'agriculture y reste une partie du temps... nous diviser, ça nous affaiblirait ! On deviendrait vulnérables des deux côtés et on serait des cibles de choix pour les gros groupes de pillards. Donc c'est aussi une idée que je rejette.

Aimie n'avait aucun mal à s'imaginer ce qu'une personne affamée serait prête à faire en voyant un champ de légumes et elle savait de source sûre, qu'il devait y avoir plusieurs groupes dans la même galère, donc se faire charger par des personnes déterminées à voler de la nourriture, ça avait quelque chose de très effrayant. Aimie s'humecta légèrement les lèvres, toujours nerveuse et essaya de proposer quelques chose :

-Malheureusement, l'idée de Massial est tout ce qui nous reste, car je sais que personne n'est prêt à envisager un déménagement et je ne reviendrai pas sur ce sujet au risque de me faire en charrier et rabaisser comme la dernière fois. Donc, comme vous le savez le XIème arrondissement a été assez bien fouillé par nous même, le XIIème aussi... Je pense que nous n'avons pas d'autre choix que de fouiller vers le centre, mais avec prudence, il y a les élitistes et... je sais que ça peut paraître idiot voire dangereux, mais... on peut aussi fouiller les décombres du reste de la ville... si on repère les endroits où il y avait des magasins de nourriture sur des plans, on peut toujours essayer d'y aller. Vous savez très bien que je suis très agile, que je n'ai pas peur d'escalader et me faufiler par des brèches -sans prendre de risques inutiles cela va de soi !- donc... je pourrai peut-être tenter cette chance ! Ce n'est pas une solution miracle, ça serait juste pour nous faire gagner du temps pour trouver une idée ou... bref... tout ça pour dire que je pense que si on suit l'idée de Massial, puis la mienne, on pourrait peut-être gagner quelques semaines de nourriture, voire quelques petits mois de plus si on a de la chance.

Aimie avait encore en travers de la gorge la réunion où elle avait essayé de parler de déménager pour un endroit plus grand avec du terrain si possible, mais tous l'avez critiqué, rabaissé au rang de "fille naïve qui ne parvient pas à comprendre vraiment la gravité des choses" comme le disait si bien Hector, le membre du conseil représentant le secteur aménagement. Aimie passa nerveusement sa main dans ses cheveux et attendit l'avis des autres sur ce qu'elle venait de dire...

by Moses


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